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Nos émois, au placard w/ Razvan

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Neolina Siankov

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MessageSujet: Nos émois, au placard w/ Razvan Nos émois, au placard w/ Razvan  EmptyMar 10 Nov 2020 - 13:45

Sibiu - août 1959.

Assise en tailleur sur le parquet, Neo avait ramené ses jambes découvertes sous ses fesses, toute pimpante dans son petit haut à fleurs. Décontenancée, elle observait la bouteille qu’on lui tendait avec l’air de ne pas savoir quoi en faire alors que tout de même, c’était bien la troisième fois que cette maudite chose tournait et que les langues se déliaient, dans tous les sens du terme. En cette chaude, très chaude soirée de Roumanie, les jeunes de Sibiu avaient décidé de faire grimper la température le temps d’un jeu qui mettait la jeune femme diablement mal à l’aise. Certes, elle allait sur ses 16 ans et avait déjà échangé quelques baisers avec de jolis garçons du village, mais toujours avec discrétion et pudeur, s’il vous plait. Cette fois-ci, tout était différent, et elle lança à Razvan un regard de détresse avant de poser la bouteille de Tuiça au sol et de lui donner une impulsion, à contre coeur, suivant le mouvement pour ne pas montrer que tout cela la gênait terriblement.

Car oui, la roumaine s’était bien réjouie à l’idée de passer une soirée en compagnie de jeunes de son âge, et pas de ses soeurs pour une fois. Mais voilà, avec le recul, et depuis qu’on lui avait parlé de cette histoire de placard, Neo aurait largement préféré lire un bouquin ou taquiner ses minis plutôt que de se trouver ici. Dans le regard sombre qui lui faisait face, elle lisait le même désarroi. Il avait fallu toute la force de persuasion de Neolina et Mara réunies pour pousser le taciturne adolescent à venir ce soir. Tout en lui hurlait son envie d’être ailleurs, probablement à passer un doux moment en compagnie de sa petite amie que Neo aimait beaucoup, même si elle lui en voulait parfois de lui voler son Razvan. Mais le bonheur de son meilleur ami passait avant le reste, et Neolina n’était pas bien possessive, trouvant toujours le moyen de l’embarquer dans des histoires rocambolesques malgré tout. Preuve en était ce soir, pas vrai ?

Le suspens était à son comble, et Neolina fixait la bouteille avec une pointe d’appréhension. Il y avait quelques jolis garçons, mais l’idée d’être forcée de passer du temps dans un minuscule placard avec eux la faisait rougir d’avance. A côté d’elle, l’un d’entre eux lui lançait des regards appuyés qu’évidemment, elle ne percevait pas. Andrea était désespérément fou d’elle, mais sa timidité et l’incapacité de l’adolescente à détecter les signaux faisaient qu’il ne s’était jamais, non jamais rien passé entre eux. Pourtant, il y avait fort à parier que le jeune homme priait fort pour que la bouteille le désigne lui, et personne d’autre. Heureusement pour elle, mais pas pour lui hélas, le destin en décida autrement tandis que le goulot s’arrêta doucement face à elle, pile là où se tenait Razvan. Elle se sentit aussi soulagée. Ouf, voilà qui allait simplifier bien des choses ! Neo et Razvan étaient comme frère et soeur, et puis il était en couple alors quoi… Mara n’avait aucune raison d’être jalouse, et Neo lui décocha un gentil sourire innocent avant de se lever sous les acclamations de la petite foule excitée. « 7 minutes au paradis pour Neo et Razvaaaaan ! 7 minutes au paradis pour Neo et Razvaaaaan ! »  Non mais qu’ils étaient bêtes ! Résignée, elle tendit la main au roumain pour l’aider à se relever et se dirigea vers le placard de toutes les attentions où elle s’engouffra sans réfléchir avant qu’il ne la suive, et qu’une main empressée ne leur claque la porte au nez.

Une fois plongée dans la pénombre, Neolina réalisa tout à coup que cet endroit tenait plus du cagibi qu’autre chose. Non seulement on y trouvait tout un fourbis de fringues dont elle sentait le tissu parcourir ses bras nus par endroit, mais en plus, elle sentait le souffle de Razvan tout contre elle pour cause de proximité imposée. Non vraiment, heureusement que c’était tombé sur lui ! « Tu m’as sauvé la vie à t’assoir à cet endroit ! » dit-elle tout bas car elles savaient que des oreilles ennemies les épiaient. « Et désolé de t’avoir traîné ici. Je te jure que je savais pas !» Elle l’avait bien vu rouler des yeux, le pauvre. Mais bon, ils étaient passés à côté du pire. 7 minutes en compagnie de son meilleur ami, après tout, ça ne pouvait être un calvaire, malgré les bruits de bisous intenses qu’ils entendaient derrière la porte et qui ajoutaient à la scène une bande-son assez insolite. Et puis 7 minutes, qu’est-ce que c’était dans une vie ?
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MessageSujet: Re: Nos émois, au placard w/ Razvan Nos émois, au placard w/ Razvan  EmptyMar 10 Nov 2020 - 14:09

Razvan avait la gueule des mauvais jours. Non seulement l'adolescent n'était pas très sociable, mais en plus il avait cédé aux assauts de Neolina et de Mara pour les accompagner à une stupide soirée où il y aurait d'autres adolescents. Et le jeune homme élevé dans la rigidité traditionaliste de sa tante se demandait bien comment une soirée sauvage avait pu être organisée sans supervision d'un adulte. Allez savoir. Quoiqu'il en soit, c'est pour un jeu idiot - et qui provenait en prime sans doute d'Europe de l'Ouest - que la majorité avait voté. Lui ne s'était pas prononcé, se contentant de s'enfoncer dans le mutisme le plus assourdissant. Mara parlait pour lui de toute manière. La jeune femme était beaucoup plus loquace que lui, c'était une chance lorsqu'il fallait parler pour répondre aux questions. Il fixait attentivement Neolina en priant tous les saints que cette foutue bouteille ne le désigne pas lui. Il avait eu de la chance, jusqu'ici. Il n'avait pas trop dû répondre à des questions gênantes - il fallait dire que le regard noir qu'il envoyait à quiconque tentait l'expérience ne donnait pas trop envie de poser une question dérangeante. Mais toutes les bonnes choses ont une fin. La bouteille que Neo fit tourner le pointa lui et il leva vers elle un regard interdit. Razvan se sentit poussé par l'épaule pour le forcer à se relever et répondit aux exclamations par un splendide : « Humpf... » très razvanien en saisissant la main tendue de la jeune femme. Mara lui envoya un sourire gentil, bien innocent et il entra finalement dans le placard à la suite de sa meilleure amie. Cela faisait exactement dix secondes qu'ils étaient dedans qu'il se sentait déjà profondément mal-à-l'aise. Non seulement il faisait totalement noir - comment diable était-ce possible ? - mais en plus, il était complètement collé au corps de Neolina. Tous les deux debout l'un contre l'autre, il n'y avait pas trente-six endroits où poser ses mains et c'était gênant. Vraiment.

Mais comme souvent, il semblait qu'il était le seul à ressentir la gêne puisqu'elle s'amusait à parler, comme pour couvrir les indécents bruits que faisaient les autres en dehors de ce cagibi. A quatorze ou quinze ans, il fallait bien dire aussi que les hormones de la plupart des jeunes étaient franchement en ébullition. « Je me doute que tu ne savais pas » souffla-t-il d'une voix un peu basse, « ça me fait chier quand même ». Ah, quand Razvan jurait, c'était qu'il était vraiment pas content et bougonnant. Heureusement que c'était Neo. Si ça lui arrivait avec une autre fille - ou même un garçon, tient, soyons fous - ce serait pire. « Faudra pas compter sur ma participation à la prochaine manche » continua-t-il d'une voix égale. Et en plus, ils n'avaient aucune idée de comment se mettre sans avoir de crampes. Le placard était si étroit et si bourré de fringues qu'il n'avait même pas la place de garder ses bras le long du corps. Ramenés contre lui, bien que Neo ne pouvait le voir, il la sentait tout contre son corps. L'adolescent essaya de bouger et se tapa le coude contre la paroi du placard ce qui eut le don de lui arracher un grommellement douloureux et de faire pousser des exclamations aux autres qui étaient restés dehors. Bande d'imbéciles !


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MessageSujet: Re: Nos émois, au placard w/ Razvan Nos émois, au placard w/ Razvan  EmptyMar 10 Nov 2020 - 16:34

Le moins qu’on puisse dire, c’était que Neo était un petit bout de fille assez tactile. On était comme ça chez les Siankov, on avait pas peur d’étreindre ceux qu’on aimait. Aussi, depuis sa prime jeunesse, Neolina avait tenu Razvan dans ses bras un nombre incalculable de fois, et même si le roumain n’était clairement pas l’homme le plus à l’aise du monde avec les câlins, il ne râlait jamais quand ça arrivait, voire même y mettait parfois du sien. Ce qui n’était clairement pas le cas là, alors qu’il jurait comme rarement, signe évident qu’il était agacé par la situation. Non mais ce Razvan, décidément ! Amusée, elle aurait bien aimé lui donner une petite tape avant de le moquer un peu, mais l’absence de toute source lumineuse rendait l’exercice difficile. Et il râlait, et nianiania… Qu’il s’estime heureux d’être tombé sur elle et pas sur une des autres têtes blondes de la soirée, parce qu’il en faisait tourner certaines, elle le savait de sources sûres. « Ça va, je sais que tu aurais préféré être avec Mara, mais quand même… » plaisanta-t-elle en penchant la tête sur le côté, ses cheveux frôlant un bout de velours qui sentait le renfermé. « Pour une fois que je t’ai un peu pour moi. » Histoire de lui montrer, enfin de lui faire entendre plutôt, qu’elle plaisantait, elle pouffa doucement.

« D’ailleurs, tu embrasses ta copine avec cette bouche là ? » continua-t-elle à le railler alors qu’elle repensait à son juron, qui n’était quand même pas son genre du tout. Se tortillant, elle parvint à bouger son bras et essaya de viser les lèvres de Razvan, mais son doigt atterrit sur un bout de joue, enfin sûrement, qu’est-ce qu’elle en savait ? « Oups ! » lâcha-t-elle avant d’enlever son doigt de sa peau, comme si c’était un charbon ardent. D’ailleurs, c’était vrai qu’il avait chaud, le Razvan. Elle avait toujours aimé la chaleur de leurs étreintes, c’était agréable quand il faisait froid à Sibiu, mais elle le touchait que rarement, du moins pas si directement. Et surtout pas dans un contexte où elle entendait ses camarades ricaner derrière la porte et faire des bruits qu’elle préférait ne pas trop nommer.

Elle était coincée, sa main près du visage de Razvan sûrement, le coude bloqué et c’était vraiment une posture peu agréable. Elle déjà si maladroite de base, elle craignait de bouger le petit doigt de pied au risque de se vautrer, ce qui aurait forcément entraîné Razvan dans sa chute. Même si, soyons clair, il était parfaitement impossible de se retrouver à l’horizontale dans ce placard. Et tant mieux, pas vrai ? En tout cas, elle était toute contorsionnée, sans doute que ça gênait l’adolescent car il fit un drôle de mouvement qui le fit se cogner. Le pauvre ! Surprise, Neo sursauta et donc, elle se retrouva sans trop faire exprès avec ses mains calées sur ce qui semblait être du tissu, mais pas du tissu sur un cintre. Du tissu sous lequel il faisait chaud. Vu la hauteur, elle misait sur le torse, et elle était coincée elle-même au point de ne pas réussir à les enlever de là et… « Ca va ? » demanda-t-elle quand même, lovée sans le vouloir dans une position d’amoureuse transie. « Ce que c’est petit ici ! » Merci Captain Obvious, personne n’avait remarqué hein ! Non mais quelle idée que ce jeu débile, sincèrement. C’était stupide parce que même avec des idées dans la tête, ici, il était difficile de les réaliser hein, vu l’amplitude des mouvements qu’on pouvait se permettre. Tiens, quelle drôle de pensée…
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MessageSujet: Re: Nos émois, au placard w/ Razvan Nos émois, au placard w/ Razvan  EmptyMar 10 Nov 2020 - 16:59

Il fallait bien dire que Razvan avait parfois l'attitude insupportable d'un botruc têtu. Quand il ne voulait pas faire quelque chose, en général, il croisait les bras avec son air renfermé pour signifier qu'il n'était pas d'accord. Cette austérité fondait généralement bien vite lorsque c'était Neolina en face. Et jusqu'à très récemment, elle était la seule qui faisait fondre l'attitude glaciale de ce garçon de l'est. Mais voilà, depuis que Mara était correctement entrée dans sa vie, disons qu'il y avait maintenant deux personnes qui pouvaient obtenir de lui des choses que le commun des mortels n'obtiendrait pas. Neo avait toujours été particulièrement tactile et il s'était toujours laissé faire lorsqu'elle le prenait dans ses bras, ou lui remuait les cheveux pour l'embêter un peu. « Pas nécessairement » répondit-il à la phrase sur sa petite-amie. En fait, il aurait surtout préféré ne pas être là du tout. Se retrouver avec sa copine dans un cagibi, ça réveillait les sens et disons-le, c'était surtout une torture de ne rien pouvoir faire après. Vraiment, c'était mieux que ce soit Neolina finalement. Que tu crois...
Elle détourna ses pensées en plantant son doigt sur sa joue, s'il l'avait vu arriver, il l'aurait sans doute mordu. « Jalouse ? » la railla-t-il du même ton sans réaliser que la position de la jeune femme était bien peu confortable, comme la sienne, tout compte fait. Sauf que lui, il était quand même assez adroit et tenait bien sur ses pieds - en tout cas, pour l'instant. Elle, c'était un peu différent. Son amie d'enfance était connue pour être la maladroite de service qui renversait ce qui ne fallait pas renverser, se cassait le nez au moins une fois par an, le poignet tous les six mois et c'était probablement un miracle qu'elle ne se soit jamais fendu le crâne. Autant dire que l'enfermer avec un garçon dans un placard, ce n'était pas la soulager de sa maladresse. Quoiqu'il en soit, leur position les gênait tous les deux, et lorsqu'il se cogna contre le placard il leva son bras, pour le garder en l'air, paume vers le plafond de l'armoire. A ce niveau, il n'y avait sans doute que cela à faire, non ? Sauf qu'il n'était pas seul et la main de Neolina posée sur son torse lui fit faire une grimace. Pas de mécontentement, notons-le. Une chance qu'elle ne voit pas son expression. « C'est exiguë » lâcha-t-il enfin, « je commence à avoir mal au bras ». Et Razvan ne le savait pas, mais ça faisait moins de deux minutes qu'ils étaient enfermés là-dedans. Les sept minutes seraient probablement les plus longues de sa vie.

« Alors comme ça je te manque, Neolina... ? » revînt-il sur la petite phrase qu'elle avait lâché précédemment mais sur laquelle il n'était pas revenu. Un petit sourire flottait malgré tout sur les lèvres de l'adolescent. La relation qu'il partageait avec elle avait toujours été unique. Plein de monde se faisait des idées sur eux, comme si c'était réel. Ils avaient d'ailleurs tous dû y voir un coup du destin qu'ils soient désignés pour être enfermés - et au diable Mara, tant pis pour elle ! Et le plus triste, c'était sans doute que les pensées du jeune homme, pourtant amoureux, ne dérivaient absolument pas vers sa petite-amie mais vers sa plus vieille amie. Il fit finalement redescendre doucement le bras pour ne pas donner un coup de coude dans l'oeil de Neo et le laissa s'appuyer sur quelque chose - Neo. Sans doute était-ce son épaule ou quelque chose comme ça : « Désolé de t'utiliser comme repose bras ». Etait-il vraiment désolé ? Oh, peut-être pas. Leur position n'était pas confortable, mais après tout, s'il ne fallait subir que cela pour passer un peu de temps en tête à tête avec Neo, pourquoi pas ?


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MessageSujet: Re: Nos émois, au placard w/ Razvan Nos émois, au placard w/ Razvan  EmptyMer 11 Nov 2020 - 0:45

Jalouse, Neo ? « Pfff, n’importe quoi. » dit-elle à demi entre la râlerie et le rire. Si la jeune femme n’était pas tellement fan des idéaux politiques de son pays, elle était pourtant loin d’être possessive, bien au contraire. Cette faculté à toujours se réjouir pour les autres faisait qu’elle était sincèrement heureuse pour Razvan qui formait vraiment un très joli petit couple avec la douce Mara. La seule chose, c’était qu’elle n’était pas encore habituée à aller frapper à la porte de chez sa tante et entendre qu’il n’était pas là alors qu’avant, ils passaient tout leur temps libre ensemble. Mais ça ne faisait rien, Neo trouvait toujours autre chose à faire en attendant de recroiser son chemin, et ne profitait que plus des moments qu’ils avaient à deux. Après tout, Mara leur laissait aussi un peu de moments ensemble, c’était vraiment une chouette fille. Sans doute même que Razvan ne réalisait pas sa chance, comme le prouvait sa petite phrase où il avouait quand même qu’il n’aurait même pas préféré être là avec elle. C’était peut-être Mara qui avait des questions à se poser finalement… Même si en vérité, la simple idée d’embrasser Razvan aurait fait rire Neo si fort que ça en aurait été vexant pour lui.

Mais même si Neo savait pertinemment que c’était Razvan dans ce placard, le noir environnant l’empêchait de voir ses traits et ça, bizarrement, ça changeait la donne. L’obscurité avait transformé son ami d’enfance en une silhouette chaude que ses mains exploraient sans faire exprès. Car oui, supprimez un sens et les autres s’en voyaient décuplés. Et sous la paume de sa main, Neo sentait presque les battements de coeur du garçon alors qu’elle commençait vraiment à avoir chaud. Il fallait dire que les températures extérieures étaient déjà élevées. Si on ajoutait cette évidente proximité et le fait que Razvan restait un garçon, et Neo une fille, une fille qui n’avait jamais de sa vie était autant collée à qui que ce soit, cela pouvait expliquer l’embrasement qui s’emparait doucement de ses joues. « On va sortir de là tout courbaturés… » souffla-t-elle alors qu’elle ne savait même pas où était le bras qu’il évoquait et qui lui faisait mal. « Les autres vont se faire des idées ! » Ah ça Neo, de toute manière, ils s’en faisaient déjà.

Mais visiblement, Razvan trouvait que c’était le moment, l’endroit et la position idéale pour parler de choses importantes. Enfin, pour Neo en tout cas, c’était important, même si elle savait bien qu’il se moquait un peu. « Tu me manques toujours un peu quand t’es pas là… » laissa-t-elle échapper sans trop se rendre compte. Après tout, c’était vrai. À Koldovstoretz, souvent, elle ressentait un vide quand il lui arrivait quelque chose et qu’elle ne pouvait pas immédiatement le lui raconter. Ils avaient quand même passé 7 ans de leur vie collés aux basques l’un de l’autre. C'était dire si la première rentrée de Neo avait été déboussolante. Et cette sensation ne s’était jamais estompée, malgré les désormais 5 années passées là-bas. De toute manière, où qu’elle aille, elle emportait toujours un petit bout de Razvan avec elle. « Mais bon, je crois qu’après ça, j’aurais fait le plein de toi pour au moins 2 semaines ! » plaisanta-t-elle pour faire retomber l’atmosphère un peu étrange qu’elle avait installé en étant bien premier degré. « Eh oh là-dedans ! Moins de blabla et plus de bisou ! » Les coups sur la porte l’avaient fait sursauter, mais sa main était toujours fichée au même endroit, l’autre étant près de sa hanche mais surtout ne pas la bouger. Les rires des idiots la firent soupirer au point de faire voler une de ses mèche de cheveux qui rencontrèrent, et elle l’ignorait, la peau du cou de Razvan sur le trajet.

Finalement, il y eut du mouvement dans le mini placard et Neo sentit le bras de Razvan se poser sur son épaule - non vraiment, lumière allumée, ce devait être hilarant. Dans la manoeuvre, la bretelle de son haut à fleurs glissa doucement, mais alors vraiment doucement, découvrant au fur et à mesure son épaule nue. Ouh, ça allait que c’était son bras, et pas ses doigts qui se trouvaient là ! « Je sais que je dis tout le temps que je serais toujours là pour te soutenir, mais je ne voyais pas ça de façon si littérale ! » Neo ne savait pas encore combien Razvan aurait besoin plus tard de ce soutien et comment, alors, elle faillirait un peu à sa promesse. « Tu veux que j’essaye de me reculer un peu pour te faire de la place ? » Malheureuse, si elle savait à quel point c’était physiquement impossible. Et puis de toute manière, sans qu’elle ne se l’avoue ne serait-ce qu’à elle-même, Neo n’avait en réalité pas du tout envie de bouger. Curieux paradoxe, pas vrai ?
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MessageSujet: Re: Nos émois, au placard w/ Razvan Nos émois, au placard w/ Razvan  EmptyMer 11 Nov 2020 - 1:29

Deux adolescents aux hormones en ébullition, un placard exiguë, des idiots qui faisaient des bruits bizarres en dehors et surtout une noirceur telle qu'il était absolument impossible ne serait-ce que distinguer l'autre silhouette. Razvan percevait vaguement, en plissant un peu le regard, les cheveux blonds de Neolina. L'ironie était peut-être leur meilleure arme pour rester eux-même. C'était humiliant pour lui de se retrouver là. Ce n'était pas sa meilleure amie le problème, elle n'en était pas un et n'en serait jamais un. Non non, le truc, c'est qu'il avait presque quinze ans, qu'il avait une petite amie, et que ce n'était pas avec elle qu'il était enfermé. Il appréhendait déjà la sortie de ce placard et les exclamations douteuses de leurs camarades. L'air austère face auquel ils allaient faire face ne les calmerait sans doute pas, peut-être même qu'ils risquaient de tourmenter Neo pour ça. Tous les pores de la peau du jeune homme sentaient la main de la jeune femme sur son torse. Elle ne l'avait jamais touché de cette manière, et c'est en pensant à cela qu'il décida humblement de ne pas répondre à ce qu'elle lui dit. Oui, les autres allaient penser des choses. Ils y pensaient déjà.
Autant faire dériver la conversation vers quelque chose d'un peu moins délicat, non ? Enfin, "moins délicat". Façon de parler, Razvan avait le tact inexistant. Et l'aveu de sa meilleure amie lui attira un sourire un peu triste. S'il avait vu correctement son visage et son corps, il aurait essayé de la prendre dans ses bras. La main qui était toujours ramenée contre son torse descendit sur celle qui le touchait et lui lui caressa le dos de la main : « Neolina... » - il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'ils étaient interrompus tous les deux par la lourdeur de leurs camarades. Ils sursautèrent et un souffle agacé s'échappa des narines du roumain. Ces idiots avaient brisé l'instant et le jeune homme ne se sentit pas capable de finir ce qu'il allait lui dire. Au lieu de ça, il sentit les cheveux de la jeune femme contre son cou et se surprit à avoir une étrange bouffée de chaleur. « Certains d'entre eux doivent être jaloux que je sois dans ce cagibi avec toi » laissa-t-il échapper, en tournant la tête par pudeur comme si elle pouvait le voir. Non, elle ne pouvait pas le voir, et tant mieux d'ailleurs. Sinon, Neolina ferait face à un air un peu gêné. Certains garçons regardaient son amie avec une certaine insistance et lui-même avait toujours trouvé pareille attitude assez, disons-le, vulgaire. On ne regarde pas quelqu'un avec insistance en permanence parce qu'il vous plaît, c'est gênant au possible. Surtout pour la personne visée. Mais en matière d’œillères, Neo était aussi bien logée que lui de toute manière.

Le bras posé sur l'épaule de la roumaine, il eut un léger ricanement à sa plaisanterie mais n'y répondit pas. La position était bizarre, étrange. Pas naturelle du tout. « Attend... » le jeune homme ramena doucement le bras qu'il avait posé sur l'épaule de la jeune femme et voulu la pousser très légèrement de la main pour qu'elle change légèrement de position. Sauf qu'il ne voyait rien. Et que dans le noir, on ne sait pas ce qu'on touche. « Euhm... C'est quoi ça ? » demanda-t-il d'un air circonspect. Le sens du touché était plus habitué à s'effacer face à la vue. Dans le noir, c'était bien dur de savoir ce qu'il tâtait. Et s'il avait su, il aurait sans doute fait un bond en arrière.


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MessageSujet: Re: Nos émois, au placard w/ Razvan Nos émois, au placard w/ Razvan  EmptyMer 11 Nov 2020 - 2:45

Les adolescents en rut à l’extérieur de ce placard minuscule avaient en effet de bonnes raisons d’être jaloux. Et pas que pour celle sous-entendue par Razvan, qui fit rougir instantanément la jeune femme. Mais aussi et surtout parce que les deux jeunes gens partageaient une complicité rare, que peu de personnes pouvaient se vanter de connaître. L’amitié garçon-fille était une chose incomprise et évidemment, les gens mélangeaient tout. Mais pourtant, c’était bel et bien un lien fort et indicible qui unissait les deux jeunes roumains, plus proches que jamais et ce, même quand ils n’étaient pas collés l’un à l’autre. Neo appréciait le contact tendre de Razvan sur sa main et avait envie de le prendre dans ses bras mais, pour une raison étrange, ne le fit pas. Peut-être parce que sa remarque l’avait mise un peu mal à l’aise, et elle sentait vraiment son rougissement qui irradiait ses pommettes. Merci l’obscurité. « Ne dis pas de bêtises. » le sermonna-t-elle gentiment alors que bon sang, de l’autre côté de cette porte, Andrea rongeait son frein et enviait Razvan à tel point qu’il aurait pu en dégonder la porte.

Bon, ils étaient dans une bien mauvaise posture, et pas forcément que physique au vu des événements qui s’apprêtaient à arriver. Tout ça était pire qu’une partie de Twister - qui de toute façon n’était même pas encore inventé - et ils auraient vraiment été de bien mauvais joueurs. Pour une fois d’ailleurs, ça n’était pas Neo qui gigotait, mais Razvan et c’était surprenant. Mais il était plus grand qu’elle, alors forcément, ça expliquait qu’il ne soit pas à son aise avec ses grands bras alors qu’elle restait nichée contre lui. Il ne manquait plus qu’elle pose sa tête sur lui et on avait là le parfait cliché de l’ado alanguie. Alors qu’elle lui avait proposé de se décaler, il semblait pourtant bel et bien décidé à prendre les choses en main. Et dans le sens littéral du terme.

La situation venait de grimper d’un niveau sur l’échelle de la gêne, malgré les efforts considérables déployées par les deux pauvres âmes pour essayer de minimiser ça. Razvan venait de poser sa grande main sur une partie du corps de Neo que personne d’autre avant n’avait touché. Non, personne. Elle écarquilla les yeux si fort qu’elle ressemblait à un personnage affolé de cartoon, et en oublia de respirer pendant au moins 5 longues secondes. C’était vraiment inédit, et agréable, et étrange, et pas normal entre amis et… Sa tête faisait des 360, son corps devenait brûlant et ses joues étaient maintenant de la couleur du drapeau communiste. C’était plutôt son genre à elle d’être maladroite comme ça ! Que faire, que faire, que faire… En face, ça ne bougeait pas des masses, ça posait des questions et tandis que sa respiration s’accélérait, Neo n’avait aucune idée de quoi répondre. La vérité ? Un odieux mensonge ? Non mais qui elle allait tromper, sérieusement ? Du coup, ce fut le premier truc qui lui vint en tête qui sortit, et tant pis. « Euh… ça. » dit-elle en tapotant le torse de Razvan de sa main bloquée pour lui faire comprendre ce qu’il était en train de faire sans mettre un mot dessus parce que vraiment, c’était terrible. Et vraiment, vraiment pas désagréable.

Mal à l’aise, ignorant momentanément l’espace exigu, Neolina voulut remettre une de ses mèches de cheveux mi-long derrière son oreille comme elle faisait tout le temps quand elle ne savait pas où se mettre. Sa main libre frôla tout le long du bras de Razvan, lui déclenchant un frisson dans toute la colonne et dans la précipitation, elle lui colla un coup en plein dans le menton sans le vouloir. Mince ! « Oh pardon ! Pardon, pardon ! » Elle ne voulait pas qu’il croit qu’elle croyait qu’il avait fait exprès et qu’elle lui en collait une. L’avantage, c’est que surprise, elle s’était un peu décalée et le contact du malaise avait été rompu. Par instinct, elle cala sa main contre la mâchoire de son meilleur ami et y balada son pouce, comme pour soigner un hématome fantôme. « Je suis vraiment un danger public… » souffla-t-elle finalement, lasse de sa propre maladresse. Au fond d’elle, elle regrettait presque que celle de Razvan soit désormais derrière eux, et sentait encore la chaleur de sa main, comme un écho, sur cet endroit normalement réservé à ceux qui étaient plus que des amis.
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MessageSujet: Re: Nos émois, au placard w/ Razvan Nos émois, au placard w/ Razvan  EmptyMer 11 Nov 2020 - 3:13

Pas de bêtises...? Neolina ne remarquait-elle pas les regards qu'elle attirait ? Oh, il n'était pas jaloux, pas du tout. Ce n'était pas vraiment dans son caractère de l'être en général. Razvan accordait sa confiance à peu de monde, mais elle, tout comme Mara, en bénéficiaient largement. Il aurait voulu lui en dire plus, parce qu'il avait remarqué les regards appuyés d'Andrea sur elle. Mais il n'en fit rien. Le jeune homme était pudique que ces questions-là. Si tous les deux se connaissaient bien, il était raisonnable de dire, cependant, qu'ils ignoraient largement certains pans de conversation. Alors oui, il lui avait dit qu'il sortait avec Mara Ionescu. Mais voilà, il ne s'était pas attardé sur le sujet, parce qu'il ne le voulait pas. Il ne voyait pas trop l'intérêt de disserter dessus pendant des heures - bien qu'il paraît que c'est la passion de nombre de jeunes femmes de son âge. La pudeur de Razvan était réelle et jamais, au grand jamais, il n'aurait commis l'impair qu'il venait de commettre s'il y avait vu clair.

C'est qu'il fallait admettre que la sensation sous ses doigts était quand même foutrement agréable. Alors, c'est quoi ? La réaction gênée de Neolina, qui lui tapota le torse, le fit lâcher une exclamation brusque : « Ah ! ». Ça ne pouvait qu'être ça pour être si délectable. Forcément. Bien entendu, il retira sa main comme si ça l'avait brûlé au fer rouge, « je suis vraiment désolé, je -... Mm... Tu veux pas juste bouger un peu vers la... ». Et Neolina venait de le faire taire en le gratifiant d'un coup sur le menton. « Aïe ! » lâcha Razvan qui ne pouvait même pas se masser pour faire passer la douleur. « Alooooooooors, ça avance là-dedans ? Toc Toc Toc... Encore quatre minutes ! ». Des rires même pas étouffés leur parvinrent aux oreilles mais l'esprit du jeune homme était surtout tourné vers elle et vers sa main qui rencontrait sa mâchoire comme si le contact allait faire passer la douleur. Curieusement, elle l'estompa au moins un peu. « Mais non » la tempéra-t-il en ne sachant décidément plus où mettre ses mains, « on ne peut pas dire qu'on puisse faire autrement ». Autrement que quoi ? Se toucher l'un l'autre ? L'adolescent lâcha un petit grognement parce qu'il avait quelque chose qui poussait désagréablement dans son dos. « Tu pourrais juste te décaler un peu plus vers la droite s'il-te-plaît ? J'ai un truc qui me gêne dans le dos » lui demanda-t-il poliment parce qu'il était absolument HORS DE QUESTION qu'il repose une main sur Neolina. Aucune chance qu'il vise à nouveau la clavicule et il ne voulait pas revivre la gêne furieuse qui, d'ailleurs, ne s'était pas totalement évaporée. Il essaya de bouger un peu ses jambes et au final, l'une d'elle finit quasiment entre celles de la jeune femme. N'importe quel mouvement devait-il apporter son lot de gêne ? Neolina était en jupe, lui était en short. Le contact de leurs peaux fit dresser sur son crâne les épis noirs qui lui servaient de cheveux et s'il n'avait pas eu autant peur de lui donner un coup, il aurait passé une main lasse dans sa tignasse. Mais non. Le souffle un peu court, les joues légèrement rosées - et c'était assez rare pour le justifier car le roumain ne rougissait jamais - il ferma les yeux en priant le ciel que tout se termine rapidement.

(580)

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MessageSujet: Re: Nos émois, au placard w/ Razvan Nos émois, au placard w/ Razvan  EmptyMer 11 Nov 2020 - 3:46

Ah ça, Neo allait se souvenir longtemps de sa première - et dernière, elle allait tout faire pour - partie de ce jeu ridicule. Certes, elle était ravie de n’être pas en présence d’un ado libidineux qui l’aurait sans doute tripotée, et elle lui aurait balancé un coup dans les Souaffles si fort qu’il aurait sans doute pu dire adieu à sa progéniture. Mais là où tout aurait pu être simple et tranquille avec Razvan, tout devenait furieusement compliqué. Comme un bon gentleman, il s’excusa et ne reçut en retour qu’une bonne droite décochée sans le vouloir, du Neo tout craché. Elle s’en voulait tellement de lui faire mal, alors que quand on y pensait, ce maudit placard était plutôt fait pour se faire du bien a priori. Mais c’était quoi encore que cette pensée parasite ? Neo, ressaisis-toi ma grande !

Les spectateurs invisibles et curieux ne se génèrent pas pour faire une remarque, et leur apprendre qu’il restait quatre longues minutes encore à passer dans cette posture inconfortable. Quoi que, la main posée sur sa joue, Neo avait retrouvé un peu de sérénité, comme si ce geste tendre effaçait légèrement tout le reste de leurs maladresses. « On aurait dû leur dire flûte. » grommela-t-elle en guise de réponse. Mais la pression sociale était ce qu’elle était, et ils avaient finalement obéi docilement tous les deux. Sans doute aurait-elle rechigné plus avec un autre, évidemment. Mais c’était qu’elle ne se doutait pas de la petitesse de l’endroit, et elle s’était naïvement imaginé qu’ils allaient papoter pendant sept minutes avant de sortir comme si de rien n’était. « Dès qu’on sort, on va prendre l’air hein ? » Elle avait cruellement l’impression d’en manquer, comme si l’atmosphère était pesante, et à vrai dire c’était le cas. Bon, ça allait encore plus jaser quand ils s’éclipseraient à l’abri des regards indiscrets, mais elle s’en moquait. Bien sûr, cela impliquait de regarder Razvan dans les yeux, et de remonter sa bretelle qui commençait à découvrir plus que son épaule. « Et on ne revient pas. » Ils embarqueraient sans doute Mara au passage, pauvre Mara qui ne se doutait de rien.

Décidément, il allait falloir faire une nouvelle manoeuvre et Neo craignait clairement le pire. La droite, c’était de quel côté ça déjà ? Elle bougea un peu sur le côté, et sentit Razvan étendre une jambe entre les siennes, ce qui fit dangereusement remonter sa jupe contre sa peau qui frémissait désormais au moindre contact, même d’un bout de tissu, et de leurs peaux aussi au passage. Elle n’en montra rien, mais elle était tellement à fleur de peau que son corps était devenu un incendie et elle craignait les moqueries en sortant de là, alors qu’elle serait cramoisie. La droite, donc, avait-il dit. « Courage, notre calvaire est bientôt f… » En se décalant, le pied de Neo rencontra une boîte - quel bazar ce placard - qui la déséquilibra fortement. Déjà qu’elle tenait à peine debout en général, mais alors là… Par réflexe, elle s’attrapa à ce qu’elle put, à savoir le cou de Razvan qu'elle enserrait désormais de ses bras, et la peau nue de sa cuisse trouva appui sur la jambe du roumain, son pied posé sur elle ne savait trop quoi, en l’air. Alors qu’elle pensait que ça n’était pas sorcièrement possible, voilà qu’ils étaient plus proches encore car dans la panique et son mouvement de sauvetage intempestif, elle l’avait attiré à elle un peu plus. Dans sa poitrine, ça battait la chamade. « Mais c’est pas vrai ! » pesta-t-elle. « On ne bouge plus hein ? On fait ça ? » Pitié, pitié, qu’ils arrêtent là les frais parce qu'à ce rythme-là, elle allait se liquéfier.
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MessageSujet: Re: Nos émois, au placard w/ Razvan Nos émois, au placard w/ Razvan  EmptyMer 11 Nov 2020 - 15:33

La question de savoir pourquoi il était si manipulable dès lors qu'il était question de Neolina et Mara allait devoir se poser à un moment donné. C'est sous leurs assauts qu'il avait fini par obtempérer, alors qu'à la base, il avait opté pour la solution la plus sécurisée : allez-y ensemble, moi j'irai me coucher tôt. Mais non, forcément, il avait fini par dire oui. Et non content de l'humilier, le karma lui avait, en un certain sens, fait plaisir avant de le gratifier d'un retour violent dans le menton. Bien fait ! Alors oui, ils auraient dû leur dire flûte, mais est-ce que ça n'aurait pas été suspect ? Des gens qui n'ont rien à se reprocher n'ont pas de raison de dire non, et c'était aussi pour cela qu'ils n'avaient pas essayé. Le jeune homme manquait de tact, mais pour le coup, il tînt sa langue pour ne pas lui dire ce qu'il pensait à ce sujet. C'aurait été rajouter de l'huile sur le feu, de la gêne à la gêne et ils n'en avaient pas besoin. La situation était suffisamment critique comme cela, merci bien. Il remarqua enfin qu'elle n'avait pas retiré sa main de sa joue, comme si c'était sa place. Cette réalisation le troubla davantage, comme si c'était possible. La proposition de la jeune femme le fit légèrement sourire à travers sa gêne. C'était l'occasion idéale de quitter cette soirée de malheur et oh oui, il allait sauter sur l'occasion : « Vendu ». Passer du temps avec elle dehors lui ferait du bien et ils seraient loin de ce foutu placard, de cette foutue gêne et peut-être que son cerveau s'aérerait assez pour qu'il arrête de penser à ce qui servait d'attributs agréables de Neolina. Non mais franchement. Elle était sa meilleure amie et il se sentait honteux de ressentir pareilles pensées pour elle, comme si elle était dans son esprit pour les lire. Une chance qu'elle n'était pas legilimens. Elle ne l'était pas, pas vrai ? L'inquiétude irrationnelle qu'elle entende ce qui se passait dans sa tête le prenait à la gorge, c'était dire la tension dans l'esprit du roumain.

Le jeune homme avait l'impression de sentir chaque parcelle de peau s'enflammer - celles couvertes et celles qui ne l'étaient pas - alors que ses cheveux ne semblaient pas vouloir redescendre. Ses joues étaient rosées, le spectacle devait être désolant. Et comment Neo était, dans tout ça ? Bonne question, puisqu'il ne la voyait pas. S'ils s'étaient vu, ils ne seraient même pas gênés. Brusquement, il la sentit perdre l'équilibre, s'agripper à son cou et coller sa cuisse contre sa propre jambe. Il envoya machinalement une main pour soutenir celle-ci et réalisa sa bêtise au moment où il l'agrippait fermement. Quel imbécile. Et il était trop tard pour la lâcher, sans doute ! Trop perturbé par le contact, les tympans un peu brouillés, il réalisa que sa seconde main s'était glissée dans le dos de la roumaine. Et il sentait doucement son souffle contre son visage. « Non, on ne bouge plus » - ou peut-être devraient-ils ? « Tu crois qu'il reste combien de temps ? Trois minutes ? » souffla-t-il contre son visage, les yeux bien clos. Le pire étant le moment où ils allaient ouvrir la porte pour les découvrir dans cette position. Lui, sa main qui tenait fermement sa cuisse dévêtue contre lui, l'autre main dans son dos tandis que celles de la jeune femme s'agrippaient à son cou. « On peut dire qu'on s'en souviendra, de cette soirée hein ».


(591)

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MessageSujet: Re: Nos émois, au placard w/ Razvan Nos émois, au placard w/ Razvan  EmptyMer 11 Nov 2020 - 18:18

Le temps était tout de même une chose étrange, quand on y songeait. Combien d’heures de leurs vies avaient-ils consacré l’un à l’autre depuis qu’ils étaient hauts comme trois pommes ? Cela se comptait plus en jours, semaines même si on cumulait le tout, car Neo et Razvan étaient inséparables. Ensemble, ils avaient tout vécu, du moins c’était ce qu’elle croyait. Car ces quelques minutes à peine qu’ils étaient en train de traverser étaient si interminables, et chamboulaient tellement l’ordre établi de leur relation qu’elle était incapable de les quantifier. La gêne étirait le temps de façon surréaliste, et le moindre mouvement ne faisaient qu’amplifier cette impression. Car Razvan et son attitude protectrice naturelle avait bien évidemment rattrapé Neolina, et pas n’importe comment. Sa main sur sa cuisse lui avait déclenché un violent frisson qu’il n’avait pu que percevoir, tout comme il devait sentir la chair de poule sur sa peau nue. Quand à celle dans son dos, même si heureusement son haut empêchait qu’ils ne soient peau à peau, ça n’arrangeait rien. Elle crevait littéralement de chaud et si la magie pouvait s’exprimer sans baguette, elle aurait certainement mis le feu aux planches qui les tenaient enfermés.

Alors savoir combien de temps il restait, c’était compliqué à dire. Il aurait fallu savoir réfléchir, pour répondre à ça. Elle sentait le souffle de Razvan se glisser non loin de son cou, comme une lente torture, et réalisa donc à quel point ils étaient proches, sûrement suffisamment pour s’adonner à ce qu’on attendait d’eux dans pareille situation. « Tu veux qu’on demande aux horloges humaines ? » essaya-t-elle de plaisanter tout en se refusant à le faire, car elle était bien incapable de faire autre chose que chuchoter de toute manière, et parce que le monde extérieur lui paraissait ne plus exister. Sous ses doigts, elle sentait la peau brûlante de Razvan irradier, mais comme c’était normal chez lui de n’avoir jamais froid ou presque, elle ne réalisa même pas que l’adolescent était aussi mal à l’aise qu’elle. Elle s’en doutait un peu, mais elle avait clairement l’impression d’être la plus godiche et surtout, la plus terrifiée des deux. Car oui, quand à seize ans, on avait rien vécu d’autres que quelques baisers un peu mouillés, cette proximité sensuelle - qu’on pose des mots, un peu, sur tout ça - était quelque chose d’effrayant. Et de diablement plus excitant que tout ce qu’elle avait vécu avant. Alors ça oui, elle allait s’en souvenir, de ces prémices qui avaient commencé à éveiller un certain désir. Même si les jours à venir, elle allait certainement tout faire pour oublier, en particulier la personne avec qui ça s’était passé. La personne en couple, rappelons-le au passage. Même si à cet âge, on est pas mariés, et qu’il aurait sans doute suffi d’un geste, d’une phrase, de n’importe quoi pour faire tout chavirer et s’épargner les drames à venir.

La gorge sèche, Neolina décida quand même de répondre parce qu’après tout, c’était elle la bavarde des deux, et rester ainsi silencieuse pendant les minutes qui restaient n’auraient fait que rendre ça plus interminable encore. « Je pense qu’on peut dire qu’on aura vraiment tout fait toi et moi ! » Peut-être valait-il mieux se taire, en fin de compte… Surtout que c’était là un odieux mensonge, empreint d’une innocence qui subsistait malgré tout ça, un miracle vraiment. « Enfin, sauf ce que tout le monde croit qu’on fait, c’est quand même drôle ! » Drôle, le mot était un peu fort. Il existait plein d’adjectifs pour convenir à cette situation, mais drôle n’en faisait certainement pas partie. D’ailleurs, ils étaient peut-être en train de se toucher d’une façon qu’aucun des couples qui étaient venus avant n’avait osé, c’était dire l’ironie. La boîte sur laquelle était posé son pied choisit cet instant précis pour basculer lentement, et son pied glissa un peu, derrière la jambe de Razvan - était-ce son mollet ? - tandis que son étreinte l’empêchait de tomber, mais surtout de se remettre d’aplomb. Chaque frôlement était un supplice et tout à coup, Neolina se surprit à penser qu’il était peut-être dommage de rester aussi chaste quand tout son corps lui hurlait qu’il avait envie d’autre chose. « Imagine… » Imagine quoi, Neo ? Elle n’arriva pas à terminer sa phrase, et se mordit la lèvre en remontrance, comme pour la punir d’avoir ainsi laissé échapper ce mot. Heureusement, la raison était une chose tenace, une barrière nécessaire pour éviter les débordements. Mais une barrière de glace, qui semblait fondre face à la chaleur d’un moment pareil. En même temps, qui aurait pu la blâmer ?
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MessageSujet: Re: Nos émois, au placard w/ Razvan Nos émois, au placard w/ Razvan  EmptyMer 11 Nov 2020 - 19:08

Qu'est-ce que c'est, la Roumanie à la fin des années 50 ? Une terre de tradition, enfermée dans des carcans politiques dont elle n'a pas décidé, rongé par les élites qui laissent le peuple dans une vie arriérée. S'enfermer dans un placard n'était pas quelque chose que l'on faisait et ce n'était pas, naturellement, quelque chose à lequel il adhérait. A juste raison, d'ailleurs. S'il avait accepté sa sentence sans rien dire, c'était parce que c'était elle. Pas une autre fille, mais elle. Elle avec qui il n'allait jamais rien se passer. Et puisqu'il ne se passerait jamais rien... Razvan ferma les yeux à cette pensée. Oh, il aimait sa copine, ce n'était pas le problème. Il l'aimait même énormément. Cela faisait longtemps qu'il avait des vues sur elle, c'était un miracle qu'elle l'ait remarqué lui, le garçon taciturne, sympathique quasiment qu'avec Neo. Neo qu'il sentait frissonner sous sa main. Il ne sut pas si c'était parce qu'elle avait froid - son cerveau se persuadait de cela alors même qu'il faisait excessivement chaud - ou si c'était à cause de sa main - ce qui était, admettons-le, beaucoup plus probable. « Je ne veux plus leur adresser la parole » bougonna-t-il alors que c'était grâce à eux qu'il touchait sa meilleure amie de cette façon et que c'était grâce à eux qu'il réalisait combien c'était agréable, et combien il avait envie de plus. Mais c'était la faute aux hormones, bien entendu. Il n'avait aucun sentiment amoureux pour elle, n'est-ce pas ? N'est-ce pas ? Bien entendu qu'il n'en avait pas. Et le coeur battait dans sa cage thoracique comme un métronome marquait la mesure.
Il se demanda s'il avait bien entendu lorsque Neolina continua de parler. Vraiment tout fait...? Oh non, ils n'avaient pas tout fait. Pas du tout, même. Et son cerveau y pensait, encore, encore, encore, le corps collé contre le sien de son amie d'enfance lui faisait chavirer les idées. Lorsque la boîte, sur laquelle était apparemment appuyé le pied de la roumaine, bascula légèrement, la main du jeune homme glissa sur la cuisse de son amie d'enfance avant de la lâcher doucement. Il valait mieux qu'il la lâche avant qu'elle ne remonte trop haut. Alors imagine, oui.

Imagine s'ils se laissaient aller comme ils en mourraient d'envie, l'un comme l'autre ?

Imagine s'ils arrêtaient de prétendre que tout allait bien alors que tout n'allait pas bien ?

Imagine s'ils étaient réellement honnêtes à ce moment précis ?

Ces questions qui tournaient dans l'esprit embrumé et confus de Razvan seraient des questions qu'il se poserait plus tard dans sa vie, et concernant la même personne. Comme s'il ne pouvait qu'être amené à penser à cela lorsqu'il était question de Neolina. Et son souffle il le sentait contre son visage et il mourrait d'envie de se perdre dedans. Et puis quoi ? Il était en couple, c'était vrai. Mais un bisou, ça n'engage à rien. Ça ne signifie pas grand chose et peut-être que ça les soulagerait de cette tension qui s'installait entre eux. Ou alors il était le seul sous tension et le seul à se faire des idées. Mais Neo ne l'avait pas giflé lorsqu'il avait par mégarde posé sa main sur sa poitrine et elle n'avait pas réagi non plus à sa main posée sur sa cuisse. Alors... La main qui avait d'ailleurs lâchée la jambe de Neolina se porta sur l'avant-bras de la jeune femme, terrain beaucoup plus neutre qu'il avait déjà touché plusieurs fois. L'autre qui la maintenait dans le dos la rapprocha un peu plus de lui, si tant est que ce fut possible. Et son visage se rapprocha de la même manière pour sceller, d'une façon plus ou moins honorable, ce baiser secret dont ils ne parleraient plus jamais.


(629)

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MessageSujet: Re: Nos émois, au placard w/ Razvan Nos émois, au placard w/ Razvan  EmptyMer 11 Nov 2020 - 20:56

L’imagination était un outil bien puissant. Celle de Neo était fertile et souvent, elle se racontait des histoires, divaguait sans limite et laissait son esprit la surprendre de bien des façons. Mais voilà, jamais avant aujourd’hui son imagination n’avait flirté dans des contrées où Razvan et elle étaient plus que des amis. Depuis toujours, elle l’avait considéré comme un petit frère désormais plus grand qu’elle, et riait allègrement aux sous-entendus que tout le monde leur faisait parce que, sérieusement, il n’y avait rien de romantique entre eux. Il y avait les amis, les amours, et les emmerdes. Et à cet instant précis de sa vie, Neo ignorait encore que Razvan ferait un jour partie de ces trois catégories.

Mais voilà, pour la première fois, la jeune et naïve roumaine avait laissé ses pensées déraper sérieusement et vivait un moment si étrange, comme suspendu dans le temps, qu’elle n’arrivait pas à rationaliser. Bien sûr, elle savait que c’était Razvan. Elle reconnait sa voix, tout de même, et puis elle l’avait vu entrer avec elle dans ce placard, donc sa raison ne pouvait nier l’évidence. Pourtant, elle découvrait des choses auxquelles elle n’avait jamais prêté attention auparavant. Son souffle chaud contre sa peau, ses mains douces sur certaines parties de son corps - et pas des moindres - son odeur entêtante qui supplantait largement celle des vêtements enfermés ici depuis trop longtemps. Ca n’était pas des choses qu’on remarquait chez un ami, après tout. Aussi, la silhouette qui lui faisait face était certes Razvan, mais pas tout à fait. C’était avant tout, et pour la première fois peut-être, un garçon, et si le coeur de Neo ne s’emballait pas facilement pour ce genre de choses, cette fois c’était différent. Le désir était une sensation inconnue pour elle, et si Razvan et elle avaient vécu ensemble de nombreuses premières fois, elle n’aurait jamais cru qu’il aurait pu être le témoin, non pire, le déclencheur de celle-ci.  

La phrase de Neo était resté en suspend, et c’était sans doute mieux ainsi car elle aurait été mortifiée de poser des mots sur ce qui lui traversait l’esprit. Mais Razvan lui semblait ne pas vouloir se contenter d’imaginer et elle sentit qu’il la rapprochait de lui, doucement mais sûrement, et elle aurait pu se reculer pour éviter à l’impensable de se produire, mais n’en fit absolument rien. La seconde d’après, par un miracle que seules les hormones adolescentes semblaient pouvoir produire, leurs lèvres se rencontrèrent sans maladresse aucune. Neo avait beau réussi à reposer ses deux pieds au sol, elle était complètement ailleurs. Ce baiser pourtant bien chaste lui fit plus tourner la tête que tous ceux qu’elle avait vécu avant, et sans s’en rendre compte, une de ses mains calées dans la nuque de Razvan l’attira un peu plus à elle, tandis que l’autre remontait lentement dans ses épais cheveux aussi noirs que l’obscurité qui les empêchait de tout à fait se rendre compte de ce qui se passait. Ce geste décupla les sensations intenses qui envahissaient tout son corps. « Plus qu’une minuuuuuuute ! » La réalité se rappela brutalement à eux, et Neo lâcha momentanément le cou de Razvan pour délivrer un petit coup sec sur la porte, ce qui n’était vraiment pas son genre, avant de retourner dans les cheveux de jais. Réalisant que le temps était compté, elle intensifia légèrement le baiser en attrapant la lèvre supérieure du charmant roumain entre les siennes, comme pour en profiter une dernière fois avant de rompre le délicieux contact, à bout de souffle. Mais il était hors de question que qui que ce soit en dehors de ce placard sache ce qui s’était passé, et s’il était resté plus de temps, alors nul doute que ce baiser se serait amplement prolongé. Mais les choses étaient ce qu’elles étaient. Razvan et Neo étaient amis. Razvan et Mara étaient en couple, se rappela-t-elle avec regret. « Faisons comme si ces sept minutes n’avaient pas existé… » murmura-t-elle alors qu’elle pensait tout le contraire, surtout en ce qui concernait la dernière. Elle lui vola un autre baiser, rapide, avant de détacher ses mains de son cou pour les poser gentiment sur le haut de ses bras protégés par une couche de tissu. L’instant était désormais passé, et pourtant, jamais elle ne saurait l’oublier, quoi qu’elle en dise. Ce serait juste leur secret, un de plus à rajouter à leur liste. Celui-ci n’avait juste pas tout à fait le même poids que les autres, ni la même innocence.
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Razvan Vacaresco

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L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

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MessageSujet: Re: Nos émois, au placard w/ Razvan Nos émois, au placard w/ Razvan  EmptyJeu 12 Nov 2020 - 1:48

Et voilà comment deux adolescents chaviraient déjà, si tôt, à ce qui plus tard serait sans doute leur fin. Le baiser auquel le jeune homme n'avait pu résister, il s'y adonnait maintenant pleinement et il sentait qu'il en était de même pour Neolina. Mais qu'est-ce que cela voulait dire, et pourquoi faisaient-ils cela ? Razvan sentit que la jeune femme l'attirait encore plus à elle et lui même la poussait vers lui avec la main qu'il avait sécurisée dans son dos. La deuxième auparavant sur l'avant-bras de la jeune femme, le quitta pour se poser sur sa hanche, profiter du toucher et de sa peau. Et Mara dans tout ça ? Ah, Mara était dehors, elle attendait patiemment, peut-être avec une touche de conscience naïve, incapable de savoir ce qui se jouait derrière cette porte. Il aurait pu s'y jouer un futur s'ils n'étaient pas entêtés. Les choses auraient bien changé dès lors. Le baiser avait beau avoir été chaste, il se faisait maintenant plus enflammé et aucun d'eux n'y pouvait rien. Rien du tout. Leurs langues se mêlaient dans un ballet qu'il découvrait avec pareille partenaire et c'était plus agréable qu'il n'aurait pu le croire. Bien trop agréable, même. Le temps leur était pourtant compté et tout abandonné à l'étreinte qu'il livrait, il n'entendit même pas qu'on les dérangeait. Les frissons lui parcouraient le dos alors qu'elle attrapait justement sa lèvre supérieure entre les siennes et c'est vers des pensées moins chastes que son imagination dérivait. Comment pouvait-il penser à ça alors qu'il était en couple ? Et qu'il aimait quand même sa petite-amie ? Aimait-il Neolina ? Non, en tout cas se le persuadait-il. Cela rendait les choses plus faciles, plus faciles à accepter, aussi. Lorsqu'elle se décolla de lui, il accompagna légèrement son mouvement vers l'arrière, comme s'il ne voulait rien arrêter du tout. Il déglutit mais Neo avait raison. Ils devaient faire comme si rien de tout cela n'était arrivé, et comme s'ils n'avaient fait que discuter pendant ces sept longues, très longues minutes. « On a pas le choix... » - oh que non, on a toujours le choix. Toujours. Celui qu'ils choisissaient pourtant, ils le réaliseraient plus tard, était sans doute le mauvais. Le dernier baiser qu'elle lui vola signifiait un adieu pour ses lèvres. Ou un au revoir, bien que cela, il ne pouvait pas le savoir. A regret, il retira ses mains de son corps pour les croiser contre le sien. Et à peine avait-il fait cela que la porte s'ouvrit sur eux. Légèrement décoiffé, la luminosité lui agressa les pupilles. Razvan sortit le premier, le coeur battant comme s'il portait la culpabilité sur les traits, il fit de son mieux pour s'éloigner suffisamment de Neolina. Un impair serait douloureux devant tout ce monde. « Elle est foutrement inconfortable cette armoire » maugréa-t-il pour mimer une mauvaise humeur qu'il n'avait plus depuis que ses lèvres avaient rencontré celles de son amie d'enfance. Sa main se glissa dans celle de sa petite amie à qui il jeta un sourire un peu gêné. Le regard de Mara avait toujours été perçant, c'était peut-être pour cela qu'ils sortaient maintenant ensemble. Elle saisissait toujours ce qui se jouait dans sa tête en regardant ses yeux. Et il eut l'impression, peut-être fausse, que la main de sa petite-amie était plus froide que d'habitude et sa poigne plus sévère. Avait-elle compris ce qui s'était joué dedans ? Le roumain se retourna vers Neolina en faisant un mouvement de tête vers l'extérieur, pour l'intimer de les suivre : « Allons nous-en ».


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MessageSujet: Re: Nos émois, au placard w/ Razvan Nos émois, au placard w/ Razvan  EmptyJeu 12 Nov 2020 - 3:42

Bien sûr qu’ils avaient le choix. Un choix qui ferait souffrir quelqu’un, certes, mais les coeurs adolescents savaient se remettre vite de leurs émois passagers. Mara aurait vite oublié Razvan, même si voir un garçon si charmant s’éloigner était douloureux. Mais à cet âge, rien n’était figé, tout était encore à explorer. Et Neolina et Razvan avaient été peut-être un peu trop loin dans l’exploration. Elle avait bien senti que le roumain peinait à se détacher d’elle, alors qu’elle-même se faisait violence pour éviter à tous deux une gêne sans nom si la porte s’ouvrait alors qu’ils s’embrassaient. C’était, en réalité, la seule raison qui l’avait poussé à le laisser, car elle se serait bien perdue dans cette étreinte des heures durant. Mais il y avait la vraie vie, en dehors de ce placard, et alors qu’elle s'affairait à remonter sa bretelle qui était arrivée au milieu de son avant-bras, la lumière le lui rappela avec virulence. La lumière, et les dizaines de paires d’yeux rivés sur eux. Elle fourra ses mains dans ses poches, fuyant les accusations silencieuses tandis que Razvan se dépêtrait de tout ça avec une phrase qui ne voulait absolument pas dire qu’il ne s’était rien passé. Le rose à ses joues avait disparu, évaporé par ce baiser intense, et elle se força à regarder un ou deux curieux dans les yeux pour éviter de paraître bizarre.

« Aloooooooooors ? » Andrea boudait derrière le groupe, et quelques filles aux yeux brillants la tannaient déjà de demi-questions absurdes. « Alors j’ai passé 7 minutes avec mon meilleur ami, c’est tout. Il est débile votre jeu ! » Minimiser l’absolue tempête qui avait ravagé son crâne était difficile, parce que Neo n’était pas bonne pour les mensonges. Heureusement, Razvan se tenait au plan et l’invita à le suivre dehors. Razvan. À la lumière, tout lui apparut plus clairement. Elle avait embrassé ces lèvres qu’elle n’avait jusqu’alors vu que sourire, ou râler, ou faire plein de choses, mais pas ça. Son regard toutefois descendit jusqu’à sa main, qui tenait celle de Mara dans la sienne. Immédiatement, elle comprit que leur fuite ne se ferait pas qu’à deux, et au fond, tant mieux mais… Oh non. Neo ne savait vraiment, mais vraiment pas mentir. Encore moins sous le regard inquisiteur de la jeune fille à qui appartenait le coeur de Razvan. Léger craquement dans le sien.

Détalant sous les huées des autres, elle se retourna quand même pour justifier leur échappée sauvage. « Il fait trop chaud dans ce truc. Bon courage les prochains ! » Sans attendre une réponse, elle descendit l’escalier à toute vitesse, dépassant le jeune couple pour éviter d’avoir à les observer se tenir la main. En réalité, elle avait envie de rentrer chez elle sans demander son reste, mais ne serait-ce pas curieusement suspect ? Aller à l’extérieur s’expliquait par le fait qu’il faisait chaud, et encore. Une fois dehors, la moiteur ambiante la happa et elle s’appuya contre le mur à peine frais de la façade. Et si Mara posait des questions, qu’allaient-ils faire ? Elle n’eut pas le temps de réfléchir que déjà, les deux amoureux rappliquaient devant elle, et elle n’eut d’autres choix que d’affronter leurs regards. Les deux la terrifiaient, littéralement. Avec une attitude qu’elle voulait désinvolte, elle souffla sur une mèche de ses cheveux et s’éventa de sa main. « Sérieusement, c’est pas un placard pour deux ça… » Est-ce que c’était la bonne phrase à dire ? Peut-être pas. « Enfin, on en est sortis vivants, c’est le principal ! » dit-elle dans un rire un peu faux. Vivants, oui. Intacts, pas sûr. « Mais où est le vent quand on en a besoin, bon sang ? » Neo parlait pour combler le silence, le terrible silence qui n’aurait fait que rendre ça plus gênant encore, si c’était possible. Ses yeux allèrent de Razvan à Mara, Mara à Razvan, avant de revenir sur la jeune fille qui ne se doutait de rien. Ou peut-être de tout, allez savoir… Dans ce qu’elle voulut être un trait d’humour, Neolina s’infligea elle-même le coup de grâce. « Je te le laisse pour les 7 prochains jours, minimum. C’est bon, j’ai eu ma dose de Razvan pour la semaine ! » Semaine durant laquelle elle ne parviendrait évidemment pas à se sortir ce baiser de la tête, songeant alors que ça serait la première et dernière fois qu’ils vivraient un tel moment. Mais ce que la jeune Neo ignorait, c’était que le destin était autrement plus cruel.
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