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Au travers des voilages | BILLIE | CLOS

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Ronan Malone

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MessageSujet: Au travers des voilages | BILLIE | CLOS Au travers des voilages | BILLIE | CLOS EmptyMer 2 Déc 2020 - 23:02

Le dimanche après-midi était déjà bien avancé lorsque Ronan se tourna dans le lit qui était dans son Atelier. S'il était habituellement seul, ou en présence de Jules, parfois, avant qu'elle ne disparaisse pour il ne savait qu'elle étrange obligation qui ne l'intéressait pas, ce n'était pas le cas de ce jour-là. Il avait eut en effet le plaisir de voir apparaître le charmant minois de Billie Reed. Et s'en était suivie une intense et belle étreinte dans ce lit. Ronan était peut-être piquant dans la vie de tous les jours, mais il l'était moins après ce genre d'intimes moments. Appuyé sur son coude, il regardait tranquillement celle qui était désormais son amante. Quel étrange mot pour définir quelqu'un avec qui la relation avait été si tendue de prime abord. Pourtant, si leurs discussions étaient habituellement faîtes de joutes verbales, cette fois-ci, l'américain ne s'en sentait pas le courage. Complètement fasciné par ses cheveux, il envoya tranquillement une main pour se saisir d'une de ses mèches et l'enrouler autour de son doigt. « Je dois bien admettre que ta visite m'a surpris » lui confia-t-il tranquillement, « dans le bon sens du terme ». Le peintre afficha un petit sourire en détaillant les décidément beaux traits de la britannique. Il y trouvait quelque chose d'intrigant, de poétique. D'intéressant. Les gens n'étaient pas forcément intéressants en réalité. Mais Billie le captivait, son corps l'intéressait et son esprit lui parlait. Et que dire de ses lèvres qui appelaient au vice ? Ronan avait l'impression que son alchimie mentale se trouvait altérée par la femme allongée dans ce lit. Et alors qu'un rayon de soleil qui passait entre les voilages illuminait le bout du lit, l'américain eut envie de recommencer ce qu'ils avaient fait tantôt, comme si rien ne pourrait lui faire plaisir et comme si rien ne pourrait le rassasier davantage. L'homme fit glisser sa main jusqu'à la clavicule de Billie pour laisser ses doigts s'y abandonner d'un air pensif. « Besoin de penser à autre chose ? » lui demanda-t-il alors que son regard suivait son propre geste avant, finalement, de remonter jusqu'à son regard. Les délicatesses tendres de Ronan pouvaient étonner mais n'était-il pas un homme paradoxal après tout ? Être une bizarrerie ou une perfection l'intéressait. Être banal ne faisait rien de bon de toute façon, avoir des réactions simples non plus. Il se doutait bien qu'elle n'était malheureusement pas venue uniquement pour le plaisir de renouveler avec lui l'expression de leur passion passée. Mais cela ne le dérangeait pas plus que cela, son ego n'était pas offensé. S'il devait s'offenser jusqu'à ce genre de choses, l'homme aurait décidément une vie bien pénible.
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MessageSujet: Re: Au travers des voilages | BILLIE | CLOS Au travers des voilages | BILLIE | CLOS EmptyJeu 3 Déc 2020 - 0:30

Le dimanche était un jour spécial pour Billie. Le seul jour où vraiment, elle s’autorisait à penser à autre chose que le travail. Le samedi faisait office de journée tampon, où son esprit était encore tout affairé à penser à sa semaine, à la prochaine, aux choses à faire. Le soir, elle décrochait parfois. Mais le dimanche, c’était sacré. Le dimanche, elle ne pensait qu’à elle, à se détendre, et à passer des moments privilégiés avec ses quelques proches. Et ce dimanche-là, après avoir commis l’irréparable, Billie ressentit l’immense besoin de se rapprocher de son mari. De passer une journée avec lui, pour se persuader que tout ça n’avait été qu’une erreur, et qu’elle avait bien mieux à la maison après tout. Mais ce jour-là, Aidan avait commis une terrible erreur stratégique en choisissant de s’enfermant dans son atelier, délaissant sa femme amoureuse qui avait pourtant tenté de le faire rester au lit plus longtemps. L’image de Ronan lui revint en tête, comme bien trop souvent ces dernières semaines, ces derniers jours même. Toute la matinée, elle tenta de le chasser en s’occupant à d’autres choses, lire, prendre soin d’elle, bouger quelques meubles même. Toutes les distractions étaient bonnes, après tout. Mais bien inefficaces.

Preuve en était, quelques heures plus tard, sa volonté avait faibli jusqu’à ne plus exister. Et la voilà désormais dans ce lit qui l’avait tant intrigué la première fois, se demandant combien d’autres étaient passées avant elle dans ses draps. La question était ridicule, mais elle ne put s’empêcher de se la poser, a posteriori. Sur le moment, elle n’avait pas réfléchi. Le dimanche, on ne parlait pas travail. Aussi n’évoqua-t’elle pas le contrat, ni rien d’autre d’ailleurs, sautant sur le diablement sexy artiste à peine la porte franchie. La suite avait été un délice, comment aurait-il pu en être autrement ? Passionnés, mais peut-être moins fougueux que la première fois. Plus tendres, ils avaient pris plus de temps à se découvrir un peu, et ça n’avait pas été pour lui déplaire. Ronan hantait ses pensées depuis qu’elle l’avait rencontré, et elle avait rêvé sa peau nue depuis, frustration renforcée par leurs ébats trop habillés de l’autre fois.

L’erreur de parcours n’en était plus une désormais : Billie avait cédé à nouveau, et tandis que Ronan la dévisageait avec un regard dont elle ne se lassait pas, la jeune femme ne ressentit plus rien de la culpabilité qui l’avait assailli toute la semaine. Après tout, Aidan avait-il seulement remarqué qu’elle était partie ? Elle méritait mieux. Elle méritait d’être le centre de l’attention de quelqu’un, et Ronan lui donnait cette impression. Alors qu’il jouait avec ses cheveux, elle posait sur lui un regard doux, et son sourire trahissait la tendresse qu’elle ressentait à son égard quand il se comportait comme ça. Comme ils communiquaient mieux, finalement, quand ils se taisaient. Mais Ronan brisa le silence, d’une phrase agréable certes, mais tout de même. Son sourire un peu énigmatique s’accentua tandis qu’elle restait allongée, à demie couverte par le drap, totalement soumise au regard gourmand de son amant. Amant, le mot était lancé, et juste qui plus est. Elle trouvait avec lui ce qui manquait à sa vie, et qu’elle avait occulté jusqu’à présent. Il avait réveillé quelque chose, quelque chose dont elle ne pouvait plus se passer. « Moi aussi… » répondit-elle avec sincérité. Le matin même, rien ne la prédestinait à venir. Rien. Ce matin-là, elle avait eu envie de faire l’amour à son mari. Les plans avaient changé. Et elle ne s’en voulait même pas. Après tout, il l’avait repoussée. Repoussée, oui, et cette sensation lui faisait mal. Elle était certes absente souvent, investie dans son travail, mais elle aimait Aidan, d’un amour tout à fait sincère et profond. Quand elle était avec lui, c’était à 100%. Mais de son côté, ça n’était plus le cas. Un jour par semaine, c’était tout ce qu’ils avaient, et il l’avait gâché. Dans le for de sa colère, Billie trouvait que cela justifiait son attitude. Ca n’était sans doute pas le cas. Tant pis.

Mais prendre Malone pour un imbécile aurait été stupide. Billie ne le connaissait que peu après tout, à peine quelques échanges tendus entre eux, et bien peu d’informations échangées. Mais elle avait senti son intelligence rapidement. Un homme stupide ne l’aurait pas séduite, jamais. Billie avait ses standards, tout de même. Et Malone, forcément, avait compris que sa fougue n’était pas qu’une simple pulsion. Qu’elle cachait autre chose. Il avait vu l’alliance, il savait. Ils n’en avaient pas parlé, bien sûr. Ils n’avaient pas tellement parlé depuis qu’ils étaient passé de potentiels partenaires presque ennemis à ces amants débordants d’une passion incontrôlable. Perdue dans son regard, elle posa une main délicate sur sa joue. « Tu es un autre chose bien plaisant. » répondit-elle pour éluder le sujet. Cet homme empli de mystère la fascinait, elle aurait pu lui imaginer milles vies. C’était peut-être le cas. Avait-elle envie de les percer ? En un sens, oui. Mais pas totalement. « As-tu pensé à moi aujourd’hui ? » lui demanda-t’elle avec douceur. Elle aurait pu aller plus loin. Aujourd’hui aurait pu être la semaine complète, en soi. Terrifiée peut-être par sa réponse, sans doute trop apte à se dévoiler, Billie ne lui laissa pas tellement le temps de répondre, baladant son pouce sur sa joue rendue rugueuse par un rasage imparfait. « J’ai essayé de te chasser de ma tête. Mais ça n’a pas tellement marché. » Elle ponctua sa phrase d’un sourire qui n’était destiné qu’à lui.
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MessageSujet: Re: Au travers des voilages | BILLIE | CLOS Au travers des voilages | BILLIE | CLOS EmptyJeu 3 Déc 2020 - 14:32

Billie hantait les pensées de Ronan depuis qu'ils s'étaient rencontrés. L'homme ne croyait pas aux coups de foudre, il ne croyait pas qu'on pouvait tout à coup ressentir pour quelqu'un un attachement profond et fort. Ce n'était probablement qu'une fascination physique. Mais quand même. A la tendresse de leurs gestes se succédait désormais une certaine tendresse dans les mots. Il ne désirait pas particulièrement repartir immédiatement sur un chemin piquant. Profiter de l'autre avant que la réalité ne les rattrape, finalement. Ronan la dévorait pourtant de son regard noisette si expressif, alors que sa main glissait tranquillement sur la clavicule de son amante. Auraient-ils d'autres après-midi volées ? Etait-ce la première page d'une histoire qui les emporterait jusqu'à les lasser ? Aucune idée. Mais il voulait croire que ce moment entre deux temps qu'ils partageaient ne serait pas le dernier. Ronan savait qu'encore une fois, Billie n'allait pas quitter comme cela ses pensées. Ça non, elle allait continuer de s'installer, tranquillement. Il le sentait tout aussi clairement qu'il sentit la main de la britannique se poser sur sa joue rugueuse. Le compliment qu'elle lui fit lui arracha un sourire et il ravala pour une fois son ego surdimensionné. Bien entendu qu'il était plus plaisant que ce qu'elle avait fui. Il était plus plaisant que beaucoup de choses, non ? Quelle ne souhaite pas développer la raison de sa présence ne l'ennuya pas plus que cela. Après tout, elle ne lui devait rien. Et elle était mariée, il voyait bien l'alliance à son doigt. Alors que pouvait-il faire, sinon la laisser venir et prendre ce qu'elle voulait bien prendre et ce qu'il voulait bien lui donner ?

Billie enchaîna en lui posant une question qui transpirait la candeur. Il aurait pu lui répondre du tac au tac si elle n'avait pas enchaîné, lui arrachant un rire malgré lui. « Je vois ça » lui répondit-il d'un ton taquin avant de faire  glisser doucement sa main entre ses seins pour l'arrêter sur son ventre. « Je crois que tu sous-estimes la place que tu prends dans ma tête » avoua-t-il sans détour en la regardant correctement dans les yeux, « je pense souvent à toi depuis que tu as déboulé dans mon Atelier ». Rien ne pouvait être plus vrai. Il ne mentait pas sur ces questions, au contraire, l'homme se plaisait parfois à détruire le rêve de celles qui pensaient avoir de l'importance pour lui. Mais voilà, la britannique était réellement présente dans son esprit, tout le temps, le matin au réveil comme le soir au couché. En avait-il honte ? Pas nécessairement, si l'américain devait avoir honte pour tout ce qu'il pensait ou faisait, il ne vivrait plus de toute manière. « Et comment ne pas penser à toi aujourd'hui ? » continua-t-il sans cesser son mouvement de cette main tendre qui se promenait sur le ventre de son amante. Il était bien heureux qu'ils aient franchi le pas dans ce bureau. Sans cela, Billie ne serait sans doute qu'un fantasme inatteignable pour lui. Ou en tout cas, lointain, qu'il n'obtiendrait pas de la bonne manière. Ce moment qu'ils avaient partagé dans ce lit faisait écho à leur dernière entrevue, pendant laquelle Ronan avait su qu'elle ne sortirait pas de sa tête aussi facilement. Et la preuve en était. Lorsqu'il avait ouvert la porte de son Atelier, surprit d'avoir de la visite un dimanche, la britannique lui avait sauté dessus et cela avait été, assurément, le plus joli moment de sa journée.


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MessageSujet: Re: Au travers des voilages | BILLIE | CLOS Au travers des voilages | BILLIE | CLOS EmptyJeu 3 Déc 2020 - 21:05

Le sourire de Ronan était une merveille que même lui n’aurait pu reproduire à la perfection à travers son Art. Elle commençait à peine à en saisir les nuances, mais celui qu’il lui adressa à cet instant était différent, moins fier que tous ceux bien indécents qu’il lui avait lancés en même temps que certaines piques. Le ton avait changé, l’ambiance était toute autre, moins électrique, tout à fait intime. Apaisée. C’était une sensation trop rare chez Billie. Le stress était le moteur de sa vie à 100 à l’heure, ce qui la faisait vibrer. Alors les repos du guerrier, comme ça, elle appréciait d’autant plus, surtout quand cette émotion là était mêlée à une découverte. Le mystère qui entourait Malone était épais, intense, comme lui.

Immobile, Billie frissonna doucement sous le geste tendre de Ronan, sa main qui se baladait et explorait lentement son corps qu’elle avait choisi de lui dévoiler. Sous la lumière de l’après-midi, ses grands yeux bleus pouvaient aussi se régaler du sien, et la vision était à la hauteur de ses espérances. Ronan était un bel homme, qui le savait qui plus est, et que la nature avait particulièrement gâté. Elle l’imaginait mal faire du sport et pourtant, le dessin de ses muscles était délicat, presque racé. Les courbes de son corps allongé là, tout à côté d’elle, appelaient son regard, mais elle ne parvenait pas à lâcher le sien alors qu’elle avait avoué sa terrible addiction, si vite, si tôt déjà. Si Billie semblait maîtresse de la situation - après tout, c’était elle qui était venue, elle qui choisissait, qui décidait - elle ressentait tout l’inverse, soumise qu’elle était au charme puissant de Malone et aux pensées déraisonnables qui l’assaillaient. Elle eut peur de sa réponse, elle n’aurait pas dû. Elle ne put s’empêcher de sourire alors qu’elle réalisait qu’elle n’était pas la seule à souffrir de cette obsession étrange, et qu’elle s’était aussi frayée un chemin jusque dans ses pensées. Est-ce qu’elle l’avait sous-estimé, vraiment ? Elle n’en savait trop rien.

En tout cas, les confessions étaient intenses, profondes. Et tout ça lui semblait si naturel, vraiment. « J’espère qu’il reste un peu de place pour ton inspiration. » lâcha-t’elle dans un sourire. L’empêchait-elle de travailler, enfin, d’exercer son talent plutôt ? Et tandis qu’il la flattait avec ses mots comme avec sa main, Billie le rapprocha doucement d’elle, sa main ayant migré de sa joue vers sa nuque, jusqu’à ce qu’il soit suffisamment près pour qu’elle lui délivre un doux baiser qu’elle ne put s’empêcher d’approfondir un peu. « Et comment ne pas avoir envie de faire ça ? » lui répondit-elle finalement quand elle libéra ses lèvres. Il était proche, si proche qu’elle sentait son enivrante odeur l’envelopper. Elle se mêlait à la sienne, et jamais fragrance artificielle ne saurait reproduire pareil mariage. Son doigt joua avec une mèche un peu plus longue près de sa nuque tandis que sa deuxième main vint se poser sur son torse, l’effleurant presque de peur t’entendre son coeur battre trop fort et d’ainsi confirmer qu’il en avait un. « Dis-moi quelque chose que j’ignore. » lui ordonna-t-elle d’un ton doux. Sa jambe gauche s’enroula autour des siennes pour le garder encore un peu plus pour elle. « Sur toi, je veux dire. » se sentit-elle obligée de préciser, bien que cela lui semblait inutile. Une chose, rien qu’une. Il avait l’embarras du choix après tout. Elle ne savait rien de lui, à part ce qu’elle avait lu dans les journaux, et qui était sans doute faux. Et quelques traits de caractère évidents, bien sûr, qui lui avaient sauté aux yeux avant que ce ne soit elle qui lui saute dessus.
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MessageSujet: Re: Au travers des voilages | BILLIE | CLOS Au travers des voilages | BILLIE | CLOS EmptyVen 4 Déc 2020 - 10:33

L'inspiration ne manquait jamais à un homme comme lui. C'était d'ailleurs ce qui faisait son charme - et/ou son génie. Ronan pouvait se réveiller en pleine nuit touché par l'inspiration pour se précipiter et peindre quelque chose, le regard complètement dans le brouillard, sachant très bien qu'au réveil, il aurait oublié ce qu'il avait en tête. Ce qu'il peignait en pleine nuit reposait généralement sur des toiles qu'il n'exposait pas mais sur lesquelles les compliments pleuvaient lorsque des personnes venaient dans son Atelier. Il était évident à ses yeux qu'il s'agissait de peintures d'une personne endormie mais apparemment, il était le seul à le réaliser - sans doute parce qu'il en était l'auteur, aussi. Ronan vivait pour la peinture et l'inspiration, il se réveillait pour cela, dormait pour cela et à dire vrai, il était bien rare que l'homme passe plus d'une journée sans peindre une toile. A part pendant une certaine semaine du mois. C'était sans doute le seul moment où sa malédiction était une réelle plaie pour lui. Accro au prototype de potion qu'il avait accepté de tester pour une raison inconnue, l'américain passait généralement une semaine épouvantable pendant laquelle il ne sortait quasiment pas de chez lui - son vrai chez lui. Pas de peinture pendant la semaine, il était trop épuisé pour cela. Le trentenaire se contentait d'errer de pièces en pièces et ne sortait pas de chez lui pendant ces sept longs jours pendant lesquels il s'affaiblissait à vue d'oeil. « J'ai beaucoup de place dans l'esprit, ne t'en fais pas pour ça » répondit-il tranquillement par ce qui était la plus pure et simple vérité. Non, Billie n'éclipsait pas le talent, elle n'éclipsait pas la créativité. Elle l'excitait. Son amante en profita pour le rapprocher et lui voler un nouveau baiser. Comment ne pas envie de faire ça, oui ? Ronan avait l'impression qu'il pourrait aisément passer des heures dans ses bras, à se délecter de son odeur, à s'enivrer de sa présence en faisant courir tranquillement quelques doigts sur sa peau. Il se dégageait d'elle ce quelque chose de passionnant qui réveillait ses sens sans qu'il ne puisse expliquer pourquoi. Elle enroula sa jambe autour des siennes alors que lui se bougeait un peu pour enfouir son visage dans son cou. Lui dire quelque chose qu'elle ignorait ? Difficile à savoir ce qu'elle savait de lui. « Pour ne pas te dire de bêtises, il faudrait que je sache ce que tu sais. Laisse moi deviner, dans les magasines on parle uniquement de mes goûts, de mon caractère, de mes voyages... Et la plupart du temps c'est faux » lança-t-il d'un ton plutôt amusé, se doutant bien qu'elle n'avait pas fait de recherche approfondie à son sujet, « ma maison à Ilvermorny était celle du Serpent Cornu. Certains disent que c'est la maison des érudits, d'autres qu'elle favorise l'esprit. Je crois que l'idée est un peu la même. Dirais-tu que cela me correspond bien ? ».
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MessageSujet: Re: Au travers des voilages | BILLIE | CLOS Au travers des voilages | BILLIE | CLOS EmptySam 5 Déc 2020 - 0:28

À cet instant précis, il n’y avait aucun autre endroit où Billie aurait préféré être. Ce lit qui avait sans doute vu défiler de nombreuses amantes lui semblait être un refuge, et elle ignorait jusqu’alors qu’elle en avait tant besoin. Ce n’était pas vraiment dans ses habitudes de se montrer vulnérable. Elle n’en avait pas tellement le loisir il fallait dire, parce que quand on était une femme, dans ce monde qui était le leur, on associait déjà trop le mot faiblesse à son genre. Alors Billie se montrait forte, en toute circonstance. Il n’y avait bien que lorsqu’elle était à l’abri des regards qu’elle se permettait de faire tomber un peu le masque, et Aidan était souvent seul spectateur de ce moment où la femme sensible qu’elle était au fond resurgissait. Ces derniers temps toutefois, il y prêtait si peu attention que même chez elle, la jeune femme se forçait à ne rien montrer de ce qu’elle ressentait, à savoir que ce rejet inconscient qu’il avait à son égard la blessait profondément. Elle ne disait rien, encaissait, comme elle savait si bien faire. Et ici, pour la première fois depuis longtemps, dans les bras d’un autre, Billie s’autorisait enfin à ne pas jouer un rôle. À être pleinement elle-même, une femme qui avait besoin d’affection dans sa vie, besoin de sentir qu’on la désirait, et bien au-delà des regards lubriques qu’elle collectionnait à longueur de journée.

Et Ronan la faisait se sentir bien, vraiment. Evidemment, évidemment que leur attirance avait été d’abord physique, affirmer l’inverse aurait été d’une hypocrisie sans nom. Mais il lui semblait y avoir autre chose, de plus profond, d’inexplicable. Billie avait l’habitude des phénomènes inexplicables, moldue qu’elle était dans un monde magique. Mais jamais ce genre de choses ne s’était produit dans son coeur, son être, en elle. Et tandis que Ronan venait se loger dans son cou, Billie l’y accueillit avec le plus grand des plaisirs et continua de jouer avec ses cheveux, sa seconde main toujours calée contre sa peau chaude. Tout ça lui semblait si naturel, et bien que quelque chose au fond d’elle savait que c’était interdit, elle fit taire cette voix qu’elle laisserait la tourmenter quand elle serait partie. Mais pas maintenant, merci.

La voix aux accents des Amériques de Ronan déclencha une réaction dans son corps qu’elle ne put s’expliquer, une sorte de pic électrique près de son ventre. Effectivement, elle préférait l’entendre lui parler de lui plutôt que de se fier aux médias. Pour travailler dans le milieu, elle savait que tout ça n’était que manipulation, mensonges. Et elle voulait la vérité, rien de plus. Elle voulait le découvrir petit à petit, que le mystère s’évapore lentement au fil des informations qu’il lui dispenserait. « Partons du principe que j’ignore tout de toi… » lui répondit-elle avec malice, nichant son nez dans la masse de ses cheveux ébouriffés par leurs ébats. Etait-ce ça qui rendait les choses si excitantes ? Billie s’était mariée jeune et avant ça, elle n’avait jamais froissé les draps avec des garçons dont elle ignorait tout, passant par les traditionnelles étapes des rendez-vous amoureux, connaître le garçon avant son corps. C’était bien la première fois qu’elle se trouvait dans un lit avec un presque parfait, oui parfait, inconnu. Et loin de lui faire peur, la situation lui plaisait. Elle l’écouta donc lui parler de sa maison, amusant cette façon qu’avaient les sorciers de tous continents il semblait de fonctionner par clans. Comme si l’école ne favorisait déjà pas ça naturellement. Un sourire se dessina sur son visage alors qu’elle essayait de s’imaginer un jeune Ronan, qu’elle aurait à première vue envoyé chez Serpentard au vu de ses ambitions incroyables, mais qui semblait plus être proche d’un Serdaigle, deux maisons où ses amis sorciers hésitaient elle aussi à l’envoyer. Mais Billie savait qu’elle tenait plus du clan de Salazar, qui aurait sans doute répugné à ce qu’un tel rapprochement soit fait au vu de son sang. « Je dirai de ce que je devine de toi, cela te ressemble plutôt bien. Même si je t’aurais sans doute associé un autre animal totem… » répondit-elle, énigmatique. Il lui avait évoqué le loup solitaire une fois, et si elle trouvait l’image intéressante, l’homme lui évoquait plutôt un pur-sang, sauvage, farouche, attaché à sa propre liberté. Billie continua à lui caresser les cheveux avec douceur, sans y réfléchir, se perdant dans ses propres pensées. « Sans doute parce que j’ai du mal à imaginer quelqu’un décider de quelque chose pour toi, que ça soit une maison ou quoi que ce soit. » continua-t’elle. Le bel esprit libre de Ronan lui rappelait un peu le sien, et Billie réalisa avec tristesse qu’elle n’était peut-être plus aussi libre que ce qu’elle se plaisait à croire. Sauf maintenant, peut-être…
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MessageSujet: Re: Au travers des voilages | BILLIE | CLOS Au travers des voilages | BILLIE | CLOS EmptySam 5 Déc 2020 - 22:39

Ronan était effectivement un homme bien farouche. Il faisait ce qui lui plaisait, comme bon lui entendait. S'il froissait d'autres personnes, ainsi soit-il, il s'en remettrait. Cette attitude débordait terriblement sur l'égoïsme le plus profond mais il n'y pouvait réellement rien. Il avait toujours eu le terrible travers de penser à lui plutôt qu'aux autres. Et on ne l'avait malheureusement jamais réellement repris pour cela. L'éducation de Ronan avait été studieuse et classique mais tristement, sur les aspects les plus personnels de sa personnalité, il manquait justement d'éducation. Devenir Artiste avait été l'achèvement d'un caprice et maintenant qu'il était officiellement reconnu comme un génie, il en faisait encore plus. Mais pas des caprices de starlette, non. Des caprices de Ronan. C'était peut-être à un caprice que Billie avait finalement cédé, dans ce bureau. Les perches qu'il lui tendait, la manière qu'il avait eu de poser dans ses yeux bleus son propre regard noisette, pire encore, la bravade qu'il avait osé en lui caressant délicatement la cuisse, c'était un caprice. Il avait voulu Mrs Reed profondément après quelques secondes à peine de conversation. Et il l'avait eut. Toutefois, il ne ressentait pas tant la satisfaction du caprice obtenu. Non, non, l'américain ressentait pour une fois une certaine paresse dans les bras de sa partenaire. Il s'enivrait profondément de son odeur, se plaisait à se perdre dans la teinte de ses yeux, laissait pensivement courir ses doigts sur sa peau nue qu'elle lui avait offerte. Non, il n'était pas lassé, comme on l'était d'un caprice. Il y avait étrangement quelque chose dessous qu'il ne s'expliquait pas vraiment puisqu'il ne l'avait jamais réellement vécu.

Ronan l'écouta lui répondre avec une attention décuplée alors qu'il s'enivrait de sa main qui passait dans ses cheveux. Il en eut un frisson dans le dos en la serrant encore plus contre lui, comme si c'était un besoin. Un besoin primaire, peut-être. « Un autre animal totem...? Tel que...? » répondit-il, sincèrement curieux. Il s'associait généralement au loup solitaire avec une certaine ironie. Son état influençait ce qu'il disait de lui-même. Mais Billie n'avait pas tort. Ronan était un esprit libre, il l'avait toujours été. « La liberté n'est-elle pas le plus beau des cadeaux ? » continua-t-il en relevant doucement son visage pour ne pas lui casser le nez qui s'était réfugié dans ses cheveux. Il laissa ses yeux bruns dériver sur ses lèvres avant de l'embrasser, d'abord tendrement, puis plus profondément : « Pourquoi vivre une vie avec des barrières ? » - il s'était arrêté quelques instants, non seulement pour parler, mais aussi pour reprendre légèrement son souffle. Les baisers qu'il échangeait avec elle étaient décidément toujours aussi intenses et il ne comprenait pas comment cela était possible. Ronan reposa sa bouche sur celle de son amante, cette fois-ci pour un baiser plus chaste. « Remercions la de ce qu'elle nous offre maintenant ». Quelques paroles philosophiques pour quelques minutes de plus de bonheur.
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MessageSujet: Re: Au travers des voilages | BILLIE | CLOS Au travers des voilages | BILLIE | CLOS EmptyDim 6 Déc 2020 - 21:34

Evidemment, la curiosité de son amant ne put se satisfaire de la vague phrase qu’elle lui avait lancé à propos de son animal totem. Ça n’était pas anodin, Billie avait bien fait exprès de laisser ainsi sa phrase en suspens pour l’entendre poser sa question, entendre l’incertitude dans sa voix. Lui qui était si sûr de lui, préférait savoir à quel bête elle l’associait plutôt que lui-même s’en attribuer une, c’était amusant. Son sourire se perdit dans la masse de ses cheveux châtains. « Un étalon. Un pur-sang, comme on en voit dans les plaines sauvages par chez toi. » Elle n’imaginait pas à quel point le terme était ironique. « Oh, et je ne dis pas ça par rapport à tes récentes… performances. » Un léger rire, d’un naturel désarmant, s’échappa de ses lèvres avant qu’elle ne continue en évoquant ses farouches envies de liberté.

La liberté, en effet, était un bien joli cadeau. Mais de la part de qui, exactement ? La jeune anglaise avait toujours eu l’impression que c’était à elle, et à elle seule, de se l’attribuer, car tous les autres autour d’elle ne cherchaient toujours qu’à l’entraver. Pourtant, il semblerait bien qu’elle était parvenu toute seule, comme une grande, à s’imposer des limites qu’elle venait juste de franchir d’ailleurs. Longtemps, Billie avait méprisé les gens qui riaient en disant à Aidan qu’elle lui avait passé la corde au cou, parce que quoi, qu’est-ce que ça disait des femmes hein ? Mais en réalité, aujourd’hui, l’image lui semblait pertinente, sauf qu’ils étaient deux sur l’échafaud. Son mari n’avait pas l’air tellement plus heureux qu’elle, mais Billie regardait elle aussi son alliance en se figurant qu’un simple anneau d’argent pouvait en fait être aussi puissant qu’une cage. Heureusement pour elle, Ronan lui changea vite les idées en déposant sur ses lèvres d’abord un tendre, puis un intense baiser dans lequel elle se perdit un peu avant qu’il ne reprenne la parole, mais où donc trouvait-il tout ce souffle alors qu’elle-même en manquait terriblement ? « Tu as raison… » murmura-t’elle finalement, ne sachant pas qui elle devait remercier pour un tel instant de grâce à dire vrai.

Après quelques secondes, Billie bascula doucement au-dessus de Ronan, offrant à sa vue la contemplation de ses formes alors qu’elle se penchait pour trouver ses cigarettes dans la poche arrière de son jean. Au passage, elle y fit glisser son alliance, qui n’opposa aucune forme de résistance. Machinalement, son pouce inspecta la peau rendue plus lisse par la bague qu’elle n’avait pas retirée depuis près de 10 ans, avant de se redresser dans le lit et de s’appuyer un peu plus contre le mur, à demi allongée, sa main libre retrouvant la direction des cheveux de Ronan. De sa main désormais nue, comme elle, elle tenait sa cigarette allumée qu’elle porta à ses lèvres, rêveuse, son regard se perdant sur l’atmosphère étrange qui planait dans l’Atelier. « Quelques soient les barrières que je me suis fixées de toute manière, tu les as toutes faites tomber… » répondit-elle finalement à sa phrase avec un certain temps de latence, avant de recracher sa fumée au-dessus d’elle et de lui tendre sa cigarette, tout en continuant à jouer avec ses cheveux comme si c’était là la plus délicieuse chose à faire, même si en vérité, elle aurait rêvé commettre encore l’irréparable avec lui. Mais après tout, n’était-ce pas encore pire, ce qu’ils faisaient là ? « Il faudra sans doute très vite que j’apprenne à te dire non. » dit-elle d’un air amusé en croisant son regard, quoi que la phrase aurait pu être bien sérieuse. « Alors que tu ne demandes rien, je sais… » admit-elle. Ca n’avait pas tellement de sens, mais après tout, est-ce qu’il fallait que ça en ait un ?
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MessageSujet: Re: Au travers des voilages | BILLIE | CLOS Au travers des voilages | BILLIE | CLOS EmptyMar 8 Déc 2020 - 21:55

Les plaines sauvages peuplées de chevaux faisaient rêver ceux qui vivaient dans un pays aussi fermé que l'Angleterre, où la densité de population se faisait presque ressentir partout, même à la campagne. Rien n'était jamais aussi grand que ce que l'on pouvait trouver chez lui, aux Etats-Unis. Rien ne pouvait le captiver davantage que les couleurs automnales qui s'abattaient là-bas, où la nature, semblait-il, avait tous les droits. L'image qu'elle avait prise était juste, fort juste. Et la note grivoise qu'elle ajouta à la fin le fit sourire, et il ne put s'empêcher de répondre : « D'une pierre deux coups » avec son sens de l'humour toujours très particulier. Profiter de ce moment volé avec son amante un dimanche après-midi, alors qu'elle était, semblait-il, mariée semblait irréaliste mais c'était pourtant ce qu'ils vivaient. Profiter de l'autre, tant qu'il était encore là. Ronan était peintre, il ne menait pas une vie à cent à l'heure, clairement pas. Comme tout peintre qui se respecte, il était un peu poète à ses heures perdues au fond de lui, à trouver la beauté partout, même là où il n'y en avait pas. Ça rendait dans un certain sens la vie plus belle. Billie en saisissait-elle toutes ses nuances ? Elle bascula finalement au dessus de lui et il ne se retint pas comme il se retenait dans son foutu bureau de laisser ses yeux noisettes se promener sur son corps nu, un sourire rêveur, satisfait aussi. La voir sous cet angle réveillait ses sens, même s'il ne serait pas faux de dire que Mrs Reed réveillait toujours tous ses sens. A demie-allongée contre le mur, il avait dû changer de position pour se laisser inerte à côté d'elle, un bras toujours sur son ventre, la bouche quasiment contre la peau de ses hanches. Ronan se saisit de la cigarette sans rien dire, tira négligemment dessus avant de la lui rendre pour souffler un « merci » plein de fumée. Il releva un peu la tête pour la regarder alors qu'elle continuait, pensive, peut-être comme si elle ne savait pas très bien ce qui se passait en elle. « Alors imagine si je te demandais quelque chose » voulu-t-il se pavaner avec indécence en laissant un joli sourire s'étirer sur ses traits.

L'Artiste se mit à embrasser sa peau, lentement, avant d'ajouter plus d'insistance pour lui faire comprendre qu'il lui demandait quelque chose, finalement. Son esprit dérivait à d'autres pensées que la liberté encadrait. « Même si bien entendu, tu peux toujours me dire non » - comme si elle en avait envie. Billie n'était pas revenue dans son Atelier pour le plaisir de ses yeux bruns, sinon elle ne lui aurait pas sauté dessus à peine entrée ici. Elle n'était pas venue parler fragrance, contrat. Ou alors peut-être que si, puisque c'était entre eux un contrat tacite qui commençait à se tricoter. « As-tu déjà été aux Etats-Unis ? » lui demanda-t-il entre quelques baisers, « sans doute apprécierais-tu d'admirer les chevaux sauvages dont tu parlais tantôt ». Il releva la tête légèrement en lui souriant, avant de continuer son chemin de baisers, en remontant lentement pour finalement retrouver sa bouche au goût de nicotine qu'il embrassa comme s'il ne l'avait jamais embrassée avant.


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MessageSujet: Re: Au travers des voilages | BILLIE | CLOS Au travers des voilages | BILLIE | CLOS EmptyJeu 10 Déc 2020 - 20:24

S’il lui demandait quelque chose, hein ? Oh Billie savait bien ce qu’il se passerait. Après avoir opposé une once de résistance, sans doute se laisserait-elle aller à ses caprices indécent, pour peu qu’ils fassent un minimum écho aux siens. Avec Ronan, elle avait encore une fois l’impression de n’avoir aucune limite, aucune barrière. Leur premier dérapage, au travail, en était la preuve. Si dangereux, si inconscient quand elle y repensait, sachant que n’importe qui aurait pu entrer, et que leurs ébats avaient été soumis aux regards de ceux qui observaient par la fenêtre, malgré la hauteur du bâtiment. Etreinte courte, passionnée, qui n’avait même pas attendu que les vêtements disparaissent. L’imprudence à l’état pur. Et pourtant, l’impression de se sentir plus vivante que jamais.

Alors qu’il parsemait sa peau de baisers, Billie se demanda comment diable elle aurait bien pu lui dire non. Chaque rencontre de ses lèvres contre sa peau la faisait frémir, et elle continua de tirer sur sa cigarette avec une désinvolture feinte alors que ses doigts se refermaient sur la mèche de cheveux avec laquelle elle jouait. « Peut-être que c’est toi qui ne me refuse rien, qui sait ? » Après tout, la réciproque était tout aussi vraie, car leurs envies étaient bien similaires. Ce qui l’inquiétait, par contre, c’était ce besoin d’en savoir plus sur lui, cette discussion qu’ils étaient en train de nouer. Avoir un amant physique était une chose, et en soit, c’était déjà terrible pour son mariage. Mais avoir un amant avec qui elle avait une connexion, sincère et profonde, c’en était une autre. Et sans pouvoir se l’expliquer, Billie sentait bien que c’était le chemin qu’ils étaient en train de prendre, alors que la bouche avide de Ronan en prenait un tout autre. Preuve en était, la curiosité qu’il avait à son encontre, et qu’elle avait elle-même initiée après tout. Souriant à sa question, elle profita de ses baisers avant de répondre à celui qu’il lui délivra, si intense qu’elle en eut presque le tournis. « Je n’ai jamais été dans ton pays. » lui répondit-elle une fois que l’un ou l’autre, elle n’aurait trop su dire qui, parvint à mettre fin à ce rapprochement dont ils semblaient ne jamais se lasser. Pourtant, il faudrait rentrer, un jour. Ce soir, même. Cette pensée lui laissa une sensation amère.

« Mais j’ai une résidence en Espagne, près de Séville. Là-bas aussi, les chevaux sont magnifiques. » Billie ignorait pourquoi elle se trouvait une passion subite pour les équidés alors que ça n’était pas du tout, mais alors pas du tout son truc à la base. C’était plutôt celui d’Aidan, en fait, et la résidence était plus proche d’une sorte de ranch où ils allaient passer leurs vacances d’été, quand elle s’en octroyait. Parfois, son époux y partait seul, et Billie réalisa que ça serait alors l’occasion parfaite de passer une semaine entière dans ces draps qu’elle n’avait pas envie de quitter. « Là-bas, c’est le seul endroit où j’aime rester allongée, à ne rien faire. » Le soleil qui tapait sa peau presque nue, le silence ou presque alentours. La couleur de sa peau prouvait bien que cela faisait bien longtemps qu’elle n’y était pas allée. « J’en ai peut-être trouvé un autre cela dit... » dit-elle en esquissant un sourire avant d’écraser sa cigarette dans le cendrier tout à côté du lit, basculant doucement sur lui pour le surplomber. « Plus proche et bien, bien plus chaud. » ajouta-t’elle en se penchant vers ses lèvres avant de se dérober à la dernière minute pour embrasser son cou. Déjà, elle sentait au fond d’elle qu’à commencer comme ça, elle allait avoir bien du mal à s’arrêter tant que ses désirs ne seraient pas une nouvelle fois comblés. Raisonnable en temps normal, Billie était désormais insatiable. Etait-ce l’un des autres pouvoirs, ou talents, de Ronan Malone ?
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MessageSujet: Re: Au travers des voilages | BILLIE | CLOS Au travers des voilages | BILLIE | CLOS EmptyLun 14 Déc 2020 - 14:54

Qui ne refusait rien à l'autre ? Difficile à dire tant il semblait que leurs désirs étaient alignés comme des étoiles. Ronan avait eu d'autres femmes dans son lit et pour la plupart, il ne se rappelait pas de leurs noms. Mais qu'il ait envie de continuer à voir une de ses maîtresses, c'était rare. En général, c'était une fois mais pas deux, ou bien dans des cas plus complexes, la finalité s'imposait à eux. Mais pas avec Billie, non. Le trentenaire avait envie d'en apprendre plus sur elle, il avait envie de la découvrir autrement que par les relations charnelles. Et elle ne le savait pas, mais qu'il mette son ego de côté pour lui poser des questions sur elle, c'était miraculeux, réellement. Alors, l'Artiste ne répondit pas. Il n'avait pas vraiment envie de la laisser filer, lui qui pourtant d'habitude, était le premier à prendre la poudre d'escampette. Comme lorsqu'ils avaient fait ça dans son bureau à elle, Ronan n'avait pas envie d'écourter l'instant. Il désirait au contraire revivre ce qu'ils venaient de vivre avec la même intensité, et la même émotion. Ronan l'écoutait parler avec un silence de cathédrale, il visualisait très bien le soleil espagnol taper sur la belle peau blanche de Billie. Allez savoir pourquoi, dans son imaginaire, il était étendu au soleil avec elle.
Ronan ne s'était jamais réellement figuré avec une femme. Dans le sens où il était si imbus de lui-même qu'il était persuadé de se satisfaire. Toutefois, maintenant qu'il l'avait rencontré elle, il se disait bien volontiers que passer plus de temps en sa délicieuse compagnie lui ferait du bien. Même si, hélas, elle était mariée. Le regard de l'homme dériva vers ses mains où il constata, pour son plus grand plaisir, qu'elle avait retiré son alliance. Au moins, celui qui était lié par les liens sacrés du mariage avec elle n'allait pas hanter davantage ce lit. Et Billie ne semblait guère plus y penser alors qu'elle grimpait sur lui pour réveiller une autre forme d'appétit. Ce n'était pas seulement l'envie d'en savoir plus sur elle qu'elle venait de réveiller par son geste, envie et besoin amplifié encore alors qu'elle faisait plonger sa bouche dans son cou. L'homme ferma brièvement les yeux en faisant glisser les mains sur ses cuisses avec lenteur jusqu'à ses fesses. « On dirait pourtant que tu as bien envie de faire quelque chose » la reprit-il alors que son sourire se faisait entendre jusque dans sa voix au ton taquin, « non pas que ça me dérange ». Ronan ramena ses mains jusque dans le dos de Billie avant d'en faire glisser une, quand même, jusqu'à ses cheveux pour y faire glisser doucement ses doigts.

Après cette deuxième incartade, Ronan ne savait pas comment il faisait pour ne pas s'endormir. Non pas parce qu'il s'ennuyait mais parce qu'il était fatigué. Foutrement physiquement fatigué, c'était insultant. Allongé sur le ventre, les mains ramenées sous son oreiller, il finit par soupirer avant de se tourner pour s'asseoir en tirant une cigarette de son paquet. Tous les deux fumaient peut-être un peu trop mais ce n'était pas comme si leur relation partait de quelque chose de bon au départ. Ronan lui tendit tranquillement le paquet avant de prendre le briquet pour allumer celle de Billie. Le soleil de l'après-midi commençait doucement à décliner et lui-même savait qu'elle allait finir par s'en aller. « Tu dois vraiment partir ce soir ? » lui demanda-t-il après avoir tiré une taffe. L'espoir fait vivre, mais elle laissait une jolie image dans cet Atelier. Comme quelque chose qui n'a rien et pourtant tout à faire là. Ronan ne connaissait pas cette sensation, lui qui était si sauvage que tout ce qui n'était pas du matériel pour peindre n'avait en général rien à faire là. Son amante était pourtant à sa place et pour rien au monde il n'aurait voulu qu'elle quitte les lieux.


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MessageSujet: Re: Au travers des voilages | BILLIE | CLOS Au travers des voilages | BILLIE | CLOS EmptyLun 14 Déc 2020 - 23:03

Il y avait un temps pour les mots, et un temps pour laisser parler les corps. Et effectivement, plus que de rester allongée à se repaître de la simple présence de Ronan, Billie avait eu à nouveau envie de laisser ses mains parcourir son corps, sa bouche explorer des parcelles de sa peau délicate. Chaque soupir, chaque frôlement était un régal, amplifié par la sensation de découverte et pour la deuxième fois ce jour-là, Billie brisa ses voeux de mariage sans en ressentir la moindre once de culpabilité. Libérée de son alliance, il lui sembla même être débarrassée d’une sorte de poids inconscient. De toute façon, à cet instant précis, il n’existait plus que Ronan, et personne d’autre. Ses pensées, ses désirs n’étaient dirigés que vers lui et il s’avérait bien prompt et apte à les satisfaire.

La peau encore luisante après l’effort, Billie était enroulée dans le drap imbibé de l’odeur si particulière, presque animale de Ronan. Elle se fit tout à coup la remarque ridicule qu’il faudrait sans doute qu’elle prenne une douche avant de rentrer, avant de réaliser qu’elle aurait pu rentrer en porte-jarretelle que son mari n’aurait rien remarqué. Ses pensées dérivèrent bien vite loin d’Aidan alors que du bout de ses ongles délicatement manucurées, elle effleurait la colonne du si charmant artiste dont le corps était, à lui seul, une oeuvre d’art. Sans réfléchir, alors qu’elle était encore à court de souffle, Billie attrapa la cigarette qu’il lui tendit et tira dessus alors que Ronan s’approchait d’elle avec une flamme qui ne faisait que lui rappeler celle qui lui creusait le ventre. Ses grands yeux se délectaient des traits de Ronan, que la luminosité qui baissait doucement révélaient d’une autre façon encore. Il y avait quelque chose de sombre en lui, qu’elle ne parvenait pas tout à fait à saisir, et qui l’intriguait au plus haut point.

Ronan la tira finalement de sa contemplation avec une phrase à laquelle elle ne s’attendait pas. Impossible pour elle de décrire la sensation étrange qui la parcourut alors que pour une fois, elle eut l’impression que ça n’était pas elle qui courrait après le temps, mais l’inverse. Oui, il lui faudrait partir. Il lui faudrait ce soir s’endormir dans des bras qui n’étaient pas les siens, et pourtant, Dieu sait qu’elle aurait aimé ça. D’un geste tendre, elle passa sa main sur la joue rugueuse de l’artiste et lui décocha un sourire d’une certaine douceur, comme ils en avaient échangé durant leur précédente étreinte, moins passionnée, plus intime encore si c’était possible. « Pour l’instant, je suis là. » esquiva-t’elle, préférant se concentrer sur la beauté de l’instant plutôt que de s’appesantir sur ce qui allait inéluctablement arriver. Elle ne s’était pas attendue, à vrai dire, à ce que Ronan lui pose pareille question, qui impliquait des choses certaines. Elle l’imaginait, sans doute à tort, bien plus détaché. Cela aurait certainement été plus facile. « Je n’ai pas envie de penser à l’après. » confessa-t’elle avec une franchise désarmante en se rapprochant un peu de lui, cherchant auprès de lui une affection qui manquait cruellement à sa vie. « Après tout, vous autres les artistes, vous ne vivez pas dans le présent ? » le taquina-t’elle doucement. C’était une chose qui les différenciait foncièrement. Billie, elle, prévoyait beaucoup. C’était une partie de son métier, pas vrai. Mais désormais, il manquait à sa vie cette étincelle de spontanéité qu’elle retrouvait au côté d’un homme, et pas le sien. Qui aurait cru ?
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MessageSujet: Re: Au travers des voilages | BILLIE | CLOS Au travers des voilages | BILLIE | CLOS EmptyLun 21 Déc 2020 - 21:23

Il était difficile pour l'animal qu'était Ronan que d'admettre qu'une simple femme arrivait à brider son habituelle envie de liberté. Billie Reed faisait naître en lui des pensées qui l'asservissaient terriblement. Il avait envie de se rouler dans la luxure jusqu'à pas d'heures, de passer aussi sa soirée ainsi que sa nuit en sa délicieuse compagnie. La pellicule de sueur sur son corps n'était que la traduction de cette envie profonde qui naissait dans son ventre et qu'il ne s'expliquait pas. L'américain avait toujours été particulièrement fier de son incapacité à réellement s'attacher aux gens. Certes, il arrivait que certaines personnes retiennent son attention. Mais c'était comme différent avec la britannique qui parlait, véritablement, à son âme d'artiste. Jamais aucun contrat ne lui avait accordé autant de plaisir, c'était le cas de le dire. Et alors que dos à elle, il fumait sa cigarette, ses yeux bruns se posèrent sur une de ses toiles tout à fait à propos. En général, Ronan ne peignait pas trop de paysages. Mais subjugué par l'instant, il en avait saisi un, aux Etats-Unis, dans le Colorado, plus précisément. La liberté était la première chose qui l'avait frappé dans ce paysage qu'il avait découvert pendant une de ses randonnées. Ronan aimait la beauté, qu'elle soit abstraite ou non. Et là, là il la voyait. Comme il l'avait vu chez Billie. Elle était une belle femme, à n'en point douter. Mais c'était la beauté de son verbe qui l'avait happé au vol comme une grive sauvage. Alors oui, pour l'instant elle était là, le soulignait très bien la main qui passait tendrement sur sa joue. Et les artistes se contentaient souvent de l'instant, c'était vrai. Mais voilà, l'américain n'était pas n'importe quel artiste, lui rappela avec force son ego surdimensionné qui s'était tut pendant si longtemps. Il n'était pas n'importe qui. Malone avait une vision de la vie bien à lui, entre fenêtre sur le passé, appréciation du présent et prévision du futur. Il aurait été de ceux qui allaient se faire dire la bonne aventure s'il n'avait pas craint que l'on apprenne de mauvaises choses sur lui. Personne ne pouvait savoir qu'il était un loup-garou, surtout pas une bonne femme à la boule de cristal. Alors, la bête rongeait son frein. Les paroles de Reed avaient plus de poids qu'elle ne le pensait. « Ne me confond pas avec n'importe quel artiste » répondit-il avec orgueil, « je ne suis pas n'importe qui ». Ronan lui vola un baiser comme s'il était un adolescent qui craignait de se faire prendre, avant de se lever sur ses jambes transformées en coton pour enfiler son boxer correctement. « Je considère le passé, le présent et le futur de même importance » lui donna-t-il très franchement sa vision de la vie, « il y a des choses qu'il ne faut pas oublier ». Et le passé de Ronan regorgeait de choses qu'il ne pouvait pas oublier. Mais ça, elle ne pouvait pas le savoir, pauvre Billie. « Il faut savoir profiter du présent » - et l'américain aux origines d'Irlande en profitait bien, c'était le moins que l'on puisse dire. Son regard avare surplombait le corps de son amante avec une attention que seul un artiste portait à une toile. « Et il faut aussi prévoir l'avenir ». Il lui afficha un sourire bien énigmatique avant de tirer de nouveau sur sa clope pour se diriger vers son tabouret. Ronan brisait sans doute l'instant mais dans son esprit, il ne faisait que prolonger quelque chose d'agréable vers quelque chose d'appréciable. Assit sur le mobilier de bois tâché par les années de peinture, il attrapa un pot bien bleu, aussi bleu que les yeux de Billie, pour en balancer le reste brusquement sur sa toile. Un ignare penserait qu'il gâchait tout. Lui, savait très bien qu'il y ajoutait à sa manière la touche finale.


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MessageSujet: Re: Au travers des voilages | BILLIE | CLOS Au travers des voilages | BILLIE | CLOS EmptyDim 3 Jan 2021 - 0:05

Ronan Malone était un véritable personnage. Pas comme ces hommes fadasses qu’elle fréquentait à longueur de journée, ces caricatures ridicules de machos impuissants et prévisibles, qu’elle arrivait à retourner en moins de trois secondes pour obtenir ce qu’elle voulait. Cet homme-là savait la surprendre, bien que sa réaction emplie de fierté était tout à fait attendue, arrachant à la jeune femme un sourire amusé. Elle savait, en le disant, que le comparer à d’autres ne lui plairait pas, lui qui se pensait si spécial, si unique. Elle n’aurait pu le contredire, d’ailleurs, alors qu’il avait été le seul à lui faire pareil effet, à lui faire faire une entorse à ses voeux de mariage qui lui étaient pourtant bien chers. Et si l’attirance était indéniablement physique, il lui semblait qu’il y avait autre chose. De plus profond, intense, alors qu’ils ne savaient pourtant quasiment rien l’un de l’autre. Ce qui rendait d’ailleurs le tout foutrement excitant. Se lasserait-elle une fois qu’elle aurait percé à jour les mystères de Ronan Malone ? « Si tu étais n’importe qui, je ne serais pas dans ton lit. » lui répondit-elle avec un orgueil au moins égal, s’amusant tout de même drôlement de la situation alors qu’il lui volait un baiser et quittait finalement ledit lit.

Profitant de la splendide vue - et elle ne regardait ni par la fenêtre, ni les toiles, ça allait sans dire - Billie ne bougea pas et l’écouta philosopher sur passé, présent, futur. Elle était relativement d’accord avec ce qu’il disait, se serait peut-être attendu à un monologue un peu plus détaillé de la part d’un esprit comme le sien, mais l’épuisement l’empêchait peut-être de s’épancher plus. Sauf qu’à cet instant, Billie oubliait volontairement certaines choses de son passé qui la feraient se sentir trop coupable. Elle ne cherchait pas non plus à prévoir son avenir, comme elle l’avait dit, ne pas penser à Aidan qui était à la maison, qui ne l’attendait même pas. Non, cet Atelier, c’était l’incarnation même du présent, de son présent, et elle comptait bien en profiter. Se glissant au bord du lit, Billie attrapa la chemise de Ronan que trop empressés, ils n’avaient pas pris le temps de déboutonner. Ce qu’elle fit doucement en l’observant rejoindre sa toile, intriguée par ses gestes, avant d’enfiler les manches sans pour autant prendre la peine de reboutonner le tout. Se levant, elle enfila son dessous sur le chemin qui l’amenait à lui, laissant un peu d’espace à monsieur l’artiste pour qu’il exerce son art. Cette débauche de bleu la surprit, mais sans doute savait-il ce qu’il faisait. Elle n’y connaissait vraiment rien en Art. Quand on travaillait dans le marketing, il fallait justement donner l’illusion qu’on en faisait, alors que c’était tout sauf ça.

Presque féline, elle se glissa finalement derrière son amant pour l’étreindre doucement, calant sa tête sur son épaule, ses mains sur son torse. « Je ne compte pas oublier ce qui s’est passé… » lui glissa-t’elle à l’oreille avant de poursuivre. « Tout comme je compte bien profiter encore un peu de toi. » Joueuse, elle mordilla doucement le lobe de son oreille avant de déposer un baiser sur son omoplate. Pour le futur donc, elle s’abstint de tout commentaire. En avaient-ils un, après tout ? Mieux valait que tout ça s’arrête, très vite. Elle le savait, n’avait fait qu’y songer toute la semaine avant de sauvagement replonger au moindre signe de rejet de celui qu'elle aimait. C’était dire son absence de volonté. Il fallait être raisonnable, mais clairement, Billie n’avait pas la tête à ça. Pas pour l’instant. Et les souvenirs de cet après-midi qui se prolongeait avec délice ne l’aideraient pas à vouloir mettre fin à pareils plaisirs. Ronan lui avait tapé dans l’oeil, et semblait désormais s’être frayé un chemin ailleurs, jusqu’à peut-être… Non. Surtout, ne pas penser à ça. Profiter juste de l’instant, à étreindre son amant.
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