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Rencontre en clair-obscur w/Ronan

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Billie Reed

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MOLDU
Ce n'est pas la magie qui fait qu'un être est magique.

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MessageSujet: Rencontre en clair-obscur w/Ronan Rencontre en clair-obscur w/Ronan EmptyLun 16 Nov 2020 - 20:41

Six hiboux. Six. Hiboux. Billie détestait qu’on lui résiste, encore plus en lui manquant de respect. Il n’y avait pas à dire, la collaboration commençait bien. Car oui, il y aurait bien une collaboration, quoi qu’en pense ce soit-disant artiste. Son cher client qu’elle travaillait au corps, en tout bien tout honneur, depuis des mois avait littéralement flashé sur Ronan Malone, peintre de son état - ou plutôt ses Etats, et Unis s’il vous plait. En furetant dans des articles par-ci, par là, Billie avait immédiatement flairé la difficulté. Non pas que ça lui déplaisait, mais c’était le genre de type à vivre de son art et à cracher sur la société de consommation. Mais voilà, Monsieur Zellner avait décidé qu’il voulait ab-so-lu-ment que cet artiste, celui-là et pas un autre, vienne poser sa griffe, son pinceau, peu importait, sur les flacons de sa nouvelle collection de parfums. Et comme le client avait toujours raison, même quand il avait tort, Billie avait rédigé avec diplomatie six foutus hiboux pour essayer de contacter le génie impoli.

Mais ça n’était pas un petit obstacle qui l’arrêterait. Au bas de l’immeuble chic qui abritait l’atelier de Malone, Billie écrasa sa cigarette sous le talon de ses escarpins et passa la porte de cet air déterminé qui ne la quittait presque jamais. Sans réfléchir, elle emprunta les escaliers, habituée à passer sa vie perchée sur ses dix centimètres. 1e étage, lui avait-on dit. Si près de la plèbe ? Etonnant. Aussi fut-elle bien vite arrivée devant la fameuse porte à laquelle elle toqua, dénouant ses cheveux attachés dans un chignon strict histoire d’avoir l’air plus avenante. Les boucles brunes lui tombèrent doucement sur les épaules. En réalité, elle espérait ne pas avoir à faire de numéro de charme aujourd’hui, parce que les hommes d’affaires c’était une chose. Les artistes, c’était une autre espèce, plus imprévisible. Se prendre une main aux fesses pleine de peinture ruinerait non seulement le contrat - gifler un partenaire, ça passait souvent mal - mais aussi sa combinaison carmin et ça, ça aurait été un scandale. Elle ajusta d’ailleurs son col dans lequel s’était glissée une mèche en attendant de voir la porte s’ouvrir. Mais comme avec les hiboux, il n’y eut aucune réponse. La patience de Billie atteignait quelques limites. Aussi, sans prendre la peine de frapper une seconde fois contre le bois, elle vérifia si la porte était ouverte - c’était le cas. Aussi entra-t-elle avec la plus grande des impolitesses. Comme ça, ils seraient deux.

L’endroit était sombre, plus sombre que l’extérieur et pourtant, à Londres, il ne faisait pas bien clair. Le cliché de l’atelier d’artiste dans toute sa splendeur, avec un foutoir artistique étrange, des tentures aux fenêtres pour s’isoler probablement du monde - pitié - et un lit dans un coin. Un lit. Billie fit une légère moue, prêtant enfin attention à l’âme qui vivait ici, dont elle voyait les pieds dépasser de derrière une grande toile. L’odeur de peinture saturait l’endroit et piquait le nez. « Vous êtes un homme bien difficile à approcher, Monsieur Malone. » commença-t-elle sans même une formulation de bienséance. Après tout, elle était entrée comme une malotrue, à quoi bon faire semblant ? Elle resta tout de même près de la porte, histoire de rester à bonne distance des liquides pigmentés qui pourraient ruiner sa tenue. Mais aussi à bonne distance d’un homme qui avait tout de même un lit dans son atelier. Des originaux, elle en avait vus mais quelque chose lui disait que Ronan Malone risquait d’être unique en son genre.
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Ronan Malone

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La méchanceté s'apprend sans maître.

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MessageSujet: Re: Rencontre en clair-obscur w/Ronan Rencontre en clair-obscur w/Ronan EmptyLun 16 Nov 2020 - 21:12

La béatitude du projet qui touche à sa fin. Bleu. Vert. Rouge. Vert. Encore une pointe de bleu. Il fallait bien dire que l'air satisfait sur les traits de l'homme n'étaient pas feints. Caché dans son atelier, debout depuis quatre heures et demi du matin, Ronan finissait enfin une toile sur laquelle il s'acharnait depuis deux semaines. Deux foutues semaines pendant lesquelles son attention perfectionniste se portait sur ce qu'il voyait dans sa tête et qu'il reproduisait avec talent. Avec talent oui, appelons un chat un chat. La joue barbue tâchée de couleur verte, le haut blanc usé par les années lui-même empreint des couleurs qu'il avait utilisé, l'artiste donnait avec un soin tout particulier les derniers coups de pinceaux. Façon de parler. Il jetait sur sa toile à une vitesse presque millimétrée la peinture qu'il avait au bout de son pinceau. Il se fichait bien des éclats qui pouvaient lui éclabousser les cheveux, ou la blouse. Son attention entière était portée sur ce qu'il peignait. La pièce immense, parfaitement isolée du bruit extérieur, laissait pourtant entendre délicatement son oeuvre préférée : Frédéric Chopin, Nocturne en C mineur. La musique prévue par un habile sortilège que son maître artistique lui avait enseigné lorsqu'il avait quinze ans se jouait une fois tous les quarts d'heures. Assez pour le porter sans l'agacer par la répétition. Le regard obnubilé par ses propres gestes, il entendit très bien les coups qui furent donnés à la porte de son Atelier. Il jugea que ce devait encore être cette harpie de Jules Flores qui n'avait vraisemblablement rien d'autre à faire que de l'interrompre. Et quand bien même ce n'était pas elle, il comptait bien faire le mort. Enfin, il comptait sur la politesse qu'il n'avait vraisemblablement pas pour que la personne se contente de s'en aller.

Néanmoins, la porte de l'Atelier s'ouvrit alors que Chopin finissait sa mélodie. « Si vous êtes ici pour me faire perdre mon temps, Jules, vous pouvez partir » fit-il de sa voix basse, sans cesser de balancer de la peinture sur la toile. Mais ce n'était pas la voix de canard de Jules qui s'éleva non. Un autre timbre qu'il ne connaissait pas s'adressa à lui, comme cela, comme si elle était en droit d'être là. « Je suis au regret de vous informer que cet Atelier n'est pas une boutique de Quidditch dans laquelle vous pouvez entrer quand vous voulez » - toujours caché par sa peinture, il eut ce vague sentiment que la trouble-fête ne bougerait pas - « alors vous pouvez ressortir, et attendre dehors que je daigne vous ouvrir ». Daigne, oui, rien que ça. Loin de lui l'idée de la commander mais il ne sup-por-tait pas qu'on l'interrompe. Mais le commun des mortels sans aucun talent, de toute manière, ne savait même pas ce qu'était l'art. Il n'entendit pas toutefois le bruit des talons - une femme en talon dans l'Atelier d'un artiste ? - rebroussant chemin. Ronan poussa un soupir désabusé, particulièrement agacé en plantant son pinceau dans le pot d'eau qu'il avait. Les mains humides, il ne prit pas soin de les essuyer sur son haut et sortit de derrière sa toile comme la bête qu'il était. Une jolie bonne femme se tenait bien droite, non loin de la porte - qu'elle devrait se prendre en sortant si tout allait pour le mieux. Il fit un geste prétendument poli en direction de celle-ci pour lui signifier de sortir. Il n'allait quand même pas devoir se salir les mains pour la jeter dehors de lui-même, non ?


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MessageSujet: Re: Rencontre en clair-obscur w/Ronan Rencontre en clair-obscur w/Ronan EmptyMar 17 Nov 2020 - 8:59

Oh, Billie ne s’était pas attendue à recevoir un accueil chaleureux. Elle était culottée, certes, mais pas stupide. Ce qu’elle cherchait avant tout, c’était à avoir une réaction de la part du mutique artiste, qui avait ouvert la bouche à peine la porte ouverte en s’adressant à une tierce personne. Perdre son temps, quelle formulation magnifique de la part de quelqu’un qui n’avait rien d’autre à faire qu’attendre l’inspiration. Pour Billie, le temps, c’était de l’argent, et c’était plutôt lui qui le gaspillait en se montrant si réfractaire. Mais comme la phrase ne s’adressait pas à elle, elle l’ignora, purement et simplement.

Restant planqué derrière son immense toile, Monsieur l’artiste se fendit d’un commentaire qui démontrait là toute la puissance de son ego surdimensionné. Billie écouta, sans interrompre, l’homme se comparer avec une supériorité évidente aux autres boutiques de la rue. Le choix de ses mots était particulier, les phrases étaient longues et savamment construites. Elle qui croyait que les artistes se laissaient guider par leur instinct, ou elle ne savait trop comment ils appelaient ça, elle en fut légèrement étonnée. Pas suffisamment toutefois pour se laisser impressionner et lui obéir - il ne manquerait plus que ça. Lorsqu’enfin il daigna, pour le reprendre, sortir de derrière son oeuvre, la distance l’empêcha de pouvoir détailler ses traits. Mais il ressemblait bien à l’image qu’on se faisait d’un peintre tout occupé à exercer son Art. La peinture le zébrait d’un peu partout, et il portait ses haillons avec un certain style, mais tout de même. « Et risquer de vous faire perdre votre précieux temps en venant m’ouvrir ? » dit-elle avec une pointe de sarcasme et un léger sourire hautain. « Sans compter que vous m’avez déjà largement assez fait attendre. »

D’un pas un peu félin, elle avança dans l’atelier en gardant ses distances, ses yeux se détournant de sa silhouette pour détailler quelques peintures et croquis au mur. Il fallait reconnaître qu’il y avait quelque chose qui se dégageait de ces toiles qui ne représentaient rien, si ce n’était sans doute l’esprit d’un homme au mieux compliqué, au pire torturé. Tout en marchant, et en baladant ses grands yeux bleus, elle entama la conversation. Consciente qu’il fallait flatter son ego, mais sans pour autant s’écraser car l’homme avait du répondant. « Alors dites-moi, lequel de mes hiboux vous a le plus déplu ? Celui où je vous inondais des compliments de mon client ? Ou peut-être celui où je vous proposais un déjeuner dans l’un des meilleurs restaurants de la ville pour en parler ? » Elle ne s’était pas présentée, mais avec pareil discours, elle se doutait qu’il la remettrait facilement. Il ne devait pas crouler sous les demandes, l’art n’étant pas ce qui faisait le plus vendre des produits, qu’on se le dise.

Finalement, ses pas l’avaient menée près d’une fenêtre où elle ne pouvait observer le monde en contrebas. Elle reporta finalement son attention sur Ronan, beaucoup plus près désormais. Un rayon de soleil - en novembre, quelle était cette sorcellerie ? - s’était glissé entre la tenture et le bord de la fenêtre, et conféra à la scène une ambiance toute particulière. Billie fut comme bouleversée par cette vision de l’artiste sous un nouvel angle, bien plus que par ses tableaux. Il y avait dans son regard quelque chose de farouche, de hautain et d’impertinent. Mais surtout, de particulièrement vivant. Il lui semblait ne pas y avoir assez de mots dans la langue de Shakespeare pour exprimer ça. Les gouttes de peinture dans sa barbe et ses cheveux lui donnaient l’impression de contempler un chef-d’oeuvre, de ceux qui vous retournaient le ventre sans que vous en saisissiez vraiment le sens. Billie n’avait jamais été bien sensible à l’Art, mais voilà un tableau qui était fort plaisant à regarder. Car au-delà des yeux, il réveillait tout à fait autre chose en elle, et elle ne savait dire quoi. Billie n’en laissa rien paraître, du moins, c’était ce dont elle se persuadait. Mais ses grands iris bleus brillaient alors même qu’elle était à contre-jour. Le reste, il ne pouvait le percevoir. Pas vrai ?
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Ronan Malone

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MessageSujet: Re: Rencontre en clair-obscur w/Ronan Rencontre en clair-obscur w/Ronan EmptyMar 17 Nov 2020 - 15:01

La rencontre entre l'ignare et le génie. Pour quelqu'un de non averti, ce serait une rencontre assurément intéressante, autour de laquelle se noueraient l'apprentissage et la connaissance. Mais pour quelqu'un comme Ronan, qui fréquentait malheureusement des ignares tous les jours, cela ressemblait à un clou de plus planté dans sa croix. La croix de la perfection qu'il portait à bout de bras dans tout son être et dans son esprit, que personne ne pouvait percevoir car seuls les génies y étaient initiés. L'ignare répondit donc avec aplomb à son ordre à demi-déguisé et l'homme leva un sourcil, agréablement étonné. Il adorait qu'on lui réponde, c'était ainsi, il n'y pouvait rien. Ses plus belles relations se trouvaient avec ceux qui avaient du verbe. Mais jusqu'où en avait-elle ? De loin, il pouvait voir la brillance de ses yeux clairs. Si elle était perchée sur une paire de godasses surélevées, elle semblait petite, mais ma foi, cela lui allait bien. Il ne sut absolument pas pourquoi, mais il eut encore plus envie de la taquiner - preuve d'une certaine affection, déjà, s'il en est. Elle lui plaisait. C'est d'un geste purement désinvolte qu'il sortit de la poche arrière de son jean un paquet de cigarettes. En s'approchant de plus en plus près de la trouble-fête, il sentit vaguement autour d'elle une odeur de tabac et c'est à dessein qu'il ne lui en proposa pas. Ainsi donc, Mademoiselle faisait la femme indépendante, clope au bec, sans doute pour écraser de son talon-haut toute concurrence qui aurait entre les jambes des attributs qu'elle n'aurait jamais. Soit. Calant la cigarette dans sa bouche, il l'alluma à l'aide d'une allumette qu'il abandonna avec le paquet sur une petite table qui croulait sous les papiers. Quoiqu'il en soit, tout occupé qu'il était à savourer la fumée qui se frayait un chemin jusqu'à ses poumons, il décida vertement de ne pas répondre à sa petite provocation. Si elle n'était pas assez futée pour comprendre qu'elle aurait attendu des heures - au moins - le temps qu'il finisse sa toile, il ne pouvait hélas plus rien pour elle. Il apprit toutefois par ses mots suivants qu'elle lui avait envoyé des hiboux. Ronan eut un sourire profondément mutin en hochant la tête pour avaler une autre gorgée de fumée. Des lettres, donc.

« Je ne réponds pas aux courriers de mes admiratrices » la railla-t-il d'un ton mauvais, « encore moins celles m'invitant au restaurant... ». Il se détourna pour s'approcher de la table croulante de différents papiers - lettres - qu'il n'ouvrait jamais. Si on voulait le contacter, il valait mieux essayer de se déplacer... Ou ne pas se déplacer du tout, c'était encore mieux. Ronan avait la chance de jouir de nombreuses relations qui lui permettaient de ne pas avoir à subir ce genre de choses. Pire encore, il s'estimait assez reconnu pour ne pas avoir à faire le moindre effort - le plus terrible étant qu'il avait raison. Cigarette coincée entre les lèvres, il déplaça plusieurs piles de papiers pour trouver finalement six lettres ensemble, quelqu'un avait dû les classer pour lui. Il fit mine de s'y intéresser, alors qu'il n'en avait rien à faire. Totalement vierges de toute ouverture, le flegmatisme de l'homme était insupportable. Il en prit une pour retourner la lettre, lire le nom de la demoiselle qui ne s'était pas présentée. « Ah voilà, Mrs Reed ? » - loin de lui l'idée de les ouvrir, Ronan se contenta de faire tomber les lettres une à une dans la poubelle prévue à cet effet. « Comme vous pouvez le constater, la lecture m'a particulièrement intéressée » - il avala une autre gorgée de fumée sans sourire - « en vous souhaitant une agréable fin de journée ».


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MessageSujet: Re: Rencontre en clair-obscur w/Ronan Rencontre en clair-obscur w/Ronan EmptyMar 17 Nov 2020 - 19:54

L’odeur de la cigarette se mêlait agréablement à celle de la peinture. Aussitôt, les envies de nicotine de Billie se réveillèrent, mais pas assez pour lui donner envie d’en rallumer une tout de suite. Il fallait après tout tenter d’établir un dialogue, plutôt que de provoquer inutilement le peintre en lui envoyant un signal clair - je vais passer au moins 5 minutes ici, le temps d’une clope, et c’est ainsi. Bien sûr, elle en avait l’intention. Mais pourquoi lui dire ? Il n’avait pas besoin de ça pour être désagréable. Il n’avait même pas besoin de parler pour l’être d’ailleurs, il respirait le mépris. Et la fumée de sa cigarette qui envahissait doucement la grande pièce. Cet homme n’aérait-il donc jamais ? Sans doute pour conserver sa fibre créatrice, ou elle ne savait quelle connerie.

Une admiratrice… Billie se sentit piquée au vif, car il se passait quelque chose de bizarre et qu’elle refusait que ça se passe, parce que non. Il entretenait déjà assez le cliché comme ça, hors de question de lui attribuer une aura, ou tout autre mot qui n’appartenait pas au domaine du tangible, des faits. Et le fait était que ce mec était un connard. Oh, il n’avait pas fallu plus de deux phrases pour qu’elle s’en rende compte, à vrai dire. Imbu de lui-même et égocentrique, à n’en pas douter. Chaque mot, chaque phrase impliquait que l’homme avait mieux à faire que de traîner avec le peuple. Sans doute se prenait-il pour le nouveau Picasso, et les journaux et critiques ne devaient pas arranger le renflement indécent de son ego tant on ne tarissait pas d’éloges à son sujet. Et donc, son client ne rêvait que de lui alors qu’il devait juste voir dans ses tableaux des taches de couleur, et rien d’autre. « Admirateur… » corrigea-t-elle donc, focalisée sur la raison de sa venue, à savoir l’obsession de son client. Son client, et personne d’autre. Si Malone prenait un peu la peine d’écouter les gens au lieu de s’écouter parler… Quel imbécile.

Billie l’observa s’éloigner un peu - elle en ressentit même un certain soulagement - et se surprit à observer ses lèvres qui tenaient la cigarette pendant qu’il s’affairait à faire elle ne sut trop quoi, du coup. L’une des deux choses lui faisaient envie, aussi sortit-elle de sa pochette une de ces cigarettes qu’elle porta à sa bouche, tachant le filtre du rouge à lèvres qu’elle portait, quasiment de la même couleur que sa tenue. Elle l’observa alors faire son cinéma, sans broncher, ses yeux détaillant ses gestes plus quatre chose, et la nonchalance avec laquelle il jetait les lettres qu’elle avait mis tant de temps à écrire. La théâtralité des artistes était vraiment une sacrée plaie. Mais s’il voulait jouer sur ce terrain-là…

Plutôt que chercher ses allumettes, Billie avança vers l’artiste effronté. Arrivée à sa hauteur, elle esquissa un léger sourire, à peine déstabilisée par la proximité qui la dérangeait un peu pourtant. « Voyons Mr Malone… » D’un geste précis, comme si elle avait fait ça toute sa vie, elle lui déroba sa cigarette, qu’elle utilisa pour allumer la sienne, avant de jeter ledit mégot au goût des lèvres de Malone dans la poubelle. Les lettres s’embrasèrent bien vite. « … un peu de panache. » acheva-t-elle en tirant sur sa cigarette tandis qu’elle s’asseyait à demi sur le bureau, sur le seul endroit où les piles de papiers ne s’amoncelaient pas. Ah, il voulait jouer au plus malin ? Cela faisait des années que Billie affrontait des hommes qui se croyaient meilleurs qu’elle. Et ça n’était pas parce que celui-là la troublait sans qu’elle se l’explique qu’elle allait se laisser faire. Troublée, oui, par ce regard qu’elle n’arrivait pas totalement à déchiffrer. Pourtant, les hommes comme lui étaient faciles à cerner, pas vrai ?
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MessageSujet: Re: Rencontre en clair-obscur w/Ronan Rencontre en clair-obscur w/Ronan EmptyMar 17 Nov 2020 - 20:37

Écourter les échanges était la spécialité de Ronan, pour peu qu'il ne souhaite pas passer une nuit dans le lit de la personne d'en face. Et alors qu'il aurait voulu écourter le dérangement que provoquait cette femme, cette dernière prenait un malin plaisir à imposer sa présence. Présence qu'il ne qualifierait pas d'insupportable, curieusement, tout au contraire. Elle avait du mordant, du piquant, et ça lui plaisait. Il ne rencontrait que peu de monde lui répondant et cela rendait les choses, de son point de vue, bien ennuyantes. Un peu de compétition, que diable ! La fierté démesurée de l'américain s'en trouva gonflée lorsqu'elle le corrigea sur quelque chose qu'il avait dit avec dessein. Piquée dans son ego qu'on puisse la croire admiratrice de quelqu'un, alors ? Quelle femme bien indépendante. Détruire ce qu'elle avait donc passé du temps - et de l'argent - à écrire, lui fit particulièrement plaisir. Un plaisir cruel. Mais décidément, elle ressemblait à un cactus, elle désirait le piquer, sans savoir qu'il adorait l'être. Jouer au petit jeu de qui sera le plus impertinent, voilà quelque chose qui lui faisait du bien. Ronan avait l'habitude d'être odieux avec le monde entier, de faire pleurer des journalistes, tressauter des bonnes femmes qui ne vivaient qu'avec l'image un peu sexy d'artiste torturé qu'il avait malgré lui. Mais on lui répondait rarement. Les hommes avaient peur de perdre son amitié, certaines femmes de perdre son lit. Triste réalité. Et bien que Mrs Reed ait tout à perdre, elle tentait quand même le diable. Et les prises de risque, il les louait. Cigarette donc toujours au bec, il la regarda s'avancer avec cette impertinence qu'il percevait dans chacun des traits de son visage. L'homme suivit du regard les gestes qu'elle faisait et n'en esquissa pas un seul lorsqu'elle lui déroba sa cigarette pour allumer la sienne. Il avait raison donc : femme indépendante, clope au bec, il le savait. Ronan passa pensivement un pouce sur ses lèvres délestées de ce qu'il fumait, sans regarder la clope finir dans la poubelle qu'elle enflammait. « Le panache ne se gaspille pas dans une cigarette, Mrs Reed » répondit-il d'un ton provocant alors qu'elle même s'appuyait sur le bureau comme si elle était chez elle, « surtout pas pour ne rien obtenir ensuite ». L'homme plongea pendant quelques instants ses yeux bruns dans ceux couleur océan de la femme. Il y trouva la poésie d'une témérité que l'on ne rencontrait pas aisément, de même qu'un soupçon de panache, justement. Un cocktail explosif, pour quelqu'un qui semblait l'être. Les artistes trouvaient souvent la beauté dans ce que les autres ne voyaient pas. Ronan ne jugeait pas nécessairement selon ses attributs physiques bien qu'elle était, effectivement, très jolie, non. Il jugeait par ce qu'il ressentait de l'autre et ce qu'il puisait dans le regard. C'était une personne bien intéressante, qu'il avait en face. Bien bien intéressante et terriblement séduisante. « Mais c'était bien essayé, je me dois de l'admettre ».

Le trentenaire eut un sourire un peu sardonique en détaillant son visage avant de se détourner d'elle pour retourner à sa toile. Il attrapa sa bouteille d'eau, en vida sur ses mains qu'il passa après dans ses cheveux fins pour les humidifier et cesser d'avoir chaud, avant de les essuyer sur son haut déjà tâché de peinture. Le reflet carmin de l'ensemble de l'intruse devait taper suffisamment fort dans sa rétine pour lui donner pareilles chaleurs. Il en profita au passage pour avaler une rasade d'eau. Ronan donna un coup de pied revêche dans la base de trépied qui avait la formidable particularité de basculer d'avant en arrière pour qu'il puisse jouer avec la toile. Il mit cette dernière face au plafond pour pouvoir travailler au dessus. « Vous comptez vous éterniser ici, m'admirer peindre, vous faire des idées ou que sais-je encore ? » demanda-il finalement sans lui jeter un regard, et sans réellement avoir l'intention d'écouter sa réponse. Armé d'un pinceau souple, mais particulièrement épais, il le trempa dans le pot rouge, avant de le laisser égoutter quelques instants, pour reprendre le mouvement qu'il faisait tantôt. Gauche droite gauche droite gauche droite. Focalisé sur le geste, ses pupilles venaient de se dilater dans la couleur de ses beaux yeux bruns.

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MessageSujet: Re: Rencontre en clair-obscur w/Ronan Rencontre en clair-obscur w/Ronan EmptyMer 18 Nov 2020 - 6:04

La fumée de la cigarette créa un écran vaporeux entre eux. En arrière-plan, il y avait les flammes, qui ne semblaient toutefois pas attirer suffisamment l’artiste pour qu’il s’y intéresse, tout occupé qu’il était à jouer avec ses lèvres qui se languissaient sans doute de leur mortelle prolongation. Ainsi donc, il pensait qu’elle avait gaspillé ses effets. Ah oui ? Elle voyait bien qu’en tout cas, il n’essayait plus de la mettre dehors et qu’en appliquant les mêmes méthodes théâtrales que lui, elle avait réussi à attiser suffisamment sa curiosité. Rappelons tout de même qu’elle était invitée indésirable en ces lieux, et que l’agacement de l’homme semblait s’être évanoui, remplacé par autre chose qu’elle ne sut définit. Elle n’avait rien obtenu, certes. Mais elle n’avait surtout encore rien demandé. Car quand Billie demandait, Billie obtenait. C’était ainsi qu’elle était devenue la n°3 de son agence, à coup de détermination et d’une obstination telle qu’aucun de ses collègues ne parvenaient à obtenir les mêmes résultats. En plaisantant à demi, on l’avait soupçonné d’utiliser l’Imperium pour parvenir à ses fins. Ces sorciers… Toujours à croire que seule la magie pouvait faire des miracles.

Il lui concéda donc une demie-victoire dont elle ne voulut pas. C’était la victoire toute entière, ou rien. Et puis, qu’il se trompe : la bataille n’avait pas commencé. Tout juste si elle commençait à poser ses pions, non non : elle cherchait surtout à persuader son adversaire de s’installer à sa table. Elle eut la farouche sensation que c’était le cas, et cela la stimulait, peut-être un peu trop. Non Billie. Surtout, ne pas perdre de vue ce qu’elle était venue faire ici. A bonne distance, les flammes réchauffaient sa peau, et rien d’autre, tandis qu’il s’attardait sur son visage, comme pour la défier. Elle laissa planer un silence, jugeant inutile de répondre à sa provocation, à part avec ses yeux d’un bleu profond. Elle tira à nouveau sur sa cigarette quand il se détourna brusquement, regrettant presque que le combats de regard prenne fin, combat qu’elle avait tout de même gagné.

Embrayer dès à présenter sur les raisons de sa venue ne serviraient à rien, sinon à le braquer. Aussi, habituée aux silences sans les craindre, Billie suivit l’homme du regard tandis qu’il regagnait sa toile. Dans un geste qu’elle n’anticipa pas, il lui donna un sérieux coup de chaud en se recoiffant, déclenchant un incendie dans ses reins. La sensation furieuse la traversa brièvement avant qu’elle ne se reprenne. Bordel Billie. De son poste d’observatoire, aux premières loges, elle put l’observer exercer son art, d’un geste précis qui semblait donner des résultats brouillons qu’elle ne pouvait apercevoir. Sa phrase, d’une vantardise sans nom, aurait dû déclenché sa colère froide. Pour qui la prenait-il ? Mais au lieu de ça, elle haussa son sourcil droit, la cigarette se consumant au bout de ses longs doigts manucurés. « Votre imagination aurait-elle atteint ses limites ? » le provoqua-t-elle en se levant du bureau pour s’avancer vers la toile, et donc, le peintre. Non pas qu’elle en ait quelque chose à faire de son art, mais feindre un intérêt saurait sans doute l’adoucir un peu, ou tout du moins, le faire se complaire dans les confins de son ego qui semblait pourtant infini. L’autre raison, c’était aussi de retrouver cette proximité qu’il venait tout net de fuir. L’atelier était grand, mais la détermination de Billie l’était bien plus. Légèrement derrière lui, à distance suffisante pour ne pas risquer d’entraver ses gestes et déclencher un coup de pinceau malheureux, elle esquissa un sourire qu’il ne put voir. « Je vois que le rouge vous inspire… » glissa-t-elle en aspirant une nouvelle bouffée, tandis qu’elle suivait du regard ses gestes métronomiques et intriguants. Dans son dos, son haut était exempt de toute tache ou presque, et laissait deviner quelques muscles qu’elle ne put s’empêcher de détailler. « On dit de vous que vous avez une véritable Vision, Monsieur Malone… » Un mot qu’elle n’avait décemment pas choisi par hasard. Elle prononça jusqu’à la majuscule « … mais y’a-t’il d’autres sens qui éveillent votre créativité ? » Sa fin de phrase se termina dans un souffle de fumée qui atteignit presque le cou de l’homme. Elle essayait de parler son langage pour maintenir le dialogue, et l’amener subtilement vers son sujet à elle. Quoique les sens de Billie étaient tout tournés vers Malone, qu’elle se surprit à avoir envie de toucher. Sans doute son regard s’était-il trop attardé sur ses mains constellées du presque même rouge que sa combinaison. Le hasard faisait bien les choses, et en éveillait d’autres qui auraient dû rester bien endormies.
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MessageSujet: Re: Rencontre en clair-obscur w/Ronan Rencontre en clair-obscur w/Ronan EmptyMer 18 Nov 2020 - 12:19

Avoir été transformé en loup-garou n'avait pas fait que donner un appétit sincère pour les steaks saignants ni une capacité surhumaine à chaque pleine lune. Non, la morsure qu'on lui avait délivré à dix-neuf ans avait également profondément changé son caractère, amplifié certains traits de celui-ci. Sa nature tout au plus un peu sauvage était devenue profondément farouche, son dédain avait adopté ce quelque chose de revêche qui rendait les hommes en colère et les femmes folles de lui, son ego était passé de pastèque à montgolfière. Quant à son lunatisme, n'en parlons pas. Ronan pouvait parfois sauter d'une humeur à l'autre, pour une phrase, quelques mots. C'était un homme compliqué et avec qui il fallait nécessairement prendre des pincettes. Mais Mrs Reed n'en prenait pas, elle le provoquait en essayant de parler son langage, de répondre à ses regards. Il appréciait la réalité brute des paroles qu'elle lui livrait et des coups d'oeils qu'elle jetait. Elle ne semblait pas fausse, mais peut-être avait-il tort. L'américain avait tristement l'habitude de rencontrer des gens qui se faisaient passer pour ce qu'ils n'étaient pas, des gens qui essayaient de gagner son amitié - comme s'il était un doudou à la fête foraine, stand pêche aux canards - pour pouvoir l'utiliser ensuite. Elle, elle venait pour affaire, mais elle n'était pas au bout de ses peines. Elle n'aurait aucun accord aujourd'hui.

Ronan lui fit remarquer sa présence dérangeante en retournant auprès de sa toile, mais la bonne femme semblait être au moins aussi farouche que lui, dans un autre style. Très bien, elle ne l'agaçait pas de toute manière, au contraire. Mrs Reed réveillait chez lui une étrange curiosité. Les cheveux humides, affairé sur son rouge, Ronan prit délibérément le parti de ne pas répondre à son insupportable provocation. Il se contenta d'un sourire torve qu'il ne lui envoya pas puisqu'il regardait ses propres gestes. Obsédé par la cadence qu'il donnait à son mouvement, le vide et le silence étaient nécessairement des choses qu'il appréciait. Cela l'inspirait. Tout comme le rouge, lui fit-elle remarquer. « Vous ne voyez peut-être que la basique couleur primaire mais je vois le millier de nuances au sein de sa texture » lui répondit-il tranquillement, sans quitter du regard ce qu'il venait de faire, « et je gage que vous aimez sans doute ses différentes teintes étant donné votre accoutrement ».  Nul dédain dans sa voix pour une fois, simple constatation. Elle s'était habillée de telle sorte que l'on ne puisse voir qu'elle, c'était évident. Mais pour un homme pour qui les couleurs avaient un langage, cela voulait dire beaucoup plus que cela. Il aurait très bien pu partir en dissertation sur l'essence de la couleur rouge mais jugea qu'elle ne méritait sans doute pas encore une petite leçon de culture et d'enrichissement personnel à ce sujet. Des réflexions d'un peintre transcendant, cela ne s'offrait pas au premier venu. Mrs Reed continua sur sa lancée, peut-être se disait-elle que le faire parler l'apprivoisait. Mais Malone était une bête sauvage, il en avait toujours été une. Et une bête solitaire, qui plus est. Caresser dans le sens du poil était peut-être le meilleur moyen de se faire mordre la main. Pour autant, en effet, il avait une Vision. Une Vision de l'art, des choses, des couleurs, des toiles. Son langage très policé s'exprimait pourtant d'autant mieux avec des pinceaux qu'avec sa bouche. La question pleine d'audace de l'intruse lui arracha un léger sourire - encore un, décidément. « Le silence » répondit-il d'un ton cassant, « ou la musique, à défaut ». Le silence l'inspirait autant que le silence des mots. Mais au fond, tout l'inspirait. « Les odeurs, les saveurs, les couleurs » fit-il son énumération tranquille alors que ses gestes continuaient leur étrange mécanique, « le touché, aussi ». Il profita de ce dernier mot pour lui jeter un regard en biais. Le sous-entendu n'était pas fabulé, et il était voulu, en plus de cela.

Ronan sortit tranquillement sa baguette pour incanter un Lumos et la coincer dans sa bouche alors qu'il pliait les genoux pour que son visage soit quasiment à la même hauteur que la toile et que son sortilège illumine correctement ce qu'il faisait. Une fois qu'il eut ajouté les dernières couches de peinture - et surtout signé son œuvre de son deuxième prénom, il se releva en éteignant sa baguette, contourna son œuvre pour la tapoter avec celle-ci. Deux petits sortilèges de rien du tout, l'un pour sécher, l'autre pour ensorceler. L'artiste remit la peinture dans le bon sens avant de se diriger vers la grande fenêtre la plus proche, dont il tira d'abord la tenture avant d'ouvrir la vitre pour qu'un courant d'air s'infiltre dans la pièce. A la lueur du jour, la peinture bougeait d'un rythme tranquille dans sa toile, illuminée d'autant plus par le rayon de soleil léger, parfait, qui lui tombait dessus. Il n'aurait plus qu'à la vernir. « Comme vous pouvez le constater, il vous aurait suffit de quelques minutes de patience supplémentaires avant que je vous ouvre » la railla-t-il encore en fourrant ses mains dans ses poches pour admirer son oeuvre, « je vous conseille de vous en acheter un flacon ».


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MessageSujet: Re: Rencontre en clair-obscur w/Ronan Rencontre en clair-obscur w/Ronan EmptyJeu 19 Nov 2020 - 0:40

L’homme était parfaitement concentré sur sa tâche. Ou ses taches, si on considérait que ce qu’il était en train de faire pouvait se résumer ni plus ni moins à barbouiller une toile sans réelle logique. Oh, Billie savait bien qu’il devait y en avoir une, du moins dans sa tête. Mais l’art était un sujet qu’elle ne maîtrisait pas, pour la bonne et simple raison qu’elle ne s’y intéressait pas. La vie de Billie, c’était 80% de boulot, 18% d’Aidan et 2% de loisirs. Eh oui, on ne devenait pas l’une des meilleures dans son domaine en arpentant les musées, merci. Sauf pendant les galas de charité et autres événements qui lui permettaient de réseauter et dans ce cas, ça n’était pas tellement les oeuvres qui attiraient son attention.

Ronan lui sortit avec tout le mépris de l’artiste déchu une réplique clichée sur une simple couleur, celle qu’elle portait par ailleurs. Les milliers de nuances, c’est cela oui. Pour Billie, rouge, c’était rouge, point. Le pragmatisme à son paroxysme. Mais il était tout de même amusant, intéressant du moins, qu’il ait choisi celle-là même alors que, comme il le fit si bien remarquer, elle en était toute drappée aujourd’hui. Pourquoi du rouge, pouvait-on se demander ? Parce qu’il y avait des journées, comme ça, qui demandaient plus de force que d’autres. Elle avait eu un meeting important  ce matin avec 4 grands pontes, tous chefs d’entreprise, tous peu habitués à converser avec une femme. Et le rouge leur avait comme envoyé un message. Les tenues de Billie étaient choisies avec minutie, comme sans doute les couleurs qu’il utilisait. « Qui pourrait un jour penser que c’est une couleur basique» répondit-elle en appuyant sur le mot. Aidan lui disait souvent que c’était sa couleur, et au vu de sa collection de rouges à lèvre, elle n’aurait pu le contredire. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que Billie n’était pas une femme basique, si tant est qu’on puisse un jour dire ça d’une femme.

Dans son dos, Billie n’apercevait que ses gestes et il y avait comme quelque chose de beau à le voir travailler de la sorte. Il y avait de la précision dans ce qu’il faisait, comme s’il suivit un schéma dans sa tête invisible aux yeux des autres. Elle était presque fascinée tandis qu’il semblait quasiment lui intimer de se taire par sa réponse. Rien de ce qu’il répondit ne la surprit vraiment, il lui avait sorti le panel des 5 sens, ni plus ni moins. Billie esquissa un sourire qui se figea quand il lui lança un regard empli de sous-entendus. Le toucher, hein ? Rien qu’à l’entendre prononcer ce mot, son esprit essayait de s’imaginer la sensation de passer sa main dans ses cheveux humides, ou d’effleurer d’autres parties de son corps. Elle en ressentit une sorte de gêne, car bien que Billie s’autorisait tout de même quelques fantasmes - mariée, mais pas prude, quand même - ça se produisait rarement devant le principal intéressé. Elle ne montra rien de ce qui se jouait en elle et tira sur sa cigarette avec une certaine délectation en admirant une nouvelle fois ses lèvres pleines. Elle attendit qu’il soit retourné pour mordre la sienne, jouant avec son annulaire et son pouce de la main qui tenait sa clope bientôt éteinte. « Vous voulez dire que vous n’avez pas de sixième sens ? » le relança-t-elle alors qu’il s’était accroupi, et qu’elle s’efforçait de ne pas laisser traîner son regard où il ne fallait pas. « Vous m’en voyez presque déçue. »

Elle l’observa s’affairer autour de sa toile, ne prêtant qu’une attention vague au tableau jusqu’à ce qu’il change la luminosité de la pièce et qu’elle se laisse happer par les ondulations de la peinture.  Il y avait quelque chose d’hypnotisant dans l’oeuvre, elle n’aurait su dire quoi, et sa tête pencha légèrement sur le côté tandis qu’elle essayait d’en saisir les nuances. L’homme se fendit d’une nouvelle pique qu’elle ignora royalement, avant de lui fournir la plus parfaite des transitions pour aborder le sujet de son client et de ses parfums hors de prix. Mais pour la première fois depuis le début de cette conversation, Billie ne songeait pas à son contrat. Son regard était happé par les taches de rouge qui formaient d’étranges constellations, jurant avec le reste des couleurs, mais dans une certaine harmonie. Elle y trouva un sens, qui ne parlait qu’à elle sûrement. « Comment savez-vous que votre oeuvre est achevée ? » le questionna-t-elle finalement tandis que la cigarette se consumait jusqu’au filtre sans qu’elle ne tire dessus. « Comment savez-vous que vous y avez mis la touche finale ? Que rien ne pourra la rendre plus parfaite ? » Elle était sincèrement intéressée par la réponse, sans pouvoir se l’expliquer. Finalement, ses yeux océan se détachèrent de la toile pour lui lancer un regard intrigué. La cendre tomba pour la dernière fois au sol tandis qu’elle se perdait dans d’autres nuances, de brun cette fois.
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MessageSujet: Re: Rencontre en clair-obscur w/Ronan Rencontre en clair-obscur w/Ronan EmptyJeu 19 Nov 2020 - 2:59

Chaque personne avait une sensibilité différente. Et croyez-le ou non, Ronan Malone, peintre de son état, montgolfière presque à son insu, avait une grande sensibilité concernant l'art et l'Être. L'Être oui, des gens qu'il rencontrait et avec qui il nouait des liens. Son désagréable tempérament était peut-être contrebalancé par cette particularité qu'il savait avoir de trouver la beauté de l'âme dans chacune des personnes qu'il était amené à côtoyer. Il avait toujours mis cela sur le compte de son âme d'artiste et de poète en herbe. Les couleurs avaient une sensibilité aussi, qu'il fallait apprivoiser. Comme les Hommes au fond. Si Mrs Reed devait être représentée par une couleur, elle en portait une qui lui allait à ravir. En tout cas, au teint. L'évidence même de cette constatation lui avait sauté aux yeux alors qu'elle s'était approchée de lui, enveloppée dans son ensemble carmin. Le rouge et ses nuances n'était pas la couleur préférée de l'artiste. Il ne saurait même pas réellement dire s'il en avait une. Son âme un peu torturée aurait pu pencher pour le gris, mais son lui profond penchait au contraire pour le vert. Le vert, qui pouvait justement tirer sur le gris. Comme tirer sur le bleu, bien qu'aucun bleu tiré du vert ne saurait reproduire la beauté de celui qui se promenait dans les yeux de Reed. La réflexion qu'elle lui fit sur le rouge ne le fit pas réfléchir et il répondit avec une spontanéité qu'il affichait parfois lorsqu'il était particulièrement sûr de lui : « Des ignares ». Les mots étaient durs, mais la voix était douce. Cette femme ne comprenait peut-être rien à ce qu'il peignait ni à ce qu'il voyait ni pourquoi il le faisait. Mais elle ne dénigrait pas son travail ou en tout cas pas directement. Sans doute faisait-elle mine de s'intéresser à tout cela et le poisson dans l'eau qu'il était ne pouvait que mordre à l'hameçon. Et tant pis si elle le pêchait. « Ce doit être votre couleur en tout cas » lui dit-il d'un ton qu'il aurait voulu plus indifférent que cela, « le carmin vous va à merveille ». Et il ne la draguait même pas. La sincérité de ses paroles était réelle parce que Ronan aimait lorsque l'on ne faisait pas de faux-pas. Surtout lorsqu'il était question de la beauté des couleurs.

Tout occupé qu'il était à mettre la touche finale à sa toile, il ne vit pas, bien entendu qu'elle le regardait avec une attention qui lui aurait plu. « Navré » répondit-il d'un ton railleur, « ajouter de la perfection à la perfection n'est pas trop mon genre ». Car cela a tendance à gâcher le tout, mais il ne l'ajouta pas. Toute la puissance de son ego venait de ressortir dans ses paroles parce que oui, Monsieur Malone se considérait comme la perfection incarnée. Il ne souffrait pas vraiment d'un complexe d'infériorité, tout au contraire et il n'avait pas de complexes tout court. Non non, il était sûr de lui, plus qu'il ne l'avait jamais été, sans doute. Peut-être était-ce la juste conséquence de vivre de son art. Lorsqu'il fut enfin satisfait de la dernière couche de couleur, le trentenaire n'attendit pas une demi-heure pour se relever, mettre la toile dans le bon sens et l'illuminer de la lumière du dehors. Il peignait dans une atmosphère sombre pour voir la beauté éclater sous les rayons du soleil ou de la luminosité vu le temps d'Angleterre. Cela faisait d'autant plus ressortir son talent, pensait-il toujours en penchant la tête de concert avec Mrs Reed pour suivre les ondulations délicates qu'ils voyaient ensemble. L'intruse lui posa une question, une bonne question, à laquelle il ne répondit pas immédiatement. Le regard perdu dans les volutes qu'il voyait, Ronan avait l'impression qu'à chaque nouveau coup d'oeil, il y trouvait une nouvelle interprétation. Lorsqu'il la vit finalement se retourner vers lui, l'artiste eut un sourire pour une fois qui n'était pas hautain, mais bel et bien sincère. Il sortit la main de sa poche pour se tapoter la tempe : « Parce que ce que j'ai peint est l'exacte représentation de ce qui se trouve là-dedans » - il lui fit un sourire très satisfait de lui-même en dévoilant ses dents - « et si c'est comme cela dans ma tête, c'est qu'il n'y a rien de plus à ajouter ». Peut-être était-il là, le sixième sens ? Qui sait ? Mais ne voulant pas se contredire avec ce qu'il avait dit précédemment, il se tut et se contenta de la regarder attentivement. Mrs Reed le regardait dans les yeux et il lui rendait son regard. L'homme trouvait dans ses yeux des pigments de différents bleus et des pigments de différents gris, décréta finalement aussitôt qu'elle avait là une jolie couleur, beaucoup plus jolie que la sienne. Ronan n'était pas du genre à se fustiger pour ses yeux bruns, mais il trouvait dans ceux de Mrs Reed un intérêt qu'il ne trouvait pas dans les siens. « Vous devriez vous faire tirer le portrait » dit-il finalement en ne faisant pas référence à une photographie, mais bien à une peinture, « la couleur de vos yeux mérite d'être sur une toile ». Deux compliments en l'espace de quelques minutes, on pouvait dire que c'était là un sacré chamboulement. Mais voilà, l'artiste commençait à voir la beauté chez son interlocutrice. La beauté physique, certes, mais pas que.


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MessageSujet: Re: Rencontre en clair-obscur w/Ronan Rencontre en clair-obscur w/Ronan EmptyJeu 19 Nov 2020 - 21:37

Les compliments étaient monnaie courante pour Billie. Si tant est que parfois, on puisse appeler ça un compliment. Non seulement la jeune femme n’attendait pas l’aval d’un homme sur son physique pour se sentir bien dans sa peau, mais qui plus est, surtout pas dans des contextes professionnels. Et puis, il y avait souvent la tournure qui posait problème. Quand on vantait la forme de vos courbes en pleine réunion de travail, alors là, c’était le combo. Beaucoup de gens avaient eu le tort de la réduire à un joli physique. Et ces gens-là s’en étaient mordus les doigts, souvent pour cause de répartie de cinglante, voir petit coup bien placé. Mais voilà, la bouche de Ronan Malone avait le chic pour formuler ça de façon presque poétique, et qui plus est, rendre ça assez convenable. Aussi, si Billie avait été du genre, le rouge aurait pu lui monter joliment aux joues et s’accorder à sa tenue. Mais il lui en fallait tout de même plus pour être déstabilisée. « Je n’oserai pas contredire l’artiste… » répondit-elle, mi-moqueuse, mi-flattée pour le coup.

Sa réponse sur le compliment lui arracha toutefois un sourire las. Il avait une assurance incroyable, ce qui ne faisait que conférer plu de charme à celui qu’il avait naturellement. Pas le même genre que ceux qui croyaient en avoir en le forçant, cela dit. C’était… inexplicable. Billie rencontrait si souvent des hommes persuadés d’être les plus charismatiques de la pièce. Et ils se trompaient. Mais là, malgré son ego ridiculement démesuré, Billie appréciait le fait qu’il ne fasse même pas ça pour l’impressionner. Ca n’aurait de toute façon pas marché, d’ailleurs elle n’était pas impressionnée en réalité. Charmée aurait été un mot plus adapté, sans doute. « Le mot en perdrait son sens, non ? » La discussion était réellement intéressante, ne serait-ce que parce qu’il y avait matière à débattre, et non pas à imposer. Dans son monde fait de couleurs, tout semblait capable de se décliner en nuances.

La peinture, donc, avait réveillé en elle une curiosité qu’elle éteignait parfois pour se concentrer sur son objectif. Mais Zellner et ses parfums lui semblaient bien loin désormais. Là où Billie regardait toujours vers l’horizon, objectifs à atteindre, etc… Cette fois, elle se connectait au présent, et ça n’arrivait pas si souvent. Sa to-do list mentale, disparue. Ses rendez-vous de fin de journée, dans une éternité. Aidan… Toujours dans un petit coin, mais plus au centre. « C'est donc ce qui se cache dans votre tête… » commenta-t-elle, presque plus pour elle que pour lui. C’était étrange d’avoir pareilles choses dans le crâne, quand on y pensait. Tout ça était si peu concret, et Billie et son monde de chiffres, de contrat et de tangible, n’arrivait pas forcément à comprendre comme tout ça était possible. Tout comme elle ne parvenait pas à comprendre pourquoi cet homme réveillait quelque chose en elle qu’elle ne connaissait pas. Plus. Elle n’en savait rien. Et elle détestait ne pas savoir. Ce qui se cachait dans ce regard où elle se perdait un peu, elle qui pourtant savait toujours où elle allait.

Ce fut finalement l’artiste qui brisa le silence qui s’était installé, à la fois pesant et aérien, comment était-ce possible ? Et comment était-il possible d’être aussi odieux et agréable à la fois ? Billie avait bien senti l’artiste s’adoucir peu à peu au fil de la conversation, mais ne s’attendait pas à recevoir une telle phrase. Ainsi donc, la couleur était au coeur de leurs préoccupations respectives. Y compris celle de ses yeux qui hypnotisaient bien des hommes, mais aucun ne le lui avait dit comme ça. Quelque chose en elle criait alerte, parce que merde, c’était un artiste qui devait emballer des femmes à la pelle avec ce genre de phrases là. Et une autre criait vas-y, et celle-là, elle se forçait de la faire taire car c’était insensé. Sans doute les vapeurs de peinture qui lui montaient à la tête. « C’est une proposition, Monsieur Malone ? » Dit-elle d’un air mutin et plus joueur que ce qu’elle aurait voulu. Tout à coup, elle se souvint ce qu’elle était venue faire ici, qui lui sembla bien futile mais hé, elle n’allait pas gâcher un contrat pour ses beaux yeux à lui. « Il s’avère que j’en ai une pour vous. Une que vous ne voulez pas entendre, d’ailleurs. Mais… » Elle fit une petite pause, le temps de jeter son mégot éteint par la fenêtre sans se soucier des gens en contrebas, et de s'approcher un peu plus du peintre. Un peu, mais pas trop. Son regard se perdit à nouveau sur la toile, puis sur les pinceaux à proximité, avant de retrouver le sien avec une pointe de défi. « Si vous arriviez à atteindre l’exact même teinte de mes yeux, peut-être serais-je suffisamment impressionnée pour ne pas vous ennuyer avec ça. » C’était risqué, non ? Probablement. Peut-être pas. N’avait-elle pas finalement tout à y gagner ? Ou peut-être au contraire tout à perdre, y compris son sens logique qui la maintenait à bonne distance d’un homme qu’elle aurait rêvé de voir aussi proche d’elle que celui avec qui elle partageait son lit chaque nuit.
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MessageSujet: Re: Rencontre en clair-obscur w/Ronan Rencontre en clair-obscur w/Ronan EmptyVen 20 Nov 2020 - 1:23

L'Artiste. Oui, comme elle le disait si bien, il était un Artiste. Et bien qu'il n'ait pas besoin d'elle pour le savoir - merci bien - Ronan appréciait quand même l'adjectif. C'était toujours agréable d'être gratifié pour son talent, qui cracherait dessus ? Certainement pas lui. L'homme continuait ses gestes comme perdu dans un entre-monde à la lisière du réel et de l'abstrait. Dans ses yeux se jouaient ses mouvements avant qu'il ne les fasse et imaginait, exactement, comment serait le rendu final. Aussi, il était bien naturel qu'il parle de lui-même en des termes si élogieux, non ? Tous les critiques d'arts s'arrachaient son style, les significations derrière ses oeuvres. Il voyait la vie en couleur là où la plupart des autres ne la voyaient qu'en gris. Le peintre hocha simplement la tête à la réponse de Mrs Reed. Le mot "perfection" en perdrait tout son sens, en effet.
Il était toujours intéressant de voir ce qui se jouait dans le regard de ceux qui voyaient pour la première fois une peinture. Que celle-ci soit dans un style "banal" bien qu'aucun style ne l'était vraiment, ou qu'elle soit au contraire dans des tons plus osés. Ronan était un caméléon en la matière, il se complaisait à peindre des paysages, comme de l'abstrait, bien qu'il préférât ce dernier pour ce que son imagination se permettait. Son processus créatif était instinctif, il voyait quelque chose dans sa tête et il le peignait avec la magie de ses mains et le talent de ses doigts. Il était conscient que ce n'était pas donné à tout le monde. Aussi considérait-il cela comme un véritable don. Il était un génie, voilà tout. « Entre autre » répondit-il d'un ton tranquille à Mrs Reed qui s'étonnait peut-être d'apprendre que oui, il avait d'abord vu cette toile dans son esprit avant de lui donner une dimension réelle. Le combat farouche qu'ils avaient commencé à se donner se transformait lentement en quelque chose de beaucoup plus doux. Ce n'était pas dans la nature de l'américain de l'être. Son patronus, fut un temps, était d'ailleurs un boeuf, quoi de pire que cet animal pour souligner le manque de douceur ? Et maintenant qu'il portait à bout de bras une malédiction tous les mois, on ne pouvait pas réellement dire que cela allait en s'arrangeant de toute manière. Ronan porta une main à ses lèvres pour se pincer l'inférieure, alors qu'elle lui lançait un regard mutin. Cette femme aimait apparemment jouer avec le feu. Il allait lui répondre en déclinant l'offre, mais elle continua sur sa lancée, déterminée apparemment à lui parler affaires. Ronan avait deux solutions qui s'offraient à lui. Refuser non seulement de la peindre, mais refuser également le contrat pour la faire sortir de son atelier - mais le voulait-il ? - ou accepter et risquer de se retrouver à écouter cette ravissante bouche lui parler de choses qui ne l'intéressaient pas. Il prit quelques minutes pour peser le pour et le contre : « Je n'y arriverais pas, parce que personne ne le peut réellement » admit-il d'abord sa faiblesse pour mieux enchaîner en se glorifiant ensuite : « bien que je sois sans doute celui qui saurait leur faire correctement honneur ». Quoi, vous croyez vraiment qu'il allait se dénigrer comme cela ?

« Le fait est que le piège avec les yeux c'est d'en capter toutes les nuances, certes, mais surtout à divers moments de la journée. Votre couleur ne sera pas la même en plein soleil ou dans le noir, tout comme elle ne sera pas la même le matin au réveil ou le soir au couché. Si je voulais vraiment être fidèle à votre couleur, il faudrait que je la peigne plusieurs fois. Et je ne suis pas certain que ce soit ce que vous désirez » expliqua-t-il d'un ton plus pédagogue que prévu. Ou peut-être n'attendait-elle que cela, de le revoir plusieurs fois. « Je suis perfectionniste. C'est pour cela que je n'aime pas particulièrement peindre des êtres vivants. C'est à mon sens, impossible de rendre suffisamment hommage à la beauté de l'âme en face » - Ronan lui fit un sourire avant de se détourner d'elle pour retourner à la table prendre son paquet de cigarette. Il n'avait pas finit la précédente, et remarqua enfin que la poubelle contenait encore les cendres brûlantes de son petit spectacle. Un coup de baguette pour l'éteindre et le voici qui revenait auprès de l'intruse, une cigarette allumée au bec : « Vous connaissez sans doute mon prénom » - forcément - « mais puis-je au moins connaître le vôtre ? ».


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MessageSujet: Re: Rencontre en clair-obscur w/Ronan Rencontre en clair-obscur w/Ronan EmptyVen 20 Nov 2020 - 21:09

Billie était en train de foirer salement son coup, et ça l’énervait. Quelque chose en elle déclenchait une fureur douce, diffuse, principalement dirigée vers elle parce que quand même, elle n’était pas foutue de penser correctement et ça ne lui ressemblait pas. Qu’est-ce qu’elle avait, à le relancer comme ça sur le sujet de ses yeux alors qu’elle se perdait dans les siens ? Qu’est-ce qu’elle avait à se dire que le lit dans le coin de la pièce était peut-être une bonne idée finalement ? Ca n’avait aucun sens. Du bout du pouce, Billie joua avec son alliance sans réfléchir, comme si ça la démangeait ou autre chose, allez savoir. Merde.

Le défi semblait de taille, car Malone s’accorda un silence de cathédrale pendant un temps infini pour y répondre. Billie ne baissa pas le regard car tout de même, s’incliner à pareil moment, c’était hors de question. C’était sans doute le temps qu’il lui avait fallu pour admettre, à l’artiste, qu’il n’était peut-être pas si parfait que ça. Son aveu de faiblesse était surprenant, même s’il y trouva une justification certaine et en profita pour caser une remarque sur son immense talent, qu’elle ne pouvait désormais contester maintenant qu’elle l’avait vu à l’oeuvre. Flattée tout de même, Billie resserra ses doigts autour de sa pochette et l’écouta avec attention lui servir un monologue empli de sincérité. Et tandis qu’il lui dépeignait quelques moments de vie à demi-mots, la jeune femme se surprit à se les imaginer, et pas à côté de l’homme avec qui elle partageait sa vie. C’était une curieuse sensation, car son esprit ne projetait jamais ce genre de choses, pas si précisément. Plus que de nuances, il semblait lui parler d’émotions, d’intensité, d’âme d’ailleurs, comme il le lui dit clairement quelques phrases plus loin. Elle l’avait défié, et il se dérobait sans doute pour le meilleur. Imaginer le peintre plonger dans son regard pour en capter toutes les nuances n’aurait sans doute fait qu’accentuer ces étranges images mentales qu’elle n’arrivait pas à stopper.

Billie n’était pas suffisamment calée en peinture pour lui répondre quelque chose de pertinent à ce sujet. Et surtout, Billie était trop troublée par cet échange pour lui dégainer une répartie maligne. Que faire, que dire, tandis qu’il souriait comme le séducteur qu’il était très certainement ? « Je vais finir par croire que ma présence ne vous est pas si déplaisante. » Car déjà, il lui semblait qu'il évoquait à demi-mots l'envie qu'elle revienne. Alors qu’elle n’était même pas encore partie, qu’elle n’en avait pas envie d’ailleurs. Car oui, le contrat n’était pas scellé, pour quoi d’autre ? Après tout, elle avait émis une condition, qu’il n’avait pas remplie et cela arrangeait ses affaires après tout. Elle le suivit des yeux, ses yeux dont il avait enfin détourné son attention pour aller se chercher une nouvelle cigarette. Et revenir, pourquoi ? S’il ne voulait pas d’elle ici, alors à quoi jouait-il ? S’il ne voulait pas d’elle ici, pourquoi lui posait-il cette question là ?

Billie était donc en train de perdre, et ça n’était pas dans ses habitudes. La victoire était un mode de vie plus qu’un objectif, en réalité, pour cette femme de caractère qui n’acceptait que bien rarement qu’on lui dise non. Elle avait été claire, et il avait refusé. Elle avait l’occasion parfaite d’aborder son sujet, si tant est que ses pensées se remettent dans l’ordre parce que là, c’était aussi confus que le mélange de couleurs qui ondulaient sur la toile tout à côté. « Je ne dévoile cette information qu'à mes futurs partenaires, Ronan. » s’amusa-t-elle doublement avec des choix de mots qui prouvaient que son envie de jouer était décuplée par la situation. « Vous me voyez dans l’obligation de parler affaires. C’est regrettable, mais un deal est un deal. » Elle esquissa un sourire en s’approchant légèrement de lui. « Mon client est un nez de talent. Le Malone des senteurs, si vous préférez. Une collaboration me semble toute indiquée. » le flatta-t-elle tout d’abord. Elle était cette fois plus proche de lui qu’ils ne l’avaient été de toute cette conversation. « Si vous voulez vous faire une idée… » termina-t-elle en levant son poignet à presque hauteur de son visage. Zellner était un excentrique pénible, mais elle n’avait pas menti : il était foutrement doué. Aujourd’hui, Billie portait sa fragrance préférée, sobrement appelée Occamy. Un parfum qui s’intensifiait selon les diverses émotions de celle qui le portait. Et de là où elle était, et malgré la fumée de la cigarette, Billie ne pouvait que remarquer qu’il semblait l’entourer toute entière, les entourer, même, quand on y pensait…
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Ronan Malone

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La méchanceté s'apprend sans maître.

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MessageSujet: Re: Rencontre en clair-obscur w/Ronan Rencontre en clair-obscur w/Ronan EmptyVen 20 Nov 2020 - 21:41

Dire que Ronan était un séducteur n'était pas forcément vrai. L'homme était généralement si désagréable et égocentrique que les seules femmes qui finissaient dans son lit étaient celles capables de lui répondre. Car il fallait bien dire que sinon, pour lui, c'était un zéro pointé. Le challenge, ça lui plaisait, qu'on ait du caractère aussi. Et ça tombait bien, Mrs Reed en avait.

Elle était provocante, Mrs Reed. Provocante dans son style, dans la tournure de ses phrases et ses regards. Ses yeux océans lui donnaient des chaleurs, lui qui parlait aux couleurs. Il se sentait plus charmé qu'il aurait dû l'être. Et peut-être que cela se voyait, ou en tout cas se sentait au travers de ses phrases car son intruse qui n'en était plus tant une l'épingla d'une réflexion, toujours plus joueuse : « Vous aimeriez ? » rebondit-il immédiatement, naturellement. Bien sûr qu'elle aimerait ne pas être indésirable. Et bien sûr qu'elle ne l'était pas. Ronan avait l'impression que rien ne pourrait arrêter leur joute verbale. Sauf peut-être lui-même, au fond ? Revenu auprès d'elle après avoir avalé une taffe, il la regarda s'approcher d'autant plus de lui en plissant légèrement les yeux. Il plongeait d'ailleurs les siens dans ceux de son interlocutrice avec une délectation qu'il ne cachait presque pas. Les sous-entendus allaient bon train dans le théâtre de la séduction et il l'écouta, poliment, hocha même la tête à ses paroles. Elle lui parlait contrat parce qu'elle ne perdait pas le Nord, soit. Même s'il tiqua à l'entente de son prénom, car seuls ses proches l'appelaient ainsi, les autres s'en tenant à son nom d'artiste ou à son nom de famille, il ne dit rien. Son esprit se contentait d'imaginer d'autres situations avec sa partenaire, qui n'avaient rien à voir avec le travail. Et le tout, simplement, en la regardant dans les yeux. Il ne les baissa même pas pour regarder ses lèvres, se contentant de l'écouter avec cette assurance froide de l'homme qui n'a rien à perdre. Lorsqu'elle leva son poignet finalement pour qu'il sente la fragrance à laquelle elle faisait référence, Ronan ne se fit pas prier pour approcher davantage son visage au point que son nez frôlait la peau de Mrs Reed. Il n'en avait pas besoin en réalité pour sentir l'odeur dont elle parlait, et il devait bien admettre qu'elle lui allait foutrement bien. Sa malédiction de loup-garou lui donnait un nez plus affûté, même lorsqu'il n'était pas transformé. Il y sentait probablement des choses qu'elle ne percevait même pas. Des mélanges délicats de parfums floraux, effluves brillantes et sauvages. Bien d'autres choses encore qu'il aurait fallu un temps phénoménal pour énumérer. L'artiste eut toutefois un léger sourire amusé, avant de ravaler une rasade de fumée, en silence, puis de l'évacuer loin du visage de son interlocutrice sans pourtant la perdre du regard. « Je ne couche jamais au premier rendez-vous, Mrs Reed » - c'était faux - « tout comme je ne signe aucun contrat à sa première écoute ».
Le peintre se recula finalement plus franchement. Il donnait peut-être l'impression de la fuir un peu, et c'était sans doute le cas, au fond. Non pas qu'il n'ait pas de pensées étiquetées "+18" dans son crâne, mais parfois, il fallait s'amuser un peu avant de céder. « Je crains que vous ne soyez obligée de repasser » - il lui fit un grand sourire, ravi de son effet. Alors, reviendra, reviendra pas ?


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MessageSujet: Re: Rencontre en clair-obscur w/Ronan Rencontre en clair-obscur w/Ronan EmptySam 21 Nov 2020 - 16:29

Ignorer sa provocante réponse avait été facile. Bien sûr qu’elle souhaitait ne pas lui déplaire par sa simple présence : après tout, elle était venue ici pour avoir une conversation, pas pour repartir après quelques minutes. Oh bien sûr, il y avait plein d’autres choses dans cette question, des choses entre le sous-entendu et l’évidence. Des choses auxquelles elle n’avait pas envie de répondre, parce que la question la dérangeait. Mais hélas, c’était sa faute. Elle avait légèrement dérivé du professionnel, et ça ne lui ressemblait pas tellement. La perspective de jouer un peu avait été plus tentante, mais finalement payante car ça avait été, semblait-il, le seul moyen de capter l’attention de Ronan Malone. Maintenant, il fallait redescendre. Maintenant, il fallait attaquer. Toutefois, ce ne fut pas elle qui porta le premier vrai coup de la partie.

Le peintre avait d’abord obéi, du moins cédé à sa curiosité en approchant sa peau de la sienne pour respirer son odeur. Un certain pas franchi en direction de la sphère des intimités, que Billie s’efforçait de maintenir bien séparées malgré ce rapprochement volontaire. Elle le sentit la frôler, volontairement, et ne broncha pas, même s’il y avait là quelque chose d’inhabituel dans son corps, qui partait de son poignet justement pour mourir dans ses reins, un espèce de courant électrique léger, entre la torture et le bien-être. Jusqu’ici, tout allait bien, pas vrai ? Du moins, avant qu’il ne lui balance ce regard en coin qui lui déclencha une nouvelle décharge.

Ignorer la suite fut bien plus difficile qu’elle n’aurait cru. Les mots en eux-même, ce qu’ils signifiaient, la façon de prononcer son nom… Bien joué Malone. C’était un coup de maître, comme s’il avait reniflé sa faiblesse la seule fois, oui seule, où elle se l’autorisait. Elle avait l’habitude, pourtant, qu’on lui balance des phrases indécentes. En général, elle avait toujours une répartie bien sentie, à mi-chemin entre la vexation et l’indignation. Mais là, ne serait-ce que parce que certaines images lui étaient passées par la tête, elle eut bien du mal à réagir. Merde Bille, on se réveille ! Son audace aurait du l’agacer au point de la rendre folle, pas folle comme ça non. Pas folle au point de lui donner envie de répondre Dommage. Tout à coup, l’envie de l’attraper par le col, le jeter dans son foutu lit et de lui donner tort, car elle savait. Elle savait qu’il ne lui dirait pas non. C’était ça le pire. Savoir.

Puisqu'elle fut incapable de répondre du tac-au-tac, l’artiste prit du terrain en se dérobant et en s’enfonçant dans la provocation. Il fallait qu’elle dise quelque chose, et Bille décocha finalement un sourire en coin en réponse au sien. « Je ne désire qu’une de ces deux choses, Monsieur Malone. » finit-elle par dire, ne sachant elle-même trop de quoi elle parlait. La zone de flou était volontaire pour éviter de gâcher tous ses efforts, mais était-ce vraiment pour sa carrière cette fois ? Craignant de l’approcher à nouveau, elle se demanda comment finir l’entrevue en laissant une aussi forte impression que quand elle était entrée. Elle ne pouvait pas juste partir et revenir une autre fois. Pas après ça. Finalement, elle déclipsa sa pochette et en sortit une carte en s’approchant à nouveau de lui. La brandissant avec fierté sous son nez, le bout de carton glacé les séparait alors que leurs regards s’étaient à nouveau trouvés. « La balle est dans votre camp… » Sans lui laisser le temps de réagir, elle glissa la carte dans la poche arrière de son pantalon, avec une dextérité impressionnante et légèrement plus lente que ce qu’elle aurait pu faire. Ce faisant, elle avait du se pencher et donc, les lèvres rouges de Billie n’étaient pas très loin de l’oreille du narcissique artiste. « … Ronan…. » acheva-t-elle dans un murmure avant de se détacher. Elle avait remarqué que dire son prénom l’avait légèrement agacé. Frémissement imperceptible. Dernier regard, et Billie faisait déjà claquer ses talons jusqu’à la porte qu’elle laissa volontairement ouverte, pour l’emmerder. Lorsqu’elle emprunta les escaliers cette fois, un sourire victorieux et troublé illuminait son visage habituellement fermé tandis que l’image de Ronan Malone était aussi parfaitement imprégné dans son esprit que les couleurs sur la toile qu'ils avaient contemplée.
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