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Une bague, un nom, et des chaudrons.

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Selena J. Stomby

Selena J. Stomby


COTÉ DU MAL
La méchanceté s'apprend sans maître.

COTÉ DU MALLa méchanceté s'apprend sans maître.
| HIBOUX POSTÉS : 171
| AVATARS / CRÉDITS : Krysten Ritter
| SANG : Pur


Caractéristiques du sorcier
| EPOUVANTARD : Me réveillant un matin en ayant tout perdu, et complètement ruinée.
| PATRONUS : Un Tigre, pour sa puissance et sa férocité.
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MessageSujet: Une bague, un nom, et des chaudrons. Une bague, un nom, et des chaudrons.  EmptyLun 16 Nov 2020 - 17:56

La  matinée avait été rude à l’Empire, les réunions s’étaient enchaînées, et je n’avais pas  eu une minute de répit.  Je claquais la porte de mon bureau, pour la dernière fois de la matinée, et me laisser choir dans mon confortable fauteuil, en jetant une mine lasse, à ma tasse de café à la mode sorcière refroidie, me faisant face en me narguant. Je soupirais longuement. Un coup d’œil à l’horloge de mon bureau, m’indiquait que l’heure de la pause repas, était déjà bien avancée. J’envoyais mon assistante à la recherche de mon repas, ne désirant nullement me rendre dans la salle commune. J’avais besoin de calme et de sérénité.

Cette dernière faisait son apparition une poignée de minutes plus tard, déposant un plateau devant ma personne, contenant mon repas réchauffé, ainsi qu’une nouvelle tasse de café, préparée à la perfection. Je lui souriais, et à son tour disparaissais en fermant la porte. Il était tout à fait délicieux, je devais reconnaître que Poody s’était surpassé. Cet Elfe de Maison était un formidable cuisiner. Je me délectais maintenant de mon café, avec une attention envers moi, un muffin au chocolat. A l’image du reste, succulent.

Je fermais les yeux un instant, en étirant mes longues et fines jambes. Je m’octroyais une petite pause bien méritée. Je sombrais doucement dans un sommeil sans rêves, dans mon confortable fauteuil. Lorsque je rouvrais les yeux timidement, il était largement l’heure de revenir au travail. Je me redressais, et étirais mes muscles endoloris. Je me relevais en faisant quelques pas, dans mon bureau. Le temps extérieur était à la pluie, et manifestement elle était tombée pendant mon sommeil. De larges flaques d’eau jonchaient le sol, et les passants marchaient sous leurs parapluies de diverses couleurs. Je restais à observer ce manège de haut, quelques secondes.

Le plateau avait été débarrassé, et à la place une pile de dossiers en attente de signature patientait. J’allais user encore un peu plus, ma chère plume incarnat. Elle m’accompagnait au quotidien, depuis ma prise de fonctions, à la tête de l’Empire, en gestion commune avec Père, il y a de cela quelques années. L’encre venait signer les documents, et apposer mon identité de manière définitive. Je massais mon poignet droit, pour chasser les contractures. Le temps avait filé à toute vitesse, sans que je n’en ais le moindre contrôle dessus.

A la suite de cela, je recevais un partenaire commercial, qui avait fini par me donner un mal de tête sournois. Par Salazar, cette maudite journée n’allait jamais se terminer. Il y avait certaines journées où l’univers se liguait contre moi. Et autant vous dire, que je détestais cela. Avoir le contrôle sur la moindre chose, faisait partie de mon caractère, et de ma façon d’appréhender le monde. Le temps au-dehors demeurait également gris, comme mon humeur, à mon grand désespoir. Un soupir d’exaspération s’échappait de mon être. Malheureusement j’étais loin de parvenir à bout de cette affreuse journée. Pourtant, j’aimerais me trouver dans tous autres lieux, plutôt qu’entre ces murs. Mais un Empire ne se gérait pas en se tournant les baguettes.

Le couloir était silencieux depuis le début de l’après-midi, j’entendais tout à coup une agitation soudaine. Des voix brisaient le calme apparent, et piquaient ma curiosité. Mon assistance m’informait dans la foulée qu’un homme demandait à me voir, mais que ce dernier n’avait pas prit rendez-vous. Je trouvais cela bien étrange.

 - En êtes-vous sûre Shirley ? Vous avez vérifié sur la liste des rendez-vous ?  Cette dernière me renseignait qu’à la suite de plusieurs vérifications avec soin, l’identité de ce visiteur n’y figurait nullement.  

- Faites entrer Shirley, s’il-vous-plaît. Je vous remercie, cela sera tout. Je m’interrogeais sur la personne et le motif qui requérait une entrevue en ce jour. S’agissait-il d’une affaire concernant l’Empire et son avenir ? Ou une affaire plus personnelle et privée ? J’étais curieuse, et arrangeais mon bureau rapidement, mettant de côté les documents en attente.

Un sourire avait prit place sur mes lèvres, lorsque la porte s’ouvrit, et qu’un homme y avait fait son entrée. Je reconnaissais son visage, pour l’avoir déjà croisé à maintes reprises, lors des soirées mondaines des familles Sang-pur. Que me voulait-il ? Je le saluais néanmoins avec le respect que je lui devais, me relevant dans un même élan, l’invitant à s’asseoir en un large geste.

- Monsieur Carrow, Morfin, Je vous souhaite la bienvenue. Veuillez prendre place. Que me vaut la joie de votre visite, en ce jour ? Comment vous portez-vous ? Et votre famille ? Les questions d’usage avaient été lancées, nous allions pouvoir entrer dans le vif du sujet.
Par Salazar, j’en oubliais mes bonnes manières. Cette journée était décidément pleine de surprises.

- Que puis-je vous offrir ? Plutôt une boisson chaude, pour vous réchauffer de ce temps maussade ? Ou préférez-vous une boisson fraîche ? Je croisais les mains sur mon bureau, et m’adossais au dossier de mon fauteuil, les talons bien ancrés au sol.

J’étais prête à entendre le motif de sa visite, ne m’attendant aucunement, à ce qui allait suivre. Mais pour le moment, je songeais à la dernière fois où nous nous étions croisés. Cela me revenait. Lors de la soirée d’anniversaire de la très respectable Lyra Yaxley, où cette dernière fêtait en grande pompe, ses 90 ans. Elle était très en beauté ce soir-là, et portait son âge merveilleusement. Toute la société Sang-Pur s’était donné rendez-vous, toute auréolée de tenues des plus ravissantes.

- Je vous écoute Monsieur Carrow, dites moi tout. J’avais informée mon assistante que je ne recevais plus personne. Je me calais de façon confortable, croisais les jambes, et posais mon regard vert des plus intrigués, sur mon vis-à-vis.

Un rayon de soleil venait percer les nuages d’un gris maussade, et j’y voyais un signe. De bonne ou mauvaise augure, j’allais bientôt le découvrir.
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Morfin Carrow

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MANGEMORT
L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

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MessageSujet: Re: Une bague, un nom, et des chaudrons. Une bague, un nom, et des chaudrons.  EmptyDim 6 Déc 2020 - 22:20

Mercredi 8 novembre 1978

Assurer à ses enfants de bons mariages avait toujours été une priorité et même une obsession pour Morfin Carrow. Malgré la noblesse de son nom,  trouver la parfaite épouse pour son fils avait été un véritable calvaire. Après de féroces négociations, il avait réussi à organiser une union entre son fils et Azelma Travers. Une des descendantes des 28 sacrées. Une union dont il était pleinement satisfait et dont il aurait dû se contenter. Seulement voilà, en matière de mariage, les ambitions du Directeur du Département des accidents et catastrophes magiques sont aussi élevées qu’en matière de carrière politique. Alors, lorsqu’il a appris la rupture des fiançailles initialement prévues entre Lys Malefoy et le traitre de Sirius Black, il a cru avoir sa carte à jouer.  Lui qui passe de longues  soirées au Royal Flint Casino, ne savait-il donc pas qu’au Poker on peut gagner une manche mais finir faucher. C’était exactement ce qu’il s’était passé pour lui.  Il avait su offrir un très bon poste à Lucius Malefoy pour gagner une union entre Lys et Amycus. Il avait une belle main mais par la suite, Lys Malefoy avait déjoué ses plans et, environ un an avant sa mort était parvenue à rompre les fiançailles. Evidemment, les Travers  qui n’avaient pas aimé cette rupture brutale des fiançailles n’étaient absolument pas disposés à rétablir l’union.  Morfin avait donc tout perdu pour un simple coup de Poker.  Aucune descendante des 28 sacrées n’était encore sur le marché.  Il allait devoir se défaire de ses principes et envisager une autre solution pour son fils.  Il avait passé de longues heures à évaluer toutes les possibilités.  Le mieux lui  semblait de choisir une étrangère. La fille d’Elise Lerouge par exemple ou celle de l’ambassadeur de la Russie Magique. Au niveau des anglaises, Selena STOMBY pouvait être une bonne occasion, dès lors qu’elle venait avec un empire. Un empire de plus à ajouter à la collection des Carrow.   Doutant de la pureté parfaite de son sang, Morfin avait mis de côté cette option jusqu’à la soirée d’anniversaire de Lyra  YAXLEY.  Etre invitée à une soirée d’anniversaire de la matriarche était la preuve ultime que vous étiez assez respectable dans ce monde. Si elle était à cette soirée, elle était donc bonne à mariée.  Il l’avait donc particulièrement observée à cette soirée. Il avait observé chacune de ses fréquentations, épié certaines de ses conversations, pour s’assurer qu’elle pouvait être une option. Il était même allé interroger la vieille Yaxley sur ses opinions sur la jeune femme. Elle était devenue une option aussi valable que Miss Talbott ou Miss Vassiliev.

Sa matinée au Ministère avait été particulièrement chargée mais son après-midi beaucoup plus calme. Il avait  décidé de se libérer de toutes obligations l’après-midi pour se consacrer à sa campagne électorale. Il avait reçu dans son bureau quelques  sorciers importants dont il voulait s’assurer le soutien en échange de quelques promesses de postes.  Une fois ces entrevues terminées et des accords scellés, il décida de partir envisager un tout autre accord avec Miss Stomby.  Le Carrow était bien trop important pour daigner prendre un rendez-vous. Il était entré comme un prince dans l’empire. La démarche aussi assurée que le Ministre en personne. Après tout c’est ce qu’il serait dans quelques temps, il en était intimement convaincu.  Après l’avoir fait bien trop attendre à son goût, la secrétaire avait enfin finit par le conduire jusqu’à celle avec qu’il était venu s’entretenir.   Selena Stomby

« Monsieur Carrow, Morfin, Je vous souhaite la bienvenue. Veuillez prendre place. Que me vaut la joie de votre visite, en ce jour ? Comment vous portez-vous ? Et votre famille ? »  Avec l’arrogance qui était la sienne, Morfin Carrow s’installa dans le fauteuil comme si c’était le sien avant de s’allumer un cigare et de le fumer sans prendre la peine de demander à la maitresse des lieux si cela la dérangeait ou même si elle n’en voulait un. « Je suis venu parler affaire, Miss Stomby. Ma famille se porte bien, je vous remercie.» dit-il sans prendre la peine de l’interroger sur la sienne. Il n’en avait rien à faire.  Tout ce qui l’intéressait était de mettre la main sur cet empire par une simple petite bague au doigt de la jeune fille.

Que puis-je vous offrir ? Plutôt une boisson chaude, pour vous réchauffer de ce temps maussade ? Ou préférez-vous une boisson fraîche ?  lui demanda-t-elle en croisant ses bras et s’appuyant contre son fauteuil. Il l’observait de haut en bas, tout en continuant à fumer son cigare, s’arrêtant sur chaque détail.  Il fallait avouer qu’elle était plutôt séduisante. Elle irait bien avec Amycus. «Un whisky pur feu.» dit-il en tirant encore plus fort sur son cigare.  Un silence c’était installé entre les deux protagonistes en attendant que la boisson soit service.

Je vous écoute Monsieur Carrow, dites moi tout. Ce regard qu’elle lui lançait le perturbait. L’animal qu’il était était toujours troublé par les jolies créatures féminines et il se demandait à ce moment précis, s’il ne devait pas goûter la marchandise avant de la proposer à son fils. Puis, il finit par se décider à aller droit au but.   «Mrs Stomby, je suis venu vous proposer un marché.  Un de ceux que je crois, vous ne pourrez pas refuser. » dit-il calmement, tout en continuant à tirer sur son cigare, pour attirer pleinement son attention.


Dernière édition par Morfin Carrow le Dim 2 Mai 2021 - 21:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une bague, un nom, et des chaudrons. Une bague, un nom, et des chaudrons.  EmptyDim 13 Déc 2020 - 18:46

Monsieur Carrow, s’était déplacé jusqu’à mon bureau, en ce mercredi après-midi. Je m’interrogeais sur le motif de sa venue, car il n’était pas homme à se déplacer pour des vulgaires histoires de balai. J’accueillais ce dernier comme il se devait, et lui proposait de prendre place, ce qu’il faisait par la suite. Il semblait très à l’aise, alors que je tentais de demeurer neutre, même si sa visite me donnait de quoi craindre ce qu’il allait suivre. Sa famille se portait bien, tant mieux. Il était agréable de recevoir de bonnes nouvelles.

Il m’expliquait qu’il était venu parler affaires avec ma personne, le tout dans un nuage de fumée provenant de son cigare. Je portais la main devant ma bouche, afin d’étouffer quelques éternuements malvenus. Je détestais cela, mais cette habitude seyait à bon nombres d’hommes de rang élevé. J’allais donc faire avec, et d’un coup de ma chère baguette, j’ouvrais légèrement la fenêtre, pour entraîner la fumée et l’odeur désagréable, au-dehors. Par Salazar, quel manque de savoir-vivre, cela m’horrifiait.
Je soufflais longuement et reprenais place dans mon confortable fauteuil, face à Morfin, qui dégageait une assurance et une arrogance manifeste. Je souriais, étant curieuse de savoir de quoi il en retournerait. Les avant-bras sur le bureau, les jambes croisées et les mains jointes, je le questionnais à mon tour.

- Et bien Monsieur Carrow, j’avoue être intriguée par votre proposition d’affaires. Dites m’en un peu plus, je vous prie. Je rajoutais néanmoins un petit commentaire sur ma famille, car mon interlocuteur n’avait pas daigné le demander lui-même.

- Ma famille se porte bien, je vous remercie de vous en enquérir.

Mais soudain je me rendais compte que je manquais à tous mes devoirs, en omettant complètement de proposer à boire, au représentant de la famille Carrow. Je rattrapais de ce pas mon énorme étourderie, et lui proposais un panel de boissons. Je m’étais relevée dans cet élan, et avais croisé les bras sur ma poitrine, en m’appuyant contre mon confortable fauteuil. Je sentais son regard sur ma personne, me détaillant de haut en bas. Je me sentais une fois n’était pas coutume, extrêmement mal à l’aise, à l’image des candidates à un futur mariage, que l’on observait comme un étalage de viande à griller. Par Salazar, s’agissait-il de cela ?

Je ne comptais absolument pas me marier de sitôt. J’avais encore des perspectives d’avenir pour l’Empire, je ne désirais aucunement laisser ma place à sa tête, à mon mari ou à une quelconque autre personne. Il en était hors de question. Peut-être me trompais-je, mais alors pourquoi me passait-il au crible, de la sorte ? Ce dernier me répondait qu’il voulait un Whisky Pur-Feu. Je l’accompagnerais bien évidemment, car il était tout à fait impoli de laisser une personne boire seule. Et si j’avais vu juste, cela serait un parfait lot de consolation.

Je sonnais Shirley afin qu’elle nous apporte un plateau avec la boisson demandée, et deux verres dans le cristal le plus précieux. Il fallait faire bonne impression, même si l’inquiétude grandissait en mon for intérieur. Mes parents m’avaient appris à ne point dévoiler mes sentiments, je restais donc de marbre, telle que l’on me connaissait au sein de notre cercle de Sang-Pur.

Après un silence d’une poignée de minutes, Shirley faisait son entrée avec le plateau des boissons, et tout ce que je l’étais envoyée chercher. Elle saluait poliment mon interlocuteur, et versait le liquide ambré dans les verres de bonne facture. Je remarquais que des gourmandises trônaient également sur le plateau, et je lui adressais un regard explicite. Elle se retirait calmement, et refermait la porte sans bruits. Je levais mon verre en direction de Morfin, et portais mes lèvres délicatement maquillées dans le breuvage tout à fait exquis. Je m’étais rassise, offrant à Monsieur Carrow, une partie moins importante de ma personne à fixer.

- Je vous laisse vous servir à votre convenance des petites gourmandises sur le plateau. Un petit plus bienvenu de mon assistante. J’avais recouvré mon sourire, et soutenais le regard de Morfin, car je n’étais pas femme à me laisser impressionner,  ni à fuir le regard des personnes que je recevaient. Ce dernier m’informait qu’il avait à me proposer un marché, que je serais folle de refuser, selon lui.

Je connaissais la réputation de cette famille, et sa grande et importante influence, sur les affaires. Puis je songeais à ses descendants. Ils n’étaient point encore mariés. Etait-il vraiment venu en ces murs pour son jeune fils Amycus ? Je déglutissais difficilement. Je faisais sûrement fausse route, car le jeune fils n’était pas ce que j’espérais. Enfin, je décidais de laisser ses sombres suppositions de côté, dans l’attente d’en connaître davantage. Il tirait encore sur son cigare, et la fumée était produite en continu, ce qui m’exaspérait au plus haut point. Son ton était calme, mais son propos était déterminé. Il était venu en ces murs pour une bonne raison, et il n’allait pas me laisser mener les négociations. Bien, je ne cédais généralement peu de terrain, lorsqu’il s’agissait de défendre mes intérêts, ou ceux de l’Empire.

- Et bien, vous m’en voyez on ne peut plus intriguée, Monsieur Carrow. Qu’est ce qu’il vous fait dire que je ne devrais pas le refuser ? Je lui souriais tout en affichant un visage perplexe. J’étais vraiment curieuse, mais j’avais une certaine appréhension, si mes doutes s’avéraient réels.

Je trempais à nouveau mes lèvres dans le breuvage ambré, et me saisissais d’une gourmandise, dont j’en croquais un morceau. Absolument succulente. Cela me réconfortait un instant. Je sentais la fraîcheur de l’extérieur entrer par vague, par la fenêtre ouverte. L’automne s’était bien installée, et avec elle, les premiers froids.
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MessageSujet: Re: Une bague, un nom, et des chaudrons. Une bague, un nom, et des chaudrons.  EmptyDim 2 Mai 2021 - 21:32


Morfin Carrow n’était pas facile en affaire. Et encore moins lorsqu’il s’agit du mariage de ses rejetons. Il était prêt à tout pour trouver le mariage qui lui serait le plus profitable. « Ma famille se porte bien, je vous remercie de vous en enquérir. ». Le directeur fronça les sourcils. « Petite sotte, je ne vous ai pas posé la question » mourrait-il d’envie de lui répondre. Il n’avait que faire de sa famille. Sa pauvre famille minable. Tout ce qui l’intéressait, c’était son empire, et elle devrait s’en estimer heureuse. Jamais de sa vie, elle risquait de retrouver pareille proposition que celle qu’il s’apprêtait à lui faire. Aussi, ferait-elle mieux de se montrer moins impertinente, si elle ne voulait pas ruiner toute chance de s’élever dans la société. Le Carrow s’abstenu de tout commentaire. Elle paierait son impertinence en temps et en heure. Voyant que cela semblait l’importuner, il jugea donc opportun de cracher avec encore pus d’acharnement la fumée de son cigare à son visage. Elle voulait occuper des fonctions d’hommes ? Et bien, qu’elle se comporte comme tel.

Le fonctionnaire porta avec prestance le breuvage des hommes puissants à ses lèvres. Observant la jeune femme en faire de même. Il trouvait cela excitant de voir qu’elle pouvait s’adonner à ce breuvage que peu de femme supporte. Si ce n’est les trainées de la Red House. Breuvage qu’elles boivent pour supporter le sort qui les attend avec des dizaines d’hommes dans la journée. Mais elle, c’était différent, elle le buvait comme un homme. Comme pour s’affirmer dans sa position de directeur de cet empire de chaudron. Lorsqu’elle lui proposa quelques gourmandises, il préféra porter à nouveau son verre à ses lèvres. « Et bien, vous m’en voyez on ne peut plus intriguée, Monsieur Carrow. Qu’est ce qu’il vous fait dire que je ne devrais pas le refuser ? ». Un sourire illumina le visage de celui qui se voyait déjà prendre la tête du Ministère d’ici un an. Un sourire taquin. Comment osait-elle poser cette question. Elle n’avait donc aucune idée de la raison de sa venue ? Elle était finalement plus stupide qu’il le pensait. « Et bien, votre nom, Melle STOMBY est respecté, mais vous ne faites pas partie des 28 sacrées » commença-t-il en portant à nouveau le breuvage à ses lèvres tout en la fixant du regard. Comme s’il allait lui jeter un sort. Il la fixait, comme la vulgaire proie qu’elle était. . « Je peux vous aider, à remédier à cela. Je peux vous aider à être au cœur du pouvoir. A être l’une des nôtres. L’une des 28 sacrées. » poursuivit-il avant de porter cette fois, son cigare à ses lèvres. Cela suffirait pour le moment. Il fallait faire monter le suspense et surtout les enchères.
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