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La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978

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Razvan Vacaresco

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MessageSujet: La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978 La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978 EmptyLun 26 Oct 2020 - 10:19

Les jours se suivaient et avaient tendance à se ressembler. Le travail en hôpital avait parfois tendance à ressembler à une usine, Svetlana s'en rendait désormais sans doute compte à mesure qu'elle travaillait avec lui. La faire accepter en stage pendant un an n'avait pas été compliqué et de toute manière, ça lui faisait plaisir. La slave avait un esprit vif, elle comprenait rapidement ce qu'on lui expliquait. C'était assez plaisant de travailler avec quelqu'un qui avait l'air d'apprécier apprendre. Certains devenaient médicomages pour remplir l'ambition de leurs propres parents. Razvan partait du principe que c'était un métier qui se vivait, pas quelque chose au contraire qui se forçait. Sauver des vies avait son importance, ça ne pouvait pas se forcer. C'était instinctif. Ironique que ce soit ses pensées à lui alors même qu'il se retrouvait à devoir tuer des gens. Russe et roumain étaient assis à l'arrière de l'hôpital, dans une espèce de cour intérieure qui servait parfois aux pauses à ceux qui ne voulaient pas se mettre sur le parvis de l'hôpital.
  « Vous avez l'air de beaucoup apprécier travailler ici » lui dit-il finalement alors qu'il était assit à côté d'elle et que pour une fois, il ne fumait pas, « et vous comprenez vite ». Razvan lui jeta un petit regard pour guetter sa réponse. C'était un compliment qu'il lui faisait et qu'il pensait réellement. Il n'était pas avare en mots gentils ni en quête de reconnaissance mais il savait l'importance de dire les choses lorsqu'elles méritaient d'être entendues. A dire vrai, il n'avait pas proposé ce stage par simple dépit tout au contraire, il désirait donner sa chance à une personne motivée parce que c'était ainsi que naissaient des vocations. Et il ne regrettait pas la proposition. Svetlana avait l'envie d'apprendre, l'envie d'aider, cela découlait naturellement d'une certaine bonté. La jeune femme allait avoir quasiment un an et demi d'initiation à la médicomagie avant de commencer à étudier à l'université. Ce n'était pas négligeable, et cela demeurait un grand avantage pour elle. Il en avait bavé à la faculté et il aurait sans doute apprécié d'avoir eu la même expérience. Mais une vie ne se refaisait pas. Maintenant, il était médicomage, un médicomage convaincu. Et il espérait sincèrement que Svetlana appréhende les choses sous le même prisme que lui. « N'hésitez pas à me dire si vous ne comprenez pas certaines choses » continua-t-il d'un ton tranquille qu'il ne semblait avoir, ces temps-ci, qu'avec elle, « j'ai parfois tendance à oublier que vous partez de zéro ou presque ». Ce n'était pas une critique bien entendu, plutôt une forme d'excuse. Comme tout professionnel, le roumain avait parfois tendance à partir du principe que tout le monde le comprenait dans son jargon scientifique. Et ce n'était pas le cas, bien entendu.

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MessageSujet: Re: La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978 La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978 EmptyJeu 29 Oct 2020 - 14:56

Travailler à Ste Mangouste, ce n’était pas exactement comme elle l’avait imaginé. Plus routinier. Mais pas moins intéressant. Au contraire. Certes, elle avait assisté Razvan sur des tâches très similaires, voire identiques, mais cela lui permettait de bien observer et de reproduire le geste avec davantage de précision. Pour ce métier, il fallait une certaine dextérité, et elle s’en tendait bien compte. De fait, cette routine était, certes pas très excitante, mais très utile.

Ils venaient de terminer les soins sur un vieux sorciers qui avait confondu un élixir revitalisant avec une potion d’enflure. Le pauvre avec gonflé comme un ballon. Heureusement que Svetlana avait un bon contrôle de ses émotions car la situation était assez comique. Assis côtes à côtes sur les marches de l’établissement, donnant sur une petite cour intérieure, Razvan et Lana soufflaient un peu.

Ce fut le roumain qui brise le premier le calme de leur pause. Svetlana posa les mains de part à d’autre de son corps et bascula légèrement en arrière, dépliant ses jambes pour détendre ses muscles. L’un des inconvénients de ce métier : ils étaient sans cesse debout, à arpenter les couloirs, à aller d’un patient à l’autre.

— C’est vrai, dit-elle avec un petit sourire en contemplant le ciel grisâtre.

Oui, elle aimait beaucoup travailler ici. C’était comme être dans un bulle, qui l’empêchait de trop penser à sa situation, sa malédiction, le loyer, l’argent pour l’inscription à l’ESM… Et lorsque Razvan enchaîna rapidement en la complimentant, affirmant qu’elle comprenait vite, Svetlana ne put s’empêcher de se sentir fière. Elle se redressa un peu et afficha un petit sourire.

— Merci.

Lana était vraiment heureuse que Razvan lui dise ce genre de chose, et elle savait qu’il ne disait pas cela à la légère. Elle se demandait encore pourquoi le destin les avait réuni de la sorte. Elle se souvenait encore de cette soirée aux Trois Balais, lorsqu’il était venu pour la ramener chez des parents. De les voir là, aujourd’hui, tous les deux, assis dans cette petite cour de Ste- Mangouste…

— J’ai un bon professeur, finit-elle par rétorquer.

Et elle le pensait. Lana apprenait beaucoup à ses cotés. Et il y avait une certaine tranquillité chez lui qui l’apaisait. Il était attentif, patient, calme. Et encore maintenant, il montrait à quel point il était à l’écoute et désireux de lui apprendre correctement le métier.

Avec un léger sourire, Lana plongea la main dans la large poche de sa blouse de médicomage. La blouse était blanche, comme tout ceux qui travaillaient ici, elle avait même une petite carte épinglée sur son torse avec son prénom et en dessous son statut au sein de l’établissement : « stagiaire ». Elle sortit alors un petit carnet assez épais. De la tranche s’échappait le bord de nombreux feuillets volants. Elle tendait l’objet à son mentor.

— Je note tout, dit-elle en désignant le livre du menton.

A l’intérieur se trouvait de nombreuses notes. Les pages étaient noircies du détail de ses journées, à la manière d’un journal de bord. La date était systématiquement inscrite en haut à droite, puis elle écrivait le déroulé de sa journée, point par point, le type de patient, le syndrome dont il souffrait, la cause, la conséquence, puis le remède. Parfois, il y avait des croquis, encore maladroits. Les feuillets volants étaient des notes qu’elle prenait à coté sur les potions utilisées, sur les maladies, des informations qu’elle piochait dans des manuels qu’elle achetait ou que Lily et Aurora lui apportaient depuis la bibliothèque de l’ESM.

— J’essaie de faire des recherches. De prendre de l’avance. Pour l’instant ça va, on n’a pas eu de cas trop difficile. Et quand je ne comprends pas trop, je note et je fais des recherches.

C’était fatiguant. Entre ça, ses propres recherches sur la malédiction des Vassiliev, et les soirées qu’elle passait de temps à autres au Chaudron Baveur comme serveuse, en extra… du temps libre, elle n’en avait guère cependant, c’était loin d’être une corvée pour elle de travailler sur la médicomagie. Un plaisir. Alors oui, elle avait des cernes, mais jamais elle ne s’était aussi libre et heureuse de sa vie.
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MessageSujet: Re: La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978 La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978 EmptyDim 1 Nov 2020 - 16:46

Les pauses à Sainte Mangouste étaient souvent courtes mais revigorantes. La cour intérieure de l'hôpital des sorciers offrait un calme qui les coupait véritablement de ce qui se passait à l'intérieur, même pendant les temps de crise. Être médicomage était un métier de passion, mais aussi d'endurance. Certains se pensaient capables de supporter la charge psychologique alors qu'ils ne le pouvaient pas. De même, certains pensaient aussi être capable d'encaisser la charge physique. Et ce n'était pas une mince affaire. Ceux qui n'y connaissaient rien s'y essayaient parfois pendant quelques jours avant d'abandonner. Mais la slave assise à côté de lui tenait bon, démontrait même un intérêt ainsi qu'une passion qui étaient particulièrement revigorants. Le compliment qu'elle lui renvoya lui arracha un sourire, le regard perdu un peu plus haut. L'homme baissa ses yeux vers elle lorsqu'elle sortit un épais carnet, surprit. « Vous êtes très pragmatique » répondit-il, surprit alors qu'il ne devrait pas l'être au fond. Razvan le prit pour le feuilleter d'un air intéressé. Il y avait chez Svetlana cette indicible volonté de réussir et de s'en sortir. Peut-être que cette maléfique croyance à propos de sa malédiction constituait un moteur pour elle. A ce sujet, le roumain ne savait toujours pas très bien quoi en penser. Mais si cela aidait la jeune femme à avancer, alors, pourquoi pas ? « Vous devez passer beaucoup de temps en biblitohèque » remarqua l'homme d'un ton pensif, « vous arrivez à vivre, à côté ? Voir vos amis, sortir ? C'est important de garder un contact social dans une branche professionnelle si compliquée à endurer ». Il était particulièrement ironique que ce soit lui qui dise cela alors même qu'il n'avait pas vraiment d'amis ou alors, qu'il les voyait bien peu. De son temps libre, Razvan bouquinait ou s'occupait de sa fille. Des choses banales pour un homme qui aurait dû l'être tout autant. Mais le médicomage avait plus de trente ans, il avait déjà vécu, il était déjà veuf et père. Svetlana sortait à peine de l'adolescence pour sauter dans la vie adulte qui ne l'accueillait pas les bras ouverts. Cela n'était-il pas trop difficile à vivre pour elle ? « Je peux vous donner facilement une demi-journée de repos supplémentaire si vous le souhaitez » lui dit-il en lui tendant son carnet, guettant l'expression de son visage. La slave ne devait pas s'empêcher de vivre. Surtout pas en étant persuadée que sa vie était menacée, potentiellement de façon imminente.

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MessageSujet: Re: La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978 La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978 EmptyJeu 5 Nov 2020 - 14:59

Le regard de Svetlana était fixé sur les mains de Razvan alors qu’il feuilletait son carnet. La jeune femme aimait regarder les mains des gens, cela en disant long sur leur vie. Les mains de son père par exemple étaient belles, lisses, les ongles toujours coupés parfaitement. Petite, elle adorait quand il glissait ses doigts dans ses cheveux puis venait ensuite caresser sa joue. Les gestes de Vladimir Vasilliev pour sa fille étaient toujours très tendres et protecteurs dans la sphère familiale, plus rares en public. Les mains de Razvan étaient, quand à elles, marquaient par le travail, quelques coupures si et là venaient attester de son travail de médicomage, il y avait également quelques cicatrices notamment sur les jointures, comme des poings ayant servis de nombreuses fois. Un homme qui avait travaillé dur dans sa vie.

Le regard de la jeune soviétique glissa sur ses propres mains. Il y a de cela deux ans, elles étaient parfaite, toujours manucurées avec élégance, blanches, douces. Aujourd’hui, ce n’était plus le cas. La peau était abimée par la vaisselle et son travail en tant que serveuse aux Trois Balais mais également par les potions qu’elle utilisait parfois sur les patients, toujours sous la tutelle de Razvan, évidemment. Elles étaient moins parfaite qu’avant et pourtant, elle aimait les voir ainsi. Svetlana faisait quelque chose de sa vie.

Lorsque Razvan lui dit qu’elle était pragmatique, la jeune femme eut un sourire en coin. Oui, elle avait tendance à s’adapter désormais à toute situation pour obtenir le meilleur d’elle-même et arriver à ses fins. Passez beaucoup de temps en bibliothèque ? Beaucoup était peut-être exagéré mais il était vrai qu’elle privilégiait ses recherches. Elle haussa donc les épaules en réponse. Elle le laissa parler sans l’interrompre. Se souciait-il d’elle ?

En reprenant son carnet que lui tendait le médicomage, Svetlana eut un sourire en coin.

— Vous sortez, vous ? Et ne me dites pas que ces choses à sont réservés aux jeunes.

Elle le regarda un instant avec un air espiègle puis son visage prit une expression plus neutre. Elle avait des hauts et des bas, des moments où elle sortait pour profiter de la vie, d’autres où elle s’enfermait dans sa chambre pour continuer ses recherches.

— Vous ne fumez pas aujourd’hui, dit-elle alors comme pour changer de sujet.

Ce n’était pas une question. Juste une constatation. Mais il ne devait pas être dupe. Svetlana se surprit à vouloir aussi prendre une cigarette. Elle n’était pas fumeuse. Bien sûr, elle avait déjà testé, fumant avec quelques camarades dans les recoins cachés du parc de Poudlard pour échapper au regard des professeurs. En soirée aussi, ça lui arrivait. Quand elle avait une baisse d moral aussi, face à ses recherches qui ne donnaient rien. Mais ce n’était pas une habitude. Cependant, quand Razvan avait parlé de « vivre à coté », Lana avait eu une baisse d’humeur, son coeur s’était serré. Vivre…

— Ne vous inquiétez pas pour moi, souffla-t'elle finalement. Ça va. Je me débrouille. C’est le prix de la liberté et de l’instruction.

Lana ne voulait pas de l’aide financière de sa famille. Ni de qui que ce soit. Elle ne voulait pas avoir de dette.
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MessageSujet: Re: La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978 La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978 EmptyMar 17 Nov 2020 - 23:11

Les temps devenaient de plus en plus durs. L'année n'était qu'à la moitié de sa vie, pourtant Razvan avait l'impression que le temps se faisait de plus en plus monocorde. Ou peut-être était-ce simplement le reflet de ce qu'il ressentait dès lors. L'épuisement lié à sa situation professionnelle et personnelle le pesait, mais pas encore suffisamment pour qu'il en vienne à craquer. Au contraire, le roumain mettait du cœur à l'ouvrage et dans son travail, tout comme il mettait du cœur à aider Svetlana. La jolie slave avait encore toute la vie devant elle - il en était persuadé quoiqu'elle dise - et qu'est-ce que cela lui coûtait de l'aider ? Un peu de pédagogie, plus de paroles que son mutisme habituel ne lui permettait pas de façon générale. Elle était heureuse et progressait, elle aimait ce qu'elle faisait. Et quoi de mieux que d'aider une vocation - la même que la sienne - à se développer ? Razvan avait beau devoir tuer des gens, il avait beau devoir les traquer, il restait un médicomage convaincu par la beauté de son métier. Et il était ravi, profondément ravi, que Svetlana en soit convaincue aussi. La jeune femme lui renvoya la question sur les sorties et le roumain souri gentiment. « Je boxe, à dire vrai » l'informa-t-il en montrant les jointures bleuies de ses mains qu'il ne soignait jamais, « c'est nécessaire de faire du sport dans un métier où la charge mentale est si lourde à porter, vous ne croyez pas ? ». Razvan détourna son regard du teint de porcelaine de la russe avant de lever les yeux vers le ciel : « Vous n'avez pas encore assisté à des cas épouvantables mais si vous devenez médicomage, cela arrivera et ça vous pèsera. Expier la charge de la douleur que vous avez vu dans la journée, c'est primordial ». L'homme avait toujours la manie de délivrer certains conseils lorsqu'il savait qu'ils étaient terriblement avisés. Et s'il boxait surtout pour oublier les meurtres qu'il commettait - ou bien plutôt, pour se punir de ceux-ci - fut un temps où il allait également se défouler, lorsqu'il n'avait rien à se reprocher. Comme médicomage, l'on sauvait des vies, oui. Mais parfois également, on ratait le coche. « Quand j'étais plus jeune et que j'exerçais en Roumanie, j'ai vu un gamin mourir » lui confia-t-il d'une voix égale, « je crois qu'il avait une quinzaine d'années. Je me suis persuadé que j'aurais pu le sauver et ça m'a rongé pendant des mois. Je n'osais même plus regarder sa mère dans les yeux quand je la croisais. En réalité avec le recul, je sais que j'aurais pris les mêmes décisions. J'aurais aimé le savoir à l'époque ». Oh que oui, il aurait aimé le savoir, réellement. Plutôt que d'enchaîner les insomnies. De revoir le visage décomposé et en larme de la bonne femme lorsqu'il lui avait annoncé la nouvelle. Plutôt que de se rappeler du teint blafard du gamin sur la table qui l'avait vu mourir. Razvan aurait préféré savoir qu'il n'y avait eu rien à faire. Mais se torturer pour certaines choses, c'était apparemment inné chez lui.

Un léger silence, non pesant, s'éternisa un peu avant que sa stagiaire ne le brise doucement. La constatation de la jeune femme lui fit pensivement hocher la tête et Razvan se fendit d'une dose d'humour : « Bonne résolution de l'année, j'essaie de me calmer là-dessus ». Ce n'était pas vrai, seulement une boutade. Mais pour l'heure, il n'avait pas envie de fumer. Et il ne voulait pas qu'elle s'imprègne passivement de la fumée qu'il recracherait de ses poumons, ce n'était pas bon. S'empoisonner lui, oui, l'empoisonner par défaut, hors de question. Le trentenaire vit bien que Svetlana ne voulait pas répondre à la question de la vie "à côté" et il n'insista pas. Ce n'était pas dans son caractère de foncer comme un bœuf dans le tas et de tourmenter les âmes qui vivaient près de lui.


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MessageSujet: Re: La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978 La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978 EmptySam 26 Déc 2020 - 12:46

Apprendre que Razvan pratiquait la boxe fut une surprise. Elle comprenait la nécessité du sport, aussi hocha-t’elle la tête, approuvant ses dires. Cependant, était-il nécessaire de se lancer dans une pratique aussi violente ? Cela ne lui rappelait-il pas la violence des mangemorts ? Si Lana aurait pu choisir un sport, cela aurait été la course ou le Quidditch. Cela faisait une éternité qu’elle n’était pas montée sur un balai et elle se rendit compte que cela lui manquait : les entrainements, les matchs à Poudlard… Mais il y avait autre chose qui lui vidait l’esprit. « Moi c’est la violon. La musique me permet de m’évader, de me créer un monde, une bulle dans laquelle je peux me réfugier. » C’était une nécessité pour elle, d’autant plus aujourd’hui. Elle en faisait tous les jours. Et si elle n’avait pas encore vu de cas grave, comme le disait Razvan, la mort rodait suffisamment près d’elle pour qu’elle cesse de l’effrayer. Et puis, il y avait eu ces corps, lors de la clôture du festival.

Svetlana écouta l’histoire de Razvan avec une grande attention. Elle se sentait honorée de sa confiance. Cela lui permettait également de garder espoir. Le monde ne peut pas être entièrement noir ou entièrement blanc. Elle l’avait compris aujourd’hui et c’est pourquoi elle ne souhaitait pas s’engager dans cette guerre. Ne pas choisir de camp. Juste soigner les gens, quel qu’ils soient. Ne pas connaitre leur passé, leur présent, leurs pensées, leur allégeance.

Elle sourit lorsque son mentor parla de bonne résolution, avec cette note d’humour dans la voix. Elle-même s’était déjà laissée allée à quelques bouffées de nicotine, notamment pendant le festival. Il n’y avait pas que de la nicotine d’ailleurs. Ce n’était qu’occasionnel, lors des soirées qu’elle s’accordait de temps à autres. Trop rarement peut-être. Lana se mit alors à sérieusement réfléchir à l’idée de Razvan, de prendre plus de temps pour elle, pour profiter, pour vivre. Cependant, elle avait peur d’y prendre goût, de s’attacher à un espoir qui serait peut-être vain.

Alors qu’un doux silence s’installait, Lana poussa un petit sourire. « Qu’est-ce que vous feriez-vous, si vous vous saviez condamnée ? Est-ce que vous profiteriez de chaque instant de la vie, profiteriez de vos proches, de vos amis ? Ou bien est-ce que vous vous éloigneriez, pour ne pas les faire souffrir ?  »

Le coeur de Lana était déchiré entre ses deux options. Elle avait même envisagé de quitter le pays, sans prévenir, pour se réfugier dans un endroit perdu. Ne plus donner de nouvelles.
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MessageSujet: Re: La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978 La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978 EmptyDim 27 Déc 2020 - 19:02

Razvan avait l'apparence d'un homme dur d'Europe de l'Est alors que son caractère le présentait plutôt comme quelqu'un de particulièrement doux et patient. Alors bien entendu, les gens s'attendaient rarement à ce qu'il se laisse aller ainsi à la violence. Pourtant, pourtant, ainsi qu'il en était lui-même venu à la conclusion, il valait mieux qu'il se retrouve à boxer des types dans une cave qui voulaient exactement cela, plutôt qu'il explose en raison d'un trop-plein de ressentiments que son métier provoquerait nécessairement. Ses mains guérisseuses se laissaient donc aller à blesser d'autres personnes, triste paradoxe qui se retrouvait également dans ses activités de mangemort. Mais parfois, l'homme adoucissait les angles. Il avait adouci les angles avec Svetlana, lui avait offert des conseils et un soutien qui aiderait tout le monde à aller mieux. Aplanir la relation tendue avec sa famille ne saurait que l'aider à avancer. Et il gageait maintenant que c'était vrai. Certes elle ne pouvait suivre réellement d'études, certes elle ne pouvait pas avoir la vie rêvée d'une étudiante. Mais ça, malheureusement, il n'y était pour rien. Svetlana avait fait des choix qui l'avaient conduit à cette situation. Si lui pouvait l'aider à aller mieux, alors il le ferait volontiers. Aider les autres, voilà quelque chose qui l'animait. Et comme aider les autres était sa tasse de thé, les écouter l'était tout autant. Razvan était une éponge d'empathie ce qui était foutrement dangereux lorsqu'on exerçait un métier tel que la médicomagie. Mais voilà, ce défaut pouvait aussi être une qualité, il l'avait découvert à ses propres dépends. « La musique a cet effet pour beaucoup de monde » répondit-il d'une voix douce, « et c'est assurément meilleur pour vos phalanges que de frapper un sac de boxe ». Et pas qu'un sac, d'ailleurs... Mais autant ne pas le préciser, ce devait être assez évident pour ne pas l'être. « Vous avez appris à jouer dans l'enfance ? » demanda-t-il tranquillement. Razvan n'avait jamais été très porté sur les arts, pour la simple et bonne raison qu'il trouvait souvent cela particulièrement inutile. C'était assez dommage, puisque l'homme avait été gratifié de la nature d'un grand talent pour dessiner les paysages. Les coups de crayon du roumain étaient néanmoins particulièrement nerveux et sanguins, pas au goût de tout le monde et certainement pas du sien. Devant l'inutilité de la chose, il avait arrêté depuis bien longtemps de faire cela.

Les conversations avec la jeune femme avaient toujours eu ce quelque chose de particulièrement naturel qu'il ne s'expliquait pas. Le roumain la laissait venir, les mots sortaient sans que ni l'un, ni l'autre, ne se force à quoi que ce soit. Svetlana avait la conversation facile, là où Razvan était généralement un mur. Mais pas avec elle. Peut-être était-ce parce qu'il s'en sentait responsable, d'autant plus maintenant qu'il s'occupait d'elle pour la former à être la future médicomage de demain. La question de la soviétique le prit de court et il prit son temps pour la digérer en levant son regard noir vers le ciel. Un léger vent commençait à faire voler ses mèches sombres. « C'est une question que vous vous posez » devina-t-il alors qu'il croisait ses mains devant lui. Razvan lui avait déjà dit ce qu'il pensait de cette prétendue malédiction des Vassiliev sans pourtant avoir l'intention de revenir dessus. Cette histoire tourmentait la jeune femme et il ne comptait pas l'enfoncer dans son négatif avis personnel. « Je ne pense pas que s'éloigner soit une solution » répondit-il d'un ton qui laissait entendre son grand pragmatisme, « vous vous feriez souffrir et vous feriez souffrir vos proches. Plus, sans doute qu'une fois que... » - Razvan se tut en laissant la phrase en suspend. Il se tourna de côté pour regarder correctement l'étudiante, « peu importent vos croyances sur la mort et la vie » continua-t-il d'un ton tranquille, « vous vous rendrez compte assez tôt en travaillant ici combien la vie des morts subsiste dans la mémoire des vivants ».


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MessageSujet: Re: La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978 La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978 EmptyDim 27 Déc 2020 - 23:13

C’était étrange de se confier à un tel personnage. Razvan n’avait pourtant pas les traits accueillant. Il semblait d’avantage taillé dans le marbre dur et froid. Oh il l’avait tellement impressionnée lorsqu’il était venu la chercher aux Trois Balais. Aujourd’hui, il ne l’effrayait plus. Au contraire, elle avait une confiance quasi aveugle en lui. Certes, il y avait une véritable dualité en lui. Entre le médicomage et le mangemort, l’homme d’apparence froide et au coeur doux, celui qui soigne et qui se blesse. Elle aussi se sentait parfois déchirée entre deux mondes, entre son mépris et son amour pour son père et son frère, entre son envie de vivre sa vie à fond dans la joie et la témérité ou s’effondrer et s’enfoncer dans la tristesse, la mélancolie et la peur, le désir de vivre sa vie, libre, ou celle de rendre son père fier d’elle.

Quand Razvan lui affirma que la musique était plus douce que la boxe, Svetlana lui montra ses mains en guise de réponse, paume tournée vers le haut. A première vue, on ne voyait rien, mais à y regarder de plus près, on pouvait voir des callosités sur la pulpe de ses doigts. Il y avait également quelques traces de cordes, peuvent d’un entrainement récent, intensif. « Je suis presque née avec, » répondit-elle avec un demi-sourire. « Chez les Vassiliev, c'est une tradition de jouer de la musique ou de pratiquer un art. Une parmi tant d’autres… » Une vie de traditions, d’élitisme. En découvrant la malédiction qui pesait sur elle, Svetlana avait à présent un tout autre regard. La famille Vassiliev était centrée sur elle-même, rien d’autre ne comptait que la famille. Dimitri la connaissait mieux que personne, il pouvait deviner ses pensées avec une facilité étonnante. Il fut un temps où elle pensait que personne ne le pourrait à par lui.

Razvan venait de lui prouver qu’elle avait tort. Dès le début, il avait su voir sa détresse, derrière le bar, à Ste Mangouste, au milieu d’un cour… Lentement, elle hocha la tête. Elle écouta son avis avec une grande attention. Eloigner. Souffrir. Elle et ses proches. Puis il se tourna vers elle et Svetlana se sentit sombrer dans le noir obscur de ses yeux. Les obsidienne la fixait avec tranquillité. Étrangement, elle ne se sentit pas soulagée. Malgré tout, elle lui offrit un sourire pour dissimuler ses sombres pensées. « Merci Razvan », souffla-t’elle. Puis elle eut un sourire ironique. « Vous savez que ça signifie que je vais encore rester dans vos pattes un petit moment. » Elle avait besoin de ce trait d’humour. Et en même temps, elle se surprit à vouloir rester à ses cotés. Encore un peu. Elle aurait pu lui dire a quel point elle était reconnaissante, qu’elle aimait ce qu’elle faisait, qu’elle lui était redevable. Cependant, à cet instant, pas besoin de mots. Son regard parlait pour elle.
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Razvan Vacaresco

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MANGEMORT
L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

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| EPOUVANTARD : Sa petite fille torturée.
| PATRONUS : Un chacal doré.
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MessageSujet: Re: La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978 La main tendue | SVETLANA | FLASHBACK MAI 1978 EmptyLun 28 Déc 2020 - 11:38

Les traditions...

Razvan aurait pu dire qu'il ne les aimait pas et qu'il les combattait, mais c'eut été un mensonge. Il avait grandi dans une petite ville de Transylvanie où il fallait les suivre, où il fallait rentrer dans le moule pour ne pas se faire remarquer. On avait par exemple, un enfant après un mariage, certainement pas avant. Et cela torturait de nombreux jeunes gens comme cela l'avait torturé lui à l'époque - bien qu'il ne se soit pas embarrassé d'attendre, soyons honnêtes. Alors oui, les traditions c'était important, il était le premier à le dire. Mais certaines demeuraient lourdes un peu malgré elles, elles étaient parfois douloureuses à suivre pour tout le monde et pouvaient même tuer dans l’œuf certaines choses qui sans ces dernières, se seraient déroulées sans encombres. C'était aussi ce qu'il percevait dans la phrase innocente de Svetlana. La tradition des Vassiliev laissait sa marque sur elle, mentalement et physiquement, en prouvaient ses doigts éprouvés par la pratique intensive d'un instrument qui ne pardonnait pas. « C'est vous qui avez choisi cet instrument ? » lui demanda-t-il, se disant que si elle s'était vue imposer le violon, c'était tout de même terrible pour elle. La tradition, oui. Pas à n'importe quel prix.

Ce "pas à n'importe quel prix" semblait être quelque chose qui hantait la soviétique plus qu'il ne l'aurait imaginé. Svetlana s'empêchait de vivre sans savoir si sa malédiction était réelle et sans savoir si, effectivement, elle allait mourir avant la trentaine. Le pragmatisme de Razvan ne savait pas accepter que l'on limite son reste d'existence en raison de quelques histoires. C'était aussi tout le sens de ce qu'elle lui demandait là. La soviétique était jeune. Elle avait besoin de vivre, pas d'attendre son bourreau comme une âme en peine. Mais sans doute ne voulait-elle pas trop y penser, elle détourna la conversation avec bien peu de subtilité, mais ce n'était pas comme s'il lui en voulait de toute façon. Ce genre de conversations étaient dures à encaisser à cet âge-là. A dix-neuf ans, Razvan était marié, étudiant, habitant un appartement de misère mais qu'il pouvait appeler son chez-lui. Les prises de têtes qui n'avaient pas lieu d'être, il connaissait. Et il ne lui jetterait certainement pas la pierre. « Quelle déception » ironisa-t-il, sachant qu'elle comprendrait tout à fait ce genre d'humour tout soviétique. Il lui fit malgré tout un sincère sourire. Fut un temps où Razvan avait un sens de l'humour bien à lui, un temps aussi où il était moins austère, davantage lui-même, davantage amusant, aussi. La vie et ses obstacles lui avaient enlevé tout cela. Pourquoi Svetlana s'infligerait la même chose ? « Ne changez jamais la personne que vous êtes pour des tourments, Svetlana » lui dit-il d'un ton tranquille, toujours en la regardant, « vous pourriez regretter le changement ». Et il en savait quelque chose. Cette phrase bien simple voulait dire beaucoup de choses. Elle voulait dire qu'à se couper des autres elle changerait nécessairement, par la peur simple de leur faire du mal. Il comprenait ce tempérament altruiste qu'il s'appliquait lui-même. Et il souffrait de cela. Changer pour des choses qui en valaient la peine, oui. Changer pour le reste, c'était bien dommage.


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