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la capacité émotionnelle d'une cuillère à café | NATANAEL

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Caradoc A. Dearborn

Caradoc A. Dearborn


ORDRE DU PHÉNIX
La meilleure défense, c'est l'attaque

ORDRE DU PHÉNIXLa meilleure défense, c'est l'attaque
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Caractéristiques du sorcier
| EPOUVANTARD : Son père et son frère morts.
| PATRONUS : Un raton-laveur.
| POINTS DE COMPÉTENCE :

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MessageSujet: la capacité émotionnelle d'une cuillère à café | NATANAEL la capacité émotionnelle d'une cuillère à café | NATANAEL  EmptyMer 18 Nov 2020 - 19:23

« Votre fille viendra vous chercher en fin d'après-midi, mais je vous confirme que c'est bon pour vous. Toutes les plumes sont tombées. Et si je puis me permettre un conseil, la prochaine fois que votre voisine écoutera Celestina Moldubec à un niveau que vous considérez trop élevé... Essayez le sortilège d'insonorisation. Très efficace. » Caradoc salua le vieux monsieur Wellington qui maugréait une réponse peu amène envers sa satanée voisine trop bruyante, et s'extirpa de la chambre sans plus tarder. C'était une chose de prendre en charge des patients désagréables, c'en était une autre de s'infliger une minute de plus en leur compagnie qui ne soit pas nécessaire : Caradoc termina ainsi de griffonner ses observations dans le couloir devant la chambre, puis referma le dossier d'un mouvement sec, pressé de prendre cette pause qu'il mourait d'envie de s'accorder depuis déjà plus d'une heure. Son quotidien n'était déjà pas simple ces dernières semaines, mais la journée d'aujourd'hui se révélait particulièrement éprouvante, pour une raison qu'il ne s'expliquait pas : les cas se succédaient, tous plus pénibles les uns que les autres, si bien que Caradoc ne rêvait plus que d'une chose, terminer son tour de garde et rentrer chez lui se coucher. Phoebus comptait sur lui pour sortir ce soir, lui promettant que cela te fera du bien tu verras, mais ce soir encore Caradoc comptait s'enfermer chez lui, s'offrir un repas minable et aller se coucher dans l'espoir d'oublier quel enfer était devenu sa vie. Il n'avait plus le goût de rien, et supportait de moins en moins bien les efforts quasi-désespérés de son frère pour l'extraire de ce quotidien anesthésié dans lequel il se complaisait car il lui permettait de ne pas ressentir les choses, et encore moins la douleur sourde qui lui étreignait les entrailles sans arrêt. Caradoc s'approcha de l'accueil du service où étaient centralisés tous les dossiers des patients, et déposa sur le comptoir celui de Pius Dellington avant de se diriger vers la porte de service menant à la salle de pause de l'étage. « Je prends ma pause Dina. » signala-t-il en passant à la jeune femme derrière le comptoir, qui releva aussitôt la tête de la paperasse qu'elle était occupée à traiter, le visage chiffonné par la gêne. « Je suis désolée Caradoc, mais Natanaël Johansson t'attend en chambre 4. C'est urgent. » Le Médicomage ne parvint pas à réfréner un soupir blasé mais se recomposa très vite un visage serein en revenant sur ses pas pour récupérer le dossier du patient que la secrétaire du service lui tendait par-dessus le comptoir. « Merci. » Dina réitéra ses excuses pleines de sympathie, et se replongea derrière le comptoir tandis que Caradoc repartait d'où il venait en prenant connaissance des éléments collectés lors de la (énième) prise en charge de Natanaël Johansson. Plongé dans sa lecture, sa main manqua la poignée, et il dû s'y reprendre une deuxième fois avant de pousser la porte de la chambre dans laquelle son patient avait été installé. « Monsieur Johansson bonjour. » Son approche était toujours la même, quelle que soit la situation et quel que soit le patient. En général cependant, cette entrée en matière était assortie d'un sourire franc, ce qui n'était pas le cas aujourd'hui. Le gentil Médicomage Dearborn n'avait pas vraiment envie de sourire ces derniers temps. « On me reporte un nouveau malaise, dans des circonstances assez similaires je crois à celles qui vous avaient amené la dernière fois, analysa-t-il en s'arrêtant au bout du lit dans lequel Natanaël se trouvait,  vous pouvez m'en dire plus ? » s'enquit-il en levant pour la première fois le regard vers son patient. « Comment vous vous sentez ? » Cette question qu'il posait des dizaines de fois par jour, et qu'il ne supportait plus qu'on lui pose non plus. Mais on parlait de Johansson : il y avait peu de chances qu'il lui retourne ce type de courtoisie. Il n'avait aucun souci à se faire.
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Natanaël A. Johansson

Natanaël A. Johansson


COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

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MessageSujet: Re: la capacité émotionnelle d'une cuillère à café | NATANAEL la capacité émotionnelle d'une cuillère à café | NATANAEL  EmptyMar 24 Nov 2020 - 1:03

ft. Caradoc Dearborn - novembre 1978

The salt in my body
is the sea in me

Natanaël détestait faire des malaises. Il les vivait comme d'inadmissibles instants d'égarement. Sans compter qu'ils avaient un véritable talent pour arriver au mauvais moment. Cette fois-ci, par exemple, il avait dû interrompre prématurément son cours, car il sentait bien qu'il commençait à défaillir. Une chance, ses étudiants avaient eu le temps de sortir de la salle avant que la gravité ne le rattrape. Moins de chance, lui n'avait pas eu le temps de se réfugier dans son fauteuil avant l'instant fatidique. Un aller simple pour le sol, donc. En temps normal, ses malaises ne duraient pas longtemps. Il émergeait avant que qui ce soit n'ait découvert le pot aux roses. Plus rarement, il se réveillait à Sainte-Mangouste. C'était le cas aujourd'hui. Il se demandait qui avait pu le ramasser. Mais n'était pas sûr de vouloir le savoir. Il était de toute façon de mauvais poil. Comme toujours quand il ouvrait les yeux pour découvrir une chambre d'hôpital. On connait des surprises plus agréables, n'est-ce pas ?

Car plus que des instants d'égarement, ses malaises étaient de douloureux rappels que sa santé était plus que défaillante. Chose qu'il préférait généralement ignorer. Classer dans un coin de son esprit, et ne plus avoir à y penser. Il avait vraiment cru que son retour dans la société sorcière signerait la fin de ses malaises. Mais les derniers mois lui avaient prouvé qu'il avait tort. Depuis, il avait cessé de croire que ses problèmes auraient une fin. Cela aurait pu le décourager, l'inquiéter, l'énerver. Il avait choisi le déni. Toujours était-il que son réveil n'était pas des plus agréables. Il avait une sévère migraine, qui avait sans doute à voir avec la rencontre fortuite de son crâne avec le sol de sa classe. Sa bouche pâteuse, en revanche, ne pouvait pas s'expliquer uniquement pas sa chute. Une chance, un verre d'eau était posé à côté de son lit. Il eut un peu de mal à bouger son bras jusqu'au précieux sésame, encore plus à le ramener jusqu'à lui. A peine avait-il fini de descendre le verre que la porte de sa chambre s'ouvrait, pour révéler un Médicomage qu'il commençait à bien connaître.
- Docteur Dearborn, le salua-t-il assez fraîchement.

Natanaël n'était pas un grand fan des médecins. Ils posaient trop de questions et n'avaient pas assez de réponses. Ajoutons à cela qu'il les voyait bien trop souvent à son goût. Assez en tout cas pour remarquer que celui-ci semblait plus fatigué que d'habitude. Les cernes qui s'étendaient sous ses yeux semblaient vouloir faire la compétition avec celles des plus graves malades.
- Je me sens comme quelqu'un qui émerge juste, grinça le professeur à cette question qui avait le don de l'agacer. Comment allait-il ? Bien, quand il n'était pas occupé à tomber dans les pommes. Cela rendait le déni plutôt facile. Et les chutes plus douloureuses.
- C'était encore pendant un cours, signala-t-il, comme si le Médicomage était responsable de ce dérangement. Mais j'ai pu faire sortir les étudiants à temps, cette fois-ci. Ce qui lui évitait au moins l'embarras d'être emmené à Sainte Mangouste par des sorciers à peine majeurs. Il ponctua sa réponse d'un soupir. Il se serait bien redressé dans son lit pour faire meilleure figure, mais n'en était pas encore capable. Je ne sais pas pourquoi vous vous dérangez pour moi, c'est la même chose à chaque fois. Je serai sur pied dans moins d'une heure. Et de toute manière, vous ne savez pas ce que j'ai, se retint-il d'ajouter. Au lieu de quoi il se racla un peu la gorge, et eut la désagréable impression d'avoir du sang dans la bouche. La chute, probablement.

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