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Amie, prenons un peu le large w/ Sinistra

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Hermes Nott

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L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

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MessageSujet: Amie, prenons un peu le large w/ Sinistra Amie, prenons un peu le large w/ Sinistra EmptyDim 24 Jan 2021 - 22:32

Les embruns berçaient doucement le bateau, alors qu’autour, tout n’était que silence.

Le soleil colorait un peu plus sa peau déjà halée, privilège de ceux qui pouvaient se permettre de disparaître quelques semaines de Londres sans avoir à prévenir qui que ce soit. Le visage tourné vers l’astre, yeux clos, un étrange sourire flottait sur ses lèvres alors qu’il se délectait de l’instant, allongé à même le pont du voilier. C’était que sa charmante compagne du jour occupait déjà le confortable transat. Pas une seconde son regard ne se perdit sur ses courbes. Pas une, non. Au moins pouvait-elle se vanter de voir en Hermes un ami sincère, qui s’intéressait plus à ce qu’elle avait dans la tête qu’à son corps. Non vraiment, tout ça était bien joli mais cela le laissait autant de marbre que si elle avait été une statue grecque.

« Le Pacifique est décidément le plus beau des océans. » C’est qu’il les avait tous parcourus, et aucun ne lui avait dévoilé une mer aussi bleue, des eaux aussi profondes. Et dire qu’autrefois, la simple idée de nager le rendait malade à vomir par-dessus bord. Mais il avait combattu sa peur, comme il l’avait toujours fait. Et parcourait désormais le globe, le vent dans les voiles. Mais la solitude se faisant trop forte ces derniers jours, il avait convié Sinistra à le rejoindre alors qu’il faisait escale au Mexique, l’emmenant avec lui au milieu de nulle part, là où elle pourrait enfin goûter au repos bien mérité que son imbécile d’elfe avait troublé ces derniers temps. Décidément, si même les esclaves étaient sources de problèmes, où allait le monde ? « Je n’en reviens toujours pas que ton elfette ait pondu un être frippé. J’espère que le parquet n’en a pas souffert. » Déjà qu’imaginer l’accouchement d’un être humain le répugnait, alors celui d’une créature aussi hideuse…  « Certes, c’est de la main d’oeuvre gratuite mais tout de même. » Hermes ressentait un plaisir insolent à pouvoir enfin discuter avec quelqu’un, après des jours entiers de solitude. Et surtout, à pouvoir discuter de ce qu’il pensait vraiment, loin de Londres et des oreilles ennemies qui attendaient de lui qu’il soit le parfait allié. Mentir l’avait épuisé, raison de plus pour s’enfuir un peu. Mais ses bêtes lui manquaient. Londres aussi, c’était un fait. « Nous leur offrons un toit, un travail, un but dans la vie, et voilà qu’ils osent t’encombrer d’une bouche de plus à nourrir. » Il se redressa sur les coudes, le soleil se reflétant sur son t-shirt blanc, et faisant ressortir plus que jamais la marque sombre à son bras. « Leur ingratitude me révoltera toujours. »

D’un geste las de sa baguette, Hermes envoûta deux verres posés un peu plus loin, qui s’emplirent d’un liquide violine - cocktail découvert sur les cotes mexicaines. En société, il se serait abstenu de s’enivrer en plein milieu de l’après-midi mais ici, il n’y avait bien que les mouettes qui pourraient les juger. D’un mouvement délicat, il tendit le verre absolument hors de prix à Sinistra. « Trinquons à ces vacances bien méritées. » Le cristal tinta, son oh combien agréable, et les lèvres du sang-pur se teintèrent d’une couleur violette surprenante alors qu’il goûtait à la mixture. « Alors, qu’ai-je donc raté à Londres ? De quel affreux scandale la haute société nous a-t’elle encore gratifié ? » S’il y avait bien quelqu’un qui pouvait répondre à cette question, c’était Sinistra Lowe.


Dernière édition par Hermes Nott le Sam 27 Fév 2021 - 20:20, édité 1 fois
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Sinistra Lowe

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La méchanceté s'apprend sans maître.

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MessageSujet: Re: Amie, prenons un peu le large w/ Sinistra Amie, prenons un peu le large w/ Sinistra EmptyDim 14 Fév 2021 - 23:03

Profiter d'une vie pleine de luxure et de gallions, telle était la destinée de Sinistra. Loin de Londres et de ses affres, loin de son épouvantable époux, loin d'Octavius également - et son cœur saignait tout de même à cette pensée parce qu'il lui manquait toujours lorsqu'il n'était pas là - la belle manoise pouvait profiter un peu du Pacifique, de l'air marin, du chant de la mer. Allongée sur le transat, Sinistra laissait sa peau d'albâtre prendre délicatement le soleil. Elle avait étalé dessus une mixture magique qui lui permettrait de bronzer avec délicatesse. Protéger sa peau des coups de soleil, elle en était la spécialiste. Silencieuse, car la jeune femme ne parlait pas pour rien, elle écouta avec tranquillité les paroles de son ami de toujours. Hermes avait toujours eu une place particulière dans son coeur, c'était ainsi. Ils se comprenaient à leur manière, se jugeaient mais silencieusement et toléraient cela, en plus de ça. Elle eut un rire un peu mauvais lorsque son compagnon insulta Libellule. Oh elle aimait son elfe, mais vraiment, copuler si vulgairement pour accoucher n'était pas quelque chose à laquelle elle était préparée. « Sur le parquet ? Enfin Hermes, elle a bien gentiment mis bas dans sa tanière. L'odeur était si épouvantable que j'ai cru plusieurs fois défaillir » - jamais Sinistra n'avait été plus honnête. L'odeur, ciel, l'odeur. « De quoi se vacciner d'accoucher un jour, je te le dis ». Elle fit un geste dédaigneux de son index parfaitement manucuré. « Tu permets ? » lui demanda-t-elle sans aucune gêne en désignant le haut de son maillot. Ni une, ni deux, de sa main experte, elle le dégrafa pour exposer tranquillement ses seins au soleil mexicain. Un léger soupir s'échappa des lèvres de la belle manoise. Il n'y avait pas à dire, ressentir le soleil dessus faisait terriblement du bien.

Encore un avantage à être amie avec Hermes. Elle connaissait ses goûts - ou absence de goût en l'occurrence - et c'était très bien comme cela. Enfin un homme qu'elle n'avait pas à séduire et qui ne lui parlait pas en louchant dans son décolleté. Au final, il pouvait même voir ses formes purement féminines, s'il n'était pas chanceux ! Sinistra hocha la tête d'un air tout aussi désolé que lui. « Je déteste l'ingratitude Hermes » confia pensivement Sinistra, « et le respect, surtout envers les gens comme nous, se perd... ». Elle eut un frisson désagréable. « J'ai été insultée sur le Chemin de Traverse » fit-elle du bout des lèvres, « te rends-tu compte ? ». La manoise avait très mal vécu l'injure parce qu'elle était celle qui avait l'habitude de les distribuer. On ne lui donnait plus la place à laquelle elle avait le droit par son sang-pur. Et elle était purement et simplement révoltée. Elle s'était même dit qu'au bras d'un homme comme Hermes, l'insolent n'aurait pas vécu assez longtemps pour qu'elle se souvienne de lui. Mais hélas, ce jour-là, elle avait été seule, seule face à la haine.Ses yeux noisettes suivirent du regard le mouvement élégant de baguette de son ami et se saisit gentiment du cocktail en hochant la tête : « Merci mon ami ». Sinistra but une belle gorgée et se passa la langue sur ses lèvres pour profiter totalement du goût délicat qui s'étendait sur ses papilles. La question d'Hermes avait le mérite d'être posée. « Mm. Te souviens-tu d'un Carrow qui était souvent taxé de traître à son sang, ancien Gryffondor ? Basilius je crois... Eh bien, il est mort ! » - réjouissante nouvelle, en réalité Sinistra n'en avait rien à faire - « parait-il que Morfin était ravi... Certains disent qu'il est responsable ». Elle avait presque chuchoté cela en tapotant l'avant-bras marqué d'un serpent noir : « Sinon... Ah oui, La matriarche Yaxley, tu sais, celle qui est aussi vieille que le dernier fossile retrouvé sur l'Île de Man...? Elle a fêté son anniversaire, probablement le centième ». La sorcière secoua la tête d'un air presque désolé. L'autrice reprit une gorgée du cocktail et demanda : « Quand donc reviendras-tu ? Les réceptions se font lasses et longues sans ta présence ».


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MessageSujet: Re: Amie, prenons un peu le large w/ Sinistra Amie, prenons un peu le large w/ Sinistra EmptyJeu 18 Fév 2021 - 16:02

Petite perle précieuse au coeur d’un écrin des plus ravissants.

Le détail olfactif apporté par Sinistra lui arracha un sourire amusé. C’est qu’il n’osait imaginer la répugnante scène se tenir au sein du manoir Selwyn, sous les yeux effarée de son amie qui n’avait pas tellement pour habitude de se salir les mains - à défaut du reste. En cela, les deux sang-purs étaient bien différents. Hermes avait déjà aidé à mettre bas des centaines de poulains, n’osant parfois confier la tâche à ses lads trop rustres qui n’imaginaient pas l’argent que pouvait représenter le frêle être qui s’apprêtait à voir le jour. Mais voilà, ses chevaux possédaient le caractère noble qui manquait affreusement à ces être inférieurs qui avaient au moins la chance de pouvoir servir des sorciers émérites. Distinction qui, bien sûr, ne se cantonnait pas aux simples bêtes, cela allait de soi. « Ma pauvre Sinistra... Gageons qu’elle ait retenu la leçon et qu’elle reste désormais à sa place. Se faire engrosser ne fait tout de même pas partie de ses obligations. » Mais peut-être était-ce différent pour Sinistra, se fit-il la remarque sans la formaliser. Un jour, son odieux mari demanderait sans doute à ce qu’elle lui donne un héritier. Et même s’il ne pouvait que comprendre et approuver un tel raisonnement, Ulysse Selwyn faisait partie de ces sang-purs qui ne méritaient pas de se reproduire, malgré un capital génétique impeccable. Non, Ulysse Selwyn méritait la mort, et viendrait le jour où elle s’abattrait sur lui sans qu’il ne s’y attende. Hermes s’en était fait la promesse silencieuse la première fois qu’il avait vu les résidus de sa colère sur ce corps splendide qui ne l’intéressait pas. A peine s’il hocha la tête pour lui signifier qu’elle pouvait se laisser aller à un peu d’impudeur. Quelle importance ?

L’épisode que lui conta l’écrivaine lui fit lâcher un soupir sec, instinctif. Ce genre de scènes se faisaient trop fréquentes, preuve s’il en fallait qu’il était désormais temps de reprendre ce qui leur était dû. Le respect, oui, comme elle le disait si bien. « Cet immonde bâtard en payera bientôt le prix, je te l’assure. » Il avait été jusqu’à prononcer le circonflexe, pour appuyer la force de son dédain, son dégoût. D’un geste doux, il lui baisa la main du bout des lèvres. « Tu as décidément eu des journées bien difficiles. » Le moment fut donc parfait pour trinquer à ces vacances improvisées. Le long voyage d’Hermes s’achevait enfin, et il savourait encore un peu le calme avant la tempête des affres de la vie londonienne. Ses affaires aux quatre coins du monde étaient bouclées, son cinéma d’orphelin éploré pouvait tranquillement se terminer. Il allait pouvoir retrouver sa place, et enfin mettre à exécution ce plan qu’il peaufinait depuis de bien longs mois désormais.

Même si les rumeurs lui étaient parvenues par voie aérienne et ailée, Hermes apprécia la petite mise à jour. Ainsi donc, Basilius Carrow n’était plus. Voilà qui n’était pas tellement une surprise, à dire vrai, quand on connaissait le tempérament de Morfin. « J’espère qu’il n’a pas trop souffert… » Son ton était si peu concerné que son indifférence était tout à fait transparente. Si Morfin était responsable, alors il y avait fort à parier que ce cher Basilius n’avait pas eu une fin tranquille, loin de là. Le politicien avait des méthodes qu’il jugeait fort inspirantes, bien qu’Hermes soit beaucoup plus créatif en matière de châtiment. Il fallait qu’ils apprennent une leçon avant de mourir, c’était là la moindre des choses. Puis, la mention du dinosaure Yaxley le fit rire. « Ciel ! Il semblerait que j’ai raté la fête de l’année. » Il avait reçu l’invitation, et l’avait dédaignée, lui pourtant si enclin à évoluer au sein des mondanités. Navré, chère matriarche Yaxley, mais il avait des parents à pleurer. L’excuse était toute trouvée.

La voile claqua un peu plus haut, étalant son ombre sur leurs corps qui réclamaient le soleil. D’un bond agile, Hermes se leva pour aller remédier à ce problème, tirant sur un cordage tel le marin aguerri qu’il était. La douce remarque de Sinistra aurait pu l’émouvoir, si seulement il y avait eu un coeur à attendrir. « Le temps de ramener cette beauté au port, et je reviens à ton bras. Les soirées me manquent presque autant que toi. » C’était sincère, en vérité. Hermes aimait le monde, aimait être au centre de certaines attentions derrière sa toute fausse modestie. Cela ne faisait que le rendre plus sympathique d’ailleurs, merveilleuse chose qu’était l’esprit des faibles humains. Et, autant qu’il le pouvait, Hermes aimait Sinistra. C’était d’ailleurs la seule personne qui aurait pu s’en vanter.

Le mouvement de la voile fit reparaître le soleil sur sa peau d’albâtre, dévoilant au passage une marque que le tissu cachait encore quelques minutes plus tôt. Se rapprochant d’elle, il s’assit tout au bord du transat qu’il lui laissait volontiers, frôlant du bout de ses doigts bien chastes la peau chaude à la naissance de son sein gauche, sous la marque. Le violet lui allait mieux aux lèvres qu’ici. Et si la violence était une compagne qu’il appréciait, les choses étaient bien différentes cette fois. Pour quelqu’un comme lui qui méprisait l’entièreté de l’humanité, il était bien difficile de tolérer qu’on s’en prenne à la seule personne ou presque qui comptait. « Je peux le tuer, tu sais. » Ca n’était pas la première fois qu’il lui proposait, et le ton froid qui sortait de ses lèvres pincées manifestait la détermination qui l’habitait à cet instant. Chaque jour qui passait ne faisait qu’accroître la haine qu’il avait à l’égard de l’homme qui ne réalisait pas la chance qu’il avait. « Et t’épouser. » Ça non plus, ça n’était pas la première fois qu’il proposait. Et ce qui était une blague au départ était devenu, avec le temps, un espèce de regret. Sinistra aurait été la femme parfaite, pour ce qu’il attendait lui d’une femme. Mais il allait lui falloir en trouver une autre, hélas. À moins qu’elle ne l’autorise enfin à la rendre veuve. Tout le plaisir serait pour lui.
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Sinistra Lowe

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MessageSujet: Re: Amie, prenons un peu le large w/ Sinistra Amie, prenons un peu le large w/ Sinistra EmptySam 6 Mar 2021 - 14:48

Sinistra avait presque été bouleversée d'apprendre que sa chère et vertueuse - ou presque - Libellule avait copulé avec un elfe bâtard et libre d'un homme excentrique. C'est qu'elle accordait un grand intérêt à son elfette. Elle ne la maltraitait pas, mais hélas, elle n'était pas maîtresse des gestes d'Ulysse. Mais Sinistra était toujours gentille avec elle, en tout cas, dans son prisme à elle. Elle évitait de lui crier dessus, si les shortbread étaient trop cuits elle n'en faisait pas un scandale, si le thé était trop sucré, de même. Finalement, Libellule avait de la chance d'être sa propriété. La jolie manoise se disait même que peut-être, si elle le méritait et une fois vieille et courbaturée, peut-être qu'elle la libérerait... Mais c'étaient des pensées pour elle-même et qu'elle ne comptait pas partager. Si Hermes n'avait sans doute pas la même affection pour son esclave, au moins était-il préoccupé par ses chevaux. Mais les chevaux n'avaient pas le même degré de réflexion qu'un elfe de maison, en tout cas pensait-elle. Ce qui rendait le crime de la petite créature encore plus perfide. Elle qui pouvait se targuer de ne rien risquer avec sa maîtresse, l'avait trahi pourtant pour se faire engrosser vulgairement. L'autrice hocha la tête aux paroles de son ami, d'un air un peu désolé. « Si elle recommence, je ne pourrai rien pour elle » fit la sorcière. Car oui, Sinistra avait remué ciel et terre pour que son époux n'apprenne rien et ne fasse pas s'abattre son courroux désolant sur une créature amenée à donner la vie. Il l'aurait fait, et pas de la plus jolie des manières quand bien même il s'agissait de sa propriété à elle. Sous son toit, il semblait qu'Ulysse régnait entièrement en maître, ayant la main mise sur son épouse toute entière, ses finances, ses droits de propriété. Elle n'était rien de plus que l'objet d'un contrat qu'il avait signé. Le cheminement de pensée la conduisit à avoir de nouveau un relent de haine pour le cinquantenaire, qu'elle cacha pourtant sous d'autres occupations.
Les yeux fermés sous ses lunettes de soleil, Sinistra était presque dans son plus simple appareil. Elle sentait chaque pore de sa peau absorber les doux rayons du soleil, ses cheveux aussi, d'ailleurs. Ils auraient pu blondir encore sous l'astre que cela n'aurait étonné personne. Et malgré le repos bien mérité qu'elle s'imposait, la jeune femme discutait tranquillement avec son ami qui comprenait, dieu merci, ses préoccupations. Enfin un homme bon ! Elle soupira quand il lui dit qu'elle avait des journées difficiles et elle répondit d'un ton désolé : « J'espère que cette nouvelle année sera plus tranquille ». Elle espérait que 1979 réserve de belles surprises au contraire de 1978. « Je ne t'ai pas demandé ce que tu as pu voir dans ce lointain pays » fit la manoise d'un ton curieux, « tu me racontes ? ». C'est que Sinistra voyageait bien peu, car ce n'était pas là ce qu'on attendait d'elle. Ulysse détestait qu'elle soit loin de leur foyer et loin de ses propres envies, là où elle voyait ces moments comme des bouffées d'air frais et de liberté. Il n'avait pas vraiment son mot à dire, toutefois, lorsqu'elle voyait d'autres sang-purs. C'eut été malvenu de lui refuser de voir Hermes lorsqu'on le connaissait un peu. Comme quoi, bien s'entourer était une véritable nécessité. Les quelques paroles sur Basilius et la vieille Yaxley attirèrent un rire moqueur mais discret entre les lèvres de la sorcière. Le fameux ton concerné d'Hermes qui n'en pensait pas un mot, elle adorait ça.

L'autrice ne fit guère attention au travail du jeune homme sur la voile qui claquait le mât, avant qu'il ne se fende d'une gentillesse à son égard qui lui empourpra légèrement les joues. Sinistra n'avait pas tant l'habitude de l'affection, elle qui en recevait bien peu. Devait-on énumérer toutes ses relations, la plupart hypocrites, certaines violentes ? Ares, cet homme immonde qui l'avait étranglé de rage au collège, son cher et tendre Warren que le trépas avait rattrapé avant même ses trente-ans, Ulysse, perfide, violent, manipulateur, qu'elle haïssait tant... Et tous les autres de la haute société qui avaient comme elle un sang parfait mais pour qui la méchanceté était une seconde peau - l'hôpital qui se fout de la charité, certes. Mais voilà, Hermes faisait preuve d'un intérêt pour elle dénué de tout attrait sexuel. C'était rafraichissant, et c'était également pour cela qu'elle l'aimait tant. « Tu m'en vois ravie » fit-elle sincèrement, alors que son visage, qui se fendait d'un sourire, recevait de nouveau de plein fouet les rayons du soleil. Le regard au lointain, elle ne fit pas attention à lui, ne remarqua pas qu'il s'était rapproché d'elle et assit sur le transat pour poser ses yeux noisettes sur une marque prune sous son sein gauche. Il savait, bien sûr qu'il savait, elle s'en était déjà plainte auprès de lui, timidement au début, avec rage sur la fin. Elle regrettait, elle regrettait tant les choix qu'elle avait accepté de se faire imposer. Elle qui prônait tant la liberté dans son genre avait été fauchée par l'obligation de son sang. Sinistra sursauta légèrement en sentant la main se poser à un endroit devenu foutrement sensible depuis qu'il était salement marqué par la violence d'Ulysse. A travers ses lunettes, elle ramena ses yeux sur son ami, ils remontèrent de la main jusqu'à son visage, dont elle savait le regard concerné même si elle ne le voyait pas. L'autrice eut une petite moue malgré elle, releva ses lunettes dans ses cheveux pour qu'il voit bien l'expression qui transparaissait dans ses yeux. Ce n'était pas la première fois qu'il le lui proposait, ce n'était pas la première fois qu'elle hésitait non plus. Elle posa doucement une main parfaitement manucurée et bronzée sur celle d'Hermes alors qu'un léger sourire un peu passif se peignait sur ses doux traits : « S'il meurt, même sans preuve, c'est moi qu'on accusera » fit-elle d'une voix particulièrement douce, « assez de rumeurs se sont propagées à la mort de Warren... ». Warren qu'elle avait tendrement aimé mais qui était mort de façon si foudroyante que l'expression vide de ses yeux noirs la hantait encore. « Je regrette de ne pas t'avoir épousé, en première comme en seconde noces » avoua la sorcière alors que son pouce balayait délicatement la main d'Hermes. Elle regrettait oui, comme bien d'autres choses dans sa vie.

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MessageSujet: Re: Amie, prenons un peu le large w/ Sinistra Amie, prenons un peu le large w/ Sinistra EmptyLun 5 Avr 2021 - 23:31

Les conversations badines se nouaient, sans le vouloir, à d’autres bien plus profondes.

L’accouchement de cet être primaire les avait occupés un temps, mais il mit bien vite fin au sujet en l’éludant convenablement, comme seuls savaient faire les gens de leur rang. Après tout, déjà trop de salive gaspillée à parler d’une créature sans importance, qui n’avait d’intérêt que sa servitude. Hermes pourtant, étrangement, était respectueux de ses elfes à qui il parlait dans la langue de Molière, formulant pour eux des phrases construites pour qu’ils apprennent par l’exemple et ne levant jamais, jamais la main sur eux. A dire vrai, il n’avait jamais été adepte de la violence physique, oh combien barbare à ses yeux. Se défouler sur un elfe, fallait-il être sacrément dérangé pour se comporter de la sorte ! Cette sous-espèce était quand même celle qui prenait soin d’eux, d’où l’importance de leur rendre un peu de bienveillance pour éviter de finir empoisonné - ça s’était déjà vu, ma foi.

Sinistra formula donc ce besoin d’une année plus tranquille, alors que c’était bien l’inverse auquel inspirait le machiavélique sang-pur. Cette année serait, il l’espérait, autrement agitée que par des scandales sans importance. Voilà trop longtemps qu’ils agissaient dans l’ombre, et l’heure était désormais aux coups d’éclat. Curieux toutefois pour celui qui s’apprêtait à devenir l’espion de la cause. Des mois maintenant qu’il se préparait à devoir affronter la lie de la société, ces justiciers ridicules qui pensaient pouvoir se mettre en travers de la route qui était la seule véritable à emprunter. Son sang froid serait mis à rude épreuve, il le savait, mais Hermes était prêt à tous les sacrifices pour parvenir à ses fins. À leur fin. Mais pour l’heure, il n’était pas question de ça. Pour quelques jours encore, il était amené à profiter d’un peu de calme et de serenité - bien que tout ça commençait à le lasser, raison pour laquelle il avait invitée sa douce Sinistra à le rejoindre. La curiosité de la mannoise déborda autant que la sienne, et le sang-pur eut un sourire las. « Oh tu sais, je n’ai fait que passer le temps en attendant que s’efface un peu mon chagrin. » Après un court silence, son rire vint le briser alors qu’il exprimait une joie indécente quant elle était associée au deuil. Son cinéma n’avait pas lieu d’être face à Sinistra, qui connaissait de lui ses plus lourds secrets et surtout, sa véritable facette. « Les riches de ce monde m’ont ouvert grand les portes et ma foi, c’est qu’ils savent faire la fête ! » Et son amie savait combien Hermes aimait les mondanités. « L’escale au Brésil m’a tout particulièrement plu. J’ai eu tout le loisir de parfaire ma salsa, et d’éconduire certaines partenaires de danse, tu te doutes bien. » Il était prodigieusement étonnant qu’un homme comme lui, qui répugnait tant la proximité physique dans le cadre de l’intimité sache aussi bien se coller à quelqu’une pour bouger ses hanches avec agilité. Mais la danse était pour lui un exutoire, et son talent en la matière en faisait un parti d’autant plus convoité, même en terre lointaine. « Leurs tenues sont d’une vulgarité ! Si tu voyais ça… » Que serait une conversation avec Hermes sans une critique gratuite, et oh combien ironique quand on savait que son interlocutrice était dans son quasi plus simple appareil ? « Enfin, j’ai aussi pu revoir certains de mes bêtes, m’assurer qu’elles étaient entre de bonnes mains. » Une chance pour les propriétaires car il allait sans dire que le courroux d’Hermes aurait été démesuré si par hasard il avait découvert une quelconque maltraitance envers les prunelles de ses yeux.

C’était dire la rage qui l’habitait chaque fois qu’il constatait une marque sur la peau de celle qu’il estimait sans doute plus que l’entièreté de l’humanité. Son envie de tuer Ulysse était telle que parfois, il en rêvait la nuit, lui pourtant habitué à un sommeil sans images. Aussi sa proposition était-elle sincère, bien que l’opposition que lui fit Sinistra était bien valable. « Toi si douce, comment pourraient-ils oser… » Il n’en termina pas sa phrase, trop choqué lui-même par ce qu’il s’apprêtait à dire. Autant avait-il suffisamment de jugement sur sa propre personne pour savoir qu’il était cruel, autant Sinistra... C’était proprement grotesque. Voilà qui ne faisait qu’ajouter à sa frustration de ne pouvoir assouvir son envie de tuer cet homme malsain. La petite phrase de Sinistra n’aida pas à calmer la désagréable sensation, alors qu’elle lui fit un aveu qui lui déchira le coeur. Car oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, Hermes Nott avait un coeur qui parfois, se laissait aller à un peu de sentimentalisme. Il eut envie de lui promettre monts et merveilles, de lui dire qu’il maquillerait tout ça pour la ménager et qu’il attendrait le temps nécessaire pour que son veuvage soit cohérent avant de la faire sienne. Mais n’en fit rien, toutefois, en proie avec ses sentiments et l’exercice ne lui plaisait guère. Elle regrettait, et lui donc ? N’étaient-ils pas fait l’un pour l’autre ? Le regard de Sinistra en disait long sur l’amour qu’elle lui portait, pas un amour de femme amoureuse certes, mais lui-même aurait été incapable de faire de même. Toutefois, il n’eut pas la force de lever ses propres lunettes, craignant que son regard ne trahisse ce qui se jouait en lui. « Je t’aurais traité comme la reine que tu es. » dit-il d’une voix sincère et peut-être très légèrement émue, quoique froide en apparence. Avant de déposer sur sa joue d’albâtre un baiser des plus chastes. « Crois bien qu’un jour, je lui ferai payer au centuple ce qu’il t’inflige. » Son ton était sec et coupant. « Je t’en fais la promesse. » C’est qu’il était plus facile pour lui de s’épancher sur le registre de la cruauté que sur celui des sentiments trop forts pour son coeur qui n’était pas habitué à ça. « J’en suis malade Sinistra, malade de savoir ce que tu traverses. Malade de ne pouvoir rien y faire. A m’en rendre fou. » Disant ça, Hermes se leva brusquement, engloutissant d’une traite son cocktail pour faire taire sa bouche trop bavarde. Sinistra savait bien ce dont il était capable quand il devenait, comme il le disait, fou. Jamais elle n’y avait assisté, et pourtant… Ne le connaissait-elle pas mieux que personne ?
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Caractéristiques du sorcier
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MessageSujet: Re: Amie, prenons un peu le large w/ Sinistra Amie, prenons un peu le large w/ Sinistra EmptyJeu 8 Avr 2021 - 3:19

Voyager par procuration, n'était-ce pas mieux que rien ? Sinistra voyait peu le monde. Ulysse ne le lui permettait pas alors que lui-même savourait toujours de lui dire qu'il partait tantôt pour Rome, tantôt pour New York, tantôt pour Jerusalem pour rencontrer d'autres sorciers de son Ministère. Et elle restait derrière à salir les draps de ses amants pour tuer le temps parce qu'elle ne pouvait aller que là où il l'autorisait. L'invitation d'Hermes tombait à pic parce qu'il ne pouvait lui refuser cela - son ami étant un sang-pur bien plus pur que le sien, Ulysse devait nécessairement courber l'échine comme un petit chien. Alors forcément, cette virée en Amérique du Sud, quand bien même elle se déroulait sur un voilier, comblait au moins l'autrice parce qu'elle pouvait y retrouver Hermes et se complaire de ces histoires qu'il lui racontait. « Mon pauvre ami » fit-elle mine d'être éprouvée, « je n'ai malheureusement pas pensé à prendre de mouchoirs pour soulager ta peine ». C'est que la peine d'Hermes était imaginaire et que cela la faisait beaucoup sourire quand même. Elle l'écouta malgré tout sans le couper, naturellement, hochant la tête quand nécessaire, souriant lorsqu'il le fallait. L'autrice imaginait sans peine son ami éconduire certaines jeunes femmes qui désiraient une place dans son lit. Sans qu'elle ne sache réellement comment c'était possible, cet homme semblait simplement incapable de ressentir ce que tous les hommes ressentaient. Elle trouvait cela à la fois triste et merveilleux, car c'était une chance de ne pas être de la sorte soumis à son corps. Plus encore, c'était une chance pour elle d'avoir un ami pareil qui ne pense pas qu'à la mettre dans son lit - et ça l'empêchait par la même de songer à quelque chose de similaire. « Est-ce vraiment étonnant ? » demanda-t-elle en faisant référence à leur vulgarité, « ces gens tout de même, des sauvages, non ? ». La vision très suprémaciste de la sorcière la conduisait nécessairement à trouver les gens d'horizons différents des siens comme étant très primitifs. Alors apprendre qu'ils dansaient de façon si lascive avec des inconnus et dans des tenues légères... Non vraiment, cela ne l'étonnait pas.
Si Hermes ne donnait d'amour à aucune femme, au moins était-il un homme à bêtes. Elle pouvait comprendre sans forcer l'attachement qui pouvait le lier à ses chevaux, elle qui aimait tant sa perruche Morrigan qu'Ulysse rêvait d'écarteler. C'est que l'un et l'autre avaient des relations compliquées, Morrigan lui ayant été offerte par Warren et étant définitivement très possessive avec sa maîtresse. « Tu les aurais récupéré en situation inverse ? » demanda-t-elle sincèrement curieuse. Elle imaginait mal Hermes simplement parlementer pour récupérer un de ses chevaux. Il se dégageait en effet de son visage d'ange la force brute de la manipulation et cela lui plaisait définitivement.

La manipulation, Hermes connaissait, oui. Certains connaissaient la violence plus brutale et expressive, comme son tyrannique époux, dont la haine qu'elle ressentait à son égard ne semblait avoir aucune limites. Le moment entre eux était étrangement suspendu, comme si tous les mots qu'ils ne s'étaient jamais dis pourraient franchir brusquement et sans préavis la frontière de leurs lèvres. Sinistra estimait profondément Hermes. Elle qui était si vilaine, si vipère, trouvait pourtant dans sa personne un compagnon de route parfait qui lui manquait terriblement. Riche, cultivé, pas de mauvaise compagnie avec un sens pour les commérages qui lui plaisait. Mais voilà, elle n'avait pas nécessairement fait les bons choix et son aveu la surprit un peu elle-même alors qu'elle guettait les réactions de son interlocuteur. Ses lunettes l'empêchaient de saisir toute la nuance des sentiments qui progressaient dans ses yeux, aussi devait-elle simplement composer avec les traits de son visage qu'elle observait calmement. Au fond, il n'avait pas besoin de lui répondre, c'était elle qui s'était sentie le besoin de livrer tout cela. Mais peut-être étaient-ils aussi faits pour se surprendre, car Hermes la surprit, la caressa dans le sens du poil en la remettant à sa juste place. Un sourire mi-tendre mi-triste s'étira doucement sur les traits de la manoise avant qu'il ne pose ses lèvres sur sa joue pour accompagner son geste d'une promesse. Cette dernière sembla allumer un brasier dans le coeur de la sorcière autant que dans ses yeux qui brûlaient d'une légère lueur cruelle. Elle espérait être la première à pouvoir cracher sur la tombe d'Ulysse le jour où il serait mit en terre. Personne ne lui volerait ce plaisir là de le voir mourir et souffrir, personne. Hermes continua pourtant en se levant brusquement et Sinistra amorça un mouvement pour se lever à son tour avant de se raviser : « Ne le sois pas. J'ai choisi seule ce qui m'arrive, on le sait tous les deux ». Car oui, sur la longue liste de prétendants, Sinistra et sa famille avaient choisi celui-ci. Cet homme de plus de cinquante ans au tempérament impétueux et violent, alors qu'Hermes était là, beau devant elle, dévoué à son bonheur. Bien sûr qu'elle savait à côté de quoi elle passait. L'autrice aurait voulu lui dire qu'il méritait mieux qu'elle mais il n'y avait pas mieux qu'elle, en vérité. Elle était unique, il en était conscient et elle le remerciait d'être aussi clairvoyant : « Tu me fais déjà le bonheur de me faire un peu voyager et sortir de chez moi » lui dit-elle d'un ton affable, « et ça, c'est tellement important pour moi ». Oh que oui, et il le savait très bien.


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Hermes Nott

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L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

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MessageSujet: Re: Amie, prenons un peu le large w/ Sinistra Amie, prenons un peu le large w/ Sinistra EmptyAujourd'hui à 1:11

Le deuil n’avait pas été porté bien longtemps, du moins dans le coeur de celui censé l’éprouver.

Bien sûr, les larmes étaient venues mouiller ses joues lorsqu’il y avait eu un public à satisfaire. Mais la découverte du corps froid de ses parents lui avaient provoqué bien peu de peine, s’il en était. Son père lui manquerait peut-être un peu, mais sa mère, c’était toute autre chose. Celle qui s’était alliée aux Nott pour ensuite aller se fourvoyer avec des amitiés impures aux yeux de tous, rendant son fils vert de rage alors que sa peau marquée le démangeait chaque fois qu’un invité de ce rang inférieur poussait la porte de leur prestigieux Manoir. Aucun de ses géniteurs n’avait rejoint les rangs du Seigneur des Ténèbres, à son grand désarroi, mais au moins leur mort avait-elle servi un tant soit peu la cause, créant au fils orphelin un alibi qui demain lui permettrait d’infiltrer les rangs adverses. Sa mère devait se retourner dans sa tombe et à dire vrai, cette idiote n’ayant su se défendre contre un cambrioleur de bas-étage, c’était peut-être aussi bien comme ça. Qu’elle se retourne à s’en briser sa carcasse désincarnée de découvrir que sa progéniture était un partisan de Voldemort, c’était là tout ce qu’elle méritait. Après tout, n’était-elle pas celle qui avait provoqué, par son laxisme, la mort de son bien-aimé frère ?

Alors non, aucune larme sincère n’était venu sillonner ses joues, et la réplique de Sinistra au contraire ne fit qu’accentuer son indécent sourire. « Ne souillons pas du tissu par des larmes inutiles, veux-tu. » Gaia Nott avait toujours désapprouvé son amitié avec Sinistra, dont la famille faisait honte aux sang-purs par leur consanguinité - argument valable - mais aussi et surtout pour son bouquin qui avait défrayé la chronique et, cela allait sans dire, beaucoup plu au meilleur ami de l’autrice. Mais le sujet fut balayé bien vite par les anecdotes lascives d’Hermes, qui mirent à jour les relents racistes de la mannoise. La xénophobie de la jeune femme surplombait celle du sang-pur qui acceptait l’étranger quand il en devenait un lui-même, c’est-à-dire sur leurs terres. Lorsqu’ils venaient à Londres, c’était là tout autre chose. « Ces femmes, tu veux dire. » Tout son venin se déversa sur ce simple mot, curieux tout de même quand on savait son amitié avec la descendante des Lowe. Mais la sexualité qui découlait des brésiliennes et autres latines le répugnait tant, si clairement affichée que ça lui en donnait la nausée. Sentir leurs corps à demi-nus contre lui ne lui avait fait aucun effet, leurs mains sur ses fesses l’avaient dégoûté au plus au point. Sauvages oui, car elles n’avaient aucune tenue, exhibant leurs courbes au tout venant comme si c’était là la chose la plus normale qui soit. Pudeur, par Salazar, était-ce un mot qui leur était inconnu ? Mieux valait donc parler de ses précieux chevaux, qu’il dressait d’ailleurs dans la langue des pays qu’il avait visités - oui, allons aux raccourcis, voulez-vous. « Évidemment. Aucune de mes bêtes ne mérite de souffrir de la cruauté des hommes. » L’éclat dans son regard, pourtant, trahissait cette cruauté dont il faisait preuve à l’égard des races inférieures et des éleveurs à la main légère, à qui il aurait fait payer la moindre marque sur la robe noble de ses bêtes qui seraient à jamais, malgré les transactions, les siennes.

Comme il ferait d’ailleurs un jour payer les marques sur le corps de Sinistra. Sa colère noire, sourde, commençait à fissurer son apparente bonne humeur, sincère qui plus était. Ce sujet, sans être tabou, le tendait à tel point qu’il aurait foudroyé d’une vague verte le moindre imbécile qui se serait mis en travers de sa route à cet instant. Mais alentours, il n’y avait que des albatros, et Hermes n’était pas fou au point d’exprimer son courroux sur un volatile innocent, qui risquerait qui plus est de venir tâcher le pont immaculé de son voilier par une trace de sang. Son invitée, fort heureusement, était une de rares personnes à savoir gérer ses impulsions dans pareil état et sa phrase, à dire vrai, l’apaisa un peu. C’était vrai, elle était seule fautive de ses malheurs, et par ricochets, de ceux qui le troublaient, lui. Elle aurait pu choisir de devenir Sinistra Nott, mais avait choisi un homme autrement vil et répugnant, pour quoi exactement ? Peu lui importait les raisons car après tout, le mal était fait. Et viendrait le jour où Ulysse crèverait comme le chien qu’il était, après avoir souffert le martyr et révélé au grand jour le monstre qu’Hermes savait qu’il était. Sa réputation se devait être salie, son nom devait mourir avec lui. Ainsi fonctionnait l’héritier Nott si porté sur la généalogie. Couper les branches pourries des arbres malades, pour que d’autres bourgeons puissent fleurir ailleurs. « Certes. » Cela lui avait échappé dans sa colère, curieux contraste entre son ton coupant comme l’acier et ses lèvres rendues violettes par l’étrange breuvage. Les compliments de la mannoise l’adoucirent toutefois, nourrissant son besoin maladif d’être aimé, admiré, respecté. D’être mis sur le piédestal qui lui était dû. Il eut envie de lui dire qu’il aurait pu faire son bonheur chaque jour si… Mais les si ne changeaient pas le monde. « Nous sortirons tous les soirs à mon retour, loin de ton sordide manoir. Après tout, Londres se doit de savoir que je suis de retour. » Sa vanité éclatait sous le soleil mexicain, alors qu’il s’érigeait en fils prodige d’une ville pourrie jusqu’à la moelle. Londres saurait, oui, que l’orphelin Nott était à nouveau dans ses rues, avec son radieux sourire aussi faux que les douceurs qu’ils distribueraient à ses habitants. « Veux-tu que nous accostions ce soir ? L’un de mes généreux hôtes m’a convié à une soirée dans sa villa de Mérida, et il va sans dire que sa fille serait morte de jalousie de voir celui qui l’a rejeté aux bras d’une si splendide créature que toi. » Sinistra le connaissait, certes, mais l’inverse était tout aussi vrai. Et la jeune femme n’appréciait rien de moins que de déclencher les foudres de ses semblables par sa simple présence, il le savait. Et après tout, il aurait été criminel de lui refuser pareil plaisir.
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