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warm talks (wilda & remus)

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MessageSujet: warm talks (wilda & remus) warm talks (wilda & remus) EmptyMar 21 Avr 2020 - 19:38




« LE MINISTÈRE PUBLIQUEMENT TRAITÉ D’INCAPABLE PAR LE FILS DU CÉLÈBRE ROMANCIER HENRY POTTAR ! LES RÉCENTES ATTAQUES PROVOQUENT DES MOUVEMENTS DE PART ET D’AUTRE DU PAYS ! » hurla l’homme qui tenait sa pile de journaux, l’air agressif. Tout en haut de la rue, une femme à la carrure imposante lui répondit de manière tout aussi douce ; « LES TORNADES DE TUTSHILL SUBISSENT L’HUMILIATION DU SIÈCLE ENTRE LES ANNEAUX DU STADE DE GLASGOW ! NE RATEZ PAS LA NOUVELLE COLLECTION DE SOUS-VÊTEMENTS INVISIBLES PAR… » « Non merci, » lança Remus en évitant promptement la crieuse qui s’approchait de lui, « je suis pleinement satisfait de mes slips actuels. » La jeune femme à l’épaisse chevelure noire parut quelque peu déçue, mais se détourna aussitôt et recommença à faire profiter de la puissance de ses cordes vocales les infortunés passants qui se pressaient de l’autre versant de la rue. Remus réprima un léger rire.

Il termina de remonter l’allée de pré-au-lard qui rayonnait, baignée dans le brillant soleil de fin avril. Ciao, les rues humides et les gouttières rejetant l’eau à flots ; le temps s’était considérablement éclairci depuis une semaine ou deux, et Remus avait décidé d’en prendre avantage. Il n’était pas le seul à avoir pensé ainsi, comme en témoignait le retour des crieurs de rue qui tendaient aux élèves les derniers journaux parus, ou bien le nombre de fois qu’on entendait la clochette des entrées de pubs tinter. Avril se mourrait lentement ; et dans une atmosphère pour le moins étrange…

La capuche de son ample sweat rabattue sur sa tête, Remus piqua à droite, s’engouffrant sans hésiter dans l’impasse du borgne. Il lui sembla que la ruelle s’assombrissait considérablement, obstruant les rayons du soleil par les hauts murs des maisons accolées. Remus était parfaitement au courant de la mauvaise réputation de l’endroit ; pourtant, étrangement, il ne s’y était jamais senti menacé. Bien sûr, il y avait toujours des fréquentations assez douteuses qui vous regardaient dans le recoin des boutiques, mais Remus avait apprit à ne pas y faire attention. Ne pas faire attention et ne pas attirer l’attention ; rien de tel pour éviter les ennuis.

En poussant la porte de la Tête de Sanglier, il croisa le regard ténébreux d’un sorcier vêtu étrangement, et dont les breloques se mirent à tinter lorsque le vieux se pencha vers lui. Remus détourna rapidement la tête, et pénétra dans le pub miteux. L’endroit n’était occupé que par deux ou trois solitaires, qui, assis à leurs tables, s’occupaient de leurs affaires. Au fond, Remus repéra deux sorciers qui s’agitaient, gesticulant des mains et de la tête ; au bar, un homme à la barbe grisonnante s’activait. Remus sourit et fit un petit geste en direction d’Abelforth. Il ne savait pas pourquoi, mais il aimait bien le vieil homme. Sans doute son inconscient empathique qui lui avait dicté, au fil des brèves mais intéressantes conversations qu'il avait eues avec Abelforth, que le vieil homme n'était pas aussi indifférent qu'il aimait à le prétendre.

« Bonjour, Abelforth » lança-t-il d’un ton léger. « Belle journée.  » Pour toute réponse, l’homme lui retourna un grognement, et reposa le verre qu’il nettoyait sur le comptoir (quoique « nettoyer » se trouve être un grand mot). « Qu’est ce qui t'amènes ici, gamin ? » demanda-t-il d’un ton bourru. Il lança sur son épaule le chiffon crasseux qu’il tenait entre ses mains.  « Le chaleureux accueil qui se dégage de l'établissement, certainement, » répliqua Remus. Il haussa un sourcil et s'accouda au comptoir. « Dites, vous n’auriez pas vu une fille brune, qui gesticule un peu dans tous les sens et qui a la langue assez pendue ? »  Une expression étrange - qui était ce qui pouvait s’apparenter de plus proche à de l’amusement chez le barman - tordit les traits ridés d’Abelforth, qui secoua la tête. « Pas vu de tornade ici depuis belle lurette. On accueille plutôt des individus qui parlent bas et repartent rapidement. » Remus hocha légèrement la tête. « Hmm. Non, ce n’est définitivement pas elle, » dit-il avec un petit sourire. « Ce n’est pas grave, je l’attendrai là-bas. »

Il se détourna et s’installa sur une table acculée près d’un mur - vieux réflexe qu’il avait. Sachant qu’il pouvait y être pour un moment, et réprimant l’impatience qu’il avait de revoir son amie et de lui faire part de toutes les choses qu’il avait en tête, il sortit un livre qu’il devait terminer pour son prochain cours de DCFM. Ignorant les crieurs qui s’époumonaient au loin, Remus s’épaula nonchalamment contre le mur, et se focalisa sur son livre en se fermant graduellement au monde qui l’entourait - il fallait dire que grandir avec des amis bruyants, lui avait au moins procuré cette compétence.



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