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Le cousinage, une tradition chez les Nott | Athos Greyson

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Wilda Griffiths

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MessageSujet: Le cousinage, une tradition chez les Nott | Athos Greyson Le cousinage, une tradition chez les Nott | Athos Greyson EmptyDim 12 Avr 2020 - 5:18

Mesdames, messieurs, distingués sorciers, Stan Smith, batteur des Falcons de Falmouth avait dégnomé l’ailier gauche des Harpies de Hollyhead, Green, avec tant de puissance que la vaillante joueuse était recallée au lit pour le prochain mois, voire même pour toute la saison. C’était une terrible nouvelle pour Green, mais une réjouissante nouvelle pour Wilda : elle venait de sauter le pas entre l’équipe-réserve et l’équipe-pro et ce, probablement de manière permanente. Cerise sur le gâteau, elle avait marqué 7 fois pendant le 20 vingt minutes qui resta à cette partie. Les Harpies avaient perdu, mais pour la première fois de sa carrière professionnelle, on avait scandé le nom de Wilda Griffiths, rien de moins. La voilà donc, 24 heures plus tard, pompette avancée, à se déchainer sur le dancefloor, irradiant d’allégresse. À un moment, Darius – son cher meilleur ami – la pris par le coude et la tira au bar en baragouinant qu’il allait lui payer un dernier shoot avant de quitter rejoindre sa belle. Scandalisée, Wilda engouffra néanmoins le shooter de son ami, lui offrit une blague salace impliquant Luzia et tout plein de haussements de sourcils coquins, pendant qu’il quittait en levant les yeux au ciel, découragé de sa meilleure pote. La brune rigola doucement, choyé d’avoir un aussi bon ami, puis son regard tomba sur les deux verres de shooter abandonnés. Des verres vides. Inacceptable. Wilda pensa un moment à appuyer ses deux coudes au bar de manière à mettre en évidence son décoté et attirer l’attention du barman en battant des cils, mais celui-ci semblait trop occupé à boire les mots d’un homme blond à lunette : pas d’chaudron, le barman ne nageait pas dans les mêmes eaux. Résignée, la poursuiveuse déposa seulement son coude gauche sur le comptoir et se mis à observer les clients qui peuplait cet établissement de débauche, en espérant que le tenancier se rappelle rapidement qu'il est payer à servir les gens et non à les ramener dans son lit.

Après avoir regardé un peu trop longtemps un couple qui se mangeait le visage sans aucune classe – la meuf avait définitivement ses deux mains glissées dans les pantalons du mec, tenant bien fort ses fesses un peu plates – le regard de sorcière rencontra celui d’un beau brun, qui, sans aucun doute, l’observait. Aussitôt en mode joueuse, la jeune femme arqua un sourcil, intéressée, et le scanna du regard, de haut en bas, alors qu’un sourire malicieux dansait sur ses lèvres : Wilda venait de choisir sa cible de la soirée. Il était brun – c’est qu’elle avait un faible pour les ténébreux, clin d’œil à Talbott – grand, semblait avoir des biceps intéressants, et de grandes mains, surtout. Le timing de Darius avait été parfait, Merlin soit loué qui soit aussi conservateur et couche-tôt, cela lui permettrait de surement de faire de belles rencontres. Sans gêne et encore pompée de ses récents exploits, Wilda se freya un chemin jusqu’à l’homme : elle aurait pu faire sa belle et battre des cils jusqu’à ce qu’il lève son fessier pour venir l’aborder, mais Wilda avait appris depuis longtemps qu’elle avait le pouvoir et la capacité de prendre les choses en mains – merci maman Griffiths. Elle le rejoignit donc sans le quitter des yeux, sentant déjà l’atmosphère se réchauffer, ou peut-être était-ce la boisson. « Hey » commença-t-elle avant de se rapprocher un peu plus de son oreille pour elle certaine qu’il l’entende, « j’allais me commander un Pûr feu, tu veux bien en déguster un en ma compagnie » lui demanda-t-elle certaine d’obtenir un oui. Elle était passé à deux doigts d’y aller cash pistache ‘tu m’plais, toi et moi on défait mes draps?’ mais parfois, on gagnait à attiser un peu le feu pour le voir brûler de plus belle. De plus, elle était d’humeur à jouer avec sa nourriture. Il se prénommait Athos – pas que ça lui importe – et avait vingt-six ans – encore à crusher sur les plus vieux cette coquine – travaillait au casino – information qu’elle avait déjà oublié – et était bien ouvert à sa compagnie. Elle le savait par la tension enivrante qui régnait entre eux deux, entretenu, notamment, par leur consommation d’alcool soutenue et par ses grandes mains qui se posait bien souvent sur sa nuque, l’agrippant parfois doucement par les cheveux pour apporter son oreille à ses lèvres et la faisant frissonner de délice.

Elle-même fan de la partie, la poursuiveuse savait reconnaître un joueur et Athos en était tout un. Il était évident qu’il n’était pas à sa première partie de pêche, et bien que plus junior, elle n’en était pas à sa première prise non plus. Leur acte de drague était des plus intéressants puisqu’on n’y retrouvait pas un chassé et un chasseur, mais bien deux prédateurs qui se lancent et relancent en arrivant tout deux à se garder sur le qui-vive. Ils se lançaient des piques, joueurs, il égarait ses lèvres dans son cou et elle, elle lui mordillait en voleur le lobe de l’oreille. Ils avaient atteint ce stade de la soirée où les mots n’intéressaient plus personne et où le désir d’être à l’abris des regards pour autoriser leur main à découvrir tout ce qu’il y avait à découvrir était bien présent et définitivement partagé. Si Wilda n’avait pas été si compétitive et si Galaad ne l’attendait pas dans son lit – il ne pouvait fêter son succès, un truc de famille avait-il dit – les deux jeunes gens auraient quitté ce bar devenu obsolète depuis un bon moment déjà. Le dos contre le bar, coincé entre le comptoir et le torse acceptablement musclé d’Athos qui était assis un tabouret, Wilda se tortilla pour ramasser son dernier verre de Pûr feu et le termina d’une traite, la soirée tirait à sa fin, la foule était moins dense, il était temps de quitter. La sorcière reposa le verre vide sur le comptoir collant d’alcool séché et entama avait détermination son dernier acte. Aguicheuse, elle posa l’une de ses mains sur le haut de la cuisse d’Athos et glissa l’autre derrière sa nuque avant de lui offrir un chaud baisé sans lui demander aucune autorisation. La réponse de son compagnon et la main au creux de son dos lui confirma néanmoins le consentement de l’homme, bien qu’elle n’eut aucun doute à ce sujet. En contrôle, elle brisa leur baiser exactement au moment où il s’enflammait et glissa sa bouche à son oreille « il est temps d’y aller » murmura-t-elle, « je t’inviterais bien à m’accompagner, mais j’ai un imprévu » continua-t-elle mystérieusement, comme s'il était possible d'avoir un imprévu à trois heures du matin – cet imprévu s’appelait Galaad, était sexy et, bien qu’il ne lui en voudrait probablement pas si elle le rejoignait avec un autre homme, elle doutait qu’Athos serait aussi enjoué du dénouement. Wilda s’écarta à regret, lui envoya un clin d’œil et lui cria, pour enterrer la musique, « j’attends ton hibou! ». Sans plus attendre et sans un regard en arrière, elle laissa sa nouvelle rencontre en plan, mis un pied à l’extérieur du bar et transplana aussitôt que l’air frais d’avril lui mordit le visage.

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MessageSujet: Re: Le cousinage, une tradition chez les Nott | Athos Greyson Le cousinage, une tradition chez les Nott | Athos Greyson EmptyLun 13 Avr 2020 - 20:06

Ces derniers temps, Athos était complètement absorbé par son boulot. Il faut dire que quand les rentrées d’argent ne sont pas régulières, et qu’un manque d’assiduité peut vous empêcher de manger, le choix était vite fait entre distraction et travail. Cela faisait un petit temps qu’il bossait au casino, essayant de gagner la confiance des Flint en leur faisant gagner un paquet de gallions - ou plutôt, en leur évitant d’en perdre. À côté de ça, il continuait les missions plus occasionnellement, histoire de continuer à garder sa précieuse réputation de mauvais garçon très doué. On ne savait jamais de quoi le lendemain serait fait. La dernière en date, plus intéressante que toutes les autres, avait été une franche réussite, et Athos avait réussi à protéger l’enfant de Razvan dès son arrivée à Londres. La petite était une boule d’énergie attachante, et il se demandait bien comment son père allait réussir à canaliser l’invisibilité de sa fille. Pas son problème, en soi. Mais Athos aimait les gosses, étrangement. Plus spontanés que les grands, autrement curieux, innocents. Cela lui rappelait quelques trucs de son passé.

Mais ce soir-là, Athos décida qu’il était plus que temps de penser un peu à lui plutôt qu’à sa survie. Il avait d’abord commencé sa soirée avec Shannon, histoire de décompresser, et s’était étonné qu’il ne leur soit rien arrivé d’étrange pendant leur virée. Son compagnon d’infortune était plutôt réputé pour les faire s’embarquer dans des aventures improbables. Au lieu de ça, ils avaient passé la soirée à picoler et à discuter, comme deux vieux potes qu’ils étaient. Et plus la soirée passait, plus Athos songeait à repartir accompagné. Non pas que la présence de Shannon n’était pas une distraction suffisante. Mais quelques besoins physiologiques commençaient à cogner sévèrement à sa porte. La chasse pouvait commencer. Mais il attendit toutefois que Shannon le laisse seul pour laisser son regard se promener dans le bar. Son ami avait le chic pour ne pas savoir se comporter avec la gente féminine, et Athos n’aimait pas particulièrement faire étalage de ses talents devant lui. Question de principe. Heureusement, celui-ci était bien plus alcoolisé que lui et quitta le bar plus tôt, laissant Athos seul au bar. Voilà qui était parfait. Le lieu grouillait de filles déchaînées, mais l’une d’entre elles attira son attention. Peut-être un peu jeune pour lui toutefois, et surtout accompagnée d’un type au physique plutôt avantageux. Il laissa son regard se promener sur elle régulièrement, sachant que le moment n’était pas opportun. Tandis qu’une demoiselle outrageusement maquillée essayait d’entamer une conversation, Athos remarqua que la jeune femme le déshabillait du regard. Un bon point. Il réussit à éconduire sa prétendante avec délicatesse, pile au moment où la jeune beauté qu’il avait quittée une seconde du regard ne le rejoigne. Elle était entreprenante, et il adorait ça.

« Avec grand plaisir » répondit-il à son invitation à se souler en sa compagnie. L’alcool coulait déjà à flot dans ses veines, mais il avait suffisamment de tolérance pour en commander d’autres. Le verre de Pûr Feu ne mit pas longtemps à être bu, d’une traite, et Athos en commanda immédiatement un second. Leurs langues se délièrent d’abord le temps de la conversation. Wilda Griffiths était une sacrée bavarde, mais l’ambiance de la soirée et son envie de ne pas rentrer seul firent qu’il trouvait ça agréable. Joueuse de Quidditch, autant dire une certaine habileté physique à laquelle il ne dirait pas non en temps voulu. Récemment promue dans son équipe, autant dire une réelle envie de fêter ça de façon déraisonnable. De mieux en mieux. Et, fort heureusement, majeure. Athos se sentit instantanément soulagé. Bien qu’il aimait braver certaines lois, flirter avec des adolescentes n’était pas quelque chose de particulièrement excitant selon lui. Un peu de respect quand même. Et cette conversation en était empreinte, chacun étant parfaitement consentant et visiblement très emballé par le chemin que cela prenait. L’alchimie entre eux était plutôt forte, et leurs corps se rapprochaient de plus en plus. Le fait que la musique était assourdissante aidait pas mal, et il glissa de nombreuses fois sa bouche près de son oreille pour lui susurrer des banalités empreintes de quelques sous-entendus volontaires. Ses doigts découvraient un peu son corps, sans trop en donner. Ménager un certain suspense était indispensable pour garantir une soirée exquise. Et le regard brûlant de la jeune femme ne laissait aucun doute sur son dénouement.  

Le temps passait, l’alcool aiguisait certains sens et en étouffait d’autres, et leurs mains trouvaient de plus en plus facilement le chemin du corps de l’autre. Tandis qu’ils étaient tout deux à court de mots, il en profita pour parsemer son cou de quelques baisers. Le cou des femmes avait ce je-ne-sais-quoi qui l’attirait irrémédiablement, leur parfum y était si fort et ennivrant qu’il ne put s’en empêcher. Une autre fois, elle choisit une autre voie que celle de la douceur, mordillant son oreille au point de le rendre presque instantanément dingue. S’il n’avait pas été aussi distingué et patient, il l’aurait entraînée dans un lieu bien plus isolé pour continuer cet échange loin des regards indiscrets. Mais mieux valait attendre un peu. Enfin, c’était ce qu’il pensait. La musique était toujours plus forte, mais les gens désertaient doucement le lieu. La soirée arrivait à sa fin, enfin. Quand elle s’appuya soudain contre lui pour lui délivrer le baiser tant attendu, Athos y répondit sans attendre, glissa une main dans le creux de ses reins pour l’attirer à lui un peu plus. Il était bien trop tard pour jouer les vierges effarouchées. Toutefois, il ne s’attendait pas à ce qui allait arriver ensuite.

Lorsqu’elle interrompit le baiser, Athos était quasiment prêt à la suivre chez elle. N’était-ce pas une invitation après tout ? Et puis, soudain, la douche froide. Athos en fut glacé sur place. Pas le temps de réagir que déjà, elle avait quitté les lieux. P*tain d’allumeuse. Quel imprévu pouvait-on bien avoir à cette heure-ci, après avoir passé la soirée à échanger des mots si dénués d’intérêt qu’ils ne pouvaient signifier qu’une chose : la politesse avant un peu d’horizontalité ? Rongeant son frein, Athos commanda un dernier verre qu’il but dès qu’il fut servi, et il rejoignit la ruelle tandis que le bar fermait. Mentalement, il balaya ses options, puis transplana jusqu’à chez Martha. Une conquête régulière qui avait un sacré béguin pour lui, et qu’il rejoignait de temps à autre. Elle ne réveillait clairement pas le même incendie dans son bas-ventre que la jeune femme de ce soir, mais à cet instant, il n’en avait rien à faire.

Les jours passèrent, et Athos eut un peu de mal à oublier Wilda Griffiths. Sa nuit avec Martha n’avait pas réussi à lui faire oublier son visage. Non pas qu’il était du genre à s’accrocher à une fille avec qui il avait si peu échangé, ce n’était pas son genre. Mais ce baiser avait le goût d’inachevé, et promettait bien plus qu’une déception si amère. Après tout, qu’est-ce qu’il risquait à lui écrire ? Elle lui avait demandé de lui envoyer un hibou. S’exécuter docilement lui coûtait un peu, mais si cela signifiait terminer ce qu’ils avaient commencé, il était prêt à faire ce petit pas vers elle. Miss Griffiths, joueuse hors-pair de Quidditch. Histoire de lui rappeler qu’il avait un minimum écouté ce qu’elle lui avait raconté. J’espère que tu n’auras pas d’imprévu vendredi. Je serais au bar. Vers 22h. Cette fois-ci, Athos ne serait pas aussi patient que la première fois. Autant afficher clairement ses intentions. Tu me reconnaîtras sûrement : je serais le mec qui aura commandé 2 Pûr Feu.  
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MessageSujet: Re: Le cousinage, une tradition chez les Nott | Athos Greyson Le cousinage, une tradition chez les Nott | Athos Greyson EmptyMar 28 Avr 2020 - 18:15

« Wilda, où as-tu foutu ce petit bout de papier? » se réprimanda-t-elle, en fouillant frénétiquement dans le fouillis qu’était sa chambre. La sorcière était dé-bor-dée et sa chambre en était une représentation parfaite : des livres de droits se cachait sous ses draps ou sous une pile de linge propre et sale, la seule chose qui était bien rangée et lavée était ses robes de Quidditch, suspendues bien en évidence dans sa chambre, tels de précieux ornements. Son cerveau surchargé n’arrivait plus à se rappeler si Athos – le beau et ténébreux sorcier qu’elle avait rencontré la semaine dernière – lui avait donné rendez-vous à 22h ou 22h30. Avec un soupir dépassé, elle sorti sa baguette, se rappelant qu’elle était sorcière, lança un rapide faitlamalle qui allait devoir suffire pour le moment, et dans la volé des objets divers qui se rangeaient sommairement, un petit papier beige virevolta jusqu’au sol : son invitation. 22 heures. Pas le temps de manger – son estomac protesta vivement – sauta à la douche et se fit une beauté avant de quitter à la course, d’attraper un muffin que Gabin avait fait – le jeune s’était mis à la pâtisserie, allez savoir pourquoi – et transplana. Avant d’entrer au bar, elle tenta d’engouffrer le muffin en une boucher, mais le recracha au sol : il était vraiment dégueulasse. Note à soi-même, encourager Gabin à se trouver d’autres passe-temps. La jeune femme pris un grand respire pour se calmer. Elle n’était pas nerveuse de revoir Athos, mais elle avait tellement couru aujourd’hui, que son cœur battait à un mille à l'heure. Il n’était pas facile de jongler en un horaire d’étudiante en droit, de joueuse de Quidditch professionnelle – yep madame! – et représentante de marque. Néanmoins, dès que son regard tomba sur son rendez-vous, un sourire joueur dansa sur le doux visage de Wilda et elle plongea à deux pieds dans l’ambiance de la soirée.

« Je suis flattée que tu ne puisses déjà plus te passer de moi, mais pas vraiment surprise » le taquina-t-elle en prenant sans gêne le verre de Pur feu qui vraisemblablement lui était destiné pour un chin avec Athos. « Alors premièrement, je te confirme que je n’ai pas d’imprévu ce soir » commença-t-elle en se rappelant ce-dit imprévu qui l’avait empêché de ramener le brun dans son lit, lequel avait été clairement avisé de son indisponibilité de ce soir, « mais j’ai un imprévu à 6h00 du matin demain, lequel s’appelle ‘entrainement-de-Quidditch-de-super-star-supervisé-par-coach-agressive’ » continua-t-elle en lui révélant le bémol de la soirée. La vérité était que la sorcière ne pouvait plus fêter comme avant. Samedi dernier, elle s’était éclatée à danser et à boire sa nomination dans l’équipe principale, mais c’était son seul droit de soirée, elle devait dormir, surveiller son alimentation – vous savez pas trop de bacon, beaucoup de protéine et tout un tas de vitamine – et évidemment ne pas boire… trop, « et pour être tout à fait honnête, je crève de faim. » conclua-t-elle alors que son ventre grognait en guise d’assentiment. Wilda espéra que le fait qu’ils ne passeraient pas la soirée à boire jusqu’à en n’oublier leur nom ne détruirait pas les espoirs qu’il avait concernant la conclusion de leur rendez-vous – ce fait n’affectait définitivement pas les siens – et qu’il accepterait sans trop rechigner sa proposition. « Alors je te propose qu’on s’enfile à une vitesse appréciable ce délicieux whisky et que toi et ton derrière callipyge m’accompagne à la porte d’à côté pour manger un truc et prendre un autre verre, je t’invite. » lui offrit-elle avec un clin d’œil amusé. Rare était les sorciers qui prenaient bien ses propositions de leur payer le verre ou le repas, mais pour Wilda c’était important, de plus, leur inconfort la faisait marrer au plus haut point. Ces p’tits mecs conservateurs à la masculinité fragile.

Bien qu’elle venait de modifier substantiellement la vision que devait avoir Athos du début de leur soirée, la poursuiveuse se fit la promesse de le laisser en plan s’il décidait de la laisser mourir de faim. Une femme avait des besoins, vous comprendrez. Au final, ç'aura été la faute de Gabin: il n'avait qu'à faire des muffins mangeables.

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MessageSujet: Re: Le cousinage, une tradition chez les Nott | Athos Greyson Le cousinage, une tradition chez les Nott | Athos Greyson EmptyDim 3 Mai 2020 - 5:33

Athos n’était clairement pas le genre de type à proposer des dates. En général, ses séances de coquineries nocturnes démarraient par un flirt plus ou moins civilisé dans un bar. Ça, c’était déjà fait. Un baiser langoureux. Fait aussi, et plutôt agréable, ce baiser d’ailleurs. Suivre la fille jusqu’à chez elle, froisser les draps et s’enfuir au petit matin. Et c’était bien là que le bas blessait. Son orgueil en avait certes pris un coup sur le moment, et la nuit passée avec Martha n’y avait absolument rien changé, malgré le fait que la jeune femme s’était montrée très démonstrative. Athos était toutefois un homme de défi. Et un homme qui appréciait qu’on lui résiste parfois, mais pas qu’on lui mette un stop aussi brutalement. Si Wilda Griffiths était un challenge, alors il acceptait de le relever.

Athos n’aimait donc pas les dates et pourtant, il était là, impeccable dans sa tenue casual, mais pourtant assez chic, cassant le sérieux de sa veste avec un simple t-shirt. Depuis combien de temps n’avait-il pas eu de rendez-vous à proprement parler ? Des années, sans doute. À Poudlard, peut-être ? Depuis, sa vie et ses envies avaient imposé entre lui et ses conquêtes une forme de spontanéité. Aucun chemin clairement tracé, jamais de long-terme. Dans la vie des femmes, Athos était une étoile filante. Souvent, il espérait qu’elles les oublieraient aussi vite qu’il était apparu dans leur vie. Ce n’était malheureusement pas toujours le cas.

Il n’était pas encore 22h quand Athos avait franchi la porte du bar. D’un naturel ponctuel, il avait transplané devant l’endroit un bon vingt minutes avant l’heure convenue. Après tout, il n’avait rien d’autre à faire, et son appartement ne regorgeait pas tellement de loisirs pour passer le temps. Mieux valait donc être sur place un peu en avance. Toutefois, il ne tarda pas à regretter son choix quand une silhouette rousse posa ses fesses à côté des siennes. Martha… En voilà une qui ne comprenait pas très bien la philosophie d’Athos, bien qu’il ait toujours été très clair sur le sujet. Leur dernière nuit avait été une erreur, une erreur commise sous le coup de la frustration. Martha était bien trop accro à lui, et elle feignait un détachement émotionnel qui traduisait tout le contraire. Cela faisait un moment qu’il avait espacé ses visites, craignant qu’un jour elle ne lui lâche un je t’aime au détour d’un oreiller. C’était déjà arrivé dans d’autres bras, et cela n’avait rien eu d’agréable que de briser le coeur de cette femme. Et même si Athos était un coureur, il ne prenait aucun plaisir à faire du mal à ses amantes.

Voyant qu’il avait commandé 2 verres, Martha prit ses aises. Et merde… Il lui restait moins de dix minutes pour se débarrasser d’elle. « Ouh, Mr Greyson, vous connaissez mes goûts on dirait. » Elle lâcha un rire forcé, balançant ses cheveux en arrière pour dévoiler la nuque gracile. La comédie ne pouvait pas durer plus longtemps, Athos n’en avait pas la patience. Mieux valait arracher le pansement, même s’il était bien collant. Comme elle, d’ailleurs. « Martha, je suis désolé… J’attends quelqu’un. » Le regard qu’elle lui lança fut plus violent que toutes les insultes qu’elle proférait à son encontre mentalement. « QUOI ? » Mais, à quoi s’attendait-elle exactement ? Il ne l’avait pas invitée, et il n’avait certainement pas commandé 2 verres dans l’espoir qu’elle le rejoigne, communiquant son envie par la simple pensée. « Écoute, j’ai toujours été franc avec toi. Je ne suis pas du genre à me poser. Je ne peux pas te donner ce que tu attends. » Certainement pas dire qu’elle méritait mieux. Cette phrase était une offense, et la pire excuse des mecs lâches. Elle ne méritait pas mieux. Elle méritait quelqu’un d’autre. Quelqu’un qui aurait envie de la retrouver tous les soirs, et de la couvrir d’amour. Athos en était cruellement incapable.

Lorsqu’elle attrapa le verre, Athos eut un réflexe inespéré en se penchant sur sa gauche tandis qu’elle lui balançait son contenu là où était son visage une seconde avant. Le whisky de mauvaise qualité rencontra le mur. « Tu n’es qu’un sans coeur, Greyson ! » C’était vrai, il ne pouvait le nier. Le coeur d'Athos était fermement verrouillé et il s'aimait déjà bien trop pour faire de même avec quelqu’un d’autre. « Tu vas crever tout seul, et ça sera tout ce que tu mérites ! » C’était aussi probablement vrai. Il se contenta de la fixer, impassible, essayant de compatir au maximum alors que la situation le touchait finalement peu. Le barman fit signe à la furie de quitter le bar, ce qu’elle fit dans un élan de théâtralité ridicule, claquant les talons en partant. Soulagé, Athos attrapa le chiffon du barman et essuya le mur qui était déjà dans un bien piteux état avant l’incident tandis que l’homme lui resservait un second verre sans qu’il n’ait à le demander. Un étrange moment de cohésion masculine.

Quelques minutes plus tard, Wilda fit son entrée dans le bar. Jolie, même à jeun. Son souvenir n’avait pas atténué sa beauté. Elle était toujours aussi pleine d’assurance, ce qui la rendait d’autant plus séduisante à ses yeux. Trinquant avec elle, il répondit à son introduction joueuse. « Je suis flatté que tu sois venue, mais pas vraiment surpris non plus. » Décidément, ce n'était pas la modestie qui étouffaient ces deux-là. Elle se montra ensuite aussi bavarde que la dernière fois, mentionnant son besoin de se coucher tôt. Ça n’était pas un problème. Athos n’avait pas spécialement envie de s’étendre sur une seconde soirée de flirt avant de passer aux choses sérieuses. Boire quelques verres, trouver un lit, y prendre du plaisir, partir et la laisser dormir. Ça ressemblait à un bon plan. Mais visiblement, l’imprévisibilité de cette fille n’avait aucune limite.

Athos n’avait pas l’habitude des dates, oh ça non. Mais la tournure que prenait celui-ci le rendait un peu mal à l’aise. Vraiment, aller au restaurant ? Trop sérieux pour lui. En plus, il avait déjà mangé. Mal, certes, mais cela suffisait amplement à tenir la soirée. Pourtant, il ne se voyait pas lui dire non. Cela aurait été impoli, et aurait mis un terme à ce rendez-vous le plus court du monde. Il n’avait quand même pas pris la peine de venir pour repartir retrouver la froideur de son lit. Et puis, elle l’invitait. Intéressant. Inhabituel. Flatteur. Il appréciait le geste. « Je te préviens, je meurs de faim. » lança-t’il sans préciser la source de son appétit avant de boire son verre d’une traite et de quitter le bar.

Arrivé dehors le premier, le froid lui mordit les joues, mais ne l’empêcha pas de sourire. Si la demoiselle aimait parler, Athos lui aimait agir. Et quand une table vous séparait, le champ des actions possibles était relativement limité. Aussi, lorsqu’elle le rejoignit, Athos attrapa Wilda  doucement, mais fermement par la nuque pour l’attirer à lui, et déposa un baiser bien plus doux que le premier qu’ils avaient échangés sur sa joue, à la naissance de ses lèvres. La seconde d’après, son visage s’était déjà éloigné d’elle. Un avant-goût en quelque sorte. « Excuse-moi, j’ai oublié de te saluer quand tu es arrivée. » lança-t'il avec un sourire taquin. Déjà, ses pieds le dirigeaient vers la porte d’à côté, où un serveur leur trouva une table. La lumière était forte, peut-être un peu trop. La carte ne le mettait pas en appétit. La jeune femme, en revanche…
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MessageSujet: Re: Le cousinage, une tradition chez les Nott | Athos Greyson Le cousinage, une tradition chez les Nott | Athos Greyson EmptyLun 11 Mai 2020 - 18:35

Wilda fermi les yeux un instant, le temps de savourer la brulure du Pur feu qui descendait délicieusement dans sa gorge, puis reporta son attention sur l’homme de la soirée, espérant sérieusement qu’il l’accompagne pour une bouchée. Il ne lui était probablement pas coutume pour Athos se faire dirigé de la sorte, mais la brunette savait – du moins elle se le promettait – qu’il ne regretterait pas de l’avoir accommodé. Leur rendez-vous à boire plusieurs verres dans un bar à l’ambiance sombre et chaude, dont la musique forçait la proximité pour se susurrer à l’oreille des paroles à l’intérêt limitée alors que les mains tentaient plus ou moins discrètement de découvrir l’autre, venait de prendre une tournure plus formelle et distante, mais la brunette ne s’en prenait pas la tête pour autant, elle savait bien que ce n’était que pour l’apéro.

La jeune femme ne se rappelait pas du détail de leur première rencontre, ni des conversations qu’ils avaient entretenus, mais l’assurance marqué qu’Athos dégageait par sa posture et ses paroles et qui l’avait excitée au point de se présenter ici ce soir, ça, elle ne l’avait pas oublié. Wilda se mordilla la lèvre inférieure en guise d’appréciation du fait que cette dite assurance ne dépendait pas du degré d’ivresse de son compagnon. Amen. Alors que son estomac crevait de faim, un appétit tout autre – plus difficile à combler – prenait naissance dans le bas de son ventre. Je meurs de faim aussi, Greyson. « Merlin, merci! » se réjouit-elle presque comme une gamine à qui on faisait la plus belle des faveurs – elle avait vraiment faim – « Oh! Pas de temps à perdre » commente-t-elle en le voyant caller son verre sans cérémonie. Sans protester plus, elle suivi le pas en s’enfilant d’une traite le verre de Pur feu devant elle. Bien que bonne buveuse, ce n’était pas tous les jours qu’on buvait l’équivalent de trois shooter en quelques secondes et la chaleur du Pur feu la fit tousser doucement et lui monta brièvement à la tête.

Lorsqu’elle franchi le pas de la porte, le froid d’avril lui coupa momentanément le souffle et avant même qu’elle eut le temps d’inspirer à nouveau, Athos se jeter sur elle pour l’embrasser, presque. La main du brun était grande et chaude contre sa nuque et le frisson déclenché par le contact de leurs peaux n’avait rien à voir avec le froid ambiant. Wilda encra son regard dans celui de son rendez-vous et senti sa bouche s’assécher et son pouls s’accélérer. Autorisation donnée, il pouvait la prendre là tout de suite, ici, dehors, à la vue de tous, peu importe, vraiment…manger n’était plus une nécessité. Or, Athos lui offrit le plus petit des baisés, tout chaste en apparence et la laissa en plan. La sorcière resta un moment immobile, désarçonnée, un part d’elle-même voulant crier à l’injustice, puis battit des paupières à quelques reprises pour se ramener à la réalité. Il venait de jouer avec elle, tout comme elle avait joué avec lui samedi dernier. Wow. Cet acte de vengeance avait été délicieusement cruel et Wilda, encore embrouillée par l’alcool et le désir, ne sut lui répondre qu’un plate « excuses accordées ».

La lumière du restaurant lui replaça les esprits et l’odeur qui s’échappait des cuisines la ramena à ses priorités tout en lui donnant envie d’exécuter une petite gigue de bonheur, ce qu’elle ne fit pas. Ils prirent place et la sorcière se mis aussitôt à scruter le menu. « Un Pûr feu ça te convient encore? » demanda-t-elle en faisant signe au serveur de leur amener deux verres de leur meilleure bouteille – elle devait se faire pardonner pour son estomac indisciplinée – « je pense que je vais y aller pour le steak-frite…en remplaçant les frites par des légumes » réfléchit-elle à haute voix, visiblement déçue de se refuser les frites. « Et toi, qu’est-ce que tu vas prendre? » s’enquerra-t-elle alors qu’un sourire coquin dansa sur ses lèvres « à part moi » ajouta-t-elle sans pouvoir s’en empêcher. L’éclairage ne rendait pas la même ambiance, mais la poursuiveuse souhaitait lui faire comprendre que ça ne changeait rien à ses intentions et qu’ils pouvaient certainement créer l’ambiance qu’ils voulaient bien.

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NEUTRE
Le silence est une opinion.

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| SANG : Pur, et pas 100% anglais.


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Une foule qui le fixe sans sciller.
| PATRONUS : Un renard
| POINTS DE COMPÉTENCE :

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MessageSujet: Re: Le cousinage, une tradition chez les Nott | Athos Greyson Le cousinage, une tradition chez les Nott | Athos Greyson EmptyMar 19 Mai 2020 - 3:54

Son petit moove avait fonctionné plus qu’il ne s’y attendait. La réaction idéale aurait été que Wilda l’attrape par le col et ne l’emmène jusqu’à chez elle, échappant ainsi à l’épreuve du restaurant mais la voir aussi décontenancée après cette ébauche de baiser le ravissait. Il aurait pu y aller plus fort, mais obtenir ainsi une douce vengeance qui faisait écho à sa frustration de la semaine précédente lui arracha un sourire qu’il eut du mal à masquer. Restait à espérer que les serveurs soient suffisamment efficaces et la jeune femme assez affamée - dans les deux sens du terme - pour engloutir son repas avant de passer au dessert.

Le restaurant était bruyant, mais bien moins que le bar qu’il venait de quitter. Le sorcier aimait les plaisirs simples de la vie, mais étonnamment, la bouffe n’en faisait pas vraiment partie. Alors qu’il avait désormais les moyens de s’offrir des repas corrects, Athos préférait largement dépenser son argent en costumes, montres et accessoires plutôt que de se payer des bons petits plats. Sa relation à la nourriture était éminemment simple : il mangeait quand il avait faim. Malgré toutes ces années d’indépendance, le jeune homme n’avait jamais appris à se faire un plat correct, ce qu’il estimait être une perte de temps, et il n’apportait un soin tout particulier qu'à son petit-déjeuner, préférant le reste du temps snacker pour tenir toute la journée. Il avait la chance d’avoir un métabolisme particulièrement clément, qui lui permettait de ne pas se poser de questions et d’oser tous les excès. Une véritable injustice. Ou peut-être était-ce le fait qu’il saute parfois quelques repas sans s’en rendre réellement compte…

Wilda, elle, avait l’air bien plus ravie que lui d’être là, déchiffrant son menu avec attention. Elle ne prenait pas vraiment de risques à lui proposer un nouveau Pur Feu mais, hé, il n’allait pas faire son difficile après tout. En réalité, il crevait de soif et une gorgée d’eau l’aurait désaltéré avant les efforts qu’il s’apprêtait à produire le reste de la nuit, mais il n’avait pas envie de la contredire. Athos acquiesça donc tandis qu’elle leur commandait deux nouveaux verres, celui-ci durant probablement plus longtemps que le précédent qu’il avait descendu à la vitesse de l’éclair pour passer à la suite du programme. Il faudrait déjà papoter ici, pas la peine de traîner dans ce bouge en guise de préliminaires.

Finalement, Athos prit la peine de jeter un coup d’oeil au menu, même s’ils n’étaient clairement pas dans un établissement de gastronome et que les plats servis étaient des plus classiques. Avant même que le serveur ne les rejoigne, la demoiselle lui partagea ses envies culinaires, preuve s’il en était qu’elle mourrait de faim. La voir ainsi se priver de gras, sans doute pour entretenir sa svelte silhouette pour marquer quelques tirs lors de ce sport qu’il jugeait débile - chose qu’il se garderait bien de lui dire - lui fit un peu de peine. Ayant déjà ingurgité un sandwich un peu plus tôt, son ventre ne le taquinait pas suffisamment pour qu’il ait envie de manger quoique ce soit. Mais après tout, ça ne semblait pas être une mauvaise idée de prendre des forces pour la suite de la soirée. Qui promettait d’être plus que délicieuse, au vu de la phrase que la jeune femme lui lança avec un sourire qui en disant long sur ses intentions. Athos lui rendit son sourire. Wilda était cash, et ça n’était clairement pas pour lui déplaire. Pourquoi avait-il donc fallu qu’elle oublie de manger alors qu’il était plus de 22 heures, franchement ?

« Je vois que tu connais déjà mes goûts… » lui répondit-il en plantant ses billes noisette dans les siennes, choisissant une formule un peu élégante plutôt que de répondre ce qu’il avait en tête, et qui était bien moins distingué. L’instant d’après, il referma son menu qu’il avait à peine consulté ne la perdant pas du regard une seconde. Commander comme elle serait une solution de facilité, mais Athos avait bien plus de personnalité que ça. Se contenter de prendre la même chose qu’elle renverrait un message qui ne lui plaisait pas alors qu’au fond, il se moquait bien de ce qu’il allait pouvoir manger. « Je vais choisir le poulet. Avec des frites. Je ne suis visiblement pas aussi raisonnable que toi. » Il aurait pu, par compassion, prendre une salade avec elle. Mais ce choix aurait pu sembler purement intéressé - quel mec commandait une salade à un rencard ? - et finalement, il avait bien envie de se faire un peu plaisir. Et lui passer un message par la même occasion était très tentant. Non, Athos n’était pas quelqu’un de raisonnable. Elle passerait sans nul doute une nuit très courte, elle qui devait se lever si tôt. Et le jeune homme n’aurait aucun scrupule à l’éloigner des bras de Morphée pour l’attirer dans les siens. Et si ses mots n’étaient pas assez clairs, son regard se chargea de l’être pour lui.

Le serveur débarqua avec cette faculté que seuls les gens de sa profession avaient, à savoir interrompre un moment chargé en tension sexuelle pour la ruiner complètement. Athos laissa Wilda commander la première avant de faire de même, puis l’indiscret serveur quitta la table. Mais l’instant était un peu brisé, et Athos se demandait comment réinstaller cette atmosphère électrique qui les caractérisait désormais. Clairement, pour une fille avec qui il avait juste envie de passer la nuit, il n’allait pas commencer à lui attraper la main et lui dire des trucs mignons. De toute façon, de ce qu’il avait décelé chez la jeune femme, ça ne semblait pas être son genre. Et maintenant que l’imbécile de serveur était venu, il se voyait mal repartir sur des sous-entendus. Il fallait trouver le juste milieu. « 6 heures du matin donc. Et tu es venue quand même. » Athos attrapa le Pur feu et y trempa ses lèvres. Définitivement fan des pauses dramatiques ce garçon. « Voilà un compliment qui rattrape ta sortie de la semaine dernière. » Son sourire en coin explicitait son envie de jouer. Au fond, il ne lui en voulait pas vraiment. Quoique…Il ne doutait pas que la suite de la soirée saurait rattraper cet acte manqué.
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