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L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN

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Anastasia A. Appleton

Anastasia A. Appleton


MOLDU
Ce n'est pas la magie qui fait qu'un être est magique.

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MessageSujet: L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN EmptyMer 19 Aoû 2020 - 3:16




L'épais cuir des livres de Quidditch
Ars longa, vita brevis.



« Rat de bibliothèque ! ». C'est sur ces mots délicats de son cher et tendre Julian qu'Anastasia avait fermé la porte de l'appartement dans lequel son frère vivait. Elle se rendait, ce jour-là, au Chemin de Traverse. Elle n'était pas vexée qu'il la traite de cette façon. La jeune femme savait, malheureusement, qu'elle avait une passion irraisonnée pour les ouvrages en tout genre mais elle n'essayait pas de se soigner pour autant. Pour certains, c'était le sport. Pour d'autres, le sexe. Qu'y pouvait-elle si elle avait une passion pour les livres ? Ana avait trop souvent entendu ce quolibet dans la bouche de ses camarades de classe. Si elle était sociable, il lui arrivait souvent de passer du temps à lire plutôt qu'à jouer avec eux. Loin de lui donner une réputation de paria, la galloise avait fini brûlée sur l'autel de l'école primaire, affublée du terrible adjectif "d'intello". Elle s'en était remise. Et la vie continue ainsi.

Arrivée sur le chemin de Traverse après avoir attendu un moment que Tom, le gérant du Chaudron Baveur, revienne pour lui ouvrir l'entrée - c'est qu'il la connaissait depuis plus de dix ans maintenant et il était toujours particulièrement amusé de voir sa moldue préférée arriver comme une fleur pour qu'on lui ouvre un portail qu'elle ne saurait franchir seule - Anastasia déboucha sur les allées sorcière. Elle se rendait souvent à la boutique de Quidditch en ce moment. C'était suspect pour tout le monde, pensait-elle. Mais le fait est qu'ils vendaient des livres centrés sur le sport préféré des sorciers - et d'elle, après le football - et comme tout livre qui existait sur terre, la jeune femme se faisait un devoir de les bouquiner. La passion irraisonnée d'Anastasia Appleton pour les livres, quatrième volume. La boutique de Quidditch ne ferait pas son chiffre de l'année aujourd'hui apparemment. Le carillon du petit magasin l'accueillit avec la même étincelle qu'elle avait elle-même dans le regard, alors qu'elle promenait ce dernier pour constater avec une surprise certaine qu'il n'y avait pas un seul client. Elle ressortit de la boutique pour vérifier qu'aucune pancarte particulière n'était affichée et elle pénétra à nouveau dedans en faisant retînter le petit carillon.
La moldue aperçut immédiatement l'ancien joueur de Quidditch qui était devenu vendeur et qu'elle appréciait justement particulièrement pour son air profondément blasé et taciturne qu'il lui affichait toujours. La douce, la gentille, la délicate Ana, aimait bien le tourmenter parfois pendant quelques minutes, cherchant timidement sa compagnie, dans son esprit encore trop innocent de jeune femme qui ne connait pas la vie. Savait-elle à quel point elle lui tapait le système ? Elle négligeait très probablement - toute perspicace qu'elle était pourtant en général ! - la portée de l'agacement qu'elle provoquait chez son interlocuteur. Un sourire tout solaire se peignit sur ses traits comme si on lui eut donné un coup de pinceau sur le visage : « Bonjour Lachlan, comment ça va ? ». L'étudiante était bien content qu'il n'y ait personne d'autre qu'eux dans la boutique, cela va sans dire.

Elle s'avança d'un pas plus timide qu'aérien vers le comptoir. Non, elle ne venait pas que pour lui faire la discussion. Confer la ligne vingt-quatre, s'il-vous-plaît. Arrivée au comptoir, elle s'y accouda naturellement comme si c'était l'endroit le plus accueillant du monde. « Je viens voir si vous avez reçu un nouvel arrivage de livres de Quidditch » l'informa-t-elle sans cesser de sourire bien naturellement, « je sais que je suis passée la semaine passée, mais j'ai lu tout ce que vous avez déjà ». Ana, passion livres, volume cinq. La jeune femme en profita pour détailler les traits marqués de cet ancien joueur des Vagabonds de Wigtown. Elle ne savait pas grand chose de lui, sinon qu'il s'était retiré du monde du sport après une blessure très grave. Elle n'osait imaginer ce que ce devait être de finir sa carrière de la sorte, alors qu'on est à l'apogée. Aussi n'avait-elle jamais abordé le sujet avec lui. La moldue le regardait avec une attention démesurée. Il n'était guère très raisonnable d'acheter un nouvel ouvrage alors qu'elle en avait des piles à lire pour sa thèse. Mais rien n'est raisonnable dans le magasin de Quidditch.  

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Lachlan McCulloch

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L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

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MessageSujet: Re: L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN EmptyMer 19 Aoû 2020 - 4:11

Le carillon sonna, cet insupportable carillon qui lui vrillait les tympans chaque fois que la boutique était silencieuse comme ça. Tout absorbé qu’il était à retaper un vieux balai pour s’occuper les doigts, Lachlan leva un oeil pour apercevoir la porte se reclaquer. Bah tiens donc, encore un môme qui venait jouer avec la clochette. Soupirant, il retourna à son activité, avant que le son ne se fasse à nouveau entendre. Une fois, pas deux, sérieux. Ricanement en arrière-plan, ça lui mit la puce à l’oreille. Oh non… Lachlan ferma les yeux un court instant, histoire d’aller chercher un peu de calme en son for intérieur. Il n’avait pas encore posé les yeux sur elle que déjà, elle lui hérissait le poil. Sa voix le rappela vite à la réalité. Cette voix joviale, un peu trop, qui l’appelait par son prénom. Comme s’ils avaient élevés les botrucs ensemble. Lachlan releva la tête, et afficha un joli sourire de façade, forcé comme il fallait. « Bonjour… » C’est qu’il n’avait pas envie d’y mettre du sien cette fois. Une toux rauque dans l’arrière-boutique le rappela à l’ordre, et il étouffa un soupir.

Comme si elle y avait transplané, la gamine comme il l’appelait était déjà au comptoir. Ça faisait combien de fois qu’elle venait ce mois-ci ? Quatre, cinq ? « … Ana, que puis-je faire pour vous ? » Il y mit toute la politesse du monde. Enfin, de son monde à lui, quoi. Tout sourire, à tel point qu’il pouvait compter ses dents, elle le regardait. Il détestait ça. Oh, Lachlan n’était pas un génie en ce qui concernait les attentions à son égard, loin de là. Combien de refus indélicats et involontaires avait-il offert à des prétendantes ? Mais là, c’était tellement clair que même lui avait compris. Lui, et Mackenzie, qui se faisait une joie de le faire chier avec ça. Le vieux et ses lubies, franchement… Au début, il avait cru que la gamine partageait avec lui une obsession folle pour le Quidditch, et avait pris un peu de plaisir à papoter avec elle. Et puis, quand il avait compris que l’obsession, c’était lui, il avait déchanté sec. Au lieu de trouver ça flatteur, la brute épaisse qu’il était se renfrognait dès qu’il la voyait, car elle avait cette faculté à lui taper sur le système comme peu de gens savaient le faire. Enfin, on se comprenait.

Évidemment. Évidemment qu’elle lui parla de bouquins. Sa phrase d’accroche préférée. C’était à se demander si elle les lisait ou s’en servait comme papier peint, tellement elle n’achetait que ça. Ça faisait du chiffre, c’était bien, mais il en avait marre de parler littérature avec cette miss parfaite. À tous les coups, elle étudiait le sport, mais n’avait jamais pratiqué. Vu sa carrure d’allumette, elle se serait envolée direct. Il posa le balai entre elle et lui, histoire de bien montrer que la proximité, non merci. « Je pense que votre bibliothèque est plus fournie que la nôtre maintenant. » Sous-entendu : achète-toi une vie ma fille, et vis là au lieu de la lire. Et ailleurs. Que. Dans. Cette. Boutique. Mais Lachlan connaissait suffisamment son numéro pour savoir que ça ne suffirait pas à calmer ses ardeurs. En plus, il n’y avait personne, pas une porte de sortie, rien. Dans le fond, Mackenzie ne put s’empêcher de l’ouvrir, ramenant ses vieux os jusqu’au comptoir, un sourire aussi large que la gamine sur la trogne. « Oh Lachlan, j’ai reçu tout un stock hier. Du tout beau, tout frais, qui sent bon le parchemin neuf. Ça va vous plaire mademoiselle. » Vieux bouc. Il lui lança un regard équivoque, baissant la tête car plus il vieillissait, plus le vieux Mackenzie se tassait. « Maintenant que t’as de la compagnie, j’te laisse gérer la boutique, je file chez Tom mon grand ! » Quoi ? Quoi, quoi, quoi ? Quel enfer. Quel putain d’enfer sur terre. Mack était déjà dehors, s’esquivant avec la rapidité d’un fléreur furieux, le laissant seul, littéralement seul, avec la mangeuse de livres. Qui avait envie de manger autre chose, il n’y avait qu’à voir comme elle le regardait.

Un ange passa, ou plutôt, un espèce de diablotin vicelard. « Bon, bah, s’il le dit… » Tant d’entrain, c’était superbe. Il préférait encore s’occuper du balai déplumé en silence que de vivre un instant pareil. Contournant le comptoir, elle eut alors tout le loisir de le voir traîner les pieds jusqu’au rayonnage dans son superbe uniforme. C’était un des privilèges de la maison ça, ce qu’il aimait presque le plus. Pouvoir porter tous les jours une tenue inspirée des couleurs de sa vieille équipe, d’un rouge sang, un petit coutelas d’argent brodé sur la poitrine. L’ironie de la vie, je vous jure. Une fois devant les livres, il se planta devant sans couler le moindre regard sur elle qui l’avait suivi, évidemment. C’était lesquels, les nouveaux ? Elle le saurait sûrement mieux que lui. La lecture, très peu pour lui, merci. Il préférait pratiquer. Comme avec le sexe, vous voyez. La théorie, ça ne servait à rien. Décidé à lui faire comprendre qu’il n’avait pas l’intention qu’elle lui tienne la jambe tout l’après-midi, il attrapa un ouvrage un peu plus haut, se mettant sur la pointe des pieds et faisant glisser ses doigts habiles et gantés sur la reliure. « Ca, ça m’a l’air parfait. » Il lui brandit sa trouvaille, la couverture bien en évidence devant ses grands yeux de biche effarouchée. Qu'elle soit contente, il avait le sourire. Et sincère cette fois. « Le Quidditch pour les Nuls. Un classique. »
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MessageSujet: Re: L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN EmptyMer 19 Aoû 2020 - 15:26




L'épais cuir des livres de Quidditch
Ars longa, vita brevis.



Soyons honnête, il fallait bien peu de choses pour combler Anastasia. Elle avait ce naturel jovial depuis l'enfance, toujours la plus joyeuse et enthousiaste des deux jumeaux Appleton. Il fallait dire que son tempérament était stimulé par une envie de bien faire et d'être appréciée. Elle se contentait facilement de ce qu'elle avait, Ana, c'était son super-pouvoir et sa super-malédiction. La jeune femme n'était pas déçue de perdre ou de ne pas arriver à faire quelque chose. Pourquoi se laisser abattre quand on pouvait avancer, de toute manière ? Il aurait, malheureusement, fallu qu'elle comprenne qu'elle n'était pas la cliente préférée de Lachlan McCulloch dans la boutique. Pour une fois que quelqu'un ne la supportait pas, elle n'était pas capable d'analyser ses soupirs, ou ses regards, ou son ton ouvertement blasé. Alors attention, elle voyait qu'elle l'ennuyait un peu. Mais elle était tellement en deçà de la réalité et elle se persuadait - stupidement - qu'insister allait apaiser les choses. Idiote ! D'autant plus qu'avec son regard lumineux, elle devait non seulement donner l'impression d'être une gamine imbécile - ce qu'elle n'était pas, elle avait juste un crush oh ! - mais en plus, elle devait faire passer le mauvais message. Sachez qu'aucune pensée impure ne traversait l'esprit de la jeune femme, mais vraiment.

Enfin bref. C'est précisément parce qu'il lui en fallait peu pour être heureuse qu'Ana sentit ses genoux s'entrechoquer de l'entendre prononcer non pas son prénom mais son SURNOM. Comme quoi, il fallait persévérer dans la vie, elle l'avait toujours dit ! Si elle faisait preuve, extérieurement, une confiance en elle en or, en réalité, elle claquait des dents. Le théâtre, ça fait faire des choses folles, parler à son crush jusqu'à ce qu'il ait envie de la foutre dehors, ce n'était clairement pas l'idée du siècle. Mais trop habituée à ce qu'on l'apprécie... Voilà. Le commentaire que fit l'ancien joueur de Quidditch lui attira un regard un peu malicieux. Il s'intéressait à elle, là, non ? « Oh c'est possible... J'ai 1152 livres dans ma bibliothèque, tous ne parlent pas de Quidditch bien entendu ! » dit-elle avec la fierté démesurée que seul un rat de bibliothèque pouvait ressentir, « En réalité, la plupart sont des livres d'histoire et de littérature... Pour ma thèse ! Je vous ai dis que j'écrivais une thèse ? ». Ana, Ana, Ana... Monsieur MacKenzie choisit ce moment pour intervenir et redonner un peu de couleurs à ses joues. Un nouvel arrivage, génial ça ! Son regard joyeux alternait entre les deux hommes, elle attendait "patiemment" qu'on lui montre ce qu'ils avaient reçu. « Bonne journée Monsieur » chantonna-t-elle, absolument ravie d'être maintenant toute seule avec Lachlan.

La galloise ne remarqua même pas le manque d'entrain de la part du vendeur qui se dirigeait d'un pas presque traînant vers les étagères. Sans le coller, Anastasia le suivait néanmoins. C'est naturellement une fois dans le rayon qu'elle consentit à regarder autre chose que lui. Le regard noisette illuminé par la flamme de la passion littéraire, elle attardait ses yeux sur ces livres dont elle connaissait le nom pour les avoir déjà lus. Plusieurs fois chacun. Elle reposa ses yeux vers l'ouvrage qu'il lui mettait sous le nez. Le titre insultant ne la vexait pas puisqu'elle ne le prenait absolument pas pour elle-même. Mais c'est tout ? Un seul ouvrage ? Effectivement, elle ne l'avait pas lu. « Merci bien ! » fit-elle en le prenant un peu maladroitement alors qu'elle étendait son bras pour se saisir d'un deuxième livre qui avait l'air quand même un peu moins amusant : « Les morts les plus stupides du Quidditch ? Je suppose que c'est comme un Guinness Records... » marmonna-t-elle pour elle-même sa référence purement moldue en retournant le bouquin pour en lire la quatrième de couverture et constater que malheureusement, il n'y avait rien. Tient donc... Voilà un livre bien intriguant, on ne pouvait pas l'ouvrir. Pourquoi est-ce qu'elle ne pouvait pas l'ouvrir ? Comment un livre osait-il lui résister de la sorte ? C'était la première fois qu'elle voyait cela. « La couverture est collée ou bien... » - elle s'était retournée pour lui parler et constater qu'il n'était plus là. Hé ! Elle revint timidement sur ses pas, les deux livres en main pour les reposer sur le comptoir. « Je - hum... Pourquoi je ne peux pas ouvrir ce bouquin ? » demanda-t-elle alors que quelques plaques rouges de honte commençaient à apparaître dans son cou. Une honte de ne pas savoir ouvrir un livre. Même un enfant d'un an et demi en était capable.   

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MessageSujet: Re: L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN EmptyMer 19 Aoû 2020 - 16:04

Pourquoi ? Si Lachlan avait cru en un Dieu quelconque, il lui aurait demandé pourquoi il lui collait une telle épreuve dans les pattes. Finalement, le vieux Mac avait été une forme de salut. La gosse s’était emballée à lui détailler le rayonnage de chez elle, et il était à 1152% en train de sombrer dans l’ennui. C’est qu’elle les comptait, ses bouquins ! Qu’elle les épouse, n’importe quoi, au lieu de venir le gonfler avec ça. Et sa thèse, par-dessus le marché ! Je vous ai dis que j’écrivais une thèèèèèse ? Oui, oui, 3 fois déjà, et toujours pas le moindre signe d’intérêt chez Lachlan. Une thèse, franchement. Qui avait du temps à perdre à écrire ça, sachant que personne ne la lirait ? Mais qui ça intéressait, sérieusement, à part les vieux qui sentaient la poussière entre les étagères d’une bibliothèque d’université ? Elle finirait sûrement comme eux d’ailleurs. Elle avait le potentiel de la vieille bibliothécaire.

Tandis qu’il était tout fier de sa petite pique insolente, elle lui prit l’offensant bouquin des mains, et en le remerciant qui plus est. Quelle audace ! Souffler n’aurait pas suffi à exprimer son agacement. La vente la plus facile de sa vie, cela dit. Au moins, maintenant qu’elle avait des pages dans lesquelles plonger son nez, elle lui ficherait peut-être la paix. Mais bien sûr. Même lui n’y croyait pas. Il était déjà reparti vers le comptoir tandis qu’elle continuait sa studieuse exploration. Qu’elle trouve son bonheur toute seule. Il l’entendait, d'ailleurs, parler toute seule. Ca ne présageait rien de bien bon ça, quand on commençait à se raconter des trucs que personne ne voulait écouter. Il l’entendit parler bière, haussa un sourcil. Elle en mit, du temps à comprendre qu’il était parti. Loin d’elle, eh oui. Un rictus moqueur gagna les lèvres de Lachlan quand il constata son expression un peu étonnée.

Elle revint à la charge, toute penaude. C’était qu’il l’avait vue galérer avec le bouquin. C’était que ça l’avait fait rire intérieurement d’ailleurs. Oh, pauvre petite intello, on ne sait pas se servir de ses dix doigts ? Il lâcha un soupir exaspéré et attrapa le livre avec rudesse. Les morts les plus stupides du Quidditch. Il avait bien failli s’y retrouver, là-dedans, quand on y pensait. Quoi que, ça n’avait rien de stupide de se manger un cognard ensorcelé. Bon, le bouquin. Il marchait comment déjà celui-là ? « Un bouquin qui vous résiste ? Eh bah, j’aurais cru que vous saviez comment leur parler. » Il jubilait, en réalité. Elle devenait rougissante, et il se délectait de sa gêne comme elle d’un bon roman en quatorze tomes. Pendant ce temps-là, ça moulinait dans sa tête. Si lui non plus n’arrivait pas à l’ouvrir, il aurait l’air fin.

Ah si, ça y était ! Il l’avait feuilleté, ce truc, un après-midi d’ennui, et Mackenzie lui avait expliqué. Une histoire de censure parce que les mômes pouvaient tomber sur des photos pas glorieuses, pauvres petits êtres. Lachlan attrapa sa baguette sur le comptoir, et la pointa sur le bouquin. « Y’a un sort pour protéger les âmes sensibles. C’est tout. Vous en avez jamais vu des comme ça ? » Sans doute qu’elle se complaisait dans de la littérature dégoulinante de bons sentiments. Mais bon, si elle voulait se donner un peu de frisson, ça lui apprendrait peut-être la vie. « Liber Sesame… » Son accent écossais écorcha la formule latine, mais le bouquin obéit et s’ouvrit. Brave bête. Lachlan s’appuya sur le comptoir nonchalemment, son regard bleu océan accrochant celui de la croqueuse de dictionnaires, une étincelle narquoise fichée dedans. « Sinon, pour tourner les pages, ça va aller ou il vous faut aussi une démo ? »
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MessageSujet: Re: L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN EmptyMer 19 Aoû 2020 - 17:53




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Sa thèse. La deuxième passion d'Anastasia, après les livres de manière générale. Oh détrompez-vous, Ana ne vivait pas QUE pour cela. C'était une personne très active, qui participait facilement dans certaines associations. Elles allaient des choses les plus futiles - est-ce que quelqu'un en avait quelque chose à faire de l'association des "passionnés d'ornithologie" ? Non -  aux choses les plus vitales - comme la Croix Rouge britannique, ce genre de trucs. En bref, elle s'investissait sans doute démesurément dans tout ce qu'elle entreprenait. Le football, c'était pareil. Enfin, elle n'avait jamais été capitaine, sans doute parce qu'elle n'avait pas l'instinct de meneuse. Mais elle avait rarement commencé ses matchs sur le banc des remplaçant et cela faisait sa fierté, quand même ! On se disait souvent qu'une si jolie jeune femme ne pourrait pas taper dans un ballon, elle prenait généralement un malin plaisir à tirer un shoot dans la tête du premier imbécile qui lui faisait la réflexion. Parce que se prendre un ballon en pleine tête, ça faisait mal, elle le savait que trop bien. Les dangers du sport, tout ça. Enfin ! Cela n'avait rien à voir, bien entendu, avec le Quidditch, sport hautement barbare mais qui lui plaisait sans doute surtout pour la passion qu'il déclenchait chez bon nombre de sorciers. Rares étaient ceux qui affirmaient ne pas aimer le Quidditch. Aussi appréciait-elle d'assister, parfois, à un match avec son frère Julian, lorsqu'il acceptait ses caprices pour lui payer une place et se faire vanner par ses potes. « Tient, ta moldue est encore là ? ». Et caetera. Quoiqu'il en soit, Anastasia mettait un point d'honneur à se cultiver en culture sorcière. C'était important pour elle. D'une certaine manière, cela lui donnait aussi l'impression de ne pas couper le cordon avec son frère jumeau. Julian vivait sa vie dans une nouvelle société tandis qu'elle restait derrière. Ils avaient été tous les deux éloignés pendant leurs scolarités et maintenant adultes, ils étaient séparés par l'étrange barrière du monde magique. Elle n'appréciait pas cela. Ana était quelqu'un qui était particulièrement attachée à sa famille, Julian un peu moins. Elle avait besoin d'être là pour lui et elle avait besoin de le comprendre. C'était comme ça. Il ne comprenait pas toujours, mais qu'importe. Qui la comprenait vraiment ?

En revenant au comptoir, d'un air un peu timide, il fallait bien l'admettre, Ana se fit presque arracher des mains l'ouvrage et elle se mordit la lèvre. Il était brusque, cet homme. Mais ma foi, il faut de tout pour faire un monde. C'était la conclusion à laquelle elle était parvenue, finalement. L'étudiante acceptait tout le monde tel qu'il était. Tout le monde n'avait pas les mêmes origines, le même vécu, le même patrimoine génétique. Juger durement quelqu'un qui n'avait pas autant de chance que soi-même, c'était tout de même fort en café. Aussi ne s'embarrassa-t-elle pas de sa rudesse, bien qu'une partie d'elle-même était vexée par sa pique. « L'exception qui confirme la règle ! » affirma-t-elle fièrement en hochant la tête. Bon, il allait le lui ouvrir, ce fichu bouquin ? La curiosité de la galloise n'était calmée que lorsqu'elle pouvait fourrer son nez entre les pages d'un nouvel ouvrage. Une 100% Serdaigle, si tant est qu'elle était allée à Poudlard. Lorsqu'il commença à parler magie et sortilège, son teint s'assombrit légèrement. Comme si un nuage était passé devant la fenêtre pour cacher le soleil qui illuminait habituellement son visage. Oui, il fallait un sortilège pour l'ouvrir, ce livre. Nullement impressionnée par le tour de magie qu'il venait de lancer, mais plutôt par son accent incroyablement sexy qu'elle décelait, elle releva ses yeux noisettes pour se perdre, quelques instants à peine hélas, dans les siens couleur lagon. « Hum... » marmonna-t-elle en prenant le livre pour l'ouvrir et le feuilleter brièvement, avec cette habileté que n'avaient que les croqueurs de livres en tout genre. Ses doigts fins et délicats tournaient les pages avec une appétence dévorante. Elle pouvait le prendre et demander à Julian de le déverrouiller pour elle. Mais elle ne pouvait pas lui demander de le faire à chaque fois qu'elle voudrait mettre le nez dedans. Cet ouvrage risquait de constituer une torture à lui seul pour elle qui, parfois, appréciait de se replonger dans quelques livres qu'elle avait lu autrefois. Les images violentes ne choquèrent pas sa rétine curieusement, et elle se mordait l'intérieur de la joue lorsqu'il s'adressa encore à elle. « Ça devrait aller » répondit-elle d'un ton pincé - elle était agacée, là ? - « merci de votre gentillesse, bien que j'imaginais les images de ce livre un peu plus choquantes ». Mais cela ne répondait pas à la question : « Me... Faudra-t-il utiliser le sortilège à chaque fois que je veux le feuilleter ? » demanda-t-elle après s'être éclaircie la gorge pour se donner un peu de contenance. Elle doutait que son frère veuille s'en charger à chaque fois. Argh !  Qu'est-ce que ça la saoulait parfois de n'avoir aucun pouvoir magique ! Lachlan pouvait bien agiter sa baguette et faire ce qu'il voulait, elle, elle était esclave des autres. Ça l'énervait tellement que par principe, elle voulait trouver un moyen d'ouvrir ce fichu livre sans un sortilège. S'il fallait qu'elle lise cent ouvrages de plus pour trouver la solution, elle la trouvera, point barre.  

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Lachlan McCulloch

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MessageSujet: Re: L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN EmptyJeu 20 Aoû 2020 - 3:31

Au concours de regards, ce fut Lachlan qui gagna. Haut la main. C’était pas si souvent qu’il la regardait ouvertement dans les yeux comme ça, préférant montrer son agacement en s’intéressant à tout, sauf elle. Mais là, il avait eu envie de la mettre mal à l’aise pour que ses petits pieds qui marchaient sur des nuages s’éloignent. Bingo. Pour le malaise en tout cas. Le reste, on en était bien loin. Elle délaissa ses grandes billes moqueuses pour retourner au livre - étonnant - et le feuilleta comme pour le contredire. Bravo ma grande, tu sais tourner des pages. Et ça y était, il l’avait perdue, elle était scotchée par ce livre tape-à-l’oeil qui ne rendait pas bien honneur à son sport fétiche, mais bon. Tant qu’elle bouquinait, elle ne parlait pas. Ca faisait du bien le silence.

Mais bon, ce fut tout de même de courte durée, et tandis qu’il était de dos, à chercher de la cire pour le balai décrépité, il leva les yeux tellement haut au ciel qu’ils auraient pu crever le plafond. De la gentillesse ? Ça rendait bête, le désir, franchement. Pas savoir discerner que c’était de la politesse de vendeur, c’était quelle espèce de naïveté ? Lachlan se retourna, s’accoudant à nouveau sur le comptoir avec une nonchalance telle qu’on aurait pu s’attendre à ce qu’il commande une bière. Il nota mentalement que ça n’était pas assez choquant pour elle - sérieux ? - mais fut finalement encore plus gonflé par sa question. Elle avait laissé ses neurones entre deux pages ou quoi ? « Pourquoi, vous avez peur de pas savoir retenir la formule ? Faut que je vous l’écrive ? » Ca y était, il commençait à dépasser les limites de la bienséance, et même à sentir la jauge de sa colère interne se remplir. Calme. On n’était qu’en milieu d’après-midi, il ne pouvait pas se permettre. Au fond, il eut envie de pousser la blague jusqu’à vraiment lui sortir un bout de parchemin et griffonner une méchanceté dessus, mais Lachlan détestait ça. Écrire. Depuis sa sortie de Sainte-Mangouste, sa belle écriture qui signait des autographes, il ne l’avait jamais retrouvée. Plutôt occupé à retrouver sa condition physique que sa plume, il avait délaissé ça et maintenant, c’était trop tard. Pattes de mouche et compagnie. Les lettres se mélangeaient un peu sous ses yeux, soit disant que c’était normal après le choc. Nan. Faux. Rien n’avait plus été normal après le choc.

Se doutant qu’elle ne saisirait pas l’ironie, Lachlan attrapa tout de même un bout de parchemin qui traînait, le pliant en deux, puis en deux, puis en deux encore. Il posa ensuite son origami bizarre entre deux pages, frôlant les doigts de jeune femme de sa main gantée. « Si la mémoire vous r ‘vient pas, c’est pas sorcier de bloquer le sortilège. Tous les gosses font ça pour feuilleter les bouquins coquins. » Comment aurait-elle pu le savoir ? Il l’imaginait mal laisser sa curiosité l’emporter pour aller fureter sous le lit familial, sous l'oreiller de papa. Encore une fois, il se doutait que le sujet la dérangerait, raison pour laquelle il l’abordait. Elle était si pure qu’elle avait sûrement des paillettes qui lui sortaient par le nez chaque fois qu’elle éternuait. « Mais toute façon, quelle importance puisque vous allez pas l’acheter. Et s’il vous faut du choquant… » Lachlan haussa un sourcil, très très fier de sa petite idée qui la ferait peut-être déguerpir. Il aurait pu lancer un Accio, mais la magie de confort, il n’aimait pas ça. D’un pas plus enjoué que la première fois, il retourna dans le rayonnage et fit glisser l’échelle de bois pour la grimper et aller tout en haut chercher ce qu’il voulait. Quand on était petit, que voulez-vous ? Ça ne l’avait jamais empêché d’atteindre un vif d’or. Ah, voilà. Un sourire presque carnassier sur le visage, il glissa le long de l’échelle sans passer par les barreaux pour la descente et revint jusqu’au comptoir, claquant le nouveau bouquin pas très épais sur le comptoir. Le Quidditchsutra. Ce truc était d’un mauvais goût tel qu’il ne le proposait jamais aux clients. Rien qu’à la couverture, où une illustration déjà très suggestive gigotait doucement, ça se voyait. Ca salissait son sport chéri, mais bon, si ça pouvait la faire fuir sans demander son reste, il était prêt à faire des efforts. Son odieux sourire ne quitta pas ses lèvres tandis qu’il guettait sa réaction. « Oh, là dedans, y’a pas de bras plié dans des positions pas normales. Quoi que, pas le même genre disons. »
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MessageSujet: Re: L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN EmptyJeu 20 Aoû 2020 - 4:28




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Le monde des sorciers était agité, selon Julian, de courants politiques bien différents. Il ne lui en avait parlé qu'à elle parce qu'elle était sa sœur, mais apparemment, les gens tels que lui, entendu par là, originaire d'une famille de moldus, étaient la cible d'un groupuscule xénophobe à leur encontre. De faux-sorciers, prétendaient-ils. Quant aux moldus, comme Anastasia, ils étaient pire que des esclaves. Ils n'étaient rien. Autant dire que sentir autant d'animosité sortir de gens qui ne la connaissaient même pas, avait fiché un violent frisson de dégoût et de peur à la galloise. Elle faisait donc d'autant plus attention à ne surtout jamais dire qu'elle était moldue, et encore moins trahir la chose. Pourtant, sous le regard bleu lagon de Lachlan McCulloch, Anastasia plus que jamais, eu la sensation de se trahir. Et c'est comme un hamster pris au piège face au serpent que l'on avait imposé face à lui qu'elle le regardait. Absolument toute trace de couleur avait fuit ses joues alors qu'elle sentait dans le timbre de sa voix un agacement. Pourquoi retenir la formule, puisque rien ne se produirait ? S'il avait été poli de prendre ses jambes à son cou, elle l'aurait fait, bien qu'elle douta qu'un tel manque de délicatesse ne choque l'ancien attrapeur des Vagabonds de Wigtown : « Ce n'est pas ça... » bredouilla-t-elle simplement en reposant son regard sur le livre qui lui paraissait être, à l'heure actuelle, son pire ennemi. D'abord il ne voulait pas s'ouvrir, maintenant, il manquait de la trahir ? L'étudiante détestait cela mais elle virait parfois légèrement à la paranoïa. Elle n'avait pas vraiment envie d'être assassinée parce qu'elle avait eu l'audace de ne pas tirer les mêmes gènes que Julian.

Elle suivit du regard le parchemin qu'il pliait, allait lui dire que non, elle n'avait pas besoin qu'on lui écrive deux misérables mots latins sur un papier pour les retenir alors qu'elle étudiait le latin et le grec ancien depuis une dizaine d'année, avant de voir qu'il le coinçait juste entre les deux pages de l'ouvrage. Ah. On pouvait neutraliser un sortilège aussi bêtement, vraiment ? A quoi cela servait-il d'en placer un à la base alors ? « Ah... » fit-t-elle de façon inaudible en mimant surtout l'interjection. Oui, les adolescents étaient très créatifs dès lors qu'il s'agissait de leur éducation sexuelle en effet. Il devait sans doute en savoir quelque chose... Pourquoi avait-elle pensé cela ? Quelques nouvelles plaques rouges apparurent dans son cou avant qu'elle ne note un changement d'attitude drastique chez l'ancien attrapeur. Il avait l'air ravi. Ra-vi. Mi-figue mi-raisin, elle le suivit du regard, dû bien se résoudre à l'admirer grimper sur l'échelle pour se saisir d'un livre - encore un ! - avant de se rendre compte qu'elle se mordait l'intérieur de la joue. Quelle idiote ! Oh et le sourire avec lequel il revint pour poser un livre sur le comptoir... Malheureusement, la réalité la rattrapa bien vite. Elle se décomposa en lisant le titre. Cela pouvait très bien être une invitation - c'en était forcément une, non ? - c'était en tout cas de très mauvais goût. Et vulgaire. Est-ce que ça la choquait ? Non Madame. Elle avait des amis quand même. Elle faisait partie d'une équipe de football et elle était dans les associations. Autant dire que des discussions à ce sujet, elle en entendait, bien qu'elle veuille toujours se cacher lorsque c'étaient celles qui étaient privilégiées. Ne sachant pas trop comment réagir, elle lâcha finalement de but en blanc : « Je suppose que mettre en scène des joueurs comme cela pourrait rapporter - rapporte ? - gros aux sponsors » - elle le regarda bien droit dans les yeux cette fois-ci - « étonnant que ce ne soit pas en tête des ventes. Chez les moldus, il paraît que c'est toujours très bien classé comme ouvrage ». Elle fit une briève pause pour ajouter : « Ne me dîtes pas que vous êtes dedans et que c'est pour cela que vous me le proposez... ». Elle le regardait, les sourcils relevés. Loin d'elle l'idée de toucher le livre, elle se racla la gorge. Quel malaise, seigneur, quel malaise.

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MessageSujet: Re: L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN EmptyJeu 20 Aoû 2020 - 5:14

Admirer la gamine si solaire perdre des couleurs lui tira une forme de satisfaction. Touché. Lachlan n’était pas tellement sadique en réalité, mais pour le coup, sa patience avait des limites. Et elle commençait à sérieusement les user. Il espérait bien lui avoir cloué le bec, à cette théseuse, thésarde, bref. Et pour ça, il avait quand même fallu sortir l’artillerie lourde. Mais le silence fut de bien courte durée. C’était qu’elle avait du répondant, malgré ce qu’il pensait. S’il arrivait à lui vendre, alors là… Mackenzie serait bien fier de lui. Quoi qu’il ne pourrait pas s’empêcher de lui caler une petite réplique du genre salace, à lui faire une allusion sur le fait qu’une petite nénétte comme ça, ça pourrait lui faire du bien. Erk. Elle avait presque l’âge d’être sa fille et lui sortait tellement par les yeux qu’il lui faudrait plus qu’un Debout pour faire lever son balai…

Plus hardi qu’il ne croyaite, elle choppa ses prunelles bleues pour lui répondre tout de go. Mais qu’est-ce qu’elle racontait, franchement ? Des joueurs ? Preuve s’il en fallait qu’elle ignorait tout du Quidditch, la pauvresse. Jamais la ligue n’aurait accepté ça, jamais jamais. Un coup à perdre des sponsors plus qu’à en gagner, en réalité. Toujours avec son sourire en coin, il l’écoutait s’enfoncer à perte de vue, assistant à un sublime naufrage. Il sentait bien qu’elle parlait pour combler le vide, la gêne, peu importait. Lui aurait pu rester là des minutes entières à la voir blanchir, tandis qu’un peu de rouge apparaissait dans son cou. Comme une glace bi-goût de chez Fortarôme. En tête des ventes, non mais… Si les moldus avaient besoin d’un bouquin pour faire la manticore à deux dos, c’était triste quand même. Il allait lui décocher une réplique cinglante, sûrement, il ne réfléchissait pas avant de parler en général. Mais là pour le coup, ce fut elle qui aurait du tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de causer.

Mais qu’est-ce que c’était que cette absurdité ? Le bleu de ses yeux s’élargit un peu, et il lâcha un soupir entre l’amusement et la surprise. Lui, dans ce torchon ? Plutôt crever, sérieusement. Et si ça avait été le cas, il aurait fait le tour de toute l’Angleterre pour en brûler le moindre exemplaire. Et puis, elle le prenait pour qui, un type narcissique qui voulait lui montrer son cul en dessin pour l’émoustiller ? Sérieusement, s’il avait eu envie de quoi que ce soit avec elle, quoi que ce soit, elle le saurait déjà, et il aurait déjà retourné le panneau Closed avant de faire de même avec elle dans l’arrière-boutique. Quand même, on pouvait dire qu’elle l’avait soufflé sur ce coup-là, mais il n’eut pas besoin de plus de dix secondes pour se reprendre, haussant un sourcil tout en la regardant bien dans les yeux, alors qu’elle avait peut-être envie de regarder autre chose. « Désolé de briser votre fantasme, mais y’a pas de joueurs là-dedans. » Et surtout pas lui. « Et surtout pas moi. » Là, il fallait tâcher d’être clair pour la faire redescendre d’un cran et qu’elle atterrisse un peu dans le vrai monde. Un monde où on ne venait pas faire chier les honnêtes travailleurs pour satisfaire des émois adolescents ou presque. « Et puis, si j’avais voulu vous proposer quoi que ce soit, j’aurais pas eu besoin d’un bouquin. » Est-ce que c’était assez clair comme ça, ou est-ce qu’elle allait attendre qu’il la plaque désespérément sur le comptoir pour ajouter un peu de mordant à sa triste existence ? « Y’a bien que les gens qui ont peur de vivre la vraie vie qui ont besoin d’un livre pour combler le vide de la leur. » C’était cruel, mais il le fallait. Qu’elle lui foute définitivement la paix, et retourne à sa fausse vie de fille énamourée. Il avait un balai qui l’attendait. Et pas celui auquel elle pensait.
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MessageSujet: Re: L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN EmptyJeu 20 Aoû 2020 - 15:37




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Anastasia était fidèle au cliché bien gallois, bien écossais, bien irlandais. Elle était de ce fait une personne avec une fierté parfois assez mal placée. Lachlan McCulloch devait avoir donc, à peu près la même fierté qu'elle, s'il était fidèle à son propre cliché écossais. La thésarde n'appréciait pas les revers violents que les mots imposaient, elle n'aimait pas les insultes et les injures et il était bien rare de l'entendre s'abaisser à quelque chose de si vulgaire. Sortir un livre remplit de positions sexuelles, c'était vulgaire. Surtout si c'était pour la faire taire. Elle ne savait pas s'il s'agissait d'acteurs pornographiques ou de joueurs - honnêtement, elle n'en avait rien à faire - c'était d'ailleurs terriblement gênant de les voir s'agiter sur la couverture, aussi la pique qu'elle lui lança n'attendait en réalité aucune forme de réponse. Et d'ailleurs, elle réalisa après la portée de ses mots. Elle se sentit physiquement mal, déglutit difficilement et s'attendit finalement, à être violemment jetée de la boutique sorcière. Mais qu'il se taise n'aurait pas été amusant pour lui sans doute. Armé d'un répondant à faire pâlir un mort, l'ancien joueur des Vagabonds de Wigtown sembla la mettre au pilori d'une traite. Anastasia se sentie tellement humiliée que loin de rougir, elle devînt blanche - non, translucide en fait - comme si elle allait faire un malaise vagal en plein milieu du magasin de Quidditch. Sans doute qu'il avait pris, à tort, cela pour une invitation grivoise. Les hommes, incapable de réfléchir avec leur tête du haut. "Briser son fantasme ?". Bon. Elle ne fantasmait pas sexuellement dessus. Il ne fallait pas pousser Anastasia dans les orties quand même, elle n'osait même pas poser ses yeux sur ses fesses à lui, pourtant bien formées, avait-elle entendu dire. Encore qu'il se flattait l'ego à croire cela. Le pire en fait, ce n'était même pas ça, ou le râteau énorme qu'il lui avait mis sans qu'elle ne demande rien à la base - précisons-le - mais la dernière phrase qu'il s'était sentit obligé de lui dire.

C'était quelque chose qu'on lui disait souvent, à Ana, ce genre de phrases. Et c'était sans doute la réalité aussi pour qu'elle le prenne aussi mal. Elle était théorique comme jeune femme, elle lisait d'abord, faisait ensuite. Alors, si elle avait un parcours scolaire irréprochable, certains, dont ses parents et son frère d'ailleurs, avaient parfois l'impression qu'elle passait à côté. Pourtant, ce n'était pas l'image qu'on attendait d'elle, elle qui était justement si active. Active pour quoi, en fait ? Surtout pour marquer du point dans son dossier scolaire. Elle eut un peu l'impression qu'il rouvrait une cicatrice qu'elle s'était employée avec soin à refermer depuis longtemps, à coup de "je fais ce que je veux merci". « Désolée de vous décevoir, mais je ne fantasme pas sur vous » répondit-elle d'un ton particulièrement sec - elle était vraiment obligée de se justifier là ? Non mais sérieusement, le type ? Il pouvait bien la croire ou non, penser qu'elle s'inventer un gros mensonge, Anastasia avait du mal à mentir. Et elle faisait la distinction entre attirance romantique et sexuelle, bien qu'elle doutait sérieusement qu'il ait la même qu'elle. La jeune femme le regardait bien droit dans les yeux en répondant. Elle n'allait quand même pas lui faire le plaisir de fuir son regard, quand bien même le sien était un peu humide. Lorsqu'elle employait ce ton-là, c'était éventuellement toujours pour dire la vérité. « Porter un jugement hâtif sur l'attitude des gens, ça conduit à dire des choses stupides » continua-t-elle d'un ton de plus en plus sec, « prenez-en bonne note au lieu de fantasmer sur la vie des gens qui vous parlent ». Elle pouvait avoir son petit caractère, Anastasia. C'était comme cela. Une fière et vraie petite galloise. Quoiqu'il en soit, son ton pouvait bien être sec comme le Sahel, elle était au fond d'elle même, au bord des larmes. Non, elle ne comblait pas le vide de sa vie dans les bouquins. Non. Non. Non. Pas vrai ?

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MessageSujet: Re: L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN EmptyJeu 20 Aoû 2020 - 16:39

La gamine était encore plus blanche que les pages d’un bouquin fraîchement imprimé. Il fallait bien avouer qu’il n’y était pas allé avec le dos de la cuiller, mais elle commençait à lui courir sérieusement. Il crut même que ses petites pattes allaient céder sous son poids plume, et qu’il allait devoir la ranimer au milieu du magasin. Mais non. Elle tenait bon, la petite, et il lut dans son regard une flamme de fierté mal placée qu’il n’aurait pas penser déceler là. Elle avait un peu de mordant, un peu seulement et en temps normal, il aurait peut-être trouvé ça un peu charmant. Mais voilà, elle le gonflait depuis bien trop longtemps pour que ça l’adoucisse vraiment.

Déçu, lui ? Non mais vraiment, elle le prenait pour qui ? Elle était loin d’être la première midinette à être en pâmoison devant lui, même si les dernières avec qui c’était arrivé, ça datait un peu. Les groupies, il avait connu, il avait donné, et franchement, il n’en avait même pas profité tant que ça. À l’époque, il n’avait d’yeux que pour Helena qui elle, n’était pas passé par la case fan en furie. Sûrement pour ça qu’elle lui avait plu d’ailleurs. Son indifférence du début lui avait donné du fil à retordre. Prends-en de la graine, gamine. Elle avait l’air chafouin d’ailleurs, d’être percée à jour peut-être ? En tout cas, il était surpris que tout ça ne la gêne pas autant qu’il aurait cru. Il mordait, le bébé chien sans dents ? Mordillait, tout au plus. Alors que lui, c’était avec ses crocs acérés qu’il attaquait verbalement.

Elle ne le lâchait pas des yeux, et il ne baissa pas les siens non plus. Comme s’il allait se laisser intimider par une blanche colombe comme ça. Elle répliqua donc sur son jugement comme elle disait. Lachlan, juger les gens ? Bah, c’était tellement l’inverse qui se produisait en général. Lui s’en foutait bien de ce que les autres faisaient, pour peu qu’on ne vienne pas le faire chier avec ça. Mais elle, oh elle et sa littérature, c’était devenu une plaie hebdomadaire et il en avait MARRE. Après son petit speech aussi sec que les poils du balai qu’il devait réparer, il lâcha un rire. Pas longtemps, 2 secondes à peine mais franchement… elle était pas crédible pour deux mornilles. « Pour quelqu’un qui fantasme pas, vous avez que ce mot-là à la bouche. » Penché sur le comptoir, il s’approcha un peu plus d’elle, le regard joueur plus que menaçant. « Ce que vous faites de votre vie, ça vous regarde. Tout c’que je sais, c’est que vous avez plus de livres chez vous que j’ai d’articles de Quidditch dans ce magasin. Et que si vous les avez tous lus, c’est autant de temps que vous avez pas passé dans l’vrai monde. »

Tout à coup, il se recula et appuya ses fesses contre le tabouret haut, derrière le comptoir. Fermé comme jamais, il croisa les bras et haussa les épaules, prêt à asséner sa dernière pique, histoire bien la vexer comme une puce et observer sa nuque quand elle partirait. « Parce qu’avoir tout lu sur le Quidditch, c’est bien joli, Anastacia. » Il appuya sur son nom, sur lequel il fit une faute bien involontaire. « Mais vient bien un moment où il faut prendre le risque de se manger un cognard. » Comme cette phrase avait tout son sens dans sa bouche. Même s’il détestait ce qu’il était devenu à cause de ça, même si cet accident avait détruit tout ce qui était bon dans sa vie, pas une seule minute il n’avait regretté la moindre seconde passé dans les airs, à se sentir vivant. Et jamais, non jamais un bouquin ne pourrait retranscrire cette émotion-là, jamais.
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MessageSujet: Re: L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN EmptyJeu 20 Aoû 2020 - 17:57




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Anastasia n'aimait pas tellement se faire intimider. Sans doute encore une démonstration de sa fierté mal-placée, en tout cas, elle avait assez essuyé de caïds voulant faire régner leur loi pour ne plus baisser le regard quand on la regardait fermement dans les yeux. Lui non plus, apparemment. Ce qui n'était pas pour l'étonner soit dit en passant. Cet homme n'avait pas le profil du type qu'on intimide facilement et ce n'était pas elle, et ses cinquante-sept kilos pour un mètre soixante dix, qui allait y changer quoique ce soit. Et puis, de toute façon, Ana était bien trop douce de façon générale pour essayer d'intimider qui que ce soit. Si la galloise soutenait son regard, c'était surtout pour lui montrer qu'il pouvait se montrer aussi mauvais qu'il le voulait, elle n'allait pas lui donner une victoire en baissant timidement les yeux sans rien dire. Même si, même si, elle devait bien admettre que ses paupières étaient quand même humides. Son rire lui attira un regard un peu noir, comme les paroles qui suivirent sur une question de vocabulaire qu'elle ne s'abaissa pas à relever.

La suite en revanche...

Il insistait sur les livres, comme s'il avait trouvé sa corde sensible ce qui, au fond, était sans doute le cas. Est-ce que c'était la passion pour l'Histoire ou la peur d'entrer dans la vie d'adulte qui avait poussé Ana à se lancer dans une thèse ? N'essayait-elle pas, au fond, de repousser voire d'effacer l'horrible étape pour chercher du travail ? La jeune femme était perplexe, dubitative elle-même, et elle s'arrangeait souvent, pour ne pas penser à cela. La Recherche, elle adorait cela, oui. Vraiment ? Une petite larme s'échappa de son œil gauche pour couler sur sa joue et s'écraser sur son chemisier. Anastasia déglutit et finit enfin par détourner le regard. Il n'avait pas nécessairement tort, en réalité. Il avait même sans doute raison. Mais c'était dur, souvent que d'admettre qu'on a tort et que les autres nous faisaient la leçon. Ce que ses parents lui disaient, ce que son frère lui disait, en fait, était probablement une vérité trop adoucie pour ne pas la vexer. Ces paroles là, en revanche, étaient franches et nettes. Et ça faisait bien mal. « Les livres sont une fenêtre sur le passé. Soit y est sensible, on y est insensible » répondit-elle avec moins de verbe pourtant. Elle était épuisée, en fait. Vraiment, elle sentait que ses jauges d'énergies venaient de disparaître. Elle n'avait pas prévu que venir à la boutique de Quidditch ce jour-là allait lui demander autant d'énergie pour tenir tête à une ex-star du Quidditch. Ana se rendit compte après coup que ses cils non maquillés étaient porteurs de larmes et elle les essuya de la paume de sa main. Humiliée. Complètement humiliée.

Ce n'était apparemment pas assez pour lui.

Elle le suivit du regard se reculer pour s'asseoir sur son tabouret comme s'il jubilait de la voir pleurer. Ah oui, il fallait se prendre un cognard alors ? Comme lui ? Finir sa carrière de Quidditch comme vendeur parce qu'on ne pouvait plus jouer ? Elle n'osa pas lui dire cela. Ana savait où se trouvait certaines barrières et quelles portes ne pas enfoncer. Celle-ci faisait office à ses yeux de porte blindée, verrouillée. Non, elle ne s'amuserait pas à le blesser comme il l'avait blessé elle. « Ah parce que vous êtes arrivé à la conclusion que je n'ai jamais joué au Quidditch de ma vie ? Sur quels indices, si je peux me permettre ? » demanda-t-elle avec toute la force de la volonté de la petite créature coincée entre les pattes du gros chat noir qui voulait la dévorer. « Je suis quoi ? Trop frêle qu'un cognard m'aurait déjà tué ? Je rêve » - oui, elle était vexée là, il n'y avait pas écrit MOL-DUE en gros sur son front quand même non ? Surtout qu'elle connaissait tout des derniers modèles de Quidditch, les balais Spudmore & Ellerby, les Nimbus, les nécessaires à balais. Elle connaissait tout, mais il était vrai qu'elle n'avait aucune pratique. Julian n'avait jamais voulu qu'elle touche à son balai. Comme le gamin qu'il était resté au fond de lui, il avait ses affaires et n'appréciait pas de les partager avec sa grande soeur.

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MessageSujet: Re: L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN EmptyJeu 20 Aoû 2020 - 20:34

Pauvre petite chose fragile. Voilà qu’elle se mettait à chouiner parce que quelqu’un osait lui dire tout haut ce qu’il pensait. Mais dans quelle bulle de coton vivait-elle pour que personne ne lui ait dit de lever son nez des parchemins, sérieux ? Il était mal à l’aise, mais pas assez pour regretter ce qu’elle avait dit. Franchement, elle le poussait à bout depuis trop longtemps maintenant, et il avait su rester poli jusqu’ici. Mais voilà, à trop tirer sur la corde, il avait lâché les vilains mots. Et bim, les grandes eaux. Enfin, façon de parler. Une seule larme coula, et elle détourna le regard avant lui, qui ne se délectait pas non plus du spectacle d’une femme qui pleurait.

Elle se défendit comme elle put, petite biche. Pas bien perspicace n’empêche, comme si elle croyait qu’en lui parlant encore de livres, ça allait le convaincre tout à coup. Lachlan soupira, fort. C’était bien ce qu’il disait : à force d’observer le passé, on en oubliait de vivre le présent. Franchement, si ça avait été son genre, il l’aurait bien secouée histoire de la réveiller un peu. Sors de chez toi ! Casse-toi la gueule, relève-toi, prends-toi une cuite, embrasse un mec, oublie son prénom, recommence. Mais au lieu de ça, il embraya sur autre chose, de peut-être moins violent, tandis qu’elle s’essuyait les yeux comme un personnage de dessin animé. Elle aurait presque pu lui faire de la peine, si elle n’était pas aussi agaçante. Il espérait que cette fois, elle aurait compris et qu’elle partirait sans demander son reste, sans ses bouquins, rien.

Mais non ! Alors comme ça, quand il la taclait sur les bouquins, elle gardait un peu son calme. Par contre, question Quidditch, madame se vexait ? Mais pauvre petite, tout en elle criait qu’elle n’était jamais allée sur le terrain. Même à Poudlard, elle n’avait jamais du voler que lors des cours de balai. Pourtant, elle avait un physique élancé, parfait pour une attrapeuse. Et alors qu’elle lui demandait des explications, Lachlan secoua doucement la tête, las de cette conversation. Il y en avait tellement des indices, qu’il ne savait pas par où commençer. Elle avait toute l’après-midi ? « Pour commencer… » Il se leva du tabouret et se tint un peu plus proche d’elle, provocateur, le comptoir toujours entre eux quand même. Fallait pas pousser. « Vous lâchez 3 larmes parce que j’vous bouscule avec des mots. J’ose même pas imaginer un cognard. » Se penchant sans la quitter des yeux, il attrapa un mouchoir - propre, juré - sous le comptoir, brodé aux couleurs des Serdaigle. Heureux hasard tiens. D’un geste plus doux que la normale, il lui tendit. « D’ailleurs, tenez. Ça marchera mieux que vos mains. » Premier acte de gentillesse de Lachlan envers elle, à noter d’une croix dans le calendrier ! Ca ne l’empêcha pas de  poursuivre, d’une voix moins sèche peut-être, mais avec un regard de défi. Elle voulait des preuves qu’il l’avait cernée ? Elle allait en avoir.

« Ensuite, vous n’êtes pas trop frêle, non. Au contraire, vous seriez pas mauvaise pour attraper un vif d’or, avec vos yeux acérés de lectrice. » Compliment, oh vraiment ? Le secret était là : quand Lachlan parlait Quidditch, il se moquait bien du ressentiment ou du reste. La passion reprenait le dessus. Et son instinct d'ancien capitaine savait analyser les gens, en tant que joueur évidemment. « Par contre, vous avez accepté ce bouquin sans vous vexer, alors que n’importe quel joueur aurait piqué un fard. » Il désigna d’un signe de tête le Quidditch pour les Nuls, toujours posé à côté du bouquin obscène. « Et surtout, oui surtout, depuis que vous me collez aux basques, vous n’avez jamais rien acheté d’autres que des livres. Pas une protection, pas un kit d’entretien pour votre balai, zéro équipement, rien. » Il croisa les bras, très satisfait de sa démonstration, un sourire victorieux barrant son visage. « Alors venez pas me la jouer à vous effaroucher. Y’a pas de honte à admettre que vous êtes une terrestre. » Lachlan appelait comme ça les gens qui n’aimaient pas voler. Lui, il était un enfant des airs. L’avait toujours été. Le serait, à jamais.
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MessageSujet: Re: L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN EmptyJeu 20 Aoû 2020 - 21:19




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Peut-être que sous ses beaux airs de jeune femme libre et indépendante, Anastasia cachait un peu une impression d'être une pâle copie de son frangin, le magicien. Le seul de la famille à avoir des pouvoirs et à avoir la chance de pouvoir agiter sa baguette pour en faire sortir des oiseaux ou d'autres sortilèges. Peut-être qu'elle jalousait un peu sa chance d'avoir pu avoir des cours de balais alors qu'il avait toujours refusé en miroir de la faire monter sur le sien. Elle, la casse-cou de la famille. La gamine qui à quatre ans rêvait de monter aux arbres, prétendait à qui voulait l'entendre qu'un jour de toute façon, elle serait pilote d'avion parce que c'était carrément un truc à sensation forte. C'était elle, et non son frère, qui avait sauté en parachute à dix-huit ans pour son anniversaire - sa mère avait manqué d'en faire une crise cardiaque lorsqu'elle l'avait appris, un peu plus tard dans la journée. C'était elle qui voulait désespérément voler sur un balai. Julian était moins porté sur la chose, alors que c'était son rêve à elle. Aussi regardait-elle les matchs de Quidditch avec un regard dévorant d'envie lorsqu'enfin, on la laissait venir. La railler - fermement - sur sa passion pour les livres la faisait pleurer pour la simple et bonne raison que c'était un peu tout ce qu'elle avait, en fait. C'était dans l'étude qu'elle était douée. Elle n'était pas faite pour une carrière sportive, son esprit cartésien avait besoin d'étudier, encore et encore. Ce n'était sans doute pas très original, peut-être même que c'était particulièrement ennuyeux pour les autres. Mais c'était ce qui la définissait et critiquer quelque chose de si élémentaire à sa personne oui, ça la faisait pleurer. Il pouvait bien jubiler dans son coin, Monsieur l'hargneux !

Elle l'observa avec une certaine méfiance lorsqu'il se releva de son tabouret pour commencer... Par une analyse éhontée. Anastasia n'était même pas particulièrement étonnée. On la voyait tellement comme une fleur fragile qu'on était souvent étonné de savoir qu'elle avait un jour cassé le nez d'un type qui s'était moqué d'elle pour ses compétences, justement, sportives. Elle allait répliquer, quelques petites larmes parsemant encore ses yeux, lorsqu'il lui tendit un mouchoir qu'elle reconnu être un mouchoir brodé au nom d'une maison de l'école. La thésarde s'en saisit avec toute la délicatesse dont elle était capable lorsqu'elle était un peu touchée. Il y avait donc un coeur dans ce torse de pierre ? « Détrompez-vous... » dit-elle d'un ton dénué d'animosité, en affichant toutefois un début de sourire un peu amusé, « j'ai déjà été plusieurs fois blessée en faisant du sport ». Du sport oui. Pas du Quidditch. Elle estima plus intelligent de ne pas lui dire, justement, qu'elle était coupable d'avoir cassé un nez. « Alors certes, je ne l'ai pas été très gravement c'est vrai ». Autant lui concéder au moins cette victoire-là. Elle n'avait pas été blessée aussi gravement que lui. Il continua cependant, comme si rien n'était.

La suite l'étonna d'autant plus. Il la complimentait vraiment ? Elle devait lui faire pitié à pleurer comme une enfant, à tous les coups c'était juste ça. Néanmoins, néanmoins, elle sentit son petit coeur battre un peu plus fort. Alors comme ça, il y aurait eu un poste éventuellement pour elle si elle avait eu la chance d'être sorcière ? La déception de n'être "qu'une" moldue la frappa d'autant plus fort et elle se mordilla d'intérieur de la joue, encore. Elle le laissa finir. Il n'y avait pas grand chose à répondre concernant le livre, elle s'était trahie toute seule. Ou alors, elle n'était pas assez intelligente, ou pas assez susceptible. Elle aurait pu trouver des contre-vérités si elle avait eu un peu de jugeottes. Mais elle en avait déjà trop fait. Enfin. C'était sans compter sur l'adjectif qu'il lui attribua. Terrestre hein ? « Vous pourriez être surpris de me voir voler sur un balai » - attend, Ana, tu fais quoi là ? ELLE BLUFFE, non mais je rêve - « je n'ai peut-être aussi simplement pas le temps de jouer au Quidditch, ou peut-être que je préfère le réseau des cheminées pour me déplacer. Non ? ». Cette situation la bloquait parce qu'elle BLUFFAIT littéralement sur un sport par simple FIERTÉ mal-placée. Après coup, elle se demandera sans doute ce qui venait de lui passer par la tête. Enfin, ce n'était pas comme si cela allait avoir des conséquences, de toute façon. Pas vrai ?  

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MessageSujet: Re: L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN EmptyJeu 20 Aoû 2020 - 23:50

C’était marrant de la voir jouer à la dure comme ça, la gamine. Alors comme ça, elle avait déjà été une grande blessée de guerre ? Super. S’ils s’amusaient à comparer les cicatrices, elle tomberait dans les pommes. 2 fois. La première en le voyant sans chemise. La deuxième en voyant les marques assez impressionnantes par endroit. Et pas toutes dues au Quidditch. On aurait dit qu’elle essayait de l’impressionner, et Lachlan n’aurait su dire s’il trouvait ça vaguement attendrissant ou franchement pathétique. Et plutôt que de faire le concours de celui qui avait la plus grosse - cicatrice, qu’est-ce que vous croyez ? - il préféra enchaîner dans son raisonnement de pro du Quidditch, ce qu’il était malgré sa destitution passée.

Elle l’écouta. Sagement. Ça faisait du bien de pouvoir en placer une, pour une fois. Bizarrement, pendant quelques brèves minutes, Lachlan n’eut pas envie qu’elle déguerpisse. La terrestre et l’enfant des airs, pour une fois, arrivaient peut-être un peu à se parler. Un peu, fallait pas déconner. Alors qu’il pensait avoir gagné une bataille, mais pas la guerre, il attendait l’assaut suivant, curieux de voir comment elle allait se dépatouiller. Eh oui, Lachlan ne lisait peut-être pas de bouquins, mais il était drôlement attentif aux choses. Et le cognard n’avait pas cassé sa mémoire. La vraie vie, c’était tout ce qui comptait. Et la gamine, elle était un livre ouvert pour lui, du moins le pensait-il. Sauf qu’elle fit sa petite fiérote, évidemment, et réveilla une étincelle de jeu dans les yeux de Lachlan. Mais qu’est-ce qu’elle lui faisait là, à se contredire toute seule ? D’abord, elle lui disait qu’elle jouait, là qu’elle avait pas le temps, elle voulait le rendre chèvre, c’est ça ?

Lachlan la laissa finir, patient pour une fois, ses bras solidement croisés sur son torse où on devinait la ligne de ses muscles, sous la broderie. Il ne cilla pas. Ne broncha pas. Impressionné, il l’était rarement, surtout en matière de Quidditch. Alors là, franchement, il n’allait pas en tomber de son balai imaginaire. Laissant passer quelques secondes, il reprit là où elle s’était arrêtée. « Vous avez pas le temps… Ou vous l’occupez à autre chose parce que ça vous fout la trouille ? » Sentant qu’elle allait dégainer une réplique cinglante, il l’arrêta d’un geste de la main, net, claquant sa langue sur son palais. Lentement, presque comme un fauve, il passa derrière le comptoir pour s’approcher d’elle. Jamais il n’avait été si proche d’elle, jamais. Leur taille étant approximativement la même, il n’eut pas à baisser la tête pour attraper son regard avec une détermination qu’il avait eu autrefois quand il trouvait une certaine balle d’or ailée. De là où il était, il sentait son parfum, légèrement artificiel, aussi pur qu’elle. « Si vous aviez déjà joué au Quidditch, Ana, vous n’auriez jamais pu arrêter. Jamais. » Son ton était plus rauque. « C’est comme une drogue. Une sensation qui vous agite le coeur. La hauteur, le vent dans vos cheveux, l’adrénaline, vos yeux qui doivent être devant vous et ailleurs à la fois. » Instinctivement, il fit un pas vers elle, la forçant à reculer, l’acculant contre le comptoir tandis que ses deux bras l’encerclaient sans la toucher, ses mains posées contre la surface du bois. « La liberté, la vitesse, le frisson contre votre échine, c’est comme… comme si le ciel et vous, vous ne faisiez qu’un. Ca ne se décrit pas, ça ne s’écrit pas, ça ne se lit pas. Ça se vit. » Sa voix s’était faite plus passionnée, avec une forme de lenteur exquise. Disant cela, son cerveau l’avait rappelé aux cieux. Frisson, celui qu’il évoquait, le long de sa colonne. Tout à coup, il s’éloigna un peu d’elle, et reprit son ton plus habituel, un sourire en coin gravé sur le visage. « Mais si vous préférez le réseau des cheminées, tant pis. Moi, je trouve que le grand air, c’est bien plus excitant. »
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MessageSujet: Re: L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN L'épais cuir des livres de Quidditch♟LACHLAN EmptyVen 21 Aoû 2020 - 2:51




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Anastasia pouvait s'avérer diablement joueuse si on lui tendait le bâton. Elle aimait bien se montrer taquine parfois, même si elle demeurait quelqu'un de particulièrement doux. Ses attitudes, sans doute un peu enfantines - comme l'air qu'elle avait lorsqu'elle n'était pas contente, tristement inspiré de sa version plus jeune d'elle même bien décidée à bouder - demeuraient surtout tournées vers les autres. Elle appréciait prendre soin des gens qui l'entouraient, c'était comme ça, son esprit était formaté de la sorte. La jeune femme ne supportait pas l'idée de blesser quelqu'un, fusse-t-il un inconnu notoire. Comme cet ancien joueur de Quidditch. C'était aussi pour cela qu'elle acceptait de taire certaines piques et c'était aussi tristement pour cela qu'Ana se faisait parfois marcher sur les pieds. Cela avait toujours été son problème. A être trop gentil, l'on finit par le regretter et le regretter amèrement. Sa leçon pourtant, elle ne l'avait pas apprise, pour quelqu'un qui étonament, avait avalé autant de pages de livres. On apprenait pas en lisant ce genre de choses mais en les comprenant et en les mettant en pratique. C'était ce dernier point qui posait problème. Parce que oui, Ana savait qu'elle était trop gentille. Elle avait certes une fâcheuse tendance à la contradiction - oui la fac lui apprenait à réfléchir et à poser des contradictions - mais les bornes, elle évitait quand même de les dépasser dans la mesure du possible.

Lachlan McCulloch avait diamétralement changé d'attitude, sans doute que le sujet du sexe l'avait quelque peu déridé. Ou alors était-ce le Quidditch ? Ou les deux ? Il était tout de même assez mystérieux : ses yeux avaient beau être clairs comme l'eau d'un lagon, ils étaient finalement indéchif-... Il avait un air amusé là, non ? Il fallait bien dire en plus que sa position le rendait quand même assez attirant. Mm... Il la tacla si violemment qu'elle ouvrit la bouche pour lui répondre que "non, elle n'avait pas la trouille, et qu'elle pouvait lui prouver quand il le voulait" mais il la fit taire d'un geste de main. Anastasia afficha une moue ouvertement renfrognée, donc, forcément, sa moue de petite fille pas contente, bras croisés à son tour. L'étudiante plissa légèrement le regard alors qu'il s'avançait vers elle, comme un fauve. Et son regard était envoûtant comme deux boules de crystal. Il la força à se coller complètement contre le comptoir et elle dû bien décroiser ses bras pour s'y tenir - cramponner - fermement.

Mais, mais, mais, mais, mais. En réalité, il était très beau lorsqu'il parlait de Quidditch. C'était indiscutable. Elle le trouvait attirant, et sa voix aux accents de cette Écosse qu'elle appréciait tant la happait avec une certaine violence. Mais ce n'était pas tant ce qui subjuguait la jeune femme en réalité. Non, ce n'était pas son accent tranchant mais la façon dont sa voix avait tendance à vibrer sous la pulsion de sa passion de parler de Quidditch. Et les yeux plantés dans les siens, alors qu'il était collé à elle, rappelons-le, lui donnait tristement envie de sauter dans son monde. Elle ne connaissait pas ce qu'il lui disait. Elle ne pourrait sans doute jamais comprendre non plus. Et alors qu'elle aurait pu tenter un rapprochement physique - comme toute personne normalement constituée - un voile tristesse au contraire, s'écrasa dans ses yeux à elle. « Ça se vit ». Elle aurait tellement aimé le vivre aussi. Sentir le vent contre sa peau et s'infiltrer dans ses cheveux châtains. Elle aurait adoré prendre de l'altitude et voir le monde différemment. Elle aurait aimé être aussi passionnée que lui ou tout du moins, le comprendre. Mais non. Elle était une moldue. Et les moldus, c'est terrestre. « Vous avez raison » dit-elle avec une honnêteté surprenante, « je -... ». Le son de sa voix mouru dans sa gorge. Elle ne pouvait pas dire cela. Elle ne pouvait pas l'admettre. « Je ne sais pas ce que c'est de voler sur un balai. Je n'en ai jamais eu l'occasion à Poudlard. Pour des raisons qui me regardent. Alors non, c'est vrai, je ne sais pas ce que c'est comme sensation. Je ne sais pas ce que vous ressentez exactement question adrénaline. J'en sais rien. Et pourtant, dieu sait que j'aimerais comprendre. Mais je ne peux pas ».  

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