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There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE

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Grace Pham Le

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MOLDU
Ce n'est pas la magie qui fait qu'un être est magique.

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MessageSujet: There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE EmptyVen 22 Mai 2020 - 16:50

C’était un drôle d’été à Manchester. Jusqu’au début du mois de mai, la moitié des fenêtres avait affiché des pancartes promouvant les travaillistes, l’autre moitié les conservateurs. Et puis il y avait eu la finale de la FA Cup au Stade Wembley à Londres. Arsenal contre Ipswich. Manchester avait tristement fini la saison à la dixième place de la ligue. Et depuis ce jour, il n'y avait plus que des fanions rouge et blanc qui pendaient aux fenêtres …

Grace et sa petite soeur Felicity rentraient de leur classe de danse et évoluaient tranquillement dans leur nouvelle ville réconciliée par la défaite. La gosse de neuf ans fonçait sur ses rollers. La grande soeur l’accompagnait en faisant des zigzags sur la route, bougeant prudemment son guidon d’une bordure de trottoir à l’autre. C’était le mois d’août, en plein milieu d’après-midi, et pas un seul riverain n’y faisait rouler sa voiture. Felicity avait insisté pour garder son tutu et Grace s’amusait de la vue de ses deux cure-dents coincés entre deux gros rollers et son épaisse jupe de mousseline. Elle-même n’avait conservé que son strict chignon de ballerine, trop heureuse de retrouver un simple short en jean et un débardeur blanc après une douche bien fraîche. Elle portait sur son dos un sac avec leurs affaires et avait noué autour de ses fesses sa chemise à carreaux, il faisait chaud. « La route monte, Gracie ! ». La route n’aurait pu être plus plate, elle répondait à la même géographie parfaitement ennuyeuse de tout ce qu’on trouvait dans leur quartier. « Vraiment, t’es sûre ? Allez, on est bientôt arrivées, pense plutôt à la ice pop qui t'attend dans le frigo ! ». Mais la friponne avait déjà accroché ses mains sous la selle de vélo de sa grande soeur et écarté ses jambes de chaque côté de la roue arrière pour se faire tracter. Plus amusée que embêtée par la situation, la plus grande donna sans peine deux nouveaux coups de pédale avec ses flip-flops pour tirer sa nouvelle charge de quoi ? vingt-cinq kilogrammes ?

Elle accéléra un peu plus, profitant du semblant de fraîcheur que lui apportait la vitesse, en déclenchant chez sa petite soeur des cris faussement effrayés. Leur différence d’âge n’avait jamais empêché les deux soeurs Pham Le de s’entendre à merveille et, à bien des égards, Grace s’amusait plus avec elle qu’elle ne s’amusait avec Rupert. Elles tracèrent devant la maison des Diggory. Et alors que, pour une rare fois, les pensées de Grace n’étaient pas dirigées vers le mystérieux adolescent qui vivait sous le toit, une déflagration lui fit perdre le contrôle de son engin. BADABOUM ! La brunette eut trop peur de blesser sa soeur en freinant sec (alors même que celle-ci plus maligne avait déjà lâché la selle et finissait tranquillement sa course en étant accroupie). Elle tourna brusquement son guidon … tout droit dans la jolie haie fleurie !


Dernière édition par Grace Pham Le le Ven 5 Juin 2020 - 14:20, édité 2 fois
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Reginald Diggory

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PRÉFET POUFSOUFFLE
Les actes non les paroles font la loyauté.

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MessageSujet: Re: There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE EmptySam 23 Mai 2020 - 22:51

Je suis assis au milieu de mon salon, dos à la fenêtre pour permettre au soleil de bien coloré la peau de mon dos en rouge. J’aime bien sentir cette chaleur, malgré qu’elle commence à m’étouffer un peu…Manchester est en feu cet été, à croire qu’on l’a transplanné en Espagne. J’ai mon manuel des potions bien ouvert devant moi et la langue sortie – pour m’aider à lire – je déchiffre les ingrédients et étapes nécessaires à la préparation de l’Élixir d’Euphorie. On aurait pu penser que c’était pour utilisation illégale, mais rassurez-vous, je n’oserais jamais boire un truc que je concocte, des plans pour que je me transforme en crapaud violet avec une troisième patte sur le crâne. En fait, j’ai beaucoup réfléchi lorsque j’ai reçu mes résultats d’examens trolliques et j’ai décidé de profiter de l’été pour m’auto-enseigner les potions, étant donné que c’est la seule classe que je peux pratiquer sans m’attirer les foudres du Ministère. Je pourrais bien lire et relire mes grimoires, mais je fais ça à chaque année et visiblement c’est pas une solution de champion. Pourquoi pas potionner tout le cursus de la 6e année cet été? Du génie. J’suis partie avec quelques ingrédients qui sont un peu plus difficile à trouver, comme de la peau de serpent du cap, et une motivation dans le tapis. « Menthe poivrée c’est ajouté, jus de figue aussi, trop fort Reggie » je réfléchis à voix haute avant de prendre la cuillère de bois pour remuer dans le sens des aiguilles d’une montre, sauf que je suis tellement concentré que je remarque le mot « inverse » entre sens et aiguilles et je m’exécute correctement. « T’as vu Sluggy? » Non, notre gros professeur de potion n’est pas dans mon salon – quoique si Amos y était, il pourrait bien nous visiter – par contre, le très vraiment désagréable chat de mon aîné me regarde comme si je lui avais adressé la parole. Il se sent toujours visé celui-là et je vous jure qu’il prendre plaisir à m’agacer. « Ouste Patate, c’est sérieux c’qui s’passe ici » je tente de le congédier en lui bougeant ma baguette sous le nez. Échec, il ne bouge pas d’un poil, à croire que même lui sait que j’sais pas faire grand-chose avec ce bout de bois. Joie. Je me retourne pour ramasser les épines de porc-épine, mais ça me prend un moment, car c’est assez délicat et tu veux pas t’en coincé une sous l’ongle du pouce. Je parle d’expérience évidemment. « Patate! » je crie à l’imbécile félin qui se nomme en fait Patacitrouille – mais Patate c’est plus rigolo. Ce légume racine ne daigne même pas me regardé et exécute son plan machiavélique : il plonge sa patte dans mon chaudron. ALERTE PROBLÈME. La potion n’apprécie pas cette intrusion poilue et elle se met à bouillonnée et à bouillonnée et à gronder et désespéré j’ai à peine le temps de reculer d’une fesse que la potion explosion. BANG! Je suis aspergé d’un truc vert qui pu et je regrette tout de suite de m’être laissé charmé par l’été et d’avoir délibérément omis le T-shirt. Or, je suis le chanceux des deux, car le vil chat de mon frangin part à la voler et traverse la fenêtre d’un « MIAAAWWWWWWW » à glacer le sang d’une gargouille. « PATATE » j’hurle en me disant que mon frère va me trucider, si bien sur il reste quelque partie de mon corps une fois que ma mère m’aura découpé en morceaux et que mon père m’aura fait bruler sur le buché. Ironiquement, je n’ai jamais souhaité aussi fort que cette boule de poil soit en vie. J’saute sur mes pieds et traverse l’épaisse fumée brunâtre nauséabonde pour pousser la porte et sortir à l’extérieur « PATATE » j’hurle encore comme un fou alors que je suis témoin d’une scène presqu’aussi chaotique que ma potion : une fille – dans mes âges – vient de foncer dans la haie de fleure que mon père entretient avec plus de fierté qu’il en a jamais eu pour moi alors que le dit Patate s’enfuie en passant entre les deux roues de l’engin de la tueuse de pivoines (la pauvre, joli, mais c’tun nid à fourmis ces fleurs). « T’ES FOLLE PAS LES FLEURS DE MON PÈRE » je l’attaque en accourant tout près, pris de panique par tout ce qui se passait. C’est un désastre cet après-midi, il ne restera plus rien de moi dès que les trois autres renteront du boulot.  Contre toute attente, je me surprends à arracher une pivoine et à rigoler comme un débile d’un rire qui me fait carrément peur. Eh ben, l’Élixir d’Europhorie était peut-être plus réussi que je l’eusse cru. « T’as deux fourmis sur la cuisse » je me marre comme si c’était une blague de génie, c’est sur qu’elle va partir en courant. J’dois pas avoir l’air du mec le plus fréquentable en ce moment : j’ai explosé ma mon salon, y’a une épaisse fumée brun caca qui s’échappe du trou par lequel notre chat s’est envolé, j’suis vêtu que d’un short rouge criard, recouvert d’un liquide poisseux jusque dans les cheveux, j’ai une fleur à la main et je ris comme un dérangé. Salut ma belle, moi c’est Reginald Diggory.
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MessageSujet: Re: There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE EmptyLun 25 Mai 2020 - 9:28

La roue avant en plein dans la haie, une flip flop perdue dans la mêlée, la moldue lâcha un juron en se laissant glisser de sa selle. Grace n’était pas tombée, ne s’était pas blessée. La haie fleurie par contre ! Sa farouche adversaire en extirpa son engin kamikaze pour lui donner meilleure allure, sans grande efficacité. « Tu vas avoir des problèmes … ». La solidarité entre soeurs, vous connaissez ? Felicity éclata de rire en avisant Grace tenter de redresser une fleur qui pendait tristement au bout d’une branche à moitié arrachée. « PATATE ! » s’entendit-elle alors insulter sans remarquer la boule de poils hérissés qui fila sous son vélo. L’adolescente se redressa finalement, sourcils légèrement froncés car un brin vexée, prête à s’expliquer. La première chose qu’elle remarqua fut le torse du garçon en face d’elle, il était d’un blanc éclatant (pire choix que de porter un short rouge). Mais ça aurait été mentir d’affirmer que seule sa blancheur troublait l’adolescente qui referma aussitôt sa bouche. Elle plongea à la place son regard, de manière plus indiquée, dans celui noisette de son voisin. Le torse nu était le premier, mais non le seul, des éléments distrayants du tableau et le fils Diggory raccrocha le premier les wagons. Il s’emporta devant la triste composition de la haie. En dépit de l’excentricité détonante de la famille, leur jardin faisait la jalousie du voisinage. Même Davies, la vieille veuve du quartier qui bavait tout un tas de médisance sur le compte de la famille, elle ne trouvait rien à redire quand on en arrivait à leur jardin ! Et Grace, bien naturellement, se mit à culpabiliser. Elle n’avait pas uniquement détruit une haie mais le rempart de la curieuse famille contre les calomnies du voisinage. « Oh, mince, c’est vos pivoines, évidemment ! ». Il avait fallu qu’elle tourne le guidon de son vélo dans leur royale haie, parmi toutes celles plus expendables du quartier.

Grace avait quelques fois fantasmé le contexte qui la pousserait enfin à parler à son voisin mais aucun ne se rapprochait de celui-ci. Ses rêveries romantiques tiraient plus leur inspiration dans les romans de Jane Austen que dans les sketchs des Monty Python. Reginald était maintenant à deux pieds d’elle, sa fureur ayant éclaté dans un drôle de rire. « Hop, hop, allez-vous en de là ! » chassa-t-elle les fourmis de sa cuisse du plat de la main avant de, enfin, savoir le regarder à nouveau du haut de son mètre soixante, la main en visière. « Je suis vraiment désolée pour euh l’aspect général de ta haie - c’était une façon à la fois vague et neutre de désigner le charnier de fleurs, on aurait dit une composition mortuaire s’auto-honorant ! - mais pour les fourmis, quelques cuillères de marc de café pourraient résoudre le problème » le renseigna-t-elle avec son ton accorte de vendeuse du rayon botanique. Felicity trouva alors bon de se réfugier derrière les jambes de Grace. « Bien vu Gracie, c’est les fourmis le problème ! ». La gosse de neuf ans adressait son plus beau sourire, appareil dentaire en prime, au voisin. Dur de savoir si c’était parce qu’elle l’aimait bien ou parce qu’il l’effrayait. La môme sagesse avait néanmoins marqué un excellent point. Les fourmis paraissaient en effet être un problème franchement secondaire tandis qu’une épaisse fumée brune continuait à s’échapper par le gros trou de la fenêtre. L’horrible goûter que Reginald avait dû préparer, à base de cette même mélasse hautement inflammable qu’il avait dans les cheveux, n’était-il pas en train de continuer à brûler ? La maison ne finirait-elle pas par exploser ? Grace qui était somme toute une jeune femme très terre à terre diagnostiqua finalement la soudaine euphorie de son voisin comme l’indice évident d’une terrible commotion cérébrale. « Tu veux peut-être que j’appelle les pompiers ? » proposa-t-elle avec une certaine prudence.
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MessageSujet: Re: There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE EmptySam 30 Mai 2020 - 22:36

Aujourd’hui aura été la toute dernière journée de ma triste et courte existence : mes parents et mon frère vont me tuer. Primo, Patate s’est fait la malle et ne reviendra surement jamais après avoir vécu un tel traumatisme et Amos n’acceptera jamais que son vil chat était le seul responsable de son malheur, ayant mis ses pattes là où il le fallait pas. Deuzio, j’ai éclaté la fenêtre du salon et surement niqué le divan – encore la faute de l’horrible boule de poil – mais je pratiquais quand même illégalement une potion et je crains que ma mère ne soit pas attendrie par le fait que l’intention derrière était d’arriver enfin à me dégotter des notes acceptables. Tertio…bah la haie de papa hein. Bonne chance lui dire que c’est la faute d’une moldue, il me croira jamais. Les moldus de la rue sont passés maîtres dans l’art de faire un détour pour ne pas trop s’approcher de notre maison de fous furieux. À leur défense, c’était pas le premier truc que je faisais éclaté. Je pousse un soupir et j’passe mes deux mains dans ma tignasse gommante, notant à peine comment la meuf était cool de pas s’en faire pour des fourmis.  Je lâche un autre rire incontrôlé qui reflète bien mal mon état d’esprit et j’espère bien fort que l’effet des effluves de ma potion ratée và s’estomper assez vite. « T’en veux vraiment à cette haie…leçon numéro un de botanique : ne jamais chasser les bestioles qui nourrissent les plantes, même moi j’le sait, c’est pas sorcier! »  Ou peut-être que si? Ils apprennent la botanique les moldus? Je sais plus trop si Prof Hoover nous a parlé de leurs plantes, alors je fronce les sourcils en examinant la réaction des deux filles devant moi. C’est là que je note un truc de fou. Mais de fou. Alors la mini elle a un truc dans les dents, c’est vraiment pas mignon. Est-ce que tous les gamins moldus naissaient comme ça? Peut-être que c’est comme nos dents de bébé et ça tombe avec le temps? Je détaille la dentition de la plus vieille, nada. Tout semble normal. Pourtant il me semble qu’en Étude des Moldus on a conclu que sur le plan physique et les moldus et les sorciers c’était pas mal la même chose, à par peut-être que le manque de magie les rend un brin plus fragile. « Euh… elle a un truc dans les dents » je dénonce à la plus vieille pour qu’elle s’occupe de la gamine, p’t’être qu’elle avait chopé une maladie moldue. Je me rends compte qu’elle m’avait posé une question que j’ai ignorée, trop obnubilé par le machin disgracieux qui ornait la dentition de la cadette. « Les pompeux? Dérange personne y’a pas d’feudeymon dans le lac! J’ai juste…euh… fait éclater la citrouille? » c’était plausible pas vrai? Une citrouille qui chauffe trop ça doit péter non? « je l’ai mis dans le truc là, euh, pour cuisiner, et ça d’vait être trop chaud, ça a fait BOOM! » À cet instant précis j’espérai vraiment que les moldus étaient un peu plus faible d’esprit que les sorciers et qu’elle allait gober mes conneries, mais y’avait ce truc dans son regard qui me donnait l’impression qu’elle avait la baguette assez affutée. Bombabouse. « Au fait, moi c’est Reginald » j’lui dit avec un grand sourire charmeur pour faire diversion et je lui tends la main – que j’essaie maladroitement d’essuyer sur mon torse tout aussi collant. Je note le serpent que mon père a acheter pour faire genre qu’il arrose sa haie de la même manière que ses voisins – même s’il doit pas trop comprendre comment l’utiliser – et je me penche pour le ramasser du sol. Ça s’appelle une hose selon ma rouquine de prof et suffit que de presser le truc pour actionner « tu veux bien m’arroser un peu? » Ce serait fichtrement brillant de ma part de ma dégommer un peu avant de remettre les pieds dans la maison de ma mère. Curieux, je pèse sur la gâchette…un puissant jet d’eau – bien plus puissant que les aguamenti que j’arrive à produire – s’échappe du serpent et frappe de plein fouet la tueuse de fleurs. « Merde »
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MessageSujet: Re: There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE EmptyJeu 4 Juin 2020 - 13:06

Les Diggory avaient le plus beau gazon du quartier, tout au contraire des Pham Le. Au milieu de leur parterre de mauvaises herbes, était planté un vulgaire toboggan en plastique brûlant sous le soleil. Cela dénotait, encore mieux que l’air de Grace tandis que Reginald faisait la promotion des fourmis, leur profond désintérêt pour la botanique. Son éducation la poussait en effet à acquiescer poliment. « Mmh ». Vivre dans un appartement à Londres dont les plantes se trouvaient uniquement entretenues par la femme de ménage, ça ne leur avait pas donné la main verte. Les choses changeraient peut-être. Mais ce ne fut pas pour jeter un coup d’oeil à leur triste terrain vague que Reginald se désintéressa finalement à sa haie. Le garçon qui fixait bizarrement sa petite soeur eut à son sujet un commentaire qui termina de la faire se cacher derrière ses jambes. Felicity était assez complexée par son appareil dentaire, comme on pouvait s’y attendre à la vue de ses neuf ans d'expérience de la vie. La gamine ne s’était pas laissée persuader par leur père du style des petits élastiques roses fluo qu’il avait glissés autour de ses bagues. « Ce n’est pas très gentil ». Grace défendit naturellement sa petite soeur, bras farouchement croisés, avec un regard plus déception que colère à l’encontre de son interlocuteur. Mais en même temps, est-ce que ce n’était pas un peu Fitzwilliam Darcy comme réplique ?

La fumée qui s’échappait par la fenêtre était moins épaisse, le combustible avait sans doute cessé de brûler. Grace se laissa ainsi convaincre de ne pas appeler les pompiers (il avait dit pompeux ?), les ambulanciers par contre ... « Une citrouille au mois de juillet ? ». Cette manière très moldue de refuser de voir la magie et de s’étonner à la place des éléments les plus futiles. Elle décida de lui laisser une toute nouvelle chance au moment où il se présenta. Malgré toutes les étrangetés qui l’entouraient (et qu’il constituait lui-même), Grace ne pouvait s’empêcher de trouver à Reginald l’air gentil. Il lui plaisait bien, tout simplement, sans qu’elle ne puisse autrement se l’expliquer. « Si jamais tu meurs de faim, on a des glaces à la maison, c’est celle avec le jardin … qui ressemble à rien … du coup » pointa-t-elle du pouce, derrière son épaule, sa maison vers laquelle la petite en tutu s’enfuyait rapide comme l'éclair sur ses rollers. Le mot glace avait apparemment suffi à lui faire oublier sa vexation. La conversation entre les adolescents se trouvait, pour elle, bien ennuyeuse. C’était au contraire avec un regard pétillant que l’aînée répondait au sourire charmeur de son voisin (dont elle savait déjà le prénom, avec sa curieuse oreille qui traînait …). Elle n’était pas certaine de la main à serrer (quoi que celle qu’il essuyait nonchalamment sur son torse lui sembla un choix plus intéressant que celle qui ramassait le jet d’eau) et se pencha un peu vers lui pour lui tendre la sienne et se présenter à son tour. « Grace, enchan … » SPLASH ! Son débardeur blanc, plus si propre et sec après sa course en vélo sous la canicule, se trouva complétement aspergé. Elle bondit trop tard en arrière et se débarrassa au moins de la dernière flip flop qui pendait entre ses deux orteils. Plutôt que de hurler (comme elle l’avait fait quelques jours auparavant contre son grand frère), elle explosa de rire. « Tu serais pas un peu maladroit par hasard ? ». La citrouille n’avait assurément pas péri de combustion instantanée, aussi inappropriée puisse-t-elle être à leur saison. Elle s’empara enfin du tuyau d'arrosage, plutôt que de sa main qu’elle ne pensait plus à serrer, et l’aspergea sans prévenir d’une gerbe d’eau bien fraîche sur le visage. « C’est toi qui m’a demandée, alors … ». Sa justification aurait sans doute paru plus légitime s’il n’avait pas été aussi évident qu’elle se retenait de rire devant sa tête toute dégoulinante (quoi que non plus de mélasse).
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MessageSujet: Re: There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE EmptyMar 11 Aoû 2020 - 18:37

Jouons à un jeu : combien de bouilles Reginald Diggory peut-il cumuler en quelques secondes à peine? Vous allez être surpris par mon potentiel les mecs. Déjà, faire cramer mon salon, voler le chat, et éclater la fenêtre tout en attirant l’attention de deux jeunes moldues curieuses, c’est pas rien. J’aurais difficilement pu faire plus. Ensuite, insulter une gamine, ça c’est du vrai champion doublé d’un tact de fou. Évidemment, la petite est en plus complexée par sa dentition – j’aurais quand même dû m’en douter, vu comme c’est pas très élégant dans sa bouche. À ma défense, j’ai quand même réussi à marmonner un « désolé » sincère, dans la foulée, vous savez, tout juste avant d’asperge ma nouvelle voisine avec le boyau à arroser les pivoines. Citrouille sur la tarte : Grace. porte. un. débardeur. blanc. Je suis mort. Je dois être tellement rouge qu’on me trouve des airs mauves. Si j’avais confiance d’y arriver sans me désartibuler je briserais le secret magique, les règles de pratiques de la magie et je transplanerais sur une ile déserte histoire de m’y terrer et de me faire oublier à tout jamais. Je me mets à rire d’un rire nerveux qui n’a rien à voir avec la potion ratée et je me fais un devoir de fixer un nuage informe au loin. Au moins elle rit, c’est bon signe non? Ayayaye. Elle verbalise l’évidence : ma maladresse notoire. « Ouais, j’suis un troll » j’approuve avec un sourire et une main nerveuse qui balai mes cheveux alors que mon traitre de regard passe sur ma voisine et que je mauvie encore plus. SPLASH. « OHA » je lâche alors qu’un jet glacial m’happe et me débarrasse d’une bonne partie de la dégeulasserie qui me dégouline sur le visage. C’était en plein dans le mille. Ça me refroidit et me détend un brin; elle est cool, je suis cool, ressaisie toi Reggie. Je me vois même rigoler sincèrement. Joueur, je m’élance en avant pour lui arracher le truc des mains – l’idée de lui faire la guerre m’enchante – mais elle a une poigne forte et des réflexes meilleures que les miens…en plus d’avoir conscience de ses pieds, un talent qui ne m’a pas été transmis à la naissance. Je m’enfarge les pieds dans le tuyau, ma main gluante lui attrape l’épaule pour tenter de me retenir, mais rien à faire : la chute est imminente. J’ai donc la décence de ne pas l’entrainer avec moi et d’embrasser le beau gazon vert comme un grand.

Couché au sol, je rigole comme un fou et me retourne sur le dos, un œil fermé pour lutter contre le soleil d’été qui m’ébloui. « Aller, finis-en avec moi, je suis un cas » j’écarte dramatiquement mes bras en attendant qu’elle ne termine son attaque et me lave de surcroit. J’ai aucun doute qu’elle vas s’y donner à cœur joie. Je viens replier mon bras droit sous ma tête et mon genoux droit pour mieux prendre la pose style mannequin et pour mieux la regarder – elle fait pas mal aux yeux quand on s’y attarde. « C’est plus sécuritaire pour tout le monde si je reste au sol…surtout qu’il ne me reste que quelques heures à vivre… » j’ai un triste regard pour la fenêtre cassée, je sais que mes parents vont me tuer, me déshériter voir supplier Dumbledore de me reprendre au château pour l’été. « La glace serait un bon dernier repas. On pourrait aller chez fortarôme se bourrer de glace à la citrouille…ah merde, non, laisse faire, euh. » Je soupire et je ferme les yeux : y’a rien à faire avec moi. Rien. Nada.

HJ:
 
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MessageSujet: Re: There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE EmptyMar 18 Aoû 2020 - 10:58

Un garçon qui se qualifiait de ‘troll’ à la place de ‘con’ et maîtrisait si bien l’euphémisme (enfin c’était permis de le penser quand on avait jamais croisé la bête !), c’était forcément un garçon différent. Allez savoir si c’était par curiosité scientifique ou par rébellion adolescente, les weirdos avaient toujours été les seuls garçons capables de retenir l’attention de la voisine. Grace qualifiait généralement de 'chiant' ce que les autres considéraient plus simplement comme 'normal'. Et selon cette définition, Reginald Diggory finalement, il était un tas de choses sauf chiant. Tout au contraire de leur quartier frappé par la canicule cet après-midi là.

Grace et son tee-shirt blanc avaient donc accueilli le jet d’eau glacé sans la moindre trace de timidité ou de réticence. Quand vous alliez en classe avec des garçons qui se gargarisaient de voir votre fanny en justaucorps au moindre stretching de la jambe un peu trop aérien, la révélation d’une brassière en pleine bataille d’eau, ce n’était plus grand chose. Enfin pour elle, l’effet sur son voisin était mignon. A le voir rougir comme feu ses pivoines, il devait étudier dans une catholic school où les filles étaient interdites et les uniformes de rigueur. La moldue, grâce à ce dernier point, ne se trompait donc pas sur toute la ligne. Reginald était déjà passé de rose à rouge, de rouge à mauve, et avant que sa tête n’explose comme sa citrouille, Grace lui rendit sa rafraîchissante politesse. Le temps était idéal pour une bataille d’eau et son monopole sur le tuyau lui garantissait une victoire facile. Reginald voulut forcément le lui reprendre pour inverser les chances mais Grace recula aussitôt en poussant un cri d’excitation auquel succédèrent bien vite de nouveaux éclats de rire. L’adolescente n’eut pas besoin de fuir derrière la haie, le maître des lieux s’était cassé la binette peu loin de sa bicyclette. Les deux mains sur le tuyau d’arrosage, et malgré la piètre position de son adversaire, elle se contenta d’un mouvement d’épaule pour vaguement replacer la lâche bretelle du débardeur qui lui tombait sur le bras.

Reginald affichait une belle posture d’étoile de mer séchant au soleil, et la moldue hésitait à l’enjamber pour lui porter le coup de grâce directement dans la face. Mais elle recula plutôt d’un nouveau pas, craignant quelque feinte, dès qu’il ajusta sa position. Et un dernier éclat de rire, soumis à l’excitation d’un jeu encore innocent, lui franchit le bord des lèvres. Elle n’hésita plus du tout au moment d’obéir à sa nonchalante demande. Il était impossible de lui résister quand, torse nu et dégoulinant d’eau, il lui souriait derrière la mèche de cheveux qui lui barrait le visage. Ca lui donnait envie de la replacer délicatement. Une drôle de pensée à laquelle elle ne répondit pas, comme elle préféra user de la pression du jet d’eau, plutôt que du bout de ses doigts, pour le recoiffer. SPLASH ! Grace s’interrompit aussitôt, et non pas car son prénom la poussait à accorder des faveurs. Ca non, elle était terrible ! Il lui semblait simplement que son voisin s’était presque laissé aller à formuler une invitation avant de boire la tasse. « Quoi ? - Interjection de surprise plus que de surdité - Ca me ferait plaisir de manger une glace même à la citrouille ». Elle avait parlé à toute allure comme si elle avait souhaité aller plus vite que la rétractation qui pourtant, était déjà bien sortie de la bouche de son voisin. Pourquoi d’ailleurs ? Elle reprit plus posément. « Tes parents ne peuvent pas te punir si tu me mets l’ensemble de tes catastrophes sur le dos, non ? Et puis d'ailleurs, tu ne mentirais pas pour la haie ! ». Grace voulut arroser l’une des dernières fleurs de la haie encore accrochée à sa branche, mais les pétales de celles-ci éclatèrent sous la pression du jet d’eau. Petite moue d’excuse, la botanique comme déjà dit, n’était pas son meilleur centre d’intérêt. Reginald par contre, il avait encore un peu de sa mélasse sur le torse qu’elle arrosa plus gentiment en lui souriant. Pourvu qu’il reformule son invitation. Elle l’aimait bien, son voisin, depuis le temps qu'elle l'épiait. Elle s’approcha suffisamment pour lui tendre la main et l’aider à se relever avant qu’il ne se retrouve maculé de boue.
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Reginald Diggory

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PRÉFET POUFSOUFFLE
Les actes non les paroles font la loyauté.

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MessageSujet: Re: There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE EmptyJeu 10 Sep 2020 - 17:34

Je garde mes paupières closes pour donner effet à la logique « ce qu’on ne voit pas on n’entend pas » - c’est une logique de dernier recours – et je réalise bien vite que c’est loupé, elle a des oreilles d’elfes, elle a tout entendu, plus particulièrement le passage où je l’invite ouvertement à venir lécher une glace chez fortarôme, une délicieuse crèmerie SORCIÈRE, située en plein cœur d’un cartier SORCIER, qui nécessite de faire bouger un mur par MAGIE pour y accéder. Bravo Diggo-Dingo, avec un peu de chance tu arriveras à briser le secret magique afin de terminer tes études, un rare exploit. La réalisation de ma maladresse ne m’empêche toutefois pas de lui couler un regard outré lorsqu’elle sous-entend que la glace à la citrouille n’est pas un festin merlinesque. « Je te ferais remarquer que y’a rien de mieux que de la glace à la citrouille » je lui balance pour redresser les faits, puis je fais le premier truc responsable de la journée : j’explique l’inexplicable pour un moldu. « Oui, on est un peu fou de citrouille dans la famille… » j’hausse les épaules pour faire genre-pose-pas-de-questions, puis je me redresse sur les coudes pour mieux interagir avec la petite voisine. Elle a de drôle d’idées cette fille, lui faire porter le blâme serait mon meilleur mauvais mensonge, puisque je doute fortement qu’elle puisse être responsable d’avoir fait exploser une potion dans mon salon, mais ça elle n’en a aucune idée. Sa proposition me fait néanmoins chaud au cœur, car je ne me rappelle pas la dernière fois que quelqu’un s’est porté volontaire pour prendre le blâme à ma place. Au contraire, les gens – notamment mes parents ou mes professeurs – on cette tendance à pointer trop rapidement du doigt Reginald-le-maladroit pour tout accident qui survient. J’apprécie et je suis certaine que mon brillant sourire arrive à le lui communiquer. Avant même que je puisse lui répondre, elle braque le boyau sur les pivoines de papa et elle les éclate encore une fois. Tuez-moi. Je me laisse retomber sur le dos en laissant échapper un étrange couinement de douleur – compassion pour les fleurs et alors qu’elle m’arrose plus doucement, je lui dis « Mais lâche les pivoines Merlin, elles t'ont rien fait! Alors pour les fleurs hein c’est certain que je te dénonce…si tu veux un conseil d’ami, tu devrais partir en voyage une ou deux semaines, mon père n’est pas doux quand il s’agit de ses pivoines ». Il allait tellement faire une crise. Une grosse crise. Et c’était moi qui allait écoper, évidemment, de toute manière, c’était de ma faute si une moldue sauvage s’était planté dans la haie. Je pousse le plus long soupir de l’univers, puis je m’assoie sur mon cul et lance un regard désespérer vers la fenêtre éclatée. Peut-être qu’Amelia accepterait de venir donner quelques coups de baguettes à son salon pour le remettre en ordre avant l’arrivée de mes parents? Brillante idée Diggory. « J’pense qu’on ferait mieux de quitter les prémisses avant que toi ou moi ne casse d’autres trucs, car sans vouloir t’offenser, tu laisses des traces sur ton passage hein! J’ai une amie qui habite pas loin, elle pourra m’aider à ramasser mes bouilles. » Amelia n’habite pas très loin, je pourrais aller cogner à sa porte, j’espère qu’elle y est. « J’veux bien manger une glace, mais je ne connais pas d’endroit tout près, la place que j’avais en tête a fermé l’été dernier… » C’est quand même étrange, mais j’ai drôlement envie de passer quelques minutes de plus avec Grace, elle est marrante, j’aime les gens marrants. Puis, chiller avec une moldue faut dire que c’est la classe. J’imagine déjà la gueule que va faire Davey quand je vais lui raconter mon épopée. Faudrait peut-être que j'aille me mettre un chandail avant de quitter.
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Grace Pham Le

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MOLDU
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MessageSujet: Re: There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE There is no alternative, comme dirait l'autre | REGGIE EmptySam 12 Sep 2020 - 18:50

Grace s’imaginait facilement déguster un tas de sorbets avec Reginald, l’idée lui ravit même un franc sourire. Ca n’était pas uniquement parce que le garçon lui plaisait, mais aussi parce que ses anciens amis lui manquaient et qu’elle ne connaissait personne dans le quartier. La moldue se laissait déjà aller à plaisanter avec lui comme s’il était un peu plus que son voisin. « Ca explique beaucoup de choses … ». Toute une famille rassemblée par la passion de la citrouille fixait l’excentricité des photographies qui décoraient sûrement la tablette de la cheminée. Et elle retint un nouvel éclat de rire en se figurant ces portraits au milieu desquels trônaient peut-être un gros cucurbitacée orange, façon premier prix de la foire de Louzeville. Son sourire n’était pas moqueur pour autant, plutôt attendri même, les photos devaient être plus réussies que les leurs où ils manquaient inexorablement une mère. Reginald était assez déjanté. A la manière de son sourire dont elle détourna le regard avec une certaine timidité. Sa folie était communicative malgré tout comme elle finit par rire. Le bellâtre suggérait que son père viendrait sans doute toquer à leur porte. Voyez-vous, l’adolescente accueillait tout ce qui pouvait bousculer son quotidien qu’un déménagement, puis une longue canicule, avaient fini par ramollir. La haie déflorée, la bataille d’eau improvisée, et toutes les conséquences qui s’en suivraient.

Sauf que son voisin ne lui parut soudainement plus si volontaire. Et le sourire de la vietnamienne commença à fondre comme le sorbet qu’ils ne lécheraient pas ensemble lorsque deux informations s’enchaînèrent, et que son esprit amourachée ne put s’empêcher fallacieusement de corréler. Il avait déjà une sorte d’amie, qui semblait exclure la primeur de sa présence. Et il ne l’emmènerait pas chez son glacier favori. « Oh ! ». L’adolescente s’essuya un peu gênée ses mains sur son short en jean après avoir laissé retomber le tuyau aux pieds de son propriétaire. « Désolée … Je … - ce n’était absolument pas son genre de bafouiller ou de chercher ses mots - Laisse tomber ! » avec un sourire bravette. Elle dénoua finalement la chemise à carreaux qu’elle avait entouré autour de sa taille pour y passer les bras, comme si elle se surprenait à draguer un mec déjà acoquiné de sa blonde. « J’avais oublié que j’avais déjà d’autres trucs prévus de toute façon, comme aller voir ‘l’attaque des tomates tueuses’ ... tu sais ? ». La parodie horrifique de John De Bello avait traversé l’océan pour s’afficher dans les cinémas de Manchester. L’amatrice du genre ne tenta pas d’arracher une nouvelle invitation à son voisin qui lui avait après tout bien fait comprendre qu’il était plus branché par les citrouilles explosives, un peu comme il était plus branché par une autre voisine. Et avant que ses joues n’empruntent la couleur du fruit, l’adolescente se tourna pour récupérer son guidon près des pivoines, oublia dans le désastre ses deux flipflops pour caler des pieds nus sur les pédales. « Bye ! ». Un regard emprunt d'embarras jeté à la va-vite derrière son épaule. Elle était déjà repartie, de façon presque aussi fulgurante qu’elle était apparue.

Felicity attendait Grace sur le perron de leur maison, ses jambes graciles débarrassés de ses lourds rollers. Les lèvres rougies par le sucre de la popsicle qu’elle avait trouvé seule dans le congélateur, et du sirop lui gouttant sur le bras. La gosse ne suivit pas même du regard sa grande-sœur qui s’était réfugiée à l’intérieur après avoir abandonné à la hâte son vélo dans leur jardin où aucune herbe n'avait jamais poussée. La roue avant tournait encore dans le vide. Ses yeux noirs et impertinents étaient fixés sur Reginald à qui elle tira la langue avant de lâcher un large sourire.
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