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Selena J. Stomby

Selena J. Stomby


COTÉ DU MAL
La méchanceté s'apprend sans maître.

COTÉ DU MALLa méchanceté s'apprend sans maître.
| HIBOUX POSTÉS : 186
| AVATARS / CRÉDITS : Krysten Ritter
| SANG : Pur


Caractéristiques du sorcier
| EPOUVANTARD : Me réveillant un matin en ayant tout perdu, et complètement ruinée.
| PATRONUS : Un Tigre, pour sa puissance et sa férocité.
| POINTS DE COMPÉTENCE :

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MessageSujet: Discussions Vipérines Discussions Vipérines EmptyVen 8 Jan 2021 - 0:34

J’avais reçu un hibou en milieu de journée, d’une amie très chère, me proposant de se retrouver ce soir, pour boire un verre. Elle avait beaucoup de choses à me raconter, d’après sa missive. Mon agenda contenait nuls impératifs, j’étais donc tout entièrement libre, pour elle. Notre amitié datait de Pourdlard, Bien que quelques différences s’étaient frayées un chemin entre nous deux, une belle amitié en était ressortie. C’était une jeune femme douce et discrète, alors que j’étais franche et directe, et le moins que l’on pouvait dire, c’est que l’on me remarquait de loin. Je ne m’en plaignais aucunement. Cela faisait partie intégrante de ma personnalité, et je ne changerais cela pour rien au monde. Je m’étais accommodée de sa réserve, elle avait fait avec mon exubérance. Il en était ainsi depuis lors, et en serait toujours ainsi.

Je souriais largement à cette perspective. M’échapper une poignée d’heures de ce triste Manoir, me ferait le plus grand bien. Impatiente, certainement. J’étais curieuse de l’entendre me raconter tout ceci. Sa vie était rangée, tracée. Elle ne faisait pas de vagues. A l’inverse de ma personne. Je me levais du confortable fauteuil du salon, et abandonnais sur ce dernier, la Gazette du Sorcier du jour. Les nouvelles n’étaient pas bonnes, mais pas mauvaises non plus. Une éternelle lassante continuité. Je soupirais longuement, puis me dirigeais dans mes appartements, et plus précisément dans mon dressing conséquent. De nombreuses tenues y étaient rangées impeccablement, et patientaient jusqu’à leur instant de gloire.

Je demeurais stoïque devant cette quantité, Poody à mes côtés. Il œuvrait ici en tant que consultant, car la décision finale me revenait totalement. Bien que reconnaître ses goûts en matière de tenues vestimentaires ne m’était guère aisé, il parvenait parfois à assortir les choses avec brio. Mais son vrai talent restait la cuisine, où il se surpassait.  J’enfilais une première robe, puis une deuxième, et lui demandait son avis consultatif.

- Poody, je veux ton avis. Entre les deux robes, laquelle va à ta préférence ? Il n’avait pas vraiment son mot à dire, mais je lui donnais là la sensation de participer à mes essayages. Il en était conscient. Sa petite voix emplissait l’espace.

- La deuxième robe sera magnifique sur vous maîtresse.

Je jetais un coup d’œil sur les deux vêtements, et décidais de me ranger à son avis. Le rouge m’allait fort bien au teint. J’étais d’humeur encline à lui faire plaisir. Mais n’allais pas croire que cela pourrait se reproduire. Jamais.

Je remettais en place la première robe magiquement, et continuais ma petite prospection au rayon chaussures et accessoires. Au bout de plusieurs minutes, une tenue complète patientait sur mon lit. Voilà une bonne chose de faite, pensais-je. Un petit tour en cuisine, pour prendre un dîner frugal, puis une douche délassante, avaient eu raison de mon empressement suivant. L’heure du rendez-vous arrivait à grands pas, il ne fallait plus tarder. Je passais la robe choisie, et le reste qui l’entourait. Je tournais sur moi-même devant le miroir. Un peu de maquillage, une coiffure adéquate, et le tour était joué. Prête, je l’étais enfin !

J’attrapais mon manteau, et transplanais sur le Chemin de Traverse. L’air extérieur était frais à cette heure-ci. L’hiver était bien là. Mes talons claquaient sur le sol, tandis que je m’avançais tranquillement, vers le lieu de nos retrouvailles. La porte carillonnait alors qu’un serveur était parvenu à ma hauteur, me désignant une table à l’écart. Je prenais place, en repliant délicatement mon manteau, et le posait sur la chaise adjacente, en compagnie de mon sac. Nul besoin de consulter la carte des boissons, un Whisky Pur-Feu me contenterait amplement. Je signifiais au serveur que je désirais attendre mon amie, avant de passer commande.

J’étais un peu en avance, aussi je balayais du regard la salle, ainsi que les personnes qui y étaient installées. Une poignée de minutes passait ainsi, aussi je levais les yeux en direction de l’horloge. Dix bonnes minutes s’étaient écoulées, depuis l’heure de notre rendez-vous, et point d’amie en vue. Cela me désolais et m’irritais au plus haut degré. Je ne tolérais pas le retard, et commençais à m’impatientais. En espérant vivement que cette dernière fasse son entrée rapidement. Dix minutes supplémentaires à attendre. Vingt minutes, cela en était trop.
Je hélais le serveur, car ma gorge devenait de plus en plus sèche, tout comme mon humeur.

- Un Whisky Pur-Feu, avec des glaçons. Je n’y avais pas mit les formes, car j’avais une massacrante envie de noyer cet agacement perceptible, dans une bonne rasade de ce breuvage, qui venait à bout de tout.

Quelques secondes plus tard, le dit serveur revenait avec ma commande. Je le gratifiais d’un sourire qui se voulait amical, et tremper mes lèvres dans le liquide ambré, dont je savourais chaque goutte. Je promenais à nouveau mon regard dans la salle, le va et vient des visiteurs, était devenue mon occupation de la soirée. Pas franchement passionnante. Soudain, j’apercevais de loin, le visage d’une jeune femme, qui m’était familier. Il me semblait la connaître, et l’avoir déjà côtoyée auparavant. Je sondais mon esprit, afin de mettre un nom sur ce visage. Et ces vêtements d’un noir absolu, cela ne trompais pas.
Je m’avançais vers elle, bien décidée à aller au bout de ma démarche, et donner à cette morne soirée, un tournant plus agréable. Je souriais, persuadée qu’il s’agissait d’une connaissance, et d’une Sang-Pur, cela était évident. J’espérais ne pas me tromper. Je me tenais face à elle, et me présentais poliment.

- Alecto Carrow, c’est bien cela ? Selena Stomby, je suis ravie. Puis-je vous offrir quelque chose à boire ? Cela était une surprise, vraiment. Je lui tendais la main, afin que cette dernière  la serre.

Décidément, ce pub réservait d’étonnantes rencontres. Pour mon plus grand plaisir. Une intuition me soufflait que nous aurions de nombreuses choses à partager ce soir.
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MessageSujet: Re: Discussions Vipérines Discussions Vipérines EmptyMar 12 Jan 2021 - 23:57

Le douze janvier de l'année mille-neuf-cent-soixante-dix-neuf, sur le Chemin de Traverse. D'ordinaire, la brunette fuyait la rue commerçante comme la dragoncelle. L'endroit était on ne peut plus mal fréquenté, une représentation de l'abjecte idéologie populiste prônée par la sous-race. Dans les parages, on y croisait toutes sortes de répugnantes créatures magiques, parfois même des moldus dans la période de la rentrée scolaire. Tout ce petit monde vivait en parfaite harmonie, prêchant la bonne parole à quiconque voulait bien l'entendre. Aussi, en ces lieux, il était mal vu de castagner publiquement son elfe de maison, encore moins de glorifier la noblesse du sang à voix haute. Alecto Carrow n'y avait pas mis les pieds depuis un long moment déjà, les occasions se faisaient de plus en plus rares. Accompagnée de son jeune frère, Amycus, celle-ci traversa silencieusement le Chaudron Baveur, se dirigeant tout naturellement à l'arrière de l'établissement. Pour rien au monde, les jeunes gens se seraient attardés à l'auberge pour sorciers afin de partager une Bièraubeurre. À son ouverture, le vieux pub de Londres accueillait aussi bien les sorciers que les moldus. Quelle honte ! Pour le plus grand malheur des partisans du Seigneur des Ténèbres, l'établissement avait échappé de justesse à la démolition, et ce, à de nombreuses reprises au cours de l'Histoire. Si l'endroit n'était pas aussi surveillé, la sauvageonne y aurait mis le feu par elle-même, sans aucune hésitation.

Sans attendre, le frère et la soeur empruntèrent le passage secret afin de se rendre sur le Chemin de Traverse. Ils avaient leurs habitudes dans un petit troquet, localisé dans la ruelle de l'Allée des Embrumes, mais ils n'étaient pas prêts d'y remettre les pieds avant un sacré bout de temps. Stupidement, Amycus avait provoqué une violente bagarre avec d'autres clients, juste au moment de la fermeture, il y a de cela un mois. Les choses avaient mal tourné et Alecto était intervenue pile au bon moment, avant que quelqu'un ne soit tué, littéralement. Depuis, les jeunes gens se rendaient dans un autre bar, situé quant à lui sur le Chemin de Traverse. Loin d'être triée sur le volet, la clientèle laissait à désirer. Le prix de la Bièraubeurre était lui légèrement inférieur aux Trois Balais, le pub de Pré-au-Lard, mais cela n'avait strictement aucune importance aux yeux des Carrow. Leur famille était infiniment riche depuis des générations et des générations.

Profondément fusionnels, ces deux-là étaient inséparables, même s'ils ne pouvaient s'empêcher de se disputer en permanence. Cette soirée n'échappa pas à la règle, le frère et la soeur partagèrent une première Bièraubeurre dans la bonne humeur avant que les choses ne s'enveniment, sans raison particulière, à peine la deuxième entamée. « C'est ça, va-t’en, Amycus ! Et si tu retournais à Poudlard passer ton diplôme ?! » Lança méchamment l'aînée des Carrow alors que le jeune homme quittait les lieux en bougonnant. Des gamineries, une nouvelle fois encore. Furieuse, la brunette ne comptait pas en rester là, elle ne manquerait pas de lui faire payer cet abandon une fois rentrée au manoir. D'une seule traite, elle vida le contenu de la pinte d'Amycus. Par la suite, la demoiselle fit virevolter le verre jusqu'au comptoir d'un petit mouvement de baguette. Le gérant la remercia d'un petit signe de tête qu'elle ignora volontairement. Qu'il ne s'imagine pas qu'elle lui rendait service celui-là, ce n'était pas son genre.

Plongée dans ses pensées depuis de longues minutes, une voix féminine l'en extirpa avec douceur : « Alecto Carrow, c’est bien cela ? Selena Stomby, je suis ravie. Puis-je vous offrir quelque chose à boire ? » La concernée la dévisagea un instant avant de lui adresser un fin sourire du bout des lèvres, acceptant naturellement la main tendue. « Je crois que je suis démasquée, moi qui espérais ne pas être vue en ces lieux. Bonsoir, Selena. » La brunette grimaça, elle ne s'attendait pas à croiser une tête connue ici, certainement pas l'une de celles appartenant à son cercle restreint de connaissances. « Une Bièraubeurre, ce ne serait pas de refus, je dois l'avouer. » Enchaîna-t-elle, légèrement gênée. La Stomby dirigeait une affaire florissante de vente de chaudrons magiques, elle avait la réputation d'une grande femme d'affaires. Par ailleurs, que faisait-elle là, dans ce bar minable ? Elle était très apprêtée, sur son trente-et-un même et cela étonna Alecto. Pour sa part, elle avait enfilé à la va-vite une robe vieillotte, elle pensait simplement boire un verre avec son frère. Désormais, la sorcière faisait tâche à côté de Selena mais elle s'en fichait royalement, elle n'accordait que peu d'intérêt à son apparence physique. « J'ose espérer ne pas abuser de votre temps en vous proposant de vous joindre à moi ? Vous attendiez quelqu'un, peut-être ? » D'un signe de la main, elle désigna la chaise juste en face de la sienne.

La sauvageonne était d'humeur à papoter avec une inconnue, sa venue était bien tombée. Souriante, elle interpella le serveur en claquant des doigts afin qu'il les rejoigne au plus vite. Très curieuse, elle ne put s'empêcher de la questionner aussitôt sur la raison de sa présence dans le pub : « Pardonnez mon indiscrétion mais... Que faites-vous ici ? L'endroit est si mal fréquenté. » Termina-t-elle en balayant la salle du regard avec dédain.
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Selena J. Stomby

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MessageSujet: Re: Discussions Vipérines Discussions Vipérines EmptySam 16 Jan 2021 - 21:13

Je devais retrouver une amie ce soir-là, autour d’un verre bienvenu, et j’avais hâte d’entendre ce qu’elle avait à me dire. Je l’aimais beaucoup, et nous passions d’agréables moments ensembles. Et cela, depuis de nombreuses années. Mais à cet instant, je ne voyais nulle amie passer la porte du pub. Ce qui m’agaçait profondément. Aussi espérais-je qu’elle avait en sa possession, des circonstances atténuantes. Je me décidais finalement à commander une boisson. Ma favorite, un Whisky Pur-Feu, avec des glaçons. Le breuvage coulait avec délectation dans ma gorge, et j’en savourais chaque goutte.

Le pub commençait à se remplir, et j’observais le va et vient des clients. C’était une occupation comme une autre, mais pas franchement passionnante. Je me donnais une contenance, tout au plus. Je ne désirais nullement que l’on croit que je buvais seule, et que la personne qui devait m’accompagner, n’était pas venue. Même si c’était le cas évident. Mais cette chère boisson venait à bout de tous mes tourments. Inexorablement. Je la remerciais en silence.

Le silence, n’était pas ce qui régnait dans la pièce. Des éclats de rire, des paroles échangées, des toasts donnés, et le balai des serveurs, tout cela était assez bruyant. Très bien, on remarquerait moins ma solitude. Cette dernière était brisée quelques secondes plus tard, par la présence d’une jeune fille que je connaissais bien, mais que je n’avais plus revue depuis quelques temps. Alecto Carrow.

Cette dernière avait un verre qui se dirigeait vers le comptoir. Elle aussi était apparemment seule. Je m’approchais et la saluait poliment. Je ne m’attendais pas à la voir dans un pub, et encore moins dans un pub où toute sorte de personne, pouvait se croiser. Il était certain que les familles de Sang-Pur, ne se retrouvaient point en ce lieu. Mais mon amie l’avait choisi, et j’avais accepté de l’y retrouver.

- Et bien, vous m’avez démasquée à votre tour, chère Alecto. Comment vous portez-vous ? Et votre famille ? Il était toujours de bon ton, de demander des nouvelles de l’entourage proche, de votre interlocutrice.

La jeune fille s’inquiétait maintenant de me faire perdre mon temps, et de me déranger. En effet, quelqu’un me l’avait fait perdre, mais ce n’était pas elle. Bien au contraire, elle était une main secourable.  Je m’étais jointe à elle, pour mon plus grand plaisir.

- Sachez ma chère Alecto, que je suis heureuse de vous voir. Et que vous ne me dérangeais aucunement. J’apprécie votre compagnie féminine et de caractère. Je désirais en connaître davantage sur cette jeune fille, qui n’en faisait qu’à sa tête, et qui ne suivait que son propre instinct. Une qualité indéniable, s’il en était.

J’étais curieuse, mais je ne voulais pas brusquer ce noble talent en devenir, avec mes questions incessantes. Néanmoins, je lui en posais une, pour entrer dans le vif du sujet. Je scrutais les alentours. Les clients étaient affairés à leurs propres moments intimes. Cette soirée battait son plein, au fur et à mesure que la salle se remplissait.

- Il y a longtemps que je ne vous avez vue. Dites moi tout, quels projets occupent vos délicieuses journées ?

Je ne doutais pas que ces dernières soient bien remplies. Une jeune fille avait de nombreuses choses à faire et à penser. Pour devenir une femme digne de ce nom. Et je savais qu’Alecto le deviendrait, avec une tendance à ne pas se laisser marcher sur les talons. J’approuvais, bien sûr. Et grandement.

Son esprit paraissait aussi avide de réponses que le mien. Pourquoi je demeurais dans ce pub si mal fréquenté ? La solution était évidente. Je la lui exposais d’un air amusé.
- Vous êtes toute pardonnée ma chère. C’est très simple, nous avions convenue avec une amie, de nous retrouver en ce lieu. Mais comme vous pouvez le constater, elle n’est pas venue. J’ose espérer qu’elle avait une raison valable.

Je jouais quelques instants avec mon verre, qui arrivait doucement à sa fin, et le faisait tourner entre mes doigts. Je chassais la pointe de rancune que je lui vouais, et revenais au temps présent, en interrogeant Alecto, sur sa présence ici.

- Et vous ma chère, quel évènement vous a amenée en ce lieu fréquenté par, et bien disons le, toute sorte de personne ? Pour que vous demeuriez seule ? J’étais attristée par notre condition. Il n’aurait pas dû en être ainsi, mais je devais le constater,  par la force des choses, nous avions su inverser la tendance. Pour le mieux.

Un nouveau serveur avait fait son apparition, à la suite du claquement de doigts de ma comparse, et l’écoutait prendre notre commande. Je souhaitais la même chose. Un toast serait sûrement de mise. Après tout, cela n’était pas tous les quatre sombres matins, que l’honneur était fait, de discuter avec une personne dont l’engeance était aussi proche de la votre.
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MessageSujet: Re: Discussions Vipérines Discussions Vipérines EmptyJeu 21 Jan 2021 - 18:18

Comme toujours, l'héritière des Carrow faisait tache, une moins-que-rien en comparaison de la femme si classieuse qui se tenait juste en face d'elle. Nerveusement, elle réajusta les pans froissés de sa robe, nul ne doute que sa mère aurait piqué une grosse crise si elle l'avait vue si mal fagotée. Pas que la demoiselle n'est jamais essayée de se montrer plus convenable, au fil de toutes ces années, mais elle avait beau vouloir dissimuler ses vilains défauts, ils finissaient toujours par ressortir. Aussi, les proches de la jeune femme avaient tendance à lui reprocher de ne faire aucun effort pour s'embellir, l'accusant durement par la même occasion d'être une femme indigne de son rang. Et, même si Alecto s'était toujours éperdument moquée du regard des autres, elle vivait mal d'être accablée de toutes ces injures, spécifiquement de la part des personnes qu'elle aimait le plus. Silencieusement, elle reluqua Selena Stomby de la tête aux pieds, se persuadant une énième fois qu'elle était incapable de lui ressembler, sirotant un petit whisky dans cette flamboyante robe rouge. D'une traite, elle vida la fin de sa pinte de Bièraubeurre, s'essuyant négligemment la bouche avec son poignet.

La sauvageonne ne put s'empêcher de lâcher un petit rire sarcastique lorsque son interlocutrice la questionna sur elle et sa famille. Comme dans toutes les familles Sang-Pur, les relations intra-familiales étaient toujours si complexes. D'un petit rictus de colère, Alecto lui répondit abruptement : « Oh, vous savez, la routine. Mon père dirigera bientôt le monde magique d'une baguette de fer, mon frère est un abruti et je n'ai pas entendu le moindre son sortir de la bouche de ma mère depuis des semaines. » La brunette aimait profondément sa maternelle, mais les deux femmes étaient radicalement opposées l'une à l'autre et elles ne s'étaient jamais comprises. D'une nature très soumise, Danaé avait toujours laissé son mari régir tous les aspects de sa vie, totalement. Une parfaite femme au foyer, n'inspirant à Alecto qu'une image de potiche. Elle se détestait de penser cela de sa propre mère. « Quant à ma petite personne, je suis bonne à marier ! » D'un geste théâtral, la sorcière fit mine de trinquer, dans le vide. « Je suis certaine qu'une femme telle que vous a des choses tellement plus intéressantes à raconter. Tout ce pouvoir... N'est-ce pas grisant ? » Stomby était une femme de pouvoir, et cela intriguait fortement la brunette.

Désinhibée par les effets de l'alcool, Alecto adopta une attitude encore plus masculine et décomplexée qu'à l'ordinaire, s'affalant totalement sur sa chaise, les jambes légèrement écartées. Pile à ce moment-là, la femme d'affaires lui signifia qu'elle appréciait sa compagnie "féminine et de caractère", et cela plu à la concernée qui éclata aussitôt de rire, sans aucune retenue : « Le plaisir est partagé. » Lui lança-t-elle en souriant de toutes ses dents. La jeune femme la mettait à l'aise, sans qu'elle ne puisse réellement en expliquer les raisons. Elle lui en avait déjà beaucoup dit, ne s'imaginant nullement que cela puisse lui porter préjudice par la suite. Naturellement, la sauvageonne lui accordait sa confiance, se laissant même aller à quelques confidences : « Des projets ? Connaissez-vous mon père, Selena ? L'avez-vous déjà rencontré ? » Nouveau rire forcé. Les journées de l'aînée des Carrow étaient rythmées par les exigences de son paternel, et mieux valait ne pas le contrarier. « Je travaille au Ministère de la Magie, un stage au Département de la coopération magique internationale. » Elle leva les yeux au ciel, ce poste l'ennuyait tellement. Mais il fallait perpétuer les ambitions politiques de la famille, alors la progéniture de Morfin n'avait pas le choix que de poursuivre dans cette voie. Mais elle avait assez parlé d'elle et, désormais, Alecto souhaitait en apprendre davantage sur Selena : « Vous travaillez beaucoup ? » La questionna-t-elle timidement.

Sans même un merci, la sorcière réceptionna sa nouvelle pinte de Bièraubeurre et la porta aussitôt à sa bouche. À l'instar de l'aînée des Carrow, la femme d'affaires avait elle aussi été lâchée lors de cette soirée. « Et vous ma chère, quel évènement vous a amenée en ce lieu fréquenté par, et bien disons le, toute sorte de personne ? Pour que vous demeuriez seule ? » Gênée par toutes ces questions, Alecto grimaça quelques secondes avant de se décider à lui apporter une réponse : « Comme je vous le disais, mon frère est un abruti. » Commença-t-elle d'un ton sérieux. « Nous avions nos habitudes ailleurs, mais nous ne sommes plus les bienvenus, par sa faute. » Il n'était pas la peine de tout lui raconter dans les détails, toute cette histoire n'avait rien de glorieuse. « J'étais avec lui, mais il est parti... » La brunette n'avait toujours pas décoléré, et lui ferait payer cet affront, tôt au tard.
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MessageSujet: Re: Discussions Vipérines Discussions Vipérines EmptyVen 22 Jan 2021 - 18:56

- Vous m’en voyez navrée ma chère Alecto. J’ai bien conscience que les relations au sein de nos familles, ne sont pas au beau fixe. Croyez-moi. J’ai effectivement lu les articles relatant la campagne de votre père. Et pour votre mère, et bien dans un sens je peux comprendre. J’étais peinée, mais il en allait ainsi dans notre petit monde.

La gloire revenait aux hommes, les femmes devaient tout bonnement leur obéir, et la descendance devait elle aussi obéir. Les garçons avaient un avenir tout tracé, alors que les jeunes filles n’avaient elles que la destinée de se retrouver mariée, et de produire des héritiers, pour continuer la Dynastie. Tout cela était véritablement désolant. Je luttais au quotidien contre cette tradition ancestrale, mais malheureusement, un long travail était encore à faire. Je soupirais face à toute cette ampleur. Mais Alecto faisait souffler un vent de rébellion, voulant suivre son propre chemin.

Pour poursuivre un sur thème identique, mon interlocutrice m’avouait non sans un air fataliste, qu’elle était bonne à marier. Je riais quelque peu, car je songeais aux commérages qui se chuchotaient sur ma personne, derrière mon dos. J’en étais totalement consciente, mais il s’agissait de Ma propre vie, et nos des désidératas d’une poignée de personnes qui n’avaient pas pu choisir la leur. J’étais une exception, ne comptant à mes côtés, aucun mari et aucun enfant. J’approchais la trentaine, j’aurais du être unie et mère depuis de nombreuses années. Il n’en était rien, et cela me convenait parfaitement.

- Nous sommes deux à être bonnes à mariées alors !!! Etrangement je n’en ressens pas le besoin imminent. Et quelque chose me dit, que la situation est semblable pour vous. Le mariage me faisait hérisser mes cheveux noirs de jais. Enfin…

Le pouvoir. Cela m’intéressait davantage. Si cela était grisant ? Indubitablement. Une fois que l’on n’y avait goûté, on ne  pouvait plus revenir en arrière. Un sentiment de domination et de liberté, coulait dans mes veines. Et j’adorais ça !!! Qui ne serait pas excité par tant de folie ?
- Je ne vous cacherez pas, que tout cela est en effet très grisant. Je n’échangerais pas ma place, pour tout les Galions du monde. Je puis vous l’assurer. Et je vous souhaite de connaître cela un jour.  Je pourrais en parler pendant des heures, sans en être lassée.

Soudain je constatais avec étonnement, la façon dont Alecto se tenait à table. Sa tenue n’était pas digne d’une jeune fille de son éducation. J’arquais un sourcil interrogatif. Mes jambes étaient croisées sous la table, et le dos droit laissait un espace avec le dossier de la chaise. La place pour un petit chat, m’avait on toujours dit. Tout à coup, un éclat de rire s’échappait d’elle. Décidément, je n’étais pas au bout de mes surprises.

- J’en suis ravie. Sincèrement. Cette soirée mal débutée, avait pris une tournure tout à fait différente. Je n’allais pas m’en plaindre, au contraire. Face à moi se trouvait une jeune fille au fort caractère, et à l’attitude étrange. Mais elle me plaisait, et j’avais hâte d’entendre la suite de ses révélations.

Elle m’apprenait conjointement qu’elle travaillait au sein du Ministère de la Magie, au cœur du bureau de la Coopération Magique Internationale. Cela ne me surprenait guère. Comme elle l’avait précisé précédemment, son cher Père menait une campagne, pour briguer le poste de Ministre de la Magie. Cette dernière faisait les gros titres de la presse sorcière. Et chacun pouvait y aller de son petit commentaire. Je réservais mon avis sur la question.

- Voilà qui est une bonne occupation au quotidien. Mais à ce que je vois, ce n’est pas ce que vous préférez. Lever les yeux au ciel, était rarement bon signe.

Gérer un Empire, demandait un investissement total, et de tous les instants. Je ne pouvais pas me reposer sur mes lauriers.
- Je travaille d’arrache pieds, et mes journées sont longues. Un Empire ne se gère pas tout seul. Je n’ai guère de temps pour les loisirs, mais je m’efforce d’en trouver. Cela fait du bien de se divertir. Et j’en avais cruellement besoin, je devais bien le reconnaître. J’avais parlé d’un ton las, mais calme en souriant.

Je pouffais à l’évocation d’Alecto, de son petit frère. Il semblait l’ennuyer profondément. Et lui taper sur le système. Je pouvais me l’imaginer aisément, avec Galaad jouant avec mes nerfs continuellement. Les fratries n’étaient jamais faciles, mais nos cadets étaient ceux qui nous accompagnaient dans la vie. Notre première famille, qu’on le veuille ou pas. Et cela pour l’éternité. Je me demandais bien ce que le jeune homme avait bien pu faire, pour rendre sa sœur aînée ainsi. Une bribe de réponse avait été formulée.

- Qu’à t-il pu bien faire votre frère, dans cet autre pub ? Pour que vous n’en soyez plus les bienvenus ? C’est très regrettable, surtout si vous y aviez vos habitudes. Finalement, nos frères n’en faisaient qu’à leur tête !!! Ils avaient le chic de nous faire tourner en bourrique, comme une potion trop cuite. Mais je l’aimais, infiniment. Avoir joué la maman de substitution à mon jeune âge, laissait des traces, que voulez-vous.

Il lui avait faussé compagnie. Ou l’avait-elle chassé ? Après sa considération à son égard, je m’interrogeais silencieusement. Je me rangeais bien évidemment à son explication. Puisque je n’en avais pas. Tout comme pour mon amie. Elle ne perdait rien pour attendre…

- Les hommes, on ne peut pas leur faire confiance !!! Je ricanais pour de bon. Je voulais détendre l’atmosphère. Mais n’avais pas complètement tord. Cela n’était bien sûr que mon opinion. J’étais curieuse d’avoir le sien, à ce sujet sensible.

Je trempais à nouveau les lèvres dans mon Whisky Pur-Feu. J’étais pointilleuse. Il était bon, mais n’égalait pas celui du Manoir. Ma comparse sirotait sa Bierraubeurre, en tentant d’apaiser sa colère.
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