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the sound of silence (amelia)

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Samuel Bones

Samuel Bones


ORDRE DU PHÉNIX
La meilleure défense, c'est l'attaque.

ORDRE DU PHÉNIXLa meilleure défense, c'est l'attaque.
| HIBOUX POSTÉS : 23
| AVATARS / CRÉDITS : george mackay, odistole
| SANG : sang-mêlé, très fier de ses origines.


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : les corps de ses proches, inanimés.
| PATRONUS : un border collie
| POINTS DE COMPÉTENCE :

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MessageSujet: the sound of silence (amelia) the sound of silence (amelia) EmptyVen 25 Sep - 13:40


( the sound of silence )

❅ amelia bones - tinworth



Un hiboux express reçu dans la soirée, des nouvelles alarmantes sur leur mère. Samuel ne veut pas y croire, ne peut pas y croire. Après avoir relu trente fois le parchemin, il s’est contenté d’embraquer sa baguette, laissant l’appartement, son assiette tout juste préparée en plan sur la table de la cuisine, Incompréhension, panique. Son cœur frappe avec force entre ses côtes alors qu’il se tient désormais sur le pas de la porte, la main tremblante suspendue dans l’air à quelques centimètres du bois. Il ne sait pas bien pourquoi il n’a pas directement transplané dans la maison. Il ne sait pas non plus pourquoi il s’apprête de frapper à la porte. Depuis quand frappe-t-il avant d’entrer chez lui ? Cette maison c’est la sienne, elle restera pour toujours et à jamais la sienne et pourtant, ce soir, il se sent presque comme un invité, comme un étranger. Une grande inspiration, pour se donner le courage. Il ne sait pas ce qu’il trouvera derrière cette porte, il ne se sent pas prêt à affronter la réalité. Étranger dans son propre corps, dans sa propre maison, dans son propre esprit. Coquille vide. Il lui faut rassembler toutes ses forces pour enfin parvenir à pousser la porte.

« Il... il y a quelqu'un ? » Il devrait s'agiter, courir, essayer de trouver son frère ou sa sœur, un membre de sa famille mais comme un funambule, l'esprit embué, le cœur lourd, il marche comme un fantôme, d'un pas traînant, le corps avachit. Peut-être que c'est la peur de réaliser l'irréalisable, d'entendre la nouvelle de vive voix qui le fait se déplacer si lentement. Automatiquement, il débouche sur la salle à manger qui suit l'entrée. Vide. Pas une âme qui vive à l'horizon. Pas un bruit. Le silence pour seul ami. Le silence et la peur, la rage, l'incompréhension, la colère. Confusion, noyé par ce flot de sentiments qui lui déchire le cœur. Samuel ne s'est jamais senti autant mal, autant perdu. Garçon lumineux, solaire, rieur. Aujourd'hui il n'y a que la noirceur. Plus aucune lumière. « Papa ? Amelia ? Edgar ? »

Sa voix se brise alors qu'il s'apprête à appeler maman. Son cœur se brise un million de fois, les larmes lui montent aux yeux. Vite. Il s'active, se réveille de sa léthargie. Tout ça n'est qu'un mauvais rêve. Un putain de mauvais rêve et dès l'instant où il mettra la main sur un membre de sa famille, il comprendra qu'il s'est trompé. Qu'il a mal lu. Que maman est toujours là. Qu'elle va bien. Que son sourire tendre et affectueux ne s'est pas éteint. Les pas pressés, les gestes soudainement vifs, brusques, Samuel avance de pièce en pièce, ouvrant les portes à la volée à la recherche d'un Bones. Il finit par déboucher d'un pas précipité dans le salon et s'arrête net lorsque ses iris se posent sur une silhouette, sur une chevelure blonde. « Amelia... » Si sa gorge n'était pas si serrée, si son cœur n'était pas aussi lourd, peut-être qu'il arriverait à ressentir un semblant de soulagement. « C'est quoi ce bordel ? Où sont Edgar et Papa ? » Il rejoint rapidement sa sœur assise sur le canapé et se plante devant elle. « Elle.... Elle est où maman ? C'est quoi ces histoires ? » Gagné par l'émotion, un sanglot lui échappe. « Dis-moi que c'est pas vrai, je t'en supplie. » Secouant frénétiquement la tête, le blond s'agenouille pour être à la même hauteur que sa sœur. Et lorsqu'il enfin ses prunelles s'accrochent à celles de la benjamine, Samuel comprend, réalise. Maman est partie.
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Amelia Bones

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COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
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| AVATARS / CRÉDITS : Sophie Turner /jenesaispas/ASTRA
| SANG : Son sang est mêlé, mais quelle importance cela peut-il bien avoir ?


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Une douzaine de lutins de Cornouailles
| PATRONUS : Une chouette
| POINTS DE COMPÉTENCE :

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MessageSujet: Re: the sound of silence (amelia) the sound of silence (amelia) EmptySam 26 Sep - 20:44

La nouvelle était tombée comme un coup de massue. A la fin de son service à Harpile Poil, elle reçut une lettre. Elle ne se souvenait plus qui lui avait envoyé. Ce n'était pas important. Seules les lettres parfaitement formées à l'encre noire lui semblaient essentielles dans cette histoire. Je suis au regret de vous annoncer que votre mère est morte. Au regret. Morte. Les mots sonnent dans son esprit comme un chant funéraire dans son esprit, mais Amelia marchait avec nonchalance jusqu'au chaudron baveur ou tout endroit loin de la boutique où elle travaillait. Elle n'avait pas tellement envie que ses collègues sachent, pas même Marlène. Personne. Ni demain. Elle ne sut pas exactement comment elle parvint à transplaner à Tinworth, et surtout en un seul morceau. Et si elle avait perdu un membre, s'en serait-elle seulement rendue compte ?

Je suis au regret de vous annoncer que votre mère est morte. La lettre, elle la mit de suite dans la cheminée quand elle passa devant. Elle regarda les murs comme si elle se trouvait dans une maison autre mais tout particulièrement semblable. Elle n'était pas... elle n'était plus chez elle. Sans sa mère, cela n'avait pas de sens. Ses pas la guidèrent vers la cuisine ensuite, les escaliers, les chambres. Mais personne ne se trouvait nulle part. Il y avait juste un mot sur un bout de parchemin en coin de table. Rien de très précis. Juste quelques mots. La dernière phrase n'était même pas finie. Il lui avait fallu un moment avant de comprendre que son père était également parti Merlin savait où. Elle crut bon d'aller dans la cuisine pour boire un grand verre d'eau avant de se résoudre à l'évidence... elle n'avait envie de rien à ce moment-là. Ni de manger. Ni de boire. Ni dessiner. Ni coudre. Ces deux dernières activités n'auraient pas de sens ce soir-là, avec la mort de sa mère.

Tremblotant. Elle avait froid. A l'intérieur. Elle avait le sang glacé, le cœur ralentissant peu à peu comme si de la glace lui avait été insérée dans ses veines. Elle finit alors dans le canapé du salon, à regarder ses chaussures abimées par les heures de marche, recouvertes de poussière. Où avait-elle foutu les pieds ? Elle ne savait pas réellement. Quelle importance de toute façon ? Tout était vide de sens sans sa mère. Même la voix de son frère ne fut pas suffisante pour la ramener sur terre, la sortir de sa torpeur. Pourtant, elle l'entendait l'appeler. Il fallut qu'il se place juste devant elle pour qu'elle comprenne qu'il était vraiment là. Ses yeux étaient emplis de larmes, mais elle les retenait. Elle ne voulait pas les laisser rouler sur ses joues. “ Elle est partie. ” Et elle ne reviendra pas... jamais. Nada. Plus rien. Plus de sourire chaleureux le matin. Plus de longues lettres pour signifier son affection. Plus de petit déjeuner le matin en sa compagnie à dessiner des patrons ou écrire des articles. Plus de chaleur maternelle.... Il n'y aurait plus rien de cela.

Mais il y avait une question qui trottait dans sa tête depuis qu'elle avait pointé son nez dans cette maison qui lui semblait si étrangère. Elle devait le verbaliser... Même si ça la tuait. “ Qu'est-ce qu'on va faire... ” Elle ne termina pas réellement cette question, mais il était évident qu'il comprendrait. Qui d'autre que lui pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert de toute façon ? Leur mère, mais elle était morte, maintenant. “ Qu'est-ce qu'on va devenir ? ” Comment pourrait-elle avancer sans le soutien protecteur maternel ? Si difficile à imaginer et pourtant si inévitable...  
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