GRYFFONDOR : 14 pt | POUFSOUFFLE : 7 pt | SERDAIGLE : 0 pt | SERPENTARD : 0 pt
Retrouvez l'édition d'octobre de la Gazette des sorciers !
-46%
Le deal à ne pas rater :
Pull de Noël Batman DC Comics
19.99 € 36.99 €
Voir le deal

Partagez

Drôle de façon de se retrouver [Isaac]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Yelena Dratsena

Yelena Dratsena


ORDRE DU PHÉNIX
La meilleure défense, c'est l'attaque

ORDRE DU PHÉNIXLa meilleure défense, c'est l'attaque
| HIBOUX POSTÉS : 167
| AVATARS / CRÉDITS : Sharon Den Adel
| SANG : mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Le corps sans vie de sa mère
| PATRONUS : Un lycaon
| POINTS DE COMPÉTENCE :

Drôle de façon de se retrouver [Isaac] Empty
MessageSujet: Drôle de façon de se retrouver [Isaac] Drôle de façon de se retrouver [Isaac] EmptyLun 9 Nov 2020 - 20:13

Bouger, être active, ne pas rester au même endroit, c’était sans doute ce qu’il fallait faire. Ou plutôt ce dont elle avait besoin. Yelena s’en remettrait forcément, elle avait fait partie de la décision, mais cela ne l’empêchait pas d’avoir besoin d’action. Cette rupture était en soi logique avec leurs situations. Objectivement il ne se passait plus grand chose depuis qu’elle avait changé de poste. Même si les choses auraient pu être différentes. Et dans tout ça, l’école supérieure de magie n’offrait pas une grande activité physique. Les choses se passaient bien, les élèves étaient en soi plus intéressants qu’à Poudlard, Yelena avait l’occasion de mieux creuser ses sujets. Sa vie n’était en soi pas si terrible. Mais ce besoin d’action se faisait pressant. Alors à la suite d’un nouvel entraînement musclé en compagnie de Marius, la slave avait été enchantée de savoir qu’il aurait éventuellement une occasion à lui donner. Il arrivait qu’il organise (indirectement bien sûr, toujours, c’était une évidence) quelques combats du genre bien cachés. Elle faisait de son mieux pour être plutôt régulière en général. Mais déborder parfois un peu des limites de la loi n’était pas exclu d’office. Et ces petits moments de violence et de sueur avaient de quoi la soulager de sa vie bien trop calme loin de ses bêtes.

Ce soir-là elle avait donc un sourire aux lèvres au moment de placer les bandes de cuir sur ses mains. Les cheveux attachés, une tenue souple et proche du corps, simple haut court et un de ses pantalons de travail avec les grands écailleux, les pieds nus sur ce qui était entre le sable et la terre battue, elle sautillait sur place, trop pressée de se lancer. Un homme, comme souvent. Pas un qu’elle connaissait ceci dit. Peu importe. Le résultat serait le même. Ou en tout cas Marius semblait le penser. C’était parfait. Une fois salué, il était temps de se lancer. Pas de règle, pas de limite, l’un d’eux devrait rester au sol. Simple, efficace. Yelena n’avait pas porté le premier coup, en revanche elle l’avait esquivé. Concentrée, les sourcils froncés, elle l’avait rendu rapidement, touchant faiblement un bras de son adversaire. Ils commençaient doucement, toujours, prenaient la température. Un deuxième coup esquivé pour elle, un deuxième touché pour lui. L’arrière de l’épaule, ça pique plus déjà. Allez, ça y est, elle l’a agacé. Les choses vont devenir intéressantes. Il esquive un coup à son tour, elle aussi, encore lui, cette fois c’est elle qui en prend un premier, un coup de pied dans la hanche. Sur le coup elle est un peu déstabilisée et recule un peu. Elle sourit pourtant, laissant échapper un petit rire. On reprend. Un pas, deux pas, un coup manqué pour elle, un coup reçu au visage cette fois. Elle prend sur elle et le rend rapidement, touché au bas-ventre. Il se plie légèrement, c’est sa chance. La slave essaye de lancer le poing vers le côté de sa tête mais il a encore des réflexes et l’attrape, venant se mettre derrière elle pour la bloquer, la tenant avec fermeté. Pas assez rapidement ceci dit et l’arrière du crâne de la dragonnière termine dans le nez de son adversaire dans un son qui présage quelques soins pour la suite. Immédiatement il la lâche mais n’entend pas la laisser enchaîner, lui assenant un coup violent dans les côtes. Probable que ça laisse des marques. Avec ses nombreuses cicatrices, un peu plus ou un peu moins, ce n’était plus son problème. Il est temps de reprendre pourtant, vite. Pas le temps, il lui envoie déjà un nouveau coup dans les jambes, la faisant chuter sans ménagement. Il s’apprête à venir sur elle pour la bloquer quand ses réflexes se font une nouvelle fois très efficaces et son genoux rapidement replié vers elle se loge dans l’entre-jambe de l’adversaire. Là ça calme. Yelena se redresse rapidement pour envoyer sa jambe au niveau de sa tempe. L’homme perd l’équilibre et doit porter une main au sol pour se maintenir. C’est le moment qu’elle choisit pour que son poing aille rencontrer sa mâchoire et finir par tomber cette fois. Il peut encore se relever et ce n’est pas négociable. Quelques coups portés du pied au niveau de ses côtes ont l’air dissuasifs. Il ne bouge plus, ayant visiblement eu son compte pour cette fois, laissant Yelena essuyer les quelques goûtes de sangs qui perlent de sa pommette ouverte. La respiration forte et rapide, elle le jauge jusqu’à ce qu’on annonce sa victoire. Elle n’y avait finalement presque pas réagi, le prenant comme une simple façon de l’autoriser à sortir de la zone et aller prendre un verre qu’elle estimait mérité. Elle avait bougé, fait monter son adrénaline, reçu quelques coups, elle s’en sentait mieux.

C’est avec un grand naturel qu’elle s’était dirigé vers le bar bricolé dans un coin de la cave. On avait chaud ici, l’endroit sentait la sueur, l’alcool, la cigarette, et surprenamment les désinfectants. Les lumières n’étaient pas assez fortes pour offrir une visibilité optimale en dehors de cette zone de combat au centre. A peine sortie et son adversaire évacué, deux autres combattants prenaient la place. Il en serait ainsi quelques heures encore. Yelena s’était donc assise au bar, passant une main sur ses côtes douloureuses en demandant une vodka au barman. Doucement, elle avait retiré les bandes de cuir de ses mains, bougeant ses doigts qui retrouvaient un peu de souplesse malgré les marques qu’ils portaient encore. Une fois servie, elle fit un signe pour demander de laisser la bouteille à porté de main. Le premier verre fut vite avalé, lui donnant une légère grimace, les sourcils encore froncés, sentant doucement l’adrénaline retomber. Bientôt, un jeune homme était arrivé près d’elle. Sans lui accorder immédiatement son attention, remplissant un second verre elle-même, elle s’était finalement tourné vers lui. Il lui disait quelque chose, mais l’endroit manquait de lumière.

-Je peux faire quelque chose pour vous?

Elle retrouverait sans doute vite ses esprits, après quelques instants de plus et en voyant un peu mieux ses traits, sans doute. Mais il était certain qu’elle le connaissait.
Revenir en haut Aller en bas
Isaac Wellington

Isaac Wellington


MANGEMORT
L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

MANGEMORTL'homme n'est libre que de choisir sa servitude.
| HIBOUX POSTÉS : 194
| AVATARS / CRÉDITS : Daniel Sharman
| SANG : Sang-Mêlé (mais souhaite le Sang-Pur)


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Moi-même
| PATRONUS : Un corbeau
| POINTS DE COMPÉTENCE :

Drôle de façon de se retrouver [Isaac] Empty
MessageSujet: Re: Drôle de façon de se retrouver [Isaac] Drôle de façon de se retrouver [Isaac] EmptyMar 10 Nov 2020 - 17:02

On m’a vendu l’endroit comme quelque chose d’acceptable.
Du moins, dans ce que moi, je peux considérer comme socialement acceptable. Ça s’est déroulé après un match contre une équipe dérisoire qui a voulu se mesurer aux Faucons de Falmouth, sans grande réussite. Alors, que je me suis changé pour revêtir quelque chose de bien plus confortable, je suis interpellé par un homme. Ce dernier me tend un prospectus qui me fait hausser un sourcil sans que je ne lui prête une réelle attention. Or, il compte à ce que je le regarde avec plus d’intensité. Au moment, où je me vois en droit de lui poser quelques questionnements, il disparait. J’ai face à moi, quelque chose d’annoté à la hâte et griffonné rapidement, ce qui me rend encore plus interdit et encore plus curieux. Et, avec ma veine et ma chance, ça a tout l’air de se passer ce soir.

Si, j’ai bien compris. Refourguant le papier que je chiffonne allègrement dans la poche arrière de mon pantalon, je décide néanmoins de m’entraîner encore sur le terrain. Sans équipement préalable mais seulement avec ma batte et un seul Cognard. Je ne vois généralement pas le temps passer et encore moins lorsque le ciel commence à s’assombrir pour un mois de Novembre. Au centre du terrain, je fais bouger mes muscles, car j’ai besoin de cette adrénaline et cette action violente qui pulsent toujours dans mes veines. Chaque jour, que je foule sur cette terre, j’ai un besoin de cette animosité qui m’anime. De ce besoin vital de tout faire exploser et de tout détruire. Les Cognards et ceux sur qui je les envoie, ne me suffisent généralement pas. Rejetant ma tête en arrière, je me mets à pousser un léger grognement, avant de sentir un bruissement. Un léger bruit. Qui fait que je reporte mon intérêt sur le papier.

L’encre à moitié partie, je peux tout de même y déceler quelque chose, convaincu que ça se passe dans un quartier que je connais. Un de ceux qui sont mal famés et dont il vaut mieux faire attention avant d’y mettre les pieds. Tout pour moi, en l’occurrence. Avec un petit rire, je range ma batte d’entraînement ainsi que les Cognards dans les vestiaires et décide de me rendre à l’endroit que je pense être indiqué sur le prospectus à moitié déchiré. Sur ce dernier, il est bien certifié que je dois parier quelques mises et que ces dernières doivent être correctes. Surtout, qu’une femme a l’air de combattre ce soir. J’imagine mal, voire très mal, une femme mettre au tapis un adversaire mais je compte bien me faire ma propre idée. C’est donc avec une certaine appréhension mêlée à de la curiosité mal placée que je décide de transplaner.

Ce que j’ai en face de moi, n’est pas ce à quoi j’ai pensé. Je me retrouve face à un vieil édifice quasi en ruines qui doit tenir encore debout par une magie sûrement ancestrale. Haussant un sourcil interrogateur, je reste comme un con sans bouger, m’étant sûrement trompé. Alors, que je m’apprête à repartir, je vois tout un petit groupuscule de sorciers qui semble se diriger vers le bâtiment dévoré par les âges. Il m’en faut peu pour que je les suive, et je décide d’y aller. Suivant le petit groupe de près, je m’aperçois qu’à l’intérieur l’ambiance est tout autre. Différente. L’atmosphère sent les tripes, la sueur et le sang et je suis accessoirement dans mon élément. Avec un léger rire malsain, je fais face à ce que je considère être comme le tenancier de cette geôle et fais en sorte de poser mon pari. Idiotement, j’ai choisi la femme.

C’est comme si, je me retrouve dans l’Antiquité Romaine, avec son arène et ses gladiateurs. Pour satisfaire un public venu se repaître de chair et d’hémoglobine. Bousculant les quelques personnes présentes, je prends place et constate qu’il n’y a pas que moi qui apprécie ce genre de spectacle. Le combat a l’air d’avoir commencé, si j’en juge par les coups portés. Une grimace pour le gars qui vient de se prendre un front dans le nez. De là, où je suis, je peux étrangement entendre le craquement produit par le choc inévitable. Un léger frisson de satisfaction m’étreint tout entier, tandis que j’émets un sifflement plus qu’appréciateur. La femme, clairement bandante, si j’en crois son attirail, se défend assez bien. L’homme est presque désavantagé face à l’agilité de cette brune qui bouge telle une danseuse en ne se privant pas de lui asséner quelques coups bien sentis au passage. Finalement, j’ai peut-être bien fait de parier sur la brune, plutôt que sur le gars qui prend cher. Impériale, la femme le toise alors que l’homme est en position de faiblesse, mis à terre. J’applaudis bruyamment l’exploit, m’attirant quelques regards surpris ou courroucés. Mais, qu’est-ce que j’en ai à foutre, franchement.

Comme je l’ai fait à l’aller, je le fais au retour. Passant dans la rangée où j’ai pris place, bousculant un nombre incalculable de personnes au passage, avec ma haute stature imposante, je décide d’aller rejoindre la combattante au bar. Non sans me priver de la reluquer, alors qu’elle se trouve être de dos. J’en apprécie chaque courbure et encore plus la cambrure de reins, repensant à comment elle a pu se battre quelques instants auparavant. Lorsque j’arrive à sa hauteur, elle se soumet à l’alcool et avec un ordre silencieux, je demande à être servi moi aussi. Et là, tandis qu’elle se tourne vers moi dans toute sa splendeur d’Amazone, je reste sur le cul.

Elle.
Ici ?
La Dragonnière ?

- Beau combat. C’est tout ce que je trouve à dire, alors que je regarde les stigmates du combat présents sur ses traits. J’ai parié sur toi.

Il est loin le temps de Poudlard et son vouvoiement absurde.
Quant à savoir si Yelena Dratsena m’a reconnu, c’est une autre paire de manches.
Revenir en haut Aller en bas
Yelena Dratsena

Yelena Dratsena


ORDRE DU PHÉNIX
La meilleure défense, c'est l'attaque

ORDRE DU PHÉNIXLa meilleure défense, c'est l'attaque
| HIBOUX POSTÉS : 167
| AVATARS / CRÉDITS : Sharon Den Adel
| SANG : mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Le corps sans vie de sa mère
| PATRONUS : Un lycaon
| POINTS DE COMPÉTENCE :

Drôle de façon de se retrouver [Isaac] Empty
MessageSujet: Re: Drôle de façon de se retrouver [Isaac] Drôle de façon de se retrouver [Isaac] EmptyMar 10 Nov 2020 - 19:43

Voilà qui la soulageait déjà. La dragonnière n’avait absolument rien contre cet homme. De même il n’avait sans doute rien contre elle. Mais eux comme les autres avaient en eux ce besoin par moment de savoir s’affronter, de pouvoir échanger quelques coups. Se faire mal quelque part faisait partie du jeu, des enjeux. Sans être étrange ou malsaine, il y avait dans cette douleur simple quelque chose de rassurant. Cause, conséquence. Tout était clair et logique dans un échange sans but à part celui de nourrir les paris qui avaient été faits sur leur dos. Il était arrivé qu’elle perde. Ce n’était même pas le plus important finalement. Affronter des adversaires différents, des méthodes différentes, elle aussi apprenait toujours un peu plus. Droite et fière, elle faisait souvent pâle figure face à des hommes forts. C’était aussi ce qui plaisait à Marius dans ce genre de situations, et cela provoquait souvent une forme de surprise qui amusait le vieux cracmol.

La slave maintenant légèrement amochée mais toujours vaillante ne s’était pas particulièrement ému de l’annonce de la victoire. Elle n’avait pas d’animosité envers cet homme couché au sol qui semblait encore courageusement retenir quelques gémissement. Elle ne souhaitait donc pas en rajouter une fois le verdict rendu. Elle avait fait sa part, soulagée elle-même d’avoir eu sa dose d’émotions et d’adrénaline, pouvant maintenant profiter plus tranquille de la fin de soirée. Les lumières étaient certes faibles mais elles faisaient luire sa peau de sueur. Si pour le moment elle ne le sentait pas, l’enseignante aurait certainement bientôt froid d’être humide de la sorte après un effort soutenu. Pour le moment, la brune avait d’autres priorités. Ses mains libérées, les dégâts constatés, un verre déjà descendu, elle pouvait commencer à se détendre et simplement laisser les tensions retomber. Elle ne fut pas seule longtemps cela dit. Ce qui là encore n’était pas forcément surprenant.

-Beau combat.

Un compliment, manière courante de démarrer une conversation. Yelena restait bien droite, tournée vers lui ceci dit. Il lui rappelait quelqu’un sans qu’elle n’arrive à remettre le doigt dessus pour le moment. Il faisait trop sombre et elle était encore trop vive pour arriver à se recentrer.

-J’ai parié sur toi.

Il était familier celui-là… Yelena n’avait pas pour habitude de tutoyer immédiatement. Mais il faut admettre que dans ce genre d’endroit, les règles de courtoisie étaient rarement réellement respectées. La belle fronçait légèrement les sourcils, droite et fière sur son siège.

-J’imagine que tu es plutôt heureux dans ce cas…

Remarque facile. Elle avait gagné, il avait donc certainement remporté un petit paquet. Ceux qui la connaissaient avaient sans doute fait comme lui d’ailleurs. La belle avait relativement peu de défaites à son faible actif. Cela ne l’empêchait pas de chercher qui était ce jeune homme. Ce fut quand il s’était tourné pour recevoir son verre, éclairant un peu mieux son visage, que Yelena eut comme un déclic. Difficile de l’oublier celui-là. Elle en eut un léger rire d’ailleurs avant de reprendre un verre.

-C’est un bien mauvais endroit pour retrouver un professeur Isaac, on y fréquente des gens peu recommandables, tu le sais? A moins que tu ne cherches à changer d’un camarade pour t’entrainer au maniement de la batte?

Comment oublier ce moment mémorable où elle l’avait pris sur le fait, donnant un grand coup de batte à un autre élève, se retrouvant en retenue immédiate dans les vestiaires. Il l’avait provoqué, cherché, poussée au mieux durant ce temps. Il avait même connu une certaine solitude alors que Yelena s’était retrouvée à expliquer à son collègue directeur de maison du jeune homme qu’elle se retrouvait contrainte de lui laisser la fin de la retenue pour éviter au jeune Wellington de passer le reste de la soirée avec une érection qu’elle avait remarqué bien entendu. La joie des hormones d’adolescent sans doute… Elle ne s’était pas souvent retrouvée à parler du contenu du pantalon d’un élève avec un collègue, c’était assez mémorable pour qu’elle le reconnaisse.

-Tu ne devrais pas être là, tu risques des ennuis. Et je ne parle pas de ta réputation. Pour un joueur comme toi c’est important de la préserver.

C’était presque un conseil sincère qu’elle lui donnait. Elle savait par sa précédente relation ancien joueur professionnel comme lui qu’une réputation ça se défaisait bien plus rapidement que cela ne se faisait. Sa voix était plutôt calme ainsi, un léger sourire restant sur ses lèvres. Yelena qui avait ses habitudes malgré tout remercia le barman qui avait pensé à lui fournir son habituelle poche de glace. Une poche qu’elle avait placé sur ses côtes durement touchées, le saignement déjà arrêté sur sa joue. Ce n’était rien, elle s’en remettrait très vite. Mais il faut admettre que la glace avait quelque chose de plutôt agréable actuellement.
Revenir en haut Aller en bas
Isaac Wellington

Isaac Wellington


MANGEMORT
L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

MANGEMORTL'homme n'est libre que de choisir sa servitude.
| HIBOUX POSTÉS : 194
| AVATARS / CRÉDITS : Daniel Sharman
| SANG : Sang-Mêlé (mais souhaite le Sang-Pur)


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Moi-même
| PATRONUS : Un corbeau
| POINTS DE COMPÉTENCE :

Drôle de façon de se retrouver [Isaac] Empty
MessageSujet: Re: Drôle de façon de se retrouver [Isaac] Drôle de façon de se retrouver [Isaac] EmptyMar 17 Nov 2020 - 15:20

La Dragonnière.
Dans toute sa splendeur et toute sa rudesse et qui a mis un homme à terre, avec une facilité presque déconcertante. Bien qu’il se soit montré retors à certains moments, l’agilité de mon ancienne Professeur a eu raison de l’homme. Le piétinant allègrement de toute sa superbe et de toute son autorité. J’ai été subjugué sans pour autant connaître sa véritable identité, du moins, jusqu’à ce que je la rejoigne. Autour d’un verre, offrande manifeste qu’elle peut s’octroyer après une telle rixe, un tel spectacle dans ce lieu qui pourtant ne m’est nullement familier. Bien que j’apprécie m’adonner à toutes formes de violence, aussi brutes soient-elles. Ici, ça m’a l’air cathartique, reposant, et en proie à certaines règles qui n’en sont pourtant pas vraiment. Tout ce qu’il faut faire, c’est cogner. Et mettre l’autre au tapis. Généralement, je suis bon dans ce domaine.

Je l’ai rejointe, tout naturellement, au bar. M’asseyant devant ce dernier et lui offrant un compliment pour entamer une éventuelle discussion. Dans son regard, je vois qu’elle ne se rappelle pas de moi, du petit con d’Isaac Wellington ayant fini en retenue, après avoir voulu saluer O’Mahony avec ma batte, d’un peu trop près. Or, au regard d’une retenue toujours un peu trop exagérée pour seulement un seul et unique coup de batte, je me suis retrouvé à jongler avec des hormones un peu trop perturbées pour un jeune adolescent de dix-sept ans. Yelena Dratsena, me faisant clairement de l’effet et m’en faisant toujours, apparemment. Si je suis heureux d’avoir empoché une petite somme d’argent suite à mon pari d’avoir misé sur la femme ? Je le suis. Assurément. D’ailleurs, un large sourire satisfait orne mes labiales, et s’en trouve encore accentué lorsqu’enfin, elle me reconnait.

J’entends néanmoins son petit rire tandis que je vois l’éclat de compréhension présent dans les iris bruns de mon interlocutrice. Vu notre passif commun pour le moins volcanique, je me concède à avoir un petit rire entendu. Sachant que j’ai terminé ma retenue avec mon Directeur de Maison, les hormones en ébullition ainsi qu’une étroitesse somme toute désagréable dans le pantalon. Autant dire que se concentrer tout en copiant des lignes sur des parchemins n’a pas été aisé. Étant donné, que je suis resté encore un long moment à penser à la femme qui me fait face. La retenue la plus en demi-teinte de ma vie, probablement. Je fronce les sourcils, lorsqu’elle remet cette barrière entre nous : professeur et élève. Ancien élève plutôt, qui se ramasse une morale à deux Noises.

- Comme tu peux le voir. Je continue sur le tutoiement, tant qu’à faire. Je n’ai ni batte, ni tête d’O’Mahony qui se trouve à portée. Et, comme pour certifier mes dires, je montre mes mains vides. Surtout la gauche, celle qui tient ma batte.

Buvant une gorgée de mon verre servi avec une certaine attention et minutie dans cet endroit plus que folklorique, je détaille silencieusement, maintenant qu’elle se trouve à ma portée, la tenue de la Dragonnière. Je toussote légèrement lorsque je vois la peau, du moins ce que je peux entrapercevoir, se perler de sueur, vu la chorégraphie qu’elle a exécuté quelques instants plus tôt. La nuque dégagée et relevée par une coiffure tressée, le haut court et le pantalon moulant ainsi que des bottes lacées. Là, je suis mal. Comment après onze années sans la voir, je peux prétendre à me retrouver comme un satané gosse de dix-sept ans ? C’est l’effet que la brune volcanique m’octroie lorsque je la fixe avec mes iris bleu clair.

Well. Je suis bel et bien, dans la merde.

- Je fais profil bas sans attirer l’attention. Mais merci du conseil et de l’inquiétude qui y est associée. Je suis plus venu par curiosité que par réel engouement, finalement. Commence-je avec un petit sourire, avant de continuer plus sérieusement. Attends. Je retire mon manteau, que je pose doucement sur ses épaules nues.

J’y suis allé délicatement, histoire qu’elle ne me colle pas une rouste en traîtresse. Satisfait d’une pareille vision, je continue à boire dans mon verre, quand un questionnement m’étreint soudainement. Ça fait combien de temps, qu’elle s’adonne à ça ? A cet Art somme toute manifeste de faire tomber les hommes à ses pieds. Au sens propre, comme au figuré.

- Depuis combien de temps, tu fais ça ? Ces combats ? Demande-je vraiment intéressé tout en scrutant l’emplacement de la poche de glace présente sur les côtes.

Merlin, que j’aimerais être à la place de cette poche de glace. Mes mains, du moins.
Revenir en haut Aller en bas
Yelena Dratsena

Yelena Dratsena


ORDRE DU PHÉNIX
La meilleure défense, c'est l'attaque

ORDRE DU PHÉNIXLa meilleure défense, c'est l'attaque
| HIBOUX POSTÉS : 167
| AVATARS / CRÉDITS : Sharon Den Adel
| SANG : mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Le corps sans vie de sa mère
| PATRONUS : Un lycaon
| POINTS DE COMPÉTENCE :

Drôle de façon de se retrouver [Isaac] Empty
MessageSujet: Re: Drôle de façon de se retrouver [Isaac] Drôle de façon de se retrouver [Isaac] EmptySam 21 Nov 2020 - 16:50

Yelena avait toujours connu cet environnement, elle avait toujours eu affaire à une forme de violence et de difficulté. Mais pas comme certains pourraient en connaître ici. Les multiples cicatrices sur son corps n’étaient pas les résultats de mauvais traitements connus en famille ou de maltraitance. Elles étaient une fierté pour elle, preuve de son travail et de son courage face aux grands reptiles volants. Son caractère rude n’était pas un manque de confiance ou d’amour dans son enfance qui l’avaient empêché de se construire. Elle avait grandi entre une mère aimante et un frère qu’elle avait adoré au plus profond de son coeur. Il était plutôt le résultat d’une forme courante d’incompréhension entre habitudes et langue qu’elle n’avait pas toujours appréhendé de la bonne manière. Elle avait même un très bon fond, une femme fiable et généreuse avec ses proches, avec beaucoup d’humour même, à condition de savoir l’apprécier.

Ce soir-là elle n’avait pourtant fait preuve ni de douceur ni de beaucoup de compassion. Cet homme et elle s’étaient presque lancé dans une forme de ballet douloureux et salvateur autant pour l’un que pour l’autre. Ou Yelena le présumait puisqu’on ne se lançait pas dans ces activités violentes et en soi interdites par simple plaisir de se faire admirer par une foule? Il devait un minimum y trouver son compte? Ou alors il y était forcé par quelqu’un d’autre… Yelena ne chercherait pas à savoir pour le coup, elle n’était pas là pour ça. Non, pour le moment, son attention était dans son verre et cet homme qui semblait avoir envie de discuter. Un compliment, une belle somme gagnée indirectement grâce à elle, il était bien entendu de bonne humeur. La conversation se commençait donc assez naturellement et avec bonne humeur. Ils se tutoyaient, et le fait qu’elle finisse par reconnaître son ancien élève n’avait pas retiré cette appellation. Après tout, ils n’étaient pas à l’école. Elle n’y enseignait même plus…

-Comme tu peux le voir. Je n’ai ni batte, ni tête d’O’Mahony qui se trouve à portée.

Le voilà qui lui montrer ses mains vides comme pour justifier une bonne foi dont elle doutait légèrement. Difficile de le prendre pour un saint en le retrouvant ici. Elle n’était cela dit pas bien placée pour juger et elle lui avait accordé un léger rire à ce geste avant de vider un nouveau verre. Verre qui s’était rapidement rempli à nouveau. Non elle n’entendait pas rentrer sobre, mais après tout ce n’était pas comme si elle avait encore quelqu’un pour l’attendre et lui reprocher…

-Ravie de voir que tu t’es assagi. A moins que ce ne soit qu’un coup de chance?

Levant un sourcil en le regardant, elle gardait ce fin sourire sur les lèvres, visiblement plus détendue qu’à l’époque où leurs échanges se limitaient à une permanente confrontation. Ce soir elle n’était en rien responsable de ses actions à lui et n’avait rien à surveiller. Forcément le rapport était plus facile, bien moins musclé. La belle slave s’était ensuite détourné, redressant son dos jusqu’à entendre un craquement qui l’avait soulagée dans l’instant, le torse bombé, tournant ensuite sa tête en fermant les yeux jusqu’à entendre un son similaire. Elle était toujours un peu raide sortie de ces échanges musclés. Mais heureusement cela passait souvent assez vite. Quelques mouvements, une respiration profonde, et avec un verre cela serait encore plus simple. Une légère toux de la part de son interlocuteur lui donnait presque l’impression qu’il n’était pas habitué à aussi fort que le contenu de son verre. A moins que quelque chose l’ait perturbé? Sa remarque au sujet de sa réputation peut-être? Ou alors c’est cet air lourd et chaud qui règne ici qui le met mal à l’aise?

-Je fais profil bas sans attirer l’attention. Mais merci du conseil et de l’inquiétude qui y est associée. Je suis plus venu par curiosité que par réel engouement, finalement.

Son inquiétude? On ne pouvait pas franchement dire qu’elle était inquiète pour lui. Elle n’était clairement pas assez impliquée pour se sentir réellement inquiète. Yelena s’était contenté d’un conseil qu’elle aurait donné à un inconnu si il s’était trouvé dans la même situation.

-Ne t’emballe pas, je ne suis pas inquiète pour toi, je te souhaite de savoir te débrouiller sans moi d’ailleurs, autrement tu n’irais pas loin…

Elle aussi exagérait un peu pour lui faire comprendre son idée. Yelena espérait d’ailleurs qu’il y avait une base de plaisanterie dans ses propos à lui. Autrement on était proche du triste. Ou de l’étrange… Au choix…

-Et tu as de bien étranges curiosités pour atterrir ici sans avoir avant un intérêt pour la chose. A moins que tu ne me dise pas tout?

Pour le coup c’était elle qui le titillait. Outre le ton de la plaisanterie qui s’installait, il y avait une véritable motivation derrière la question. Si l’endroit devenait assez connu pour attirer le simple curieux sans motivation, il y avait sans doute un problème dans la sécurité souhaitée par l’organisateur des rencontres et Marius devrait certainement s’en occuper rapidement!

-Attends.

Isaac s’était levé, la belle le suivant du regard les sourcils froncés, se demandant ce qu’il comptait faire. Elle s’était même un peu tourné, poche de glace sur les côtes, lorsqu’il était passé derrière elle avec prudence (oh comme il avait raison de se méfier!). Ce petit manège pour qu’il dépose avec délicatesse son manteau sur ses épaules. La slave senti ainsi ses cheveux se prendre sous ce dernier, allant se plaquer dans sa nuque et son dos humides de sueur et peut-être même pas que. Retourné à son verre, le jeune homme avait l’air satisfait, et elle perplexe. Finalement elle rit en le regardant, car bien que galant elle trouvait le geste un peu ridicule finalement.

-Ai-je l’air d’avoir si froid pour te dévêtir? Presque chevaleresque cela dit, mais je me sent assez peu l’âme de la demoiselle en détresse, pardonne-moi.

Pour le coup ça l’écorcherait presque de le remercier sincèrement. La fière slave ne pouvait pas s’empêcher de s’en sentir faible. Ayant peur de le vexer si elle devait retirer son manteau elle n’y toucha donc pas. Même si elle ne pouvait s’empêcher de penser que c’était un peu idiot pour une autre raison très simple. En effet, en le récupérant il sentirait maintenant l’humidité de sa sueur et peut-être même du sang (qu’il s’agisse du sien ou celui de son adversaire). Ce qui devait sans doute être plutôt désagréable, ou elle l’imaginait.  Elle se reporta donc sur son verre à vider une nouvelle fois, vérifiant ensuite l’état externe de ses côtes sous la poche de glace avant de la replacer. Un peu plus ne ferait sans doute pas de mal…

-Depuis combien de temps, tu fais ça ? Ces combats ?

L’enseignante lui adressa un regard un peu surpris, suivi d’un rire un peu gêné. Comment dire les choses. Dans l’idée, cela faisait déjà plusieurs années qu’elle combattait ainsi à l’occasion, sans compter les combats plus officiels qu’elle faisait avec Marius dans un but d’entrainement. Mais cette activité n’était ni légale ni à révéler à n’importe qui. Il avait beau être présent dans l’endroit, elle n’avait pas l’intention de lui en livrer trop.

-Quels combats? Ces combats n’existent pas, cet endroit non plus d’ailleurs.

Son regard brillait de malice et d’assurance finalement. Il comprendrait sans doute le message, n’est-ce pas?

-Actuellement vois-tu je suis chez moi à corriger des copies d’astronomie avec un thé aux agrumes.

Un sourire satisfait sur le visage, Yelena porta un regard vers son verre avant de le vider comme réponse à ses paroles précédentes. Elle reporta ensuite à nouveau son attention vers Isaac, visiblement amusée par la situation et ses réponses.

-Tout ce que je peux dire c’est que j’ai plus ou moins toujours eu à faire preuve de force. Le reste vient avec l’entrainement et les échange avec d’autres… expérimentés .

Quoi de mieux que de pouvoir en apprendre toujours plus des méthodes des autres? C’était aussi valable pour les techniques de combat, en tout cas pour elle.
Revenir en haut Aller en bas
Isaac Wellington

Isaac Wellington


MANGEMORT
L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

MANGEMORTL'homme n'est libre que de choisir sa servitude.
| HIBOUX POSTÉS : 194
| AVATARS / CRÉDITS : Daniel Sharman
| SANG : Sang-Mêlé (mais souhaite le Sang-Pur)


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Moi-même
| PATRONUS : Un corbeau
| POINTS DE COMPÉTENCE :

Drôle de façon de se retrouver [Isaac] Empty
MessageSujet: Re: Drôle de façon de se retrouver [Isaac] Drôle de façon de se retrouver [Isaac] EmptyMer 2 Déc 2020 - 11:48

Yelena Dratsena.
J’ai un étrange passif avec elle, soumis à une retenue qui ne s’est pas bien forcément terminée pour moi. Pire encore, devoir l’expliquer à mon grand-père paternel Hernan Wellington a été un lourd et douloureux supplice. A côté, la retenue de la Dragonnière et mes explications sommaires envers mon Directeur de Maison n’ont été que de la trivialité pure et dure. Je me rappelle encore, comment cet homme m’a hurlé dessus à peine, mes valises posées dans la demeure des Wellington. Déjà mis à mal par une fin d’année avec Ares Zabini, je lui ai pourtant apporté une maigre consolation en lui certifiant que mon équipe des Serpentard a eu à cœur de remporter la Coupe. Mais, connaissant l’ardeur de mon ancêtre à me punir devant pareil affront, ce dernier ne s’est pas privé de m’en retourner une. Assortie de sa chevalière aux initiales H.W. Ma mâchoire d’adolescent de dix-sept ans s’en souvient encore.

Tout comme l’ancienne Professeur que j’ai rejoint au bar, après une démonstration réellement « virile », d’un charmant combat contre un représentant de la gente masculine qu’elle a mis à terre. Sans aucun ménagement. Idéalement, j’ai tenté de mémoriser chaque mouvement et la grâce dont elle a pu faire preuve en combattant. Mes iris bleu clair n’ont eu de cesse de contempler comment la combinaison dont elle s’est vêtue a eu cet air irrévérencieux d’épouser toutes ses formes. C’est ainsi que je la détaille sommairement, quand je me retrouve à ses côtés. A discuter. En la tutoyant et en en oubliant le protocole de Poudlard. Car, j’ai quitté l’école de Magie, il y a onze années de cela et je me vois mal lui imposer ce vouvoiement bien trop cérémonial. Surtout, au vu du lieu dans lequel nous sommes présentement. Elle m’a attaqué sur O’Mahony et la raison toujours injustifiée de ma retenue, et je lui ai prouvé ma bonne foi en lui présentant mes deux mains, vierges de toute batte.

- Assagi ? Je n’aurais pas choisi ce qualificatif me concernant. Vu que je suis Batteur professionnel. Mais assagi, dans le sens où je n’ai pas choisi O’Mahony comme futur Cognard. Un petit trait d’humour bien senti et une pique aussi. Qu’est-ce que ce connard peut me gonfler, putain.

La belle et incendiaire slave, vient à bomber son torse et m’offrir une vision totale sur cette poitrine qu’elle met en avant. Et moi, afin de ne pas perdre la face devant pareille observation, je m’offre un toussotement conséquent. Ce n’est pas le verre d’alcool fort qui me prodigue une telle chose, c’est cette promiscuité étrange dont je n’ai pas l’habitude. A part, pour une confrontation perpétuelle avec elle. N’hésitant pas à la pousser dans d’ultimes retranchements. Comme elle l’a fait de nombreuses fois avec moi, ce qui a fait que j’ai éprouvé pour elle, une Haine cuisante et maladive. En plus de la trouver magnifique. C’est ce qui ponctue cet échange singulier. Et décidément, même si je suis un joueur émérite et connais mes stratégies sur le terrain, ici, je ne sais pas où me placer. Décidément. Pas. Où. Me. Placer.

- Je crois que j’arrive très bien à me débrouiller sans toi, Yelena. Un petit sourire assorti d’une grimace imperceptible. Car cela me semble réellement étrange de placer son prénom.

Néanmoins, je lui ai dit que je suis venu en ce lieu plus par curiosité que par réel engouement. Et cela est bien véridique en soi, ne m’attendant toujours pas à tomber sur elle en train de se battre sans baguette et à la seule force de ses poings et de ses pieds. Vu le public environnant auquel je jette une œillade rapide, il est vrai qu’en tant que joueur de Quidditch professionnel, je dénote légèrement parmi mes pairs. Bien que généralement, on ne me cherche nullement des noises, étant connu pour ma violence bestiale et primale. En dehors et sur le terrain. Cognant quand le besoin se fait plus que sentir et quand j’ai besoin de cette dose d’adrénaline qui fait pulser mes veines et me sentir vivant. Quand j’ai vu combattre la slave, j’ai eu envie de rentrer sur le ring et d’user de mes poings, bien plus violemment qu’à l’accoutumée. Pour essayer. Et pour avoir ce feu me dévorant les entrailles, quand j’ai envie de castagner, de mettre à sang, ce qui peut se trouver alentour.

- J’ai peut-être quelque chose à cacher. Petite pause qui entretient une sorte de mystère. Si tu connais mon jeu, tu as ta réponse.

Je me suis attendu à me faire dérouiller quand je me suis levé et ai posé sur les épaules de la slave, mon manteau. Comme une sorte de gentleman, et de pardon silencieux. Ainsi habillée de mon long manteau sombre, je la trouve vraiment splendide et d’une beauté sans égale. Sauf que, les quelques paroles dites par la belle russe sont teintées d’un sarcasme qui n’est pas caché. Me passant la main sur le visage, j’émets pourtant un rire car j’y reconnais une énorme once de fierté. Or, je vais récupérer mon habit avec du sang qui n’est probablement pas le sien et de la sueur. Mais, à vrai dire, je n’en ai strictement rien à foutre. Étant habitué aux entraînements qui se terminent souvent dans le sang et les larmes –pour mes équipiers-, et la transpiration. Ça m’est purement et simplement égal.

Mes interrogations se sont vues dévier sur ces « combats » à proprement parler et depuis combien de temps, elle en fait. Combien de temps, s’adonne-t-elle à ce genre de choses ? Je perçois le rire gêné, qui me trouble et me fait sourire, avant qu’elle ne me lâche une confidence qui me fait éclater de rire, alors que mes lèvres trempent dans le breuvage puissant et alcoolisé. On part donc sur la maxime : « ce qui se passe ici, reste ici ». Le regard brillant d’espièglerie atteste les palabres, ainsi que leur suite. Ce qui me fait là encore, bien rire.

- Pas de combats donc, vu qu’ils n’existent pas. J’espère que le thé aux agrumes est bon. Réplique-je avec un clin d’œil.

Là, par contre.
Elle m’intéresse.
Cruellement.
Tant et si bien, que j’en oublie mon verre et bois littéralement ses dires.
D’un signe distrait, je fais signe au barman de remplir une nouvelle fois mon verre tandis que mon attention est reportée essentiellement sur la Dragonnière et ses explications. Qui me satisfont au-delà de tout ce que je peux imaginer, jusqu’à présent.

- Tu veux dire, que ce n’est donc pas la première fois. Et, que tu as acquis de l’expérience avec d’autres combattants. Je marque une césure, courte, avant de continuer. J’aurais besoin de plus d’agilité pour me démarquer encore de mes adversaires.

Je bois mon verre d’un trait, avec un large sourire.

- A l’avenir, tu pourrais m’apprendre ? Je la questionne en sachant pertinemment que je vais me prendre un Cognard métaphoriquement parlant, en pleine gueule.

Mais, j’aurais essayé.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé




Drôle de façon de se retrouver [Isaac] Empty
MessageSujet: Re: Drôle de façon de se retrouver [Isaac] Drôle de façon de se retrouver [Isaac] Empty

Revenir en haut Aller en bas

Drôle de façon de se retrouver [Isaac]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» [UploadHero] On a retrouvé la 7ème compagnie [DVDRiP]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Au temps des Maraudeurs :: Balade à Londres :: Balade à Londres-