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Les derniers ragôts [Isaac]

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Vibeke Camran

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MANGEMORT
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MessageSujet: Les derniers ragôts [Isaac] Les derniers ragôts [Isaac] EmptyJeu 5 Nov 2020 - 14:01

Le temps se faisait plus frais et le mois de novembre annonçait l’approche des fêtes de fin d’année. Vibeke anticipait un peu mais c’était un moment qu’elle attendait. Il était absolument inutile de penser que Darren s’occuperait de ce genre de choses, il n’y était pas tellement intéressé. A vrai dire, le plus souvent, Darren acceptait les invitations d’autres grandes familles qui pourraient vouloir profiter de l’occasion pour se rassembler et pavaner comme ils le voulaient bien souvent tous. Prenez-là pour une sensible mais Vibeke préférait passer ce moment en famille, sa petite famille à elle. Elle voulait rassembler autour d’elle son mari et ses deux enfants, passer de bons moments en leur compagnie à eux tous, offrir quelques beaux présents à ses enfants, comme elle aurait aimé passer ces moments lorsqu’elle avait été à leur place. Elle se retrouvait également grisée par le temps qui se faisait plus frais et ne tarderait sans doute pas à apporter la neige qui lui manquait terriblement par moments. La Norvège lui semblait tellement loin et la jeune femme était bien souvent très tentée d’y retourner. Ce n’était pas forcément ses parents ou son frère qui lui manquaient le plus. Le domaine familiale, les paysages, les habitudes, la langue même bien souvent. Elle n’avait pas le droit de l’utiliser chez eux, Darren s’y opposait. La jeune femme ne tenait donc plus de conversations dans sa langue maternelle même si cela la tentait terriblement.

Dans tous ces petits questionnements secondaires, Vibeke trouvait fort heureusement quelques personnes sûres pour l’accompagner, pour lui tenir compagnie aussi car les journées pouvaient parfois être longues malgré ses deux enfants qui savaient lui donner de l’occupation. Darren travaillait beaucoup et il n’était pas forcément le plus pressé du monde de rentrer chez lui le soir pour y retrouver femme et enfants. Parmi ces personnes, il y avait Isaac. Un mangemort comme elle, un peu plus âgé qu’elle, avec un sacré caractère tout de même, mais ils avaient trouvé on ne sait réellement comment de nombreux intérêts communs. Il lui arrivait assez souvent de le voir lorsque Darren était occupé ailleurs. Son mari prendrait sans doute assez mal qu’elle voit un homme en son absence et surtout chez eux. Les conversations qu’ils pouvaient avoir tous les deux ne seraient de toute façon certainement pas au goût de l’écossais. Vibeke était sans doute celle qui s’impliquait le plus dans les petites pensés romantiques de son ami, recueillant ses confidences, nourrissant avec lui ses espoirs sur le sujet. Elle lui accordait toute sa confiance et espérait qu’il la considère de la même manière.

Ce jour-là elle avait donc proposé à Isaac de la retrouver chez elle dans l’après-midi pour discuter un peu, prendre un thé pourquoi pas, permettant à la jeune mère de ne pas laisser ses enfants sous une autre surveillance que la sienne pour discuter avec Isaac. La scandinave était donc dans le grand salon en pleine lecture d’un conte sorcier, Aigneas sur les genoux et Gowan assis à ses côtés, lorsqu’on avait sonné à l’entrée. Embrassant ses enfants en leur annonçant la fin de la lecture pour cette fois, elle se doutait qu’il s’agissait d’Isaac et si elle laisserait le soin à un elfe de maison d’aller ouvrir elle entendait pourvoir l’accueillir à son tour dans le salon. Sa fille dans ses bras, la jeune femme avait souri à son invité lorsqu’il avait passé la porte.

-Bonjour Isaac, comment vas-tu?

Elle lui fit signe de s’installer à son tour, invitant sa fille à la quitter pour jouer avec son frère dans un autre coin de la pièce. La petite du haut de ses deux ans partis en titubant vers lui, prenant en main une peluche pour se jeter dans le jeu de son grand-frère. Ils avaient été habitués à s’occuper et surtout à ne pas trop perturber les adultes.

-Tu veux boire quelque chose?
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MessageSujet: Re: Les derniers ragôts [Isaac] Les derniers ragôts [Isaac] EmptyDim 8 Nov 2020 - 13:50

Mon entraînement est terminé.
Et pour une fois, je suis réellement satisfait de ce que j’ai pu produire sur le terrain. A croire, que mon entrainement drastique porte ses fruits car je n’ai jamais été autant en forme que ce jour-là. Je remets l’équipement au vestiaire et la batte parfaitement équilibrée que m’a commandé Lachlan. Bien que cette dernière est déjà assez mal en point, vu la rudesse avec laquelle je prétends la manier. Mais, j’y tiens comme à la prunelle de mes yeux et un tel équipement est une joie à avoir entre ses mains, pour un Batteur de ma condition. Mon ami rude est tellement en adéquation avec moi sur ce point, que c’en est réellement inspirant. C’est notamment pour ceci qu’en plus d’être amis sportivement parlant, on est potes de baston. Ça resserre les liens, véritablement.

Je n’ai pas un large potentiel amical, car je ne m’entoure que de peu de personnes. Ares notamment, ce dernier étant un « frère ». Un double. Un jumeau. Qu’il m’est difficile de quitter pour bon nombre de raisons. Et, étrangement, se meut Gauwain au milieu de mes ténèbres et de ma noirceur. Ce jeune étudiant que j’ai sauvé quelquefois d’une mort certaine et envers qui j’ai pu développer une relation quasi fraternelle. A la fois emmerdeur et emmerdant, je l’apprécie tout particulièrement mais, il n’en saura jamais vraiment la vérité. Je n’ai pas pour habitude d’étaler ces « sentiments » au grand jour. Car, ces derniers rendent faibles et avilissent la raison. Or, je n’ai que peu de respect envers la gente féminines, exceptées quelques femmes qui ont toute ma considération. Et, Merlin sait que c’est difficile.

Il y a Carina Hodgens mais c’est tellement complexe qu’il me faut l’aide de Vibeke Camran pour m’en dépêtrer. La scandinave, c’est l’autre femme pour laquelle, j’éprouve une considération non feinte et réelle. Mangemort, tout comme je le suis, elle s’est vue me captiver par sa discrétion et son oreille attentive. J’aime à converser de longues heures avec elle, chose qu’il m’est totalement dérisoire, d’ordinaire. Il n’y a bien qu’avec elle, que je peux m’autoriser ce genre de choses. C’est sa propension à être comme elle est, qui m’a fait avoir cette relation que je considère comme amicale. Elle me connait, comme je la connais. Ce qui peut être parfois assez dérangeant. Mais, je trouve en elle, une personne qui ne juge pas et qui sait distiller toujours de précieux conseils. Et pour cela, je l’en remercie.

Troquant mon habit de Quidditch pour quelque chose de bien plus sobre, je sais qu’aujourd’hui est une date que je juge toujours importante. J’ai reçu, il y a quelques temps, un hibou de mon amie Vibeke me certifiant que je peux venir en ce jour et heure, en sa demeure. C’est une petite habitude que nous avons mais toujours validée par un hibou de sa part, afin qu’elle soit sûre et certaine que son mari ne traîne pas dans les parages. Je n’ai honnêtement pas une grande affection pour Darren, n’appréciant pas cet homme, mais je me garde bien de le certifier à la principale intéressée. Juste, que moins je peux le voir, mieux je peux me porter. Et là, savoir qu’il est absent me comble parfaitement. Sortant de mon appartement, vêtu de quelque chose de moldu –même si je ne les apprécie pas, j’aime assez leur mode-, je me dirige vers une pâtisserie de Camden Town.

J’en ressors avec un petit paquet ourlé d’un nœud vert émeraude, rappelant le blason de Serpentard, mon illustre et ancienne maison. A l’abri des regards, et ce dans une ruelle déserte, je transplane. Il ne me faut que quelques pas pour accéder à la demeure des Camran, à l’heure et avec un présent. Présent, se trouvant sous forme de sucreries que j’estime s’accorder parfaitement avec une tasse de thé. Tapant à la porte du bâtiment, je n’attends que quelques secondes sur le pas de la porte avant qu’un Elfe de Maison daigne m’ouvrir la porte, se mettre sur le côté pour me laisser passer et que je vois enfin la silhouette de Vibeke qui m’accueille. Je lui adresse alors, un large sourire sincère et l’embrasse le front, me penchant doucement. J’aime Vibeke Camran, à ma façon. De cette façon la plus pure et la plus intime qui soit. Celle qui n’est pas tâchée par cette domination que j’ai envers les femmes. Et leur soumission à mon égard.

- Je vais bien oui. Parfaitement, même. Et toi, Vibeke ? Dis-je en tendant mon manteau à la Créature et en prenant place en face d’elle.

Je dépose mon offrande sur la petite table présente entre nous deux, et ne peux m’empêcher d’être à l’aise rapidement. C’est étrange comme être dans ce grand salon, peut être source d’apaisement.

- Une tasse de thé, je veux bien. Avec un soupçon de lait, que je compte accompagner de ces petites gâteries. Dis-je avec un large sourire tout en poussant la petite boite en carton, droit devant elle.
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MessageSujet: Re: Les derniers ragôts [Isaac] Les derniers ragôts [Isaac] EmptyDim 8 Nov 2020 - 18:27

Faire les choses correctement était une volonté très récurrente chez Vibeke. Faire attention à ne pas heurter, ne pas déplaire, ne pas décevoir aussi. On lui avait appris à craindre ces sentiments chez l’autre. Alors même lorsqu’il s’agissait de son mari, un homme qui se souciait bien peu de ces considération, elle espérait lui plaire. Et cela passait aussi pas de petits détails, quitte à se mettre dans des états d’angoisse par moment en appréhendant certains évènements. Les visites d’un ami faisait partie de ces moments. Isaac était un proche à ses yeux. Quelqu’un capable de l’écouter et respecter son avis quand elle osait finalement le livrer, quelqu’un qui savait prendre ses conseils pour ce qu’ils étaient, quelqu’un capable de la penser importante aussi. Elle aussi savait l’écouter, prêter une sincère attention à ce qu’il pouvait lui raconter. Mais l’ennui, le petit détail que Darren saurait désapprouver, c’était le fait qu’elle puisse entretenir de telles conversations franches avec un homme. Chez eux qui plus est. Il ne lui autoriserait sans doute pas une telle visite si elle en faisait la demande. Les deux jeunes gens se voyaient donc presque contraints de se cacher pour se voir. Il n’y avait pourtant aucune mauvaise action dans leurs entrevues. De simples conversations, sans la moindre mauvaise pensé, en tout cas de son côté. Mais Isaac n’avait jamais montré le moindre signe d’autre chose. Ce qui, il faut l’admettre, faisait partie des points qui faisaient qu’elle lui accordait sa confiance.

Prenant du temps avec ses enfants en attendant sa visite, il n’en fut pas moins parfaitement à l’heure. La belle scandinave avait donc laissé ses enfants aller vers d’autres occupations pour la suite. Sa fille encore dans ses bras, elle laisse Isaac l’embrasser sur le front comme à son habitude, petit geste affectueux qu’elle ressentait comme une marque de la tendresse qu’il devait nourrir à son égard. La belle avait bien noté le paquet qu’il portait et y voyait une nouvelle petite attention touchante.

-Je vais bien oui. Parfaitement, même. Et toi, Vibeke ?

Il avait l’air en pleine forme, en effet. Il l’avait prévenu dans son hibou qu’il avait entrainement ce jour-là. Il devait avoir eu de bons moments il semblerait, puisqu’il avait l’air d’excellente humeur. En tout cas Vibeke lui souhaitait. Peu adepte de ce sport, elle lui demandait elle-même rarement des détails. Mais elle lui souhaitait d’être épanoui dans son activité. Et sa bonne humeur faisait plaisir à voir.

-Plutôt bien aussi, je te remercie. Tu as l’air d’une humeur excellente, j’en suis ravie.

Confortablement installés, les deux adultes se faisaient face, les deux plus jeunes un peu plus loin et relativement calmes dans leur jeu. Il étaient habitués à laisser la place aux conversations des adultes. Ce qu’ils pouvaient être adorables ces petits. Et Vibeke pensait sincèrement que ce n’était pas là uniquement son regard attendri de mère.

-Une tasse de thé, je veux bien. Avec un soupçon de lait, que je compte accompagner de ces petites gâteries.

Souriant, il avait avancé vers elle son petit paquet posé sur la table. L’oeil vif et plein de curiosité, Vibeke avait fait signe à l’elfe, sachant qu’il saurait quoi faire des mots entendus. La petite créature s’était rapidement exécuté, sortant de la pièce pour aller se charger du thé. La maîtresse de maison s’était donc occupé des fameuses sucreries, dénouant délicatement pourtant le noeud vert qui les enfermait encore. De belles et certainement savoureuses pâtisseries se trouvaient dedans. De quoi accompagner un thé, en effet, mais aussi faire tomber soudainement un silence sur la pièce, les enfants ayant coupé leur jeu pour observer de loin. Lorsque leur mère le vit, elle eut un rire en faisant signe à Isaac pour lui faire remarquer. Ils n’en perdaient jamais une miette, et lorsqu’il s’agissait de sucreries, c’était pire encore.

-Allez, venez, vous avez de la chance, Isaac a pensé à vous aussi je crois. C’est très gentil à toi, mais tu n’étais pas obligé tu sais?

Sans se faire prier, les deux enfants étaient revenus rapidement vers eux, s’installant sagement autour de la petite table à leur tour, Aigneas à côté de sa mère. L’elfe de maison était revenu avec un plateau bien garni. Du thé, le lait, des assiettes (il avait appris à anticiper et avait remarqué la boîte), et même les petites serviettes qui leur permettrait de ne pas être incommodés.

-Tu peux nous laisser.

Un pop sonore et la créature avait disparu de leur champ de vision. Digne maîtresse de sa maison, Vibeke avait servi son invité, lui déposant une pâtisserie dans une assiette à côté de sa tasse de thé, plaçant même instinctivement les cuillères pour le thé et le gâteau dans l’ordre qui convenait sur la table. Ce fut ensuite au tour de son fils qui n’avait pas oublié ses manières lui non plus.

-Merci Mr Wellington.

Des mots bien vite détournés par son envie face à cette surprise qui lui semblait bien délicieuse. Vibeke pris tout de même le temps de préparer la part de sa fille, lui faisant de petits morceaux qu’elle pourrait manger seule sans risque avant de s’occuper d’elle-même. Une bonne tasse de thé également, une première bouchée du petit présent de son ami, un vrai délice.

-Il sont excellents, merci.

Gardant un oeil attentif sur sa fille qui ne faisait pas encore de bêtises avec ses morceaux de gâteau, semblant en revanche bien apprécier la chose, souriant à se mère sous son regard avant d’engloutir un nouveau morceau. La scandinave avait reposé sa cuillère, ne souhaitant pas se jeter sur ce qui reposait sur son assiette. Pourtant c’était effectivement un délice. Se reposant un peu en arrière dans le canapé, détendue, Vibeke avait donc lancé la conversation.

-Alors dis-moi, qu’est-ce que tu peux me raconter depuis la dernière fois?
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MessageSujet: Re: Les derniers ragôts [Isaac] Les derniers ragôts [Isaac] EmptyMar 10 Nov 2020 - 11:56

Vibeke Camran.
Tout comme Ares, Carina et Gauwain, Vibeke fait partie de ces quelques personnes que j’apprécie tout particulièrement. Je n’ai pas un lot considérable d’accointances mais je me plais à les choisir. Pour certains ou même certaines, je peux prétendre à les « trier » sans que cela ne m’affecte grandement. J’ai pour habitude d’avoir quelques fanatiques de Quidditch qui en viennent à me vouer un culte et pour qui je suis sensiblement un modèle. J’aime à avoir ce pouvoir sur les autres, et les esprits faibles qui en découlent. Mais, cela reste du domaine du fantaisiste et de la célébrité. Il y a cette  facette que je daigne montrer aux uns, ceux qui ne me connaissent pas réellement. Et, il y a les autres, comme Vibeke. Elle est importante à mes yeux et je lui voue un respect inégalé comparé à la gente féminine que j’ai l’habitude d’aborder.

La jeune mère de famille a toute ma considération et je n’en oublie pas ses deux jeunes enfants. Bien que, je n’ai pas réellement d’affinités avec ces petits êtres. Mais, ils sont issus conjointement de Vibeke et de son mari, alors je leur adresse toujours une petite attention plus que polie. Je ne les ai d’ailleurs pas oubliés lors de ma venue dans la boulangerie moldue, en me référant aux goûts sucrés que les enfants peuvent apprécier. Et, je suis assuré de ne pas m’être trompé. Tout en ayant pris place en face de Vibeke, je me délecte de ce sentiment de calme et de soulagement qui m’étreint dès lors que je suis en sa compagnie. Ou plus précisément chez elle. Dans cette demeure, où elle règne telle une maîtresse, veillant sur son mari Darren et ses deux enfants. Pour cela, je l’encourage toujours silencieusement. La jolie slave est cantonnée dans ce rôle qui semble pourtant lui convenir mais dont j’en éprouve un réel ressentiment.

J’aime quand elle me distille ses conseils et qu’elle affiche clairement son point de vue. Or, elle ne le fait qu’en présence restreinte et sûrement pas devant son connard de mari. Parce qu’il la musèle, je n’aime pas vraiment Darren. Il est ce genre de type que je ne préfère pas connaître et qui me donne clairement envie d’user et d’abuser de ma batte pour lui asséner dans le crâne, ma façon de penser et celle de sa femme. Mais, je n’ai rien à dire à ce propos, bien que par moments, j’en crève littéralement d’envie. Tandis que mon regard bleu clair analyse chaque mouvement que fait Vibeke, je remarque qu’en ce qui concerne sa descendance, mes quelques petits présents sucrés ont quelque chose d’attrayant. Ce qui me fait rire, parce que directement, ils nous rejoignent et se mettent autour de la table et plus précisément à côté de leur jolie mère.

- Pour répondre à ta constatation de toute à l’heure, j’ai fait un entraînement pour le moins excellent. Dis-je avec un large sourire, me mettant encore plus à l’aise. Je me suis dit quand même, que ç’aurait été pour le moins inconvenant d’oublier tes deux enfants. J’ai terminé ma tirade par un petit rire pour le moins sincère.

Il n’empêche qu’après cet entraînement où j’ai engagé le plus de force, j’ai faim. C’est avec une joie bien visible sur le visage que je vois les petits gâteaux prendre place sur les assiettes déposées par l’Elfe. Lentement, je prends la petite cuillère assortie et m’empresse d’en couper un petit morceau que je porte à ma bouche. Je n’ai pas pour réelle habitude d’assommer mon corps de sportif avec une dose conséquente de sucre, mais je dois avouer que ça booste. Si Vibeke est plus mesurée quant à ses bouchées, je le suis beaucoup moins et manque de m’étouffer quand le petit garçon de Vibeke vient à me remercier. Je toussote doucement avant de faire passer ma bouchée avec une gorgée de thé. Qui est assez bien venue, cela dit.

- De rien, tu n’as pas à me remercier. Enonce-je avec un large sourire avant de reposer la petite assiette sur la table et de me concentrer sur mon thé. Le risque étant moindre, si je reviens à m’étouffer.

J’acquiesce aux dires de mon interlocutrice quant aux faits que mes petites attentions sont excellentes. Je dois cette découverte à mon voisin purement moldu, que j’ai suivi une fois, par curiosité afin de voir où il pouvait se rendre. En pleine journée, alors qu’il est censé rester chez lui à s’occuper de ses gosses. A croire que les seins rebondis de la mignonne boulangère sont plus attrayants que ses propres enfants, ce qui je dois dire, est un point non négligeable. Je lui ai concédé mon approbation mentale pour le coup, en levant mon pouce visuellement alors que j’étais derrière la vitrine, avec un petit sourire. Depuis cette petite trouvaille le concernant, je crois qu’il m’aime bien.

- Hum. Je fais mine de réfléchir bien que je sais comment aborder le sujet qu’elle me propose. Carina Hodgens. Carina.

Un temps d’arrêt, il faut que je ménage mon suspens quand même.

- Je ne sais plus si je te l’avais dit, mais je l’ai revue à Sainte-Mangouste, en ayant monté un cruel stratagème pour la voir. Faire en sorte d’être empoisonné.

Autant commencer par le commencement non ?
Mais Vibeke ne va peut-être pas apprécier la chose.
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MessageSujet: Re: Les derniers ragôts [Isaac] Les derniers ragôts [Isaac] EmptyMar 10 Nov 2020 - 15:18

Vibeke était une personne très différente dans une situation ou une autre. Isaac aussi. Ils l’avaient remarqué et de son côté à elle c’était ce qui avait beaucoup joué. Elle était une jeune femme réfléchie et pas dénué de malice. Si on lui faisait généralement comprendre que son avis n’était ni demandé ni même purement intéressant, Isaac avait eu dans d’autres circonstance l’occasion de l’entendre et semblait lui accorder du crédit. Une relation de confiance s’était rapidement mise en place entre eux et c’était pour leur plus grand plaisir. Le jeune homme au fort caractère devenait presque doux comme un agneau avec elle. C’était en tout cas son impression. Il était à son aise ici, joyeux, détendu. C’était comme ça qu’il était le mieux. Son attitude avait de quoi donner le sourire à la jeune mère de famille, soulagée elle aussi de ses visites. Il lui permettait de partager un moment convivial franc pour une fois. Elle avait rarement cette occasion avec un autre adulte, une homme qui plus est, et d’un âge proche du sien. Darren fréquentait des personnes généralement plus âgées, comme lui, et surtout on lui demandait presque exclusivement  le silence ou la flatterie. Pas de demande de ce genre entre les deux jeunes gens. Ces visites étaient salutaires pour Vibeke. Elles lui donnaient toujours autant de plaisir.

Il arrivait qu’il ait de petites attentions, autant pour elle que pour ses enfants. Quoi qu’à une époque il n’y en avait encore qu’un. Sa fille était arrivée un peu après. Si Isaac n’avait jamais été spécialement proche d’eux, il avait une petite attention pour eux aussi et c’était suffisant pour leur mère. Aujourd’hui encore, prenant une collation, il avait prévu leur part. Ce qui n’était pas passé inaperçu pour les deux petits qui étaient vite venus rejoindre les adultes. Gowan avait déjà les yeux brillants et le sourire aux lèvres, semblant plus impatient encore que sa petite soeur qui n’était pas moins enjouée. De quoi amuser également Isaac visiblement, démontrant une fois de plus sa bonne humeur.

-Pour répondre à ta constatation de toute à l’heure, j’ai fait un entraînement pour le moins excellent.

Il souriait, semblait détendu, donnant presque l’impulsion à la scandinave de faire de même. Pour une fois elle pouvait se mettre à l’aise aussi, faisant preuve de familiarités non dissimulées avec ses enfants, servant sagement tout ce petit monde dans une bonne humeur générale.

-Je me suis dit quand même, que ç’aurait été pour le moins inconvenant d’oublier tes deux enfants.

Inconvenant peut-être. Mais Vibeke le soupçonnait plus simplement d’avoir eu à coeur de leur faire ce plaisir. Ils n’étaient pas particulièrement liés, c’est vrai. Isaac gardait une forme de distance avec eux que la belle ne lui reprocherait pas.

-Je crois qu’ils apprécient, regarde-moi ces petits gourmands!

Elle s’attendrissait très rapidement face à ses enfants. Certains trouvaient cela assez ridicule dans son entourage. Voire même pour certains inconvenant justement. Nombreux enfants de leur rang n’étaient pas élevés réellement par leurs parents. Gowan avait d’ailleurs été en premier lieu confié aux bons soins d’une autre dans leur maison. Sur les conseils d’Elise pourtant, Vibeke avait finit par reprendre sa place de mère et se découvrait chaque jour un peu plus de joie à prendre cette position. Un choix pas forcément soutenu par tous, à commencer par son mari. Isaac lui ne semblait pas s’en formaliser, restait simplement à distance de toutes ces petites attentions qui l’amusaient même par moments. Le jeune garçon pourtant démontra sa bonne éducation, remerciant chaleureusement leur invité pour son présent. Cela semblait surprendre Isaac qui s’en étouffait avec sa pâtisserie. Il faut dire qu’il la mangeait avec autant d’entrain que les deux plus jeunes.

-De rien, tu n’as pas à me remercier.

Un large sourire sur les lèvres, la bouche encore pleine, le petit garçon semblait absolument ravi pourtant. Il avait vite détourné son attention de celui qui lui avait offert cette délicieuse collation pour poursuivre sa dégustation. C’était un regard reconnaissant pourtant que Vibeke posait sur Isaac en buvant une gorgé de son thé. Rapidement, la jeune femme avait souhaité en savoir plus sur la vie de son ami et des petites nouveautés qu’il avait connu. Curieuse quelque part, elle aimait ces petits échanges simples et assez intimes qu’ils pouvaient avoir.

-Hum. Carina.

Isaac marque un temps d’arrêt, elle aussi, stoppant son geste en allant reposer la tasse sur la table. Carina, c’était toute une histoire. Une histoire triste quelque part, mais une belle histoire. Un sujet que Vibeke aimait bien, même si c’était souvent assez triste. Une belle histoire romantique qui se perdait, qui se manquait, et difficile à rattraper après autant de temps. Que c’était triste…

-Je ne sais plus si je te l’avais dit, mais je l’ai revue à Sainte-Mangouste, en ayant monté un cruel stratagème pour la voir. Faire en sorte d’être empoisonné.

Non seulement il ne lui avait pas dit, mais en plus l’idée était tout à fait étrange dans sa base même. Se faire empoisonner? Mais… c’était une idée bien dangereuse non? Et si ça avait raté? Et si il avait eu un problème? Quelle idée étrange… Vibeke après avoir ouvert de grands yeux avait un air un peu plus pincé, plus sévère.

-Non, tu ne me l’avais pas dit. Tu sais que c’était une idée idiote, n’est-ce pas?.. J’espère que tu n’as plus rien…

Il ne le prendrait sans doute pas mal. Objectivement il devait le savoir, il calculait sa façon de lui dire. Tout comme il devait sentir que sa réaction était plus une forme d’inquiétude qu’autre chose.

-Bon et du coup, ça a marché? Vous avez pu échanger quelques mots?
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Isaac Wellington

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MessageSujet: Re: Les derniers ragôts [Isaac] Les derniers ragôts [Isaac] EmptySam 21 Nov 2020 - 17:27

Je l’aime différemment.
Vibeke Camran , en dehors de son « illustre » mari, fait partie de ce nombre peu flatteur de personnes que je peux supporter en ce monde. J’ai développé avec la jeune femme, une forme de respect basée sur sa discrétion et son jugement. Du moins, sur ses conseils avisés. Ceux qu’elle peut distiller et que j’écoute toujours religieusement. C’est bien pour cela, que je lui accorde tout mon intérêt, vu son importance. Sachant, qu’elle voit une autre facette de ma personnalité. Celle que je ne montre pas vraiment au regard du monde, la plus « effacée ». Mon caractère violent et plus ou moins étrangement retors pour quiconque m’adresse la parole en dehors de mon cercle restreint, est sensiblement différent lorsque je suis en présence de Vibeke. On se comprend et on se complète aussi. Et, j’attends toujours avec une certaine impatience nos échanges, car ils sont toujours constructifs. Bien que l’ombre du mari potentiellement jaloux -s’il me trouve ici-, plane entre nous deux.

Je ne crains nullement Darren, au contraire même. Il m’est totalement indifférent, mais il musèle Vibeke et ça, ça m’emmerde. Car je prends toujours en considération l’avis de la jeune Mangemort et encore plus, lorsque je me suis confié sur l’histoire Carina Hodgens. Elle est bien l’une des seules personnes de mon entourage à être au courant de toute l’histoire. De comment j’ai pu considérer mon ancienne camarade de maisonnée à Poudlard, le silence qui s’en est suivi et l’amour somme toute étrange que je peux lui porter. Il est idéalisé, ayant trop peur que s’il en vient à se réaliser, je perds tout. Toute cette notion d’amour que je ne connais pourtant nullement. A défaut, je préfère fournir un entraînement puissant et savamment placé, évitant de penser à la jeune Médicomage et au fait qu’elle me perturbe, plus qu’elle ne le doit, en vérité.

C’est pour cela, que dans la demeure de mon amie, car je la considère comme telle, je me sens plus léger. Plus tranquille et surtout plus écouté. Et, ça me plait. N’hésitant nullement à faire preuve d’une certaine attention envers les descendants Camran. Qui sont visiblement satisfaits que j’ai pensé à eux deux, vu l’envie de gourmandise qui s’est lue auparavant sur leurs traits. Mais, je reste froid et distant, n’appréciant pas les marmots par habitude. Mais, je dois reconnaitre que ceux de mon interlocutrice sont bien élevés. Et ça, c’est parfait. Toujours en train de dévorer le restant de mon offrande sucrée, j’ai manqué de m’étouffer en observant les bonnes manières de tout ce petit monde, m’offrant alors un miroir de l’Isaac Wellington enfant. Celui éduqué à la dure, par un grand-père acariâtre et obnibulé par sa descendance. Malgré que mon père ait fauté avec une moldue, j’ai dû encaisser sa faute. Quitte à être un enfant irréprochable en la demeure Wellington mais tout au long de ma scolarité entre les murs de Poudlard, n’hésitant pas à défier la sacro-sainte autorité. Yelena Dratsena et une bonne partie des professeurs encore actuels peuvent en témoigner.

- Quand je reviendrais, si tu me le permets bien sûr, je reprendrais des petites pâtisseries au même endroit. Tout le monde a l’air conquis. J’affiche un large sourire, sincère.

Avant de me rembrunir. Subitement. C’est moi-même qui ai abordé le sujet et comment j’ai recontacté la jeune femme, la Médicomage. Pas de la manière la meilleure qui soit. Lorsque je me mets à parler de cette histoire à celle que j’aime comme une véritable amie, je sens qu’elle en est bouleversée et que ça l’attriste. Quelque chose de romantique mais entièrement à sens unique et qui m’a rendu totalement dépendant de Carina Hodgens. Jusqu’à ce jour, où je l’ai revue autour d’un verre et que j’ai avoué ce que j’éprouvais. J’affiche un petit sourire contrit et pris en faute, en voyant l’air revêche et accusateur de ma vis-à-vis, lorsque j’ai explicité mon stratagème pour revoir la jeune femme. Il est vrai que j’aurais pu m’en tirer moins bien et nettement plus en mauvaise santé. Avec du recul, j’ai joué et misé un peu gros, quitte à mettre au placard ma batte et mon statut de joueur célèbre.

- Avec du recul, je l’ai bien compris Vibeke. Ça a failli tout faire foirer d’ailleurs. J’ajoute une légère hésitation, avant de continuer plus pragmatique. Non, je n’ai plus rien. J’ai juste menti sur quelques symptômes. Mais, passons.

Et, c’est là que ça se corse. Je devais devoir lui expliquer cet échange et ce qu’il en est ressorti, remettant en mémoire ce qu’il en est advenu et ce que j’ai dû dire. Lui dire. Reposant tout sur la table, autant ma tasse de thé que mon assiette vide, je me prépare à parler, bien moins à l’aise qu’en ce début d’entrevue. Je toussote légèrement, en me massant la nuque, contraint d’expliquer quelque chose qui me paralyse et dont il est dur de me défaire. J’inspire et expire longuement, avant de prendre la parole, énonçant chaque mot avec précision.

- Malgré mon idiotie quant à la revoir par ce biais, elle m’a donné néanmoins une chance de me revoir. Évoquant notre amitié passée au sein de Poudlard. Ce qui a un peu joué en ma faveur.

Légère pause. Avant de me passer la main sur le visage, anxieux. Je sais pertinemment que Vibeke ne va pas me juger, qu’elle ne va pas être odieuse dans ses propos. Qu’elle va rester cette oreille attentive, que j’aime particulièrement. Cette fois-ci, c’est ma tête que j’enfouis dans mes mains, tout comme je l’ai fait, il y a quelques jours. Lorsque je me suis lancé. Que je lui aie dit. Et, que ça me torture.

Toujours.

- Je le lui ai dit Vibeke. Je le lui ai dit.

Qu’elle ne s’attende pas à une fin romantique.
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Vibeke Camran

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MANGEMORT
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MessageSujet: Re: Les derniers ragôts [Isaac] Les derniers ragôts [Isaac] EmptyDim 22 Nov 2020 - 20:03

Dans le onde dans lequel elle évoluait, les amis se faisaient rares. Les vrais disons. Ceux qui étaient réellement présents en cas de besoin. Ceux qui étaient capable de réagir face à ce que vous pouviez dire ou faire parce qu’ils vous connaissaient parfaitement. Ils étaient d’ailleurs capables de savoir ce qu’il valait mieux éviter de dire ou faire pour ne pas vous blesser ou choquer. Vibeke connaissait quelques personnes qui avaient cette capacité. Et ce n’était pas toujours ceux que l’on espérait. Les plus proches personnes de la scandinave étaient peut-être finalement ceux qui la connaissaient le moins. Ses parents n’avaient bien de cela que le titre, son frère n’avait jamais été ni protecteur ni attentionné à son égard, ou pas sincèrement. Que dire de son mari qui serait bien incapable de vous confier les goûts et les pensés de son épouse? Elle vivait avec lui, près de lui, chaque jours depuis une petite dizaine d’années. Elle avait presque été élevée pour lui plaire. Elle savait elle comment lui plaire et répondre à ses attentes. Darren lui ne se préoccupait pas de ses envies et son avis. Ou alors lorsqu’il ne correspondait pas aux siens pour la faire changer d’avis.

Fort heureusement, la belle avait régulièrement de bons moments, des sortes de coupures dans ces habitudes guindées et quelque part assez anxiogènes. Vibeke avait appris à apprécier les quelques moments de détente avec ses enfants. Elle avait appris à cloisonner sa vie pour pouvoir recevoir ou passer un peu de temps avec des personnes qui savaient la comprendre un peu mieux. Isaac faisait partie de ces personnes. La scandinave savait que le jeune homme ne portait pas une affection particulière pour les enfants. Finalement assez peu de personnes dans son entourage. Il n’avait pourtant jamais eu de geste déplacé, ne s’agaçait pas de leur présence, ne cherchait pas même à les éviter, pensait même à eux au moment de leur apporter une collation. Une très agréable collation pour tout dire. Gowan souriait à s’ouvrir les joues et sa petite soeur en avait jusque sur le bout du nez.

- Quand je reviendrais, si tu me le permets bien sûr, je reprendrais des petites pâtisseries au même endroit. Tout le monde a l’air conquis.

Vibeke eut un petit rire, saisissant une serviette en voyant le visage de sa fille. La mère pris le visage de l’enfant entre ses doigts avec délicatesse, ayant un peu de mal à la détourner de la fin de sa pâtisserie, pour essuyer les tâches sur ses joues et son nez avant de la laisser continuer son gâteau.

-Je crois que tu ne pourras pas te tromper. Il faut admettre que c’est délicieux, tu as fait un très bon choix.

Si les enfants appréciaient largement, elle ne niait pas être elle aussi amatrice. Vibeke n’était pas aussi insensible qu’on aimerait qu’elle le soit en général. Les pâtisseries, les petites attentions, elle y était évidemment particulièrement sensible. Une femme ne pouvait pas résister à ce genre de choses… ou en tout cas pas elle… même si elle ne le montrait pas… ou pas toujours… mais là c’était assez visible.

Mais quoi que puissent être ces petites friandises, elles ne faisaient pas le poids face aux déclarations d’Isaac. Vibeke fut assez perplexe devant ses déclarations. Il avait été jusqu’à s’empoisonner seul pour arriver à la voir, la croiser, lui adresser quelques mots? Quel idée surprenante et terriblement risquée… Faisant preuve d’une grande franchise en sa compagnie, la scandinave ne s’était pas fait prier pour lui signaler.

-Avec du recul, je l’ai bien compris Vibeke. Ça a failli tout faire foirer d’ailleurs.

La belle eut un regard inquiet, un moment de rigidité même, se redressant sur son canapé. Tout faire foirer lorsqu’il était question de poison ce n’était généralement pas une bonne chose et même assez peu simple à rattraper…

-Non, je n’ai plus rien. J’ai juste menti sur quelques symptômes. Mais, passons.

Un regard désapprobateur, les lèvres pincées, Vibeke sentait qu’il avait déjà compris le message. Elle serait sans doute indélicate d’insister plus que cela… Mais quelque chose semblait le préoccuper. Assez pour qu’il repose tout ce qu’il avait entre les mains. Il avait l’air tellement mal à l’aise. Il devait pourtant savoir qu’il pouvait tout lui dire…

-Isaac, tout va bien?

Il était tendu, passait sa main dans sa nique, semblait même éviter son regard. Il en toussotait même. Qu’avait-il encore fait qu’il n’osait pas lui dire? Ou bien était-ce elle? Carina avait-elle dit ou fait quelque chose qui le mettait dans cet état? Consciente de l’importance de cette femme pour son ami, Vibeke restait suspendue aux lèvres du jeune homme.

-Malgré mon idiotie quant à la revoir par ce biais, elle m’a donné néanmoins une chance de me revoir. Évoquant notre amitié passée au sein de Poudlard. Ce qui a un peu joué en ma faveur.

Ils s’étaient donc revus? Vibeke ne le lâchait pas des yeux, ne les fermait même plus, attentive au moindre mot. La belle avait posé son coude sur son genou, venant poser son menton dans la paume de sa main. Une position bien peu digne lui aurait dit son mari. Mais justement, il n’était pas là. Ce n’était pas lui qu’elle écoutait, mais Isaac qui semblait presque se décomposer. Tendue au possible pour en savoir plus, Vibeke avait même glissé l’ongle de son petit doigt entre ses dents, impatiente… Et le voilà qui enfouissait son visage dans ses mains.

-Je le lui ai dit Vibeke. Je le lui ai dit.

Quelle nouvelle! La belle s’était redressé d’un coup, de grands yeux ronds sur le visage. Il avait fini par lâcher le morceau? Il avait osé avouer à cette femme ce qu’il avait toujours pensé d’elle et ressentait encore à son égard? Ils avaient passé de nombreuses discussions à évoquer cette idée, à essayer de lui donner la force de l’avouer à Carina. Et voilà que cela avait fini par arriver? Un sourire s’était sur le visage de Vibeke à l’idée qu’Isaac puisse être enfin libéré de ces sentiments enfouis.

-Tu lui a dit… tout dit? Vraiment? Tu as dit à Carina ce que tu ressentait pour elle?

La jeune femme ressentait une joie soudaine qui finalement après réflexion semblait assez peu appropriée. Isaac ne semblait pas forcément s’en réjouir… Y avait-il autre chose?

-Et qu’est-ce qu’elle a dit? Est-ce que vous allez vous revoir? Oh non ne me dit pas qu’elle a déjà quelqu’un, si? Allez, raconte-moi, s’il te plaît!

La belle scandinave était entre l’excitation et un forme de peur justifiée par la mine anxieuse et tendue d’Isaac. Son coeur battait aussi fort que si il s’agissait d’elle. Il faut dire qu’elle s’était investie dans cette histoire elle aussi.
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