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I need space, but I may or may not want you closer | Athos Gayson

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Magda Debusschere

Magda Debusschere


MOLDU
Ce n'est pas la magie qui fait qu'un être est magique.

MOLDUCe n'est pas la magie qui fait qu'un être est magique.
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MessageSujet: I need space, but I may or may not want you closer | Athos Gayson I need space, but I may or may not want you closer | Athos Gayson EmptyDim 28 Juin 2020 - 17:50

M-a-m-a, voilà un mot qui faisait vriller ses oreilles et rouler ses yeux au ciel. Elle était crevée. Elle n’en pouvait plus de partager la même pièce que son fils 24 heures sur 24. Consciente de l’importance que Tobias avait désormais aux yeux de son père et désireuse de leur permettre de créer un lien qui avait été mis à mal pendant dix-huit mois, Magda n’avait pas encore osé exprimer son désagrément à Athos. Toutefois, le dernier 48 heures avait convaincu la jeune mère de cesser de mâchouiller sa culpabilité et de la ravaler, pour le bien de tout le monde. Dès que Gayson pointerait le bout de son nez elle lui annoncerait qu’elle avait commencé à chercher un autre appartement, avec une porte qui se fermait. Elle était un peu découragée par le prix élevé des loyers à Londres, particulièrement à distance de marche du Chemin de Traverse, et elle avait calculé et recalculé : avec ses maigres économies elle pourrait assumer tout près de deux mois de loyer. Ça allait devoir être suffisant afin qu’elle se déniche un emploi et une gardienne ou négocie une garde partagée peut-être – l’idée la rendait mal à l’aise : allait-elle vraiment confier son gamin à un homme qu’il ne connaissait depuis qu’un mois? Dans tous les cas, elle devait absolument sortir de ce minuscule appartement.

Tobias dormait dans la poussette, paisiblement. Ils étaient allés prendre une marche sur le Chemin de traverse, que Magda trouvait fascinant et souhaitait connaitre de long en large afin d’être en mesure de comprendre la réalité de son fils. Elle en avait profité pour acheter deux magazines, Le Chicaneur et le Sorcière Hebdo, en espérant qu’ils contiennent des petites annonces de logements à louer. Café à la main et pattes croisées dans la robe-chandail d’Athos – style qu’elle avait adopté, la jeune femme se mis à feuilleter les pages du deuxième magazine. Un étrange texte capta son attention et la néerlandaise recracha son café dans sa tasse. « verbazingwekkend* ! » murmura-t-elle tout bas, soucieuse de ne pas réveiller l’endormi. Un magazine rapportait les prouesses sexuelles de son ancien amant? C’était d’un ridicule sans précédent. Petit balai touffus, déjà, l’article commençait sur une mauvaise source : Gayson était beaucoup trop coquet pour être touffu, à moins qu’il ait changé au fil des ans, ce qui était possible, bien qu’improbable. En ce qui concernait les tailles, c’était relatif et les sourcils bien haussés de Magdaleenjte suggéraient que les sorciers utilisaient peut-être des unités de mesures différentes de celles des gens normaux. En tout cas. Le reste de l’article déclencha en elle des sentiments mitigés : il la fit chier en ce qu’il avait raison, Gayson était un formidable amant et ça lui coûtait de l’admettre; puis, l’article la ravie, étrangement heureuse qu’elle paru être la seule – ou l’une des seules – à l’avoir conquis sur le long terme. Une partie d’elle lui murmura qu’il n’avait pu vivre, expérimenter et partager ce qu’ils avaient ensemble découverts avec des filles d’un soir. Son pouls augmenta et son amusement disparu. Des souvenirs de leur tendresse lui revint à l’esprit juste au moment où il passa le pas de la porte. Génial. Athos avait toujours eu le sens du timing, vraiment. Évidemment qu’il pointerait le bout de son nez juste au moment où ses hormones de jeune femme bouillonnaient. Imbécile, il aurait pu se garder une petite gêne. La partie traitresse de son cerveau lui faisait bien comprendre qu’elle n’avait qu’une envie : reconnaitre l’étrange tension qui crépitait de plus en plus souvent entre les jeunes parents et la détendre. Ses pommettes prirent une douce teinte rosée. Ce serait une excellente mauvaise idée.

Par chance, la 2e partie de son crâne domina et un sourire taquin se peignit sur son visage fatigué, « Alors, selon nos sources exclusives Athos aurait un tout petit balai touffu… » le salua-t-elle en murmurant à voix haute la première ligne de l’article du sorcière hebdo qui, avouons-le, était délicieuse. Son ton était bas car leur gosse dormait (dieu merci), mais Magda savait que sa voix arriverait à chatouiller les fines oreilles du père. Elle se mis à rigoler et brandit le magazine en haussant les sourcils. « Tu ne m’avais pas dit que les magiciens notaient leurs hommes comme on compare les autos » vous êtes perché, n’ajouta-t-elle pas. « Point positif malgré cela il saurait s’en servir d’une manière assez unique » continue-t-elle de lire en bondissant sur ses courtes jambes. « Y’a erreur ici Gayson, ça semble décrire une performance exceptionnelle, faudrait les appeler pour redresser les faits » blagua-t-elle en s’approchant un peu avant de s’arrêter, se repelant qu’elle aurait bien envie de réessayer ce model de véhicule. Autant garder ses distances et pousser la taquinerie.

*incroyable

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NEUTRE
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MessageSujet: Re: I need space, but I may or may not want you closer | Athos Gayson I need space, but I may or may not want you closer | Athos Gayson EmptyDim 28 Juin 2020 - 21:08

Il y avait eu une beuverie, et une sacrée, quelques jours plus tôt. Là où l’alcool avait pour habitude d’embrouiller les esprits, il avait eu l’étrange effet de clarifier un peu les pensées d’Athos, qui avait fini la tête dans les chiottes, mais quelques révélations personnelles avaient survécu à ce carnage alcoolisé et sa gueule de bois monstrueuse. Après ça, il avait recommencé à mieux dormir, au moins un peu, et ne fuyait plus réellement son reflet, ce qui lui valut d’adopter un visage plus humain et moins déformé par la fatigue et la détestation personnelle. Athos Greyson reprenait un peu vie, et ça n’était pas pour lui déplaire. De ce fait, son lien avec Tobias s'était renforcé, sans doute les paroles de Shannon sur le fait qu’il ne soit pas un père si pitoyable lui avait fait du bien, ou alors peut-être était-ce le sommeil. Quant à Magda… Athos évitait toujours très soigneusement de s’embarquer sur le moindre sujet qui aurait pu conduire à quelque chose de dangereux pour la suite des événements. Ils étaient donc à moitié colocataires, à moitié parents, même si les nuits qu’il passait dans son propre appartement mettait sa passion à rude épreuve. Après tout, Athos n’avait pas quitté Magda parce qu’elle ne lui plaisait plus, mais plutôt parce qu’elle lui plaisait trop. Aussi, dormir si près d’elle, mais pourtant un peu éloigné, le rendait un peu dingue. Sans compter que depuis son arrivée, il n’avait fréquenté personne et que, eh bien Athos Greyson n’était pas bien habitué à de si longues périodes abstinentes. Ce genre de pensées étaient sûrement bon signe, signe qu’il était en train de remonter la pente et redevenir cet arrogant personnage qui débordait de confiance et de charisme - n’est-ce pas les filles ?

Ce matin-là, après avoir fait un saut à l’appartement pour s’occuper de baby Toby pendant que Magda se prenait un petit temps pour elle, il l’avait laissé déambuler toute seule avec leur fils dans les rues pendant qu’il s’occupait de ses petites affaires pas nettes. Désormais, Magda maîtrisait suffisamment du monde magique, petit à petit, pour se permettre des sorties. Au départ, la voir enfermée chez lui l’avait peiné, et il avait essayé de lui donner suffisamment de confiance et de rassurance pour qu’elle aille mettre un pied dehors de temps à autre. Autre avantage, il avait alors l’appartement pour lui seul, et cela lui manquait terriblement. Son indépendance avait déjà été mise à mal par la découverte d’un enfant, mais le plus dur pour lui était de n’avoir plus d’endroit à lui. Oh bien sûr, Athos ne passait pas sa vie dans son appartement, loin de là. Mais c’était son antre, et il aimait y avoir la paix, quand il le voulait, et surtout accéder à un peu de solitude. Aussi traîna-t-il un peu chez lui, choisissant avec soin sa tenue pour la première fois depuis longtemps. Le vent frais avait accompagné sa marche jusqu’à l’appartement à son arrivée, aussi choisit-il une tenue élégante et décontractée, avant de ressortir son vieux blouson d’aviateur qu’il avait soigneusement gardé, mais jamais remis depuis que Magda n’était plus dans sa vie. Il passa sa main sur le cuir vieilli et chargé de souvenirs. Plus tellement son look habituel, mais il n’avait pas l’intention de traîner dans des lieux où il était connu ce matin. Il était sur une affaire depuis trop longtemps, et il lui fallait la boucler rapidement, une histoire d’argent volé entre deux fils de bourgeois. Les aristo commençaient à le connaître, et payaient bien. Mais ils étaient impatients, et son cerveau n’était pas au top en ce moment. Mais ce matin-là, il trouva l’emplacement des gallions en suivant le voleur imprudent, les récupéra sans encombre et les planqua dans une de ses cachettes de la ville en attendant de les refiler à son client le lendemain. Comme quoi, c’était facile quand on se concentrait un peu, Greyson. Sur le chemin de son appartement, Athos sentit son ventre gronder, et commanda 3 hot-dogs sur la route pour satisfaire aussi l’estomac de Magda.

S’imposant des politesses dans son propre appartement, Athos toqua doucement pour ne pas surprendre Magda dans une tenue, disons, à laquelle il aurait eu bien du mal à résister, et entra sans faire trop de bruit. Repérant le mini ronfleur dans sa poussette, il se dit qu’il avait eu le nez creux. Sans qu’il ne sache pourquoi, Magda rougit lorsqu’il entra, drapée dans un de ses t-shirts trop grands pour elle et il lui adressa un sourcil interrogateur, posant les sandwichs brûlants sur la table près du petit sans réaliser à quel point ramener des choses à base de saucisses à ce moment précis allait être gênant. « J’me suis dit que tu devais avoir f… » Mais il n’eut pas le temps de finir sa phrase, ni même d’ôter son blouson que Magda, planquée derrière un exemplaire de Sorcière Hebdo - erk, quel torchon aussi ça - lui adressa une pique, vilaine habitude qu’il trouvait à l’époque extrêmement attirante et à laquelle il commençait à se réhabituer doucement. Leurs pastiches d’engueulades de l’époque menaient quasi toujours à une position horizontale, ou autre, bref, à un rapprochement physique. Et là, vu le sujet qu’elle mettait sur la table… Bon sang, tire pas trop sur la corde Magda. Pensant qu’elle imitait un article juste pour se moquer de lui, Athos appuya ses fesses sur le bord de la table et lui répondit du tac-au-tac. « Il me semble que tu ne t’en plaignais pas trop à l’époque… » Son regard en disait long, peut-être un peu trop. Maintenir une distance de sécurité était vital. Mais elle continua dans cet espèce de délire, et Athos fronça à nouveau les sourcils, perplexe. C’est quoi ce bordel ? N’écoutant quasiment plus ses railleries, il en profita qu’elle soit à sa hauteur pour attraper le magazine et y découvrir, en réalité, son nom. Son visage changea du tout au tout, et il lut à toute vitesse ce que cet infâme article racontait. Bon point déjà, pas de photo. Ouf. Mais qu’est-ce que c’était que ça ? Il lut en diagonale, puis relut une fois encore. On aurait cru une petite annonce étrange, une sorte de review de ses prestations nocturnes, fausse qui plus est. Mais son ego surdimensionné ne fut même pas blessé par les allégations sur la taille de son balai - ahah, les femmes et la taille, finalement, ça comptait ? - qu’il savait pertinemment fausse, ni par le reste qui était presque flatteur en soit. Non, ce qui le faisait chier, c’était d’avoir perdu sa légendaire discrétion, préférant que son nom circule sur les bouches de ses futurs conquêtes plutôt que sur un parchemin public. Pire encore, on l’avait mis sur la même page que cet abruti de Galaad Stomby - c’était ça, son nom de famille, ça y était ! Écoeurant. « Putain, ça ne sait plus quoi inventer pour vendre du papier. » La grossiereté trahissait son agaçement, même s’il affichait un certain détachement. Il balança le magazine sur le canapé et planta un regard provocant dans le regard de Magda. « Qu’est-ce que t’attends, va faire un démenti… » Il imaginait Magda débouler dans la gazette en raconter ses histoires de sperme magique et de vagin, et… oula. « De toute façon, c’est un tissu de conneries. Toi, tu m’as bien gardé plus que quelques nuits, non ? » Était-ce une bonne idée que d’aborder le sujet ? Non, évidemment. Mais cela le rassurait un peu sur le fait qu’il avait réussi à être discret sur les choses importantes de sa vie.
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MessageSujet: Re: I need space, but I may or may not want you closer | Athos Gayson I need space, but I may or may not want you closer | Athos Gayson EmptyMar 30 Juin 2020 - 14:05

Cet homme était vraiment incroyable. Et pas dans le bon sens du terme. Il avait vraiment osé ressortir son vieux blouson de wannabe pilote. Il se croyait où? Quelque part dans leur chalet de fortune sur la côte islandaise? « T’as encore ce truc ringard? » balança-t-elle entre deux rigolades au moment même où il lui arrachait le magazine des mains, bien qu’elle eût vainement tenté de le placer en hauteur ‘hors de sa portée’. Il était beau dans son ridicule blouson de cuir, il semblait même retrouver un air détendu, plus jeune, comme à l’époque. La vérité était qu’elle aimait bien cette pièce de vêtement démodée – quoique moins que son vieux sweat qu’elle avait bien caché quelque part au fond de ses affaires histoire de ne pas lui donner la satisfaction de savoir qu’elle s’y réfugiait encore parfois. « Certainement que je vais faire un démentie! » lui répondit-elle du tac au tac en soutenant bien son regard. « Les femmes ont droit de savoir dans quoi elles s’embarquent, Gayson! » continua-t-elle joueuse, bien qu’une pensée pour le sperme magique de l’ensorceleur vint lui chatouiller les méninges. Ses grands yeux vifs repérèrent les hot dogs rapportés par son pourvoyeur – s’il continuait à la nourrir, c’est le titre qu’il allait se prendre – et contourna celui-ci pour mettre la main sur le dégueulassement bon aliment, qu’elle engouffra dans son gosier sans perdre une seconde. « Hummmm » gémit-elle d’appréciation. La bouché qu’elle avait prise était bien trop grosse et elle dû porter ses délicats doigts à ses lèvres pour s’assurer que le bout de pain n’en ressorte pas. Dans toute cette splendeur, Magdaleenjte offrit son meilleur regard de gamine à son ex, un peu de ketchup aux coins des lèvres. « Je t’ai gardé que pour les hot-dogs que tu ramènes » blagua-t-elle en avalant la fin de sa bouché avec une vieille et petite pointe d’amertume, qu’elle ne laissa pas transparaitre. Elle le trouva bien culotté de lui dire qu’elle l’avait garder plusieurs nuits – bien qu’elle préféra qu’il ne se déculotte pas, son vagin avait assez souffert – alors qu’il avait eu le gros bout du bâton en la quittant un de ces soirs comme les autres. La brunette sourie, espiègle et chantonna « toi, tu m’as gardé, car je suis ex-tra-or-di-nai-re ! ». Le demi hot-dog à la main, elle le recontourna pour venir poser ses fesses sur le dossier du canapé, en effectuant un petit bond, puisqu’une fois assise ses pattes ne touchaient plus le sol. Une fois installée, Magda enfourna le restant du hot-dog – pour une aussi petite bête, elle prenait d’énormes bouchées ! – puis nettoya le bout de son majeur et de son index avec sa bouche. « pop! pop! ». « Un délice ton hot-dog, merci! » scanda-t-elle finalement.
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MessageSujet: Re: I need space, but I may or may not want you closer | Athos Gayson I need space, but I may or may not want you closer | Athos Gayson EmptyMer 1 Juil 2020 - 20:39

S’il y avait bien une chose qu’Athos détestait, c’était qu’on critique ses fringues. Surtout ce vieux blouson pas du tout ringard qu’il aimait tant, parce qu’il le ramenait à une époque où il était heureux sans doute. Mais il savait bien que Magda n’en pensait pas un mot - elle aussi en avait des souvenirs avec ce blouson qu’il n’avait pas toujours eu le temps d’ôter quand ils étaient trop pressés. Et puis de toute façon, il était bien trop occupé par la lecture du magazine pour lui répondre. Non mais franchement, qu’est-ce qu’il avait bien fait pour mériter pareil article ? Certains pourraient parler de karma, mais il détestait ce genre d’expression pour justifier les choses. C’était surtout l’affaire d’une femme probablement aigrie de n’avoir pu le garder pour elle toute seule, voilà tout.

Ainsi donc, Magda s’embarqua dans la voie de la mauvaise foi pour s’amuser à l’énerver. Raté. Il aurait fallu qu’il ait bien peu d’estime de lui pour considérer qu’elle pouvait penser ne serait-ce qu’une seconde ce qu’elle disait. Il ne savait pas bien à quel moment Tobias avait été conçu, mais s’il était un enfant non désiré, Athos savait bien que c’était lors d’un moment qui leur avait plu à tous les deux. Soupirant, il garda par pure provocation son blouson et croisa les bras sur sa poitrine, jouant les mecs fermés alors qu’en vrai… Il était plutôt ouvert à toutes propositions de la part de Magda à cet instant précis. Bordel, qu’il aimait cette impertinence qui la caractérisait. Cette façon qu’elle avait de jouer avec ses nerfs pour essayer de le rendre dingue, et qui amenait quasi systématiquement à un rapprochement. Le faisait-elle exprès ? Il avait foutrement envie de l’attraper par le bras et de la coller contre lui, mais heureusement, ses bras croisés l’en empêchaient, comme s’il ceinturait lui-même son propre désir. « Faudrait que tu te balades avec un panneau qui clame ta super fertilité alors, s’il faut prévenir les gens avant. » Sa propre répartie le fit marrer intérieurement, bien qu’il conserva un air sérieux. « Si tu veux, je le signe. » Cette fois, il ne put s’empêcher de lâcher un sourire amusé.

Le hot-dog était une foutue mauvaise idée. Athos observa son ex engloutir le sandwich en deux minutes, comme une goinfre, et une image bien mal placée lui vint en tête. Mais quelle idée Greyson, vraiment. Détournant son regard, il en attrapa un lui aussi et le mangea avec plus d’élégance, calant une main en-dessous pour éviter de tacher ses précieuses fringues, écoutant Magda se vanter de combien elle était extraordinaire. C’était vrai, mais ça lui écorcherait la bouche que de l’admettre. Dans un élan de répartie monstrueux, il faillit lui dire Oui, mais je suis parti, alors… Mais heureusement, la raison lui ordonna de se taire, et de laisser la jeune femme se débarbouiller, lui offrant le temps de trouver un truc un peu moins affreux à lui balancer. Merci l’auto-censure. « Je ne t’ai pas gardée. Tu n’as jamais été à moi. » Ah oui, décidemment, c’est sacrément moins vache que ce qu’il avait prévu. Mais au fond, le vocabulaire choisi dans l’article, qu’il avait volontairement repris pour appuyer son propos, ne lui plaisait pas du tout. Athos était farouchement attaché à sa liberté comme à celle d’autrui. « On n'appartient pas aux autres après tout. On partage des bouts de notre vie avec eux, c’est tout. » C’était peut-être la première fois qu’Athos exprimait ce genre devant Magda. Ils n’avaient jamais parlé de sentiments, ou de quoi que ce soit d’un peu profond. Mais sa discussion avec son meilleur pote lui avait peut-être un peu ouvert les yeux finalement. Et ouvert une brèche dans son coeur, une cicatrice mal recousue. Et même si Magda et lui n’avaient pas eu une relation superficielle, il avait toujours laissé le silence parler pour lui, assumant qu’elle devinerait ce qui se jouait en lui. Mais Magda n’était pas formée à la divination, et n’avait pu anticiper le trouble qui l’habitait à l’époque. Ou alors, elle l’avait tout simplement respecté, il n’en savait rien. Toujours était-il qu’il était peut-être temps de dire les choses, pour une fois.

Jetant un oeil vers la poussette où son bébé, leur bébé, dormait du sommeil du brave, son regard changea un peu : le rôle de père n’était jamais bien loin désormais, collée à sa peau comme une étiquette tenace. « Enfin sauf pour lui. Je crois que je lui appartiens pour toujours. » Que c’était… dur à admettre, et pas si libérateur qu’il aurait cru. À nouveau, il croisa les bras, sans y penser cette fois, comme pour se protéger d’une nouvelle vanne de Magda qui pouvait profiter de ce moment de légère faiblesse pour le frapper tant qu’il était à terre. Il sortirait alors sa meilleure défense, l’attaque. Et tout irait pour le mieux dans le plus tordu des mondes : celui d’Athos Greyson.
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MessageSujet: Re: I need space, but I may or may not want you closer | Athos Gayson I need space, but I may or may not want you closer | Athos Gayson EmptyJeu 2 Juil 2020 - 3:35

Le hot-dog était délicieux, vraiment. Tellement que son regard dériva vers le troisième qui gisait encore sur la table et la brunette passa inconsciemment sa langue sur sa lèvre inférieure en se demandant si elle allait, ou non, oser subtiliser le dernier à Gayson. Celui-ci parla et son regard fut attirer vers son visage. « Hey! Laisse mes ovaires tranquilles. C’est ton sperme magique le problème! » protesta-t-elle en embarquant dans son jeu. Magda savait pertinemment qu’aucun d’eux n’était à blâmer, ils n’avaient pas été imprudents, seulement passionnés. De toute manière, elle ne regrettait pas Tobias, seulement ses nuits, mais à ce qu’on disait, c’était seulement passager. Alors qu’elle s’abandonnait encore bien malgré elle à penser à leur ancienne vie, Athos eût le culot de lui décocher des propos qui lui fit l’effet d’une claque en pleine gueule. Évidemment qu’elle avait été à lui. De toute son âme, sans que sa liberté n’en fut jamais restreinte. De son propre chef elle avait été à lui. Elle avait aimé cet imbécile, elle s’était ouverte à lui et l’aurait fait encore plus. Il avait néanmoins raison sur un point : il ne l’avait pas gardé. Sa rationalité de jeune mère l’enjoignait à laisser couler, à ne pas s’engager dans ce combat perdu d’avance. Or, Athos Gayson avait chatouillé une corde sensible que même son hot-dog ne savait détendre. « Bien sur qu’on n’appartient à personne. On choisit de s’offrir à quelqu’un. » son ton avait pris des sonorités autoritaires et on pu déchiffrer, le temps d’un bref instant, une vieille blessure sur son visage. Jamais Magdaleenjte n’aurait-elle pensée que cette manière qu’elle avait d’engouffrer son chien chaud déclencherait de tel propos chez le père de son enfant. Elle se sentie excédée, ce qui était rare chez elle, puis eu envie de rouler les yeux au ciel, ce qu’elle ne fit pas. « On choisit de tisser quelque chose avec quelqu’un, Athos » ajouta-elle en détournant le regard. La néerlandaise eût envie de vomir lorsqu’une vague de vieux souvenir la frappa, lui rappelant le flot de détestable sentiments qui l’avait submergée lorsque Gayson avait passé le pas de la porte pour ne jamais revenir. Magda respira fort, puis alla se faire un verre d’eau, mâchouillant de viles paroles qu’elle se surprenait à vouloir cracher.  Elle ne le fit pas, ce n’était pas son genre. De toute manière, si elle devait être honnête avec elle-même, elle avait toujours su qu’Athos quitterait…elle lui en voulait un brin d’avoir agit comme s’il ne le ferait pas. Tout cela était du passé maintenant. La jeune mère savait qu’elle avait plus à perdre à s’y attarder qu’à passer outre. Elle but donc une longue gorgée d’eau, néanmoins attentive à ce qu’il lui avoua ensuite. Un sourire triste étira ses lèvres « non Athos, tu choisiras d’être là pour lui, toujours. De faire partie de sa vie. ». Magda avait délaissé son verre d’eau – à moitié plein, comme elle voyait la vie – sur le comptoir, pour s’approcher de son ancien amour et déposer doucement une de ses petites mains sur son coude, d’un simple geste réconfortant. Bien qu’il eût ce don de lui jouer directement dans les sentiments et de l’agacer avec ce genre de remarques trop compliquées pour absolument rien, la brunette ne lui en voulait pas. Une boule vint tordre sa gorge alors qu’elle s’apprêtait à continuer « j’espère que tu choisiras de faire partie du reste de sa vie ». Ses yeux brillèrent doucement. Si Magdaleenjte avait compris une chose avec la maternité, c’était qu’on venait en deuxième. Que les sentiments qu’on éprouvait pour ce petit être frippé et baveux étaient bien plus puissant que les siens. Ses propres tracas prenaient le deuxième rang. Peut-être était-ce malsain. Elle n’en savait rien. Par contre elle savait que, peut importe l’empathie et l’amour qu’elle avait pour Athos Gayson, elle ne lui pardonnerait jamais s’il mettait à mal le lien sacré qu’il tissait doucement avec son fils. Son fils à elle. « Tu y gagnerais beaucoup. Et lui aussi, en particulier » termina-t-elle.  Elle le croyait sincèrement. Le père de son gamin était plein de qualité. Il apportait aux gens. Beaucoup. Il était le seule qui n’y voyait pas clair là-dedans. Jamais n’aurait-elle pensé qu’un hot-dog mènerait aussi rapidement à le déballement de tout son cœur. Le troisième hot-dog qui gisait sur la table lui semblait soudainement bien tristre.
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MessageSujet: Re: I need space, but I may or may not want you closer | Athos Gayson I need space, but I may or may not want you closer | Athos Gayson EmptyJeu 2 Juil 2020 - 19:31

Ainsi donc, une simple question de vocabulaire l’avait amené sur un terrain dangereux, celui des sentiments et émotions troubles qui l’habitaient. Pour le moment, tout ça restait en surface même si pour quelqu’un comme lui, c’était déjà énorme. Lui si prudent habituellement laissait pour une fois parler son coeur plutôt que sa raison, et il ignorait où cela allait bien pouvoir l’embarquer. Évidemment, tout cela ne laissa pas Magda de marbre. Comment aurait-il pu en être autrement ? Elle lui répondit d’un ton sec, comme blessée d’entendre la vision de la vie si amère de son ancien amant. Elle avait raison, en réalité. On choisissait de se lier à quelqu’un, de s’ouvrir et de lui faire une place. Ou pas. Athos était bien conscient que c’était ce qu’il avait fait, choisir de tout foutre en l’air en partant, s’auto-persuadant que c’était là la meilleure des solutions pour ne pas souffrir. Il n’avait pas fait ça pour elle, ça aurait été là un prétexte bien trop grossier que de prétendre que c’était parce qu’elle méritait, ou une connerie du genre. Non, en réalité, il avait agi comme toujours, par égoïsme pur, guidé par la peur que ce quelque chose de si agréable dans sa vie, qui le transformait doucement et le rendait un peu meilleur, puisse être brisé sans qu’il ne puisse rien y faire. Alors à choisir, il avait décidé d’être celui qui casserait ça. Douloureuse décision, certes. Mais il savait ce qu’il avait fait, et se cherchait pas d’excuses.

Toutefois, il ne lui répondit pas tout de suite tandis qu’elle allait se chercher à boire, préférant dévier le sujet sur quelque chose de tout aussi compliqué, mais peut-être moins difficile à dire, son fils. Il était étrange de ne pouvoir mettre de mots sur ce qui c’était passé quand il l’avait rencontré. Comme un lien invisible et permanent, un tatouage à jamais sur son coeur. Une nouvelle fois, Magda le corrigea, revenant sur cette fameuse question de choix. Trop de fois dans sa vie, Athos avait subi celui des autres, l’obligeant à reconsidérer jusqu’à sa propre identité. Il en était de même pour Tobias. Le choix qu’il avait fait allait conditionner son existence, celle d’un enfant avec un ou deux parents. C’était d’ailleurs ça qui lui calait une angoisse dans le ventre, se dire qu’en décidant d’être présent pour lui, il allait peut-être lui faire plus de mal que de bien. Magda posa une main sur son bras, qu’il regarda comme surpris d’avoir encore droit à un peu d’attention de sa part. La jeune femme était émue, si émue que ça s’entendait, et ça se voyait, et qu’il était dur d’ainsi confronter ses grandes billes humides. Sans qu’il ne le réalise, il se détendit et ses bras se décroisèrent un peu, sans pour autant qu’il ne fasse un geste envers elle. Athos détestait avoir tort, et il était fermement convaincu d’avoir toujours pris les décisions qu’il fallait. Y compris celle de devenir un apprenti père. « Tu as raison. » Pas souvent qu’il prononçait ses mots là. Elle le savait. « Considère que j’ai choisi, alors. » Fallait-il qu’il mette un mot sur son engagement envers le petit ? Il avait l’impression d’être la maladresse incarnée, pourtant, il débordait d’amour pour Tobias, sans doute parce que cette foutue émotion, il ne l’avait jamais exprimée correctement envers personne. Alors il devait avoir un trop plein. Avec Magda, ça n’était pas pareil. Il n’arrivait toujours pas à savoir si ça avait été de l’affection, de l’amitié qui avait dérivé, ou justement, le mot en -our.

Fallait-il détourner la conversation ou la poursuivre ? Maintenant qu’il avait ouvert un peu les vannes, c’était peut-être le moment ou jamais de poser des mots sur ce qu’il s’était passé, même si ressasser le passé n’était pas une chose qu’il trouvait saine. « Je suis conscient de ne pas t’avoir laissé le choix, Magda… » Reconnaître ses torts, ou plutôt, ses actes. Peut-être était-ce ça qu’il aurait du faire plus tôt. Il sentit le besoin de s’excuser, mais avec le plus de sincérité possible. « Je suis désolé que tu aies dû vivre ça. » Mais pas désolé de ce qu’il avait fait. Cela aurait été un profond manque de respect, non, de lui balancer un regret qu’il ne ressentait même pas ? « Je suis un connard égoïste, je le sais. C’est pour moi que je suis parti et pas… » Contre toi. Ni même pour te protéger. Les mots ne vinrent pas. C'était bien pour se protéger lui, lui seul, lui comme toujours. Les conséquences autour ne comptaient pas. Après tout, est-ce que les autres avaient pensé à ce qu’il ressentirait quand ils l’avaient laissé tomber ?

L’envie de détourner le regard était forte, parce qu’Athos se sentait plus vulnérable que jamais. Le moindre mot, la moindre dérive pouvait le faire partir en vrille, il le sentait, colère, tristesse, peu importait. Même si clairement, c’était plutôt le spleen qui l’envahissait. Mais il continua à la regarder, et eut envie de la prendre dans ses bras. Non. « Mais je ne regrette pas mes choix, tu sais. En particulier celui d’avoir partagé ces années là avec toi. » Sans réfléchir, il posa sa grande main sur sa joue, jouant avec son pouce machinalement comme il le faisait autrefois. Il ne savait toutefois pas s’il avait encore le droit de faire ça sans se prendre une gifle mais après tout, le terrain était déjà glissant, alors…
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Ce n'est pas la magie qui fait qu'un être est magique.

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MessageSujet: Re: I need space, but I may or may not want you closer | Athos Gayson I need space, but I may or may not want you closer | Athos Gayson EmptyMer 8 Juil 2020 - 3:57

Ils n’en avaient jamais explicitement parlé, mais Magda savait qu’Athos était un homme torturé. C’était dans sa nature d’être perspicace, de déchiffrer les gens – c’était d’ailleurs probablement pour cela qu’elle avait toléré cet homme, capable de voir plus loin que sa façade. Cela avait commencé avec un indice par ci, par là, léger, mais évident à ses yeux. Il était complexe, mais complexement beau, de l’intérieur, et oh combien complexement épuisant. Encore aujourd’hui et se découvrir père n’arrangeait visiblement pas les choses. Gayson la faisait chier, elle n’avait plus envie de le sauter. Encore une fois, il n’était évidemment pas capable de lui balancer clairement qu’il avait choisi de prendre ses responsabilités, d’assumer l’amour qui lui sortait par les oreilles pour leur gosse. Non, il se contentait de répondre platement et de lui suggérer de considérer qu’il avait choisi. Magda roula les yeux au ciel, ce qui en chassa l’humidité. Qui n’était pas friand de parler par code? La jeune femme se mordilla la langue pour s’empêcher de la claquer, elle n’avait pas envie de s’énerver, ni de lui créer des émotions encore plus complexes – si seulement cela était possible. Elle lui offrit son plus plate sourire. Il aurait pu s’arrêter là. Avec un peu de chance, il aurait peut-être même pu parvenir à rallumer la flamme qui avait brûlée dans son estomac lorsqu’elle avait dégusté son hot-dog coulant de ketchup en le dévorant des yeux (quoi, cela faisait trop longtemps qu’elle n’avait pas partager l’intimité d’un homme). Évidemment, Gayson étant Gayson, il s’aventura sur un chemin sinueux qu’elle n’avait pas envie d’explorer et qui plomba l’ambiance. « Oh je t’en prie, ne t’apitoie pas sur mon sors Greyson – ce n’était jamais bon signe lorsqu’elle daignait prononcer correctement son nom – je ne suis pas désolée une seconde d’avoir mis au monde le plus merveilleux des petits êtres humains, seule. ». On ne connaissait à Magda ce ton excédé, elle ne l’employait que très rarement. Elle ne faisait pas partie de ceux qui se morfondaient et passaient leur temps à décortiquer leur passer et à s’imaginer une vie différente ‘si seulement…’. Non, elle n’avait ni le temps, ni l’énergie à accorder à tout cela. Avoir l’impression que le père de son gamin se permettait de se flageller pour quelque chose qui lui appartenait sectionna sa patience en deux.

Son agacement cachait évidemment plus d’émotions qu’elle ne voulait l’admettre. La main chaude et douce qu’il posa sur son visage fit fourmiller sa peau. Ça la fit chier. Elle eut envie, malgré tout le reste, de poser sa main dessus et de s’autoriser à se perdre dans son regard. Ça la fit hautement chier. Doucement, mais fermement, la néerlandais balaya la main de son ex du revers de la sienne et recule d’un bon pas. Déceler une douleur sincère et une vulnérabilité rare dans le regard du père de son gamin la fit également chier, puisqu’elle n’avait pas envie de revisiter ses émotions, mais surtout, elle n’avait pas envie de le blesser. Il était rare qu’il s’ouvre ainsi, elle aurait dû l’encourager à déballer ses sentiments…cependant, elle n’était plus sa copine, elle n’avait plus ce devoir. « Oui, c’est bon on a eu du plaisir, voilà ». dit-elle vaguement en se dirigeant vers le comptoir de la cuisine, sur lequel elle grimpa agilement. Ainsi hissée, elle avait accès à l’armoire du dessus et aux bouteilles en tout genre qu’y planquait Gayson – loin de la portée de leur petit – puis choisi un vieille bouteille de ce qu’elle pensait être un rhum. En moins de deux, la brunette en fit sauter le bouchon, puis pris place assise sur le comptoir. Dardant ses yeux bruns dans ceux d’Athos, elle porta le goulot à ses lèvres et s’enfila une jolie gorgée. Autant dire que ce n’était pas dans ses habitudes. Ce n’était que le reflet de l’importance de ce qu’elle avait enfouie quelque part au fond, avant de plonger dans son rôle de mère, sans jamais regarder en arrière. Elle n’en avait pas le droit. « Tu veux parler de ton absence de regrets? Vas-y, je t’écoute. » Le pauvre troisième hot-dog était rendu froid, comme son ton, et n’allait probablement pas trouver preneur.
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MessageSujet: Re: I need space, but I may or may not want you closer | Athos Gayson I need space, but I may or may not want you closer | Athos Gayson EmptyHier à 2:01

C’était dur de savoir quoi dire, quoi faire, quand on se sentait si perdu que ça. Athos s’était de nombreuses fois égaré sur sa propre route, qui était plus sinueuse que celles des montagnes qu’il avait empruntées autrefois. Les obstacles que la vie lui avait imposés l’avait forcé à changer de cap de nombreuses fois, à s’engager dans des raccourcis ou au contraire, à errer parfois sans but. Aujourd’hui, il se sentait engagé sur une autoroute sur laquelle il roulait trop vite, et pas de sortie à l’horizon, pas d’aire sur laquelle prendre le moindre repos. Magda se trompait, il ne s’apitoyait pas sur son sort à elle, il lui présentait juste des excuses tardives qui au fond, et il le comprit un peu tard, ne faisait que du bien à lui, et lui seul. Enfin, c’était ce qui aurait du se passer, mais il n’en ressentit aucun soulagement. Surtout lorsqu’elle mentionna le fait qu’elle ne regrettait rien par rapport à Toby, et il eut envie de ressentir la même chose. C’était impossible. Il regrettait de n’avoir pas été là pour ses premiers mois, mais aussi que cet enfant soit en réalité indésiré alors qu’aujourd’hui il l’aimait tant. Comment était-ce possible de ressentir ça ? Comment était-ce possible de se battre contre des sentiments si compliqués sans perdre complètement la tête ?

Magda n’en avait rien à foutre de ses excuses, de ses explications, et elle avait bien raison. Finalement, c’était les actes qui comptaient, c’était là ce qu’il avait toujours pensé, et ses actes en disaient long sur sa peur sourde d’un jour se poser aux côtés de quelqu’un. La vision de cette chamane à l’époque n’avait été qu’un prétexte pour s’engouffrer dans cette terreur, une justification pour s’auto-persuader qu’il avait de bonnes raisons. Un déclencheur, un catalyseur, accélération et bifurcation, laisser Magda sur le bord de la route ou plutôt, descendre du véhicule pour continuer à pied. Elle balaya sa main en même temps que ses phrases d’une banalité écoeurante, il en avait bien conscience maintenant. De toute façon, Athos ne savait pas s’excuser : personne ne lui avait jamais montré l’exemple. Tous les gens qui un jour lui avaient causé du tort n’étaient jamais revenus pour faire amende honorable, et tant mieux pour eux. Oh, il y avait bien eu la tentative d’Addison, mais ça n’était que la situation et le hasard qui l’avait engendrée. Et son ancien meilleur ami était aussi nul que lui pour demander pardon. Ils avaient eu du plaisir oui, Magda et lui, au coeur d’une relation qui ne pouvait pas se résumer qu’à ça, il le réalisait maintenant qu’elle le disait. Ils avaient tissé un truc, un truc qui le hantait encore dans son sommeil avant qu’elle ne débarque avec un bébé sous le bras, et ce malgré les mensonges qu’il lui avait racontés. Malgré ses omissions et ses cachotteries, il avait sans doute été plus honnête avec elle par moment qu’avec n’importe qui, mais ça, comment lui dire ? Devait-il lui dire ? Probablement pas. Le passé se devait sûrement de rester là où il était.

La mère de son fils, parce qu’il ne savait plus comment la qualifier autrement, jouait l’indifférence et pourtant, elle ressentait le besoin de s’enfiler du rhum à 40 dans le gosier à l’heure du déjeuner. Il eut envie de lui arracher la bouteille des mains, de l’éclater au mur et de lui dire que non, merde, elle n’allait quand même pas utiliser la même technique que lui pour noyer son chagrin, Toby avait besoin d’un de ses deux parents qui ne flirtait pas avec l’alcoolisme, merci. Mais il n’en fit rien et il resta là, planté contre sa table comme un imbécile. Magda partageait avec lui une farouche indépendance, alors d’où se permettrait-il de juger ce qu’elle faisait, de lui donner des conseils, lui le mec le plus fucké dans cette pièce, dans cette ville peut-être ? Provocante, comme toujours, elle le relança étonnament, mais il était désormais incertain de pouvoir répondre à ce genre de choses. Non, il ne voulait pas parler de ça. Il ne voulait plus parler que de lui, comme il le faisait en permanence avec Shannon au point de ne même pas avoir essayé de comprendre ce qu’il avait vécu avec Glinda, ou au Chemin de Traverse. Putain, il ne s’intéressait pas aux autres et maintenant, il avait un enfant à charge, c’était quel type d’ironie ça dans le carcan de la destinée ? « Je pense que j’ai dit assez de conneries pour la journée. » se chargea-t-il, rangeant par la même occasion sa fierté de mâle mal placée quelque part où il savait qu’il la retrouverait quelques temps plus tard. Sans savoir pourquoi, sans doute parce que tout ça l’avait refroidi, il ôta sa veste qu’il déposa sur le dossier du canapé avant de s’y enfonçer, loin d’elle et de sa bouche alcoolisée, de ses remarques acerbes qu’il savait pourtant mériter. Les bras à nouveau croisés, son regard se posa sur Tobias et son adorable tête endormie, qui faisait des petites bulles au pays des Kelpies. Il eut un sourire attendri totalement incontrôlé. « Je ne regrette pas qu’il soit là, en tout cas. Ni que tu sois revenue pour me le présenter, et chercher des réponses pour vous deux. » Il était conscient que si la génétique n’avait pas été aussi joueuse, il continuerait à vivre sa vie de loup solitaire, et Magda sa vie de mère célibataire, ne découvrant que bien des années après que son grand bébé savait faire des choses bizarres. « D’ailleurs, quelles que soient tes questions, tu peux me les poser. » Athos ne parlait pas vraiment de magie, même si c’était implicite qu’il serait toujours son encyclopédie spécialisée es sorcellerie. Mais voilà, il avait assumé qu’il savait ce dont elle avait besoin avec ses excuses à la con, mais il n’en était rien. Il lui offrait une dernière opportunité avant de se fermer pour de bon. Déjà, il sentait que la porte qui barricadait ses émotions laissait passer un peu moins de lumière. « Aujourd’hui, demain, après cette bouteille de rhum… C’est toi qui vois. » Il n’y avait aucun jugement dans son ton, ni dans son regard qui était parti la retrouver. Juste une forme de bienveillance étrange qu'il n'avait qu'avec elle.
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