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That is why most great love stories are tragedies | Athos Gayson

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Magda Debusschere

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MOLDU
Ce n'est pas la magie qui fait qu'un être est magique.

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MessageSujet: That is why most great love stories are tragedies | Athos Gayson That is why most great love stories are tragedies | Athos Gayson EmptyMer 20 Mai 2020 - 3:26

« Gracias » dit-elle au caissier en coinçant une bouteille de vin pétillant sous son bras et en prenant un casseau de fraises et une barre de chocolat de son autre main avant de quitter la petite fruiterie direction le chalet rustique d’un ami d’Athos, qu’ils occupaient pour leur semaine à Malaga. En toute honnêteté, la brunette doutait que son copain connaissait réellement le propriétaire et suspectait qu’il ait profité d’une porte débarrée pour squatter le romantique endroit, puisqu’elle n’avait jamais pu poser les yeux, encore moins les doigts, sur la clef. Néanmoins, la jeune femme s’était bien gardée de protestée, heureuse et un brin excité par leur escapade interdite. Alors qu’elle marchait dans le sable qui pavait le chemin du retour, sa très légère robe volant au vent et ses cheveux relevés bien haut, car il faisait probablement plus chaud qu’en enfer, Magda leva les yeux au ciel et secoua la tête en souriant. Évidemment qu’il avait oublié ce con. Elle ne l’aimerait probablement pas s’il s’en était rappelé de toute manière, cela faisait partie de sa personne et en quelque sorte, de son charme. Lorsque les 17 heures avaient tournée, la néerlandaise s’était rendue à l’évidence qu’elle devait prendre les choses en mains si elle souhaitait souligner cette journée comme il se devait. Pousser la porte moustiquaire de leur chalet volé lui permis de poser les yeux sur les abdominaux découpés et luisant de sueur de son amant, lequel était étendu de tout son long sur le divan, bougeant le moins possible en essayant probablement de garder la température de son corp aussi basse que possible, Athos n’était pas un fan des grandes chaleurs et il vivait cette canicule espagnole aussi bien qu’un gamin à qui on avait offert une vieille banane pour Noël. « Tu survis? » lui lança-t-elle en se dirigeant vers le comptoir afin d’y poser les fraises et le chocolat. Appuyant son derrière contre ce dit comptoir, elle s’afféra à découvrir le bout de la bouteille de mousseau, puis fermi un œil et sorti la langue pour bien se concentrer à viser le crâne bouclé de l’évaché. Pop ! Le bouchon de liège fusa vers sa cible, mais ne lui fit pas le plaisir de rebondir contre la tête d’Athos, se contentant d’atterrir tristement sur son tibia. « Merde » protesta-t-elle, profondément déçue. Résignée elle se mis sur la pointe des pieds pour attraper deux coupes – la jeune femme était courte sur pattes – et les remplies de bulles. Arrivé devant le brun, elle lui offrir un regard insistant en cognant les deux coupes ensemble de manière théâtrale « bon anniversaire Magda, ô toi qui est si belle et intelligente, je suis l’homme le plus chanceux d’Espagne de célébrer tes 20 ans en ton agréable compagnie » chantonna-t-elle en exagérant chaque syllabe. Le regard joueur, elle porta une coupe à son cœur, « oh Athos, tu m’as acheté mes fruits préférés, c’est bien trop, merci, je savais que tu n’oublierais pas qu’il y a 20 ans, une merveille est née ». Une fois son petit numéro terminé, la brunette arqua les sourcils à l’intention de son amant, lui tendant à demi sa coupe – s’il la voulait, il allait devoir se bouger un peu. À vrai dire, Magda n’était pas froissée une seconde qu’il ait oublié son anniversaire, or, elle aimait se jouer de lui et si ça pouvait le faire culpabiliser un brin et l’inciter pour se démener pour lui offrir le plus haut des plaisirs, alors elle sortirait gagnante. Gagnante et comblée, car c’était bien le plaisir de la chair qu’elle avait en tête.
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NEUTRE
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MessageSujet: Re: That is why most great love stories are tragedies | Athos Gayson That is why most great love stories are tragedies | Athos Gayson EmptyMer 20 Mai 2020 - 4:23

Quelle idée. Mais quelle idée d’être venus en Espagne. Allongé de tout son long dans le canapé, dégoulinant de sueur alors même qu’il ne faisait aucun effort, Athos se surprit à regretter le temps londonien. L’aventure les avait conduit dans bien des contrées, et tellement de magnifiques paysages leur avait décollé la rétine par leur beauté qu’Athos s’était laissé séduire à l’idée de découvrir un petit bout de Méditerranée. À vrai dire, c’était surtout l’enthousiasme de Magda qui avait fait fondre ses dernières objections. Voir ses grands yeux de gamine émerveillée suffisait à le faire flancher, trop souvent d’ailleurs. Une semaine, pas plus. Il avait quand même fallu imposer quelques conditions pour éviter de passer trop de temps dans la fournaise qui lui pompait toute son énergie.  

C’était donc un bien triste spectacle qui attendait Magda à son retour de l’épicerie. Depuis qu’elle était partie avec une moue qu’il ne lui connaissait que trop bien, le jeune homme n’avait pas bougé d’un centimètre. Tout cela n’avait rien d’habituel, lui qui détestait l’ennui et la routine et trouvait toujours quelque chose à faire pour s’occuper. Dans la maison qu’ils squattaient sans qu’il ne lui avoue vraiment, une guitare avait pourtant attiré son attention dès son arrivée dans les lieux. Mais cela faisait si longtemps qu’il n’avait pas joué. Et il imaginait surtout le bois se coller contre sa peau trempée, sensation qui le répugnait au plus haut point. Alors il préférait se perdre dans ses pensées, et paresser avec sa belle, qui fit mine de s’inquiéter de son décès imminent. « Péniblement… » lâcha-t’il dans un sourire, se redressant quand même sur son coude quand elle déposa ses courses sur le comptoir. Vin pétillant, fraises et chocolat… La promesse d’une belle soirée. Athos savait pertinemment quelles étaient les intentions de sa hollandaise, et il serait prêt à faire quelques efforts pour lui faire plaisir. Et se faire plaisir aussi, d'ailleurs. Tandis qu’elle ouvrait la bouteille, Athos ne prit même pas la peine de se planquer. Le bouchon tapa sa jambe sans douleur. Elle était si nulle pour viser, c’était affligeant. « La prochaine fois, vise le plafond, t’auras peut-être une chance. » la taquina-t’il avec ce sourire agaçant qu’elle prétextait détester, mais ils savaient tous les deux que c’était faux.

Son petit sketch ne délogea pas son sourire, au contraire. Elle en faisait tellement des caisses qu’il la trouvait craquante. Le soleil n’avait pas assez fait fondre les neurones du sorcier pour qu’il en vienne à oublier son anniversaire. C’était même un peu pour ça qu’il avait accepté Malaga d’ailleurs. Athos n'oubliait jamais une information, et avait mentalement noté la date quand elle l'avait mentionnée au détour d'une conversation, des mois plus tôt. Mais la faire tourner en bourrique était son sport favori, et il avait volontairement laissé la journée s’écouler comme si de rien n’était, juste pour tester les limites de sa patience. 17 heures, pas mal. Il avait misé sur le début d’après-midi, maximum. Ce qu’elle ne savait pas, c’était que passé minuit, tandis qu’il la déplaçait du hamac où elle s’était endormie pour la déposer dans le lit qui n’était pas le leur, il lui avait murmuré un Feliz Navidad à l’oreille, avec son épouvantable accent espagnol. Bien sûr, il ne lui dirait jamais.

« Nan, c’était aujourd’hui ? » Bien sûr, il aurait pu jouer la comédie jusqu’au bout, et mimer une expression de désolation profonde. Mais il n’arrivait pas à effacer son expression satisfaite. Levant finalement ses fesses du canapé au prix d’un effort surhumain, Athos avança jusqu’à elle et saisit la coupe qu’elle lui tendait d’une main. De l’autre, il sortit deux billets de la poche de son chino crème, seul vêtement que son corps supportait par cette chaleur et les lui brandit sous le nez. « Désolé, c’est qu’il n’est que 10h au Mexique, et comme c’est là-bas qu’on part la semaine prochaine… Je suis un peu décalé.  » Fier de son petit effet, Athos trinqua avec elle et déposa un baiser sur sa joue moite. Un geste bien plus intime pour lui qu’un vulgaire smack. « Bon anniversaire, Magda. » C’était donc la deuxième fois qu’il lui souhaitait dans la journée. Sale petite râleuse. Il s’était crevé ces derniers mois pour s’offrir de quoi payer ces billets vers une destination qui lui plaisait, parce qu’il voulait lui offrir ce cadeau avec de l’argent propre. Pas de petit trafic pour les anniversaires. Il y avait des choses qu’on ne pouvait décemment pas salir. Et dire qu’avec un bon portoloin, ça aurait pu être gratuit ou presque… Vivre comme un moldu n’avait pas que des avantages. Alors ça serait direction le Mexique à bord d'un cargo pas très bien famé. Mais c'était l'intention qui comptait. Ils ne roulaient pas assez sur l'or en ce moment pour se payer le luxe d'un autre moyen de transport. Et puis, ça leur ferait une nouvelle aventure.

Ce qu’elle n’avait pas vu non plus, toute affairée qu’elle était à préparer sa petite scène, c’était le paquet posé sur la table. Un simple sac, sans ornement ni fioriture, qui contenait une jolie petite robe sur laquelle elle avait lorgné lorsqu’ils avaient flâné dans les rues à leur arrivée. Elle pensait sans doute avoir été discrète, ça n’était pas le cas. D’un geste de la tête, il lui montra le paquet avant de tremper ses lèvres dans le semblant de champagne. « Tu devrais jeter un coup d’oeil à ça aussi. Et l’enfiler au passage, qu'on voit combien de temps on peut tenir avant que je te l'enlève. »
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MessageSujet: Re: That is why most great love stories are tragedies | Athos Gayson That is why most great love stories are tragedies | Athos Gayson EmptyMer 20 Mai 2020 - 14:21

Amusée et pas peu fière de son petit numéro, Magda porta à ses lèvres sa coupe de mousseux, laquelle était déjà bien enveloppée d’une robe de condensation. Le vin pétillant était bon, malgré qu’il ne soit pas aussi fin qu’un Champagne, cependant la jeune femme ne s’en plaignait pas. Parties à l’aventure depuis plusieurs semaines déjà, Athos et elle avait fait ce choix de vivre pour les expériences plus que pour le luxe et se donner l’impression d’être sophistiquée lui allait tout à fait. De toute manière, étant issue de la classe moyenne, la fêtée n’aurait probablement pas su apprécier un Champagne à la juste valeur de ses euros. Alors que les bulles lui montaient au nez, quelque chose d’improbable se produit : elle s’était trompée du tout au tout et son copain n’avait pas oublié qu’elle prenait une ride aujourd’hui. Ses grands yeux s’ouvrirent un peu plus et elle comprit que le brun était beaucoup plus attentionné et profond qu’il ne le laissait paraître. Quelque chose se produisit dans son regard, probablement était-ce l’éclat de la flamme de son amour renouvelé. « Tu t’en es souvenu? » demanda-t-elle bêtement sans pouvoir caché son incrédulité. Peut-être tentait-il simplement de dissimuler son oublie derrière un habile mur de sarcasme? Sans répondre en mots, Athos sorti deux billets de la poche de son pantalon – miracle que l’encre n’ait pas coulée – et les lui brandit sous le nez. « On quoi? » Les yeux de la brunette étaient troublés d’incompréhension et d’une profonde gratitude, fixés sur les billets qu’elle avait maintenant entre les mains elle remarqua à peine le doux baisé que son copain lui offrait, bien qu’elle lui tendît inconsciemment la joue. Au bout d’un moment, Magdaleenjte porta ses grands yeux sur le visage harmonieux de son amant, visiblement émue et surprise de l’attention. « Athos, c’est bien trop dispendieux, c’est de la folie, on n’a pas cet argent! » murmura-t-elle alors que son euphorie gagnait peu à peu sur son souci et qu’un éclatant sourire fendit son visage. « Tu dois vraiment être fou de moi pour être aussi romantique » lui lança-t-elle avec un clin d’œil alors que sous son crâne une petite répétait à toute vitesse omg omg omg le Mexique, c’est un fou, omg omg omg. La brunette l’entoura soudainement de ses bras, plaquant sa tête entre ses deux pectoraux – elle aurait bien voulu l’embrasser, mais sans sa coopération elle n’arrivait pas à atteindre ses lèvres. Magda resta ainsi un moment, contre lui, en espérant que la poigne de son étreinte suffise à lui communiquer tout l’amour et la gratitude qu’elle ressentait en ce moment. « T’es collant » lui lança-t-elle en faisant mine d’être dégoutée. La jeune femme rompit le contact pour reporter son attention sur les billets : dans quelques jours à peine ils traverseraient l’Atlantique tel Magellan et Colomb, à la différence près qu’ils pourraient difficilement garder leurs mains loin l’un de l’autre. « T’es vraiment un fou, en bateau, c’est… » trop concentré par ses rêves de romance sur le pont, Magda pris un moment à comprendre qu’il venait de lui annoncer qu’elle avait un autre présent. Elle fronça les sourcils puis nota la jolie boite posée sur la table, laquelle semblait bien réelle. « Mais…! » protesta-t-elle avant de l’ouvrir et d’y découvrir la magnifique robe qu’il lui avait achetée. La néerlandaise n’avait aucune idée de comment il avait réussi à avoir toute cet argent, mais elle se promis de lui rendre la pareil dès qu’il le serait possible. Elle se retourna vers son amant et rebondie aisément sur ses paroles, tenant sa nouvelle robe par les bretelles : « pour que je puisse l’enfiler, il faudrait que tu m’aide à me débarrasser de celle-ci… ». La jeune femme lui offrit son regard le plus innocent, comme pour sous-entendre qu’elle avait perdu l’usage de ses bras et que sans son aide il était impossible qu’elle arrive à se dévêtir suffisamment pour enfiler son deuxième présent. Évidemment, ce n’était pas le cas, Magda souhaitait seulement sentir les mains d’Athos brosser les côtés de son corps et peut-être lui faire subir un coup de chaleur à la vue de son corps presque nu.
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MessageSujet: Re: That is why most great love stories are tragedies | Athos Gayson That is why most great love stories are tragedies | Athos Gayson EmptyJeu 21 Mai 2020 - 15:25

Les grandes billes de Magda eurent du mal à cacher sa surprise. Exactement l’effet escompté, bien joué Greyson. Visiblement, elle eut même du mal à croire au cadeau qui était, c’était vrai, plutôt cher en apparence pour deux personnes qui arpentaient les routes avec peu de sous en poche. Ses capacités magiques leur sauvaient souvent la mise, même s’il évitait d’en abuser pour éviter d’avoir un jour à lui révéler qui il était vraiment. C’était d’ailleurs comme ça qu’il avait réussi à dégoter ces billets. À la base, Athos s’était contenté d’acheter la robe avec le fruit de ses heures supp’ des derniers mois, déjà très satisfait de lui offrir un petit quelque chose alors qu’ils ne savaient pas toujours où ils allaient dormir le soir. Et puis, une nuit où il avait eu besoin de solitude, il avait écouté aux portes d’une conversation qui ne le regardait pas, et avait saisi l’opportunité au vol. Un marin en mal d’amour s’épanchait au comptoir. Une fille dans chaque port, une seule dans son coeur. Le père de sa bien-aimée l’enfermait chez elle chaque fois que son bateau accostait. L’histoire l’émut assez peu, mais la perspective de voyager au Mexique gratos, un peu plus. Transplanage, Dissimulio, Alohomora et voilà, le tour était joué en une soirée, et le type prit à peine le temps de décoller sa langue de la glotte de la petite pour donner les billets. Une aventure qu’il ne raconterait jamais à Magda, une de plus. Mais il savait qu’elle l’engueulerait ou tout du moins, qu’elle protesterait un peu. « Nous n’avons plus cet argent. Nuance. » la corrigea-t’il pour le principe, ignorant complètement sa remarque sur son côté dépensier.

Elle était si heureuse qu’elle finissait par dire n’importe quoi. Tout cela n’avait rien de romantique, c’était juste généreux. Franchement, il n’arrivait déjà pas à mettre une étiquette sur ce qu’il vivait avec elle, cette relation passionnée rythmée par leurs voyages et par l’imprévu. Ça lui allait très bien, mais Athos faisait toujours une pirouette quand on disait qu’ils formaient un joli petit couple. Couple, ouais c’est ça… Ils en était un, évidemment, mais les oeillères d’Athos étaient bien trop tenaces pour l’admettre. « Oui enfin, je me fais un petit cadeau à moi aussi, donc… » essaya-t’il de répondre pour masquer ses vrais sentiments, se planquant derrière sa façade égoïste. Mais ça ne trompait personne. Athos appréhendait déjà un peu le Mexique, songeant juste à la chaleur écrasante qui l’attendait là-bas - et au sourire de Magda qui serait leur compagnon de voyage. Il n’eut même pas le temps de terminer son semblant de phrase idiote que déjà, elle venait se coller contre sa peau poisseuse. La sensation était désagréable, mais le bonheur de la sentir contre lui était enivrant et balayait tout le reste. Refermant ses bras sur elle, il savoura l’instant, son nez niché dans ses cheveux en désordre. Elle était tellement minuscule que même sur la pointe des pieds, elle n’arrivait pas à l’embrasser. S’il le fallait, il était totalement disposé à la porter. C’était ce genre de moment qui aurait pu faire comprendre à Athos qu’il était vraiment amoureux d’elle. Comment expliquer autrement cette chaleur douce et diffuse qui lui envahissait le corps, bien plus agréable que celle du soleil ravageur de Malaga ? Cette envie de la garder comme ça, contre lui, cette mini-pouce qui galérait à faire le tour de son torse avec ses bras. Mais déjà, elle se décolla - c’était le cas de le dire. Il était vraiment temps qu’il aille prendre sa troisième douche de la journée, et peut-être pas tout seul d’ailleurs. « Si c’est un moyen détourné à m’inviter à prendre une douche, tu peux me le dire tu sais. » répondit-il avec un petit sourire qu’elle ne remarqua même pas, toute occupée qu’elle était à admirer les billets comme s’ils étaient or massif. Pourtant, si elle savait sur quel genre de navire délabré ils allaient voguer pendant des jours, elle n’aurait peut-être pas été si enthousiaste. Quoique…

Mais Athos détourna son attention du cadeau qui paraissait le plus cher, et qui pourtant lui avait coûté le moins. Son esprit l’imaginait déjà mentalement porter cette robe et il savait d’avance qu’elle ne la garderait pas longtemps. La chaleur n’écrasait pas tout, et surtout pas sa libido. Ni celle de Magda visiblement, qui répondit à sa remarque un peu graveleuse par une invitation. Posant le verre sur la table, augmentant ainsi ses choses d’être brisé dans quelques minutes, quand cette table serait le théâtre de leur passion, Athos la regarda lui jouer son air de ne pas y toucher. Mais bien sûr. Ses mains attrapèrent le tissu au niveau de ses hanches et le fit remonter doucement, tout doucement, laissant la matière effleurer sa peau avant que ses doigts ne s’en chargent. Son regard planté dans le sien, il ne souriait presque plus, et sentait son désir lui brûler un peu les reins. Ses mains remontèrent, effleurant ses courbes jusqu’à ses épaules, envoyant finalement valser le bout de tissu un peu plus loin quand elle en fut libérée. Il l’attrapa alors par la taille pour l’attirer contre lui et son corps luisant de sueur, happa ses lèvres le temps d’un court baiser, puis descendit dans son cou, sur sa clavicule, descendit encore et encore un peu, ses lèvres frôlant sa peau salée jusqu’à s’arrêter juste au moment où ça devenait un peu intéressant.  « Dommage que tu doives étrenner ton cadeau, j’aurais pu te plaquer contre la baie vitrée là, maintenant, tout de suite. » lui adressa-t’il une fois remonté avec un regard qui en disait long sur ses intentions. « Mais bon, je suppose que les voisins vont devoir attendre avant de se rincer l’oeil. » finit-il, haussant les épaules avec une moue contrite avant de filer jusqu’à la cuisine. Au passage, son regard glissa sur son corps découvert d’une façon si appuyée que ça en était presque indécent. À vrai dire, il ne savait même pas comment il faisait pour résister à l’envie qu’elle avait fait naître dans son bas ventre. « Tu veux que je fasse fondre un peu de chocolat ? » demanda-t’il innocemment, croquant dans une fraise un peu trop sucrée à son goût. Et puis les températures caniculaires avaient déjà du s’en charger, non ? « Enfin, je sais pas, on risque de tâcher ta belle robe après tout. » Accoudé contre le comptoir, il haussa légèrement un sourcil, attendant sa réponse et se délectant de ce qu’il voyait.
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MessageSujet: Re: That is why most great love stories are tragedies | Athos Gayson That is why most great love stories are tragedies | Athos Gayson EmptyJeu 4 Juin 2020 - 3:46

Le cœur de Magdaleenjte implosait d’amour pour cet homme-adolescent dont les neurones manquaient tellement qu’il leur avait acheté une croisière vers l’Amérique en payant probablement en nature, une pensée qui ne la fâcha même pas, tellement elle en profiterait. Le corps de la néerlandaise, quant à lui, se mit à vibrer dès qu’il déposa son verre sur la table, laissant ainsi derrière cet alcool peu délicat pour mieux consacrer ses mains à autre chose. Le regard de la brunette s’enflamma, comme tout le reste : le bas de son ventre, ses joues, le bout de ses orteils, le plancher, la nappe et les rideaux. Si elle était née sorcière, le chalet volé aurait certainement pris feu. Chaque centimètre de son être savait ce qui s’en venait et elle en avait soif comme si cela faisait des lunes qu’elle n’y avait pas goûté. Pourtant. Lorsque les grandes mains d’Athos s’emparer de la légère étoffe qui recouvrait son corps, le souffle lui manqua – déjà – et sa bouche s’ouvrit légèrement. Ses yeux, qui était brulait dans ceux d’Athos, se fermi le temps d’un bref instant d’appréciation lorsqu’elle senti les paumes de celui-ci arpenter les lignes de son corps. Son corps à présent dénudé percuta l’objet de son désir et l’exclamation de surprise qui souhaita s’échapper de ses lèvres fut volée par celles d’homme qui les attrapèrent trop brièvement. À présent libérées, elles laissèrent filer un soupire suppliant, alors que Magda laissait aller sa tête vers l’arrière pour exposer son cou à ces baisers qui la faisait déjà frissonner. Elle s’en voulait d’être si faible face à cet homme à qui elle aurait tant aimé pouvoir résister afin de ne pas encourager sa tête frisée à devenir si grosse qu’ils pourraient voyager à vol de montgolfière. Soudainement, il cessa de jouer avec elle et se mis babiller. La jeune femme lui servi ses yeux les plus outrés : pour un homme qui n’abhorrait discuter, il avait bien mal choisi son moment pour s’y adonner. « Non » protesta-elle lorsqu’il troqua la baie vitrée contre le chocolat. Quel non-sens possédait l’esprit de cet étrange homme. « Non! » protesta-t-elle encore, un peu plus vivement cette fois-ci. C’était son anniversaire à lui, elle décidait quand elle gouterait à sa plaquette de chocolat et lorsqu’elle le ferait, elle ne la partagerait certainement pas avec lui. Il se mettait les doigts dans le nez s’il pensait autrement. D’un geste rapide elle lui claqua la main qui s’apprêtait sournoisement à lui chiper une deuxième fraise - c’est à moi Gayson! – puis s’empara de ses mains de briguant pour les plaquer contre ses seins déjà libres de leur support habituel – qui s’encombrait d’un soutien-gorge lorsqu’il faisait 40 degré? « Non. Pas de chocolat. Pas robe. Les voisins s’ennuient » dit-elle convaincu d’avoir remporter la bataille. Si Athos la mettait dans tous ses états, la néerlandaise savait que c’était réciproque, elle insista néanmoins « c’est mon anniversaire. Tu me plaques contre cette baie vitrée. Maintenant. ». On dénotait dans le regard de ce petit bout de femme, quelque part entre les flammes de désirs qui y dansaient, une pointe d’autorité.

HJ:
 
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MessageSujet: Re: That is why most great love stories are tragedies | Athos Gayson That is why most great love stories are tragedies | Athos Gayson EmptyVen 12 Juin 2020 - 4:42

Délicieuse frustration… Il fallait un sacré self-control pour s’éloigner d’une femme comme Magda alors qu’elle était quasi nue, et qu’elle se laissait ainsi aller sous les assauts de ses baisers. Athos se délecta de chacune de ses réactions, de chaque soupir, chaque frisson, chaque gémissement qui venait répondre à l’un de ses actes brûlants de désir. À vrai dire, il lui était souvent difficile de lui résister mais cette fois… Oh cette fois, il parvint à s’éloigner d’elle au prix d’un effort presque surhumain. Mais parfois, le sorcier se sentait d’humeur joueuse, amusé de voir comment la jeune femme réagirait. Et il ne fut pas déçu : la laisser ainsi sur sa faim provoqua chez elle une pulsion qui se verbalisa en quelque chose qui ressemblait à un ordre plus qu’à une supplique. Non, tu n’as pas le droit de partir. Non, tu n’as pas le droit de me faire ça. Le sourire qui habillait ses lèvres ne trompait pas sur la satisfaction qu’il ressentait à la voir ainsi protester alors qu’il s’était arrêté à un instant qu’ils ne demandaient tous les deux qu’à prolonger. Cela avait bien plus de saveur que cette vulgaire fraise qu’il n’avait même pas savourée.

La robe passa donc au second plan - était-ce étonnant ? - alors que la jeune femme le rejoignait dans la cuisine, détournant sa main des fruits défendus d’un geste mignon dans sa petite violence. Elle n’avait pas besoin de parler, ses yeux le faisaient pour elle et pourtant, elle ne put s’empêcher de le commander. Athos n’était pas homme à obéir aux ordres. Pourtant, quand ils sortaient de cette bouche-là, dans ce contexte-là, il lui était tout à fait impossible de ne pas céder. D’autorité, elle lui plaqua les mains sur sa poitrine découverte, et il eut toutes les peines du monde à lui laisser finir sa phrase avant de happer à nouveau ses lèvres dans un baiser ardent. Quand il parvint enfin à s’en détacher, ce fut pour murmurer une simple phrase totalement explicite. « La baie vitrée attendra. » Il était bien trop tard désormais pour franchir les quelques mètres qui les séparaient de la surface vitrée, et il l’attrapa par les fesses pour la porter. Pendue à son cou, il eut tout le loisir de lui montrer que lui aussi n’avait plus envie d’attendre, et que ce foutu chocolat n’était clairement pas un artifice nécessaire à ce qu’ils s’apprêtaient à faire. Un pas suffit pour la caler contre un élément de cuisine, qui serait le théâtre du début de l’expression de leur passion. Bon spectacle, les voisins.


Lorsqu’enfin il parvint à détacher son corps du sien, épuisé par cette dernière vague de plaisir partagé, l’empreinte de leurs corps se devinait sur la table, le canapé, la fameuse baie vitrée et sûrement sur le carrelage glacé sur lequel ils étaient désormais allongés. Le souffle court, la peau moite, le jeune sorcier laissa sa main posée sur la hanche de sa moldue de compagne, détaillant son visage et le reste de son corps qu’il connaissait par coeur maintenant. Athos n’avait jamais été l’homme d’une seule femme. Ces dernières années, il avait exploré le plaisir dans tant de bras dont il se lassait bien vite, découvert tant de corps, embrassé tant de bouches… Et chaque fois, il s’en détournait pour en chercher d’autres, comme pour combler une envie insatiable. Mais depuis qu’il connaissait sa belle hollandaise, depuis cette nuit-là, dans le chalet, il n’y avait eu qu’elle. Sans étiquette aucune sur ce qu’ils étaient, il aurait pu continuer à s’adonner à d’autres épisodes de séduction nocturne. Comme avant. Mais jamais l’idée ne lui avait traversé l’esprit. Peut-être parce qu’il avait enfin trouvé ce qu’il ne cherchait même pas. Et quand il la contemplait, là, sous un rayon du soleil de Malaga, il comprenait pourquoi. Peut-être était-ce son regard, son sourire, ce lien particulier qu’ils avaient noués et qu’il refusait catégoriquement de nommer. Mais cela voulait clairement tout dire. Caressant sa joue d’un geste tendre, il déposa un baiser sur ses lèvres, geste qui exprimait en silence ce que sa bouche refusait de dire depuis des mois. Trois mots exclus de son vocabulaire, mais pas de son coeur. Il était juste trop bête pour comprendre.

Fin du souvenir.
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That is why most great love stories are tragedies | Athos Gayson

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