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Au soir de la tempête, les tourments Spudmore | ANSELMUS | SEPTEMBRE 1978

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Randolf Spudmore

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MessageSujet: Au soir de la tempête, les tourments Spudmore | ANSELMUS | SEPTEMBRE 1978 Au soir de la tempête, les tourments Spudmore | ANSELMUS | SEPTEMBRE 1978 EmptyMer 26 Aoû 2020 - 20:46

A chaque famille ses habitudes pour gérer les situations exceptionnelles. Randolf avait reçu une lettre d'un froid polaire de la part de son père à la fabrique Spudmore où il était occupé à tailler une pièce de frêne magnifique pour la dernière idée, probablement stupide, qu'il avait en tête. Quoiqu'il en soit, le ton employé par Able ne laissait pas de doute sur l'urgence absolue de la situation. Aussi avait-il délaissé sa pièce sans plus de regard en arrière en se saisissant de la veste qu'il avait abandonné plus tôt en arrivant dans la journée. Il s'étonnait de recevoir un courrier à plus de vingt-deux heures passées, mais son père tout comme son fils aîné, avait toujours plus été un oiseau de nuit qu'un oiseau de jour. Sans plus de cérémonie et après avoir éteint la lumière, Randolf transplana pour la maison de ses parents. Il régnait une atmosphère qui lui paraissait pesante comme si, peut-être, le ciel allait lui tomber sur la tête. Il avait toujours eu un bon instinct, l'Allemand, réellement.

   Le trentenaire entra dans la maison sans même s'annoncer, déposa sa veste sur le premier meuble qu'il vit avant de s'avancer dans ces couloirs qu'il connaissait bien pour y avoir couru toute son enfance. Il déboucha sur le salon et fut passablement surprit - et irrité ? - de constater que son petit frère Anselmus était déjà présent. Randolf avait toujours un peu de mal à digérer le retour du fils prodigue, le petit enchanteur aux idées novatrices. Mais il ravalait sa frustration dans l'impassibilité qu'on lui avait toujours appris à avoir. Son regard se posa bien vite sur Able qui faisait face à sa cheminée éteinte, avant de s'échouer, en dernier lieu, sur sa mère, sa pauvre mère qui assise sur un fauteuil comme une statue grecque, ne semblait pas à sa place. L'aîné s'avança de quelques pas et s'annonça d'un raclement de gorge qu'il voulu ne pas être discret. "J'ai cru comprendre que c'était urgent" fit remarquer l'Allemand pour briser le silence de glace qui régnait dans le salon. Qu'est-ce qui pouvait être assez grave pour demander si impérieusement sa réponse à plus de vingt-deux heures ? Qu'est-ce qui pouvait être assez grave pour que tout le monde, à l'exception d'Alizea, soit présent ? Par réflexe, peut-être, parce qu'il avait l'impression que la nouvelle viendrait du patriarche, il s'avança vers Anselmus en examinant le regard de son cadet comme s'il avait quelque chose à se reprocher. Une partie de lui, tristement, savait toutefois que le jeune homme n'avait rien à se reprocher du tout, et qu'il cherchait là quelque chose qui le trahissait pourtant au fond de ses propres yeux à lui."Urgent ? C'est le mot !" les paroles claquées par Able Spudmore furent d'autant plus violentes qu'elles furent dispensé dans un Allemand si rigide que son fils aîné déglutit malgré lui. Able parlait souvent dans sa langue maternelle, d'autant plus lorsqu'il discutait avec sa femme. Mais il prenait un soin tout particulier à l'utiliser dès lors qu'il fallait se faire entendre. Et le dos toujours tourné à l'assemblée, ses paroles résonnaient d'autant plus dans l'âtre éteint de la vieille cheminée. "Ce qui se passe" ajouta-t-il d'une voix traînante, "c'est que la Gazette du Sorcier va demain sortir un article qui nous concerne, Randolf". Il y en avait souvent, des articles qui les concernaient, dans la Gazette, alors quel était le problème ? Il coula un regard vers sa mère qui se pinçait l'arête du nez comme si elle pouvait empêcher son époux de tonner avec d'autant plus de fermeté : "Et que cet article peut non seulement couler notre entreprise, mais aussi nous envoyer en prison. Tous autant que nous sommes". Les rouages du cerveau de l'intelligent Allemand avaient commencé à tourner il y avait un moment. Il perdit brusquement une à deux teintes de couleurs, alors que, toujours silencieux, il regardait maintenant le patriarche Spudmore se tourner vers ses deux fils. "Oui, même toi, Randolf".

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MessageSujet: Re: Au soir de la tempête, les tourments Spudmore | ANSELMUS | SEPTEMBRE 1978 Au soir de la tempête, les tourments Spudmore | ANSELMUS | SEPTEMBRE 1978 EmptyLun 31 Aoû 2020 - 10:46

Spud était présent dans le salon, les deux mains enfoncées dans les poches de son cuir patiné. Cela les réchauffait mieux que l’âtre de la cheminée que ses parents n’avaient pas trouvé bon de raviver à la fin de l'été. Son air blasé indiquait honnêtement que cette réunion familiale, forcément corrélée aux affaires, ne faisait pas partie de ses premiers plans, représentait encore moins ce qu’il espérait d’un vendredi soir idéal. Il n’avait pas été convié à une seule assemblée depuis qu’il avait retrouvé ses parts dans la société il y a quelques mois. Et il ne parvenait pas à être flatté par ce changement de cap, ni même inquiété, juste ennuyé.

La gueule surprise que son aîné afficha en le trouvant là - peut-être dans le fauteuil où il posait habituellement son cul ? - étira au moins un sourire cocky sur ses lèvres. Il n’était donc pas venu pour rien, mais restait pressé de repartir. Alizea n’était pas dans son sillage, cette chance qu’elle avait eu de se faire exclure, ça ne le surprit pas. Pas plus que la gravité du ton employé par son paternel. Il n'y décelait pas les subtilités et nuances du ton, aussi rigide qu’un manche à balai, qu’il lui avait toujours connu. Randolf, par son statut de menuisier et de préféré tout à la fois, était plus doué à ce jeu. Du coin de l’oeil, l’ensorceleur observa le dos de son frère s’étirer pour faire gagner au géant quelques centimètres non nécessaires. Il en détourna son regard au moment où ce dernier choisit de se diriger vers lui. Il en allait ainsi de leurs meilleurs rapports. Leur père n’avait pas fini de parler et, n’interpellant que l’aîné en visant la prochaine gazette, il rassura d’abord le plus jeune à qui son siège de spectateur seyait bien. Le format familial de la cellule de prison qu’il évoqua juste après contraria malheureusement cette confortable position.

Un silence acheva de plomber l'ambiance avant que l’incrédulité de Ansel n’explose dans une interjection un peu vulgaire. « Scheiß drauf !* ». Sa mère ne s’outra pas que de la forme. Et ce fut à elle, et uniquement à elle, que le plus blond de la famille choisit de s’adresser. « Calme-toi mama, je gage que la gazette n’a absolument rien contre toi ! ». Ni contre lui, se retint-il de préciser en se levant finalement de son fauteuil. La conduite des affaires de leur société, étroitement menée par les deux autres, n’offrait aucune responsabilité à des tierces personnes pour les envoyer derrière les barreaux. Il ne pensait d’ailleurs pas non plus que Able ou Randolf méritent une cellule vue détraqueurs malgré les meilleurs sentiments qu’il leur portait. Il posa une main rassurante sur l’épaule osseuse de sa mère et sentit la sienne plus chaude se poser par-dessus la sienne. « Et pour ce que ça vaut, je ne pense pas non plus que le ministère vous envoie là-bas, il a d’autres sombrals à fouetter et réserve plutôt ses cellules aux fidèles de vous-savez-qui ». Il enfonça d’abord ses prunelles bleues dans celles pareillement claires de son aîné, il n’allait quand même pas marcher dans la combine du paternel sur ce coup ? Puis il osa enfin regarder Able, ce qu’il regretta aussitôt en se voyant adresser un rictus vexant en retour. « Nous sommes pour une fois parfaitement d’accord. Ni ta mère, ni ton frère, ni moi ne méritons cette cellule … ». Le cadet ne comprenait pas le point qu’il était en train de coudre, mais n’aimait pas le fil en train de s’étirer. Pas plus qu’il n’aimait le regard furibard du pater qui allongeait le pas vers lui. Il n’eut pas le réflexe de se pousser, ni de se défendre, comme on avait jamais ici levé la main ou la baguette contre lui. Mais il n’avait jamais vu son père non plus avec un regard aussi noir de colère, ou plutôt pas contre lui, uniquement contre des fantômes du passé. Un autre pays, une autre époque. « Pour le plus grand bien ... ». La devise susurrée de Gellert Grindelwald acheva de glacer l'ambiance et le cadet dans une posture figée. Cornelia s'érigea entre les deux hommes en enserra le poignet de son époux avec force, l’empêchant de choper sa progéniture par la mâchoire. « DU BIST VERRÜCKT ! DU BIST VERRÜCKT, ABLE ! ».

Scheiß drauf ! = Mon cul !
Du bist verrückt ! = Tu es fou !
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MessageSujet: Re: Au soir de la tempête, les tourments Spudmore | ANSELMUS | SEPTEMBRE 1978 Au soir de la tempête, les tourments Spudmore | ANSELMUS | SEPTEMBRE 1978 EmptyMer 2 Sep 2020 - 12:01

Randolf fixait, interdit, le patriarche leur mettre un violent coup de semonce dans la bride. Il avait la curieuse impression d'être porteur de la bombe qui ferait exploser leur maison sans que personne - ni son frère, ni sa mère, ni son père - ne s'attende à ce qu'il en soit le terroriste. L'Allemand suivit du regard l'explosion dont Anselmus les gratifia, avec toute la vulgarité dont il était capable. Pour une fois, cependant, son aîné ne se fendit pas d'un jugement pas plus que d'un rictus moqueur. S'il avait réellement été au courant de rien, n'aurait-il pas, pour une fois, réagit de la même manière ? Il suivit du regard le geste un peu tendre de la mère vers son deuxième fils sans rien dire. Oh non, elle ne risquerait pas la prison. Une petite enquête en revanche et le scandale serait parfait pour envoyer Randolf et seulement Randolf faire un tour dans une cellule miteuse rongée par la présence malsaine des détraqueurs. Malgré les quelques couleurs qu'il avait perdu, le menuisier tenait bon, néanmoins. Et la remarque d'Anselmus ne suffit pas à lui en faire gagner quelques unes. A sa manière habituelle, le trentenaire préférait privilégier peu de paroles plutôt que de grands discours. Il lui traversa l'idée de simplement admettre qu'il était coupable, mais Randolf n'était pas un Gryffondor. Aussi préféra-t-il attendre. Able en faisait peut-être trop, ça lui arrivait parfois, après une journée trop longue.

Les cheveux blonds de l'Allemand se dressèrent brutalement à l'arrière de son crâne cependant, en entendant des mots qu'avait proféré Grindelwald lui-même quelques décennies auparavant. Et le choc ne semblait pas violent que pour lui, à en juger par la réaction d'une violence rare de sa mère. Peut-être cela fonctionna-t-il comme un électrochoc pour lui, mais cela eut le mérite de faire réagir aussi leur père. "Tu devrais sortir" lui intima-t-il d'un ton froid, "je n'aurais pas dû te convier". Randolf combla finalement les derniers pas qui le séparaient de ses parents pour poser sa main sur le poignet qu'elle enserrait toujours avec la force du désespoir : "Nous sommes des adultes civilisés je crois que l'on peut régler ce problème sans en venir à de pareilles extrémités" lança-t-il dans le vague, à la fois à l'adresse de tout le monde et de personne. Les yeux de sa mère lançaient de pareils éclairs qu'il savait que s'il en avait été le récepteur, il en aurait baissé le regard. Mais Able dans son flegme froid, demeurait imperturbable. Sous la pression de la main de son fils, elle finit par libérer le poignet de son époux. Il aurait juré qu'elle était à deux doigts de le gifler : "Das sind keine Worte, die man in diesem Haus sagt*". L'ambiance semblait polaire. Randolf tourna un regard vers son géniteur pour reprendre la parole : "Peut-être pourrais-tu être plus explicite au lieu de nous laisser dans le flou ?" lui proposa-t-il. Son ton paraissait neutre, mais il était irrité au possible. Il avait besoin de savoir. Ce poids dans son corps lui hurlait qu'il avait un sérieux problème à résoudre avant la parution du journal le lendemain. D'une façon qu'il n'attendait pas, Able explosa en pointant du doigt son fils cadet, le visage rougit par la colère : "IL a produit des balais volants pour les mangemorts, voilà ce qui se passe ! Et ses jeux dangereux vont nous coûter une première page à la Gazette du sorcier, demain". Tous les regards étaient portés sur Anselmus mais Cordelia réagit avant son fils : "Comment ose-tu proférer de telles accusations ? Il ne ferait jamais cela mais bien entendu, tu ne connais même pas ton propre fils !". Et toi maman, tu ne connais pas ton aîné, pensa tristement Randolf.



*Ce ne sont pas là des mots que l'on prononce dans cette maison.



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MessageSujet: Re: Au soir de la tempête, les tourments Spudmore | ANSELMUS | SEPTEMBRE 1978 Au soir de la tempête, les tourments Spudmore | ANSELMUS | SEPTEMBRE 1978 EmptyMer 2 Sep 2020 - 15:32

La devise de Gellert Grindelwald, l’esclandre entre ses deux parents. Tout était inédit cette nuit-là sous le toit des Spudmore. Mais ce qui avait cloué les tripes du fils cadet, c’était ce regard que lui avait lancé son paternel. Il ne l’avait jamais regardé comme il regardait son autre fils, à vrai dire il omettait le plus souvent de le regarder. Et c’était un statut quo qui leur convenait parfaitement à tous les deux. Qu’est-ce qui poussait ce soir le patriarche à franchir cette limite ? Pourquoi le regardait-il soudainement en ennemi ?

Randolf réagit aussi prestement que Anselmus ne réagit pas. Et à les voir tous, imbriqués dans cette chaîne malaisante, à se tenir par le poignet, il retrouva instinctivement sa place en dehors du tableau familial. Lui qui quelques secondes auparavant avait encore sa main sous couvert de celle de sa mère. La chaîne se délia enfin et le cadet se dirigea naturellement de l’autre côté de la pièce, celui qui se trouvait incidemment le plus proche de la porte. Il avait remis les mains dans les poches et ne se rassit pas. Able avait définitivement une dent contre lui et ne voulait ce soir pas le laisser à sa place de spectateur mutique. Tout au contraire, il jeta son fils au coeur de l'arène en pointant le doigt vers lui. Les yeux de son père étaient révulsés à la fois de colère et de déception. C’était horrible, mais pas autant que ce dont il l’accusait.

Les épaules jusque là tendues de l’ensorceleur s’affaissèrent légèrement, tandis qu’il se rendait compte qu’il n’était coupable de rien. Pendant quelques secondes, il avait cru qu'on lui reprocherait sa relation avec une certaine harpie. Et il aurait sans doute explosé de rire si l’accusation creuse finalement portée contre lui n’avait pas été aussi grave. Sa mère, qui avait refusé de quitter la pièce, répondit mieux qu’il ne l’aurait fait au ridicule de la situation. S’il y avait bien une chose que Spud n’avait pas rejeté de l’éducation de Cordelia, c’était cette chose là. Il aimait les moldus autant qu’il abhorrait les mangemorts. Il rendit tout naturellement à son père le même regard furieux et ses narines se dilatèrent. Il avait voulu le mettre au coeur de l’arène, à ses risques et périls s’il finissait encorné. « Je n’ai pas fait ça ! ». Et il pouvait le crier la voix claire et droite, il avait été mis face à ce choix il y a deux hivers, se souvenait parfaitement des pensées qui l’avaient agité. « J’aurais peut-être pu si j’avais ressenti assez de colère contre toi, mais tu n’as même pas ce pouvoir là ! ». Il le toisait avec un regard morgue mais un sourire fier. « Tu pètes un câble ce soir parce que tu ne contrôles rien. Du kontrollierst nichts papa ! Nicht mama, nicht ich ! ». Le fait était qu’il ne contrôlait même plus Randolf.

Pour autant, l’affable paternel ne vacilla pas d’un pouce, retrouva sa stature de marbre devant l’once d’émotion partagée par le plus jeune. Il était derrière son bureau et son fils aperçut enfin, au bout de ses doigts posés sur le bois d’ébène, l’éclat d’un parchemin blanc. Able faisait tout simplement tomber les atouts des autres joueurs avant de sortir les siens. Anselmus eut un rire sans joie, cette question de savoir quelle était la part de vérité et de feinte dans les émotions de son père, il ne se l’était pas posée depuis un moment. Le père avait retrouvé tout son flegme lorsqu’il reprit finalement la parole. « C’est ta mère qui m’a expliqué que les mangemorts ont détruit ton appartement. Et c’est pour elle, pour soulager sa souffrance et sa honte de voir son fils à la ruine, que j’ai accepté que tu reviennes … ». Le sanglot retenu par l’intéressée confirma la véracité de ses propos. Pour autant, le fils se fendit d’un soupir dédaigneux, il était décidé à ne pas se laisser avoir. Tout ce qu’il avait dit à sa mère avait été répété à son père, et alors ? Il ne parviendrait pas à le monter contre elle. « Mais nous ne te permettons pas de revenir avec les problèmes que tu as rencontré, depuis que tu as décidé que tu jouerais tout seul dans la cour des grands. Encore moins salir notre nouveau nom en l'associant au Faucon Noir. C’est toi qui a eu l’idée de ce projet secret, n’est-ce pas ? ». Ce nom qu’il ne s’était pas attendu à entendre prononcer ce soir brouilla quelque peu l’esprit de notre ensorceleur, qui ne se souvenait finalement pas très bien de sa genèse. Plutôt que de répondre, il coula un regard incertain vers Randolf. « Je n'ai jamais pensé, ni voulu, te contrôler Anselmus. Je souhaite au contraire que tu prennes pour une fois tes responsabilités ». Et c’est à ce moment là que Able Spudmore su qu’il avait gagné. Il gagnait toujours quand le souafle était entre ses deux fils.
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MessageSujet: Re: Au soir de la tempête, les tourments Spudmore | ANSELMUS | SEPTEMBRE 1978 Au soir de la tempête, les tourments Spudmore | ANSELMUS | SEPTEMBRE 1978 EmptyJeu 10 Sep 2020 - 17:31

Randolf se demandait maintenant si sa couardise allait laisser son jeune frère entre les griffes de son père, ou non. Combien de temps faudrait-il pour que tout le monde découvre la mascarade ? Combien de temps faudrait-il avant qu'on ne se rende compte qu'il était celui qui avait construit le Faucon Noir pour les mangemorts ? L'Allemand marchait sur les œufs de son propre silence. Il observait la scène sans réel désir d'y prendre part. Son instinct lui disait d'enfoncer Anselmus, mais sa droiture lui sifflait qu'il n'était pas comme cela. Prit entre deux pulsions différentes, le menuisier se contentait donc d'observer les choses en silence, pendant qu'il déliait son nœud intérieur. L'exclamation de défense de son frère était, pensait-il, crédible. Comment Able ne le voyait pas ? Comment pouvait-il être si aveugle, si persuadé qu'il s'agissait de lui et non de son aîné ? La réalité de ce qu'il avait toujours ignoré lui éclatait aujourd'hui à la figure. Able ne connaissait pas Anselmus parce qu'il n'en avait sans doute rien à faire, et prit dans son trouble, il se persuadait par ailleurs, que le seul capable de faire une telle chose, c'était lui. Et non Randolf. Il ne souhaitait pas être à la place de son jeune frère pour subir le courroux paternel. Il avait toujours détesté cela. Et il avait toujours envié Ansel' d'avoir une vie plus libre que la sienne. Tant de liberté pour être dénigré de la sorte et calomnieusement, à une réunion familiale ? Oh, pour la première fois de sa vie, l'homme se satisfaisait presque de sa position. Presque. Parce que la culpabilité qui rongeait sa droiture ne pouvait pas le faire se sentir bien.
   La voix du patriarche se fit de nouveau entendre et Randolf l'écouta avec une grande attention. Il était vrai que toutes les aiguilles pointaient sur lui. A l'entente du nom de leur balai indétectable, l'Allemand eut l'impression d'être démasqué par sa propre bêtise. Le Faucon Noir était un balai construit à deux. Chacun y avait donné son propre concours. Chacun avait décidé de le construire ensemble, ils avaient mis à profit leurs talents ainsi que leurs connaissances. C'était leur balai. "Mais de quelles responsabilités parles-tu ?" couina Cordelia dont la peine semblait ne pas toucher le roc qu'était devenu son époux, "il s'agit d'une machination. Sans doute une attaque politique, tu le sais très bien, Able". Oh les Spudmore avaient l'habitude des coups bas dans le monde des affaires. Mais là n'était pas la question. Réagissant avant son père, Randolf se fit enfin remarquer : "Peut-être est-ce là une piste à creuser, père" dit-il en croisant les mains devant lui pour se donner davantage de contenance, "mais pour l'heure j'aimerais parler à Anselmus en privé, s'il-vous-plaît. Le Faucon Noir, c'est avant tout notre balai". L'aîné planta finalement ses yeux verts dans ceux de son paternel avec cet air inébranlable qu'il n'avait que lorsqu'il négociait. Il devait parler à son frère. Si son apparence était calme, son cœur résonnait comme un tambour dans sa cage thoracique et il avait l'impression qu'il allait éclater. Il avait d'ores et déjà pris sa décision quant à ce fait. Le tout restait de savoir comment manipuler son jeune frère pour le conduire à faire exactement ce qu'il désirait. Mais il avait déjà une petite idée.


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