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La nuit peut encore être longue [Marius Draven]

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Elise Lerouge

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MANGEMORT
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MessageSujet: La nuit peut encore être longue [Marius Draven] La nuit peut encore être longue [Marius Draven] EmptySam 6 Juin 2020 - 22:39

Les douces soirées de la fin du printemps étaient là, le soleil se couchait tard, et la belle Lerouge aussi. Non pas qu’elle ait prêté attention au coucher du soleil pour se caler dessus, il était simplement plus agréable encore de flâner dans les rues avant la tombée de la nuit. Les nuits étaient plus courtes, une sorte d’énergie supplémentaire pouvait la tenir.

Le début de soirée s’était déjà montré assez agréable, assez active aussi, et plutôt en bonne compagnie. Mais surtout assez courte. Elise décidément en grande forme avait donc décidé de partir vagabonder sur le Chemin de Traverse. Une marche lente, douce, sans réel but au départ. Simplement profiter de ce début de nuit, alors que peu de monde traînait encore dans le coin. Assez appréciable. On entendait presque les grillons dans une pénombre pas encore très froide. En arrivant devant ce pub, Elise s’était souvenu les recommandations qu’on lui avait faites à son sujet. Un endroit calme en général, qui savait garder une forme de secret sur ce qu’il pouvait abriter. Et avec un nom charmant. Il fallait avouer que la montagne qui en gardait l’entrée risquait de ne pas inspirer ceux qui pourraient vouloir mettre une forme de désordre dans l’établissement. Après tout pourquoi pas? Sans accélérer son pas accompagné de sa désormais fidèle canne, la belle française finit par arriver à l’entrée du lieu au nom si charmant. On lui demanda de laisser sa baguette avant d’entrer. Si finalement elle se souvenait vaguement de ce détail, cela la fit tiquer un peu tout de même. Après avoir arqué un sourcil sans laisser passer sur son visage le moindre sourire ni une expression d’agacement, elle la céda à la montagne de garde. C’était vraiment parce qu’on avait été élogieux sur l’endroit…

Une fois la porte passée il est vrai que l’endroit avait un certain charme. Oh à cette heure, sans dire que c’était plein il y avait un peu d’animation. Mais la soirée, quoi qu’on pouvait parler de nuit finalement, était déjà avancée.  Elise s’installa donc au bar, ouvrant un peu sa cape au col en plume de coq noir, laissant dépasser sa jambe gauche de sa robe en la pliant, laissant l’autre retomber un peu pour la soulager. Un homme au bar ne tarda pas à lui demander ce qu’elle souhaitait. Dirigée une nouvelle fois par les compliments entendus sur l’endroit et commanda un cognac. Elise alluma une cigarette, pris une bonne bouffé, et profita du miroir derrière le bar pour observer relativement discrètement la salle. Il s’agissait de trouver quelqu’un d’intéressant, avec un minimum de classe, et d’encore assez réveillé… La recherche lancée pourrait prendre du temps, mais elle en avait encore un peu devant elle. Et souvent le jeu payait bien.
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Marius Draven

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MessageSujet: Re: La nuit peut encore être longue [Marius Draven] La nuit peut encore être longue [Marius Draven] EmptyDim 14 Juin 2020 - 16:02

- Je veux mon argent Pete, pas des excuses et je me contrefiche de repas gratuits ! Je veux mon argent...je te laisse une semaine de plus après...tu sais.

La voix était plus grave qu'à l'accoutumée et l'accent cockney ne suffisait pas à adoucir le ton de doucereuse menace de l’enregistrement. Marius termina sa beuglante, le papier se plia tout seul et prit une teinte rouge clair. Il nota l'adresse à la plume et regarda son hibou partir.  Le cracmol regarda sa montre à gousset, il était temps de se montrer dans la salle. Il dégaina le pistolet caché dans un holster d'épaule intégré à la veste, vérifia qu'il était chargé et en état de marche avant de le ranger à nouveau puis réajusta sa cravate devant le miroir.  Marius sortit de son bureau et perçut enfin pleinement le bruit du groupe de jazz qui jouait en bas. Son bureau était en partie insonorisé, aussi il n'entendait la plupart du temps que des sons étouffés. Il sourit en entendant des vieux morceaux qui lui rappelait sa jeunesse. L'espace de quelques secondes il eut la vision d'une soirée à Marseille peu après la libération de la ville et secoua la tête doucement pour la chasser. Il descendit tranquillement les escaliers pour accéder à ce qu'il appelait son piédestal, un petit balcon entre deux escaliers où il pouvait voir toute la salle. Les gens discutaient ou dansaient, Marius pouvait voir René servir au bar et le « pop » crépitant des téléportations des elfes pour servir les clients semblait faire partie de la musique. Ce soir, l'ambiance était loin de l'ambiance enfiévrée des soirées rock, celle où la proximité des corps dansant  faisait coller cheveux et chemises et où l'air apportait des effluves de bière et de cigarettes peu chères. Non ce soir était plus calme, presque plus distingué.

C'est là qu'il la vit entrer, sans qu'il ne sache comment ou pourquoi son subconscient avait décidé qu'elle était la plus belle femme qu'il ait jamais vu. En une fraction de seconde, elle avait éclipsé toutes les autres femmes de la salle, plus aucune ne semblait ne serait-ce qu'acceptable au yeux de Marius. Il resta là durant ce qui lui parut une éternité à regarder cette femme donner sa baguette à Doyle puis se diriger vers le comptoir. Marius détailla ses longs cheveux noirs qui se perdait dans les plumes de son manteau, ses grands yeux verts et ses lèvres pulpeuses rehaussé par le rouge à lèvre. Il admira sa façon de marcher avec sa canne, de cacher une faiblesse à la jambe avec élégance. Son maintien, droit et fier, lui coupa le souffle et c'est sans doute quand elle dévoila sans montrer une de ses jambes qu'il formula l'idée que cette femme serait à lui. Il ne voulait pas la posséder le temps d'une nuit comme tant d'autres, l'idée même ne semblait lui apporter aucune satisfaction. Une étrange chaleur l'envahit et alors que sa raison ne comprenait pas ce qu'il passait, une étrange chaleur l'envahit.
Il se retrouva à descendre d'un pas décidé les marches qui menait à la salle. Pour la première fois depuis très longtemps, il eut peur...une peur comme il n'avait jamais connu auparavant. Pas celle qui vous agrippe alors que l'enfer se déchaine autour de vous, pas celle de tout perdre...enfin si comme si tout était suspendu à un moment et que si ce moment passait alors le reste n'aurait plus aucune importance. Il passa derrière le comptoir, fit signe à René qu'il prenait la commande de la dame et prit une bouteille de cognac. Cette bouteille il ne la choisit pas au hasard, d'un coin de l’œil il regarda à nouveau la femme qui se tenait devant lui. Elle n'était pas comme les autres, elle ne méritait pas le même cognac que les autres et il servit un verre de la meilleure bouteille qu'il avait en stock. Le cracmol se retourna et tendit le verre à cette femme d'une incomparable beauté qui se tenait devant lui. L'expérience de barman lui servit à cacher le trouble qui l'habitait quand il lui adressa la parole :

- Un cognac pour vous madame, le meilleur de la maison. dit-il d'une voix où avait disparu toute accent populaire
Naturellement, il avait repris un ton plus calme, presque aristocratique. Soudain quelqu'un rentra dans le bar, apportant une bouffée d'air frais et Marius sentit une effluve lui chatouiller les narines. Une effluve d'ambre, intérieurement il vacilla et soudain compris d'où venait ce discret parfum féminin...non, était-ce possible ?
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MessageSujet: Re: La nuit peut encore être longue [Marius Draven] La nuit peut encore être longue [Marius Draven] EmptyVen 19 Juin 2020 - 21:25

L’endroit était relativement calme. Il y passait une musique jazz tranquille qui sans mettre Elise dans un état de joie très intense savait se laisser écouter sans être désagréable. Elle n’y prêta à vrai dire finalement que très peu attention. Les conversations avaient également un ton très posé, quelques courageux tardifs dansaient. Une soirée plutôt calme au final, sans que la belle ne soit en mesure de savoir si c’était le ton habituel des soirées ici ou non. Mais au pire elle pourrait dire être bien tombée. Le lieu en lui-même en revanche était peut-être un peu plus classieux qu’elle ne l’aurait pensé au départ. Décoré sobrement mais avec un certain goût, il avait ce petit quelque chose de plutôt élégant qui pouvait plaire à la française.

Elle avait confié sa demande à un homme derrière le comptoir, mais clairement pas dans ce qu’elle pouvait rechercher. Trop vieux, trop marqué, et qui manquait à son sens d’élégance. Allumant une cigarette, elle avait donc détourné les yeux vers d’autres hommes peut-être plus intéressants à ses yeux. Cela ne dura pas bien longtemps avant qu’une nouvelle voix ne la sorte de sa recherche.

-Un cognac pour vous madame, le meilleur de la maison.


Un second homme était apparu. Plus fin, plus sophistiqué. Si il n’entrait toujours pas dans une tranche d’âge qui l’attirait ce soir, il avait le mérite de posséder cette élégance parlante. Il portait une barbe impeccable, et son ton presque aussi aristocratique que le sien avait fatalement titillé son oreille. Elise avait donc consenti à lui adresser ce sourire en coin un peu joueur alors qu’elle le détaillait plus ou moins discrètement.

-Il est plutôt ambitieux, Monsieur, d’annoncer de la sorte donner le meilleur. En cas de déception cela ne laisse pas beaucoup de marge de manœuvre.

Prenant soin de ne pas lui souffler sa fumée au visage, la belle pris le verre présenté pour le sentir dans un premier temps avant d’y tremper les lèvres. Bien que sans doute un peu trop sûr de lui, le charmant barman n’avait cependant pas sous-estimé son breuvage.

-Mais il semblerait que vous connaissiez les bons alcools, ou est-ce un coup de chance?

Un poil taquine elle finit par replier sa jambe droite pour croiser la gauche précédemment partiellement découverte dessus. Il ne verrait sans doute pas grand chose de derrière son bar, mais elle démontrait au moins une forme d’aisance. Un nouveau jeu semblait se lancer, mais pas celui qu’elle avait prévu au départ. A le regarde, Elise ne nourrissait pas de désir particulier pour lui. En fait, il l’intriguait d’une toute autre manière. Tirant une nouvelle bouffée bien vite ressortie de ses poumons (toujours en évitant soigneusement de lui renvoyer au visage, lui faisant ainsi porter la tête haute par moments), Elise avait légèrement plissé les yeux quelques instants. Il lui disait quelque chose, très nettement. Sa physionomie, la forme de son visage, ses yeux. Elle ne se souvenait sincèrement pas l’avoir déjà rencontré. Mais il lui disait quelque chose.

-Nous sommes-nous déjà rencontré? Votre visage m’est familier mais je ne parviens pas à retrouver le contexte d’une éventuelle entrevue…

Elle doutait très sérieusement avoir déjà passé la nuit en sa compagnie. Pour la simple raison qu’il n’était pas forcément dans ses critères habituels. Il n’était pas repoussant, loin de là. Simplement pas dans ses habitudes. Ou alors elle l’aurait oublié? Pas totalement exclu, mais peu probable. Elle pensait être capable de se souvenir de cet homme qui dégageait une assurance et une élégance qu’elle devrait bien admettre apprécier. Mais pour le moment, Elise était absolument incapable de savoir pourquoi ce sentiment de le connaître. Mais c’était persistant… Ne lâchant plus son petit sourire elle attendait donc sa réponse avec curiosité.
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Marius Draven

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MessageSujet: Re: La nuit peut encore être longue [Marius Draven] La nuit peut encore être longue [Marius Draven] EmptySam 5 Sep 2020 - 13:35

Le parfum lui flatta les narines l'espace d'un instant fugace mais il lui resta un moment en tête. Une fragrance forte mais discrète, prenante, qui sembla ouvrir un souvenir depuis longtemps enfoui au fin fond de la mémoire du vieux cracmol. Il avait à peine dix ans, sans doute moins il ne savait plus trop, dans la cuisine son frère révisait son cours de potion pour ses BUSES et avait laissé le chaudron sur le feu le temps d'aller soulager un besoin naturel. Marius était entré avec la première intention de chiper la marmelade d'orange dans le placard au-dessus de l'évier mais la douce odeur de la mixture sur le feu avait attiré son attention. Il s'était approché, reniflant à plein nez une mixture d'une couleur rose tirant sur le rouge. Son frère l'avait arrêté avant qu'il ne boive ce qu'il pensait être une nouvelle recette. Il venait de sentir pour la première et dernière fois de sa vie un philtre d'amour dont, son frère lui avait expliqué, l'odeur est unique à chacun. Il avait gravé ce mélange de feu de bois, de tarte au citron et d'autre chose qu'il n'arrivait pas à définir au plus profond de sa mémoire car il avait compris que ce qu'il avait senti était l'odeur du véritable amour, de la seule femme qu'il aimerait jusqu'au bout.
Toute sa vie, il avait cherché cette mystérieuse troisième odeur qu'il avait senti ce jour-là, sans jamais la trouver. Un moment, avec Morticia, la mère de sa fille, il avait cru trouver quelque chose et s'était dit que l'amortentia s'était trompée. Mais non, l'amortentia avait raison, Morticia ne devint jamais la femme de sa vie. Il avait fini par abandonner sa quête et se dire que ça n'était parce qu'il avait senti l'odeur de la femme qu'il serait amené à aimer qu'il allait forcément la rencontrer où même qu'elle existait. La vie qu'il menait l'avait amené à penser que le bonheur ne faisait pas partie des choses auquel il avait le droit.

Jusqu'à ce que le vent qui rentrait en soufflant dans le pub ne lui amène cette fragrance. Jamais il ne l'avait oublié et lorsqu'elle lui parvint aux narines, il la reconnut immédiatement. Marius se retourna, un sourire mystérieux sur le visage. Il avait compris ce qui s'était joué, que le destin s'était mis en marche, contrairement à ce qu'il pensait. La femme qui se tenait devant lui n'était pas n'importe laquelle, par ses gestes mesurés et son port droit et fier il devina qu'elle était de la haute société, probablement sang-pur étant donné que les deux allaient souvent ensemble dans le monde magique. Elle lui répondit par une boutade qui lui arracha un petit rire, elle avait un sourire charmeur qui lui plut instantanément. Il connaissait tous ses alcools sur le bout des doigts, et pouvait se vanter d'avoir suffisamment d'expérience dans ce bar pour savoir quoi servir à qui. Elle goûta, apprécia (mais il en était sûr) et reconnut qu'il avait raison avec malice. Pour toute réponse, Marius s'inclina légèrement comme un artiste remerciant son public à la fin de la représentation. Il répondit enfin d'une voix profonde, avec son accent naturel qu'il ne remarqua même pas :

- Mon père disait que ce qui différencie le barman du patron est la capacité à trouver le bon alcool pour le bon client à l'oeil...

Il la regarda dans les yeux, brillants comme des lanternes et magnifique à regarder. L'espace d'un instant il se dit que voir des yeux comme ça vous adresser des regards d'amour devait être la plus belle chose qu'il était donné de voir sur cette terre. L'instant d'après, son subconscient décida qu'il aurait la réponse un jour ou l'autre. Puis il regarda ses lèvres, descendit vers le cou et s'attarda ses les mains, constatant qu'il ne pouvait détacher son regard d'elle. Elle lui demanda s'ils s'étaient déjà rencontrés et pour la première fois depuis des décennies il réfléchit à donner sa vraie identité en espérant que cela les rapproche...Non, son nom d'origine (difficile même pour lui de savoir s'il était un Black ou un Draven) était plus souvent une constante source de problèmes. Mieux valait se présenter sous la meilleure identité, celle de Marius Draven, simple patron de pub.
S'était-il croisé ? Non, peu probable, il s'en serait souvenu. La belle avait peut-être un doute mais Marius savait qu'il se serait souvenu d'avoir croisé ce regard et ce parfum. Sur le moment, il ne lui vint même pas à l'esprit qu'il était le portrait craché de son père et avait la même façon de sourire que son frère.

- Je crains que non, je me serais souvenu de vous..., répondit-il en souriant à Elise.

Sans un mot, il se servit également un verre de cognac puis se retourna vers la femme qu'il ne pouvait s’empêcher d'admirer. Il sentait une sorte de stress, une boule au ventre et un sentiment étrange au cœur. Comme s'il se trouvait devant une porte qu'il n'osait pas ouvrir par peur de savoir ce qu'il y avait de l'autre côté, et en même temps il lui semblait que derrière cette porte il ne pouvait y avoir que le bonheur.

- Il n'est pas trop tard pour rattraper cette erreur, je m'appelle Draven...Marius Draven.

En se présentant, il se redressa inconsciemment de toute son imposante stature et inclina légèrement la tête avec plus d'élégance et de droiture qu'il aurait voulu. Sans s'en rendre compte, son éducation Sang-Pur refaisait surface avec cette femme. S'il s'en était rendu compte, cela l'aurait sans nul doute étonné, lui qui faisait tout pour faire disparaître cette aspect de sa personnalité. Il tendit son verre à cette femme dans le but de trinquer et posa la première question qui lui brûlait les lèvres :

- Et vous ? A qui ai-je l'honneur ?

Il voulait tout savoir sur elle, son nom, sa vie, ses passions...Il se sentait obligé de calmer ce qui devait être le jeune amoureux transi en lui, celui qui voulait tout savoir et tout connaître maintenant et tout de suite. De son point de vue, il avait bien du mal à cacher le maelström d'émotions qui menaçait de le submerger mais c'était sans compter son habileté à cacher ce qu'il ressentait. Les années d'expérience à cacher ses sentiments marchait et il afficha un air d'intérêt poli et amusé quand il continua:

- Puis-je vous demander ce qui vous a fait pousser la porte de mon pub ?

Tout une faune étrange et bigarrée côtoyait le Gentleman Assoiffée, mais une femme comme elle ? Marius n'avait pas le souvenir d'en avoir croisé...
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MessageSujet: Re: La nuit peut encore être longue [Marius Draven] La nuit peut encore être longue [Marius Draven] EmptyDim 20 Sep 2020 - 18:03

Venue comme souvent en quête d’une compagnie agréable ou au moins satisfaisante pour une petite fin de soirée, Elise avait passé les portes du pub sans s’attendre à une personne en particulier, sans chercher de visage précis. Elle était dans l’idée de se laisser porter par les évènements et au pire elle aurait passé un moment un peu plus calme. Pourquoi pas pris un bon verre, passant commande à celui qui se trouvait derrière le bar, curieuse de voir un peu ce que donnait concrètement cet endroit dont on lui avait parlé. Et heureusement qu’elle ne s’était attendu à rien de particulier puisque même quelque chose d’aussi simple qu’un verre ne semblait pas devoir se passer comme c’était prévisible au premier abord. C’était un autre qui lui avait apporté son verre, un homme bien plus charmant et distingué. Un peu vieux, mais charmant. Cigarette à la main, elle s’était lancé dans une conversation encore simple et joueuse, lui accordant son attention au lieu de la laisser se reporter sur la salle qui lui apporterait sans doute plus de divertissement pour la suite.

Le regard vif et brillant, Elise Lerouge avait détaillé son nouvel interlocuteur, cherchant rapidement à mettre le doigt sur les circonstances qui pourraient les avoir mis en contact par le passé, persuadée qu’il lui disait quelque chose. Elle n’en disait trop rien pour le moment, glissant une petite pique joueuse à l’affirmation de son hôte sur son alcool avant de reconnaître sa qualité.

-Mon père disait que ce qui différencie le barman du patron est la capacité à trouver le bon alcool pour le bon client à l'oeil...


Façon peu subtile mais classieuse de lui signifier qu’il n’était pas le barman des lieux, ou en tout cas pas uniquement. Une remarque qui lui donna un sourire amusé, le regard toujours joueur ceci dit. Tirant une nouvelle bouffée sur sa cigarette, la belle s’était ensuite un peu approché, s’appuyant d’un bras sur le bar, laissant à cet homme charmeur voir qu’il avait toute son attention.

-Dois-je en conclure que vous êtes le patron des lieux?


Prenant presque sans réellement le vouloir une voix suave et taquine, Elise plongeait son regard dans celui de son interlocuteur, curieuse de savoir où il pensait pouvoir en venir. Oh elle ne songeait pas aller bien loin, elle était simplement curieuse, joueuse surtout finalement.

-Et que dit votre oeil expert à mon sujet? Rien de bien désagréable j’espère.

Presque au bord de la provocation, elle pris une nouvelle gorgé d’un alcool définitivement plutôt bon, ses bagues tintant sur le verre. Mais son impression ne la quittait pas et cet homme lui disait quelque chose. C’était terriblement frustrant de ne pas savoir resituer les gens de la sorte, et la française n’avait pas su résister plus longtemps, posant la question de façon très simple et finalement assez honnête. Elise ne le lâchait pas du regard, cherchant presque à trouver ce petit détail qui saurait réveiller sa mémoire ou une attitude qui le trahirait. Il avait l’air d’avoir eu une éducation similaire à la sienne, ou en donnait l’impression. Elle doutait cela dit que le patron d’un pub en ait été capable, mais elle n’avait sans doute pas les détails de l’histoire. Chaque chose en son temps, et il allait peut-être l’éclairer par lui-même finalement.

-Je crains que non, je me serais souvenu de vous...

Elise ne dit rien dans un premier temps, inclinant simplement un peu la tête vers l’avant, le regard vif, un coin de la lèvre levé, formant un sourire entre satisfaction et une forme d’excitation face au jeu. Il était charmeur ce barman, une attitude qui amusait toujours la française, appréciant elle aussi ce genre de petits jeux. Après quelques instants elle avait même laissé son sourire s’élargir et découvrir un peu ses dents, toujours appuyée sur le bar.

-Et vous êtes ainsi charmeur avec toutes celles qui s’installent à ce bar ou simplement les inconnues?

La belle française pouvait se montrer assez directe, bien plus qu’elle ne l’était actuellement, mais elle appréciait aussi pouvoir montrer un peu de son caractère pas toujours simple. Elle le regarda se servir un verre, visiblement tenté de l’accompagner, quitte à délaisser le reste de sa clientèle. Forcément, cela l’amusait. Elle se sentait presque au défi de le retenir un maximum de temps, même si elle n’entendait pas forcément lui donner plus qu’une conversation probablement taquine. C’était plus pour le jeu, par fierté personnelle. Elle aimait retenir l’attention, c’était ainsi, presque plus fort qu’elle.

-Il n'est pas trop tard pour rattraper cette erreur, je m'appelle Draven...Marius Draven.

Il s’était redressé, très largement plus grand qu’elle (pas bien difficile diraient certains), d’une stature qui indiquait à la belle qu’il devait avoir été un homme tout à fait attirant à une autre époque. Il avait encore son charme mais elle se sentait moins sensible avec ce temps qui le marquait. Néanmoins comme par réflexe et comme une réponse, elle s’était redressé également, se tenant parfaitement droite, cherchant presque sans le vouloir à marquer une forme de domination alors qu’il s’inclinait face à elle dans sa présentation. Elle accepta de trinquer avec lui dans un fin sourire, sans rien ajouter pour le moment, le détaillant une nouvelle fois du regard. Il changeait encore un peu plus d’attitude, se faisant droit et fier comme on l’aurait appris à un homme de haut rang. Pourtant son nom ne lui disait rien, ne faisant pas parti de ces noms attachés à la haute société sorcière. Il avait réussi à l’intriguer, ne serait-ce qu’un peu.

-Et vous ? A qui ai-je l'honneur ?

Il y avait chez elle une forme de satisfaction à ce qu’elle lui ait fait poser la question plutôt que de prendre l’initiative de lui fournir une réponse d’elle-même. Reposant son verre dans un sourire satisfait, elle avait laissé un silence de quelques courtes secondes se faire avant de lui répondre.

-Elise Lerouge. Appelez-moi Elise si je peux vous appeler Marius, Mr Draven.

Toujours joueuse, elle n’avait pas tendu son verre dans sa direction, mais sa main. Tendant le bras avec délicatesse par-dessus le bar, la tête bien haute, elle attendait de voir quelle serait la réaction de son interlocuteur. Cela lui donnerait de nouvelles indications sur sa façon d’être et sans doute un peu de son éducation aussi. La serrer? La baiser? Ou simplement ignorer cette main tendue? Un test, la suite du jeu, rien de si impressionnant finalement. Mais amusant. Marius semblait avoir de nouvelles questions en tête ceci dit. Ce qui amusait encore Elise qui se donnait autant le droit de répondre ou non, par la vérité ou non, en bref n’avait pas que de louables intentions dans cette conversation qui la distrayait plus qu’autre chose. La belle avait donc inspiré une nouvelle bouffée de fumée avant de l’écraser dans un cendrier non loin de là, soufflant la dernière fumée sur le côté, se reportant un peu en arrière, prête à affronter les interrogations de son hôte dans un sourire taquin.

-Puis-je vous demander ce qui vous a fait pousser la porte de mon pub ?

Une question simple, mais la réponse pouvait en dire long, peut-être trop même pour certains. Elise ne laissa donc rien paraître de sa réflexion et préparait déjà une réponse, essayant de trouver le ton qui convenait au mieux. Elle ne se préoccuperait finalement pas tant que cela de ce qui pourrait faire la fin de la conversation. Elle n’avait jamais eu dans l’idée de se faire un allié de cet homme qui avait pourtant son attention pour le moment.

-On m’avait parlé de l’endroit comme étant certes agréable mais avec, parait-il, l’avantage de savoir garder pour lui bon nombre de choses. La discrétion a ses bons côtés, elle est même confortable.

Elise Lerouge avait ses travers, et des gros. Si elle assumait plutôt bien un caractère déplorable, il était assez évident qu’étaler son goût pour le sang et la violence ou encore sa forte attirance pour de trop nombreux hommes, cela déplairait à beaucoup de monde. Si elle n’avait aucune intention de faire des victimes dans ce pub, au niveau des hommes c’était encore différent. Et si l’endroit savait effectivement s’entourer d’une forme de secret, elle ne mentait pas en affirmant la trouver tout à fait agréable.

-J’avais également pensé pouvoir y trouver une agréable compagnie pour la soirée. Vous pensez cela possible Marius?

Ne laissant cette fois pas trop percer son amusement dans cette petite provocations, elle était curieuse de savoir quelle serait la réaction de son interlocuteur. Son regard perçant se posait donc sur lui avec une forme d’insistance, portant son verre à ses lèvres rougies par le maquillage. Elise avait ensuite laissé glisser sa cape de ses épaules, découvrant ses épaules et une robe plutôt flatteuse, passant au passage ses longs cheveux sur une épaule avant de se replacer devant ce bar et reporter son regard sur Marius à nouveau, un léger sourire sur les lèvres.
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