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Une bouffée d'air frais | GINA

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Anselmus Spudmore

Anselmus Spudmore


NEUTRE
Le silence est une opinion.

NEUTRELe silence est une opinion.
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MessageSujet: Une bouffée d'air frais | GINA Une bouffée d'air frais | GINA EmptyJeu 3 Sep 2020 - 11:06

Bournemouth, c’était la station balnéaire sorcière qui vous en mettait plein les mirettes à vingt ans. Cela avait beaucoup à voir, mais pas seulement, avec les sirènes qui venaient se prélasser et bronzer sur des rochers situés au large. Les belles femme-poissons ne squattaient pas tous les ans, et encore moins tous les jours. Elles restaient un phénomène inhabituel soumis à la chaleur des eaux et à la chance, de ceux qui vous extasiaient d’autant plus par leur rareté. Quand du côté moldu, le long de la Undercliff Promenade, on criait « Oh, des baleines ! » avant d’ajuster ses jumelles. Dans la baie sorcière, on sautait directement à l’eau, en oubliant parfois de bien visser son maillot sur les fesses. Le business de la partie sorcière de la ville côtière s’était bâti là-dessus. Et depuis, pour compenser l’absence des sirènes durant les trois cent soixante autres jours de l’année, un entrepreneur peu scrupuleux avait eu la brillante idée d’ouvrir un bar à vélanes.

Anselmus Spudmore avait assisté à trop de séances du théâtre à ciel ouvert pour encore s’extasier du spectacle (sauf dans le bar à vélanes, mais comme on en ressortait toujours ruiné, il était aussi bon de savoir conditionner sa fréquentation à quelque célébration d’évènements exceptionnels, entendez enterrements de vie de garçons). Il avait même fini par en deviner les rouages huileux et ficelles élimées. Ce mec les poches retournées, complétement accro, qu’on jetait sur le trottoir tous les soirs devant le bar justement. Les sacs de strangulots congelés importés de l’étranger qui se faisaient livrer à l’aube à l’arrière des restaurants. Il n’en aimait pas moins la ville, tout au contraire. Il l’aimait plus, un peu comme cette amante époustouflante qui vous rend un jour son abandon, délivre le secret de ses pires vergetures.

Il n’y avait sans surprise cette après-midi là aucun poisson à l’horizon en train de se la jouer topless. Le germain était caché sous l’un des nombreux parasols, des bières ensorcelées pour rester fraîches à ses pieds. Ses potes, une joyeuse bande qui mêlait à la fois griffons et blaireaux, faisaient une partie d’aquaquidditch. Notre ensorceleur choisit de plus complétement les abandonner pour aller s’acheter une lotion solaire. Ses bras rougissaient. Ce fut depuis la paillote où vous pouviez tout acheter (bouées bondissantes pour faire rire les enfants, serviettes farceuses qui vous expédiaient des pelletés de plage à la tronche etc.) que l’oeil de l’ensorceleur se trouva attiré par une curieuse procession. Des sorciers et sorcières fastueusement vêtus de noir, en ombrelles et voilettes, défilaient avec une mine consternée qui tranchait avec celles réjouies des touristes. Le visage de Gina se révéla parmi les autres. Et Spud comprit enfin qu’il s’agissait d’un enterrement, celui du père de son ancienne petite-amie. La rubrique nécrologique de la gazette avait rappelé à sa mémoire il y a quelques jours le nom de cet homme. Vito Da Valle. Il était dur de l’affirmer, comme elle portait de grosses lunettes de soleil, mais il lui semblait que la sorcière le regardait aussi. C’était généralement le moment que le sorcier choisissait pour transplaner, mais il était présentement imbibé d’une bière de trop. Quant à l’hypothèse de se cacher derrière le chariot de cartes postales, cela aurait été risible. Et pas uniquement parce que les cartes représentaient nombre de culs animés dans les flots. Finalement, ce fut un fin sourire, avec une compassion sincère, qu’il lui adressa.

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Gina Da Valle

Gina Da Valle


COTÉ DU MAL
La méchanceté s'apprend sans maître.

COTÉ DU MALLa méchanceté s'apprend sans maître.
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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais | GINA Une bouffée d'air frais | GINA EmptyJeu 3 Sep 2020 - 18:18

Les vacances d'été étaient pour certains l'occasion unique de renouer avec leur peau caramélisée par le soleil, pour d'autres encore il s'agissaient d'un retour en enfance duquel il ne voulait plus revenir, mais pour le clan Da Valle, il ne s'agissait là que d'un endroit qui lui rappellerait à l'avenir un mauvais souvenir et son avènement. El Padre avait un jour dit : "Là bas est la mer, là bas est ma place, me mêlant au paysage, Mia Ragazza*." Se fondre dans la mer de Bournemouth. Elle n'avait jamais compris pourquoi cet intérêt soudain qu'il avait porté à la ville balnéaire plus fréquentée que ne l'était celle de sa ville natale, sur la côte sicilienne. Un endroit qu'il n'avait jamais revu, qu'elle n'avait jamais revu depuis leur départ de l'île pour l'Angleterre, puis elle avait découvert cet endroit, éloigné des touristes, cette falaise où le silence était roi, un silence où son père serait désormais le souverain. Il danserait désormais avec la mer, il n'achèterait plus de fleurs à la sienne, et ne lui tiendrait plus la main comme si elle était encore cette enfant dévergondée jouant pieds nus dans les rues. On ne s'apercevait pas de ce que l'on avait avant de le perdre. Tel était la devise. Elle devait désormais aller de l'avant et prendre les nouvelles responsabilités qui l'attendaient en main.

Ses longs et interminables cheveux noirs avaient été coupés le matin même au poignard par celui qui avait été l'homme de confiance de son père, telle était la tradition pour le nouveau chef de clan. A ce changement flagrant s'était ajouté le tatouage représentant une lune présent dans le creux de son cou, le symbole de leur clan dont elle était maintenant le chef, un changement important pour celle qui avait toujours dit que jamais elle ne serait tatouée. Cheveux noirs et encre s'accordait désormais avec sa robe et sa cape de deuil surmontée d'une fleur de lys, l'enterrement avait eu lieu sans accro, la procession était composée des membres les plus proches du clan, le reste était resté à Londres et à Agrigento pour mettre de l'ordre dans les affaires de la famille. En tête du cortège, les yeux perdus dans le vide, la guérisseuse ne pouvait que constater les regards étonnés des passants et la dénote de leurs vêtements avec ceux des touristes. Logique. Après tout la fin des vacances d'été approchaient à grands pas.

Enfants joyeux, adultes jouant, d'autres se reposant au soleil ; c'était en faisant son constat que ses sourcils se froncèrent derrière les verres noirs de ses lunettes de soleil. Anselmus Spudmore. Quel hasard en un jour comme celui-ci. Ce n'était pas la première fois qu'elle le croisait depuis sa sortie de l'hôpital, il y avait des années de cela, ses vingt-ans lui semblaient lointains maintenant, pourtant le pincement de coeur à chaque fois qu'elle le voyait fuir était quant à lui toujours présent. Non pas qu'elle aimait encore Anselmus Spudmore, mais elle cherchait encore la sincérité de sa parole, la sincérité qu'il n'avait pas eu en disparaissant de sa vie du jour au lendemain. Ce fut donc un choc de le voir, lui qui fuyait d'habitude si rapidement, lui accorder ses condoléances d'un sourire vague. L'hôtel n'était plus très loin, elle lui fit un signe de tête pour le remercier, suivit d'un signe de mains qu'ils connaissaient bien tout les deux. Je reviens. Elle espérait seulement qu'il serait toujours là une fois qu'elle serait de retour. Gina guida la procession jusqu'à l'hôtel, passant le cadre contenant la photo de son père à sa veuve, non sans la prendre dans ses bras une dernière fois. Quelques minutes plus tard, elle réapparaissait sur la plage vêtue d'un maillot de bain et d'un paréo toujours aussi noir, apercevant Anselmus non plus à côté de la paillote, mais à l'ombre sous un parasol. « Et bien... Il m'aura fallu huit ans pour arriver à t'attraper. » luit fit-elle en s'asseyant à ses côtés, sous quelques regards biaisés de ce qui lui semblait être les amis de son ancien petit-ami. « Tu transplanes vite. » ajouta-t-elle  en regardant la mer houleuse qui s'écrasait non loin de là.

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MessageSujet: Re: Une bouffée d'air frais | GINA Une bouffée d'air frais | GINA EmptyMer 9 Sep 2020 - 14:56

Gina l’avait bien vu, aucun doute là-dessus. Le signe qu’elle venait de lui adresser le ramenait dans la capitale quelques années en arrière. Et Anselmus avait ravalé son sourire, il se sentait con, superbement con.

L’ensorceleur était d’une nature calme et nonchalante, plutôt du genre à rouler tranquillement son péteuforik plutôt qu’à gratter le sol de la patte comme un hippogriffe contrarié. Il n’en mena pourtant pas large en retournant s’asseoir sur son petit siège de pêcheur à l'ombre d'un parasol. Il n’arrêtait pas de se passer le pouce sur le sourcil, ce qui avait toujours été chez lui un éminent signe de détresse. Peut-être qu’il avait mal interprété le geste de son ancienne petite amie ? Peut-être qu’elle lui avait juste fait un doigt ? C’était une insulte qu’il aurait mérité de se voir attribué de sa part. Un sortilège un peu trop poussif sur son balai à l’époque de l’université, et il l’avait envoyé directement à Sainte-Mangouste. Il s’en était voulu à mort, comme on pouvait s’y attendre. Mais n’avait jamais eu l’opportunité de s’excuser. Sa famille l'avait devancé, à renfort de gallions et de parchemins de confidentialité. Et depuis tout ce temps, il s’était appliqué à fuir la jeune femme. La rupture entre eux avait été foutrement tacite …

L’italienne le rejoignit, s’asseyant comme une duchesse sur le siège d’à côté, et lui interrompit enfin son tic nerveux tandis que sa colonne s’étirait perceptiblement. Tous ses muscles étaient tendus et il était raide comme un manche à balai, le mage aérothurge ne savait pourtant pas encore s’envoler dans les cieux avec la détente d’un balai de compétition. Ses talons restèrent donc cloués dans le sable, et son cul vissé sur son siège. Ceux de ses amis qui avaient remarqué sa gêne apparente restèrent dans l’eau à observer, avec curiosité, le duo qu’il formait avec Gina. Il y en avait qui la reconnaissaient, et ceux-là purent intimer aux autres de ne pas rejoindre l’ancien couple. Ils continuèrent à se lancer le souafle, non sans lancer par ci par là quelques regards par-dessus leurs épaules, et puis finalement par échanger quelques rires. Ca devait finalement être assez comique de voir leur copain perdre à ce point ses couilles. La brune lui parlait d’un ton accorte, rien ne laissait entendre qu’elle était vindicative. Sûrement parce que, comme elle le disait si bien, huit années s’étaient déjà écoulées. Spud tenta de lui répondre sur le même ton, força même un regard dans sa direction. « Plus vite que mon ombre … ». Il avait tout fait pour se sentir morveux lorsqu’ils se reverraient, il faut dire que cela n’avait jamais fait partie de ses plans de la revoir, malgré la petitesse de leur communauté. Impossible malgré tout de lui faire faux bond alors qu’elle venait de perdre son père. Il se souvenait que les choses marchaient chez les Da Valle un peu comme elles marchaient chez les Spudmore. Il y avait chez eux une dimension de clan. Il eut donc la décence de lui présenter ses condoléances. « Je suis désolé pour ton père, Gina ». Il se saisit finalement de deux bières encore bien fraîches qui étaient glissés à ses pieds. Il les décapsula avec sa baguette et en tendit une à la sorcière qui portait son deuil jusque dans la couleur de son maillot de bain.
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