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Relativise, ta tête pourrait être une citrouille | ARES

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Marlene McKinnon

Marlene McKinnon


ORDRE DU PHÉNIX
La meilleure défense, c'est l'attaque.

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MessageSujet: Relativise, ta tête pourrait être une citrouille | ARES Relativise, ta tête pourrait être une citrouille | ARES EmptyDim 26 Avr 2020 - 20:57

Le point commun le plus frappant entre Ste Mangouste et n’importe quel hôpital moldu, c’était celui fâcheux de la nourriture de la cafétéria. Marlene avait pris l’habitude d’apporter à Caradoc un sandwich et une pâtisserie du Tsarducks lorsque leur pause déjeuner matchait. Elle mêlait ainsi sa robe rose d’esthétimage aux robes vertes des médicomages. L’Ordre du Phoenix n’incitait pas toujours aux conversations les plus légères, ici au moins impossible d’aborder quelque dangereuse affaire. La sorcière aimait bien ces moments-là, plus banals, qu’elle partageait avec son grand-frère à parler du dernier match de quidditch ou à se moquer gentiment du nouveau look de leur vieux père. C’était même ses préférés et pour cette raison sans doute, elle ne trouva pas l’occasion de lui glisser une requête qui lui pesait lourd sur le coeur ces derniers temps …

Cela faisait plus de deux années maintenant qu’elle portait sur l’avant-bras la signature de son agression par Amycus Carrow. Elle avait presque fini par s’y habituer, et cela plus qu’autre chose, l’avait convaincue qu’il était grand temps de s’en débarrasser. Après avoir abandonné son frère à son éternelle mission de sauver des vies devant l’ascenseur, elle traîna un peu sa baguette et ses groles au quatrième étage. Elle ne pouvait jamais s’empêcher, avant de partir, de jeter un coup d’oeil de l’autre côté de la vitre de la salle 49. Il y avait là-bas un sorcier dont la tête avait été remplacée par une gigantesque citrouille depuis l’automne dernier. L’anecdote derrière l’accident piquait forcément sa curiosité. La sorcière ne regardait pas devant elle en marchant et fatalement, bouscula l’épaule d’un sorcier de passage. « Oh merd ... lin ! » se tourna-t-elle vivement en espérant que l’accident ne suscite aucun enchaînement de catastrophes (sa grande spécialité). Mais il n’y avait devant elle qu’un médicomage au visage familier, et aucune potion renversée à ses pieds. « Hé, Arès ? Bonjour ! On s’est déjà croisés à la cafétéria. Je suis Marlene, la soeur de Caradoc ». Elle lui tendit la main sans être sûre qu’il se souvienne d’elle en retour. Ils n’avaient jamais parlé très longtemps mais lui l’avait marquée.
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Ares Zabini

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MessageSujet: Re: Relativise, ta tête pourrait être une citrouille | ARES Relativise, ta tête pourrait être une citrouille | ARES EmptyDim 3 Mai 2020 - 19:03

3 mai 1978

Six mois. Cela faisait aujourd’hui exactement 6 mois qu’Adonis Bulstrode avait suspendu Arès de son service et il n’était toujours pas passé devant le conseil de discipline.  Ce n’était pas normal et en même temps cela rassurait Arès. Le souhait de Bulstrode était de le voir exclu de l’hôpital le plus rapidement possible. Si les choses prenaient autant de temps c’était que tant que l’audience disciplinaire n’avait pas eu lieu, Bulstrode n’était pas obligé de réintégrer le médicomage dans son équipe.  Même s’il rêvait de réintégrer son service qu’il affectionnait tant, il fallait avouer que le jeune médicomage se plaisait à passer du temps dans les autres services.  Le seul problème était que cela dépendait du bon vouloir des guérisseurs en chef desdits services et surtout des urgences.  Grace à Razvan, il travaillait depuis sa suspension 3 jours par semaines au service de pathologies des sortilèges. Pour les autres services, c’était plus variable.  

Mais à toute chose malheur est bon,  les attentats du chemin de traverse avaient été un véritable drame mais ils avaient aussi mis l’hôpital sous tension et les besoins de renforts s’étaient fait sentir dans tous les services. Evidemment, Bulstrode était bien trop fier pour avoir rappelé Arès mais tous les autres guérisseurs avaient accordé des créneaux horaires à Ares ces 15 derniers jours. Merlin que c’était bon d’être de retour à temps plein dans cet hôpital. Arès adorait l’effervescence qui régnait dans les couloirs.

Ce matin là, Arès était au service des pathologies des sortilèges. Un service qu’il connaissait presque aussi bien que le sien depuis qu’il a passait la plus grande partie de son temps depuis sa suspension. C’était vraiment fascinant, et en même temps effrayant, de voir ce qu’un sortilège raté pouvait causer comme dégâts. Vous n’avez qu’à regarder cet homme à la tête de citrouille de la salle 49 ! Il est là depuis halloween.  Personne n’a réussi à faire disparaître cette tête de citrouille.  La matinée avait passée à la vitesse d’un vif d’or.  Arès s’était occupé de trois patients. Le premier avait voulu métamorphoser un pot de fleur en théière et en utilisant la baguette de sa femme, plutôt que la sienne.  Ne voulant pas lui obéir cette dernière a jeté le sortilège non pas sur le pot de fleur mais sur le visage de l’homme.  Non seulement, l’homme se retrouvait avec une théière à la place du visage mais en plus de l’eau bouillotante lui sortait par les oreilles et la bouche qui elles ne s’étaient pas métamorphosées.  Il était plus chanceux que l’homme à la tête de citrouille, Caradoc,  Razvan et Arès avaient ensemble réussi à rendre à l’homme sa tête normale.  Personne n’avait cependant osé lui offrir une tasse de thé. Ensuite, Arès  s’était occupé d’un sorcier victime d’un maléfice de chauve-furie tellement puissant que les créatures continuaient à suivre le sorcier partout depuis 5 heures. Le  visage du jeune homme était tellement défiguré qu’on aurait juré qu’il s’était pris des dizaines de cognards dans la figure. Le troisième sous le coup d’un enchantement, ne pouvait pas s’arrêter de danser et chanter, c’était d’autant plus irritant qu’il chantait comme un chaudron.  Fatigué de sa matinée,  mais Merlin ce qu’il aimait cette fatigue, Arès se dirigeait sans regarder devant lui vers la cafétaria lorsqu’il percuta quelqu’un. Il n’eut pas le temps de s’excuser que déjà la jeune fille, plutôt charmante pour qui aimait les courbes féminines, s’excusait d’un juron avant de poursuivre « Hé, Arès ? Bonjour ! On s’est déjà croisés à la cafétéria. Je suis Marlene, la soeur de Caradoc ». Evidemment qu’il se souvenait d’elle. Comment oublier ce moulin à parole toujours en train de parler de ses combats pour une société plus juste.  Malgré tout, il l’avait toujours trouvée sympathique et il fallait avouer que certains de ses combats n’étaient pas illégitimes même si Arès était plutôt neutre sur tous ces sujets. Surtout dans la mesure où il avait toujours cherché à s’intégrer aux sphères des sangs purs, il pouvait difficilement les critiquer. Mais plus le temps passait, plus il se demandait si les révolutionnaires n’avaient pas raison. "Salut Marlène. Tu vas bien ?  Désolé pour la bousculade. Si tu cherches Caradoc, il est sur une grosse intervention... " commenta le médicomage en la gratifiant d’un sourire après avoir parlé à une allure digne d’un record. Il était pressé. Pressé d’aller manger pour vite retourner au travail.  Il voulait profiter de chaque seconde de ce travail qui lui manquait tant.


Dernière édition par Ares Zabini le Dim 9 Aoû 2020 - 22:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Relativise, ta tête pourrait être une citrouille | ARES Relativise, ta tête pourrait être une citrouille | ARES EmptyLun 4 Mai 2020 - 16:50

Une qualité dont ne disposait pas Marlene c’était de savoir read the room. N’importe qui aurait compris que le médicomage, dont la fonction principale était de sauver des vies, était pressé ; notre sorcière pas vraiment. C’est que elle-même débitait naturellement des flopées de paroles à toute allure, elle n’y devinait donc pas toujours chez les autres un signe d’empressement. Lorsque Ares voulut la dépasser, elle fit un pas du même côté et ils manquèrent de peu une seconde occasion de se bousculer. « Marrant ! ». Ou juste chiant ? Elle n’était pas toujours aussi maladroite. Le fait est qu’elle ne se sentait présentement pas très à l’aise. « Je ne cherche pas Caradoc, plutôt le contraire en fait ! » commença-t-elle à parler à voix basse. Elle glissa un regard assez urgent au médicomage et parla enfin … avant qu’il ne lui devine un maléfice sexuellement transmissible, ou encore pire, un enfant à naître. « J’ai rencontré un petit problème de sortilège il y a deux-trois années et j’aimerais bien corriger ça disons … discrètement. Le serment d’Hippocrate, ça existe aussi chez vous ? Un vague truc qui serait appelé secret médicomagical peut-être ? » rigola-t-elle sans que le coeur y soit du tout. Les références moldues manquaient généralement aux sorciers pour comprendre ses meilleures blagues.

La sorcière savait généralement pourquoi elle parlait autant, sinon ses interlocuteurs, mais en cet instant plus vraiment. La couleur de ses joues rougissait plus rapidement qu’un rapeltout et son coeur battait à vive allure. Elle ne se voyait pas, n’arrivait pas à formuler de manière normale, le problème qui la concernait. C’était beaucoup trop douloureux et stupide à la fois. Elle fit si rapidement volte-face qu’il était heureux que le médicomage rencontré ne travaille pas au département qui traitait des troubles mentaux. « Tu sais quoi, oublie en fait, je divague complétement … je cherchais juste la sortie ! ». La griffonne ne fuyait que peu souvent, elle avait pourtant couru pour échapper à un combat perdu d’avance cette nuit-là. Elle souhaitait en cet instant et avec la même urgence transplaner loin d’ici. L’angoisse qu’elle avait véritablement ressentie lors de son agression montait à nouveau. Il y avait jusqu’aux odeurs de potions si caractéristiques des couloirs de Sainte-Mangouste qui lui montaient à la tête pour le rendre malade. Tout comme cette nuit-là.
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MessageSujet: Re: Relativise, ta tête pourrait être une citrouille | ARES Relativise, ta tête pourrait être une citrouille | ARES EmptyDim 9 Aoû 2020 - 22:55

Dans n’importe quel autre lieu qu’un hôpital, on aurait trouvé le comportement d’Arès très impoli. Dans un hôpital, et pour un médicomage, c’était différent.  La petite sœur de Caradoc n’était vraisemblablement pas familière de la vie quotidienne d’un hôpital. Non seulement, elle manqua de cogner une seconde fois le médicomage en ne comprenant pas qu’il cherchait à partir, mais en plus elle continua à parler. Il fallait bien reconnaître qu’elle était volubile.  « Je ne cherche pas Caradoc, plutôt le contraire en fait ! ». Que voulait-elle dire par là ? Pourquoi était-elle à l’hôpital, si elle cherchait à éviter son frère ? Avait-elle donc un problème médical ? Un problème honteux qu’elle ne pourrait pas assumer devant son frère ? Avait-elle choppé une maladie avec les poils de harpie ? Il n’eu pas vraiment le temps de réfléchir à son problème, que la jeune sorcière se remit à parler comme si on l’avait ensorcelée pour le faire « J’ai rencontré un petit problème de sortilège il y a deux-trois années et j’aimerais bien corriger ça disons … discrètement. Le serment d’Hippocrate, ça existe aussi chez vous ? Un vague truc qui serait appelé secret médicomagical peut-être ? ». Arès qui s’apprêtait à s’en aller se stoppa net.  Il se devait de l’aider. De quoi pouvait-elle avoir tant honte pour ne pas en parler à Caradoc ? « Tu veux dire le serment d’Appolon ? Dieu de la médicomagie ? » . Il laissa échapper un petit rire. De quoi parlait-elle ? Qui donc était Hippocrate ? On dirait un nom de créature. Sûrement le serment qu’on a dû lui faire prêter  chez la Harpie Poilue.  Etait-ce parce qu’il avait rigolé, que soudainement, elle prétendit qu’il n’y avait rien ? . « Tu sais quoi, oublie en fait, je divague complétement … je cherchais juste la sortie ! » .Ou bien était-ce parce qu’elle avait peur qu’il dise quelque chose à Caradoc ? Le jeune métisse attrapa la jeune fille par le poignet pour la tirer dans une salle vide. Une fois à l’intérieur, il la verrouilla d’un geste de la baguette  et une lumière rouge indiquant que la pièce était occupée brillait à présent à l’extérieure de la porte.   « Allons Marlène, je sais que tu ne divaguais pas.  Dis-moi. Qu’est-ce que c’est que ce sortilège ? » . Sa question était à la fois sincère et préoccupée. Un silence s’installa l’espace de quelques secondes entre-eux.   « Je ne dirais rien à Caradoc promis !  Sur la vie d’Ava » . Tout le monde savait à quel point il était proche de sa propre sœur.  Il ne jurerai pas vainement sur sa vie.  
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MessageSujet: Re: Relativise, ta tête pourrait être une citrouille | ARES Relativise, ta tête pourrait être une citrouille | ARES EmptyLun 7 Sep 2020 - 13:42

Lorsque Ares attrapa Marlene par le poignet, la sorcière se laissa mollement transporter, comme si on l’avait métamorphosé en poupée de chiffon. Ses jambes semblaient en effet faites de coton. La porte que le médicomage avait refermée absorbait un peu l’agitation extérieure, cette salle était plus obscure que le couloir. La sorcière s’apaisa naturellement, cessa de se cogner contre cette cloche de verre et surtout, laissa tomber le masque affable.

Le regard d’ébène du médicomage était planté droit dans le sien, il avait une fois à la voix grave et calme, qui apaisait. Marlene se demanda si son aîné s’exprimait également ainsi lorsqu’il faisait face à des patients. Car elle devinait bien que c’était cette posture qu’elle occupait maintenant, et cette simple idée déforma finalement ses traits. Elle renifla en s’exprimant et laissa rouler les deux premières larmes qu’elle ne savait plus retenir. Sa gorge était trop nouée pour pouvoir correctement expirer le moindre son alors elle se contenta de relever la manche qui dissimulait l’avant-bras que Amycus Carrow avait mutilé à la fois d’une insulte et du faute d’orthographe. Heinpur. Ce n’était pas une marque de bière, ni le nom d’un groupe de rock, qu’elle avait voulu immortaliser sur sa peau. Contrairement à ce qu’elle racontait avec un large sourire mensonger à qui l’interrogeait. Non, cela la distinguait par son sang comme il s’agissait d’une tendance partagée par bon nombre d’idiots plus ou moins dangereux. Impure. « Je voudrais que ça disparaisse - sa voix était un couinement étranglé - La marque et le souvenir ».

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MessageSujet: Re: Relativise, ta tête pourrait être une citrouille | ARES Relativise, ta tête pourrait être une citrouille | ARES EmptyMar 15 Sep 2020 - 23:36

Le médicomage espérait que dans l’intimité de cette salle, la jeune sorcière allait se détendre et pouvoir lui confier la raison de sa visite et qu’il allait surtout pouvoir l’aider.  Il la regardait avec un regard bienveillant, presque fraternel. Après tout, lui aussi avait une petite sœur. Il voulait qu’elle comprenne, qu’elle était plus qu’une simple patiente pour lui. Elle était la sœur de son ami, et donc un peu comme sa sœur à lui.  Lorsqu’il vit des larmes perler le long de ses joues rosées, il attira d’un geste de la baguette un paquet de mouchoir posé sur une table de chevet. Du bout du mouchoir, il sécha ses larmes, tout en posant sa main sur son poignet. Un geste affectueux qui se voulait rassurant. En psycho-magie, il avait appris que lors de la tristesse, on avait besoin de contenance, d’affection. Elle libéra sa main non pas pour repoussée son geste, qui semblait l’avoir apaisée, mais pour s’en servir pour soulever sa manche. Qu’allait-elle lui montrer ? Il espérait une seule chose, que ce ne soit pas la marque des ténèbres.  Serment d’Apollon ou pas, ne serait-il pas obligé de dénoncer la présence du telle marque, s’il ne voulait pas être accusé de complicité ? Il laissa échapper un soupire de soulagement, lorsqu’il constata une écriture à la place de la marque.  

Il s’approcha pour déchiffrer le message. De quoi pouvait-elle avoir si honte ? H-E-I-N-P-U-R Que cela voulait donc dire ce mot inconnu. Il plissa les sourcils. « HEINPUR ? Qu’est-ce que  » « ça veut dire », aurait-il dit, s’il avait fini sa phrase. Mais avant de la terminer, il avait déchiffré le message. Un « OH» de stupeur et d’effroi vint remplacer le « ça veut dire » après son « qu’est-ce-que ». Comment pouvait-on faire cela. Comment pouvait-on marquer quelqu’un, lui mettre une étiquette comme un animal ou un objet. Né dans une famille de sang pur attachée à la pureté du sang, il n’avait jamais été un fervent militant de la cause des « impurs » mais il trouvait cela tout bonnement abject. Il ne pouvait s’empêcher de s’imaginer à son tour avec un tatouage marquant « nègre » , « negro », « esclave », « elfe de maison », « babouin » ou autre mot d’oiseau qu’il avait pu entendre. « C’est abject» lança-t-il sèchement avec dégout.  Cet événement lui ouvrait quelque peu les yeux sur les discriminations, les injustices et le fait que la lutte pour les droits des noirs n’était pas si éloignée de la lutte pour les droits des sorciers de sang mêlés ou d’une famille moldue. Ils étaient tous victimes de la dictature du conservatisme des sangs purs.  Il s’apprêtait à lui confier les raisons de sa suspension, le racisme de Bulstrode, mais il n’en eut pas le temps car la sorcière vint rompre le silence. Peut-être le ferait-il plus tard. «Je voudrais que ça disparaisse  » dit-elle la voix toujours frêle. Une voix qui contrastait avec la jeune femme forte qu’elle était.   «La marque et le souvenir » continua-t-elle.  Il lui adressa un sourire apaisant accompagné d’un hochement vertical de la tête. Il voulait s’engager sans rien promettre, car il n’était pas sûr d’avoir les compétences de rompre ce sort.

D’un geste de la baguette, il caressa la mutilation qui ornait le bras de la jeune fille, comme pour s’en imprégner. Il devait comprendre, comment avait été jeté ce sortilège pour le défaire.  De l’énergie négative qui se dégageait de sa baguette et se déchargeait dans son corps, il sentait la magie noire. Il percevait que cela avait été douloureux, et il était très probable que l’enlever fasse tout aussi mal. La magie noire laissait des traces. « Pour la mémoire que préfères-tu ? Un oubliette concentré sur ce souvenir, qu’il faudra me partager,  ou une potion ? » lui demanda-t-il, tout en se demandant s’il ne devait pas garder ce souvenir prisonnier d’une fiole, pour le porter au Département de Justice Magique et faire punir celui qui avait fait ça.  Une ordure digne de Bulstrode qui devait probablement lui être apparenté. « Dans tous les cas, je te propose de commencer par la marque. Mais je te préviens, cela risque de faire mal, même très mal. Est-ce que tu es prête ?» Il s’en voulait d’avance de lui affliger pareille souffrance. Peut-être que s’il lui donnait en parallèle un filtre de paix, cela pourrait calmer la douleur ? Il n’en était pas sûr. La magie noire échappait à bien des règles.  Il avait beaucoup de peine pour elle. Peut –être en aurait-il beaucoup moins s’il avait su qu’elle aussi partageait le lit de Galaad. Oui, s’il l’avait su, jaloux comme il était, peut être qu’il lui aurait laissé son tatouage et même ajouté « trainée » sur l’autre bras.
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