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Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu)

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Neolina Siankov

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COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 3 EmptyVen 21 Aoû 2020 - 0:33

Pourquoi donc ? Il osait demander… Mais ce n’était pourtant pas du Ministère qu’elle parlait ! Assise en face de lui, si proche et si loin, Neo ne savait pas tellement quoi dire pour étayer son demi-message. « Oh, juste, beaucoup de moldus affolés cette semaine, c’est tout. » Son coeur. C’était son coeur qui s’était affolé, souvent, en pensant à lui. Mais elle n’osait lui dire, alors qu’elle lui disait tout. « Ca ira, merci. » Elle avait pourtant la gorge si asséchée à l’idée d’avoir cette conversation, mais elle n’avait pas envie de le voir s’éloigner pour la servir. Non, elle préférait l’avoir là, en face, douce torture que de détailler son visage de cette façon désormais.

Après les banalités d’usage, qui n’étaient pas tellement leur habitude pourtant, Neo dérapa sévèrement. Ses joues se drapèrent d’un rose quasi rouge, immédiatement et si elle avait pu, elle aurait enfoncé sa tête dans une écharpe, un col roulé, ses bras… Mince ! L’expression de Razvan n’aida pas à la faire se sentir mieux, et elle s’écharpa l’intérieur de la joue tellement elle se sentit stupide. Neo allait tenter une tentative désespérée de rattrapage quand il la suivit sur le même terrain, ce qui la fit bêtement se sentir mieux. « Oui, ahah… » Son rire n’avait pas grand entrain, ses yeux ne suivirent même pas. Il avait un t-shirt, un pantalon, une mine qui n’annonçait rien de bon. Elle le pressentit, et la sensation lui troua le ventre, comme rarement auparavant. Elle eut envie de l’embrasser pour le faire taire, parce que ça aurait tout réglé peut-être. S’il n’y avait eu cette maudite table, elle l’aurait fait. Mais voilà, les choses étaient ainsi, configuration choisie par le maître des lieux qui pour une fois, semblait bien plus décidé qu’elle.

Arracher le pansement… L’expression était plus juste que jamais. Elle avait retenu son souffle quelques secondes avant la suite, son coeur déjà prêt à saigner fort, fort. Le torrent, la cascade d’émotions contraires s’abattit sur son petit coeur à vif quand elle l’entendit prononcer les mots qu’elle même avait eu peur de dire. Pour la première fois de sa vie, Neolina se maudit d’avoir eu raison. Mais tout de même, le mot gâcher lui fit quelque chose. Après de longues secondes, elle réalisa qu’elle ne respirait toujours pas, et expira un peu bruyamment, soufflée par sa réplique. Mais à quoi s’attendait-elle ? À quoi ? Elle n’avait pas eu le temps, de penser correctement, de peser le pour et le contre. De se préparer à ce qu’il venait de dire non plus. Un voile humide s’invita dans ses yeux, et elle le contint du mieux qu’elle put. Gâcher. Comment une chose aussi délicieuse pouvait gâcher quoi que ce soit ? Il ne lui retourna pas la question. N’avait-elle donc pas voix au chapitre ?

Et pourtant, s’il avait fallu dire quelque chose… elle aurait sans doute exprimé la même chose, différemment, certes, mais même résultat. Effectivement, il y avait leur amitié. Leur si belle et délicate amitié, qui semblait survivre à tous les obstacles sur la route. Mais elle savait combien les relations étaient fragiles, et à choisir, elle préférait l’amitié platonique longue durée que le risque d’un amour qui pouvait tout à coup s’arrêter. Son divorce l’avait déjà assez ravagé comme ça. Mais ça n’était pas la seule raison. Ca encore, elle aurait pu l’encaisser. Elle aurait pu risquer. Pour lui, pour eux, pour le faire sourire tous les jours. Ca valait le coup.

Mihaela… le prénom de la fille de Razvan résonna dans sa tête. Elle ferma les yeux, une larme roulant doucement sur sa joue. Depuis des années maintenant, Neolina s’était faite à l’idée de ne jamais être mère. Jamais. Elle avait quitté l’amour de sa vie pour ça. Elle n’avait pas voulu adopter, non, jamais, et elle ne se l’expliquait pas. Et Mihaela, bien qu’absente pour l’instant, restait une pièce du puzzle de leur relation qui ne s’insérait nulle part. Jamais elle ne comprendrait son manque, jamais elle n’aimerait cette enfant comme si c’était la sienne. Elle le savait au plus profond d’elle-même. Cette adorable enfant ne ferait que raviver la douleur qui habitait son coeur à jamais. Et Mihaela, toujours, lui rappellerait Mara. Comment construire quelque chose de nouveau avec le fantôme de la vie passée de son aimé tout à coté ? Neo fuyait les regrets, le passé. Mais la mélancolie l’envahissait toujours un peu trop, encore plus au contact de Razvan. Elle ne s’en sentait pas capable. Elle ne pouvait pas. Et surtout, elle ne pouvait pas avouer ça à Razvan. Jamais.

« Tu as raison. » Elle rouvrit les yeux, dut se faire violence pour réussir à parler. Elle laissa la larme couler, mais se reprit comme elle put. Mais que pouvait-elle ajouter à ça ? Si elle en avait eu la force, elle serait partie. Mais pas comme ça. Elle avait promis, en quelque sorte, d’être toujours là pour lui. Même si ça faisait mal, elle avait envie de trouver refuge dans ses bras qui auraient été à l’instant les seuls susceptibles de la consoler. « Je ne dis pas que je n'en ai pas envie, Razvan, vraiment, mais… » Non Neo. Non. Surtout, ne pas laisser une porte de sortie, d’entrée, peu importait. « Mais toi et moi, on est des grands blessés de l’amour. Et je n’ai pas envie de te faire souffrir un jour. » Car elle s’en savait capable. N’avait-elle pas détruit Andrea ? Pas une seconde toutefois, elle n’imagina que Razvan aurait pu lui faire mal comme ça. D’une main légèrement tremblante, elle attrapa la sienne posée sur la table, et y entrelaça ses doigts. Comme si ça ne faisait pas déjà assez mal comme ça…
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Razvan Vacaresco

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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 3 EmptyVen 21 Aoû 2020 - 20:47

Cette conversation était particulièrement pénible. Vraiment pénible. Razvan avait dit cela, en réalité et sans doute, par pur égoïsme. Bien entendu qu'il avait envie d'avoir une relation avec Neolina. Bien entendu qu'il avait envie d'essayer. Mais il était un mangemort. Il devait préserver sa position, il devait préserver la vie de sa fille et sa protection. Ce serait tellement irresponsable que d'avoir une relation avec elle. Tellement tellement irresponsable. Dans le contexte actuel des choses, le roumain ne pouvait rien faire d'autre que d'attendre que la situation se tasse. Ou que la guerre cesse. Elle fut d'accord avec lui et il se sentit de ce fait, soulagé d'avoir parlé en premier. L'entendre dire ces mots toute seule, il n'était pas certain qu'il l'aurait supporté. Malheureusement, lorsqu'il vit qu'une larme coulait sur sa joue, le médicomage eut honte. Tellement tellement honte. Cette conversation avait un ton de regrets qu'il ne s'expliquait pas. En tout cas, jusqu'à ce qu'elle poursuive.

Une espèce de grosse pierre sembla lui tomber dans le ventre. Les mots de son amie d'enfance ne faisaient pas sens, mais n'étaient-ils pas l'écho de ses propres mots et de ses propres pensées ? Il serra la mâchoire sans répondre. Il gageait sans problème que ce serait plutôt lui qui la blesserait. Mais comment le lui dire ? Il ne le pouvait pas. Elle ne comprendrait pas. Et elle le démontrait si bien en lui prenant la main pour entrelacer ses doigts aux siens. Le contact lui faisait mal, mais qu'est-ce qu'il y pouvait, après tout ? Il n'allait quand même pas retirer sa main, c'eut été insultant. Il faudrait sans doute du temps aux deux adultes pour mettre de côté leur gêne passagère. Ou peut-être qu'il faudrait attendre la prochaine relation de la trentenaire, puisqu'il paraissait évident, en tout cas à Razvan, qu'il ne serait certainement pas celui des deux à se trouver quelqu'un d'autre en premier.


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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 3 EmptyDim 23 Aoû 2020 - 4:31

Razvan avait eu la force de prononcer les mots les plus terribles. Désormais, il ne lui adressait plus que le silence, et ce fut là encore plus dur que tout ce qu’il aurait pu lui dire. Sans se parler, se touchant à peine, Neo et Razvan mettaient fin à une jolie chose qui n’avait même pas encore commencé. Il fallut quelques minutes à Neo pour émerger de l’océan de tristesse dans lequel ces dernières révélations l’avaient plongée, sa main toujours fermement calée dans celle de Razvan, si parfaitement que c'était là un indice évident que ces deux-là avaient sans doute toutes les raisons du monde de se jeter à l’eau plutôt que d’avoir peur d’y tremper les pieds.

Finalement, parce qu’il n’y avait rien d’autre à ajouter, Neolina se leva doucement, ses doigts glissant contre la peau de Razvan qu’elle pensait frôler pour la dernière fois, jusqu’à rompre le contact. Son coeur s’éclata contre le carrelage, mais elle fit bonne figure, comme toujours. « Je vais y aller, je… » Elle lui lâcha un regard, et une dernière phrase, avant de quitter la pièce. « À très vite, d’accord ? » Pas trop vite, pitié. Laissez son coeur se remettre. Mais elle voulait une preuve, une confirmation, qu’en gâchant cette histoire naissante, leur amitié survivrait bien. Car alors, elle aurait tout perdu.

Rejoignant le salon du pas le moins chancelant qu’elle put, Neo pensa une brève seconde qu’il valait mieux qu’il ne la suive pas. Et puis, tout à coup, elle se surprit à regretter de ne pas le voir avoir un grand élan romantique, sentir son bras attraper le sien, la retourner pour lui dire de ne pas partir, non, reste, s’il te plait. Mais la vie n’était pas une stupide comédie romantique, comme celles que Stubby aimait bien lui montrer autrefois. La vie, ça faisait mal et surtout, personne ne vous écrivait vos répliques. Personne ne décidait pour vous, c’était ainsi. Personne ne faisait tout à coup intervenir un coup du destin pour que celui qui fait battre votre coeur fasse exactement ce que vous attendiez de lui. Non. C’était à chacun de provoquer sa chance, c’était ainsi.

S’arrêtant net, elle pivota sur ses talons et hésita une fraction de seconde. Tant pis. Tant pis si ça faisait mal. Faisant quelques pas jusqu’à l’embrasure de la porte, elle affichait un air décidé qui lui était pourtant bien étranger ces derniers jours. « Non. » Razvan était debout, peut-être pour la suivre et l’accompagner jusqu’à la porte, peut-être pour une autre raison, elle ne savait pas. Mais elle plongea dans ses yeux avec une détermination certaine. « Je refuse que ça se passe comme ça. Qu’on ne sache plus quoi dire, qu’on se fuit, qu’on… » Elle mit un petit temps avant de le dire. « gâche ce qu’on veut justement ne pas gâcher. » Elle avait volontairement appuyé sur le mot, le mot qui faisait mal. Elle avança encore, sans savoir où elle trouvait toute cette force en elle et attrapa Razvan par la nuque, le forçant à baisser la tête vers elle. « Regarde-moi Razvan. S’il te plait. » Douce et terrible torture que d’être ainsi près de lui, sa main calée contre sa peau encore chaude. Toujours chaude. « On aura tout le temps de s'en vouloir demain. » S'en vouloir pour leur dérapage, pour leur décision ridicule. Mais peut-être aussi un peu pour la suite. Sans réfléchir, elle se mit sur la pointe des pieds et l’embrassa à nouveau, avec la fougue et l’énergie du désespoir. Mais pas seulement. Ce baiser là était celui d’une femme amoureuse.
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Razvan Vacaresco

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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 3 EmptyMar 25 Aoû 2020 - 19:28

Razvan regarda Neolina se lever pour s'en aller sans faire de geste pour l'arrêter. C'était mieux ainsi, mieux pour eux deux, quand bien même ils avaient l'un comme l'autre envie de faire un bout de chemin ensemble. Le roumain, démuni par cette conversation empreinte de gêne et de regrets, ne savait pas si leur amitié saurait malgré tout résister au séisme qu'elle venait de subir malgré elle. Réaliser brusquement que l'attachement qui nous lie à quelqu'un qu'on connait depuis si longtemps n'est pas exactement exempt de sentiments amoureux, ça faisait mal. Et ça faisait craindre le pire. Le médicomage n'avait que peu d'amis. Neolina était peut-être même sa seule amie. Voudrait-il ne plus l'avoir, pour quelques affres de sentiments amoureux ? Serait-il prêt à sacrifier une relation qu'il chérissait tant pour quelque chose qui ne serait même pas pour lui ? Razvan n'avait eut qu'une véritable relation dans sa vie, c'était avec sa défunte femme. Alors, s'il avait connu de lit d'autres femmes, il n'avait jamais réellement eut d'autre relation. Ce n'était pas un engagement anodin dans son esprit formaté, tout de même, par les traditions d'Europe de l'Est. Son amie d'enfance l'arracha à ses pensées, lui qui s'était levé, peut-être pour la suivre, sans doute pas pour la retenir. Ses paroles étaient censées, empreintes de cette curieuse volonté de nager à contre-courant de l'évidence même. Tout le temps de voir demain ? Ils pourraient repousser cela toute leur vie s'ils le voulaient. Mais à cet instant, et devant le regard déterminé de son amie d'enfance, la volonté de fer du roumain sembla fondre comme du beurre au soleil. Ses yeux bruns plongés dans ceux de Neolina qui répondaient aux siens, elle l'embrassa avec une fougue qu'il ne lui connaissait pas vraiment. Il avait entrevu cette facette de la sorcière la semaine précédente pendant cette fichue matinée qui leur causait finalement trop de tort et il la retrouvait maintenant, alors qu'il se laissait aller à cette étreinte soumise aux lois des plaisirs partagés.
Le roumain enfouit son visage dans le cou de la trentenaire tout en faisant glisser une main dans son dos et une autre dans sa nuque pour la rapprocher encore de lui. Il ne pensait pas avoir autant besoin de cette proximité. Pourtant, ses mains chaudes qui se glissaient maintenant sous le haut de son amie d'enfance ne faisaient que lui rappeler un peu plus combien il avait envie de toucher chaque parcelles de son corps. Et cela faisait mal de le savoir et de savoir que malheureusement, ce serait là la dernière étreinte qu'ils pourraient s'autoriser. "Neo...?" marmonna-t-il en se forçant à arrêter les délicieux baisers qu'elle lui donnait, "Neo Neo...". Il se retourna pour lui attraper le visage et la faire le regarder, alors que ses pouces lui caressaient les joues : "On en parle plus jamais après ça. On oublie pas, mais on en parle pas. Et on fait comme si rien n'était. D'accord ?". S'il-te-plaît Neolina, se disait-il, dis oui. Il ne saurait supporter encore une gêne pareille.

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MessageSujet: Re: Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) Prête-moi tes bras w/ Razvan (à demi-nu) - Page 3 EmptyMar 1 Sep 2020 - 2:45

Pourquoi ? Pourquoi s’infliger ça, alors qu’ils avaient sûrement fait le plus dur, et que la simple pensée de leur matinée passionnée creusait dans le ventre la roumaine un petit vide avec lequel il faudrait vivre désormais ? Neo n’aurait pu expliquer rationnellement son acte, sans doute parce que la raison n’avait rien à faire là-dedans. Elle sentait bien que tout allait changer, avait changé d’ailleurs et quitte à ce que leur relation soit entachée, ils méritaient bien une dernière petite part de bonheur avant les tourments. Son coeur papillonna un peu en sentant Razvan lui rendre son baiser, et ses mains ne se firent pas prier pour achever de réveiller sa passion. Sentir ses lèvres dans son cou, qui lui arrachaient quelques soupirs à peine contenus, et déjà son cerveau était à nouveau en pause, parce qu’il fallait profiter. Profiter une dernière fois de cette étreinte là, la vivre à fond pour ne rien regretter, rien, jamais, comme elle savait si bien le faire.

Sa voix aux accents de son pays la tira péniblement de son début de lâcher-prise, et ne fit que l’accentuer. Répété trois fois, s’il vous plait. Comment tenait-elle encore debout ? Pendue à ses lèvres, son visage appréciant les caresses tendres qu’il lui offrait, elle rouvrit les yeux pour trouver les siens. Peut-être jugeait-il que c’était là une mauvaise idée, finalement ? Non. Non ? Elle l’écouta doucement proposer cet étrange accord, un accord qui ne ressemblait qu’au roumain. Ne pas en parler, ignorer, faire comme si… Si c’était là ce qu’il voulait, alors elle était prête à passer sous silence les délices passés, et présents à vrai dire. Sans un mot, elle hocha la tête et lui adressa un tendre sourire, faisant glisser sa joue sur sa main au pouce baladeur, baisant la paume de sa main doucement avant de le serrer entre ses minuscules bras. Minuscules, oui, face à Razvan qui était son ancre, son rocher, insubmersible et pourtant si fragile. Le moment avait-il été rompu par cette phrase d’un implacable réalisme ? Pas si sûr.

Après quelques secondes de calme avant la tempête de leurs passions respectives, Neo se mit sur la pointe des pieds pour atteindre son cou où se nichait sa délicate et enivrante odeur, la parsemant de baisers qui passèrent de la tendresse à bien autre chose. Ses chastes vêtements, choisis tout exprès, ne furent pas si difficiles que ça à ôter. Aucune barrière ne pouvait résister à l’expression de leur envie mutuelle. La table qui avait alors été le théâtre de la plus difficile des conversations ne les sépara plus, tout au contraire, et Neo s’y appuya tandis que chacun de ses dix doigts profitait réellement du sublime corps de Razvan Vacaresco. Se repaître de lui avant de le perdre un peu. Neo s’efforçait de ne pas penser à la suite. Ca lui venait d’ailleurs assez naturellement. Les assauts de ses baisers, et du reste, y étaient d’ailleurs sans doute pour quelque chose.

Et ainsi donc, dans cette cuisine, Razvan et Neo se dirent au revoir, en quelque sorte. Du moins, une part d’eux que chacun allait s’efforcer de taire pour préserver la beauté d’une amitié. Si seulement la raison ne s’était pas réveillée quand leurs désirs s’étaient endormis… Comme promis, sans un mot, Neo quitta les lieux du crime contre sa volonté, déposant un doux baiser contre le front fiévreux de son… de Razvan, avant de partir sans bruit, et sans se retourner.
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