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[FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn

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Gauwain Robards

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MessageSujet: [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn EmptyMer 6 Jan 2021 - 14:39

En soit, Gauwain Robards n'était pas mauvais en Sortilèges. Il était même loin d'être mauvais. Il avait passé les BUSES dans cette discipline avec facilité. Flitwick était un enseignant compétent et l'adolescent était motivé à réussir, avec les ASPICs en ligne de mire. Il participait au club de Duels, et ce n'était que du bonus, l'occasion de perfectionner sa technique, en s'entraînant à placer les sorts offensifs, défensifs ou pouvant être détournés si le besoin s'en faisait sentir.

Pour autant, il venait de tomber sur un os avec le sortilège de disparition. Ah, il essayait pourtant ; mais ses Evanesco répétés produisaient, au mieux, une perte d'opacité sur l'objet ciblé. C'était d'un frustrant ! Et ils avaient un examen pratique dans une semaine.

Le temps passait, et Gauwain Robards avait besoin d'un coup de pouce. Et cette aide ne viendrait pas d'élèves de sa propre maison, vu la côte de Gauwain parmi ses pairs, qui se dégradait de semaines en semaines, tandis que s'affirmaient les avis politiques et les projets professionnels. Vu ses chances drastiquement réduites de trouver des partenaires de révision chez Serpentard, il avait failli suggérer d'ajouter le dit sort au programme de ses révisions avec Amelia, même si en général, leurs séances communes étaient plus tournées vers l'Histoire de la Magie.

Cependant, ce matin là, de retour dans la Salle Commune, en T-shirt et le cerveau encore boosté d'endorphines.... Il était tombé sur Meredith Hawthorne, assise dans un des canapés tapissés de velours vert, l'air impériale.

Gauwain avait hésité à passer son chemin.

Meredith Hawthorne était une des filles les plus magnifiques de l'école. Peut-être la plus belle. Elle faisait partie de ces élèves que la plupart des garçons suivait des yeux lorsqu'elles passaient. Dont on parlait dans les vestiaires ou dans les douches communes, avec un mélange de fascination, d'espoir, et d'intimidation. Et parmi toutes ces filles qui éveillaient depuis quelques années les hormones masculines, Meredith Hawthorne faisait partie des joyaux les plus éclatants. Elle avait des cheveux d'or, un nez fin, un air aristocratique, une manière de se mouvoir qui captait l'attention, irrémédiablement. Les rumeurs les plus folles courraient sur son compte, contribuant à la rendre spéciale et inatteignable. Elle était intelligente, distinguée. Ses regards donnaient l'impression de dissimuler des secrets fascinants, des énigmes à éclaircir. Ses oeillades étaient pleines de chaleur, et de quelque chose comme de l'amusement.

Surtout, elle gérait en Sortilèges, si il en croyait les démonstrations ponctuelles auxquelles l'école assistait, quand un camarade se faisait recadrer.

Ce qui jouait en la faveur de Gauwain : il avait entendu dire qu'ils partageaient un même projet professionnel Et il était sûr qu'elle avait eu une tendresse pour lui, quelques années auparavant. Elle lui avait sourit, parfois. A certaines reprises, quand ils s'étaient croisés dans le couloir, qu'ils s'étaient trouvés en même temps à la bibliothèque, ou bien les rares fois où le hasard les avait placés côte à côte, à la Grande Table.

Ce qui jouait en la défaveur de Gauwain : Meredith Hawthorne était âgée d'un an de plus que lui. Et s'il n'avait pas la côte en général, les choses étaient pires avec les élèves plus âgés, souvent plus durs dans leurs affirmations politiques. Or, depuis l'année dernière, Meredith Hawthorne ne lui souriait plus du tout dans les couloirs, quand elle le croisait. Elle pinçait les lèvres et l'ignorait royalement.

Bah, au pire, qu'est-ce qu'il risquait à demander ? Ce ne serait jamais qu'un non. Et il était suffisamment boosté par la course pour que son ego puisse le supporter. Il avait donc tenté le coup.

Il n'en avait pas cru ses oreilles :

Elle avait dit oui.

S'il avait pu, il aurait joué à la loterie nationale organisée par la Gazette. Il était manifestement en veine, et ce, sans Felix Felicis.

Il se retrouvait donc, dans une salle de classe vide, à l'attendre. Il avait amené quelques parchemins, et relisait le grimoire de cours, mémorisant les formules et les gestes sur lesquels il avait eu le plus de problème.

Accessoirement, il tentait de ne pas repenser aux commentaires qui avaient accompagné la nouvelle de ce tutorat. Les implications, les sous-entendus. Il préférait éviter de se concentrer dessus, parce qu'il risquait d'espérer un peu trop. Il n'avait pas besoin qu'on l'y encourage, il faisait très bien ça tout seul.


Dernière édition par Gauwain Robards le Mer 6 Jan 2021 - 17:39, édité 1 fois
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Meredith Hawthorne

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn EmptyMer 6 Jan 2021 - 15:45

Elle ne savait vraiment pas pourquoi, elle avait accepté.
Peut-être le fait pur et simple, qu’il était « mignon » et « attachant » et qu’ils s’étaient retrouvés à échanger quelques propos à la sortie d’un cours, au détour d’un couloir ou même dans la Grande Salle ? C’était ce fait, qui avait fait pencher la balance de Meredith Hawthorne du bon côté en ce qui concernait Gauwain Robards. Le jeune homme semblait rejeté par ses pairs, au vu de ses aspirations futures à créer le bien autour de lui. La jolie blonde partageait ce sentiment, d’œuvrer pour le monde et de faire en sorte qu’il soit meilleur. Mais, rattrapée par sa solitude, elle avait tout simplement dit « oui ». Une affirmation soufflée entre ses lèvres entrouvertes. Dont elle ne pouvait plus revenir en arrière.

Cela faisait au moins cinq bonnes minutes, qu’elle n’avait rien écrit sur sa feuille de parchemin, le bout de sa plume étant mordillé par ses lèvres. Elle pensait à ce qui allait se produire plus tard, lorsqu’elle prendrait place dans cette salle vide et lui donnerait son cours particulier. Lorsqu’elle s’était rendue à la Bibliothèque, plus tôt ce jour-là, elle avait entendu quelques murmures sur son passage. Notamment, en ce qui concernait son futur élève à tutorer. Meredith en avait perçu de la jalousie, autant féminine que masculine. Mais, comme elle le faisait toujours et à jamais, elle se drapait dans cette fierté qui la caractérisait. Ses iris d’un vert d’absinthe insondable, regardaient les autres élèves, tandis qu’une mine neutre semblait être le meilleur état d’esprit qu’elle pouvait leur offrir. Souvent solitaire, plus par nécessité que par réel choix, la jeune femme était sortie de son dernier cours.

Elle ne rejoindrait pas Gauwain tout de suite, voulant encore approfondir son tutorat en prenant quelques ouvrages de référence à la Bibliothèque. Évoluant dans les allées, elle s’arrêta lentement devant le rayon qu’elle convoitait, son index manucuré de rouge effleurant chaque tranche. Chaque ouvrage était passé au radar de son regard vert absinthe et intraitable. Jusqu’à ce qu’elle prenne en main, celui qui l’intéressait. Un petit sourire en coin, s’afficha sur ses lèvres et elle se dirigea d’un pas chaloupé vers la bibliothécaire afin de lui présenter l’ouvrage qu’elle allait emprunter. Lorsque cette dernière, annota sur son registre, le titre de l’ouvrage choisi et l’identité de celle qui allait le réserver, Meredith s’éclipsa. Étant bien trop volumineux, pour être rangé dans son sac en bandoulière, elle opta pour le garder contre elle. Sur son passage, bon nombre de regards étaient en train de s’attarder. Certains témoignant d’une certaine envie, et d’autres plus lubriques. Depuis sa première année dans l’enceinte du château séculaire, elle passait généralement sans les voir, étant parfaitement habituée.

Ses talons martelant le sol de pierre de Poudlard, elle arriva non sans mal jusqu’à la classe vide, certaine qu’il serait déjà là. A l’attendre. Un petit soupir s’échappa d’entre ses lèvres, et elle attendit avant de pousser la porte, comme mue par un sentiment étrange et perturbant. Chassant cette idée de son esprit, elle pénétra dans la salle de classe vide. Et, elle ne s’était pas trompée. Il était déjà là, appliqué à reproduire certains gestes. Sans n’émettre aucun son, elle l’observait. Elle ne sut combien de temps, elle resta à le contempler. Mais, il était temps d’étudier et Meredith Hawthorne, n’aimait pas perdre son temps. Il lui était trop précieux, trop important. Elle en avait même rédigé un parchemin, afin d’établir les créneaux horaires les mieux adaptés pour ses révisions. Et, son tutorat.

Posant son sac sur la table la plus proche, elle en extirpa le plus de matériel possible. Faisant glisser son énorme livre vers son élève et prenant place sur le bureau assise jambes croisées et baguette en main.

- Bonsoir Gauwain. Avait-elle commencé comme introduction sommaire, n’étant pas connue pour ses longues phrases. Tu es prêt ?

Même s’il ne l’était pas, il fallait qu’il le soit.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn EmptyMer 6 Jan 2021 - 17:43

Trop concentré sur ses répétitions et ses lectures, il ne se rendit pas compte de prime abord qu'elle l'observait. Il sursauta quand il remarqua sa présence, sentit son visage s'échauffer en réalisant qu'elle avait du voir ses simagrées et pria Salazar de n'avoir pas été trop ridicule ou trop inexact dans ses mouvements.

Parfait, Robards, bien joué. Maintenant, elle va te prendre pour un décérébré.

Elle ne semblait ni moqueuse ni ulcérée, cela dit. Non, Meredith Hawthorne s'avança dans la salle, royale et détachée, comme à son habitude, comme si elle ne relevait pas ce genre de choses. Distante et élégante, elle s'installa sur le bureau avec un mélange de grâce et de beauté féline. Comme bien d'autres avant lui, il la suivit des yeux, la regarda faire glisser un ouvrage épais vers lui, avant de sortir du matériel et enfin de tirer sa baguette : élève devenue maîtresse d'école, prête à donner le tempo, mais une maîtresse bien plus belle que McGonagall, surtout avec cette pose, qui dévoilait de magnifiques jambes fuselées, élégamment croisées. Il lui fallut cligner des yeux et secouer la tête pour réussir à lui répondre.

« Ah- Bonsoir, Meredith. Euh- Oui. Oui, bien sûr. Et.... Merci encore d'avoir accepté de me donner un coup de main. Ca me sera très utile. On a un test la semaine prochaine et rien à faire, je m'en sors pas avec un sortilège que nous a montré Flitwick. »

Etait-il prêt? Sans doute, à n'en pas douter ? Peut-être ?

Il hocha néanmoins la tête, en cherchant à paraître confiant et compétent, face à elle. Ne pas avoir l'air d'un élève de sixième année, en bref. Même si elle était là pour l'aider. Il voulait faire bonne figure, lui paraître intéressant.

L'adolescent chercha trace d'un sourire, d'une oeillade, mais elle demeurait sérieuse, hors de portée. Il sentit une once de déception : il s'était fait des idées, n'est-ce pas ? L'attitude de la jeune femme était la seule chose dont il avait besoin pour répondre à cette question. Gauwain n'était pas innocent ; il avait une bonne idée des signes à chercher si une fille avait envie de- de passer un moment agréable à deux. De rouler dans le foin. Certes, il ne détenait pas un record, contrairement à quelques garçons de sixième ou de septième année. Mais... il savait, néanmoins.

Le tutorat serait seulement du tutorat, en ce qui la concernait, pas vrai ?

« Je n'arrive pas à maîtriser l'Evanesco. Je ne sais pas ce qui me bloque. »

Il fronça les sourcils, baissant les yeux sur le livre, le feuilletant comme s'il allait trouver la réponse aisément. En cours, il n'avait pas obtenu de résultats satisfaisants, sans savoir pourquoi ; seul, il n'avait pas été plus avancé. Il lui semblait exécuter correctement le mouvement, il lui semblait prononcer correctement la formule. Et il ne pouvait pas se permettre de ne pas maîtriser ce sort ; il était trop important, dans de nombreuses enquêtes, n'est-ce pas ? Pour dissimuler des éléments importants, ou garder en tête que d'autres, des suspects, avaient pu faire de même.

« Tu le maîtrises, pas vrai ? Ou il est vraiment très complexe? »

Il releva les yeux vers elle.

Ses prunelles étaient d'un vert profond. Il ne lui semblait pas avoir remarqué à quel point elle avait les yeux verts, auparavant.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn EmptyMer 6 Jan 2021 - 18:52

Assise sur le bureau, les jambes croisées, elle l’observait.
Ses prunelles vertes couleur d’absinthe pure étaient à l’image de son visage, impassibles. Faisant tourner machinalement sa baguette entre ses doigts fins, Meredith attendait. Elle ne le savait pas mais lui, semblait prêt. Prêt pour quelque chose, à voir le trouble présent sur son visage adolescent. La demi-Vélane, savait interpréter les gestes assez rapidement, en ce qui concernait les hommes et cette attirance concupiscente qu’elle leur prodiguait. Or, Gauwain, avait l’air différent sur ce point. Bien que troublé, mais s’engageant à étudier scrupuleusement car malgré son silence, Meredith savait reconnaitre les signes. Le Serpentard révisait avec une Serdaigle douée, et pourtant il avait demandé l’aide de la Serpentard, en ce qui concernait une étude bien plus approfondie des sortilèges.

C’était en partie aussi pour cela qu’elle avait accepté et qu’elle connaissait ce parcours commun qui faisait écho à tous les deux. Tous les deux voulaient embrasser une carrière d’Auror et maîtriser les sortilèges était une gageure voire une question de survie. Même si, la rentrée à l’EMS n’était pas pour cette année en ce qui concernait Gauwain, elle était prévue pour Meredith l’année prochaine. Cette année étant la dernière, où elle pourrait le tutorer au mieux. Un petit sourire apparut sur ses lèvres, alors qu’elle descendit naturellement du bureau, pour se mettre derrière lui et poser ses fins doigts sur sa baguette. Celle de la Serpentard venait de se poser sur le bureau. Elle devait déjà corriger la posture de l’élève afin qu’il puisse prononcer la formule au mieux.

Une main sur la baguette du tutoré et une autre main dans son dos. Ferme. Maîtresse.

- De rien. Ce fut un simple souffle, qu’il n’entendit sûrement pas. Ta posture, déjà. Commença-t-elle d’une voix toujours teintée de froideur. Redresse-toi. Avoir le dos droit dans pareil exercice, c’est important.

Lorsqu’elle s’est assez assurée de sa posture, elle en revient à la baguette et à sa prise en main. Là encore, quelque chose de plus rigide et attendu mais avec une certaine dose de souplesse. C’était là, toute la complexité de la chose et de son apprentissage. Et, Meredith Hawthorne était là pour ça. Pour lui, parce qu’il le lui avait demandé et qu’elle n’avait qu’une parole et que cette dernière était la plus importante. Plus petite que lui, elle dut néanmoins se mettre sur la pointe des pieds pour s’assurer qu’il comprenait ce qu’elle était en train de faire. Regardant droit devant elle, elle maintenait toujours sa baguette, un sourire présent sur ses lèvres vermeille.

- Tu es parfait. Bonne posture. Bon maintien de baguette. Essaie.

Elle venait d’ordonner à ce qu’il s’exécute et lui fasse une démonstration, bras croisés sous sa poitrine. Il pouvait bien évidemment se tromper mais elle était là, pour corriger les manquements et les erreurs. Et, tenter de l’encourager quand cela s’avérait nécessaire. Menton relevé vers le haut, elle attendait.

- Sois le plus intelligible possible. Un conseil, lâché à demi-mot, mais qu’il entendrait sûrement. Cette fois-ci.

Dès lors qu’il avait relevé son regard aux nuances cacao vers elle, Gauwain Robards s’était permis deux questions. Deux interrogations qui avaient fait en sorte de faire rire sa camarade de maisonnée. Si, elle, Meredith Hawthrone ne maîtrisait pas ce sortilège en étant une élève devenue tutrice, alors que pouvait-elle bien lui apprendre ? Elle ne lui avait pas répondu tout de suite, laissant planer un silence à la fois pesant et angoissant. Peut-être pour lui, parce qu’elle, elle y était habituée. Les bras toujours croisés sous sa poitrine, dans une posture droite et rigide, elle se permit enfin de lui répondre. Son sourire ne s’étant pas effacé pour autant. Bien, au contraire. Il était « satisfaisant ».

- Si je ne le maîtrisais pas, tu ne m’aurais pas demandé de t’aider. Est-ce que je me trompe ? Le questionna-t-elle en retour, patientant -mais pas trop quand même-, qu’il tente. Et exécute, ce qu’elle lui a demandé.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn EmptyJeu 7 Jan 2021 - 11:01

Placée ainsi derrière lui, elle se soustrayait à son regard. Fini les hypnotisantes prunelles couleur d'émeraude, avec leur capacité étrange à vous clouer sur place. Ce fut un répit soudain, comme retrouver l’air libre. Il aurait pu se reconcentrer avec aisance, mais.... il y eut cette proximité soudaine, entre les deux adolescents. La main légère effleurant sa peau, guidant ses mouvements. L'écho de son parfum. Sa main posée au creux de son dos. Sans hésitation.

Le corps du jeune homme ajusta sa posture, en fonction de ce qu'elle lui intimait, cherchant à se corriger. Redressant le dos, ajustant ses épaules. C'était une sorte de réponse impérieuse, qu'il ne contrôlait pas, aux ordres secs et froids comme un claquement de fouet. Il prit une inspiration. Son parfum n'en fut que plus intense, comme s'il s'insinuait dans ses pensées. C’était une fragrance suave, vanillée, gourmande, obsédante.

« ….oui…. ? »


Le contact de sa peau lui donna envie de plus, de bien plus. D'autre chose. D'autres caresses. En un instant terrible, des milliers d'images se succédèrent dans son esprit, impliquant Meredith Hawthorne, dans des états variés de nudité. Il faillit lâcher sa baguette, sous l'afflux de sensations. Son cœur se mit à battre plus fort, bien plus fort.

Ses mots de félicitations et d'encouragement n'arrangèrent rien, firent naître en lui une chaleur semblable à une étreinte.

Puis vint l’ordre. Un mot, dans lequel pointait de l’amusement féminin, une forme de défi, et à nouveau, cette assurance qu’elle serait obéie.

Il secoua la tête pour réussir à se concentrer. Peine perdue. Il avait l'impression que l'exercice était plus complexe qu'il n'y paraissait. C'était un défi qu'il n'avait pas éprouvé alors qu'ils avaient étudié en cours. Il lui semblait avoir plus de difficultés à réfléchir, sans vouloir néanmoins lâcher l’affaire. Elle lui avait ordonné d'essayer, et il n'avait pas envie de la décevoir. Etre intelligible.

Il risqua un regard vers elle : elle patientait, les bras croisés, sa simple posture soulignant la forme de sa poitrine aux rondeurs conséquentes. Sur ses lèvres vermeilles s’étirait un sourire. Un air qui montrait que, sous la froideur contrôlée, elle s’amusait de lui. Elle appréciait ce jeu.

Sans détourner les yeux d’elle, sans vraiment se focaliser sur l’exercice en cours, Gauwain ouvrit la bouche, pour énoncer la formule. ….Il la referma aussi sec, avec une montée de panique.

Il venait de se rendre compte qu'il bandait.

Ses joues s'empourprèrent violemment. Il battit en retraite et tenta la seule chose qu'il pouvait faire. Il se rassit précipitamment à la première table qu'il put atteindre.

Reprends-toi, Gauwain Robards. Reprends-toi, ça va pas la tête ?? Elle a rien fait, elle t'a pas chauffé, elle a rien dit, on révise, c'est tout. Du calme. Du calme.

C’était pas la première fois qu’il parlait avec Meredith Hawthorne. Ils se connaissaient depuis des années. Il se rappelait avec exactitude de cet instant lors de la Répartition. Il se rappelait de larmes, il se rappelait de sourires. Il se rappelait de regards qui se croisent et de mots échangés. D'une relation d'amitié et d'une envie de lui parler, d'une curiosité, d'une fascination, mais ça...? Jamais il n’avait réagi comme ça en la présence de la jeune femme. Malgré tous les commentaires à son sujet, dans les dortoirs et les vestiaires.

Il n'osait plus la regarder. Sa respiration était hachée.

« Pardon. J'y arrive pas. On devrait arrêter. »
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn EmptyJeu 7 Jan 2021 - 17:19

Il suivait sa cadence, à elle.
Elle était professionnelle et directe dans ce qu’elle lui imposait. Ne souffrant d’aucune incertitude quant à sa façon de procéder. Comme, si elle avait pris sous son aile un élève, depuis toujours. C’était la manière dont elle était au quotidien qui faisait qu’on s’approche d’elle. Un peu trop à son goût, du moins pour la gente masculine. Les filles, en revanche, lui vouaient une jalousie extrême et palpable qui l’avait touchée lors de sa première année entre les murs de Poudlard. D’une ascendance française de par sa mère qui est une Comtesse, Meredith Hawthorne aurait pu très bien intégrer la prestigieuse école de Beauxbâtons, mais souffrant d’une envie de se désolidariser de l’emprise maternelle, elle choisit de prendre le nom de son père. Un Moldu, qu’elle n’a jamais trop vu, agrippée par les serres d’une mère qui voit en sa fille, un réel potentiel.

Mais, l’affront fut tel qu’elle y préféra Poudlard et la maison des Serpentard, dont la dernière année se joue présentement. L’EMS sera pour elle, l’année prochaine et probablement pour Gauwain Robards aussi. En parlant de lui, elle le coache aujourd’hui et semble se plier à ses exigences, qu’elle distille avec un ton froid et autoritaire. Mais, tant qu’il concède à donner le meilleur de lui-même. Néanmoins, elle n’en reste pas moins son ombre, et le fixe toujours de ses iris verts avec ses bras croisés sur sa poitrine. Cependant, il lui paraissait troublé, comme absent et peu concentré. Et, ça, elle ne pouvait l’accepter. C’est avec un sourcil haussé, qu’elle le vit rejoindre une place proche et s'y asseoir. Elle marqua un temps d’arrêt suite à cette vision plus que saugrenue et décida d’approcher.

Il ne la regardait plus, et ses propos étaient confus.

Meredith plaqua ses deux mains sur le bureau avec le plus de bruit possible pour qu’il en vienne à poser son regard brun sur elle. Lorsqu’elle eut son attention, elle le toisa longuement, ses prunelles vertes couleur d'absinthe pure devenues farouches et son visage devenu sombre. Elle omettait tout simplement le fait qu’il n’y arrive pas. C’était un terme inconcevable dans son vocabulaire d’aspirante Auror. Se penchant légèrement sur la table, elle faisait honneur à sa maison, toujours plus serpentine et vipérine.

- Ne pas y arriver, est un terme que je ne connais pas. Commença-t-elle doucement, contrastant avec ses mains posées fermement sur le bois vieilli. Tu m’as demandé de t’apprendre, je suis là.

C’était une sorte d’encouragement, pour l’inciter à se lever et à se réentraîner. Inspirant et expirant rapidement, elle prit alors l’une des mains de son camarade Serpentard dans l’une des siennes. C’était un contact fugace qu’elle s’octroyait. Chose qu’elle n’avait pas fait depuis sept années entre ses murs. Sauf, il y a deux années de cela, en plein été. Avec son meilleur ami moldu, mais lui, il ne comptait nullement dans l’équation de Meredith Hawthorne.

- Le sortilège que tu veux travailler, je sais le maitriser. Alors, que toi non, visiblement. Son ton était toujours sec et un peu cassant. A l’image de cette maison à l’emblème de serpent. Tu ressayes, Gauwain ?

Son ton était plus doux, alors qu’elle lui offrait un demi-sourire. Toujours penchée sur ce bureau, attendant qu’il se lève, en ayant malgré elle remarqué, le trouble naissant qui venait habiter son cadet d’une année. Haussant un sourcil, elle n’en dit pourtant rien mais n’en pensait pas moins.

Ils étaient tous « pareils ». Tous autant qu’ils sont.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn EmptyJeu 7 Jan 2021 - 20:20

Erreur stratégique, élan irrésistible : Gauwain avait levé les yeux vers Meredith. Cette façon dont ses yeux étincelaient, cette manière de s’imposer à lui ! Il faillit se redresser sans même y réfléchir, devant sa démonstration de pouvoir ; il fallut quelque chose de profondément ancré en lui pour qu’il ne cède pas. Et ce quelque chose avait à voir avec les couleurs qu’ils arboraient. Car, si elle incarnait en cet instant l’ambition, la volonté d’excellence… lui éprouvait actuellement douloureusement la fierté qu’on attribuait à leur Maison.

« Tu ne comprends pas…. »

Se lever et la laisser voir son état, ce serait une humiliation dont il n’était pas certain de se relever, surtout au vu de la froideur de la jeune femme, clairement pas dans les mêmes dispositions que lui. Rester assis et expliquer ? Pas mieux. Plaider une faiblesse passagère ? Concession stratégique, sans doute un moindre mal, cependant il lui semblait que c’était une excuse de chochotte ; une voix à l’arrière de son esprit lui criait qu’il ne devait surtout pas paraître faible devant elle, il devait être fort, devait être un partenaire sur lequel elle voudrait lever les yeux….

Il arracha ses yeux d’elle à grand peine, secouant la tête. Elle ne voulait pas de partenaire, ils révisaient, ils ne faisaient que réviser…. ! Mais les pensées parasites n’avaient de cesse de venir le harceler, de lui laisser penser ci, de lui laisser imaginer ça…

Quand elle prit une de ses mains dans la sienne…. Ce fut pire.

Ce contact-là était doux, comme lorsqu’elle lui avait effleuré la main. Et sa voix… ! Sa voix jusqu’alors froide et détachée prenait des accents de miel…. Elle prononça son prénom, et elle lui sourit.

Il oublia la honte.

A vrai dire, il oublia beaucoup de choses, pour ne garder que l’essentiel. Elle croyait en lui, elle voulait de lui qu’il réussisse, alors il ne la décevrait pas ! Oh non, il ne la décevrait pas ! Il allait l’impressionner, elle sourirait pour lui à nouveau, et son nom serait sur les lèvres ornées de rouge ! Pour elle, il allait mater ce sort, et des plus complexes, non, il en inventerait de nouveaux !

Il lui sourit, heureux et confiant, en levant sa baguette, qu’il pointa sur une des chaises. Il ressentait encore l’écho du contact de sa main sur la sienne, le guidant jusqu’à adopter la bonne position. Elle se tenait à distance, il sentait ses yeux sur lui, et cependant, il était focalisé et il lui semblait penser plus clairement. Comme si elle se tenait à nouveau à ses côtés, non plus distraction mais encouragement, soutien, motivation.

« Evanesco ! »

Le jet de lumière blanche qui partit de sa baguette jaillit brusquement, pour frapper la chaise.

L’instant d’après, c’était fini, et il n’y avait à l’emplacement du mobilier plus que du vide. Le prochain professeur qui utiliserait la pièce en serait quitte pour transfigurer une chaise ou un tabouret, à partir d’un rongeur innocent, ou d’un élève.

Il lâcha une exclamation d’exultation incrédule, de plaisir et de fierté. Un nouveau rush de sensations déferla dans ses veines, plus puissant qu’auparavant. L’esprit éclairci par la victoire, il se retourna vers elle, avec un air extatique, une lueur de triomphe dans les yeux.

« J’ai réussi !!! J’ai réussi, t’as vu ça ?? »

Grâce à elle.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn EmptyVen 8 Jan 2021 - 16:26

Tu ne comprends pas …
Oh que si, elle comprenait très bien. Ce que la table pouvait cacher à son regard inquisiteur et intense. Il était fait de la même engeance que tous les autres hommes, après tout. Ne bredouillant pourtant pas et ne lui offrant pas encore ses secrets les plus inavouables. Il s’occultait volontairement par crainte d’être sûrement jugé par la demi-Vélane. Néanmoins, elle en avait l’habitude : Samuel Shepherd était du même acabit. Haussant les épaules, elle affichait une mine fataliste et sombre, l’ombre d’un sourire s’étant tout de même mis en place. Il ne fallait pas qu’il abandonne, il en était hors de question. N’était-elle pas excellente dans tout ce qu’elle pouvait entreprendre ? Ce n’étaient pas les hormones adolescentes de son collègue Serpentard qui allaient diriger la séance. Ça, il devait le comprendre.

Elle l’avait alors encouragé à poursuivre. S’autorisant un contact, même fugace mais un contact quand même. L’étreinte était douce et chaude, tout comme ses propos. Elle avait envie qu’il réussisse et parvienne à contenter Monsieur Flitwick. C’était le mantra silencieux de Meredith Hawthorne. Soudainement, il s’était relevé et en avait oublié l’accident que la promiscuité avec la jeune et jolie blonde avait provoqué. Fronçant les sourcils, elle lui offrait une œillade des plus sérieuses, tout comme pouvaient être, les traits fermés de son visage. La Serpentard était concentrée sur l’élaboration du sortilège de son tutoré. Il devait réussir, tout échec futur était à exclure. Lentement, elle avait détourné son visage de lui, et s’était alors focalisé sur l’objet que la baguette pointait.

Evanesco.
Il était intelligible.
Il n’avait pas bredouillé.
Il avait alors suivi ses conseils.
Et, le plus important : il avait réussi.

Ce qu’il ne voyait pas encore, c’était le regard fier de la tutrice pour son élève en devenir. La jolie tête blonde fit volte-face rapidement et elle put constater ce même éclat dans le regard cacao. Ils se « répondaient », elle en était consciente. Il y eut un instant de battement conséquent, avant qu’elle ne puisse ouvrir ses lèvres charnues ourlées de rouge, toujours saisie par le geste qu’il venait d’accomplir. Lui, qui voulait abandonner et baisser les bras, quelques instants auparavant. Tout naturellement, elle se mit à applaudir et à rire, heureuse qu’il soit parvenu à faire disparaître une chaise, de cette salle de classe abandonnée. Il avait vaincu une première bataille, en accomplissant une prouesse. Prouesse qui stimulait l’égo de Meredith Hawthorne, car c’était grâce à elle qu’il s’était révélé.

Que Gauwain Robards avait pu apprivoiser Monsieur Flitwick et son diabolique Evanesco.

- Je suis si contente ! S’exclamait-elle avec la plus grande sincérité. Bravo Gauwain ! Toi, qui ne pensais pas à y arriver. Alors, que c’est tout le contraire. Avait-elle conclu, avec une salve d’applaudissements.

Puis, il y eut de nouveau cette sensation, où les iris couleur d’absinthe pure accrochèrent les prunelles couleur cacao. Où l’instant était suspendu, encore une fois. Elle le détaillait, un flot de sentiments contradictoires transparaissant dans les orbes clairs. Du soulagement. De la tristesse. Beaucoup de tristesse. Chassant rapidement ses idées sombres, elle lui sauta au cou, quitte à le faire basculer en arrière, le dos de son tutoré rencontrant abruptement le bureau. Ce qu’elle fit ensuite, fut une entorse à ce qu’elle s’était engagée à conserver depuis que son « pouvoir » s’était dévoilé. Un contact, même minime pouvait engendrer des conséquences tragiques. Mais, elle avait envie de le féliciter.

Et, c’est tout naturellement, qu’elle lui accorda un baiser de félicitations.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn EmptyDim 10 Jan 2021 - 21:56

De la même façon que l’adolescent n’en revenait pas d’avoir touché au but, Meredith Hawthorne paraissait fière, joyeuse, sincèrement contente de sa réussite. C’était encore le meilleur, dans tout ça, plus jouissif que d’avoir fait disparaître cet objet! Il eut un rire incrédule et extatique. Oh oui, l’ego du jeune homme venait d’exploser, il en aurait fait disparaître toutes les autres chaises de la pièce, pour qu’elle le félicite à nouveau! …..Il n’eut pas loisir d’accomplir pareil exploit. Car, si la réussite avait partiellement éclairci les idées de Gauwain Robards, se retrouver soudainement avec une magnifique blonde pendue à son cou, allongée sur lui, eut un effet contraire.

Il cessa de respirer, conscient tout à la fois, d’une façon douloureusement intense, de son odeur, de sa chaleur, de ce corps tout en courbes parvenues à pleine maturité. Son rythme cardiaque s’éleva en flèche, et sa réflexion consciente s’évapora. Mais qui s’en soucierait? Quand le monde est un royaume aux effluves sucrées, douces comme de la glace à la vanille ou un champ de roses, alléchant comme une chantilly à la noix de coco, accueillant comme des draps de soie, invitant à s’y perdre?

Le coup de grâce vînt avec le baiser accordé, les lèvres pleines qui se posent sur la peau glabre, enflammant chaque point de son épiderme.

Le lecteur attentif se souviendra que la seule chose qui avait freiné les poussées de désir de l’adolescent était la certitude que Meredith Hawthorne, froide et distante, n’était pas intéressée par un jeune Serpentard de 16 ans. C’était ce qui lui avait permis de limiter les dégâts causés par l’hypnotisant regard vert. En cet instant, toute cette belle barrière s’écroula. Car enfin, se serait-elle pressée ainsi contre lui, aurait-elle embrassé sa joue, si elle n’avait ressenti désir comparable? Il n’y avait plus aucun doute, c’était certain : elle s’autorisait enfin à tomber le masque des sentiments, elle le désirait, autant qu’il pouvait la vouloir, en cet instant! Pourquoi? Est-ce que ça avait une importance? C’était juste… la chaleur de sa peau, la beauté de son sourire, la perfection de ce moment! Le destin, forcément!

Alors, sans plus chercher à se réfréner, une de ses mains se posa sur la joue de l’adolescente, et guida sa bouche vers celle du jeune homme.

Quelle récompense, alors! Les lèvres de Meredith Hawthorne étaient tout ce qu’on racontait et même mieux, c’était des pétales infusés de bièraubeurre et d’épices! C’était un soleil d’été et l’inspiration des poètes, il aurait pu écrire une ode à ces lèvres gorgées de miel, non, au moins un recueil de poèmes en alexandrins, qu’il lui déclamerait sous la lune, et Gauwain Robards était loin de tâter de la plume sur son temps libre, d’ordinaire. Il fallait bien un baiser hors normes pour lui inspirer pareils élans.

Et s’il n’y avait que cette bouche contre la sienne!! Non, il y avait encore mieux! Il y avait ces fesses fermes sur lesquelles il avait posé ses mains! Des vallées, des collines, plus attirantes que n’importe quel sommet! Etre minuscule et gravir ces chairs, vers les gorges plus mystérieuses!

Il était douloureusement raide, à présent, et lorsqu’il rouvrit les yeux, il ne voyait plus qu’elle. Il ne voulait plus qu’elle.

« Meredith…. Est-ce que tu veux-?»



Dernière édition par Gauwain Robards le Mer 13 Jan 2021 - 9:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn EmptyLun 11 Jan 2021 - 14:42

Il avait réussi. Il ne pouvait en être autrement, après tout.
Avec Meredith Hawthorne comme tutrice, appliquée et professionnelle dans ses conseils, il n’avait eu qu’une seule option et c’était celle-ci. Accomplir, ce qu’elle lui avait demandé sans ne nullement rechigner. Totalement maîtresse d’elle-même et de ses désirs. Ce fut le rire de Gauwain Robards, qui surprit la jeune femme. Un rire satisfait mais qui résonnait comme s’il n’y croyait pas lui-même. Alors, qu’elle était si fière de sa prouesse et de ce qu’il avait pu réaliser. Lui, qui se pensait totalement incompétent jusque-là. Chose qui était totalement stupide, si elle pouvait l’exprimer de vive voix.

Pendue à son cou, elle se mit à respirer une odeur rassurante. Quelque chose de masculin et de boisé, propre à son camarade de maisonnée. Cette fragrance, elle ne la connaissait que trop bien, pour l’avoir perçue quelquefois dans leur Salle Commune. Quand il était là. Même, si elle se refusait à tout contact, elle s’octroyait celui-ci. Une étreinte, semblable à quand elle avait reçu cette carte de Chocogrenouilles, offerte par l’élève tutoré lui-même. A la suite d’un jour, où elle était triste et qui, pour lui remonter le moral et la faire sourire, lui a donné un petit objet cartonné de sa collection. Et pour cela, elle lui en serait toujours reconnaissante. Toujours.

En plus de ne plus quitter le refuge des bras de son cadet, la demi-Vélane lui offrit un baiser sur la joue, pour le féliciter. De ce qu’il a pu accomplir et faire, voyant qu’il est alors apte à réussir les sortilèges du Professeur Flitwick. Étant paré pour la suite et ce que pourra éventuellement demander le membre du corps enseignant. S’il éprouvait, ne serait-ce que quelques difficultés en plus, elle se ferait une joie de l’épauler. Sauf qu’elle ne s’attendit pas à ce qui allait pourtant se produire. Sur l’une de ses joues, elle sentit une main, celle de Gauwain Robards s’y poser. Avec déférence et respect. N’ayant pas le temps de l’interroger par des paroles, elle le fit par son regard couleur d’absinthe. Mais, il n’y répondit nullement, occupé à l’embrasser.

L’embrasser ?
La jeune femme avait pensé à ce jour de nombreuses fois et ne pensait pas que celui-ci arriverait. Dans cette salle de classe vide inutilisée, où elle tentait de redonner confiance à un élève et de lui faire accepter ses capacités. Meredith Hawthorne se laissait alors aller à un contact qu’elle s’était de nombreuses fois interdit. Ne sachant pas ce qu’il pourrait produire au demeurant. La belle blonde avait peur d’elle-même et de ce qu’elle pouvait engendrer, si par malheur ses « émotions » un peu trop vives, la guidaient. Et, ça n’allait pas tarder à arriver. Lorsqu’il mit fin au baiser et qu’il lui posa une seule et unique question. Teintée de désir. Envers elle.

Le regard aux coloris bruns et chauds, était nuancé d’une étrange impression. D’un sentiment d’espoir, qui fit entrevoir à Meredith Hawthorne, quelque chose d’autre. Qu’elle effleurait du bout des doigts, sans pour autant le toucher réellement. Elle aimait ce garçon et elle s’en rendait compte. Fébrile, elle vint caresser le front et les mèches brunes, les replaçant minutieusement sur le côté avec un hochement de tête. Pour toute réponse au questionnement, posé quelques instants plus tôt.

Submergée par ses propres émotions, lui se réveillait. Ce « pouvoir », qu’elle considérait comme une Malédiction, plutôt que comme une Bénédiction. Comme le lui répétait sans cesse sa Mère. Or, à l’instant T, ce fut un baiser passionné qui scella les lèvres de Meredith Hawthorne et de Gauwain Robards.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn EmptyLun 11 Jan 2021 - 22:55



Tandis qu’il l’embrassait, le reste de la pièce se perdait dans une brume floue. Tandis que leurs langues entamaient une danse lascive, le bruit distant du reste de l’école, des pas dans le couloir s’effaça.



Il se trouvait au coeur d’un Maelstrom dont le coeur était formé par des yeux verts. Tout autour de lui, les choses n’étaient qu’un déluge flou, ponctué d’images douloureusement précises. La vision de chacune faisait accélérer le rythme auquel ces flashs lui parvenaient.



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MessageSujet: Re: [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn EmptyMar 12 Jan 2021 - 15:31



Dernière édition par Meredith Hawthorne le Mer 13 Jan 2021 - 9:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn EmptyMar 12 Jan 2021 - 20:03

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn EmptyMer 13 Jan 2021 - 15:10

- Gauwain ? La voix est douce mais peu assurée pourtant, alors qu’il soupire lourdement. Gauwain ?

C’était bien ce qu’elle avait craint. N’étant plus lui-même, il s’était laissé aller à n’être qu’une marionnette. Chose qu’elle n’avait décidément pas voulu. Lentement, elle mit ses mains de chaque côté de son visage, les larmes s’étant taries, au profit d’une longue et douloureuse inquiétude. Elle voulait qu’il la regarde, mais le regard cacao était pourtant bien là mais perdu dans un songe, dont elle était l’instigatrice. La demi-Vélane s’en voulait, atrocement. Ce furent une pluie de claques qui s’abattirent sur les joues de son cadet, liées à une panique conséquente qui ne faisait que s’accroître. Alors, qu’il n’avait toujours pas repris ses esprits. Qu’il n’avait pas embrassé le monde à nouveau.

Le repoussant légèrement, elle reprit place sur le bureau, assise. Sa tête blonde entre les mains, jetant un regard couleur d’absinthe au jeune Serpentard, qui avait définitivement besoin d’aide. Se passant les mains dans sa longue chevelure blonde, elle devait s’y plier et ne pouvait décemment le laisser ainsi, dans cet état végétatif et catatonique. Tout était de sa seule et unique faute. Elle n’aurait jamais dû accepter. Elle n’aurait jamais dû céder à cette tentation de lui venir en aide. Elle aurait dû tracer sa route. Seule. Comme elle l’a toujours fait, jusqu’à présent. Au lieu de cela, elle avait dit « oui » et son pouvoir avait engendré des retombées catastrophiques. Lentement, elle posa une main délicate sur l’épaule du garçon et, fermant les yeux quelques secondes, elle ne put que lui murmurer des pardon, de ses lèvres charnues entrouvertes.

Il était évident, qu’ils n’avaient pas dû passer inaperçus, mais qu’importe, Meredith Hawthorne devait trouver de l’aide. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine et elle dût s’y reprendre à deux fois, avant de pouvoir, ne serait-ce que de se mettre debout sur ses talons. Sa respiration et son rythme cardiaque étaient erratiques et elle, se savait à la limite de l’implosion. Un regard pour le tutoré, où transparaissait tout cet amour qui était le seul lien, qui lui faisait ne pas perdre conscience et aller s’enquérir de chercher une âme charitable. Réajustant son uniforme de Serpentard à la hâte elle sortit en trombe, de la salle de classe vide et inutilisée du Château. Paniquée et errante comme une âme en peine dans les couloirs, elle entendit néanmoins une voix familière. A seulement quelques pas d’elle. Un soupir de soulagement venait de s’échapper de ses lèvres rouges, des larmes roulant sur ses joues.

Elle attendit que la voix qu’elle avait entendue soit désormais seule, pour prétendre s’approcher. Et, elle reconnut instantanément l’enseignante à qui elle appartenait.  Freya Bakke. Cette dernière faisait apparemment, une ronde d’inspection dans les couloirs, et cherchait peut-être les deux Serpentard ? Cette idée traversa l’esprit déjà perturbé de la demi-Vélane, un court instant avant de se diriger vers elle. Quitte à glisser sur les dalles, dans la précipitation de sa course. Arrivant à la hauteur de la Professeure, la belle blonde ne put prononcer un mot, secouée par des sanglots. Mais désignant avec son index, la salle de classe où elle avait laissé Gauwain Robards.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn [FLASHBACK Janvier 1977] The enviable opportunity to learn EmptyMer 13 Jan 2021 - 20:37

Depuis ces derniers mois qu’elle avait passé en Angleterre, il existait encore de nombreuses zones floues pour la scandinave. Nourriture, langue, conventions, habitudes, tout ou presque lui semblait différent. On s’étonnait encore de la voir traverser le parc pieds nus ou passer de longues heures à observer la forêt interdite. Freya Bakke, professeur de défense contre les forces du mal, était devenue presque plus étrange encore aux yeux de certains que le professeur de divination qui tenait pourtant habituellement ce rôle. Sans s’en formaliser, Freya tentait de remplir son rôle au mieux, livrant au possible des cours intéressant et utiles à cette nouvelle génération de sorciers britanniques.

Toutefois, si elle essayait de garder de bons rapports avec ses collègues, restait une forme de petite incompréhension entre elle et le professeur de divination. Rien de dramatique, un différent de vision quand à leur méthodes respectives. Freya voyait la chose plus concrètement, peu attirée par les livres et leurs explications théoriques. Elle pensait également que sa collègue n’avait pas aménagé au mieux sa salle de classe, se facilitant la tâche sans faciliter celle des élèves qui avaient la délicate mission de s’ouvrir à cette pratique si capricieuse. Ce n’était pas son travail, ce n’était pas son poste, mais en tant que prêtresse elle ne pouvait pas s’empêcher de s’y intéresser. Il lui arrivait donc d’aller discrètement jusque dans cette tour pour y répandre quelques fumigations de sa préparation, souhaitant au moins y purifier les énergies et tenter de soulager un peu les esprits qui y entreraient. Sans y voir l’intérêt sa collègue la laissait simplement faire. Freya pour éviter de relancer de potentiels débats profitait parfois de la surveillance qu’on lui demandait de faire pour enfumer la salle de classe avant de simplement reprendre sa ronde.

C’était le cas ce soir-là. Un soir calme en apparence, un peu comme les autres. Après avoir fait un tour dans les plus hauts étages et laissé ses préparations flotter dans l’air de la tour d’astronomie, c’était donc avec un petit sourire satisfait qu’elle avait fourré dans son sac ses différents mélanges. Continuant son inspection, elle s’était surprise à fredonner très légèrement, ce qui avait dérangé un tableau. Ce dernier visiblement réveillé dans un sommeil léger s’était donc pris à râler sur son passage. Les tableaux elle commençait à s’y faire, même si elle n’était toujours pas franchement habituée au fait que des tableaux puissent parler. Mais elle avait cessé de sursauter à chaque fois que l’un d’eux l’interpelait. Par contre un bon nombre d’entre eux avait un caractère épouvantable. Elle s’était donc efforcé de rester polie dans ses réponses, pressée toutefois de reprendre son chemin pour s’épargner son humeur massacrante. Après son petit chant voilà qu’il se plaignait de son accent. Ce n’est pas comme si elle avait tellement la main dessus non plus. Finalement elle avait à nouveau pu reprendra sa marche, faisant quelques pas dans le noir avant d’être à nouveau interrompue.

Des pas, très rapides, presque une course. Avec le noir qui régnait dans l’endroit, il avait fallu attendre que l’inconnue se trouve presque déjà devant elle pour voir de qui il s’agissait. Un regard interloqué, très interrogatif, voyant qu’il s’agissait d’une élève. A cette heure, il était bien sûr très surprenant de la trouver ans ce couloir, puisqu’elle devrait être dans son dortoir. Alors que la jeune fille arrivait à son niveau, Freya avait vu grâce à la faible lumière de la lune que cela n’allait pas. Des larmes coulaient sur ses joues, elle semblait paniquée, quelque chose était arrivé, c’était évident. De la surprise le professeur était passé à l’inquiétude. Qu’est-ce qui avait sorti cette jeune fille de son dortoir pour la mettre dans cet état? Elle désignait du doigts une porte encore ouverte, une salle de classe. Cette jeune femme, elle la connaissait, ne serait-ce que par son nom. Freya avait été informée de ce qu’il y avait de particulier chez elle, une part de la belle blonde était celle d’une créature toute particulière qui avait nécessité que le personnel de l’école soit prévenu. Meredith qui lui indiquait cette porte, il était évident que Freya ne commencerait pas par lui demander ce qu’elle faisait dans ce couloir. Elle avait donc à grand pas rejoint cette salle. Elle ne s’était pourtant pas attendu à ce qu’elle y avait trouvé.

Seul dans dans cette pièce, allongé sur le bureau et dans son plus simple appareil, sans mouvement il semblerait.Approchant avec toujours la même précipitation, Freya fut rassuré de voir qu’au moins il respirait encore, murmurant le prénom de la jeune femme. Pas besoin d’être un grand enquêteur pour savoir ce qui s’était passé. Meredith aurait sans doute perdu la maîtrise de son don, sans doute alors qu’ils s’étaient laissé emporté dans des ébats que Freya serait certainement la seule à ne pas condamner d’entrée de jeu dans cette école, trop habituée à une grande liberté et une ouverture d’esprit à toute épreuve dans la communauté qui l’avait vue grandir. A leur âge elle n’en était déjà largement plus à ses premières expériences. Là où leur situation était problématique, c’était bien l’état absolument catatonique de ce pauvre garçon. Ne prêtant finalement pas d’attention au fait qu’il soit dénudé, la scandinave fut rapidement au-dessus de lui. Elle avait commencé par lui apposer quelques claquements léger sur les joues, l’appelant de son accent si prononcé. En absence de réaction, elle avait pris la décision dans l’empressement de traiter cette situation comme un désenvoutement qu’elle aurait pu pratiquer chez elle. Elle s’était ainsi félicité d’avoir décidé de prendre ses plantes ce soir, le mettant sur le compte d’une intuition guidée par ces divinités à qui elle se référait. Dans l’empressement, elle avait tout sorti autour d’elle pour avoir une vue d’ensemble, dans un silence déconcertant, les geste rapides et précis pourtant. Un mélange improvisé vaguement ficelé pour une certaine tenue allumé, déjà quelques premiers mots de norrois prononcés, toute son attention était rivée sur lui. A tel point qu’en percevant que Meredith s’approchait la scandinave avait placé devant elle son bras pour la tenir à distance sans arrêter ses paroles rapides et murmurée dans cette langue que la jeune femme ne connaissait pas. Fumées, prières, quelques symboles tracés avec la cendre des plantes qui brûlaient lentement, la belle s’était rapidement trouvée tendue et au comble de la concentration. Après ce qui avait semblé être une éternité mais qui devait finalement tenir dans quelques minutes, Gauwain après une grande inspiration avait semblé reprendre un peu de contrôle. Elle aussi avait donc commencé à respirer un peu, posant ce qui restait de ses plantes à même le sol pour les laisser terminer de diffuser leurs effets dans la pièce.

Faisant quelques petits pas en arrière, Freya avait jeté un regard autour d’elle, ramassant la robe de sorcier du jeune homme à terre pour lui poser dessus, lui qui devait commencer à avoir sacrément froid. Il était visiblement temps de s’occuper de Meredith. Freya s’était donc approché d’elle, prenant son bras doucement pour signaler qu’elle s’intéressait actuellement à elle.

-Il va se remettre, ça va aller.

De son anglais un peu approximatif sorti de telles manipulations, elle n’était pas là dans sa priorité. Elle restait cependant près du jeune homme pour surveiller son réveil. Il lui faudrait l’emmener à l’infirmerie, mais pas tout de suite, il devait reprendre un peu ses esprits avant. Elle s’était d’ailleurs approché un peu, posant une main sur son front pour vérifier sa température et voir si il réagirait à ce contact.

-Doucement, prenez le temps…

Il faudrait qu’ils s’expliquent, ce n’était pas un fait anodin. Mais est-ce qu’il était nécessaire de le faire là? Maintenant? Alors qu’elle commençait à peine à respirer et lui à retrouver la réalité? Freya doutait à vrai dire qu’ils en soient capable actuellement…
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