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Brotherhood | Ares

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Ares Zabini

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MessageSujet: Re: Brotherhood | Ares Brotherhood | Ares - Page 2 EmptyVen 22 Jan 2021 - 18:25

« Si je commençais par te botter les fesses sur un terrain de Quidditch, champion» dis-je en rigolant. Mon visage retrouvant ce sourire qu’il avait perdu depuis de si nombreux jours. Lui botter les fesses. Par Merlin ce que j’aimerais lui botter ces fesses si rebondis, si parfaites que j’ai, tant de fois, secrètement admiré sous la douche ou de notre dortoir. En disant cela, je repense à notre dernier match de Quidditch à Poudlard et à cette longue douche qu’on a partagé. Je le revois sortir tel Apollon de la douche et mon regard se poser sur son fessier avant ma main. C’était la dernière fois que je lui avais botté les fesses. Revivant pleinement ce souvenir, j’offre à mon frère de cœur, le plus beau des sourires. Un sourire qui s’estompe légèrement lorsque sa voix me sort de ma rêverie. « Je suis ton homme Zabini» . Cette phrase résonne dans mon oreille et dans mon cœur. Mon homme, s’il seulement il pouvait être mon homme. Je sais qu’il est mon seul antidote. Le seul capable de me rendre pleinement heureux, de me rendre entier. Pourquoi, ne peut-il pas être mon homme ? Sois-mon homme, c’est ce que j’ai envie de lui dire mais je me compte d’un silence et d’attraper la main qu’il me tend pour l’aider à se relever. Profitant pendant quelques secondes encore de ce nouveau contact physique entre nous. Puis il se tient droit devant moi, à quelques centimètres de moi. Je me mords la lèvre inférieure pour me retenir de l’embrasser à nouveau, comme dans la salle de bain. Avec son regard de tueur, il me dit avec l’arrogance qu’il le caractérise autant qu’elle m’attire « Tu sais pertinemment, que je ne vais te laisser aucune chance ? Je laisse échapper un petit rire avant de lui taper sur l’épaule en rétorquant. « ça tombe bien, tu sais pertinemment que je n’ai jamais eu besoin de chance ! » En disant ça, je m’étais approché encore plus près de lui. Nos labiales n’étant qu’à quelques millimètres les unes des autres et je dois me retenir de tout mon souffle pour ne pas l’embrasser à nouveau. Je me recule avant de céder à la tentation. Il se retourne et part chercher son sac de voyage. Apparemment, il avait tout prévu. Je l’observe fouiller dans son sac à la recherche de ses affaires de Quidditch. Je souris. Je pourrais tellement m’habituer à sa présence ici, tous les jours. Devrais-je jouer le déprimé pendant des mois pour le retenir ? Si tel était le prix à payer, j’étais prêt à allonger ma peine durant des mois.

« Tu vas me faire le plaisir, d’enfiler des protections, Budd’. » me dit-il en me tendant tout l’attirail du parfait batteur que je m’empressa de revêtir. Casque sur le visage, protèges genoux, tibias, poignets... j’étais fin prêt. Il ne me manquait qu’une chose, une batte. Un bon moyen d’évacuer toute cette rage que j’ai en moi. « Destiné à ce que je t’écrase ? » me demanda-t-il en m’attirant contre lui pour que nous transplannions ensemble. Durant ce voyage cosmique, j’étais blotti dans ses bras musclé. On pouvait dire en quelque sorte qu’il m’écrasait mais ce n’était pas pour me déplaire. Une fois arrivée sur le lieu du match, alors qu’il s’employait à dissimuler l’endroit, je m’assis sur le sol quelques minutes pour retrouver mes esprits. Je ne me sentais pas très bien. Etait-ce la candeur de ces bras qui m’avait étourdi ? Ou était-ce le transplannage après tout cet alcool que j’avais ingurgité. ?

Je m’empare du balai qu’il a jeté à côté de moi et le regarde faire craquer ses muscles en souriant. Certaines veilles habitudes n’ont donc pas changé et ça me plait. « - Direct dans les airs ? Ou une frappe d’entraînement, sur le sol ? » en guise de réponse, j’attrape une batte puis j’enfourne mon balai pour m’élancer dans les airs. Je sens un frisson me parcourir tout le corps. Cela faisait combien d’année que je n’avais pas monté un balai. Dans les airs je repère un cognard à plusieurs centaines de mètres. Je laisse échapper un rire puis cri à destination de mon partenaire « Le boucher vert, dépêche toi de me rejoindre, ou prépare toi à recevoir un cognard en pleine figure avant même d’avoir quitté le sol ! » Lorsque j’ai fini de parler, j’incline le manche de mon balai vers moi pour piquer dans les airs et m’approcher de ce cognard qui vole au dessus de moi. Prêt à montrer à mon ami, à quel point je sais encore tirer. Mais s’il se dépêche, je suis prêt à faire jongler le cognard entre nos deux battes, comme au bon vieux temps.
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Isaac Wellington

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MessageSujet: Re: Brotherhood | Ares Brotherhood | Ares - Page 2 EmptySam 23 Jan 2021 - 23:29

Mais, c’est qu’il me cherche en plus ?
Comment ose-t-il ?
Comment ose-t-il seulement me défier, moi, le Boucher Vert ?

Il est mon meilleur ami. Mon jumeau. Et il me connait. Il sait que mon égo démesuré n’a de cesse d’être encensé dès lors que je pénètre sur un terrain de Quidditch ou que l’on tente de m’affronter. Comme il est présentement en train de le faire. Par des mots. Ou plutôt une affirmation, qui me fait éclater de rire. Me botter les fesses ? J’attends de voir.

- Laisse-moi rire, Zabini. C’est moi et moi seul, qui vais te botter les fesses. Continue-je en riant, bien déterminé à lui faire mordre le gazon ou quelque chose d’autre, selon le terrain que j’aurais choisi.

Je ne vais pas lui laisser l’ombre d’une échappatoire. Même si je suis là en tant que soutien moral mais surtout physique, je n’en reste pas moins celui qui le comprend au mieux. Je connais son cheminement de pensée et comment il peut fonctionner. L’ayant « aimé » depuis que je me suis assis à la grande table de la Grande Salle après ma répartition et qu’il est venu tout naturellement me rejoindre. Comme une évidence, où mon regard bleu clair a rencontré les prunelles sombres de l’être au sang le plus pur que j’ai croisé dans ma prime jeunesse. J’ai su et facilement en plus, qu’il allait être mon meilleur ami. Mon autre facette. Me connaissant par cœur, il fait partie de mon existence et si un jour, on vient à me l’ôter, je ne sais pas comment je réagirais. J’ai d’ailleurs bien cru que l’Enfer dans lequel je l’ai sorti, allait me le bouffer. Entièrement. Réduire à néant, la volonté d’Ares Zabini. Moi, Isaac Wellington, je ne peux décemment le supporter.

Alors, c’est tout naturellement que je suis venu pour l’extirper d’une Mélancolie qui était en train de le consumer, lui proposant quelque chose qui fait écho à son souvenir d’ancien Batteur de Serpentard. Quelque chose qui nous a toujours rapprochés et qui fait partie de nos tripes. D’où ce fait, que sur un ton bravache, il tente de me montrer de quoi il peut être capable. Mais meilleur ami ou pas meilleur ami, je vais le pulvériser.

- Il va falloir pousser ton curseur de chance au maximum, mon cher ami. Le Boucher Vert, va te dépecer et ce ne sera pas beau à voir. Crois-moi. Je suis à moitié sérieux, mais quand même. C’est le petit mot que j’adresse généralement à mes adversaires avant d’entrer sur le terrain.

Et autant dire que ça gonfle ma jauge de violence, lorsque je vois certaines de leurs réactions.
Mais celle d’Ares, elle me fait froncer les sourcils, avant d’avoir un large sourire carnassier à quelques millimètres de ses labiales. Or, je veux retrouver ce booste de puissance et d’adrénaline quand on jouait tous les deux. Quand on était ensemble sur le terrain. C’est ça, qui me manque à l’heure d’aujourd’hui, ayant du mal à trouver une connivence avec l’autre Batteur de mon équipe. Et, ça, ça me fait chier. Relativement chier. Pourquoi Ares Zabini a-t-il embrassé une carrière d’antidotiste plutôt qu’une carrière de Batteur, où il était sensiblement doué ? Au fond de moi, je lui en ai toujours voulu mais je ne le lui ai jamais dit. Et parfois, ça bouffe mon jeu sans que je ne m’en aperçoive.

Dans un transplanage où je le garde contre moi, je me destine à le mettre plus bas que terre, sur ce terrain vague où nous venons de poser nos deux énormes statures. Avec un geste fluide de ma baguette, je nous cache au regard du monde et me prépare à enfourcher mon balai. Tout en ayant manifesté une attention particulière à mes articulations, que je prends plaisir à faire craquer. Certaines blessures me font toujours mal, me rendant compte par moments que mon corps ne peut plus encaisser comme auparavant. Cependant, je me plais à pousser mon corps et mon mental dans leurs retranchements les plus profonds. Repoussant cette échéance atroce, où je vais devoir m’arrêter. Arrêter ce pour quoi je suis fait.

Tout à mes pensées parasites, je vois mon double décoller comme auparavant. Satisfait, j’éclate de rire suite à cette vision qu’il vient de m’octroyer. Mon regard bleu clair le contemple un court instant, avant de m’emparer de mon précieux balai et de le rejoindre, là-haut dans les airs. Ma précieuse batte étant armée dans ma main gauche, celle qui ordonne et qui frappe. J’entends un sifflement sournois à quelques centimètres de mon côté droit. Un Cognard ensorcelé qui ne se prive pas de me courser et que je renvoie directement sur mon ancien coéquipier de Serpentard. Étant assez agile pour tenir sur un balai sans les mains, j’administre toute ma force dans une seule frappe avec mes deux mains, posées sur le manche en bois. Il va déguster, s’il n’évite pas.

- Avec tout mon amour, ZABINI ! J’éclate de rire quand je vois l’énorme boule noire filer en direction de mon meilleur ami. Je sais déjà quoi mettre sur ton épitaphe.

Que je suis « gentil ».
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MessageSujet: Re: Brotherhood | Ares Brotherhood | Ares - Page 2 EmptyLun 22 Fév 2021 - 15:23

Isaac.
« Arès »

Pour me sortir de mon désespoir, jouer au quidditch était une très bonne idée. Si on était devenus meilleurs amis dès l’instant où on s’était assis l’un à côté de l’autre dans la grande salle, c’était bien notre binôme de batteur qui avait crée entre nous cette complicité extrême, cette connivence suprême. C’était par le quidditch que nous étions devenus le double de l’autre avant de le graver dans notre chair par un pacte de sang. En retournant sur un terrain de quidditch avec lui, je retrouvais toute une partie de mon âme, je guérissais mon âme. Par Salazar Serpentard, ce qu’il aurait pu faire un bon antidotiste. Que j’aurais aimé qu’il devienne antidosite et qu’il soit avec moi à l’ESM puis à Sainte Mangouste J’airais aimé le garder auprès de moi jours et nuits comme à Poudlard.

Dans les airs, je me sentais léger, libéré. Je renaissais. Presqu’autant qu’à cet instant où il avait posé ses lèvre si douces sur les miennes. Du bout de la langue, je caressais mes lèvres pour lutter contre le froid et pour goûter encore un peu le goût de ses lèvres. Je le regardais au sol continuer à faire craquer ses muscles comme il le faisait tout le temps avant chaque match. Un spectacle que j’avais toujours aimé apprécié. Il faut dire que niveau muscle, le célèbre joueur n’était pas en reste. « Tu te fais désirer, starlette ? » lui dis-je en faisant des looping dans les airs en attendant qu’il daigne me rejoindre dans les airs. A peine s’élève-t-il dans le ciel que déjà je lui envoie un premier cognard. Comme on le faisait à l’époque sur les autres élèves. Combien de joueurs avions nous mis hors-jeux alors qu’ils avaient à peine enfourchés leurs balais ? En frappant avec rage dans ce cognard, je sentais une partie de toute cette haine, toute cette tristesse qui me rongeait s’évaporer. Le cognard fonce droit sur lui, mais évidemment le célèbre joueur l’évite avec une prestance indécente et le renvoie directement à son envoyeur avec une frappe des deux mains. «Tu peux pas t’empêcher de crâner hein ? » lui demandais-je alors que la balle s’approchait de moi à grande vitesse tout en pouffant de rire. « Avec tout mon amour, ZABINI » crie-t-il en même temps. Des mots qui font accélérer les battements de mon cœur. Son amour, pourrait comme ce cognard me tuer. « Je sais déjà quoi mettre sur ton épitaphe. » .

1- 2 Cette déclaration d’amour me déstabilise et le cognard me frappe en plein visage. Je tombe de mon balai. Espérons qu’un petit bouche à bouche me réveillera.
3- Il veut jouer les vedettes ? Et bien moi aussi. Alors que le cognard arrive droit sur mon visage, je fais une pirouette sur mon balai et l’évite. La balle poursuit son chemin. « N’oublie pas que c’est moi qui t’ai tout appris Wellington ! »
4- Je frappe dedans avec une force encore plus impressionnante que celle de mon « adversaire ». Il à intérêt à éviter ce cognard, s’il ne veut pas abîmer sa belle-gueule. « Je ne sais pas si tu seras toujours aussi célèbre quand tu auras une face de troll, beau-gosse ! »
5- 6 J’évite le cognard, puis part à sa pousuite avant de jongler avec ma propre batte avant de m’approcher de mon ami pour jongler avec lui : « Comme au bon vieux temps Buddy ! »



Dernière édition par Ares Zabini le Lun 22 Fév 2021 - 17:50, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Brotherhood | Ares Brotherhood | Ares - Page 2 EmptyLun 22 Fév 2021 - 15:23

Le membre 'Ares Zabini' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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MessageSujet: Re: Brotherhood | Ares Brotherhood | Ares - Page 2 EmptyLun 22 Fév 2021 - 16:19

Ça me fait plaisir de retrouver l’effervescence.
Celle qu’on a partagée tous les deux, durant nos années dans notre Maison commune. A œuvrer au même poste de Batteur, comme un seul géant qui n’est pas fait d’argile. Un Colosse, en symbiose qui a toujours fait en sorte, d’écraser ses adversaires avec des Cognards savamment placés. Une seule pensée uniforme pour deux corps qui ont été bien distincts. C’est ça, qui me manque sur le terrain à l’heure d’aujourd’hui. Une rythmique parfaite orchestrée avec celui que j’appelle et qui est à ce jour : mon meilleur ami. Mon regard bleu clair ayant accroché directement le sien d’une couleur d’onyx pur, lorsqu’il a pris place à côté de moi, à la Grande Salle. Pour ne plus jamais se quitter. Dix-sept ans, d’une Amitié solide et puissante, qui n’a souffert d’aucun tourment. Sauf celui, de voir Ares Zabini en proie à ses propres Démons. Démons, que je m’emploie rapidement à vaincre, par un match improvisé de Quidditch.

Ça le ranime.
Il reprend vie. Un nouveau souffle dans le corps de l’Antidotiste, qui fait plaisir à voir.
Il a retrouvé cette âme, que j’affectionne tant. Et sa provocation aussi.
Si j’en perçois toutes les subtilités par ce surnom, qu’il ose me donner.
Starlette ? Sérieusement, pour qui il se prend ?

- Pour qui tu me prends, Zabini ? Le questionne-je en ricanant, tandis que je le rejoins dans les airs et qu’il m’offre mon premier Cognard. Tu ne perds pas de temps, à ce que je vois ! Ça me plait, ça. Grogne-je, l’esprit de compétition me brûlant les veines. Faisant bouillonner mon sang.

Si mon partenaire de jeu, croit m’avoir aussi facilement, il se trompe lourdement. Je connais sa tactique comme s’il jouait toujours avec moi. On a commencé nos parties de Quidditch, toujours ainsi, à ne pas laisser l’équipe adverse se reposer. Frappant les premiers : l’avantage se trouvant dans cette allonge. C’est comme ça, qu’on fonctionne dans ce sport. Qui repose à la fois sur les stratèges et sur cette violence, que j’octroie à tous mes antagonistes. Là, Ares Zabini, semble me donner l’occasion de lui montrer, que j’ai une véritable raison de crâner. Ne suis-je pas le meilleur de ma génération ? Remportant année après année, le prix du meilleur Batteur, toute équipe confondue.

- Toujours. Lance-je avec un sourire carnassier, assorti d’un sifflement entendu. Mon frère, rit. Je lui rends la pareille, avec tout mon amour, comme je le lui ai spécifié.

Sauf que.
Je n’ai pas prévu la suite.
Pas du tout même.

Mon regard bleu clair s’écarquille sous la surprise, quand je vois avec une certaine appréhension, que mon Cognard a salement fait mouche. Putain, pourquoi, il ne l’a pas évité ? Ce n’est pas comme si c’était la première fois, que je lui mettais une batte entre les mains ? Furieux, tout en fronçant les sourcils, je fonce vers lui pour l’attraper au vol. Quitte à ce que le balai se brise en deux sous la chute, mais pas Ares Zabini, qui, définitivement sonné, se retrouve dans mes bras. Inconscient. Je vois la marque noirâtre du Cognard sur l’une des tempes, et ça m’inquiète. Quand mes coéquipiers se font déstabiliser par les énormes boules noires, je ne réagis pas de la même façon. Ça me fait marrer, d’ordinaire. Mais là, c’est ma faute. Entièrement ma faute. Il était peut-être encore trop fragile, pour encaisser une telle frappe de ma part ? Me mordant, les lèvres avec un sentiment d’impuissance, j’atterris au sol. Le balai de mon meilleur ami : en miettes.

- ARES ! Dis-je en tapotant sur ses joues, pour qu’il reprenne connaissance. Plus fortement, quand je ne vois aucune réaction venant de sa part. Putain, je suis désolé. Moi, qui ne m’excuse pas d’habitude, c’est un exploit.

Il m’inquiète ce grand con, à rester ainsi. Sans « vie ». Soucieux, je le saisis par la nuque, pour le garder dans mes bras, comme la Pietà de Michel Ange, à la différence, je l’espère qu’Ares Zabini n’est pas mort. Tué par l’un de mes abrutis de Cognards. Grognant de mon illustre connerie, et parce que ce corps me fait être soucieux, je lui saisis le visage violemment entre les doigts, pour l’embrasser. A pleine bouche.

Qu’il se réveille.
Merde.
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MessageSujet: Re: Brotherhood | Ares Brotherhood | Ares - Page 2 EmptyLun 22 Fév 2021 - 17:44

«  Avec tout mon amour, ZABINI. Je sais déjà quoi mettre sur ton épitaphe. » .   Les paroles de mon parabataï étaient-elles prémonitoires ? L’heure de ma mort a-t-elle sonnée ? C’est ce que j’ai le temps de penser durant un millième de seconde lorsque la grosse boule noire s’écrase sur mon visage et que je sens du sang couler de mon arcade, de mon nez, de ma bouche.  Ma tête se met à tourner à toute vitesse puis mon corps bascule. Je m’évanouis sonné par le choc ou pétrifié de terreur alors que je sens mon cœur remonter dans ma poitrine pour sortir par ma bouche, tandis que mon corps se dirige à l’exacte opposé : vertigineusement vers le sol.  Je n’ai pas le temps de crier de douleur ou de peur.  Je suis inconscient.  Quelque part entre la vie et la mort. Avant de perdre connaissance, je vois ma vie défiler devant mes yeux. Je revis certains souvenirs. Tous, sont avec lui.  Je le revois s’asseoir à côté de moi à la grande salle et me serrer la main. Je nous revois être sélectionnés ensemble dans l’équipe de quidditch. Je nous revois dormir l’un contre l’autre. Je nous revois faire ce pacte de sang. Je nous revois sous cette douche après notre dernière victoire. Je nous revois nous embrasser dans ma salle de bain.  Puis c’est fini. C’est lui que j’emporte avec moi dans l’autre monde. Ce sont tous ces moments de bonheur que j’emporte avec moi derrière le grand rideau.  C’est son amour que j’emporte avec moi et qui sera un philtre de paix.   A l’instant où mon corps touchera le sol, si je ne l’étais pas déjà, je serai définitivement mort. Tué par mon meilleur ami. Tué de la batte de celui qui était mon frère, mon jumeau, mon double, mon parabataï. Celui qui avait mêlé son sang  au mien en me promettant d’être là pour moi, pour le meilleur et pour le pire, à la vie à la mort, aura eu raison de moi.

Et pourtant, je ne m’écrase pas sur le sol. Ces bras que j’aime temps m’enlacent et me sauvent mais je ne les sens pas. Je reste dans ses bras complètement inanimé. Comme un pantin qu'on aurait pas réussi à enchanter. « ARES » il crie mon nom. J’entends sa voix mais je ne réagis pas. Ses mains tappent sur mon visage déjà figuré mais je ne me réveille pas.  Sa voix se brise de plus en plus alors qu’il crie à nouveau mon nom et s’excuse. « Putain, je suis désolé. »   poursuit-il. Ses excuses ne me réveillent pas plus. Je reste toujours interte, comme un cadavre dans ses bras.   Soudain je sens une sensation de chaleur se poser sur mes lèvres. Un souffle chaud me caresse le visage et les lèvres et m’enivre. Ce sentiment de chaleur s’empare de tout mon corps et je me laisse aller complètement à ce baiser qui m’empêche de sombrer. Au carrefour entre la vie et la mort. Là où, il faut choisir, de partir ou de rester, c'est lui qui me retient. Il ma ramène doucement parmi les vivants. Lorsque ses lèvres quittent les miennes,  tout en serrant du bout des doigts sa main, le souffle très court, je l’appelle sans ouvrir les yeux. « I- s s s- -aa ».  Incapable de finir ma phrase, je  plisse les yeux sous la douleur. J’ai mal terriblement mal au visage.  Je suis incapable de parler plus ou d’ouvrir les yeux.  Je laisse échapper un hurlement  de douleur qui se perd dans un murmure tellement je suis faible. Il m’est impossible de crier et pourtant j’ai mal. J’ai mal à en crever.   « Aiiiiiiiiiiiiiiiiiiii »  Sous mes paupières fermées,  je laisse s’échapper quelques larmes. Des larmes non plus de tristesse mais de douleur cette fois.


Dernière édition par Ares Zabini le Mer 24 Fév 2021 - 22:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Brotherhood | Ares Brotherhood | Ares - Page 2 EmptyMer 24 Fév 2021 - 17:02

Qu’il se réveille.
Merde.

C’est cette litanie qui occupe mes méninges, alors que j’ai plaqué mes lèvres sur les siennes. Dans une tentative de le ranimer, par un baiser désespéré. Je me sens con, d’avoir mis entre ses mains, une batte et des Cognards. Cognards qui se sont retournés contre lui, à défaut que je me les prenne en pleine figure. Ce que j’aurais préféré pour le coup. Parce qu’à la base, c’est moi le professionnel de Quidditch, celui qui sait braver les tempêtes et rendre les coups. Avec toute ma force, et ce, au centuple. C’est moi, qui possède un corps quelque peu meurtri par les rixes violentes dans les airs. Quitte à les garder, pour montrer que je vaux ce statut et que je suis considéré par mes pairs. Je suis reconnu comme étant le Boucher Vert, depuis Poudlard. Et là, je m’en veux de porter ce surnom. D’en être affublé. Mon regard bleu clair embrassant le visage tuméfié de mon meilleur ami. D’Ares Zabini. A qui, j’ai fait atrocement mal. Sans le vouloir pour autant.

Lorsque je crie son prénom, il ne m’entend pas. Lorsque que je commence à lui claquer les joues, il ne se réveille pas. Alors, je n’ai qu’un seul moyen pour le ramener à mon chevet, celui des vivants. Ce baiser, on ne peut plus infortuné et pessimiste, qui signe presque la finitude, de celui qui est mon jumeau. Et qui, possède, une partie de mon cœur. Si ce n’est l’entièreté. Furieux, et ce, toujours contre moi-même et mon illustre connerie, je remarque qu’il m’appelle. Sans pour autant me regarder. Délicatement, je pose mes doigts sur son front et les fait descendre sur ses tempes sanguinolentes, que j’embrasse. Doucement. C’est une sorte de rédemption, d’excuse. Parce que j’ai fait le con. Et, que je m’en veux.

- Je suis désolé, putain. Grogne-je, tout en gardant sa main dans la mienne, constatant qu’il souffre. Par ma faute. Ses larmes ainsi lâchées, me brisent le cœur. Comme une lame chauffée à blanc. Insidieuse et impertinente. Je suis là. Je suis là. Tente-je de le rassurer, tout comme je suis en train de le faire pour moi.

Quel con, je te jure.
Il faut que je le conduise à Sainte-Mangouste, ou à défaut chez lui.
Qu’on le soulage de sa douleur, de ce que je lui ai fait subir, comme un con.

Il y a peu de personnes pour qui je présente, une inquiétude manifeste et un attachement des plus réels. Ares Zabini, fait partie de ces chanceux. Tout comme Carina Hodgens, Vibeke Camran et Gauwain Robards. Si j’en perds un, je crois que je vrille. Je les aime à ma façon, peut-être pas la plus adéquate, ni la plus méritante, mais je les aime. A en crever, si je le pouvais. Grimaçant, je me passe la main dans mes boucles brunes, tentant de bouger précautionneusement mon doppelgänger que j’ai mis à mal avec une putain de frappe. L’une des miennes, tout en puissance. Sans demi-mesure.

- Tu peux te lever ? Je te conduis à Sainte-Mangouste. C’est un ordre formulé sous l’inquiétude grandissante, alors que j’essaie tant bien que mal, de le relever. Sans qu’il n’en souffre.

Quel con, je te jure.
J’en reviens pas.
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MessageSujet: Re: Brotherhood | Ares Brotherhood | Ares - Page 2 EmptyMer 24 Fév 2021 - 23:42

C’était la première fois de ma vie que j’étais frappé en plein visage par un cognard et j’espérais bien que cela serait la dernière car, je peux vous le garantir, ça fait un mal de loup-garou. Petit à petit, je reprends conscience. Le problème c’est que plus je reprends conscience plus je souffre. La douleur se réveillant avec moi. Mon visage me brûle comme si on me jetait un incendio et rien, pas même les baisers d’Isaac sur mes tempes, ne m’apaise. Je l’entends s’excuser, me dire qu’il est là. Je veux lui dire que ce n’est pas grave mais je suis incapable de lui répondre, j’ai trop mal. Beaucoup trop mal. Ces mots ne peuvent pas rivaliser avec mes maux. Je me contente de serrer encore plus fort ma main dans la sienne pour m’apaiser et pour l’apaiser lui. Tu peux te lever ? Je te conduis à Sainte-Mangouste. Sa proposition ne me plaît pas. Pas du tout. Il en est hors de question. Je ne veux pas aller à Sainte-Mangouste. Je ne veux pas que mes collègues me voient comme ça et surtout je ne veux pas que Bulstrode me voie comme ça. Je ne veux pas lui faire ce plaisir, à cette ordure. « no....noooon...nooooon » le supplie-je entre deux sanglots. Dans ma tête, je récite la formule du sortilège du Peynekilleur pour tenter d’arrêter cette souffrance. Cela ne fonctionne pas. Evidemment. Je suis bien trop faible pour jeter un tel sort et je ne touche même pas ma baguette. Si je ne peux pas le faire. Il peut le faire, lui. J’en suis convaincu. Malgré la douleur et le peu de force qu’il me reste, je laisse glisser mon doigt sur son poignet gauche que je caresse pour trouver son entaille et la lui indiquer. Puis, je retire mon doigt pour aller chercher ma propre cicatrice au même endroit. Je me concentre. J’essaye de faire abstraction de la douleur pour ne penser qu’à lui et me connecter à lui. Grâce à notre pacte de sang, nous avons chacun le sang de l’autre qui coule dans nos veines et nous avons lié nos âmes. Cette petite cicatrice nous unit à jamais et nous permet aussi en pensant simplement à l’autre d’entrer en communication. Cela serait parfait pour moi qui n’ai pas la force de parler. « * Il faut que tu me jettes un sortilège de Peynekilleur* » lui dis-je par la pensée lorsque je le sens connecté à moi. S’il se concentre suffisamment il pourra entendre la formule que je lui partage par la pensée et répète plusieurs fois « * Mulcerem Dolor* ». Doucement, sans rompre le lien, j’ouvre les yeux légèrement et plonge mon regard dans le sien pour l’aider à se concentrer et trouver dans ma mémoire le geste approprié que je suis incapable de lui mimer. «* J’ai confiance en toi Budd *» pensais-je pour l’encourager et l’aider à ne faire qu’un avec moi et pouvoir ainsi calmer ma douleur. Connecté à lui, je sentais toute cette haine qu’il avait envers lui même. Je sentais qu’il s’en voulait à en mourir «* Je t’aime Budd *» confessais-je dans mon esprit pour lui faire comprendre que, moi, je ne lui en voulais absolument pas. Voilà qui devrait l’aider à ne faire qu’un avec moi comme je ne faisais qu’un avec lui à cet instant et à aller puiser dans mon âme tout ce qu’il fallait pour tuer ma douleur.
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Isaac Wellington

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L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

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MessageSujet: Re: Brotherhood | Ares Brotherhood | Ares - Page 2 EmptyVen 26 Fév 2021 - 11:04

D’ordinaire Ares Zabini sait contrer mes Cognards.
Du moins aussi longtemps que je m’en souvienne, à Poudlard, il ne s’est pas gêné pour le faire. M’en envoyant en retour avec cette même force, qui a fait notre mythe sur le terrain. Ici, tout semble différent. Je n’ai pas pris en considération son mal-être et peut-être le simple fait que son corps ankylosé et éreinté par la souffrance, a été mis à mal et n’est plus réceptif. Comme avant, en l’occurrence. Je me suis laissé gagner par le frisson du jeu, celui où je suis un Professionnel, connu et reconnu par ses pairs. Craint par d’autres et adulé par certains. C’est ce qui a construit ma renommée et la fait prospérer, quitte à supporter ce surnom non moins héroïque et légendaire de Boucher Vert. Jamais, il n’a été plus véridique qu’aujourd’hui. Malheureusement.

J’ai envie de le conduire à Sainte-Mangouste et qu’on l’y soigne. Restant alors à son chevet, comme une douloureuse pénitence. Jusqu’à ce qu’il aille mieux et que je m’excuse. Réellement. Qu’il entende ces mots distinctement et non plus, présents dans ce brouillard de douleur, que j’ai créée. Et, dont j’ai été le seul décisionnaire. Il me serre étroitement la main, et j’en grimace. Car, le voir ainsi souffrir, me mets hors de moi. Cependant, j’accepte sa requête de ne pas le conduire sur son lieu de travail, bien que je l’aurais fait de force. Mais, sa supplique est déchirante, couplée à ces sanglots qui le sont tout autant. Alors, je m’abstiens. Grognant contre cette hargne, qui pulse dans mes veines, quand on me tente sur le terrain. N’importe lequel, ceci étant dit.

- Promis, promis. Je ne t’y conduirais pas. Sauf, que je n’ai pas d’autre solution qui me vient à l’esprit, en voyant le corps de mon meilleur ami, étendu sous le mien.

Comme s’il peut lire dans mes pensées sombres, il m’offre un contact délicat. Fronçant les sourcils, je reconnais cette marque aisément, ce petit stigmate sur ma peau claire qui traduit notre lien indéfectible et presque irréel. Il en fait de même, avec la sienne. Et, je comprends, ce qu’il veut me signifier. Ce qu’il veut que je fasse avec cette information. Conciliant, et n’ayant pas vraiment le choix quant au processus, je tente de me concentrer. Malgré mon énervement constant et mon inquiétude. Les deux, forment un entrelacs nauséeux au sein de mon esprit, mais, je dois faire abstraction. Sinon, je ne vais pas y arriver et ça me ferait bien chier.

Un Sortilège de Peynekilleur ?
Jusqu’à preuve du contraire, je ne suis pas Médicomage.
Je n’en ai pas les capacités et je doute atrocement.
Priant intérieurement pour que Carina Hodgens, soit présente.
Mais, c’est moi et moi seul qui doit m’y coller.

Je me saisis de ma baguette, lentement, sans pour autant être certain du geste à appliquer. Bien que j’aie pu le voir en pensée et l’assimiler, alors que je ne brille pas dans les sortilèges curatifs. Ma spécialité, reste l’implantation des faux souvenirs. Ses prunelles obscures me scrutent, tentant de me connecter à ce qu’il veut me faire entrevoir par pensée. Ce geste délicat et harmonieux, qu’il va m’être difficile de mimer, sans pour autant me tromper. Sa confiance est une mélopée plus que doucereuse, tandis que je m’exécute. Mettant de côté, cette haine que je peux avoir. Envers moi-même, et ces travers, quelque peu violents.

S’il m’aime ?
J’en suis de moins en moins convaincu, alors que j’estime faire de mon mieux pour réparer son corps et son âme, meurtris. Plus jamais, je n’escompte à faire de match de Quidditch improvisé. Mais, la tentation va être grande.
J’en suis conscient. Plus que conscient.

- Ça va Buddy ? Tu peux te redresser ? Mon questionnement traduit à lui seul, toujours cette inquiétude grandissante et constante. Assieds-toi, je te garde, avec moi. Murmure-je, tout en informulant un Accio, pour attirer à nous, une gourde d’eau. Dont je dévisse le bouchon. Bois.

Au fond de moi, ça me bouffe.
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Ares Zabini

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MessageSujet: Re: Brotherhood | Ares Brotherhood | Ares - Page 2 EmptyVen 26 Fév 2021 - 12:02

Normalement, sur le terrain comme dans la vie, Isaac et moi avions une connexion parfaite. Nous n’avions pas besoin de communiquer pour jouer en symbiose parfaite. Je n’aurais pas dû, je n’aurais jamais dû me prendre son cognard en pleine figure. Il y avait pourtant bien trop de facteurs extérieurs pour rompre cette symbiose. La première, cela faisait des années que nous ne nous entrainions plus ensemble et même que je ne m’entrainais plus du tout alors qu’il s’entrainait jour et nuit. Notre niveau était à présent totalement dissymétrique, un peu comme l’amour qu’on se porte l’un pour l’autre.  Ensuite, mon état actuel. Je suis rongé par le chagrin depuis des jours. Je noie ma peine dans l’alcool pour oublier que j’ai mal. Nous avons été tous les deux stupides de penser que je pourrais éviter un seul cognard du boucher vert. Le seul point positif, c’est qu’en ayant mal au visage, j’oublie à quel point j’ai mal au cœur.

Dans les bras de mon meilleur ami, je me sens bien malgré la douleur atroce qui ressemble à celle du feu de l’enfer. Je serre sa main contre la mienne et je trouve un peu le chemin vers le jardin d’éden. Puis, par nos cicatrices, je me connecte à lui. Je prends possession de son âme et je le laisse prendre possession de la mienne. Lorsque nous faisons qu’un, je le guide pour qu’il me jette ce sortilège du Peynekilleur. Je n’ai pas peur, j’ai totalement confiance en lui.  Je sais qu’il trouvera en moi toutes les ressources pour me sauver. Alors qu’il s’exécute, je sens petit à petit la douleur disparaître pour laisser place à un sentiment divin de sérénité.  Si on fait abstraction de mon visage, toujours défiguré,  c’est comme si ce cognard ne m’avait jamais touché. Je ne ressens aucune douleur. Et me redresse sans aucune difficulté lorsqu’il me demande.   Très vite, il m’intime l’ordre de m’asseoir, et je m’exécute en laissant tomber ma tête sur son épaule.  Lorsqu’il m’ordonne de boire, là aussi, je m’exécute, un sourire aux lèvres. Il est  vraiment mignon à s’occuper de moi comme d’un enfant. Ce côté maternant, lui va bien.  Après avoir bu, je referme la bouteille et dépose un nouveau baiser sur sa joue, juste au coin de ses lèvres.   «Merci Budd. Je savais que tu pouvais y arriver ! » dis-je en caressant à nouveau sa cicatrice. Cette cicatrice qui nous unit à jamais et qui est le plus précieux des cadeaux à mes yeux.  De toutes les cicatrices, qu’il porte sur ce corps abimé par les cognards, elle est sans conteste celle que je préfère «Ne t’inquiète pas, je ne sens absolument plus rien ! Ce sortilège est très puissant.» lui-dis-je en voyant son regard plein d’inquiétude avant de serrer sa main dans la mienne.  Je suis heureux de me dire qu’il m’a sauvé, qu’il m’a soigné. Que notre lien si puissant et indéfectible m’a sauvé. «Mais il faudra qu’on rentre, que je prépare quelques potions pour me soigner complètement. ». D’un geste de la baguette, je fais apparaître un miroir dans lequel je m’observe. Je suis complètement défiguré. Je laisse échapper un fou rire en voyant ma tête qui fait vraiment peur. Je ressemble à un troll.   «C’est qu’il m’a pas loupé le boucher vert ! ».
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