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L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle)

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Amelia Bones

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COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

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MessageSujet: L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) EmptySam 3 Oct 2020 - 10:19

Ses pieds claquaient sur le pavé des rues menant à l'appartement de Soyle Hoover. Elle se demandait pourquoi ils l'avaient conduit ici. Elle ignorait complètement ce qu'elle dirait ou ferait. Elle était dans le flou artistique et ce depuis la mort de son père. Apprendre que sa mère ne rentrerait jamais la maison avait déjà été bien difficile. Découvrir le cadavre son paternel avait manifestement effacé la limite entre désespoir et colère au point où chacun de ses mouvements était totalement irraisonné et logique. On était très loin de la Amelia Bones que les gens connaissaient. La lettre de son ancienne professeure avait sans doute été le déclencheur de cette décision impulsive et incertaine. Elle regardait ses pieds et ne faisait pas attention aux bruits qu'elle pouvait entendre. Des rires. Des mots doux. Des soupirs. De la joie. De l'amour. De la chaleur humaine. Quelque chose auquel elle n'était plus réellement familière depuis quelques jours, des semaines (?). Elle avait perdu la notion du temps et ne voyait plus personne - à l'exception de ses frères - depuis un certain moment. Elle avait rencontré Aurora, mais n'avait pas su quoi lui raconter. Juste des banalités. Marlene aussi. Mais même elle et sa bonne humeur n'avaient pas été capables de lui donner le sourire. Pas même un brin. Rien. Nada. A croire qu'elle ne saurait plus jamais faire ça. L'école supérieure de magie et Harpile Poil avaient accepté qu'elle arrête de travailler ou de suivre des cours. Comme si le deuil lui autorisait à ne rien faire. Puis les regards de pitié, elle n'en voulait pas. Ne les supportait pas. Les détestait plus qu'autre chose. Mais ça elle se gardait bien de le dire. Depuis la mort de son père, elle n'avait plus été capable de vivre dans la grande maison à colombages de Tinworth. Comme si ce n'était plus sa maison. Elle avait trouvé refuge dans une auberge moldue avec son boursouflet - et son chat avait décidé de se faire très discret comme s'il voulait respecter son deuil. Au moins, les moldus ne la connaissaient pas et ne la jugeaient pas. Ils portaient sur elle un regard neutre, sans compassion, sans mépris, sans peine, sans pitié. Juste un peu de normalité.

Mais Soyle... Soyle, elle lui avait toujours rappelé sa mère, maintenant qu'elle y pensait. Pas qu'elles se ressemblent. Elles étaient aussi différentes que le jour et la nuit. Une blonde, l'autre rousse. Même en âges, elles étaient loin l'une de l'autre. Mais il y avait quelque chose en Soyle qui lui rappelait sa mère. Cet instinct maternel. Ce besoin de materner tout le monde. Le fait qu'elles aient beaucoup en commun mine de rien. Et peut-être... peut-être que voir Soyle démarrer une nouvelle vie, une nouvelle affaire, bâtissant sa famille était quelque chose dont elle avait besoin. Pour comprendre que la vie ne s'était pas arrêtée, que la mort n'était pas la fin de tout. Encore fallait-il qu'elle assimile tout cela. Mais au fond, c'était peut-être cela qu'elle cherchait : de la familiarité.

Elle serra son écharpe contre sa poitrine - un ouvrage de sa mère évidemment - et inspira profondément quand il fut temps de cliquer sur la sonnette. Il lui avait fallu une bonne heure pour venir là. Son boursouflet s'était caché sous sa manche - allez savoir pourquoi, mais Amelia elle n'essayait plus - et pendant une fraction de secondes, elle se demanda ce que la future mère penserait d'elle. Les yeux rougis - non par les pleurs, mais par la fatigue et la colère - des cernes profondes et saillantes, son teint de mort - ironique ! - les traits tirés par la fatigue et les cheveux à peine coiffés. Des vêtements somme toute ordinaires à l'exception de cette écharpe d'une grande qualité. Sa mère aurait pu être styliste. Si elle... Cette pensée même la rendit triste et elle la rejeta sans crainte. Et alors, elle sonna. Qu'allait-elle faire ? Que ferait Soyle ? Elle n'en savait rien. Mais dans le fond, elle ne savait plus grand-chose. Alors à quoi bon ? “ Bonjour. ” C'est moi qu'elle dit presque. Moi ? Qui ? Le voisin ? “ Amelia... ” Sa lèvre tremblait alors que le nom de famille Bones lui brûlait la langue. Mais par respect pour ses défunts parents, elle ne le prononça pas. “ Je ne te dérange pas ? ” Elle avait toujours l'impression de déranger. Car voyez-vous une personne venant de perdre quelqu'un était une pestiférée. Les gens avaient peur de la mort, de la tristesse... d'elle.     
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Soyle Hoover

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MessageSujet: Re: L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) EmptySam 3 Oct 2020 - 19:51

L’ouverture de la crèche s’était plutôt bien passée, ou en out cas Soyle le pensait. Elle avait chaque jours de nombreux enfants pour venir prendre place dans les différentes salles qu’elle avait faites préparer pour eux, pour accueillir leurs jeux et leur bonne humeur, et surtout soulager les parents qui semblaient apprécier l’endroit finalement. Toujours souriante et prenant au sérieux sa place de directrice, la rouquine espérait continuer à faire bonne impression et surtout arriver à mener son équipe correctement. Pour le moment les choses se passaient très bien, c’était une très bonne chose. Fort heureusement, elle pouvait toujours compter sur Andromeda pour l’aider. Si en temps normal elle serait sans doute apte à tout gérer par elle-même, il fallait avouer qu’elle se sentait maintenant assez souvent prise de petites fatigues passagères. C’était tout à fait normal d’après son médicomage, mais assez embêtant dans une vie professionnelle si active. Sa nouvelle amie et directrice adjointe était donc une aide très précieuse pour elle.

Pour cette fois Soyle faisait face à ses nouveaux changements physique en s’étant confortablement installée dans son canapé, une douce chaleur régnant dans son appartement alors que le temps s’était rafraîchi dehors. Plongée dans un livre, une tisane posée à ses côtés sur la table basse, elle avait même pris cette nouvelle habitude de reposer son livre sur son ventre pour le lire, profitant du fait qu’il se faisait maintenant bien rond et même plutôt encombrant. Expliquant au passage cette robe qu’elle qualifiait facilement de “toile de tente” tant par sa forme que ses coloris. Mais à défaut elle avait le mérite d’être confortable et chaude. C’était donc étendue ainsi qu’elle profitait d’un bon repos.

Même sa fidèle Isis avait pris place sur un coussin dans un coin du canapé, dormant en boule, on aurait presque dit qu’elle souriait de bonheur. Soyle aussi souriait d’ailleurs, plongée dans sa lecture. Ce fut avec une grande surprise qu’on avait sonné à la porte. John était rentré dernièrement, certes, mais il avait aussi dit à sa douce qu’il ne rentrerait pas avant le lendemain. Il était donc exclu que ce soit lui. Mis à part lui, elle n’attendait personne. Pour le coup, c’était avec une certaine méfiance qu’elle avait approché la porte, ayant même pris en main sa baguette. Juste au cas où. Après tout, John avait été clair, elle restait une très bonne cible. Et elle ne pouvait pas complètement lui donner tord. Surtout en ce moment. Elle avait donc pris place derrière la porte en interrogeant celui qui avait sonné sur son identité.

-Bonjour. Amelia...

Bien que tremblante et peu habituelle, Soyle avait reconnu cette voix. Et c’était assez inquiétant. Mais pas pour elle cette fois. La jeune Amelia Bones était l’une de ses petites protégées, de ces élèves qu’elle gardait en mémoire et qu’elle appréciait recroiser à l’occasion. Seulement la pauvre jeune fille avait connu récemment de très dures épreuves. La pauvre venait de perdre ses deux parents à quelques jours d’intervalle. Une douleur intense que la rouquine connaissait pour l’avoir connue il y a quelques années déjà. Forcément, elle avait écrit quelques lignes à la jeune femme pour essayer de lui donner un peu de réconfort ou à défaut l’assurer de son soutien. Elle ne s’était cependant pas attendu à une visite de sa part.

-Amelia?!

La directrice avait ouvert la porte avec vivacité pour se retrouver face à une jeune femme visiblement au plus mal. Pauvre petite. Ses traits étaient tirés, ses yeux rouges, elle avait l’air épuisée. Soyle ne put ainsi pas s’empêcher d’avoir de grands yeux ronds d’inquiétude.

-Je ne te dérange pas ?

Il fallut un très court instant à Soyle pour reprendre ses esprit et être en mesure de lui répondre. Le choc de voir Amelia dans cet état. Oh elle aurait bien deviné seule que la pauvre jeune femme devait avoir quelques traces des catastrophiques évènements récents. Elle-même n’avait pas été bien brillante sur le moment. Mais elle ne s’était pas attendue à le constater directement, pensant Amelia plus à l’aise auprès de ses frères qu’avec son ancien professeur. C’était en tout cas une pensé très logique que la rouquine avait eu. Visiblement à tord.

-Non non, pas du tout, tu ne me dérange pas du tout.

Le froid, la fatigue, en tout cas Amelia n’avait pas l’air bien, presque tremblante, tenant contre elle son écharpe, repliée sur elle-même. Hors de question de la laisser comme ça. Soyle ouvrit donc la porte plus largement en venant prendre Amelia par le bras avec délicatesse et douceur.

-Ne reste pas dehors, entre, viens t’asseoir.

Accompagner son déplacement une main douce dans son dos, la faisant passer devant elle (non sans une certaine contorsion à cause de l’espace disponible qui se réduisait à ce niveau) pour la guider jusqu’au salon où Isis se contenta de lever la tête et bailler avant de se rendormir sans broncher à leur arrivée. Soyle avait débarrassé Amelia comme on le ferait avec un enfant, sans doute par habitude, la poussant ensuite avec une grande douceur à s’installer dans le canapé.

-Tu veux boire quelque chose? Tu n’as pas trop froid?

Faisant en fonction de ses réponses, Soyle s’était ensuite assise à ses côtés, hésitant entre l’envie de la prendre dans ses bras pour la réconforter de la seule façon que son coeur savait le faire de façon sûre, et lui laisser un espace qu’elle désirait peut-être conserver. Dans le doute la rousse avait donc gardé un petit espace entre elle, tentant de lui sourire avec douceur.

-Qu’est-ce que je peux faire pour toi Amelia? Raconte-moi, dis-moi…

Soyle n’avait pas résisté finalement et avait posé une main sur la sienne pour la caresser doucement. Sa main était froide, pauvre petite.
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MessageSujet: Re: L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) EmptyDim 4 Oct 2020 - 0:13

Assurément qu'elle remarqua que le ventre de Soyle s'était considérablement arrondi depuis la dernière qu'elle l'avait vu. Ou peut-être pas tant que ça. Elle ne se souvenait plus très bien. Elle n'était pas exactement certaine de pouvoir se fier à sa mémoire ces derniers temps. Le temps s'était comme arrêté après la mort de son père. Sa vie avait tant changé qu'elle ne savait pas quoi faire tout ça. Elle entra mécaniquement dans l'appartement tout en glissant un merci au passage. Elle demeura muette, évitant de croiser directement le regard de l'ancienne enseignante. Elle avait peur d'y voir la même chose que dans celui de tous les autres. Elle enleva sa veste avec l'aide de Soyle et son écharpe aussi... mais la garda dans en main. Son boursouflet s'y logea comme pour s'y cacher de peur qu'on vienne le papouiller. Il n'aimait pas vraiment cela, d'autant plus que sa propriétaire ne semblait pas particulièrement heureuse, ni vraiment elle-même. Elle ne comprit pas de suite ce que Soyle lui demanda. L'information monta difficilement au cerveau. “ Un café. J'aimerais bien un café. ” Cela la tenait éveillée, car quand elle dormait, elle voyait le corps de son père, la gorge tranchée. Il n'était pas difficile de deviner le cadavre de sa mère également, puisqu'elle était morte de manière. Un diffindo à la gorge. Comme si ses parents n'avaient été que des animaux.

Le contact de Soyle sur sa main la fit sursauter. Elle avait froid, terriblement froid. Non pas seulement à cause de la fraicheur qui se levait en septembre. Mais aussi parce que les meurtres de ses parents l'avaient rendue froide à l'intérieur. Elle releva les yeux afin de plonger son regard dans celui de la directrice de la crèche. Elle aurait aimé savoir quoi lui répondre. Elle aurait aimé lui être utile et lui dire ce qu'elle voulait entendre.  “ Je ne sais pas. ” Qu'elle murmura la lèvre inférieure tremblante. Elle ne pleurait pas pourtant. Toutes les larmes que son corps pouvait produire en 24 heures avaient déjà coulé la nuit dernière. “ Je ne sais même pas ce que je fais là. Je ne sais plus... ” Ce qu'elle devrait faire. Préparer l'enterrement ? Ses frères le faisaient si bien. Le notaire avait évidemment expliqué qu'il fallait qu'il les voit. Parce que voyez-vous les Bones avaient tout préparé. Tout. Comme s'ils avaient prévu qu'une telle chose leur arriverait et que leurs enfants seraient forcés de leur survivre. “ Est-ce que... ” Elle ne savait pas tellement ce qu'elle voulait demander. En fait, si elle savait parfaitement, les mots ne voulaient juste pas passer la barrière de ses lèvres. Cela sonnerait sans doute absolument ridicule. “ Est-ce que vous pouvez me prendre dans vos bras ? ” Comme un parent le faire. Comme une mère. Amelia était orpheline de père et de mère. Et elle ne pouvait pas demander cela à n'importe qui. Pas à ses frères. Pas à Aurora ou Svetlana. Cela n'aurait pas l'effet qu'elle recherchait. “ Enfin si ça ne vous dérange pas. ” Car elle dérangeait tout le monde de toute façon. Les gens s'affairaient toujours auprès d'elle pour lui proposer des choses compliquées. Des plats. Des fleurs aussi. Des trucs qui n'avaient aucun sens, aucune saveur à ses yeux. Tout se ressemblait pour elle. Elle l'avait écrit dans une lettre à ses parents.

Sans doute devrait-elle aller voir Nora, sa psychomage, plutôt qu'une ancienne enseignante enceinte jusqu'aux yeux et probablement exténuée à cause de l'ouverture de sa crèche. Une femme qui n'avait pas l'expérience ou les compétences pour gérer son traumatisme. Ses doigts glissèrent dans l'écharpe et la fourrure de son boursouflet comme si c'était supposé la réchauffer. Elle aurait sans doute besoin d'une bonne nuit de sommeil. Elle pourrait certainement prendre une potion sans sommeil. Quelque chose qui lui permettrait de dormir convenablement. Mais elle était angoissée à l'idée même de fermer les yeux, alors à quoi bon ? Cela ne lui apporterait que douleurs supplémentaires. Avec la moldue de l'auberge, elle pouvait parler normalement de choses ordinaires sans craindre d'aborder le sujet sensible : ses parents. Oh bien sûr, la vieille femme n'était pas stupide. Elle avait compris que la gosse qui dormait sous son toit était dans un piètre état. Et peut-être quelque part... Le fait qu'elle ne l'interroge pas était une manœuvre à elle de lui rendre la vie plus facile. Amelia n'essayait pas de comprendre cela. Elle la remerciait seulement silencieusement chaque jour.
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Soyle Hoover

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MessageSujet: Re: L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) EmptyDim 4 Oct 2020 - 16:46

Il y avait quelque chose qui n’allait pas chez elle. Et c’était très évident. Il n’était pas du tout difficile de savoir quoi, c’était l’évidence même. Mais tout dans l’attitude d’Amelia reflétait un profond malêtre et c’était bien entendu très difficile à voir pour l’ancien professeur. Soyle s’était attaché à elle avec le temps, elle le lui avait déjà dit très honnêtement. La voir aussi mal ne lui plaisait évidemment pas et tordait son petit coeur déjà facilement perturbable en ce moment. Soyle pourtant ne dit rien de précis, la bouche très légèrement ouverte sous la surprise. Il faut dire qu’elle ne s’était vraiment pas attendu à retrouver la jeune femme chez elle ce jour-là. Elle pensait la recroiser plus tard, bien plus tard, ou au mieux recevoir une petite lettre en réponse à la sienne. Mais elle la pensait occupée par bien d’autres choses, des choses bien peu joyeuses malheureusement.

La rouquine ne mit pas bien longtemps à la faire entrer tout de même l’accueillant chez elle le plus naturellement du monde. Enfin presque. Elle était nerveuse et craignait de faire un impair. Amelia avait l’air déjà si perturbée, elle espérait ne pas aggraver les choses. Elle se retrouvait donc entre le grand soin et une forme de très léger détachement.

-Un café. J'aimerais bien un café.

Jusque-là c’était parfaitement faisable. Soyle indiqua donc à Amelia de ne pas bouger, la laissant sur le canapé quelques instants pour essayer de trouver le café dans les placards. John et elle n’avaient vraiment pas la même façon de ranger les choses. Et le café, ce n’était pas sa boisson à elle… La rouquine finit par le trouver et revint rapidement avec une tasse de café bien chaud. Un coup de baguette et le sucrier se posait sur la table à ses côtés. Elle s’était assise près de la jeune femme, essayant de savoir un peu ce qui l’avait poussé jusqu’à elle dans un si triste état. Comment? Et bien elle lui avait simplement demandé. Après tout pourquoi pas…

-Je ne sais pas.

On aurait dit qu’elle était au bord des larmes. Si Soyle savait par expérience qu’un regard plein de pitié ne serait assurément en rien agréable à sentir sur elle, la directrice de crèche ne pouvait s’empêcher de porter sur sa petite protégée un regard un peu triste et sincèrement compatissant. Sans s’en sentir un réel droit, Soyle était bel et bien impliquée émotionnellement dans ce triste passage de la vie de la jeune femme. Elle avait ainsi posé une main sur la sienne, aussi froide qu’elle puisse être. Pauvre petite.

-Je ne sais même pas ce que je fais là. Je ne sais plus...

Son regard semblait s’accrocher au sien, d’une façon si triste, y cherchant quelque chose. Soyle ne savait pas encore exactement quoi, mais elle ne la lâchait plus. Ni physiquement, laissant sa main contre la sienne, ni par le regard qu’elle gardait droit dans le sien. Amelia avait l’air perdue, tremblante et Soyle cherchait encore la meilleur façon de réagir à son état.

-Prends ton temps, ce n’est pas grave.

Elles avaient tout leur temps. Soyle voulait laisser à la jeune femme le temps de réagir, le temps de remettre ses idées en place, le temps de se rendre compte des choses. Ne pas la brusquer, ne pas la secouer outre mesure, ce n’était pas utile. La rouquine gardait donc une voix la plus douce possible, attentive à ce qu’exprimait Amelia.

-Est-ce que... Est-ce que vous pouvez me prendre dans vos bras ?

La pauvre jeune fille était perdue et il devenait maintenant clair qu’elle était venue ici chercher un peu de réconfort. Pourquoi auprès d’une femme qui n’avait été qu’une enseignante puis une fréquentation lointaine? Aucune idée. Est-ce que c’était important? Absolument pas. Il n’avait jamais été dans les habitudes de Soyle de repousser ce genre de sentiments ou de demandes. Amelia cherchait son aide, et si c’était surprenant, elle n’entendait pas lui refuser. Touchée, elle avait commencé par passer une main dans les cheveux de la jeune fille dans une caresse. Elle était si troublée qu’elle en oubliait même de la tutoyer comme c’était maintenant leur habitude.

-Oh Amelia…

Soyle compatissait sincèrement à sa douleur. Elle avait donc accédé à sa requête dans hésiter, s’approchant d’elle pour la prendre doucement dans ses bras, plaçant un bras dans son dos, l’autre plaquant le visage de la jeune femme contre sa poitrine, sans pour autant trop forcer, simplement pour la rassurer. Elle avait ensuite entamé une série de caresse dans ses cheveux.

-Je sais que c’est dur, mais tu vas y arriver, je te le promet. Tu vas y arriver ma grande…

Soyle chuchotait presque, mais elle le pensait. Si elle-même avait réussi à accepter le décès brutal de ses parents, Amelia saurait en faire autant, avec un peu plus de temps. Avec un peu d’aide aussi sans doute. La sienne? Peut-être. Elle était prête à lui accorder en tout cas. Soyle la gardait ainsi contre elle pour le moment, imprimant un léger mouvement de balancier, presque pour la bercer.

-Tu veux rester ici ce soir? Tu veux prévenir quelqu’un?

La belle la tenait contre elle avec douceur et bienveillance, cherchant à bien faire sans la brusquer. Mais perdue comme elle était, ses frères ne savaient peut-être même pas qu’elle était là et pourraient facilement s’inquiéter avec les récents évènements. Et en même temps elle ne pouvait pas la ramener près d’eux et l’abandonner juste ainsi, pas après ce qu’elle lui disait, après ce qu’elle lui demandait. Presque par réflexe, Soyle avait même ponctué ses demande d’un doux baiser dans les cheveux de la jeune femme.
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MessageSujet: Re: L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) EmptyMer 7 Oct 2020 - 0:11

Concrètement, Amelia ne savait pas bien ce qu'elle faisait là. Et pourtant, lorsque la directrice de la crèche lui posait des questions, la Bones parvenait à y répondre après une assez courte réflexion. Peut-être qu'elle avait besoin d'être guidée pour mieux se comprendre elle-même. La future mère se leva pour lui ramener une tasse de café qu'Amelia attrapa à pleine main et accueilli avec un soupir d'apaisement. Le simple fait de toucher l'objet brûlant et de sentir l'odeur forte du sombre et amère breuvage la réchauffait. Elle glissa un merci à voix basse alors que son regard se perdait dans le vide. Elle ne but pas de café, pas tout de suite. Elle voulait assurément se réchauffer à l'intérieur. Mais ses doigts glacés en avaient peut-être plus besoin. Son boursouflet se cacha à nouveau dans sa manche, remontant le long de son bras jusque dans sa nuque. Elle essayait de ne pas pleurer - le pouvait-elle seulement ? - tout en essayant de formuler des phrases cohérentes ou tout du moins qui avaient un sens aussi bien dans sa tête qu'à l'oral. Soyle se montra patiente et compréhensive, ne la pressa pas et essaya même de la rassurer, et de l'encourager à prendre son temps. Réfléchir... S'exprimer convenablement. Ne pas forcer les paroles qui sortiraient de sa bouche. Elle se répétait ces choses dans son esprit, et pourtant le cœur prit le pas sur la raison - comme cela arrivait assez rarement chez elle - et posa la question la plus humaine du monde, mais aussi et peut-être d'un ridicule absolument. La Amelia analytique, froide et logique aurait sans doute trouvé quelque chose à redire à cela. Mais la Amelia brisée, perdue et en mille morceaux n'avait pas honte de l'avoir dite. Juste, elle craignait la réponse... Et pourtant, ce ne fut pas du rejet auquel elle se retrouva confrontée, mais bien plutôt de la compassion.

Elle se retrouva alors dans les bras de Soyle quelques instants après. Et celle-ci lui caressait les cheveux tout en prononçant toujours quelques mots. Des mots qui se voulaient rassurants et optimistes. Y arriver ? Mais comment ? Comment pourrait-elle survivre à cela alors qu'elle n'arrivait même pas à imaginer sa vie sans eux ? Les questions étaient sur ses lèvres mais ne parvenaient pas à sortir... Car si elle les verbalisait, cela signifiait que c'était réel. Son père ne reviendrait jamais. Sa mère ne l'aiderait plus jamais dans sa couture, ses dessins ou certains de ses devoirs. Toutes ces choses qu'elle associait à ses parents ne se reproduiraient plus jamais : réconfort, repas de familles, vacances ou week-end en famille dans la maison des Bones ou quelque part dans le Royaume Uni. Des rencontres avec les familles Jones et Diggory. Elle pouvait mettre une croix sur tout cela. Cependant, la bienveillance de son ancienne professeure l'aidait quelque part. Sa respiration saccadée avait ralenti et le rythme de son cœur se faisait plus régulier, plus ordinaire. Il y avait bel et bien quelque chose dans ce geste qui lui rappelait sa mère. Et cela avait un effet berceur, reposant. Elle s'en trouvait plus calme... paisible ne serait pas le mot approprié, mais sans doute l'utiliserait, car dans le fond, depuis la mort de ses parents, elle n'avait jamais atteint un tel état d'accalmie. Et pourtant, elle n'était pas tout à fait bien... juste un peu mieux.

Elle releva finalement la tête lorsque Soyle lui proposa de rester ce soir. Elle se dit qu'elle aurait sans doute un endroit sûr, avec quelqu'un qu'elle connaissait. C'était juste une personne. Une personne qu'elle n'était pas forcée de voir régulièrement à cause du travail ou l'école supérieure de magie ou même de sa famille. Non, si elle acceptait, ce serait de son propre fait. Ses yeux allaient de gauche à droite comme si elle essayait de suivre le regard de son interlocutrice. Prévenir quelqu'un ? Sa lèvre inférieur tremblait légèrement à cette idée. Samuel et Edgar ne savaient pas réellement où elle se trouvait de toute façon. Mais peut-être qu'elle devrait faire un effort pour eux. Ne serait-ce que pour se remettre dans la réalité d'une manière pas trop brutale. “ Je vais écrire une lettre à mes frères pour leur dire que je suis en sécurité. ” Il valait mieux peut-être qu'ils en sachent pas trop pour le moment. Si elle avait la force et le courage d'affronter leurs regards, peut-être qu'elle leur dirait où elle se trouvait. Mais elle avait peur qu'ils viennent. Ou peut-être qu'ils lui laisseraient l'espace nécessaire. Elle aurait aimé être capable de leur apporter plus de soutien, de se tenir avec eux pour traverser tous les obstacles, toutes les difficultés qui allaient se mettre sur leur chemin. Mais elle ne se sentait pas capable de tout cela. “ Mais pas tout de suite.  Je... ” Elle essayait simplement de gagner du temps. Mais elle supposait que c'était mieux de ne pas se forcer. Elle ne serait pas capable de rédiger quoique ce soit. “ Je voudrais boire mon café avant. ” Excuse bidon et qui pourtant faisait sens quelque part. Elle avait besoin d'un remontant. Le café avait toujours eu le don de la réveiller au petit matin. Sur ce, elle s'installa à nouveau à sa place afin de boire une gorgée de cette boisson chaude.
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MessageSujet: Re: L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) EmptyDim 11 Oct 2020 - 17:55

Les grands évènements d’une vie, on aimait les partager avec d’autres. Si ils étaient heureux, c’était pour pouvoir exprimer sa joie et la partager avec des proches. Lorsqu’ils ne l’étaient pas, on aimait trouver du soutien. Restait à savoir choisir les personnes pour s’entourer. Soyle se sentait rarement seule, s’attachant facilement à beaucoup de personnes différentes. Elle avait donc généralement une réponse positive lorsqu’elle recherchait l’attention voire l’intervention de quelqu’un. Amelia en revanche avait fait un choix assez surprenant. La rouquine savait son ancienne élève bien entourée également, ayant quelques bonnes amies, un petit ami, et des frères. Face à un évènement aussi atroce que la perte coup sur coup de sa mère puis son père, Soyle aurait donc naturellement pensé qu’elle aurait cherché une autre présence que la sienne.

C’était pourtant bien chez elle que la jeune Amelia avait atterri, visiblement sans trop savoir pourquoi non plus. Il était pourtant hors de question que Soyle la repousse ou la renvoie chez elle pour ce simple prétexte. Au contraire, si Amelia cherchait sa compagnie ou son réconfort, elle espérait pouvoir lui donner ce qu’elle espérait. Il faut dire que la situation la touchait aussi, elle faisait écho à son propre passé qui l’avait privée elle aussi de ses parents. C’était peut-être une tord, mais elle se sentait forcément touchée par l’appel de sa petite protégée.

La rouquine avait pris le plus naturellement du monde la jeune femme contre elle, la réconfortant du mieux qu’elle le pouvait, la gardant contre elle comme elle le ferait avec un enfant, au creux de ses bras. Doucement, elle sentait la respiration de la jeune femme se calmait, elle semblait retrouver un peu ses esprits. Il semblerait que ses geste doux avaient un bon effet sur elle. Soyle continuait donc, lui glissant quelques mots en cherchant à la rassurer. C’était tout aussi naturellement et voyant son état qu’elle avait proposé à la petite blonde de rester pour la soirée voire la nuit (voire même plus pourquoi pas). Si elle trouvait l’endroit rassurant pourquoi pas? Si sa présence lui apportait une forme de réconfort elle n’était pas contre la laisser en profiter encore un peu. Néanmoins, elle n’oubliait pas la potentielle inquiétude de sa famille. Ne sachant visiblement pas forcément pourquoi elle en était venue là, avait-elle seulement prévenu ses frères de son absence? Dans le doute, Soyle préférait vérifier.

-Je vais écrire une lettre à mes frères pour leur dire que je suis en sécurité

C’était le plus prudent sans doute oui. Soyle sourit en retour à cette réponse. Pas même un sourire de satisfaction en fait. De ces sourires amicaux, plein de bons sentiments, qui avaient cette tendance à vous remonter un peu. Pas sûr que cela suffise à aider Amelia, peu probable même, mais Soyle restait fondamentalement encourageante. Et elle trouvait définitivement que c’était une bonne idée que de prévenir les frères Bones.

-Ils seront sans doute rassurés pour toi, c’est probablement le mieux.

La pauvre jeune femme avait l’air complètement perdue, désemparée, semblant avoir du mal à savoir ce qu’elle devait faire ou comment. Elle le comprenait bien. En son temps elle n’avait pas non plus été bien brillante. Il était donc hors de question de la bousculer ou la brusquer. Elles avaient tout leur temps, la rouquine couvant presque du regard son invitée. Soyle aurait aimé avoir le pouvoir de l’aider efficacement, de la libérer de cette douleur, de faire simplement passer tout ça comme un mauvais souvenir. C’était bien entendu impossible. Alors à défaut elle la garderait à ses côtés et tenterait de l’aider à passer cette étape.

-Mais pas tout de suite. Je...

Elle pouvait être beaucoup de choses. Il était clair qu’elle cherchait à repousser un peu le moment délicat. Mais ce n’était pas grave, si il le fallait Soyle s’en chargerait elle-même pour ne pas perturber trop fortement la jeune femme.

-Je voudrais boire mon café avant

Sur ces mots Amelia avait quitté ses bras, allant reprendre sa place et sa tasse, la tenant fermement entre ses mains. Comme pour l’accompagner, Soyle avait récupéré sa tasse de tisane pour en prendre quelques gorgés également. Comme pour tenter de remettre une forme de normalité dans la situation.

-Bois tranquillement, prends ton temps chérie.

Soyle essayait de garder le sourire et de la soutenir par des réactions simples et rassurantes. Un peu comme quand elles se voyaient déjà à Poudlard ou durant l’été. Le surnom? En fait il était un peu sorti tout seul. Réaction à sa compassion sincère pour elle. Un peu osé pour certains, mais Amelia ne s’en formaliserait sans doute pas. Mais une nouvelle question lui venait tout de même. Là encore, souvenir de son propre passage difficile. Soyle avait pris une voix douce, essayant de ne pas y laisser voir son inquiétude, juste pour ne pas l’accabler outre mesure.

-Tu as réussi à manger quelque chose aujourd’hui? Tu as peut-être envie de quelque chose en particulier? En ce moment je suis branchée jus de citrouille à la coriandre, rien ne me surprendra!

Lui partager son envie de femme enceinte du moment n’avait pas pour but de simplement lui apprendre sa teneur. Mais pour essayer de la détendre, de la rassurer, de lui montrer qu’elle ne serait pas surprise de grand chose non plus. Pour tout dire, elle serait même prête à se mettre en cuisine pour lui préparer quelque chose de particulier si elle en faisait la demande. Elle espérait surtout qu’Amelia avait bien quelque chose dans le ventre.
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Amelia Bones

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MessageSujet: Re: L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) EmptyMer 14 Oct 2020 - 17:31

Oh ses frères, elle les voyait souvent. En fait, ils auraient bien aimé qu'elle vienne s'installer chez eux pour le moment. Elle n'avait pas voulu s'imposer chez Edgar. Et Samuel, elle avait préféré ne pas l'embêter non plus. En fait, elle avait l'impression d'embêter tout le monde, mais cela semblait différent avec Soyle. Elle ne savait pas trop pourquoi. Elle se contenta d'un hochement de tête lorsqu'elle affirma que ses frères seraient "rassurés". Sans doute avait-elle raison. Son cerveau fonctionnait très probablement mieux que le sien, et son empathie aussi certainement. Elle avait toutefois accepté d'écrire une lettre à ses frères pour leur assurer qu'elle était en sécurité. Elle ne comprenait pas trop ce que les gens avaient avec la sécurité. Gauwain, ses frères, Soyle... les gens en général. Un lieu sûr, ça n'existait pas. Ca elle en était à peu près certaine. Pourtant, elle n'avait pas la force, ni le courage d'expliquer tout cela à la nouvelle directrice de crèche. Ouvrir une crèche, ça c'était un super projet. Pas comme vouloir changer un système judiciaire corrompu. Parce que quand quelque chose était corrompu, cela lui semblait tout à fait impossible de le changer. Mais il n'en restait pas moins qu'il fallait tout casser.  

Elle trouva en son café un intérêt tout particulier. Elle l'observa avec attention et ne tiqua pas un seul instant sur le surnom que son hôte avait prononcé. Elle ne l'entendit même pas. Ses doigts se réchauffaient doucement, mais le café semblait se rafraichir. Comme si sa peau avait pris toute la chaleur de la tasse et du breuvage. Ce qui la convainquit de boire la boisson amère et forte, car si elle avait appris quelque chose ces derniers jours, c'était qu'elle détestait le café froid. Elle en avala une gorgée, puis une seconde. Et alors qu'elle allait boire une troisième, Soyle lui posa une question assez basique et pourtant essentielle. Cela lui rappela sa rencontre avec Freya au début de l'été. Etait-elle réellement dans un état aussi inquiétant ? Elle se rappelait la crainte et la peine qu'elle avait ressenti pour la pauvre femme, la colère qu'elle avait eu à l'encontre de Nora sans se vraiment l'expliquer. Et elle remarqua qu'en fait, elle était dans un état assez similaire à son ancienne professeure. Elle était exténuée, ne mangeait pas beaucoup et ne dormait pas. Certes, elle ne se droguait pas. Mais si elle se regardait dans un miroir, peut-être qu'elle aurait aussi peur que quand elle avait vu Freya ce soir-là. Elle ferma les yeux pour visualiser ce qu'elle avait bien pu avaler dans la journée. Triste constat des faits ? Pas grand-chose.   “ Ce matin... l'aubergiste m'a préparé des toasts. ” Elle lui en avait fait tellement qu'Amelia ne les avait pas compté. L'aubergiste, Louize, elle avait été gentille. Elle avait bien vu que sa nouvelle pensionnaire n'allait pas bien et ne s'alimentait pas. Alors, de sa cuisine, elle la surveillait de près. “ Je ne sais même pas pourquoi... parce que je ne la paye pas pour le petit déjeuner, juste la chambre. ” Elle avait bien fait attention la première fois qu'elle n'avait pas acheté un supplément. Mais non, le repas du matin n'était pas inscrit dans le forfait. “ J'ai mangé trois toasts je crois... et elle m'a donné une pomme, il parait que son fournisseur lui fait une réduction. Elle... ” Elle ne savait pas trop ce qu'elle devait ajouter. Quelque chose pour combler le silence... Certainement. “ Elle prépare son propre jus de pomme. C'est une moldue, vous savez ? Ca doit lui prendre des heures, sans magie. ” Elle pouvait le dire à Soyle. C'était une ancienne enseignante d'étude des moldus. Elle ne la jugerait pas. Elle ou l'aubergiste. Et le lieu lui-même. Elle ne voulait plus qu'on la juge. Alors, elle faisait attention à ce qu'elle disait.

Si elle avait faim ? Elle ne savait pas trop. Elle pourrait peut-être se forcer ? Pour rassurer Soyle. Comme Freya l'avait fait pour elle. Peut-être qu'elle devrait faire ça. “ Vous avez des tranches de pain, du beurre et de la confiture ? ” A vrai dire, elle ne demandait pas grand-chose. Des basiques. Toujours. Elle pourrait bien manger une tranche de pain avec du beurre et si elle en avait l'énergie se ferait une deuxième avec de la confiture. “ J'aime bien le pain avec mon café. ” Il lui arrivait de tremper ses toasts dans sa tasse le matin. Elle avait découvert ça un peu par hasard. Sans trop savoir pourquoi, elle avait tenté l'expérience. Quand on avait rien d'autre à faire, on faisait tout ce qui nous passait par la tête, elle supposait. Elle ne voyait pas trop d'intérêt dans la lecture ou la couture ou le dessin. Même écrire des lettres lui demandait des efforts surhumains. Elle avait écrit des faire part tout à fait ordinaires, d'une manière automatique.
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Soyle Hoover

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MessageSujet: Re: L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) EmptyMer 21 Oct 2020 - 19:54

Les raisons qui avaient conduit Amelia jusqu’ici étaient encore mystérieuses. Il faut dire que Soyle ne lui poserait pas une question aussi directe dans l’immédiat. Elle semblait déjà avoir du mal à aligner ses pensées, la rousse ne voudrait pas la brusquer. Amelia avait l’air si fragile, si perdue, cela brisait le coeur de son ancienne enseignante. On aurait dit qu’elle avait traversé les rues au hasard pour arriver ici sans trop savoir ni pourquoi ni comment. Pauvre petite. Soyle avait donc naturellement eu envie de la réconforter, de la prendre contre elle, de faire ce qu’elle avait voulu qu’on lui fasse lorsqu’elle s’était retrouvée dans la même situation il y a une dizaine d’années.

La prendre contre elle, lui offrir une étreinte, ce n’était pas grand chose. Mais Soyle trouvait que c’était un bon début. Inutile de se presser de toute façon. Elles avaient tout le temps devant elles pour échanger sagement, aussi bien sur les sujets délicats que les plus basiques. Cela serait surtout en fonction des envies de la jeune fille. Et pour le moment, elle avait envie de se concentrer sur ce café. Mais c’était un peu léger aux yeux de la directrice de crèche. Soyle avait donc légèrement poussé ses investigations. Elle n’aimerait pas savoir sa petite protégée avec le ventre vide.

- Ce matin... l'aubergiste m'a préparé des toasts

L’aubergiste? Amelia avait décidé de vivre à l’auberge? C’était à la fois surprenant et finalement assez compréhensible. Et finalement peut-être aussi pourquoi elle était là. Si Amelia ne se sentait pas apte à tenir la compagnie de ses frères, elle avait peut-être eu besoin de tout de même d’un visage connu. Bon, il faut admettre que d’instinct Soyle n’aurait pas parié sur elle, mais si c’était ce que voulait Amelia elle n’irait pas contre. La rouquine sourit à cette réponse. Elle choisit de supposer si elle lui disait cela qu’elle avait mangé un peu de ces fameux toasts.

-Je ne sais même pas pourquoi... parce que je ne la paye pas pour le petit déjeuner, juste la chambre.

Soyle accorda quelques caresses douces dans le dos de sa petite protégée, lui laissant tout de même un espace raisonnable pour lui éviter de se sentir étouffée.

-Sans doute parce qu’elle t’apprécie. Je ne peux pas dire que j’en suis surprise.

Amelia était une jeune femme charmante, douce, pleine de gentillesse. Même dans un état assez triste elle restait une personne qu’on avait envie d’apprécier. La différence était simplement qu’en ce moment on pouvait avoir envie de l’aider. En tout cas c’était le cas de Soyle qui se voyait très mal la voir repartir dans cet état de chez elle.

-J'ai mangé trois toasts je crois... et elle m'a donné une pomme, il parait que son fournisseur lui fait une réduction. Elle... Elle prépare son propre jus de pomme. C'est une moldue, vous savez ? Ca doit lui prendre des heures, sans magie.

Est-ce qu’elle pensait à voix haute? Cherchait à meubler? Ou tenait réellement à lui donner ces informations? Parce qu’elle avait enseigné l’étude des moldus? Parce qu’elle pensait nécessaire de lui préciser? En tout cas Amelia lui racontait ces petites détails et Soyle l’écoutait sagement, un sourire bienveillant sur les lèvres.

-En effet, ça doit lui prendre un moment. Mais il doit être délicieux. Il faudra que tu m’emmène y goûter.

Planifier des choses, penser plus loin, cela lui ferait peut-être du bien. Soyle espérait l’amener à penser que la vie allait se poursuivre malgré tout, sans lui faire entrer qu’elle serait la même. De toute façon cela serait faux. La vie serait différente. Très différente. Mais elle serait là tout de même et se poursuivrait.

-Vous avez des tranches de pain, du beurre et de la confiture ? J'aime bien le pain avec mon café.

Voilà une demande bien simple. Soyle lui sourit plus franchement, heureuse de voir qu’elle était prête à faire cet effort. Elle s’était ainsi un peu redressé pour y réfléchir, prête à se lever pour aller chercher ce dont elle avait besoin.

-Malheureusement je ne crois pas avoir encore du pain. Par contre j’ai de la brioche. Avec du beurre si tu veux, et de la confiture de griottes. Est-ce que ça te va?

Soyle cette fois s’était levée pour aller chercher tout le nécessaire. La brioche bien emballée pour ne pas qu’elle sèche, un couteau dentelé pour la couper, le beurre, la confiture, des couverts et une petite assiette. Le tout fut mis sur un petit plateau pour être apporté sur la table de la salle à manger qui était en fait plus simplement l’autre partie de la pièce qui abritait le salon. La rouquine invité donc Amelia à la rejoindre sur cette table avec son café alors qu’elle-même récupérait sa tisane encore chaude. Elles s’installèrent et Soyle l’invita à se servir.

-Je n’ai pas de jus de pommes maison mais j’ai fait la confiture et la brioche, ce n’est pas si mal déjà, n’est-ce pas?
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MessageSujet: Re: L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) EmptySam 24 Oct 2020 - 15:48

Elle ne savait pas elle-même pourquoi elle lui racontait tout ça, mais toutes ces paroles lui venaient assez naturellement. Elles lui traversaient l'esprit et les sons roulaient sur sa langue comme sur du papier à musique. Elle avait passé quelques jours dans une auberge des Cornouailles et elle appréciait la propriétaire des lieux... Chaleureuse avec le sens des affaires, débrouillarde et surtout indépendante. Elle s'arrêta de parler lorsque l'ancienne enseignante lui fit une réponse tout à fait raisonnable qui correspondait à l'image qu'elle avait de Louize... Louize avec un "z". Amelia avait été surprise de cette orthographe. “ C'est possible. Elle est gentille. ” C'était sans doute le plus simple. A quoi bon se prendre la tête ? Elle avait d'autres choses à penser, à enregistrer, à traiter, à décider. Et son cerveau ressemblait à un ensemble de confettis qu'il fallait réunir ensemble afin de recréer quelque chose de logique, terriblement logique. Il lui semblait loin le temps où sa tête fonctionnait, carburait à cent à l'heure. Mais à croire que cette machine avait simplement activé le mode "off" et décidé de l'abandonner. Heureusement, son système nerveux lui avait quand-même l'usage de la parole et la possibilité de se déplacer sans trop de soucis selon ses "besoins". Elle avait tout de même gardé certains automatismes qui lui permettaient de demeurer en vie et de ne surtout pas être en surchauffe émotionnelle. Se haïr et détester tout le monde, c'était épuisant. Le sentiment de culpabilité, ça lui pompait une énergie folle. “ Je crois que vous l'apprécieriez. Elle a le sens des affaires tout en restant polie et aimable. Puis elle a bon gout. ” Des petites tables joliment décorées qui donnaient presque envie à Amelia de rester autour d'un thé. Des chambres confortables qui n'étaient ni trop chargées, ni trop vides. Des chambres visiblement avec des ambiances différentes. Et elle s'amusait aussi à deviner quelle chambre conviendrait à tel client. Elle, Amelia avait été relativement satisfaite. Pas trop dépaysée, mais tout de même.  “ Elle s'appelle Louize. Avec un z. ” Elle avait tenu à le dire sans trop savoir pourquoi.

Pas de pain, mais de la brioche ? Elle hocha la tête doucement. Ca la changerait sans vraiment... faire de grande différence. La matière serait différente, le gout, mais peut-être pas tellement la sensation. Une tranche avec de la confiture de griottes, ça devait être bon. Suffisamment pour qu'elle le remarque, que ce soit meilleur que les autres choses qu'elle se mettait sous la dent des fois. Lorsque Soyle revint avec un plateau, elle se leva automatiquement avec sa tasse de café pour s'installer en face d'elle. “ J'aime tout ce qui est fait maison. ” Ah bon ? Ce n'était pas un mensonge, mais les raisons de cette vérité - sa vérité - ne lui apparurent pas de suite. Il lui fallut prendre la cuillère et ouvrit le pot pour se rappeler. Cela avait un gout différent, plus naturel, plus "vrai", plus authentique. Comme si le fait de faire soi-même rendait forcément la qualité meilleure. “ J'aime quand la brioche n'est pas uniforme. C'est plus agréable. ” Qu'elle dit en coupant un morceau. Elle était curieuse de savoir comment Soyle s'y était prise pour faire cette confiture. Où avait-elle trouvé les fruits ? Le sucre ? Pourquoi ces fruits ? S'intéresser aux choses les plus simples lui était moins difficile que pour ses parents, ou ses frères. Le deuil, c'était trop complexe pour sa petite tête. “ Vous... ” Tout à coup, quelque chose fit "clic" dans son esprit. L'avait-elle vouvoyé tout le long ? Depuis le début de cette conversation ? Elle se rappela qu'à un moment donné, elles en étaient passées au tutoiement. Et elle choisit de faire l'effort de reprendre cette habitude... pour... elle ne savait pas trop. Elle voulait juste essayer. “ Fais-tu de la confiture avec d'autres produits que les griottes ? ” Ce n'était pas tellement la question qu'elle avait eu en tête. Mais ce n'était pas trop éloigné quand-même. Cela pouvait lancer un sujet de conversation. Quelque part. Peut-être. “ Ma mère les faisait à la rhubarbe. ” Familier, mais pas tellement. N'était-ce pas pour cette raison qu'elle était venue en même temps ? Parce que Soyle lui rappelait sa mère... un peu.

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MessageSujet: Re: L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) L’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. (Soyle) Empty

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