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Fall is sweater weather honey | WILDA

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Anselmus Spudmore

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NEUTRE
Le silence est une opinion.

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MessageSujet: Fall is sweater weather honey | WILDA Fall is sweater weather honey | WILDA EmptyMer 2 Sep 2020 - 11:19

« Je veux tourbillonner dans l’air,
Avec les feuilles du hameau,
Et m’en aller jusqu’à la mer,
Escorté de grands vols d’oiseaux »*

Sphère rouge, demi-sphère jaune, profilé rose, semi-corps profilé bleu. Des cerfs-volants aux couleurs vives perçaient le ciel pâle de la fin de l’été. Même le modèle le plus simple, tenu par une seule cordelette, adaptait sa position pour rester en sustentation malgré les variations du vent. Selon la forme prise, le repulso s’étirait ou se rétractait sans aucun contrôle de son pilote. L’ensorceleur ne pouvait s’empêcher de penser, dans ces moments là, que les moldus maîtrisaient mieux la magie qui les entouraient, peut-être tout simplement parce que, ignorant tout de son existence, ils ne la contrôleraient jamais.

Wilda et Anselmus avaient eu l’excellente idée de sécher leurs obligations respectives pour se rendre à Keem Bay, sur l’Île d’Achill en Irlande du Nord. La violence des montagnes qui plongeaient dans un océan agité se mêlait à la douceur du sable fin et blanc où ils avaient étendu leur serviette. Le ciel y était à la fois gris et rose en cette fin d'après-midi. L’ensorceleur se sentait comme les cerfs volants en parfait équilibre qu’il observait : à la fois suspendu dans le temps et dans le lieu, aux côtés de celle qu’il était devenu compliqué de ne pas appeler sa petite-amie. L’été se retirait, avec la violence de la canicule et de leur passion à la fois. Mais pour se transformer en automne, accompagné d’une douceur étrangement entêtante. A force de regarder le ciel, on ne regardait pas toujours où on marchait, on pouvait se casser la gueule. Et leur idylle lui était tombé ainsi sur le coin de la gueule, sans qu’il ne s’y attende, sans même avoir essayé d’oublier Alizea. Spud s’était longtemps imaginé que sa relation avec Wilda ne durerait pas et pourtant, près de cinq mois plus tard, il ne paraissait pas non plus naturel de l’interrompre. L’impression que leur fuite en avant les avait conduits jusqu’à cette plage qui figurait le bout du monde. Et maintenant quoi ?

L’ensorceleur était assis sur le cul, les genoux remontés et écartés pour supporter ses avant bras qui eux, se rejoignaient. Il tourna finalement la tête vers la harpie pour lui adresser un fin sourire derrière ses lunettes de soleil. Le soleil et le vent séchaient et chassaient les gouttes qui perlaient autour de son nombril. « Il va bientôt falloir décamper, ça craindrait que tu sois rincée pour ton entraînement demain matin … ». La manière du galant homme de lui faire comprendre qu’après l’avoir observée toute la journée à se trémousser dans son bikini, il arrivait au bout de ses limites. C’était la poursuiveuse qui avait fixé en amont les règles de leur escapade, et il s’appliquait simplement à les lui faire respecter. Cela lui permettait également d’user d’une vérité virile pour mieux mentir. L’ensorceleur avait pour sa part un vieux compte à régler ce soir, bien littéralement puisqu’il avait une vieille dette à régler allée des embrumes. En interrompant ses trafics du jour au lendemain, il avait laissé quelques mécontents sur le pavé. Il avait fallu attendre qu’il se refasse financièrement avec les parts de la société familiale, et cela lui allait bien de solder cette nuit son dernier compte. C’était un trait définitif tiré sur ses malversations passées.

* Maurice Carême
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Wilda Griffiths

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MessageSujet: Re: Fall is sweater weather honey | WILDA Fall is sweater weather honey | WILDA EmptyJeu 3 Sep 2020 - 13:48

Il était beau, là, comme ça, au milieu des rayons du soleil, qui baissait de plus en plus au rythme de l’avancement de la journée. Anselmus se tenait assis lâchement, alors qu’elle était étendue de tout son long pendant que les dernières gouttelettes de sa trempette séchaient et que sa peau absorbait probablement sa dernière exposition au soleil de l’année. Wilda enfonçait doucement ses doigts dans le sable fin de la plage en admirant distraitement la stature de cet homme avec qui elle partageait sa couchette – quoique c’était se mentir que d’affirmer qu’ils ne partageaient que cela – depuis plusieurs mois. Leur relation était surprenante pour tous, mais surtout pour les deux tourtereaux qui ne semblaient pas se tanner l’un de l’autre. Au début, la sorcière avait assumé, jour après jour, que le prochain habiterait leur dernier réveil ensemble et sonnerait la fin de leur chaude idylle. Toutefois, cette conviction s’était peu à peu évaporée, tassée dans un côté bien sombre de son crâne, réduite au silence et remplacé par l’acception d’apprécier chaque étreinte et autres moments sans se casser le balai. Ils étaient incongrus et pourtant si harmonieux, qu’arriverait-il à la fin de l’été? La plus jeune commençait à penser qu’il serait peut-être mature de discuter de leur relation qui s’éternisait pour le mieux. Il pivota son visage vers elle et elle ne pu que réciproquer son sourire, alors que sa main sablée volait pour se place en visière contre son front histoire de mieux distinguer les traits de son partenaire et que son autre main s’étira pour caresser mollement le bas du dos d’Ansel, puis terminer sa course en coinçant le bout de ses doigts sous l’élastique du maillot qu’il portait. « Humm » Wilda n’était pas du tout contre l’idée de transplaner vers un cocon plus intime – bien que leur complicité se développait fortement, le volet physique et acrobatique de leur pair restait fortement présent et aguichant. « J’espère bien être rincée demain… » répliqua-t-elle en se relevant sur ses mains afin de lui offrir un avant-goût qui n’avait rien de chaste et l’embrasser. Satisfaite, elle se détacha, repris son appuie sur ses paumes et replia lentement l’une de ses longues jambes. « Je ne suis pas contre rentrer, j’ai la dalle – la vrai dalle – tu avais une idée pour souper? » Il n’était pas nouveau que la brunette soit menée par son appétit et il le savait bien. Sa propre question résonna dans son esprit, qui ne se gêna pas pour lui faire la réflexion qu’il s’agissait là d’une question qui appartenait aux couples routiniers et non aux histoires de plusieurs soirs. Leur statut commençait peut-être à lui bruler le bout de la langue, tout comme il commençait à lui causer des réflexions intérieures : cette curiosité qu’elle éprouvait de découvrir ce que l’avenir pourrait lui réserver aux côtés d’Anselmus était-elle motivée par le désir de ne pas être seule, elle qui pourtant n’avait jamais craint l’indépendance. Se pouvait-il qu’il lui ait réellement fait oublier Evan Talbott, ou se portait-il seulement en amusante distraction? Wilda penchait vers la sincérité de ses sentiments naissants, mais il lui était difficile de les constater à voix haute, vu l’improbabilité marquée qu’ils étaient tous deux. Perdue dans ses pensées, la harpie se mordilla la lèvre inférieure. Du haut de ses vingt ans, elle décida de chasser ses réflexions : il avait dix ans plus qu’elle, elle était certainement la seule à remettre en doute la légèreté de leur relation. Dans tous les cas, elle ne serait pas la jeunette qui se révèlerait trop attachée en mettant le sujet sur la table. Elle opta néanmoins involontairement pour d’autres propos tout aussi révélateurs de la nature de leur relation, sinon plus : « On devrait peut-être arrêter au marché en chemin? Je pense qu’il n’y a plus rien dans le frigo ». Si cela ne démontrait pas l’heureuse banalité qui faisait désormais partie de leu quotidien à deux, alors c’était qu’ils pratiquaient tous deux l’aveuglement volontaire.

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MessageSujet: Re: Fall is sweater weather honey | WILDA Fall is sweater weather honey | WILDA EmptyMer 9 Sep 2020 - 11:19

Anselmus connaissait assez Wilda pour avoir remarqué cette dualité qui la caractérisait, et faisait partie intégrante de son charme. La sorcière avait des principes, bien plus que lui n’en avait jamais eu ni n’en aurait jamais. Il le pensait du moins pour s’être toujours défaussé des pires situations d’adversité. Mais elle peinait parfois à les respecter. L’irrésoluble équation, elle la simplifiait parfois à un ‘faites ce que je dis, pas ce que je fais’. La harpie avait parfaitement conscience de le chauffer dans son caleçon de bain en l’embrassant comme ça, faisait reposer sur lui tous les efforts de résistance, le garant de sa forme olympique à son entraînement du lendemain. « C’mon ! ». Il avait lâché ça avec un sourire (comment faire autrement quand elle était presque à quatre pattes en bikini ?) mais il n’y avait pas que le désir qui lui tordait le bas ventre. Spud n’aimait pas toujours se retrouver dans cette situation, entendez tiraillé entre son désir pour la harpie et sa raison de vouloir faire passer sa carrière sportive avant toute autre chose. Cette crainte l’animait franchement, en d’autres termes, de camper la place du vieux pervers qui troquait l’énergie combattive de l’étoile montante contre des plaisirs, certes et heureusement partagés. D’un autre côté, il ne se voyait pas non plus dans un rôle paternaliste, sa mère était déjà son coach. Mener sa barque entre ces deux courants, ce n’était pas toujours simple. Il préférait donc bien souvent laisser la sorcière manœuvrer sa propre barque à ce sujet.

Le trentenaire resta l’espace de quelques secondes les coudes appuyés dans le sable, expira un bon coup, chassa ses pensées … et puis le reste aussi. Il repassa finalement son tee-shirt et enfonça les serviettes en boule dans leur cabas de plage sans s’emmerder à les secouer. « J’sais pas … du poisson ? On verra ce qui nous fait envie ». L’âge ne changeait rien à la nature du sorcier, il était zéro en manière d’anticipation ménagère. Il avait encore la sale habitude de vivre avec un frigidaire vide de tout autre chose que de bouteilles de bières. Et allez savoir, peut-être bien qu’il se sentit à ce sujet challenger par la harpie quand elle évoqua le marché. L'envie le gagna de lui prouver qu’il était un bon parti. « Je parle toujours du dîner ». Comme son ton avait doublé de maturité. Le talent naturel de tout transformer en concours.

Il attrapa gentiment la sorcière par la main et commença à parcourir la plage, puis à traverser le petit village et à remonter la route qui longeait la baie à ses côtés. Il n’avait aucune idée de l’endroit où pouvait bien se situer le marché. Il n’était pas loin de lui confesser la chose lorsqu’il aperçut un peu plus haut un camion d’où fumait une bonne odeur de frites, de poissons, et surtout de panure. Une cabane servant bières fraîches et fish and chips. Leur pas s’accéléra malgré la pente plus corsée à l’approche du haut du plateau. L’endroit se révélait, malgré ou plutôt grâce à la simplicité de son aménagement, beaucoup plus charmant qu’il ne le paraissait en contrebas. Il n’y avait qu’une table et deux chaises en plastique installées, une petite guirlande de lampions déjà allumée, et une vue incroyable sur la baie qu’ils venaient de quitter. Les quelques locaux n’y faisaient pas gaffe, commandaient plutôt leurs frites à emporter. Le cadre emballait au contraire plutôt le sorcier, et la sorcière aussi, c’est ce qu’il lui avait semblé deviner à une inconsciente pression de sa main. Seul hic, une petite pancarte réservé sur l’unique table. « Euh … j’ai pas fait ça … - le concours de maturité avait commencé il y a un quart d'heure, le timing était short - Mais on peut prétendre ? ». Il retira enfin ses lunettes de soleil, comme sa lumière déclinait, pour lancer un regard entendu à la harpie. « Je t’ai laissé gagner au beerquidditch, tu peux me laisser gagner au jeu de l’adulte responsable ». Elle n’avait même pas vingt ans, le jeu était supposé être de son âge ; la maturité du sien ? Il allait lui en proposer un exemple original.

Le sorcier se plaça dans la file, derrière le dernier moldu présent qui attendait sa commande. La vendeuse avait la tête dans la friteuse. Le sorcier avisa facilement le papier de la réservation aimantée contre le réfrigérateur et, sans sortir la baguette du sac, informula un sortilège suffisamment fort pour que le nom inscrit de APPLEBY devienne SPUDMORE. Il se présenta donc sous son propre nom, et rappela encore sous ce même nom la réservation. La tenancière coula un regard interdit vers le réfrigérateur, passa ses ongles dans sa charlotte pour se gratter le cuir chevelu, ne réfléchit pas plus. « Installez-vous ? ».

Avec son meilleur sourire cocky, mais son regard amouraché, le germain tira la chaise de jardin pour que sa petite-amie puisse s’y asseoir.
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MessageSujet: Re: Fall is sweater weather honey | WILDA Fall is sweater weather honey | WILDA EmptyJeu 10 Sep 2020 - 23:46

La supplication de l’allemand était mignonne et la fit sourire. Évidemment, il devait blaguer. Il serait plutôt saugrenu qu’il croit sincèrement qu’il soit en mesure de l’épuiser avec son manche à balai et leurs acrobaties de sorte qu’elle n’arrive plus à faire ce qu’elle faisait depuis qu’elle savait marcher : jouer au Quidditch et se surpasser. C’est pourquoi la sorcière ne daigna pas répondre, certaine qu’elle ne lui apprendrait rien en l’informant que le sexe n’était pas un obstacle à sa performance sportive…au contraire certains diraient. Alors qu’Anselmus enfilait son chandail, la sorcière en profita pour sauter dans ses petites shorts de jeans et passer une longue chemise crème. Ç’aurait pu être à regret, mais maintenant qu’elle avait parlé nourriture, son appétit occupait une bonne partie de ses pensées. Du poisson était une excellente idée qui se mariait parfaitement avec leur après-midi à la mer, en plus, c’était plein de bons gras et de protéines, un mélange parfait.  En réaction à sa précision presque sévère, la brunette haussa les sourcils, peu impressionnée, mais ne perdit pas son sourire. « Bien sûr, on commence par le diner et on verra ce qui nous fait envie ensuite… » le taquina-t-elle en le bousculant doucement. Son insistance était peut-être signe qu’il commençait à avoir de la difficulté à suivre le rythme, il n’était plus très jeune après tout. Évidemment, si le blond ne souhaitait que la tenir en cuillère et la bécotter avant de lui souhaiter bonne nuit, ça lui convenait tout à fait, à Wilda. Elle en avait même un peu envie, ce qui pourrait s’avérer problématique avec le temps. Tout comme leurs doigts enlacés, alors qu’ils marchaient lâchement sur la grève. Le vent s’était levé, rendant le transfert de chaleur de la main de l’homme à celle de la femme bien agréable. La poursuiveuse le laissa les guider, alors qu’elle perdait son regard vers le large. Elle décréta qu’elle aimait bien la mer, bien que ses aspirations rendent ses possibilités d’escapades rares. Les amants avaient eu une bien bonne idée et passer la journée à se chamailler dans les vagues, à se voler une fesse ou une caresse sous le couvert de l’eau saline pour mieux se prélasser ensuite sous le soleil en se traçant des chemins invisibles sur le corps. Ces moments avaient contenté la belle, qui se sentait étrangement relaxée et comblée. Son regard quitta la large pour s’arrêter sur le profil de son compagnon, puis, guidée par ses narines, sur un restaurant de poisson frit. Son ventre approuvait, son cerveau grondait, trop consciente qu’elle ne pouvait pas se gaver de friture. Ça, contrairement au sexe, pouvait nuire à ses performances et elle ne douta même pas que son coach discernerait en un clin d’œil qu’elle avait brisé la diète. Il avait un dont pour ce genre de truc et elle s’était déjà fait prendre. Elle pianota distraitement le dessus de la main d’Ansel de ses doigts, en espérant vivement qu’il y ait autre chose que des fish&chips sur le menu. Il la tira de ses pensées en lui faisant part de sa magouille – qu’elle trouva beaucoup trop charmante – juste avant de la piquer. « Tu m’as laissé gagner? Tu es un vrai comique Spudmore. » Wilda ne l’avait pas écrasé, mais elle avait tout de même gagné alors qu’ils s’étaient livrés à une compétition beaucoup plus passionnée que leur relation cette soirée-là, et n’avait donné aucune chance à l’autre. Son égo de mâle se voulant dominant était écorchée et la harpie se faisait un malin plaisir de lui ramener sa victoire sous le nez le plus souvent possible. « Un adulte responsable assumerait sa défaite et passerait à autre chose… » sous-entendit-elle sans protester contre le choix de restaurant. Premièrement, il ne semblait pas y avoir autre chose proche, et deuxièmement, elle devait s’avouer charmer qu’il la sorte de manière impromptue au restaurant. Du haut de sa jeunesse, elle sentit son petit cœur s’emballer naïvement.  

Un fois la manœuvre illicite exécutée, Wilda haussa les sourcils d’une manière qui se voulait impressionnée et le laissa lui tirer la chaise tel un parfait gentleman l’aurait fait. « Tu es d’un romantisme aujourd’hui. On te croirait conquis par mes beaux yeux! » La sorcière regretta aussitôt les paroles qu’elle venait de lancer comme l’on taquinait un bon ami – pas un amant. Une fois ses fesses bien posées sur sa chaise, elle se réfugia derrière son menu pour camoufler le rosé de ses pommettes et sa soudaine légère nervosité. Toutefois, le menu ne fit qu’agrandir son malaise, tout ce qui y était listé était grassement frit, à l’exception d’un accompagnement de salade de choux, ce qui n’allait pas le faire. Anselmus comprendrait surement que son rigide entraineur l’empêche de se bourrer de friture – les joueurs avaient droit à d’autres excès, mais pas la friture, pas à ce temps-ci de l’année, alors que la saison débutait et qu’ils étaient en processus de remise-en-forme – par contre, Wilda n’avait pas envie de lui dire que ce restaurant n’allait pas le faire, puisque la petite partie d’elle immature et séduite par l’allemand souhaitait sincèrement que cette douce journée se solde par un souper au restaurant, même si ce n’était pas le plus chic. Peut-être pouvait-elle demandé à la serveuse si le chef pouvait faire un spécial? Ou alors, peut-être pourrait-elle retirer la peau du poisson? La jeune femme savait que c’était là deux mauvaises idées, mais elle se tue, reposa le menu et sourit au bel homme qui l’accompagnait. Le visage de la brunette était plus rouge encore que lorsqu’elle avait levé le menu, prise d’une petite nervosité qui contrastait avec son habituelle confiance débordante.

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