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Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu)

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Razvan Vacaresco

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MANGEMORT
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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 2 EmptyMar 18 Aoû 2020 - 1:34

Il était vrai qu'aussi loin qu'il puisse remonter dans ses souvenirs, Razvan s'était toujours figuré avec Neolina. Dans le sens où il la connaissait depuis tellement longtemps, dans le sens où ils traînaient tellement toujours ensemble depuis l'enfance, que quasiment tous ses plus vieux souvenirs comportaient le sourire solaire de son amie roumaine. Il y avait des gens qui nous marquaient, ou qui devaient simplement être toujours là dans toutes les grandes étapes de notre vie. Pour certains, c'étaient les parents. Pour d'autres, c'étaient des amis d'enfance. Cela pouvait être n'importe qui. Pour lui, c'était Neo. Et qu'est-ce qu'il y pouvait, hein ? Il n'avait même pas touché à son thé, abandonné très tôt sur la table, même plus fumant. L'air était chargé d'une atmosphère qu'il ne s'expliquait pas. Il n'avait eu pour Neolina que des pensées bien chastes, des pensées toujours amicales. Peut-être était-ce à mettre sur le compte de son épuisement psychologique mais Razvan avait particulièrement envie de la serrer plus fort dans ses bras. C'est sans doute ce qu'il fit, à sa manière, en glissant sa main à un endroit qu'un ami ne connaîtrait pas. Il ne savait même pas pourquoi il avait fait ça, en temps normal ça ne lui serait sans doute pas venu à l'idée de le faire. Les paroles de son amie lui parvenaient presque de manière étouffée. Il régnait dans ses tympans un chaos absolu. Son sang battait si furieusement dans sa tête, à tel point qu'il avait l'impression qu'il bouillonnait de l'intérieur. C'était complètement débile. Il faisait juste affreusement chaud dans cet appartement. Ou peut-être qu'il se faisait des idées.

Putain.

Razvan jurait rarement mais en toute honnêteté, il ne comprenait pas franchement ce qui se passait maintenant. Toute cette entrevue était étrange. Ils étaient passés tous les deux par un ballet de sentiments et de phases, rien n'avait été. Tout ça, quand même, parce qu'il avait eu la brillante idée, dans son esprit endormit, d'ouvrir la porte en sous-vêtement. Et tout son trouble se trouva malheureusement amplifié lorsque Neolina eut la merveilleuse, mais alors, merveilleuse idée de relever la tête pour le regarder. Cela ne dura sans doute qu'une seconde, mais il eut l'impression que leurs regards passaient une éternité à se chercher. Aussi, curieusement, ce fut lui qui le premier déposa finalement ses lèvres sur celles de son amie d'enfance.
Neolina avait en effet été toujours là pour lui. Elle était là ce matin, où il devait être présent pour elle. Leur relation n'aurait pas dû s'étendre à ce point-là aux contacts physiques. Mais que voulez-vous. La logique est parfois la Mère des Hommes comme leur pire ennemie. Les baisers qu'ils s'échangeaient étaient profonds de ces souvenirs qu'ils avaient en commun, de cette relation sous-jacente qui avait peut-être pris soin de se développer depuis des années et des années. Peut-être que ce n'était qu'une logique et que l'aboutissement de leur relation se trouvait là. La mère de son amie avait peut-être toujours sentie cela sans qu'ils n'admettent qu'il fallait bien que cela arrive un jour. Il avait fallu deux deuils, le deuil d'une femme et le deuil d'un futur, il avait fallu deux départs, l'un pour la Russie, l'autre pour l'Angleterre, une retrouvaille embrumée à la gare pour donner une fin à ce que tout le monde savait inévitable. Une des mains du roumain se glissa dans le creux des reins de Neolina pour la rapprocher davantage de lui, alors que son autre main quittait la sienne qui la tenait pourtant fermement auparavant, pour la glisser sur une de ses cuisses et la remonter à sa hanche.

Rien n'était écrit, et tout semblait à écrire, apparemment.


(607)

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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 2 EmptyMar 18 Aoû 2020 - 2:17

Arrêter de respirer n’y changea rien. Son corps tout entier s’emballait, réveillait chez elle des choses endormies depuis peut-être trop longtemps. Combien de fois s’étaient-ils étreints ? Combien de fois avaient-ils été si proches ? Et pourtant, jamais ce genre d’instant ne s’était produit auparavant. Jamais son regard n’avait été si peu innocent et quand elle trouva enfin celui de Razvan, Neolina y vit quelque d’inédit. Loin du regard doux et protecteur de cet ami de toujours, il y brillait quelque chose de nouveau, de presque animal, qui l’appelait. Elle ne savait si elle pourrait y résister. Mais voilà, elle n’en eut pas besoin.

La rencontre de leurs lèvres provoqua en elle une avalanche de sensations qu’elle, grande bavarde, n’aurait jamais pu décrire. Elle répondait à l’appel sans même réfléchir, mêlant son souffle au sien tandis que ce baiser, qui aurait presque pu rester chaste, les emportait tous les deux. Razvan et Neo, oui. Tout le monde semblait l’avoir remarqué, sauf eux, et il avait suffi d’une matinée étrange, d’un coup du destin, d’un réveil trop brutal pour enfiler quoi que ce soit, pour leur ouvrir les yeux. Les siens se fermaient tandis qu’elle savourait chaque sensation qu’elle retrouvait tout à coup alors qu’il lui semblait n’avoir jamais connu ça, elle qui ne se donnait pas au premier venu. Mais Razvan n’était pas le premier venu, ne le serait jamais. Et là, c’était comme si tout n’avait existé que pour mener à ce moment précis. Comme si elle accédait enfin à ce qu’elle croyait ne plus chercher depuis longtemps. Une de ses mains glissa le long de sa nuque, jusqu’à ses cheveux ébouriffés qu’elle n’avait jamais attrapés comme ça. A peine décoiffés, parfois, pour se moquer. Mais l’heure n’était plus aux amusements presque enfantins. Neo et Razvan… Deux adultes qui chaviraient enfin, alors qu’ils ne savaient même pas qu’ils avaient été sur le point de tomber.

Neolina avait cette image de femme enfant, un peu naïve, parfois trop pure. Beaucoup la voyait comme la bonne copine, Razvan sans doute le premier. Mais lorsqu’elle s’abandonnait à son corps, ses envies, elle devenait plus femme que jamais, et ses instincts savaient parfaitement ce dont elle avait envie. Sa langue cherchait la sienne, sans timidité aucune, soupira parfois quand ça en était trop. Mais il était bien trop tard pour reculer, en avait-elle envie d’ailleurs ? A ce moment précis, son cerveau ne s’embarrassa des questionnements qui la tourmenteraient bientôt. Razvan lui aussi, d’habitude taciturne, peu tactile, semblait s’abandonner à ses désirs et elle sentit ses grandes mains habiles se nicher parfaitement où il fallait. Basculant avec une agilité qu’elle n’avait que lorsqu’elle savait vraiment ce qu’elle voulait, Neolina fit passer sa jambe par-dessus celles qu’il avait récemment recouvertes d’un désormais inutile pantalon, le surplombant un peu, nichant sa seconde main dans ses cheveux qu’elle décoiffait au fur et à mesure qu’elle se laissait aller à sa passion, les délaissant tout à coup en glissant lentement jusqu’à son torse dont une chaleur folle émanait. Elle eut elle aussi envie qu’il délaisse ses lèvres pour plonger dans son cou, sur sa peau pale qui contrastait avec la sienne. Mais elle n’eut pas la force de briser leur baiser, leurs baisers, pour l’instant.

La matinée avait commencé dans la peur et l’angoisse, elle se poursuivait dans la délectation la plus parfaite. Son corps ressentait des troubles presque similaires, souffle court, battements saccadés, tête qui tournait, mais tout était cette fois bien plus agréable. Rien à voir avec sa stupide phobie, une sensation de liberté enivrante l’emportait loin. Si elle avait su que tout ça se cachait dans un baiser avec Razvan, elle y aurait sans doute succombé bien plus tôt.
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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 2 EmptyMar 18 Aoû 2020 - 2:43

La légère appréhension d'être repoussé par Neolina s'évapora dans la seconde où elle était apparue. Il y avait entre eux, ce matin-là, ce petit quelque chose de gêne, comme si nécessairement, la relation qu'ils avaient était amenée à changer maintenant. Jamais le fauteuil où ils étaient ne lui avait paru si étroit. Jamais il n'avait regardé son amie d'enfance comme il la regardait désormais. Jamais il ne l'avait embrassé de la sorte et encore moins touché de cette manière. Un frisson qu'il ne parvint pas à retenir embrasa davantage sa peau lorsqu'elle lui empoigna les cheveux. Ses mains à lui se faisaient plus curieuses, alors que leurs souffles se mêlaient encore dans un ballet qu'ils ne connaissaient pas. Il n'était pas dans la nature de Razvan de se laisser aller à ses plus primaires envies. Mais ce matin était vraisemblablement un matin spécial. C'en était un pour lui, un pour elle aussi apparemment. L'attitude de son amie d'enfance venait de changer du tout au tout, pour son plus grand plaisir, alors que finalement, elle prenait les devants pour grimper sur lui. Le roumain avait l'étrange impression, au fond, qu'ils attendaient cela depuis des années. La fréquence effrénée de leurs baisers et leurs mains qui courraient sur le corps de l'autre, laissaient presque entendre une espèce de frustration de l'un et l'autre. Que s'était-il donc passé dans leurs subconscients pour qu'ils s'ignorent pendant trente ans ?

Ses grandes mains abîmées par la boxe se promenaient allègrement son corps et jamais l'atmosphère ne lui paru plus chaude qu'à cet instant. Les glisser sous sa robe était un plaisir qu'il s'autorisait et qui demeurait insoupçonné. Qui aurait cru que se laisser aller avec Neolina lui ferait autant de bien ? Personne, sans doute. Si on lui avait dit que son réveil manqué se finirait de la sorte, il aurait ri. Sincèrement. Surtout avec elle. Mais Razvan n'en était guère plus au stade de la réflexion et d'ailleurs, s'il l'avait été à un moment, cela s'était envolé dès lors que son fichu subconscient avait décidé de nicher sa main sur le flanc de son amie. Ils auraient le temps, tous les deux, de regretter ce dérapage plus tard.
Sans le savoir, Neolina lui rendait un grand service avec sa petite robe. Il ne fallut guère de temps pour qu'elle se retrouve par terre alors qu'il en profitait, quant à lui, pour nicher ses lèvres dans le cou de son amie. C'était une petite femme, Neolina, tout du moins, faisait telle quinze bons centimètres de moins que lui. Pratique pour glisser sans aucune gène désormais, ses mains sous ses fesses pour la soulever et se relever en même temps sur ses deux jambes. Ces dernières semblaient s'être transformées en coton alors qu'il la reposait au sol pour la pousser dangereusement vers le mur derrière elle, sans guère arrêter l'exploration furieuse de sa bouche contre sa peau.

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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 2 EmptyMar 18 Aoû 2020 - 3:20

Sa robe glissa sur sa peau avant de rejoindre le sol. Au passage, elle savourait ce que faisaient les mains de Razvan, se baladant en des lieux qu’ils s’étaient toujours interdits. Et pourquoi, oh pourquoi, alors quoi ça était si bon, si naturel ? Il fallut décrocher leurs bouches pour y faire passer le tissu, mais la seconde d’après, Neolina l’embrassait à nouveau, avide de poursuivre sa folle exploration de sens en compagnie de celui qui était désormais, et à jamais, bien plus qu’un ami. Elle sentait sous ses doigts quelques cicatrices qu’elle aurait habituellement pris le temps de détailler, s’apitoyant peut-être sur les histoires qu’elles cachaient. Mais pas maintenant, pas alors qu’elle ne pouvait arrêter la moindre de ses caresses, devinant les muscles de ce corps si sculpté sous ses doigts. Razvan, Razvan, était-ce la boxe qui l’avait rendu si parfaitement taillé ? Non pas qu’elle apprécie la violence, mais cette fois, elle n’en eut rien à faire.

Elle ne put retenir un soupir quand il mit fin à l’un de leurs milliers de baisers, penchant toutefois la tête en arrière avec délice tandis qu’il trouvait le chemin de son cou. La chaleur de l’appartement était-elle réelle, ou était-ce juste l’effusion de leurs corps qui se collaient tellement qu’il était difficile de savoir où commençait Neo, où terminait Razvan. Il n’y avait plus assez de vêtements, et pourtant encore trop, sa poitrine enserrée dans sa brassière en dentelle collée contre son torse brûlant. Elle se sentit soudain soulevée, craignit tout à coup qu’il n’ait un remords, lui lança un regard qui voulait dire Reste. Reste là, contre moi, toujours. Le sien n’était pas moins équivoque, et lorsqu’ils furent debout - comment tenait-elle sur ses jambes après ça ? - elle se sentit plaquée en arrière contre un mur qu’elle n’aurait imaginé si proche. Malgré le léger choc, elle était plus consciente que jamais, et l’attira avec lui avec une force que personne n’aurait soupçonné dans un si petit corps. Impossible de penser quand il baladait ainsi ses lèvres contre elle, explorant sa peau fine et doucement parfumée tandis qu’elle-même se perdait dans ses épais cheveux noirs où flottait une odeur de cigare et d’autre chose, sur la pointe des pieds pour tenter d’être toujours plus près de lui.

Les mains de la roumaine eurent tout le loisir de sentir chaque muscle du dos du puissant médicomage se dessiner sous sa paume, ce que le fauteuil lui interdisait quelques secondes plus tôt. Se laissant complètement aller, elle leva une jambe, la glissant le long d’une des siennes jusqu’à se glisser sous ses parfaites fesses, tandis que ses mains se trouvaient maintenant dans le creux de ses reins, cherchant un moyen de virer cette maudite couche de tissu qu’il avait enfilé pour rien. Sans ceinture toutefois, le pantalon laissait déjà deviner ce qui se cachait dessous, et qu’elle pouvait sentir sans même le voir. Sans doute aurait-ce été trop pour elle, son imagination prenait le relai. D’un geste doux, elle ramena son visage à elle, et une seconde passa tandis qu’elle le regardait d’un air décidé, un sourire bien différent flottant désormais sur son visage. Le souffle haletant, elle ne sut où elle avait trouvé la force de cette pause. Puis elle embrassa sa joue mal rasée, la parsemant d’une multitude de baisers tandis qu’elle se battait avec le pantalon sans parvenir à l’enlever, trop empressée sans doute de le voir rejoindre sa robe. En espérant qu’il comprenne, elle ne dit rien et remonta le long de son dos. Qu’il enlève ça ! Qu’il enlève ça et ils seraient à égalité, à demi-nus, parfaitement prêts à passer le stade de la simple amitié pour une relation tout à fait différente, et délicieuse, comme sa peau sous ses lèvres.
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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 2 EmptyMar 18 Aoû 2020 - 3:50

Il était bien difficile de savoir à quel moment il pourrait avoir envie de la lâcher. Ce sont ses mains fermes qui la maintenaient si proche de lui, tellement proche qu'il sentait absolument tous les reliefs de son corps contre sa peau. Ça le rendait complètement ivre de l'embrasser de la sorte, de découvrir son corps sous cet angle qu'il n'aurait jamais cru explorer un jour. Là, tous les deux debout contre le murs, le roumain s'amusait avec les derniers tissus qu'il sentait sous ses doigts alors que sa bouche continuait de se poser à tous les endroits de son cou où il était possible de se poser. Que ces derniers tissus l'ennuyaient, c'était épouvantable. Le médicomage faisait justement glisser ses deux mains dans le dos de la trentenaire pour lui retirer sa brassière en dentelle lorsqu'il sentit qu'elle faisait glisser sa jambe contre la sienne. Un léger sourire naquît sur ses traits alors qu'elle s'acharnait, pauvre créature, à essayer de lui retirer son pantalon. C'est le sens du regard qu'elle lui lança, une fois qu'elle l'eut arrêté pour le regarder et lui passer ce message subliminal. Ce n'est pas qu'il avait envie de la torturer mais...
clac.
Il avait entre temps réussi à lui retirer sa brassière qu'il envoya plus loin sans guère plus s'en occuper avant d'afficher un air plutôt satisfait. Neolina continuait de parsemer sa joue de baisers sans qu'il ne daigne faire un geste pour se libérer de son pantalon. Finalement, il attrapa une de ses mains pour l'entraîner à sa suite jusqu'à sa chambre. Et ce n'est qu'à ce moment pour la pauvre pauvre Neolina qu'il consentit enfin à retirer au moins son pantalon avant de s'allonger sur elle pour parsemer encore, comme si c'était la seule chose qui comptait, le torse nu de son amie de fiévreux baisers.

C'est le cœur battant que la réalisation brusque de ce qu'ils avaient fait le frappa de plein fouet. Haletant, allongée aux côtés de la sorcière, il fallut quelques minutes à Razvan pour reprendre ses esprits, ses yeux bruns fixant le plafond. Bon sang. Quel abruti. Quel merveilleux moment également. Mais quel abruti fini. Il regrettait et en même temps ne regrettait pas. Cela n'avait aucun foutu sens et dans son esprit se traduisait bancalement la panique qu'il ressentait maintenant. Il se tourna vers sa table de chevet, sans décocher une seule parole, pour attraper sa boîte à cigare et en allumer un. Relevé sur un coude, les cheveux salement en bataille - il fallait dire que Neolina s'y était donnée à coeur joie... - il tira une taffe. Puis une seconde. Les poumons remplis de fumée ne parvenaient pas à le calmer néanmoins. C'était un terrible sentiment pensait-il, que celui de regretter mais d'être profondément ravi de regretter ses agissements.

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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 2 EmptyMar 18 Aoû 2020 - 5:42

Avec elle, Razvan avait toujours été un peu plus joueur qu’avec les autres. Et tandis qu’il prenait un malin plaisir - partagé - à la déshabiller, la pauvre se languissait de le voir lui aussi dévêtu. Le boxer, elle en ferait son affaire mais, pitié, pitié, qu’il s’occupe de ce maudit pantalon qui semblait être protégé par un sort anti-Neo. Mais il laissa traîner un peu les choses, délicieux supplice dont elle se délectait sans se plaindre. Tout ça aurait pu durer des heures, des heures contre ce mur contre lequel elle ne s’appuyait déjà plus, doucement cambrée pour profiter de chaque parcelle de la peau de Razvan contre la sienne. Sa bouche était si gourmande, jamais elle ne l’avait remarqué. Mais désormais, elle ne saurait oublier ce qu’elle lui avait fait vivre.

Plus docile que jamais, elle se laissa entraîner dans la chambre, se jetant sur le lit avec la ferme intention de ne pas s’arrêter là. Au fond, elle lui était reconnaissante d’avoir choisi le confort, sa maladresse aurait pu causer quelques soucis en verticalité. Tandis qu’il lui fit le plaisir de se débarrasser du tissu superflu, elle eut tout le loisir d’observer sa splendide carrure, dans un rayon de soleil qui filtrait par les voilages. Son regard n’en perdit pas une miette, pas une, appréciant la superbe vision tandis qu’elle mordillait sa lèvre inférieure dans l’attente qu’il ne vienne la happer. Mais ce fut une autre partie de son corps qui fut bientôt assaillie, pour son plus grand plaisir.


Quelle heure était-il ? Cela n’avait aucune importance. Haletante, trempée de sa sueur mêlée à celle de Razvan, elle était étendue dans ce lit qui n’était pas le sien, un sourire idiot fiché sur le visage. Son cerveau n’était pas encore en totalement capacité de réaliser ce qui venait de se passer, les hormones faisaient leur joli travail. Elle se serait presque endormie. Sentant un mouvement sur le côté, elle ouvrit un oeil, puis l’autre, la silhouette superbement racée de son ami - le mot convenait-il encore ? - se découpant dans la lumière. Dans sa tête subsistaient encore des images. Son corps se souvenait encore de ce qu’il venait de vivre, comme un écho silencieux et plaisant. Neo frissonna doucement, à peine recouverte d’un drap le long de ses jambes. L’odeur caractéristique du cigare se fit sentir, et elle observa la fumée se détacher tandis qu’il lui tournait le dos. De toute manière, chaque parcelle de son corps était une merveille, alors elle ne s’en priva pas. Il serait bientôt temps de se poser les questions qui fâchent.

Fidèle à elle même, à son besoin de proximité, Neo glissa doucement le long des draps humides et se colla contre Razvan, un bras sous l’oreiller, l’autre posé sur sa hanche saillante. Elle aurait bien encore profité de l’instant avant qu’il ne s’envole, mais elle connaissait assez Razvan pour lui connaître une forme de pudeur. Elle eut envie de lui dire tellement de choses, mais ne savait pas tellement si elle était prête à rompre l’instant. « Tu m’as tellement manqué… » Elle déposa un chaste baiser sur son épaule, là où une cicatrice inconnue se dessinait. Elle eut envie de lui dire qu’elle l’aimait, mais s’abstint. Ces mots là étaient connotés, et pourtant, c’était ce qu’elle ressentait. Quel type d’amour, difficile à dire. Mais elle l’avait toujours aimé, et à cet instant, plus que jamais.
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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 2 EmptyMar 18 Aoû 2020 - 19:52

L'après-coup était douloureux.

Enfin, "douloureux". Disons plutôt que c'était déjà l'heure de laisser son esprit cogiter sur ce qui venait de se produire. Il éteignit son allumette et la posa dans le cendrier de sa table de chevet. Tout ce qui s'était passé ce matin n'avait aucun sens, et il n'avait pas rêvé. Ça non. La respiration de Neolina était très distinctement audible à côté de lui, alors que son propre corps transpirant reprenait le cours normal de sa petite existence, même s'il demeurait recouvert d'une fine couche de transpiration. Il avait besoin d'une douche, probablement qu'elle aussi. Les taffes qu'il s'enfilait, lentement, il les dégustait particulièrement. Le roumain n'était pas nécessairement connu pour être un grand fumeur, mais certaines occasions valaient bien un cigare. Et là il méritait de fumer sa boîte. Il sentit les bras de Neolina l'enserrer et il tourna la tête pour la regarder du coin de l'oeil alors qu'elle lui embrassait l'épaule. Il pensait parfaitement connaître son amie d'enfance. Le médicomage se rendait compte qu'il ne lui avait finalement manqué qu'un dérapage comme celui-là pour la connaître totalement. C'était assez épouvantable que de regretter tout en se satisfaisant de ce qu'il s'était passé. Comme si le coeur était ouvert en deux, une moitié contrôlée par la raison, l'autre moitié contrôlée par elle-même. C'était difficile que d'admettre qu'on aurait pas du tout du faire cela alors qu'on en avait crevé d'envie. La rétine du roumain gardait bien en mémoire les courbes du corps de Neolina qui était maintenant abandonnée près de lui. Qu'est-ce que cette matinée signifiait ? Il glissa sa main sur celle que son amie avait abandonné sur sa hanche pour s'en saisir et la porter à ses lèvres afin de lui offrir un bien chaste et innocent baiser. Bien différent de ceux qu'ils s'étaient échangés avec tant d'ardeur tout à l'heure.
Qu'y avait-il à dire ? Bien sûr qu'elle lui avait manqué aussi. Mais disons qu'il ne pensait qu'ils se retrouveraient de cette façon-là. Le temps avait peut-être davantage œuvré sur eux qu'il ne l'avait imaginé au départ, après tout. La magie de la vie.  Il redoutait la conversation qui allait venir, aussi ne fit-il aucun commentaire pour la commencer. C'était difficile que d'admettre qu'une relation entretenue depuis si longtemps pouvait toujours être amenée à évoluer et changer au gré de leurs propres changements. C'était difficile que d'admettre que l'on avait pas la main-mise sur tout. Neolina avait toujours été un astre changeant, capable de s'échapper de ses mains comme une anguille et leur relation faisait la même chose. Ce qui s'était passé ce matin ne devrait sans doute pas être amené à se reproduire et Razvan fut particulièrement surprit de se rendre compte qu'il regrettait amèrement cela.

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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 2 EmptyMer 19 Aoû 2020 - 1:46

L’éternelle froideur de Razvan fondait toujours un peu à son contact, et une fois de plus, il se montra prévenant et doux à son égard. Lui volant sa main, il lui délivra un baiser tendre et doux, qui la rassura un peu dans son fort intérieur. Il était temps de se demander ce que tout ça voulait dire, mais elle n’en avait pas envie, pas du tout. Pourtant, son cerveau moulinait déjà doucement, elle le sentait, et elle le fit taire en sombrant dans une forme de demi-sommeil, toujours parfaitement calée contre le corps de son… amant ? Comme il était étrange d’employer mot pareil pour le qualifier, lui.

Les minutes passèrent, sans qu’ils n’échangent plus qu’une étreinte. Pas un mot, rien, juste eux deux contre le reste de Londres. La fumée de cigare emplissait la chambre, et elle se retint de tousser pour éviter qu’il ne se sente obligé de l’éteindre. Tandis que les rouages de sa propre réflexion se mettaient en marche, il lui semblait presque entendre ceux de Razvan fonctionner à plein régime. C’était qu’elle le connaissait, pas dans ce contexte, certes, mais ça ne changeait rien. Enfin, si, ça changeait tout, mais il restait le même Razvan qui se torturait pour un rien, pour un tout peut-être dans ce cas précis. Alors, elle ne dit rien. Resta juste contre lui, blottie, fragile, plus forte que jamais pourtant. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que Razvan ne desserrerait pas les dents, mais elle prit tout de même un peu de temps pour retrouver de l’énergie après cette folle matinée.

Quand elle parvint à s’extraire du sommeil, elle s’étira comme un fléreur, déliant ses muscles pourtant déjà bien détendus avant de se redresser doucement, passant sa tête par dessus la barrière impressionnante de musculature de son dos. Sans un mot, elle parvint finalement à capter son regard. « Je ne sais pas à quoi tu penses, mais je sais que tu penses. » La tête posée entre ses bras croisés sur son flanc, elle l’observait avec un doux sourire. Neo avait l’avantage de le connaître par coeur, et pourtant, il restait souvent une énigme pour elle. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il se lance dans un long discours, à vrai dire même elle n’en avait pas envie alors que pourtant, ça ne lui faisait pas peur d’habitude. Mais parler, ça voulait dire penser. Et elle n’avait pas envie de penser à quoi que ce soit, juste s’enivrer encore un peu de lui, juste un peu, pas longtemps promis. « On se laisse encore quoi… une heure, et après on cogite ? » Elle savait très bien qu’elle aussi, elle allait se prendre la tête. C’était une évidence, elle luttait pour ne pas le faire. Affichant une petite moue parce que ses incertitudes reprenaient le dessus, elle pencha la tête, ses cheveux blonds effleurant sa peau sans qu’elle ne le réalise, perdue qu’elle était dans la contemplation de bouche. « À moins que tu préfères que je parte ? » Retiens-moi… Encore un peu...
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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 2 EmptyMer 19 Aoû 2020 - 2:17

Razvan se surprit à soupirer, d'un air profondément las. Lassé de ses propres pensées, incapable de vivre correctement l'instant. Ils méritaient de s'accorder une pause sans cogiter pour une fois. Ils avaient passé un pas monstrueux en acceptant de constater qu'il y avait une certaine attirance physique entre eux, qui dépassait de loin la limite psychique. Neolina maintenant collée contre lui, il entendit sa respiration se faire plus régulière sans savoir très bien si elle dormait ou non. Dans le calme paisible de la chambre, le roumain craignit de l'avoir vexé par son austérité désolante. Il tira de nouveau sur son cigare, l'air pensif, le regard toujours perdu sur l'exact même point depuis qu'il s'était tourné pour fumer et recracher sa fumée loin du visage de son amie d'enfance. Le but n'était pas non plus de l'empoisonner. Ce qu'il se faisait à lui, il ne désirait pas le lui infliger. Le médicomage n'avait aucune idée du temps qu'il prit pour finir son cigare. Quoiqu'il en soit, cela coïncida avec l'éveil de Neolina. Il craint de grands discours mais rien ne vînt. Curieusement pour cette grande grande bavarde qui lui servait de meilleure amie... Ou plutôt d'amante désormais. Il tourna un regard vers elle alors qu'elle s'appuyait sur son flan sans savoir que c'était à l'exact endroit où il s'était prit une tuile cassée en avril. S'il ne réagit pas, il dû freiner un mouvement de recul et son corps, à la place, fut parcouru d'un frisson.

Les paroles de Neolina avaient beaucoup de sens. Il leva un sourcil, sans sourire mais sans détourner le regard également. « Que crois-tu que je pense alors ? Qu'on aurait pas dû faire cela ? » - son ton n'était pas abrupte pour trois sous, mais comme il prenait la parole pour la première fois depuis qu'ils avaient fini dans ce lit, il eut l'impression brusque que son ton était cassant. Il leva sa main pour la faire doucement tomber sur l'épaule de la jeune femme, avant de la faire glisser délicatement dans son dos. Ses yeux bruns suivait son propre geste d'un air pensif et il reprit : « Je ne regrette pas, tu sais ». Non, il ne regrettait pas. Ou peut-être que si. Peut-être que ce n'était pas l'entière vérité. Ou alors ça l'était. Qu'est-ce que j'en sais ? Moi je décris juste les faits - et parfois c'est chiant.
Razvan ressentit la même appétence pour elle en faisant glisser sa main dans son dos. L'excitation de la découverte de l'autre, sans doute, plus que de l'amour ? Il n'en savait rien, il n'avait pas vraiment envie de se poser la question. La dernière femme pour qui il avait éprouvé des sentiments était bien loin derrière lui désormais. Mais il était un homme qui vivait constamment dans le passé, c'était son pire travers - mettant de côté le fait qu'il tuait des gens. Il remonta finalement sa main vers la nuque de la trentenaire avant de la faire passer doucement dans les cheveux blonds de Neolina. Qu'avaient-ils faits pour mériter cela ? Une heure de plus, demandait-elle. Une heure, qu'est-ce qu'une heure dans une vie ? Il afficha un petit sourire sans rien répondre, parce que la vérité c'était qu'elle pouvait quémander, à cet instant, autant d'heures qu'elle voulait.


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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 2 EmptyMer 19 Aoû 2020 - 3:08

La spontanéité de l’une contrastait clairement avec la prise de recul de l’autre. Razvan donnait toujours l’impression de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler et cette fois, sa langue sûrement fatiguée par leurs langoureux baisers mit plus de temps encore avant de s’actionner. Là où Neolina savait se montrer patiente, cette fois, elle vécut l’attente comme un supplice, priant pour ne pas avoir perdu cette précieuse amitié pour une simple, quoi que merveilleuse étreinte. Son petit coeur se remettait à peine de ses récentes émotions - il y en avait eu foule ce matin - que déjà il battait à nouveau la chamade, tandis qu’elle ne montrait rien du trouble qui se jouait en elle. Pouvait-il sentir son petit palpitant qui s’affolait ?

Puis enfin, un mot, une phrase même, des questions. Le ton de sa voix était sec, mais Neo le connaissait assez pour savoir que ça n’était pas pour la heurter. Que croyait-elle ? Rien justement ! N’était-ce pas ce qu’elle lui avait dit ? D’un geste, il vint balayer ses minuscules angoisses tandis qu’elle appréciait de sentir sa caresse le long de sa colonne vertébrale. Elle frissonna, comme il l’avait fait un peu plus tôt lorsqu’elle avait trouvé refuge sur lui. Elle ne répondit pas tout de suite, troublée à la fois par ces questions auxquelles elle n’avait pas de réponse et par la sensation contre sa peau. Ce fut bien assez de temps pour que Razvan comble le silence, tout seul, que lui arrivait-il ? Elle sourit doucement tandis qu’il jouait avec ses cheveux polaires. Tout en eux contrastaient. L’ébène face au blond. La peau pâle contre celle hâlée. La langue bavarde et celle qui se taisait. La fille du futur avec l’homme du passé. Elle n’en fut que plus touchée par son affirmation, savoir qu’il n’avait pour une fois aucun regret la touchait plus jamais. Son sourire fatigué, mais content, s’élargit doucement. Peut-être changerait-il d’avis plus tard. Mais pour l’instant, cela lui suffisait.

« C’est sans doute la plus jolie chose que tu m’aies dite… » Son ton était rêveur, léger, alors que les mots étaient lourds de sens. Et pourtant, Razvan et elle s’étaient déjà fait de sobres mais belles déclarations par le passé. « … en tout cas, avec des mots. » Car comme toujours, les actes révélaient bien plus leur amour mutuel que le plus long des discours. Cette fois-ci, il y avait un peu des deux, sa douceur tactile qu’elle lui découvrait, et ses francs aveux qui l’étonnaient agréablement. « Si tu en doutais, moi non plus, je ne regrette pas. » Bien sûr qu’il avait des doutes qui lui sillonnaient le coeur, elle le savait. Pourtant, il connaissait sa philosophie de vie, toujours assumer ses choix, qu’ils soient des erreurs ou non. Cette fois-ci pourtant, elle savait que ça n’en était pas une. Tout s’était déroulé si naturellement, et ses pieds étaient venus jusqu’ici sans même qu’elle ne le réalise. Comme si le destin, ou quelque chose comme ça, avait décidé qu’il était temps d’arrêter d’ignorer les choses évidentes. Avec une douceur qui n’appartenait qu’à elle, elle fit basculer ce grand corps qui était docile sous ses assauts pour venir s’allonger contre lui, comme si c’était là la chose la plus naturelle du monde. Son visage près du sien, elle capta son regard dont elle ne voulait plus se décrocher. « Je ne regretterai jamais aucun moment que j’ai vécu, ou que je vivrai avec toi. » Amical, passionné, passionnel, peu importait. Tout ce qu’elle savait, c’était que jamais elle ne le perdrait. En tout cas, elle ferait tout pour que ça n’arrive pas. Quitte à briser cet instant de quiétude pour revenir à l’amitié d’avant, ou presque. Car les choses avaient changé, comme le prouva le doux baiser qu’elle déposa sur ses lèvres qui avaient le goût de La Havane.
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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 2 EmptyMer 19 Aoû 2020 - 3:59

Il lui avait paru nécessaire, alors que Neolina proposait bêtement de s'en aller, d'être honnête et sincère avec elle. Il avait bien peu l'occasion de l'être ces derniers-temps et dire la vérité pour une fois, à quelqu'un qui lui tenait tant à cœur, lui fit tellement tellement de bien. Comme si un poids étrange s'élevait de son cœur, Razvan se sentait libéré en s'adressant à elle de la sorte. Comment pouvait-il regretter absolument et irrévocablement ce qui s'était passé tout à l'heure ? Il n'était pas assez fou pour s'en vouloir totalement. S'il ne savait pas où finirait leur amitié après cela, il ne parvenait pas à ignorer le sentiment d'allégresse qui lui avait éreinté l'esprit et le corps. Il avait pris plaisir à glisser ses mains sur elle et à la couvrir de baisers. Il avait pris plaisir à faire tout cela. Tout comme il avait pris un plaisir monstre à la sentir se mouvoir sous lui, à sentir ses mains sur son corps et sa bouche sur sa peau. Non, il ne pouvait pas regretter tout cela. C'est l'esprit arraché à cette étrange nostalgie qu'il ressentait déjà qu'il reporta son regard pensif sur Neolina. Sa main continuait machinalement de jouer avec ses cheveux blonds alors qu'elle s'adressait à lui, doucement, timidement peut-être. Oui, c'était probablement la plus jolie chose qu'il lui ait dite. « Je ne suis pas très bavard, tu me connais » excusa-t-il son propre comportement, en s'amusant à tirer doucement une mèche de cheveux blonds qu'il avait calé entre son index et son majeur. S'amuser avec ses cheveux l'empêchait de reposer dangereusement les mains sur son corps. Peut-être était-ce qu'elle attendait. Qu'est-ce qu'il en savait ? Il n'avait pas tellement envie de discuter maintenant mais était-ce étonnant finalement ? La conversation qu'ils devaient avoir allait être nécessaire. Mais Neolina avait dit une heure. Et en une heure, il pouvait s'en passer, des choses...

Il retomba finalement sur le dos après l'aveu de la trentenaire. C'eut été particulièrement triste pour lui qu'elle regrette ce qui venait de se passer. Et c'eut été particulièrement triste pour son coeur également. Le regard rivé vers le plafond, il la sentit se coller davantage à lui et c'était presque une torture de se retrouver dans cette position. Il baissa les yeux pour la regarder attentivement alors qu'elle reprenait la parole. Ses mots le glacèrent, malheureusement. Si Neolina savait tout ce qu'il y avait à savoir sur lui, elle ne dirait pas cela, elle ne se collerait pas à lui de cette façon, elle ne le regarderait pas ainsi et elle regretterait tout. Razvan se sentait tristement imposteur, il avait l'impression de tromper cette confiance qui avait toujours existé entre eux. Aussi afficha-t-il un sourire triste et répondit : « Tu n'en sais rien, Neolina ». Quelques moments de plaisir physique ne pouvaient rattraper toutes les horreurs qu'il avait fais et qu'il faisait au nom de ce groupe désigné par le sombre tatouage de son bras. « Mais tu disais qu'on aurait une heure avant de se préoccuper de ce genre de choses » reprit-il d'un ton faussement réprobateur, pour éloigner ces dangereux regrets de son esprit torturé, « je veux mon heure. Il est... » - Razvan n'eut pas le temps de regarder l'heure que la blonde s'était penchée pour lui arracher un baiser et oh c'était déjà trop. Ses lèvres s'étirèrent, sourire charmé, intéressé, vaincu. Neolina avait toujours ce qu'elle voulait de toute façon.


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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 2 EmptyMer 19 Aoû 2020 - 6:20

Pas très bavard, l’expression était faible. Souvent, Neolina parlait pour deux, et Razvan lui répondait par onomatopées, ou débuts de phrases monosyllabiques. Elle avait l’habitude, savait décrypter son plus vieil ami sans avoir besoin qu’il ne murmure quoi que ce soit. Ses yeux parlaient souvent pour lui, des yeux sombres où beaucoup auraient pu lire une intense froideur alors qu’elle savait y plonger plus loin, et voir ce qu’il n’osait dire. Plus tôt, elle avait découvert dans ces yeux qu’elle connaissait par coeur une flamme inconnue, qui lui avait étrangement réchauffé le coeur. Ce temps-là, dans ses bras, il lui avait semblé plus vivant que jamais, connecté à l’instant présent plutôt qu’à se battre avec les fantômes de son passé. Neo parvenait à accomplir de petits miracles parfois, sans même le vouloir. Cette fois, elle avait réussi une sorte de résurrection. Depuis son retour à Londres, c’était la première fois qu’elle le trouvait heureux. Et elle en était la cause. Cela acheva d’envelopper son coeur dans une bulle molletonnée de bonheur.

Tandis qu’elle lui avouait toute la force de son amitié, son amour, elle n’en savait rien, Razvan redevint Razvan, le réaliste, non pire, le fataliste. Elle eut envie de le gronder comme elle faisait parfois, mais l’instant n’autorisait pas ce genre de comportements. Bien sûr qu’elle le savait. Bien sûr qu’elle se battrait comme une lionne pour préserver cette relation unique, incomparable, qu’elle chérissait plus que toutes les autres. « Tu me connais, Razvan. Tu sais que je ne me suis jamais encombrée d’aucune forme de regrets. » Neolina voyageait léger, et dans ses bagages mentaux, il n’y avait pas de place pour ça. Ce qu’elle faisait, elle l’assumait, même si c’était dur, même si ça lui crevait le coeur. Et c’était là une forme de promesse qu’elle lui faisait, pour tenter d’apaiser ses peurs, ses doutes. Malgré ce qui venait de se passer, elle lui promettait de ne jamais le mettre de côté, ne pas le fuir parce que la pudeur idiote du lendemain instaurerait une gêne, ou que savait-elle. Elle lui promettait d’être là, toujours.

Mais il lui rappela bien vite ce qu’elle avait dit quelques minutes plus tôt. En effet, elle lui avait offert un temps de pause, qu’il avait brisé en une question. Elle avait fait ça pour lui, pour elle un peu aussi, et il avait mis le sujet sur le tapis. Et en une phrase, il le rabattait, et c’était peut-être mieux comme ça. Elle lui avait offert cette porte de sortie, ne prendrait pas offense qu’il la saisisse. Une heure, quelle idiote, pourquoi pas plus ? Deux heures, trois, une journée, un mois… une vie ? Elle s’emballait, comme son coeur, encore. Loin de lui, elle savait qu’elle ne pourrait s’empêcher de penser. Mais à cet instant, ils étaient proches, plus proches que jamais. Et la façon direct, brute, qu’il eut d’affirmer ainsi sa volonté, cette heure qu’il voulait s’octroyer, réveilla en elle le petit volcan de désir qui s’était tout juste endormi. Après avoir découvert qu’il était un amant incroyable, et était capable de faire fondre son coeur en une phrase, elle réalisait maintenant qu’il pouvait aussi la rendre folle en quelques mots. Sans doute ne le fit-il pas exprès, mais elle trouva ça diablement sexy. Décidément, cette journée se révélait pleine de surprises. Elle eut envie qu’elle ne s’achève jamais, comme cette phrase qu’elle interrompit d’un baiser au début doux et calme. Sous ses lèvres, elle sentit le sourire du roumain, se surprit à avoir le même.  Leurs corps froids sous la sueur de l’effort passé semblaient se réchauffer doucement, et leur baiser n’eut tout à coup plus rien de vaguement innocent. Non, vraiment, tout ça n’avait absolument pas le goût du regret.

Alors que leur dérapage, non, que leur étreinte précédente s’était laissée guider par la passion, cette fois, la lenteur de leurs gestes réveilla d’autres sensations. De ses doigts, elle prit plaisir à frôler la peau de son cou, sa clavicule, la courbe de ses pectoraux encore un peu moites et fermes. Décidée, comblée, enivrée, Neo imposa un tempo qui trahissait son envie. S’ils prenaient leur temps, alors peut-être que l’heure n’en finirait jamais.
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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 2 EmptyMer 19 Aoû 2020 - 22:15

Razvan s'était toujours accoutumé des différences qui ne le liaient pas à Neolina. Il semblait même que ce soient celles-ci qui provoquaient leur attachement si profond l'un envers l'autre. C'était le genre de lien psychologique tout comme physique, qui se faisait avec le temps, qui se tissait au gré du vent et des attitudes de l'un et de l'autre. Ils avaient toujours été vus ensemble. L'éloignement dû à leurs scolarités dans des établissements différents n'avait jamais changé les choses. Ce n'était pourtant qu'à plus de trente ans passé qu'ils réalisaient peut-être, l'un comme l'autre, qu'ils étaient éventuellement passés à côté. Ils s'étaient mariés tous les deux, ils avaient été le témoin de l'autre. Naturellement. Maintenant, les voici qui cherchaient la chaleur de leur partenaire comme si c'était la chose la plus naturelle à faire. Bien sûr que son amie - amante - n'était pas portée sur le regret comme lui. Elle en avait de la chance, pensait-il toujours, de vivre sa vie en regardant le futur, plutôt qu'en regardant le passé. Le passé était un poison vicieux et fourbe qui lui empoisonnait le sang depuis toujours. La roumaine l'arracha néanmoins de ses pensées par son curieux baiser, promesse d'autres moments passés dans les bras de l'autre. Il ne faisait pas nécessairement référence à cela en disant qu'il voulait une heure. Mais soit. Pour lui qui était pourtant un homme disons, assez réservé, peu porté sur les rapports physiques, il se trouvait surprit d'avoir toujours plus envie de proximité avec elle à cet instant. La serrant davantage dans ses bras, tous les deux purent, à leur guise et à leur rythme, profiter d'une heure de plus.
Ils mirent plusieurs jours avant de se revoir. Neolina était partie dans un baiser abandonné sur sa joue et il s'était retrouvé comme un con, nu dans son lit, à fumer un deuxième cigare, le regard pensif. Il était resté couché un moment avant de consentir à se lever pour aller se doucher. Il avait eu la terrible impression que l'odeur de son amie d'enfance était gravée sur sa peau, impossible à retirer ou à lui faire oublier ce qui s'était passé. Il avait d'autant plus cogité à ce sujet. Il était probablement dangereux de la recevoir chez lui mais que voulez-vous. On reproduit parfois trop les mêmes erreurs. Razvan, cette fois-ci, avait enfilé un pantalon et un haut avant de lui ouvrir la porte lorsqu'elle avait toqué chez lui. « Salut, Neo » la salua-t-il sobrement finalement en la laissant entrer dans son appartement. « Tu as passé une bonne semaine ? » pas comme moi qui ait cogité comme un imbécile. Seigneur c'était terrible que de la voir là, dans ces conditions alors qu'il avait simplement envie de lui sauter dessus.
Ce rendez-vous avait un étrange goût de gêne.

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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 2 EmptyJeu 20 Aoû 2020 - 4:45

Ce matin-là, Neo s’était encore réveillée en pensant à lui. En temps normal, Razvan s’invitait souvent dans ses pensées, quand il lui manquait, qu’elle avait envie de lui parler, que sa présence se faisait ressentir presque comme un besoin. Mais là, c’était différent. Depuis ce jour où elle l’avait laissé, à son grand regret, dans ce lit qui avait vu naître quelque chose de nouveau entre eux, Razvan squattait ses pensées comme s’il n’avait plus envie d’en partir. Ca commençait le matin, au réveil. Puis la journée, alors qu’elle oubliettait les autres, ses propres souvenirs venaient la trahir, la perturber. Et enfin, la nuit, c’était encore pire. Plusieurs fois, elle avait hésité à retourner dans cet appartement sans prévenir, comme ce matin-là, mais il lui avait fallu toute la volonté du monde pour s’en empêcher. Non. Quand elle était partie, dans un baiser, elle avait promis de lui laisser du temps pour penser, car elle savait bien qu’elle-même en avait besoin.

La matinée avait traîné, longue, insupportable tandis qu’elle avait choisi avec un soin tout particulier sa tenue, petit haut d’été bien peu décolleté et pantalon de toile pour que leurs efforts soient tout à fait concentrés sur la conversation, et pas le reste. Même si l’envie de remettre ça était forte, il fallait d’abord discuter. On ne gâchait pas 30 ans d’amitié pour de bêtes pulsions, aussi satisfaisantes soient-elles. Gabi, sentant probablement que sa maîtresse passait par quelque épreuve intérieure, colla sa truffe humide sur ses genoux, laissant une petite tache de bave sur son pantalon. Elle le gratouilla doucement, pensive, et prit son sac et son courage à deux mains avant de claquer la porte.

Le trajet lui permit de mettre ses idées au clair, ou était-ce l’inverse ? Ne voulant pas refuser l’invitation de Razvan, elle lui avait répondu qu’elle viendrait, mais elle sentait bien que tout n’était pas encore bien réglé chez elle. Tout ça impliquait tellement de choses, tellement, et sa spontanéité légendaire s’évanouissait à mesure que ses réflexions avançaient. Monter les marches lui fut pénible, et des flashs du jour précédant où il lui avait ouvert, son torse découvert, sa propre envie naissant à cet instant précis elle en était sûre. Pitié, qu’il ait mis un t-shirt. Pitié, que cette conversation ne soit pas aussi pénible et gênante que dans sa tête. Pour la première fois, elle appréhendait de voir Razvan. Non, la deuxième fois. Quand elle avait quitté la Roumanie, mais son tourment était alors bien différent.

Razvan ouvrit la porte, tout de sombre vêtu cette fois, et elle l’en remerciant mentalement. « Razvan… » souffla-t-elle, fauchée par ce qu’il dégageait désormais à ses yeux. Une animalité brûlante, qui réveilla un feu dans ses reins tandis qu’elle s’efforçait de garder la tête froide. Sans bien savoir quoi faire, elle entra et se mit sur la pointe des pieds pour lui embrasser la joue, posant sa main sur son bras. Comme ça, sans réfléchir. A vrai dire, elle s’était posé la question des retrouvailles, n’avait pas trouvé la réponse. Mordant sa joue inférieure, elle se retourna pour poser son sac contre un mur et masquer sa gêne évidente. Son odeur l’avait attrapée à l’instant même où elle s’était approche de lui. Jouant avec ses mains, incapable de se décider à s’assoir quelque part, surtout pas sur ce fauteuil, elle tenta d’agir le plus naturellement possible. Tout ce qu’elle avait eu en tête avant de venir, tout s’était évanoui quand elle l’avait revu, et ses lèvres semblaient comme l’appeler. Même son innocente question la tourmenta. Bonne, pouvait-on dire ça ? « Fatigante… » répondit-elle doucement. Son sommeil avait été troublé, même si du maquillage masquait ses cernes. « Le Ministère était en émoi cette semaine ! » A défaut de Ministère, elle parlait d’elle. Il y eut un silence, chose rare en sa présence tant elle savait les combler en temps normal. Oh, non, non. C’était la dernière chose qu’elle voulait, ne plus savoir lui parler. « Et toi alors, tout va bien à Sainte-Mangouste ? » L’art de parler pour ne rien dire, vraiment. Elle eut envie de lui demander à quoi il pensait, ce qu’il voulait, mais tout ce qu’elle parvenait à faire, c’était se perdre dans ses yeux sans même chercher à les fuir. « Je vois que tu as mis un t-shirt cette fois ! » NEO ! Mais c’était quoi ça, exactement ? Avec la ferme intention de détendre l’atmosphère, elle venait en réalité de rajouter une couche de gênance absolue, qui trahissait peut-être une déception de ne pas pouvoir à nouveau admirer le corps de son… de son quoi, finalement ?
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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 2 EmptyJeu 20 Aoû 2020 - 22:37

C'était tellement bizarre comme situation que Razvan aurait préféré ne pas se réveiller ce matin-là. Mais vraiment. Il lui avait envoyé un courrier sur un coup de tête, chose probablement très stupide, mais bon. Il fallait bien discuter un jour ou l'autre. Il avait décidé, sachant très bien qu'il en aurait besoin, de garder son dernier cigare pour l'après-discussion. Qui ferait sans doute mal. En fait, il n'avait même pas particulièrement pris de décision à ce sujet. Ce qu'il ressentait pour son amie d'enfance était un nouveau sentiment auquel il ne s'était pas attendu. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait, pourquoi il réagissait ainsi, pourquoi il avait couché avec elle et plutôt deux fois qu'une. Et lorsqu'il lui ouvrit il afficha un air ouvert. Au fond, il avait soit envie de ne surtout pas la voir et oublier, soit de l'embrasser comme il l'avait fait si bien l'autre jour. Neolina, sans le savoir, tortura désespérément son cerveau en lui embrassant la joue. Pressentant qu'il valait mieux ne pas remettre un seul pied dans ce maudit salon Razvan préféra opter pour sa cuisine. Il lui fit signe de le suivre pour qu'ils s’assoient, bien gentiment, dans la cuisine. Il prit un soin tout particulier à se mettre bien en face et non pas à côté d'elle. Vraiment, c'était important pour son équilibre personnel. « En émoi ? Et pourquoi donc...? » - c'était mieux de parler du Ministère tient, bien mieux ! - « tu veux quelque chose à boire, au fait ? ». C'était si peu naturel qu'il en avait lui-même honte. Oh, il n'aurait jamais du lui demander de venir. Pourquoi est-ce qu'ils n'en avaient pas parlé de suite, déjà ? Il n'aurait plus besoin d'y penser sérieusement...

« Sainte-Mangouste...? Hum ça va, je crois ». Je crois ? On touchait le fond. Enfin, pensait-il. « Je vois que tu as mis un t-shirt cette fois ! ». En toute honnêteté il la regarda comme si elle venait de lui annoncer qu'elle venait de la planète Mars. Que répondre à cela ? "Je suis désolé de t'avoir ouvert en sous-vêtements ?" Non non, puisqu'il fallait s'enfoncer jusqu'au cou dans la gêne, Razvan ne ferait pas les choses à moitié, bien entendu : « Et un pantalon, j'espère que tu l'as noté ». Il la regardait attentivement. Ne fallait-il pas se dépêcher pour en finir ? « Bon, autant arracher le pansement comme ça, on en parle plus » lâcha-t-il parce qu'elle semblait absolument déterminée à tourner autour du pot et qu'il avait juste envie de fuir loin loin cette discussion, « je...hum... Je pense qu'on devrait pas gâcher trente ans d'amitié comme ça ». Sauf si tu es d'accord. Oh, détrompez-vous, le roumain avait très très très envie d'approfondir sa relation avec Neolina. Vraiment. Mais il cachait sa fille jusque chez lui. Elle ne le savait pas. Il était mangemort. Elle ne le savait pas. Sa meilleure amie amante ne savait rien et ne pouvait rien savoir. C'était ainsi.

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