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[Maison victorienne Hawthorne] Home is where the heart is | Perseus

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Meredith Hawthorne

Meredith Hawthorne


COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

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MessageSujet: [Maison victorienne Hawthorne] Home is where the heart is | Perseus [Maison victorienne Hawthorne] Home is where the heart is | Perseus EmptyVen 15 Jan 2021 - 10:47

Une odeur de beurre et de noix grillées, flottait dans l’air ambiant.
C’était ce qui venait chatouiller le nez, de la belle blonde encore endormie en ce mercredi matin. Cole Bronson, -sorcier de son état-, était déjà aux fourneaux occupé à préparer la saveur sucrée demandée par le Parrain de sa chère patronne. L’ancien Serdaigle avait tenté la méthode moldue et s’était rapidement pris au jeu. Aimant par-dessus tout, feuilleter les pages d’un énorme livre de cuisine qu’il avait pu se procurer à la Librairie Stanford, à Londres. Passant inaperçu dans la société moldue, il était resté des heures dans les rayonnages consacrés à la cuisine et en était alors ressorti avec le livre pesant son poids, ouvert devant lui. A la page des sablés aux noix.

S’engloutissant dans un kimono fleuri, la demi-Vélane venait de faire une apparition dans la cuisine avec un petit sourire, satisfaite de l’odeur qui parvenait à emplir toute sa demeure victorienne. L’employé de maison, surveillait la cuisson, accroupi devant le four avec un sourire qui lui semblait satisfait. L’Écossais, tout en se relevant, s’essuya les mains dans un torchon se trouvant à proximité, ayant déjà repéré le parfum caractéristique de Meredith Hawthorne. Qui, se faisait une joie en ce jour, de recevoir son Parrain. Parrain, qu’elle n’avait plus vu depuis un temps. Se portait-il bien ? Avait-il des nouvelles prometteuses ? Elle languissait de le savoir, mais comme elle le connaissait bien, Monsieur Perseus Flint ne serait pas en retard. Ce qui était, au regard absinthe de la belle blonde, un trait de qualité qui devait exister chez chacun de ses congénères. Mais, elle devait se faire une raison : certains ou certaines n’étaient pas ainsi.

- Votre Parrain, ne va pas tarder Miss. Avait-dit Cole Bronson, qui avait déjà fait en sorte de dresser une table fleurie et savamment décorée pour prendre le thé. Dans le grand salon.
- On partage ce trait en commun, Cole. Mais, il est certain que je ne peux l’accueillir dans cette tenue. Ce serait une hérésie. Disait-elle, en souriant largement et repartant en sens inverse, pour se changer. Rapidement.

Nouvellement apprêtée, l’étudiante de l’EMS avait opté pour quelque chose de sensiblement naturel, un maquillage discret, une longue chevelure blonde relevée dans une queue de cheval haute et un ensemble d’intérieur. A la fois décontracté et témoignant d’un goût certain pour la mode. L’habit coordonné était d’une teinte rose pâle, ce qui donnait à Meredith Hawthorne un sentiment de douceur, alors que l’ancienne Serpentard pouvait être tout le contraire. Applaudissant copieusement, elle avait rejoint ce jeune homme qu’elle considérait comme un « frère », un « confident », celui-là même qui disposait les sablés aux noix sur des plateaux en argent. Ainsi qu’un service à thé. Un service fleuri aux teintes blanches et rosées, avec des arabesques et de l’or. Encore, quelque chose de raffiné et de soigné. A l’image de la fille unique de Fenella de Vermandois.

Silencieuse, elle attendait cet homme qu’elle considérait comme un père et dont l’avis avisé et éclairé compterait toujours pour la belle blonde. Réajustant, sa queue de cheval dans un geste d’ancrage et touchant ses nombreuses boucles d’oreilles, elle était prête. Prête à le recevoir, émue qu’il ait accepté. Malgré son emploi du temps chargé, mais dont il avait toujours une place pour sa filleule. Filleule qui allait le serrer fortement dans ses bras dès qu’il arriverait et qu’il aurait atteint sans encombre, le quartier de Westminster : là où se trouvait la demeure victorienne de Meredith Hawthorne. Celle, qu’elle avait eue pour ses dix-huit ans, trouvant alors une échappatoire pour ne plus rester avec sa Mère, la Comtesse. Sauf, que c’était cette même femme, qui lui en avait fait « cadeau ».

Extatique, la demi-Vélane savait qu’il allait arriver.
Et là, elle se jetterait à son cou. Parce qu’il lui importait.
Que Perseus Flint fût aimé par elle, et qu’elle ne pouvait le nier.
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Perseus Flint

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MANGEMORT
L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] Home is where the heart is | Perseus [Maison victorienne Hawthorne] Home is where the heart is | Perseus EmptyDim 31 Jan 2021 - 18:55

les gens avec lesquels Perseus Flint ne craignait pas de se montrer démonstratif se comptaient sur les doigts d'une main. Il les appelait parfois les "exceptions". Les exceptions à la règle. Il leur portait une affection toute particulière qu'il n'assumait pas toujours très bien. Et pourtant, il répondait positivement à chaque fois que sa filleule avait besoin de lui. Ce début d'année commençait bien si l'on considérait la sortie prochaine de son nouveau livre. Il préparait déjà le suivant. Il avait donc un planning chronométré à la minute près. Mais ce matin-là, il rendait visite à Meredith, sa filleule, qui vivait seule depuis sa sortie de Poudlard dans une grande maison victorienne. Il était conscient de la relation qui unissait la mère la fille et la raison qui avait poussé cette dernière à s'isoler dans cette résidence qui lui faisait face. Imposante. Immense. Difficile à entretenir. Un manoir en somme. Perseus n'occupait que le dernier étage de son hôtel particulier. Les autres étages étaient devenus des appartements pour ses employés. Ce qui lui retirait une belle épine du pied. Il aurait sans doute pu utiliser tout le bâtiment pour lui-même, mais cela supposait d'investir dans plus d'un employé de maison. Fort heureusement, Meredith en possédait un également : Cole. Un employé efficace de surcroit que Perseus avait appris à respecter et apprécier.

Il jeta un coup d'oeil à l'heure. Il lui restait cinq minutes, des minutes qu'il n'utilisa pas pour fumer. Il avait conscience que l'odeur de la cigarette - ou pire un cigare - pouvait importuner. Il ne faisait cet effort pour de très rares personnes. Il fallait croire que sa filleule méritait qu'il renonce à sa dose de nicotine. Lui qui en avait terriblement besoin pour affronter tout ce qu'il lui tombait dessus : les demandes pour ses livres, les requêtes de poison, les missions pour le seigneur des ténèbres, et la dernière addition à savoir, le casino. Sauf si l'on considérait Maximus comme le dernier soucis de son existence. Il laissa échapper un soupir d'exaspération comme pour chasser toute cette négativité. Ironique lorsqu'on l'on connaissait le cynisme du bonhomme. Il monta rapidement les marches qui le menèrent jusqu'au perron et il sonna. Presque aussitôt - il s'imaginait qu'on l'attendait - on lui ouvrit la porte. Il n'eut pas le temps de compter jusqu'à 10 que Meredith se dirigeait déjà ver lui pour le prendre dans ses bras. D'habitude peu tactile - voirre absolument pas - il se laissa faire let serra contre lui comme si elle avait sa fille. Il laissa même une main se poser sur le sommet du crâne de cette petite - tout le monde ou presque paraissait minuscule pour lui - jeune femme. Geste affectueux qu'il n'avait accordé qu'à sa soeur Briseis quelques années auparavant. Du coin de l'oeil, il aperçut Cole, le jeune garçon de 25 ans qui prenait soin d'elle lorsqu'il ne le pouvait pas. “Doucement, tu vas finir par m'achever.” Qu'il dit sur le ton de la plaisanterie. Perseus était solide, peut-être trop d'ailleurs. Il était comme de la mauvaise herbe. On avait beau l'arracher, elle repoussait toujours.

Lorsqu'elle se détacha de lui, il fit semblant de pouvoir respirer à nouveau. Mais trêve de plaisanterie. “Bonjour Cole.” Dit-il à l'attention du jeune garçon. D'une main, il tendit le sac qu'il avait apporté avec lui - imaginez bien qu'il n'était pas venu les mains vides - et de l'autre, il se débarrassa de son manteau. “Il y a plusieurs pour toi, Meredith, et pour toi aussi Cole.” Perseus avait une fortune si importante si l'on considérait son héritage, ses anciennes paies de son temps de journalisme, les ventes de ses livres, ses poisons qu'il vendait à des prix exorbitants - et quelques investissement ici et là. “Je vous laisserai découvrir cela plus tard.” Il n'était pas exactement certain de vouloir imposer sa présence lorsqu'ils découvriraient ce qu'il avait bien pu leur trouver. Il reporta son attention sur sa filleule et lui demanda avec une douceur rare et un enthousiasme qui lui était presque étranger : “Dis moi ce qu'il y a de nouveau dans ta vie.

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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] Home is where the heart is | Perseus [Maison victorienne Hawthorne] Home is where the heart is | Perseus EmptyMer 3 Fév 2021 - 13:20

Il était enfin là.
Perseus Flint, allait faire plaisir à sa filleule en se trouvant chez elle à cet instant précis. Une dernière œillade silencieuse à Cole Bronson, -toujours en retrait-, une queue de cheval impeccablement structurée et un habit d’intérieur sans aucun pli, elle venait d’entendre la sonnette. Il ne fallut attendre au Parrain que quelques secondes, avant que la tête blonde de sa filleule se présente à la porte d’entrée. Cole, quant à lui, répondit simplement par un regard à la présence de cet homme toujours impeccablement habillé et pétri des plus belles manières. L’Écossais appréciait cet homme, qui avait sous son aile sa jeune patronne. Et qui, sans même prononcer quelques mots pouvait se targuer d’avoir son respect et son affection.

La belle blonde quant à elle, n’offrit pas à son Parrain l’occasion de rentrer dans sa demeure. L’enlaçant fortement sur le pas de la porte. Car, ce grand homme autant par l’esprit que par la taille lui avait sensiblement manqué. Meredith Hawthorne se savait alors aimée et privilégiée, l’Auteur à succès ne distillant ses gestes de tendresse et de dévouement, qu’à peu de personnes en ce monde. La preuve en était la main douce, posée sur le haut de la longue chevelure blonde. Blottie contre la silhouette rassurante du sorcier au sang-pur, la demi-Vélane souriait. S’octroyant même un court instant où, son regard absinthe s’était clos. Pour en apprécier le moment à sa juste valeur.

Meredith Hawhtorne esquissa un sourire, bientôt suivi par un rire franc, quand son Parrain sortit une tirade digne des plus grands dramaturges de l’Antiquité. Toujours accrochée à lui, elle le regardait de ses prunelles à la couleur d’absinthe pure où brillait une lueur d’amour véritable et d’intense respect.

- Ne dis pas de telles bêtises. Avait-elle dit sur un ton doux avant de se désolidariser de leur étreinte, presque à contrecœur. Un petit rire s’en suivit quand l’aspirante Auror entendit le petit manège orchestré par son Parrain.

Parrain, dont elle se décala de quelques pas de l’embrasure de la porte, pour le laisser entrer. Et ainsi, refermer gracieusement la lourde porte d’entrée derrière lui. Chose faite, Meredith Hawthorne l’écoutait s’adresser à Cole, qui, respectueusement lui offrit une révérence en se courbant avec l’humilité propre à son rang d’employé modèle.

- Monsieur Flint, bonjour. S’était permis de répondre le jeune homme en posant son regard bleu-gris sur le Parrain de Meredith Hawthorne. Cela me touche, vous n’auriez pas dû. Hésitant, Cole Bronson prit tout de même entre ses mains le sac qui lui était tendu.

Et s’en alla le mettre en lieu sûr. Car selon l’avis de celui qui l’avait apporté, tous deux verraient bien plus tard de quoi il pourrait en retourner. Ayant accroché son manteau au porte-manteau à l’entrée prévu à ce seul effet, la fille unique de la Comtesse de Vermandois se saisit rapidement du bras de son Parrain, pour l’attirer avec elle, jusqu’au grand salon. Le faisant asseoir sur le canapé, prenant place à son côté. Tandis que Cole Bronson s’affairait pour les derniers préparatifs en cuisine, disposant sur un plateau d’argent, la théière au thé savamment infusé. Les tasses et leurs sous-tasses décorées et assorties. Des viennoiseries à l’odeur gourmande et typiquement française et surtout, ce que l’Auteur à succès avait demandé : des sablés aux noix.

Avec un petit sourire distingué, l’Écossais arriva à la hauteur de Meredith Hawthorne et de Perseus Flint, pour y déposer le plateau d’argent. Une tasse fleurie devant l’invité et son hôtesse, qu’il se plut à servir. D’un geste adroit et délicat, il vint y verser le breuvage brûlant et ambré.

- Je vous laisse goûter mon sablé aux noix, Monsieur Flint. J’ose espérer qu’il sera à votre goût. S’était incliné Cole Bronson avant de disparaître doucement, mais n’étant jamais bien loin.

Quant à la filleule, qui prit précautionneusement la tasse fleurie et légèrement chaude, entre ses fins doigts, il était grand temps de converser. Avec cet homme illustre qui lui avait tellement manqué.

- Si je te dis qu’en ce moment je suis assez fatiguée, tu vas t’inquiéter. Avait-elle commencé avec l’ombre d’un sourire. Dernièrement, j’ai répondu à une offre d’emploi, pour un artiste en vogue. Je ne sais pas si tu le connais. Il se prénomme Ronan Malone.

Les détails viendraient après.
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Perseus Flint

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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] Home is where the heart is | Perseus [Maison victorienne Hawthorne] Home is where the heart is | Perseus EmptyJeu 18 Fév 2021 - 20:51

Le respect de Perseus Flint se gagnait. Non il fallait le mériter pour l'obtenir. Inutile de le flatter, d'essayer de l'acheter. Oh ça non. Il détestait par dessus tout qu'on essaie de lui plaire juste pour avoir quelque chose de lui. Evidemment, il avait suffi à Meredith de simplement exister et de grandir pour qu'il lui accorde son affection éternelle. A vrai dire, sans se l'avouer peut-être, elle était en quelques sortes la fille qu'il n'aurait jamais. Quant à son employé de maison, Cole Bronson, c'était sa loyauté, son savoir faire, sa volonté de bien faire qui avaient attiré son attention et son respect. De plus, il veillait sur sa filleule. Que demander de plus ? “Je crois, Cole, que tu mérites tout à fait qu'on t'offre certaines choses de temps en temps. ” Pour ses différents services rendus à sa patronne. Puis... Il devait reconnaître que la présence du jeune homme dans cette grande maison aidait également Meredith. Il n'était pas réellement certain que sa filleule était capable de gérer aussi bien la solitude que lui. Non pas qu'elle soit moins forte que lui... mais bien parce qu'elle était "meilleure" que lui en un sens. Plus humaine. Plus aimante aussi avec des principes moins tordus que lui. Elle ne pliait pas sa morale à ses actions, mais bien ses actions à sa morale. Ce qui était bien différent de l'auteur. Il en était parfaitement conscient. Dans le fond de son cœur, il n'approuvait pas tellement son choix de carrière. Elle méritait mieux que de travailler pour les branquignols du ministère. Mais d'un autre côté, elle parviendrait peut-être à changer les choses. Allez savoir. Donc c'était bien de la fierté qu'il ressentait à son encontre.

Dans tous les cas, il suivit silencieusement cette dernière jusqu'au grand salon. Il ne s'était jamais demandé comment Fenella avait obtenu cette maison. Une comtesse détenait forcément un nombre incalculable de gallions. Pourquoi et comment il était devenu son ami ? Il avait toujours eu un plus grand respect pour la gent féminine que pour ses compères masculins. Il détestait son père, méprisait son frère - quoique ce dernier semblait s'améliorer ces derniers - et n'avait eu aucun problème avec le fait que sa propre sœur avait tué son mari pour être libérée de son emprise. Non la véritable question à se poser, c'était plutôt pourquoi Fenella appréciait Perseus ? Mais il choisit de ne pas se focaliser sur la question pour le moment, la fille de cette dernière étant juste à côté d'elle alors que Cole disposait la vaisselle sur la table basse pour le thé. Il ne faisait aucun doute qu'en terme de décoration Meredith avait plus de goût que lui. Perseus lui restait dans le sobre. Il y avait bien quelques petites personnelles ici et là. Mais il n'avait jamais pris la peine de vraiment s'impliquer dans l'aménagement de son appartement, son hôtel particulier encore moi. Il avait fait le choix de laisser ces choses à ses employés qui logeaient dans les étages inférieurs. “Je n'en doute pas. ” Dit-il simplement.

Il ne fut guère surpris lorsqu'elle avoua être fatiguée. A vrai dire avec tout le travail qu'elle amassait en tant qu'étudiante et présidente du BDE, il comprenait très bien pourquoi elle était épuisée. Il aurait sûrement souhaité qu'elle ne se donne pas autant de mal pour atteindre l'excellence. Mais ce serait là l'hypocrisie à l'état pur... Lui qui investissait son temps dans diverses tâches sans se plaindre. Ce qui le fit hausser un sourcil ce fut la nouvelle qu'elle lui annonça. Ronan Malone ? Ce peintre là ? Celui de la galerie ? Par Morgane, pourquoi avait-il fallu qu'elle s'intéresse à cette annonce précise sur toutes celles qui existaient ? Pour sa part, Perseus se fichait bien de ce monsieur. Sa sensibilité à l'art était extrêmement importante sur certains sujets, et particulièrement dérisoire sur d'autres. La peinture n'avait jamais réellement touché son âme. Et il s'en portait très bien. “Je ai entendu parler oui. Le peintre américain fraichement arrivé.” Il n'avait pas d'opinion particulier sur cet homme et ne s'en ferait sans doute jamais sauf si sa filleule venait à lui dire des choses sur son compte. Certains sang purs le qualifiaient de parvenu. Cela ne l'étonnait guère. Il connaissait cette société élitiste par cœur pour en faire partie depuis sa plus tendre enfance et n'en avoir jamais réchappé. D'autres clamaient haut et fort qu'il avait le talent de Michel Ange. “En quoi consiste le poste exactement ? ” Oh qu'il détestait déjà l'idée qui s'imposait à son esprit. A tous les coups, elle allait lui servir de secrétaire ou d'assistante. Lui-même en avait cherché une. Et il avait trouvé la perle rare. Oh ça oui. Et il la payait bien.

Après avoir une gorgée du thé chaud qui avait été aimablement servi par l'employé de maison de sa filleule, il reposa la tasse sur la table et porta son attention sur elle. Il l'observa un instant comme s'il essayait de savoir quelle avait été la suite de cet appel d'offre. Oh mais il savait sans doute déjà ce qu'il en avait découlé. Il fallait vraiment être stupide pour refuser Meredith comme employée. “Si tu te rends compte que le poste n'est pas à la hauteur de tes attentes ou qu'il te traite mal...” Il marqua une pause volontairement. Il ne souhaitait en aucune façon lui donner l'impression qu'il ne lui faisait pas confiance. Bien au contraire. Il avait parfaitement conscience qu'elle serait capable de compléter un agenda etc. Il savait aussi qu'elle avait la volonté pour supporter le caractère le plus difficile. “Tu n'as qu'à m'en parler et je t'offre un emploi où tes compétences et qualités ne seront pas gâchées, d'accord ? Si jamais tu es déçue, saches que tu n'as qu'à demander.” Ce n'était pas de Meredith qu'il doutait, mais bien de Ronan. Il était l'inconnue "x" dans l'opération. Certainement pas sa filleule. “C'est tout à ton honneur de vouloir faire tes preuves par toi-même. Mais je ne cesserai jamais de te répéter de ne jamais te contenter de moins que ce que tu mérites. ” Il ne parlait pas de son don de demi-vélane, mais bel et bien de son intelligence. Car s'il y avait bien une chose que Perseus Flint pronait avant toute chose, c'était l'esprit.

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Meredith Hawthorne

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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] Home is where the heart is | Perseus [Maison victorienne Hawthorne] Home is where the heart is | Perseus EmptySam 20 Fév 2021 - 15:33

Cole Bronson avait de l’admiration pour Perseus Flint.
Ce grand homme à l’esprit aussi impeccable que ses écrits. Et, qui vouait dans l’employé de maison au talent irréprochable, un respect sans failles. En effet, l’Écossais s’occupait de la tenue de la maison victorienne de Meredith Hawthorne sans sourciller, ni faillir à sa tâche. Homme de principes, il avait brillé par son entretien passé avec la belle blonde, qui avait su déceler en lui une perle rare. Doux et attentionné, avec un avis pour le moins éclairé, Cole Bronson était ce que la demi-Vélane considérait le plus comme étant un ami proche. Celui qui aspirait à une carrière artistique, n’était pas seulement un bon cuisinier, ni un bon majordome. Il était un confident. Excellent dans ce rôle. Et, c’était pour cela que l’Auteur à succès lui apportait toute sa considération. La preuve en était les présents apportés par ce dernier, à Cole Bronson. Qui en était à la fois flatté et gêné.

- Merci, Monsieur Flint. Mais, je n’en mérite pas tant. Avait répété, l’Écossais avec toujours ce petit sourire présent sur ses lèvres fines, avant de disparaitre préparer le reste pour le thé.

Affairé en cuisine, il mettait tout en œuvre pour offrir au Parrain de sa patronne, la meilleure hospitalité possible. La belle blonde portait dans son cœur cet homme qui lui était d’une réelle importance. Si l’on croyait la façon, dont elle avait accueilli sa réponse positive. Se jetant dans les bras du pauvre employé de maison, qui occupé à la préparation d’un cake aux fruits confits, avait failli lâcher son saladier. Saladier, qui était rempli de pâte collante, qu’un index manucuré de rouge bordeaux avait rapidement goûté. Immédiatement, Meredith Hawthorne avait demandé à Cole Bronson, de faire la meilleure recette de sablés aux noix, qu’il puisse exister. Et, mû par toujours ce sentiment de bien faire : il s’était attelé à la tâche. Sans nulle surprise.

- Vous me ferez parvenir votre avis, Monsieur Flint. Avait mentionné le jeune homme qui venait de déposer, sa recette qu’il considérait comme parfaite. Après de nombreux essais.

S’éclipsant momentanément, il était toujours non loin de sa délicieuse patronne. De toute manière, il arriverait même avant que cette dernière ne vienne à le faire mander. La relation de confiance était ainsi faite. Il comprenait. Même sans paroles, il savait. Et, cette matinée à prendre le thé, ne ferait nullement exception dans son quotidien. Assise à côté de son Parrain, sa filleule était plus qu’heureuse. Il lui avait manqué. Ce grand homme, qui avait accepté son existence avec une certaine facilité, lui avait manqué. Avec ce ton doux, inhérent à la confidence, Meredith Hawthorne avait mentionné Ronan Malone et l’emploi pour lequel, elle avait postulé et obtenu un entretien. Un entretien qui s’était déjà soldé avec quinze minutes de retard. La faute pure et simple à cet Artiste irrévérencieux et capricieux.

- Oui, c’est bien de lui dont il s’agit Parrain. Avait-elle dit, avec un petit sourire, s’attendant rapidement à ce qu’il lui demande en quoi l’emploi consistait. Je serais son Assistante personnelle. Répondre à ses courriers, autant professionnels que personnels. Et surtout, faire la Cerbère à garder son Atelier, pour que sa créativité n’en soit pas affectée. Et aussi, lui lire son courrier qu’il jugera important : une fois le matin et une fois le soir. Elle avait terminé son laïus, tout en fixant son Parrain de son regard vert couleur d’absinthe.

Comme elle pouvait s’en douter, Perseus Flint était à la mesure de son rôle de Parrain. N’hésitant pas à la mettre en garde. Si le poste pourvu par la demi-Vélane, n’était pas à la hauteur de ses attentes, elle pourrait sûrement compter sur l’Auteur à succès et sur ses relations. Reposant sa tasse de thé, sur sa soucoupe fleurie et assortie, la tête blonde de l’aspirante Auror vint se poser tout naturellement sur l’épaule protectrice de cet homme. Qu’elle aimait plus que tout. Et qui était, d’une importance capitale à ses yeux. Fenella de Vermandois, avait fait le bon choix en optant pour cet homme pour qui l’Esprit surpassait le reste. La bouche rouge embrassa doucement la joue de cette figure « paternelle », avec amour et tendresse.

- Merci Parrain. Je te tiendrais au courant, de toute manière. Et, si cela ne va pas avec Monsieur Malone, je viendrais vers toi. Mais, je n’ai pas envie de t’embêter, tu sais. Une petite pause. Même, si je le sais. Tu le feras de bon cœur.

Les dernières paroles ébranlèrent Meredith Hawthorne, qui, le regard absinthe voilé, ne put que serrer fortement Perseus Flint dans ses bras. Il avait pour elle, cette affection si particulière qu’il offrait à peu de monde. La demi-Vélane se savait privilégiée, par ce fait. Resserrant son corps, contre celui de cet homme si tutélaire, elle se sentait merveilleusement bien. Relevant son regard vert absinthe vers lui, le sourire était revenu sur les lèvres vermeille.

- Je t’aime Parrain. Merci. Et lui, comment allait-il ? Et toi Parrain, comment te portes-tu ? Tu vas bien ? Tu te reposes assez ? Briseis, comment va-t-elle ? Et, Maximus ?

Elle l’assommait sûrement de questions.
Allait-elle, lui parler de son tutoré envers qui, elle portait un Amour irraisonné ?
Ça arriverait. Mais, pas tout de suite.
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Perseus Flint

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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] Home is where the heart is | Perseus [Maison victorienne Hawthorne] Home is where the heart is | Perseus EmptyMar 23 Fév 2021 - 6:59

Perseus ne doutait pas de la valeur du travail de Cole. Il avait appris très tôt à reconnaître un travail bien fait, à différencier la qualité de la quantité. Beaucoup d'employés de maison tendaient à tomber dans l'excès, confondre le nombre avec ce qu'il fallait. L'auteur n'aimait pas dépendre de quelqu'un d'autre pour exister, pour préparer sa nourriture et ses repas. Liam, et que Morgane lui en soit témoin, ne faisait que le ménage dans le penthouse du sorcier et rien que cela relevait du miracle. Il était cependant satisfait que sa filleule ait trouvé une personne de confiance en son majordome. De telles perles, on n'en trouvait que très rarement. Et croyez bien qu'il pesait ses mots en la présence du jeune homme, et de manière générale en vérité, lorsqu'il daignait faire un compliment ou du moins un début. Depuis quand Perseus n'avait-il pas flatté l'égo de quelqu'un en chantant ses louanges ? Des mois peut-être. Il pensait que c'était la rareté qui donnait tout son poids à de tels propos. Il fallait le plus souvent accompagner le geste à la parole. Car dans le fond ce dont les gens se souvenaient, ce n'était pas les mots mais bien les actes. Il ne traitait pas Cole comme de la merde, oh ça non. Il traitait sa filleule avec toute l'affection et le respect qu'elle méritait. Il faisait preuve de compréhension et d'écoute lorsqu'elle lui parlait. Et parfois même - en vérité "souvent" serait un mot plus approprié - il lui prodiguait des conseils. Non pas parce qu'il ne lui faisait pas confiance pour mener sa barque convenablement, mais bien parce qu'il tenait à elle. Il ne faisait pas de tels efforts avec son propre frère en vérité. Et pourtant, ce dernier rêverait d'en obtenir.

Et alors qu'elle parlait de cet artiste en vogue, nommé Ronan Malone, Perseus buvait quelques gorgées de son thé. Il en prenait réellement par habitude et coutume que par gout. Cela ne signifiait pas pourtant qu'il n'aimait pas cela, mais c'était boire de l'eau chaude un peu aromatisée. Il écoutait avec attention ce qu'elle disait, les missions qu'elle énumérait lui paraissaient plutôt logiques, mais une expression le fit tiquer. “Faire le Cerbère ? Il a utilisé cette expression ?” Ne voulait-il pas plutôt un chien de garde ? Ce serait plus simple que d'employer une étudiante avec un emploi du temps déjà bien chargé et de la forcer à travailler matin et soir. Perseus ne répondait pas toujours aux lettres et ne demandait pas à Ambre de le faire. Elle gérait son agenda et ses rendez-vous et au pire son courrier professionnel. Si Perseus recevait des lettres plus personnelles, il prenait sa plume et écrivait lui-même. En tout cas, le nouvel employeur de sa filleule devait être extrêmement occupé pour prétendre d'avoir besoin d'une telle employée. Il choisit de ne pas remettre en cause cette question. “Quand commences-tu ? ” Demanda-t-il d'un ton concerné. Il avait imaginé mieux pour l'adolescente qu'il considérait - sans l'admettre - comme la fille qu'il n'aurait jamais. Mais si elle souhaitait exercer ce poste le temps de quelques mois voire d'une année, il n'allait rien faire pour l'en empêcher. Ce n'était certainement pas pour le salaire ou la gloire qu'elle cherchait à être l'assistante de cet homme. Le rapprochement avec l'art peut-être ? Elle avait ça dans le sang, ça il n'en doutait pas une seconde puisque sa grand-mère était une star du cinéma sorcier. Une forme de défi ? Il penchait aussi pour cette possibilité. A moins que ce ne soit un mélange des deux.

Meredith avait toujours aimante et tactile. Lorsqu'elle aimait quelqu'un cela se voyait. Lorsqu'elle détestait quelqu'un, il le ressentait aussi. Il était bien conscient des relations qui liaient la mère et la fille. Et on ne pouvait les qualifier autrement que "tensions". “C'est tout ce que j'espérais entendre. Tout ce qui m'importe c'est que tu saches que tu peux compter sur moi si jamais tu en as besoin. ” Des relations, il en possédait un certain nombre. Il lui suffisait de demander à une personne ou deux et il obtiendrait sans nul doute un poste dans l'après-midi. C'était un avantage non négligeable de son réseau et de l'influence que lui procurait son nom de famille et son succès. Il savait que "Flint" accolé à Perseus lui ouvrait forcément de multiples portes, mais un mot de sa part, et Meredith avait mieux qu'un poste d'assistante. Mais si c'était ce qu'elle souhaitait, qui était-il pour lui imposer un autre point de vue, une autre méthode et surtout un autre job étudiant ? Il se contentait de lui présenter les possibilités, elle en faisait bien ce qu'elle en voulait. Plus tard, elle s'inquiéta de sa santé, mais aussi celle de sa sœur Briseis et même de son chien, Maximus. Tant de questions en si peu de temps. Il devait à présenter synthétiser. Voilà une tâche ardue. “Ne t'inquiète dont pas pour moi. Je suis comme de la mauvaise herbe, tu auras à me supporter encore bien longtemps.” Evidemment, il faisait de l'humour. Il n'allait tout de même pas lui expliquer que la combinaison des livres, de la fabrication de poisons et la gestion des comptes du casino lui paraissait parfois exténuante. De toute façon, Perseus Flint n'avait pas eu de vraie vie à lui depuis longtemps. Et il ne cherchait plus vraiment à l'obtenir. “Briseis se porte bien. Elle est gérante d'une librairie maintenant. Autant te dire qu'elle est aux anges.” Et il était fier de sa sœur. Oh ça il était fier. Cela le crispait de ne pas pouvoir le dire à voix haute. Il se contentait donc de le penser et de le partager à quelques personnes. “Quant à Maximus, ma foi, il va bien. Il a pris ses aises à l'appartement, sois en certaine. Tu pourras venir le voir si tu veux.” Un chiot ne se plaindrait jamais d'avoir de la charmante compagnie. Surtout s'il s'agissait d'une personne qui le chouchouterait le temps de quelques heures. Ah il pouvait déjà imaginer la scène. Et ce sans le moindre effort. “Mais ta vie est sans doute plus trépidante que la mienne.” Oh cela ne faisait aucun doute. Il était auteur, toutes ses journées se ressemblaient...

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