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Le jour qui décline en fin d'après-midi | CLOS

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Billie Reed

Billie Reed


MOLDU
Ce n'est pas la magie qui fait qu'un être est magique.

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MessageSujet: Re: Le jour qui décline en fin d'après-midi | CLOS Le jour qui décline en fin d'après-midi | CLOS - Page 2 EmptyLun 30 Nov 2020 - 1:00

Ce fougueux baiser ne fut qu’un prologue à la suite. Comme si c’était la chose la plus naturelle qui soit, le corps de Billie obéissait docilement aux gestes de Malone, n’opposant aucune forme de résistance maintenant que les mots n’étaient plus là pour qu’ils s’affrontent. Ses jambes s’enroulèrent autour de lui, le rapprochant plus encore si c’était possible alors que chaque frôlement sur sa peau ne faisait qu’augmenter la jauge de son désir brûlant. C’était ça, Billie brûlait littéralement, soumise à une pulsion qu’elle aurait tout le loisir de regretter plus tard. La bataille avait trop duré, et ni l’un ni l’autre n’eut la patience de se débarrasser des vêtements de l’autre. Seuls ceux qui étaient vraiment de trop glissèrent pour que cette étreinte n’en devienne que plus fusionnelle. Soumise aux lois implicites des ébats sur le lieu de travail, Billie se mordit les lèvres pour éviter d’exprimer ce qui se passait en elle, dévorant les lèvres de l’artiste pour se faire taire. Ses mains auraient aimé caresser sa peau, se délecter plus de lui encore. Mais le plaisir la submergea et elle s’abandonna totalement, comme elle ne le faisait que rarement, à la passion que Ronan réveillait chez elle.

Quand enfin il trouva la force de se détacher d’elle, Billie éloigna son souffle de son cou, ses mains de sa nuque, sa peau de la sienne. Mais l’insatiable Ronan revint à la charge, lui délivrant un nouveau baiser empli de fougue qui la chamboula plus que prévu. Elle pensait qu’il avait obtenu ce qu’il voulait, et s’attendait à ce qu’il la délaisse et change d’attitude au quart de tour. Surprise, conquise, elle lui rendit son baiser et le libéra finalement de l’emprise de ses jambes avant qu’il ne recule, se rhabillant calmement avant de s’effondrer dans son fauteuil. Son regard eut du mal à le lâcher, mais elle ferma finalement les yeux quelques secondes pour essayer de se ressaisir. Son coeur battait la chamade, à cause de ce que son corps avait vécu certes, mais pas que. Ils venaient de vivre un moment de passion intense, certes, totalement impulsif mais pourtant, Billie ne se sentait pas totalement rassasiée, et sa peau semblait encore réclamer la sienne. Elle glissa finalement du bureau, remontant son dessous tandis qu’il brisait le silence entrecoupé de leurs souffles en redevenant presque sérieux. Leur conversation…Oh. Billie en avait presque oublié la raison de sa présence, et la réalité la frappa brusquement. Il lui proposait une trêve, mais elle ne put s’empêcher de cogiter. Pensait-il que…Les gens qui pensaient que l’opinion des autres ne comptaient pas n’avait jamais été dans la position que Billie occupait. Elle avait travaillé dur, si dur, pour se construire une image qu’elle venait de détruire en un simple moment d’égarement. Certes, il était le seul au courant. Certes. Mais les rumeurs se répandaient vite, elle le savait. Surtout les fausses, alors imaginez une vraie. « Faisons ça. » dit-elle finalement en faisant claquer son zippo après avoir allumé une cigarette. Rien ne valait une cigarette après le sexe. Aidan détestait ça. Oh, Aidan… Machinalement, son pouce caressa son alliance.

Se dirigeant vers la grande baie vitrée, par laquelle ils avaient du avoir quelques spectateurs malgré la luminosité assez basse du bureau, Billie passa tout à côté de Ronan, le frôlant presque. Machinalement, sa main libre passa dans les cheveux de l’américain déjà décoiffé par leur fougue. Elle s’arrêta devant la fenêtre, lui tournant le dos en tirant sur sa clope d’un air pensif. Elle aurait aimé ne penser à rien, et les hormones qui parcouraient son corps auraient du l’y aider. Mais Billie était une femme complexe, et évidemment, elle ne pouvait s’empêcher de penser. « Je ne suis pas du genre à sceller des contrats de cette façon. » dit-elle finalement après bien une minute de silence. Ca n’était pas tout à fait la même conversation, alors elle se permit la précision. C’était important pour elle. Pour la propre image qu’elle avait d’elle-même. Et parce qu’elle refusait qu’il croit qu’elle était une femme facile. Ce que cela disait sur elle, sur eux, elle s’en moquait presque. Que son ego s’en délecte, ça n’avait pas d’importance. « Je veux que tu saches que ça, là… » dit-elle en passant au tutoiement avec une évidence naturelle, se retournant vers lui pour affronter son regard qui faisait tomber ses barrières. « … c’était une première. » Il fallait que ça soit une dernière. C’était le moment rêvé pour le dire. Mais elle n’en eut pas la force et surtout, non, pas l’envie. En tirant sur sa cigarette, Billie dérida son air sérieux en lui adressant un sourire empli de sincérité, et au fond, de vulnérabilité.
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Ronan Malone

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La méchanceté s'apprend sans maître.

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MessageSujet: Re: Le jour qui décline en fin d'après-midi | CLOS Le jour qui décline en fin d'après-midi | CLOS - Page 2 EmptyLun 30 Nov 2020 - 11:45

L'esprit embrumé par ce qui venait de ce passer, Ronan ne lâchait pas des yeux Billie Reed qui, elle aussi, se remettait lentement de ce qu'ils venaient conjointement de vivre. L'américain pouvait facilement dire qu'il avait eu des amantes à la pelle mais dans ses souvenirs, il ne se rappelait pas avoir vécu quelque chose d'aussi intense. Les mots de la bataille qu'ils s'étaient échangés avant, additionnés à ceux vieux de trois semaines, avaient sans doute conditionné la passion qui les avait dévoré tous les deux. Et alors qu'elle passait à côté de lui en passant sa main dans ses cheveux, l'Artiste prit quelques secondes pour lui, en fermant les yeux. Où est-ce que ça les menait de toute façon ? Comme il l'avait dit, ils devraient bien reprendre leur discussion sur la vraie raison de sa venue. Mais il n'en avait pas réellement envie, Ronan trouvait même futile de parler chiffres et affaires alors qu'il avait simplement envie de se rouler dans la débauche avec elle. Il n'en avait plus rien à faire de sa liberté dans ce contrat, ni de l'inspiration et il ne pensait même plus à la peinture. Il savait pourtant que ce dernier sujet saurait trouver une nouvelle inspiration lorsqu'il serait de retour à son atelier. Comment le corps de Billie ne pouvait-il pas l'inspirer ?
Il rouvrit les yeux lorsqu'il l'entendit s'allumer une clope et il fut étonné de ne pas en avoir eu l'idée avant. La femme était devant la vitre, sans doute pensive. L'ego de Ronan aurait aimé se dire que ce n'était que parce qu'elle ne se remettait pas de ce qui venait de se passer, mais il se doutait bien que d'autres pensées l'assaillaient. Et pour une fois, il ne voulu pas briser le silence par son insupportable arrogance. Au contraire c'est la voix plus troublée de Billie qui s'éleva comme si elle voulait être certaine qu'il... Ait toujours de l'estime pour elle ? Pour une fois silencieux, l'Artiste attendit patiemment la suite, alors qu'elle continuait en le tutoyant. Cela ne pouvait heurter ses oreilles après ce qu'ils venaient de partager et alors que son regard croisait le sien, un petit sourire satisfait se peignit quand même sur les traits de l'américain. Il prit encore quelques secondes pour stabiliser son souffle avant de se relever en faisant passer sa chemise froissée dans son pantalon pour s'approcher d'elle, tranquillement. « Je me doute bien » avoua-t-il doucement comme pour la rassurer jusqu'à se retrouver devant elle. Les yeux perdus dans les abysses bleues qu'elle avait, il leva une main pour lui piquer une mèche de cheveux et jouer tranquillement avec. « Et crois moi si tu veux... » - il lui fit un sourire un peu malicieux en continuant de jouer avec la mèche brune - « mais ce n'est pas non plus dans mes habitudes ». Il lâcha finalement ses cheveux et posa sa main sur celle de la trentenaire, celle qui tenait la cigarette, pour la lui subtiliser et la porter à ses lèvres pour prendre une belle gorgée de fumée. Il la lui rendit avant d'expulser de son corps la nicotine, loin du visage de Billie. « On dit souvent que les premières fois ne sont que des échecs » continua-t-il d'un ton toujours tranquille, « je crois que nous sommes l'exception qui confirme la règle ». Ronan afficha un sourire malicieux, accompagné d'un indécent clin d'oeil.


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MessageSujet: Re: Le jour qui décline en fin d'après-midi | CLOS Le jour qui décline en fin d'après-midi | CLOS - Page 2 EmptyLun 30 Nov 2020 - 17:24

Perdue dans ses pensées, tout comme dans la contemplation de l’homme qui lui faisait perdre tous ses moyens, Billie semblait tourner le dos au monde. Ils y retourneraient bien assez tôt, après tout. Non, les mots de la jeune femme ne lui étaient adressés qu’à lui, et à lui seul. Sa réputation lui importait moins que l’avis qu’il se faisait d’elle, et elle se sentait aussi vulnérable que la première fois qu’elle avait dit Je t’aime. Elle espérait qu’il ne retournerait pas dans ce jeu de séduction passif-agressif, qui avait certes abouti sur une délicieuse chose, mais qu’elle n’aurait pu encaisser à cet instant. Ou alors, peut-être aurait-ce été pour le mieux ? Peut-être qu’il fallait qu’il la repousse pour que ses pensées ne s’égarent plus dans la perspective de revivre un instant aussi fort avec lui.

Le silence lui fut pesant, dans l’attente de sa réaction, lui si imprévisible. Lorsqu’il s’approcha d’elle, elle craignait que ça ne soit pour la torturer avant de la délaisser. Mais il n’en fit rien. Ses mains de peintre, après une certaine sauvagerie, délivraient désormais des gestes tendres, une tendresse que personne n’avait plus tellement à son égard ces temps-ci. Billie loucha presque en suivant du regard sa main qui s’amusait avec une mèche de ses cheveux mi-longs, avant de revenir vers lui quand il la rassura en quelques mots. Soulagement, mêlé à une intense sensation de peur qu’elle ne s’expliqua pas. Elle l’écouta poursuivre et à vrai dire, Billie ne parvint pas tout à fait à faire le même acte de foi que lui. Est-ce qu’elle le croyait ? Après tout, pourquoi pas. Et au fond, est-ce que ça avait de l’importance ? Mais il se dégageait de cet homme une telle animalité qu’elle s’étonnait finalement d’être la seule… quoique, non, quand on y pensait. « En même temps, je fais partie d’une espèce bien rare… » déclara-t-elle sans montrer son émotion face à un constat aussi triste et désespérant. Billie se battait comme une lionne pour son cas, mais aurait aimé qu’il y ait tellement, tellement plus d’autres femmes comme elle. Femme et affaires, hélas, ne semblaient pas aller si bien ensemble. Volontairement, sa phrase était donc à double sens, car elle n’avait pas vraiment envie d’aborder pareil sujet maintenant.

Heureusement, Ronan lui apporta une distraction tout à fait délicieuse. Comme un écho à leur premier échange, il lui piqua sa cigarette et tira dessus d’une manière qu’elle trouva extrêmement sensuelle, avant de lui rendre. Elle aurait aimé être cette cigarette. Elle aurait aimé être pendue à ses lèvres pour les heures à venir encore. Elle-même porta le filtre à sa bouche, qu’il avait légèrement mouillé. La phrase qui suivit acheva de la désarmer. Les première fois impliquaient toujours une suite, pas vrai. À moins d’un dégoût certain, ou d’un échec comme il disait. Alors comment ? Comment ne pas avoir envie de réitérer une si intense expérience ? Ou peut-être n’avait-elle été intense que parce que c’était là une erreur de parcours, un dérapage, une folie. Le contexte avait aidé, leur conversation, l’environnement si particulier. Pourtant, Billie se plaisait à rêver de découvrir le corps de Ronan plus en détail, dans le confort d’un lit, effleurer la peau qu’il ne découvrait qu’à une amante. « Le mot échec ne fait pas partie de mon vocabulaire. » lui répondit-elle, joueuse, après cet indécente oeillade qu’il lui balança. « Ni du tien, à ce que j’ai compris. » Cette fois, ce fut elle qui franchit la légère distance qu’il y avait entre eux, s’arrêtant à quelques millimètres seulement de ses lèvres avec une volonté telle qu’elle ignorait où elle la puisait. « Alors comment as-tu pu en douter ? » le taquina-t’elle, se doutant qu’il comptait lui sortir une phrase emplie d’assurance, qu’elle l’empêcha de prononcer en l’embrassant de façon plus tendre, réveillant à nouveau chez elle une envie de rompre ses voeux, et franchement ? C’était là le cadet de ses soucis.
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Ronan Malone

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MessageSujet: Re: Le jour qui décline en fin d'après-midi | CLOS Le jour qui décline en fin d'après-midi | CLOS - Page 2 EmptyLun 30 Nov 2020 - 21:27

Si ce bureau avait été propice à souligner la passion brûlante de deux adultes qui avaient fini par succomber, il était maintenant le témoin d'une autre passion, plus timide, même pas plus chaste. Ronan qui se tenait maintenant juste devant elle, regrettait amèrement de ne pas pouvoir faire ce genre de choses sur commande. Le regard de Billie le faisait plonger tout entier dedans, et la douceur de ses gestes parlait pour lui-même. Il n'était pas particulièrement un goujat lorsqu'il était question de ce genre de choses, au contraire, l'américain était de ceux qui, une fois que tout s'était déroulé sans accroc, avaient tendance à prendre leur temps. Et les quelques paroles qu'il répondit à la jolie brune reçurent d'ailleurs de bien intéressantes réponses. Le peintre avait l'impression de faire face à une autre Billie Reed. Une Billie plus vulnérable, touchée dans son petit cœur, dans son esprit aussi peut-être. Ronan adorait être au centre des vies, c'était ainsi, il n'y pouvait rien. Et puis, disons-le, elle réveillait la partie bestiale de lui. Celle qui avait besoin de se lâcher, sans trop penser et de se laisser aller. Ce qui s'était passé plus tôt et qui s'était finit bien trop rapidement, n'était que la conséquence directe de sa propre animalité. Aurait-il craqué s'il n'y avait pas eu cet animal en lui ? Rien n'en était moins sûr.

Les phrases qui suivirent à sa propre bravade le firent sourire davantage. Ronan allait lui répondre d'un ton piquant et provocant mais ainsi qu'elle l'avait dit, elle aimait gagner. Et elle lui vola ses lèvres avec plus de tendresse que les baisers qu'ils s'étaient échangés précédemment. Ronan ne se fit pas prier pour faire glisser ses mains sur les hanches de Billie et la rapprocher de lui. Et s'il crevait d'envie de réitérer l'expérience, son corps ne semblait pas du même avis. Foutue mécanique. Cela ne l'empêcha pas d'approfondir encore ce baiser qu'ils s'échangeaient alors que collée contre lui, il la pressait désormais contre la vitre. Ils finirent par se décoller ne serait-ce que pour chercher de l'air et l'homme fatigué et essoufflé ne pouvait s'empêcher de sourire presque malgré lui : « Je ne sais pas quel sortilège tu m'as jeté » - il s'esclaffa sans la lâcher, le front collé contre le sien - « mais il est foutrement efficace ». Ronan conclu cette phrase en pressant de nouveau ses lèvres contre les siennes. Tout - ou presque - chez lui laissait entendre qu'il mourrait d'envie de remettre l'expérience. Oui, mais voilà. Ils étaient dans un bureau. Il n'était qu'un homme. N'importe qui pourrait les déranger et ce ne serait une bonne publicité pour personne. « Je crois qu'il va définitivement falloir que nous nous revoyons » lui proposa-t-il tout naturellement, « à moins que ce ne soit pas ce que tu veux ».
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MessageSujet: Re: Le jour qui décline en fin d'après-midi | CLOS Le jour qui décline en fin d'après-midi | CLOS - Page 2 EmptyMar 1 Déc 2020 - 0:39

Ce baiser là eut une toute autre saveur. Plus intime, dévoilant d’autres choses qu’il aurait sans doute mieux valu cacher. Billie s’enfonçait définitivement dans quelque chose qu’elle ne maîtrisait pas. Perdre le contrôle était une sensation grisante, ne serait-ce que parce qu’elle ne se l’autorisait jamais. Pourquoi était-elle autant attirée par cet homme dont elle ne connaissait rien ? Pourquoi lui faisait-il pareil effet, alors qu’elle était insensible aux charmes de tous les hommes autres que le sien ? Parfois, par paranoïa, elle surveillait farouchement les verres qu’on lui servait dans les bars, refusant qu’on lui en offre. L’Amortensia était une chose qui la terrifiait, et elle se figurait que les effets devaient être au moins aussi forts que ce qu’elle ressentait là. Mais passagers, c’était certain. Or là, cela faisait trois semaines qu’elle était tourmentée par l’image, et surtout le désir qu’elle ressentait pour Ronan Malone.

Alors que sa main libre s’était calée contre sa nuque, Ronan amplifia leur étreinte, et elle ne le repoussa pas. Pourquoi aurait-elle fait ça, alors qu’elle avait à nouveau provoqué la rencontre de leurs lèvres ? Si elle s’écoutait, elle aurait aimé que ce soit plus, encore plus que ça. Elle sentait la fraîcheur de la vitre dans son dos, qui contrastait avec la chaleur qu’elle ressentait en étant aussi collée à lui, alors que ses mains sur ses hanches lui faisaient l’effet de deux sources d’un incendie qu’elle n’arrivait pas à éteindre. Mais toutes les bonnes choses avaient une fin, comme ce baiser qu’elle stoppa à regret. Mais comme s’il leur était impossible de se décoller, Ronan posa son front brûlant sur le sien, et elle planta ses deux grandes billes bleues dans ses yeux si expressifs, qui la regardaient comme elle aurait aimé que son mari le fasse, et cette pensée lui brisa le coeur.

La phrase de Ronan la déstabilisa plus que de raison. Déjà, parce que l’ironie dont elle était empreinte n’était connue que d’elle. Jamais Billie n’avouait sa condition, pas en cette période si troublée. Pour les plus perspicaces, elle éludait juste en disant qu’elle n’avait pas de pouvoirs, méprisant le terme cracmol qu’elle trouvait laid, et réducteur. Moldu n’était pas mieux cela dit. Mais surtout, oui surtout, Ronan lui avouait que la sensation qu’elle n’arrivait pas à combattre était partagée. « La magie ne se trouve pas que dans les sortilèges… » répondit-elle d’une voix basse et légèrement rauque. C’était ce qu’elle disait souvent, aux quelques élus qui savaient son secret. Ou à ceux qui la jugeaient sur ce qu’ils voyaient comme une faiblesse. Mais jamais cette phrase ne lui sembla plus juste que maintenant. La magie se logeait dans bien des choses et à l’instant, elle semblait amplifier la moindre de ses émotions. Son coeur lui semblait léger, et pourtant, quand il faudrait revenir à la réalité, comme il le lui rappela très vite.... Ce serait autre chose.

La cigarette qu’elle tenait s’était consumée le temps de leur baiser, et Billie posa le mégot sur le rebord de fenêtre avant de caler sa main contre le torse de Ronan, toujours si près d’elle. Elle ne voulait pas qu’il parte et pourtant, il était temps. Elle aurait aimé ne pas poser de mots là-dessus, qu’ils se quittent sur un double-sens léger et ensuite, eh bien, elle aviserait. Mais Ronan posa la question qui fâchait, sous forme d’une demie-affirmation perturbante. « Définitivement… » répéta-t’elle, ne sachant trop quoi dire. Elle était mariée, bordel. Mariée. Sa vie était déjà si remplie, comment Ronan pouvait y avoir une place, sincèrement ? Il lui faudrait pour ça délaisser certaines choses et… Elle était incapable d’y penser, là, maintenant. « Après tout, nous n’avons pas terminé notre conversation. » se reprit-elle un peu, ne sachant pas elle-même si elle était tout à fait sérieuse ou si c’était un échappatoire, ou un jeu, ou les trois à la fois. « Et je pense que dix minutes ne suffiront pas à nous remettre sur les rails. » Elle n’avait clairement pas la tête dans le boulot. Oui, elle, Billie Reed, qui avait des to-do list dans la tête jusqu’à s'endormir, n’avait pas envie de parler travail. « Je préfère finir sur une note plus agréable. » dit-elle dans un sourire avant de l’embrasser à nouveau, comme si elle ne pouvait s’en empêcher.

Lorsqu’elle y mit fin après quelques secondes, terrible torture, Billie se dégagea doucement de son emprise et le frôla à nouveau, glissant sa bouche près de son oreille au passage pour lui chuchoter, finalement, sa réponse. « Ne ferme pas ta porte. Mes arguments et moi pourrions te rendre visite très vite. » Puis elle jeta un oeil sur l’horloge, réalisa l’heure tardive et redevint à contrecoeur la Billie Reed tout professionnelle que le monde connaissait. D’un pas félin, elle se dirigea vers la porte, qu’elle lui ouvrit en lui délivrant un sourire malicieux que lui seul put voir. « Au plaisir de faire affaire avec vous, monsieur Malone. »
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