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[20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage

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Gauwain Robards

Gauwain Robards


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On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

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MessageSujet: [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage   EmptySam 20 Fév 2021 - 19:48

Forcément, quand Gauwain rassemblait tout au même endroit, c’est sûr que ça représentait un certain volume.

Il avait accumulé tout ça sans y prêter garde, au fil des semaines (bientôt deux mois, quand même, hein!). Il revoyait grosso modo les moments, des petits riens, à chaque fois, des actions faites sans y penser. Autant laisser des vêtements ici, puisqu’il passait la nuit là, ça lui permettrait de se changer sans avoir à repasser chez lui, quel gain de temps! Et puis le nécessaire de toilette, vu que c’était quand même plus pratique que de se trimballer une brosse à dents, de l’eau de toilette et une serviette humide en cours, non? Les affaires de sport avaient suivi, pour aller courir avant de bruncher ou de petit déjeuner avec elle ; ça n’aurait pas eu de sens d’aller chez lui juste pour les enfiler et s’en débarrasser, avant de revenir au Manoir Hawthorne… Les livres à lire, à relire, pour des séances de tutorat qui n’avaient plus jamais lieu sur le campus, mais dans le confort des canapés de son salon.

Du café, des oeufs, du cheddar et du pain, pour ses petits déjeuners. La sauce Worcestershire, à cause du soir où il avait voulu lui montrer que la cuisine galloise ne capitulerait pas devant les saveurs asiatiques, et où il s’était risqué à cuisiner. Une peluche de dragon qu’il avait eu petit et un ridicule bouquet de fleurs de poireaux et de jonquilles, enchanté pour ne pas faner avant des semaines, pour accompagner le tout. Il avait pensé que ça lui avait plu, et donc il ne l’avait pas jeté le lendemain ; il avait oublié de ramener la peluche au domicile familial.

Divers journaux et brochures, attrapés au hasard (une Gazette criminelle, une réclame sur un élevage, des prospectus sur des destinations de voyage, et le catalogue des artefacts vendus par les cousins Robards). Est-ce que ça avait été ça, la goutte qui avait fait déborder le chaudron?

Gauwain n’était pas un homme bordélique, au contraire, mais il devait reconnaître que tout ça commençait à faire beaucoup d’affaires à lui, qui envahissaient la demeure de sa petite amie. Fixant le tas d’affaires, il grimaça une nouvelle fois, se passant une main sur la nuque. Dans son message, elle n’avait pas paru amusée ; et la réponse laconique qui avait suivi, lui réclamant une discussion, lui laissait présager un moment fort peu agréable. Il n’avait pas eu besoin de ça pour s’en douter, cela dit ; rien que le fait qu’elle lui demande de manger seul, sans l’attendre…. mouais. Et pour qu’elle puisse rester avec son patron qui se faisait des plans sur la comète… Ouais, ça sentait le pet de dragon.

Aussi, au lieu d’aller courir et de réviser, Gauwain était rentré chez elle, pour traquer impitoyablement tout ce qu’il avait pu laisser chez elle. Il avait tout rassemblé dans le salon, et avait bien dû se rendre à l’évidence : ça faisait un sacré volume, au final.

Pour sa défense, il fallait dire qu’il passait beaucoup de temps chez elle, et de moins en moins de temps dans son petit appart à lui. Ces derniers temps, les rares fois où il passait dans la chambrette d’étudiant et croisait Acke, celui-ci (celle-ci?) paraissait triste, et le reconnaissait à peine.

Cela dit, il se doutait que Meredith ne se laisserait pas amadouer si facilement. Aussi, il avait mis la main sur des cartons, et avait remballé son bazar. Cole lui avait lancé un regard bizarre mais il n’y avait pas prêté trop attention, parce que Gauwain ne comprenait pas toujours l’autre étudiant (malgré une ou deux conversations entre mecs, à l’occasion, au comptoir de la cuisine, le Gallois n’était toujours pas certain de savoir si l’employé était à voile ou à vapeur, ni pourquoi il ne désirait pas sa patronne).
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MessageSujet: Re: [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage   EmptySam 20 Fév 2021 - 21:17

Gauwain Robards s’était étalé partout dans la demeure victorienne Hawthorne avec une facilité déconcertante.
Cole Bronson, quant à lui, s’amusait à ranger quelques affaires appartenant au petit ami de sa chère et tendre patronne. Petit ami Gallois, qui a eu quelquefois l’opportunité de converser avec l’employé de maison modèle, qui se pliait à toutes les exigences qu’on pouvait lui demander. Ça pouvait aller d’un plat rapidement préparé et assez conséquent, qui épousait à merveille les estomacs fourbus après une séance intensive de corps-à-corps ou bien encore, des tisanes apportées alors que les deux protagonistes qui avait baptisé toutes les pièces de la bâtisse Hawthorne, étaient essoufflés. Déshydratés par cette fièvre intempestive qui les prenait. Souvent.

Deux mois, que l’aspirant Auror avait ses quartiers. Ou du moins, en avait apporté une partie chez la Présidente du BDE. Cette dernière, trouvait cela normal. Comme une évidence et une certitude. Ça apportait une dose de vie supplémentaire dans ces immenses espaces qui étaient si froids, d’ordinaire. Mise à part l’Écossais, il n’y avait pas grand monde. Ou quand elle se décidait à quitter son château français, Fenella de Vermandois apparaissait devant la porte de la demeure victorienne de sa fille. Or, la Comtesse ne restait jamais longtemps. Sa fille unique ne supportant nullement ses jérémiades. Et ses manières de la haute société. Bien, que la demi-Vélane était issue de ce milieu. En revanche, quand son père, Colin Hawthorne lui rendait visite, c’était différent. Car, chaque moment passé avec lui, était d’une merveille absolue.

Néanmoins, Meredith Hawthorne avait rapidement pris sa plume, constatant que Gauwain Robards avait oublié un ouvrage important. Qui lui servirait en ce jour et qui, elle l’espérait, ne lui aurait pas posé problème. Face au professeur, détenteur d’une rigueur absolue. La réponse du Gallois, avait soulagé la belle blonde. Il avait réussi à s’arranger et ne s’était alors pas fait réprimander par l’autorité mise en place. Avec un soupir, elle avait rapidement répondu à sa missive, où il n’avait sensiblement rien compris. Elle avait tendu une idée, il ne l’avait pas saisie au vol. D’où cette discussion, qu’elle devrait avoir avec lui, en rentrant. Mais, ce serait après sa visite chez Ronan Malone. Qui, comme chaque jour que Lilith faisait, attendait qu’elle lui lise son courrier matin et soir. Et, comme chaque jour : il était imbuvable. Ça dépendait. Si la demi-Vélane obtenait, ne serait-ce que l’ombre d’un demi-sourire, elle était déjà gagnante.

Réajustant son manteau, le nouant à sa taille, Meredith Hawthorne avait terminé sa soirée chez l’Artiste. Prenant congé, elle transplana. Non loin, de ce traiteur asiatique qu’elle aimait par-dessus-tout. Bien que Cole Bronson, lui avait promis de faire un repas à la hauteur de sa demande, la belle blonde ne pouvait résister à l’appel des sushis, makis et des brochettes marinées ou encore dégoulinantes de fromage. Souriante, elle repartit avec la bonne fortune de Madame Miyako et un sachet rempli de toutes ces choses, qu’elle appréciait à outrance. Rien que l’idée de partager ces bouchées avec l’ancien Serpentard, à coups de baisers et de rires, la satisfaisait au plus haut point. Deux bières japonaises en plus et elle était prête. Prête, à revenir chez elle.

Pénétrant dans sa bâtisse victorienne aux allures d’immense Manoir qui pouvait prétendre à faire peur, la Présidente du BDE accrocha son manteau et retira ses baskets, étonnée d’entendre un long silence. Tout avait l’air impeccable. Tout semblait de nouveau sans vie. Surprise, elle ne voyait plus une seule affaire de celui qui vivait presque avec elle. Dans des cartons, tout avait été entreposé, comme s’il allait partir. Le regard absinthe devint rapidement foncé, croisant les prunelles gris-bleu de l’Écossais, occupé à préparer du thé. Avec un bruit sec, elle entreposa la nourriture japonaise, qu’elle était allée chercher, sur l’îlot central de la cuisine. Furieuse. Qu’il parte sans rien dire.

- Où est Gauwain, Cole ? Avait demandé la belle blonde avec un calme qu’elle voulait olympien.
- Dans votre chambre, Miss Hawthorne. Avait répondu l’employé modèle qui avait reconnu les sachets provenant du restaurant japonais, que sa patronne adorait.

Par acquis de conscience, il garda toutes les denrées au chaud.
La discussion allait s’éterniser.

- Gauwain ? Tu peux m’expliquer, tous ces cartons ? L’avait-elle questionné, appuyée nonchalamment contre le chambranle de la porte de la chambre, les bras croisés sous sa poitrine généreuse.
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MessageSujet: Re: [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage   EmptySam 20 Fév 2021 - 22:51

Quand Meredith rentra, Gauwain Robards était occupé à tenter de refaire le lit (...à la moldue, vu ses exploits en sorts domestiques) ; c’était une tentative stratégique de marquer quelques points supplémentaires (même seulement un demi-point, ça pouvait être le demi-point de la victoire, à même de sauver une situation). On faisait ce qu’on pouvait, mes bons amis.

Il s’attendait à ce que sa petite amie soit agacée, mais il n’avait pas anticipé son angle d’attaque. Les cartons. …….ouais, bon, il pouvait comprendre : forcément, elle lui demandait d’arrêter de mettre du boxon, et elle rentrait pour trouver des cartons dans l’entrée… Il aurait dû les dégager tout de suite, quel abruti.

Il se redressa, pour être face à elle, et tenter une défense correcte. Ca n’allait pas être aisé : il y avait des éclairs au fond des prunelles vertes, les lèvres rouges étaient pincées, et elle avait croisé les bras (ça soulignait formidablement son décolleté, mais il soupçonnait que, s’il le lui faisait remarquer, vu les circonstances, il risquerait sa vie).

« Okay, avant tout, je…. je suis désolé, d’accord? »

Il s’approcha, en cherchant ses yeux, avec précaution, guettant les réactions de la jeune femme.

« Je m’étais pas rendu compte, j’ai amené tout ça sans le réaliser. Je pensais pas que ça faisait autant. Mais c’est vrai que quand on additionne tout, ça fait un beau volume. »

Il eut une expression à mi-chemin entre la grimace et le sourire, se massant la nuque.

« Par contre, je voulais pas t’envahir, tu comprends? J’ai pas envie que t’aies l’impression de plus avoir ton espace, de plus avoir ta liberté. Je suis désolé, vraiment. »

Il avait déjà fait des erreurs dans le passé, dans sa précédente relation, qu’il ne comptait pas reproduire. Il ferait des efforts, il y était déterminé ; il espérait qu’elle accepterait de l’écouter, de le croire.

« Je vais y aller plus mollo, à partir de maintenant. Je vais faire ce que je peux pour pas m’étaler, et pas t’étouffer. Du coup, euh… j’ai rangé mon bazar, c’est ça les cartons, mais je te promets que je les ai pas laissés dans l’entrée pour t’énerver ou te provoquer. C’est juste que t’es rentrée plus vite que prévu, ou que j’ai été plus long que ce qu’il aurait fallu. »

Et qu’il n’avait pas anticipé suffisamment l’enchaînement potentiel des événements. Il espéra qu’elle réaliserait le soin qu’il avait mis à essayer de se racheter, à ranger ses bêtises, et que ça compterait.

Il tenta d’abattre sa dernière carte : le regard suppliant.

« …..M’en veux pas? »


Bon, il avait plaidé son cas, votre Honneur, et il implorait l'indulgence de la Cour. Le crime n'était pas prémédité, le coupable reconnaissait ses fautes et était prêt à s'amender, ça comptait forcément pour quelque chose, non?
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MessageSujet: Re: [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage   EmptyDim 21 Fév 2021 - 10:15

Meredith Hawthorne était implacable dans ses décisions.
Quand elle avait une idée en tête, elle ne l’avait pas ailleurs. C’était notamment, cette personnalité qui avait plu au Doyen, Sir Edmund Sanders, quand il l’avait reçue en entretien. Qu’elle avait dû se défendre, à cause de ce Don, qui prétendait peut-être à lui ouvrir des perspectives, un peu trop facilement. Et, c’est encore ce même état d’esprit qui avait dû plaire à Ronan Malone, lors de l’entrevue passée au Tsarduck’s Coffee. La belle blonde avait du répondant, ce qui en agaçait certains ou même certaines. Ou mieux, elle préférait quand elle se faisait apprécier par des tempéraments hors normes et tendancieux. A la limite de l’acceptable.

Toujours dans la même position, et appuyée contre le chambranle de la porte, la demi-Vélane observait son petit ami, le regard vert à la couleur d’absinthe pure à la lueur furibonde. Les lèvres vermeilles étaient pincées, les ongles s’enfonçant dans la matière ouatée de son pull. Fronçant les sourcils, l’ancienne Serpentard, l’entendait s’excuser. De quoi ? Comment ? Ainsi donc, Gauwain Robards comptait s’en aller, sans offrir, ne serait-ce que l’ombre d’une explication à la jeune femme blonde qui se trouvait silencieuse, à le regarder. Se redresser, s’approcher. Tenter d’apprivoiser, celle qui avait pour Patronus, une Hermine. L’animal était petit mais féroce. A l’image du visage neutre offert par Meredith Hawthorne à Gauwain Robards.

Le contemplant sans un mot, l’aspirante Auror écoutait son homologue étudiant déblatérer des inepties. Il se confondait en excuses, continuant dans ses pensées qui étaient si loin de la réalité de la belle blonde. Le monologue était désespérant, car la demi-Vélane se rendit compte, qu’il n’avait décidément pas compris l’objet de son hibou. Ni, cette proposition implicite qu’il fallait lire entre les lignes. Comme une invitation pure et simple à rester. Avec elle. Habiter « ensemble ». Vu qu’il avait déjà une bonne partie de ses affaires étalées partout, mais qui ne dérangeaient pas. Parce que c’étaient les siennes. Haussant les épaules, elle se pinça les lèvres, devant le regard cacao qui implore sa clémence. Toujours avare de mots, mais non de gestes, elle le dépassa. Jusqu’à se mettre devant les cartons, présents sur le lit.

Une main gracile et fluide, se faufila à l’intérieur et retira le premier item qui se faufilait entre ses doigts, pour le lancer dans la chambre avec un petit rire. Puis un autre. Et encore un autre. Jusqu’à faire en sorte que tout ce qu’avait rangé Gauwain Robards dans la chambre commune se retrouvait disséminé de nouveau partout. Comme si, son dur labeur n’avait pas existé. Meredith Hawthorne aimait l’ordre, l’usant et l’abusant à son paroxysme. Mais ici, c’était sensiblement différent. Elle ne lui en voulait pas. Et, ne lui en voudrait jamais. Car, il ne s’étalait pas, comme il persistait à le croire. Ce qui était attendrissant et terriblement mignon.

Se relevant lentement, elle prit l’écharpe de Serpentard de son ancien camarade de maisonnée, qu’elle mit autour de son fin cou, pour ensuite l’accrocher au sien. Pour que le regard cacao soit rivé au regard vert intense. Murmurant alors, à quelques centimètres de ses labiales, pour rassurer cette pauvre âme qui avait dû se torturer à tout ranger, avant que la demi-Vélane ne rentre.

- Je ne t’en veux pas. Commença-t-elle doucement. J’aime avoir tes affaires, tout autour de moi. Qu’il y en ait partout.

Et parce qu’il n’avait pas saisi l’idée première du hibou envoyé.

- C’était une proposition, déguisée, je l’avoue. Pour que tu puisses réellement t’installer ici. Je m’excuse que tu aies compris l’inverse et que tu aies tout arrangé et abattu un travail colossal. Un léger rire avant de continuer. Tu aurais demandé à Cole, il t’aurait renseigné.

Cole Bronson était l’ombre de la demeure Hawthorne et il savait les intentions de sa patronne, dès lors qu’elle les mettait en œuvre, dans son esprit.
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MessageSujet: Re: [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage   EmptyDim 21 Fév 2021 - 11:17

Il avait fini sa plaidoirie, et sa petite amie n’avait pas semblé s’émouvoir, ce qui était assez mauvais signe. Il aurait sans doute dû envisager une stratégie de rechange, si le combo rangement et excuses était inefficace, sauf qu’il n’avait rien de prévu. Bon, eh bin…. il allait affronter la tempête comme un brave et prier Merlin qu’ils en sortent sans trop de casse.

Sauf que…. La tempête ne vînt pas.

Elle passa devant lui, le regard étincelant d’agacement, et alla droit vers les cartons. Provocante et royale, quand elle y piocha un premier vêtement et l’envoya balader, le lançant dans un coin de la chambre. Puis un deuxième. Et un troisième.

…...attends, quoi?

Le jeune homme observait le spectacle, les yeux ronds, bouche bée, cherchant à comprendre ce qui était en train de se passer. La tempête n’avait pas du tout pris la forme qu’il avait anticipé, et il était encore stupéfait quand elle le rejoignit, l’air satisfaite d’elle-même, un sourire effronté sur les lèvres divines.

Enfin, elle lui offrit la clé de l'énigme, unissant leurs cous, à l’aide de son ancienne écharpe verte et grise, rivant leurs corps tout comme leurs yeux s’accrochèrent l’un à l’autre, délicieux tourbillon de chocolat et de menthe. Ses mots, murmurés avec amusement et douceur, eurent l’effet d’un bombarda, même s’ils étaient susurrés à mi-voix.

Les mains sur ses hanches pleines, venant la retrouver de façon automatique, sans même avoir besoin de le conscientiser, il replaçait toutes les informations de la journée dans le bon ordre, sous un éclairage neuf. ….mais alors sa lettre….! Et quand elle disait….? Merlin! Il lâcha un son à mi-chemin entre le rire et le grognement.

« Tu veux dire que j’ai passé la maison au peigne fin pour rien? »

Tu m’étonnes que Cole l’avait regardé de travers tout à l’heure, quand il lui avait demandé des cartons, suffisamment pour tout son paquetage….! Pourquoi il ne lui avait pas expliqué en le voyant faire?? Tss, je te jure. Gauwain pariait que c’était une sorte de plaisanterie bien particulière. Ou une vengeance pour le fait d’avoir émis un avis dubitatif sur le haggis. Cela dit, ce n’était pas ça, le plus important. Le plus important, c’était ce qu’il n’avait pas su lire entre les lignes ; le cadeau qu’elle lui faisait, la déclaration d’amour, dans ce geste.

Le rire qu’il eut alors disait le soulagement, le bonheur ; il l’attira pour un baiser, profond, un signe d’intimité, de passion, d’harmonie.

« Tu regretteras pas, t’es sûre? Même pas quand tu auras envie d'organiser une pyjama party avec des amies ou quand il y aura moins de place sur l'étagère des pulls dans ton dressing? »

Tout en lui posant cette question, il savait en son fort intérieur que ça irait ; ils avaient déjà un bon équilibre, même si Gauwain devait manifestement apprendre à mieux décrypter le langage hawthornien. Le reste, c'était des bêtises, et toutes les bêtises avaient leurs solutions, quand on voulait les trouver.
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MessageSujet: Re: [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage   EmptyDim 21 Fév 2021 - 16:37

Gauwain Robards ne devait pas affronter la rage impérieuse que pouvait avoir Meredith Hawthorne.
Il s’en tirait à bon compte, finalement. Soumis aux rigueurs que pouvait avoir la demi-Vélane, sur celui qui, actuellement était son petit ami. Sans être pour autant Légilimens, elle sentait la légère inquiétude étreignant le grand brun qui lui faisait face. Lui, s’attendait sûrement à se faire houspiller plus que de raison. Qu’elle crache un venin. Celui, qui lui avait donné cette réputation implacable. Or, rien de vénimeux, ne s’était échappé des lèvres pleines et rouges. Juste une démonstration d’inventivité et de mise en place d’une saynète particulière. Avec un rire cristallin, l’aspirante Auror avait vidé les cartons. Dont les entrailles mêmes, se retrouvaient éparses, un peu partout.

C’était comme si, le rangement en bonne et dûe forme de celui, qui partageait quelques bribes de son existence, n’avait pas eu lieu. La tête du beau brun, était impayable : le regard rond rivé à la sculpturale jeune femme qui mettait tout à sac. Littéralement. Ne se privant pas, d’un petit rire flûté à la limite du léger sadisme qui corroborait avec la bouche entrouverte et surprise de l’ancien Serpentard. Ça, ça valait bien toutes les tempêtes.

Et, comme pour sceller un lien puissant qui était déjà bien établi, elle avait noué l’écharpe commune autour de leurs deux cous. Murmurant dans son souffle chaud et ses sourires charmeurs, ce qui avait traversé son âme. Le rire cristallin s’évapora des lèvres pleines, quand elle entendit un son. A mi-chemin entre un léger rire et un sourd grognement. Hochant sa tête blonde, elle le toisait. Car, il avait malgré lui, la réponse à sa propre question. Tout avait été passé au crible, pour rien. Gauwain Robards s’était emballé sous les quelques lignes manuscrites de Meredith Hawthorne. Qui ne put s’empêcher encore, d’avoir un rire, caché par l’une de ses mains manucurées de rouge bordeaux.

L’aspirant Auror avait alors compris. Enfin !
Il y avait tout l’Amour présent dans les prunelles vertes quand elle le fixait, ses mains toujours posées sur l’écharpe d’émeraude et d’argent. Le rire de Gauwain Robards était le son le plus beau, entendu par Meredith Hawthorne. Il était rassuré et semblait empreint d’une certaine félicité. Et, le baiser qui s’en était suivi, avec cette même intensité. Ce même entrain et cette même passion, était un délice. A n’en plus finir.

- Je ne regretterais jamais et j’en suis sûre. Ça me fait tellement plaisir, si tu savais. Elle rit à nouveau, tout en l’approchant vers sa bouche rouge, avec l’écharpe de Serpentard. Cole, n’a pas vendu la mèche à ce propos. Il aurait pu. Je l’imagine te regarder de travers, mais ne rien dire. Un peu sadique, pour le coup. Et pourtant, Cole Bronson n’était pas un Serpentard, il était un Serdaigle. Jusque dans le regard gris-bleu.

L’attirant encore plus près, grâce au lien de tissu, les lèvres vermeilles vinrent se poser sur les labiales, qu’elles avaient toujours du mal à quitter. Reculant, pour arriver jusqu’au lit, où les genoux de la demi-Vélane venaient de prendre place. Embrassant l’ancien Serpentard à pleine bouche. Titillant et mordillant la peau fine, se trouvant à portée. Des murmures auréolés de mots doux, alors que Meredith Hawthorne continuait sa sacro-sainte exploration de Gauwain Robards. Avec une certaine maîtrise, ceci dit.

Ce qui n’était alors pas, pour lui déplaire.
Ni à elle, ni à lui.
Probablement.
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MessageSujet: Re: [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage   EmptyMar 23 Fév 2021 - 9:24

Donc Cole savait, hein ? Le salaud… C’était sûr, à présent, c’était une vengeance rapport au Haggis. La peste soit des cuisiniers écossais !! Alors que le jeune employé n’avait été que bienveillance envers le nouveau petit ami de sa patronne, il avait fallu un estomac de brebis bourré d’on ne savait quel vomi, pour déclencher une traîtrise…. ! La nature humaine, vraiment !

Meredith, elle, ne semblait pas s’en alarmer. Au contraire, la colère avait déserté les prunelles vertes ; elle paraissait très amusée et particulièrement satisfaite. Pouvait-on lui donner tort ? Probablement pas. Armée de son écharpe, elle agissait en propriétaire, en dresseuse, presque, et cet étalon là n'était pas rétif, souriant en se mordant les lèvres comme elle l'attirait à elle. Avec un rire, il laissa la jeune femme l’entraîner avec elle, retombant à côté du carton vide et froissant les draps.

« Eeeeh, attention, j’ai galéré pour le faire, ce lit, Miss Hawthorne ! »


Comme si ça allait l’émouvoir et la décourager ; il n’était pas né, l’homme qui freinerait Meredith Hawthorne dans des élans amoureux. Et de toute façon, Gauwain n’avait aucune envie de la décourager. Il aimait trop son rire, aimait trop ses baisers, et la douceur de sa peau pâle. Souriant, il caressa sa joue, cherchant ses yeux. Une dernière pause, avant de se livrer à la fièvre.

« Donc…. On change le nom sur la boite aux lettres ? »

Ca signifiait également qu’il devait déposer son préavis pour la petite chambre d’étudiant, essayer d’informer Acke (tout à coup, il réalisa qu’il ne connaissait pas les délais pour rendre un appartement, les détails du contrat de location qu’il avait signé lui paraissaient flous ; ….il n’avait pas pris un engagement sur l’année, n’est-ce pas ?). Ces considérations, aussitôt, en amenèrent d’autres. Un baiser lent et profond, une main qui se glisse sous le haut très ajusté, et puis :

« Je veux payer ma part. Je veux pas squatter ici. »

Certes, c’était déjà plus ou moins ce qu’il faisait, squatter sans vergogne, mais comme il louait son propre petit appartement, il avait tout de même l’impression d’être un adulte indépendant (et on allait mettre de côté le fait qu’il louait cet appartement grâce à la rente paternelle versée mensuellement). S’il restait chez elle, sans rien payer, il aurait l’impression d’être au mieux un adulte profiteur, au pire relégué au rang de gosse. ….et oui, il savait bien que la maison appartenait à la jeune femme. Il le savait parfaitement. Mais ça ne changeait rien. Du tout. Parce qu’en plus de posséder les murs, elle payait le salaire de son cuisinier/homme-à-tout-faire/affreux-traître d’Ecossais.

Quelque chose lui disait que sa petite amie n’allait pas vouloir s’en laisser compter si facilement, et qu’elle n’approuverait pas nécessairement si facilement la demande. Aussi, pour mettre toutes les chances de son côté, il partit à l’assaut de sa nuque, à coups de baisers, alternant avec des caresses sur les zones les plus sensibles de sa délicieuse anatomie. Cherchant sans vergogne à lui faire baisser sa garde, tout en lui murmurant à l’oreille :

« S’il te plaît… »
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MessageSujet: Re: [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage   EmptyMar 23 Fév 2021 - 11:40

Cole Bronson avait été une tombe.
L’Écossais, n’avait rien dit au petit ami de sa patronne, quand il était venu lui quémander des cartons en suffisance. Il n’avait pas haussé l’ombre d’un sourcil, quand il avait vu les affaires, se faire ranger les unes après les autres, dans une chorégraphie millimétrée. Le grand gaillard, dans un opposé total à l’employé de maison qui était tout en finesse, n’était pas allé courir. Chose, à laquelle, il s’adonnait particulièrement. Gauwain Robards avait préféré ranger, de peur que Meredith Hawthorne n’en vienne à hausser le ton et ne le chasse hors de sa demeure. Sans autre forme de procès.

Il n’en était rien, cependant. La belle blonde était bien trop amusée, à le faire tourner en bourrique, l’attrapant avec son ancienne écharpe de Serpentard, pour le faire venir s’échouer sur le lit. Avec elle. Se joignant au rire, elle envoya le carton vide, dans un coin de sa chambre, avec un geste assuré de la main. Il n’avait plus rien à faire ici, le débat était clos. En revanche, l’aspirante Auror ne put s’empêcher d’être encore plus hilare, suite au commentaire de son interlocuteur. Ainsi donc, il avait fait au mieux, sans l’ombre quelconque d’une once de magie, pour faire ce lit à la méthode moldue. Il avait réussi à en gommer les plis, les mêmes que les mains fines touchaient avec aisance. S’imprégnant des draps, visiblement bien tendus. Un bon point. Et même, une magnifique note lui pendait au nez. S’il continuait ainsi.

- Oh, mais j’en suis tellement navrée. Avait-elle dit, en feignant l’innocence. Tout en scrutant le regard cacao, les prunelles vertes teintées de cette lueur de défi.

La demi-Vélane continuait d’en rire, se laissant aller aux caresses, douces et tendres de celui qui partageait, désormais, une partie de son existence. Alternant, à la fois baisers et effleurements, elle s’interrompit quand il posa cette question. Dans un coin de sa tête, elle avait la réponse, toute trouvée, mais elle n’eut pas le temps de la verbaliser. Ses lèvres rouges étant prises d’assaut. Ainsi que le reste de son corps, qui n’était pas en reste. Fronçant les sourcils, Meredith Hawthorne percevait les manœuvres remplies d’une certaine filouterie, de Gauwain Robards. Ce dernier, ne se privait nullement et ce, sans honte, de lui offrir des doses parsemées d’amour et de tendresse. Cachant, néanmoins, la véritable nature de ses pensées.

Et puis, cette supplique.
Formulée à l’oreille, dans un souci de la faire flancher.
Mais, l’ancienne Serpentard n’allait pas faillir.
Il en était hors de question.

Se dérobant, sans un mot, à la haute stature musculeuse de son vis-à-vis, la fille unique de la Comtesse de Vermandois, se pencha sur son lit, pour accéder à la table de chevet. Pour récupérer, quelque chose de caché dans un tiroir. Avec un petit sourire, elle se redressa alors. Assise en tailleur, réajustant son haut avec un petit rire, -il était fini le temps des bêtises charnelles-, Meredith Hawthorne tendit une petite boîte à Gauwain Robards. Deux choses, y étaient présentes : des clés, -un double de sa demeure-, où un porte-clé représentant un Ours grognait, si par malheur, il viendrait à les égarer. Et une autre chose. Plus personnelle. Plus intime. Une bague, où était gravé la chose suivante : fy Arth. En référence à son Patronus et pour faire corrélation, à ce bijou qu’elle lui avait offert pour son anniversaire, et, qu’il portait toujours autour de son cou.

- Ouvre ! Assise en tailleur, face à lui, Meredith Hawthorne attendait toujours avec cette impatience plus que visible, que Gauwain Robards ouvre et dévoile, ce que pouvait contenir la petite boîte noire. Allez !

Tout comme le jour de son anniversaire à lui, elle applaudissait.
Empressée.
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Gauwain Robards

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MessageSujet: Re: [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage   EmptyMer 24 Fév 2021 - 17:44

Elle n’avait pas l’air navrée du tout, avec son air faussement innocent, son regard qui pétillait de malice et qui le défiait de remettre en cause la version officielle de l’histoire. Avec un grondement faussement redoutable, un cri de bataille feint, il partit à l’assaut de ce corps divin et de cet esprit farouche, la joie dans l’âme.

Si elle se laissait aller avec un plaisir manifeste à la passion et aux baisers dévorants, Gauwain ne put s’empêcher de noter qu’elle n’avait pas répondu à sa demande. …..hmhmmm…. A malin, maline et demi, hein ? Meredith Hawthorne était futée, et savait ce qu’elle voulait. Bien malin qui la ferait changer d’avis une fois que sa décision était prise. Il allait probablement falloir un peu plus que lui picorer la peau pour qu’elle accepte de recevoir sa requête, il aurait dû s’en douter ! Incorruptible qu’elle était (ou du moins, presque-incorruptible) ; il ne s’en plaignait pas, cependant. C’était un appel à plus d’intensité, à un duel charnel, et ça le tentait terriblement.

Il n’eut pas loisir, cependant, de développer sa stratégie : elle vînt le surprendre, s’échappant à leur corps à corps, pour aller pêcher dans sa table de nuit une petite boîte précieuse, qu’elle lui tendit, avec un ordre où pointait le plaisir anticipé de voir sa réaction, lorsqu’il l’ouvrirait.

« Pour moi ? En quel honneur ? »


Mais sa voix disait que la surprise lui plaisait, l’intriguait : avant même de révéler le contenu de la boîte, il était conquis.

Et lorsqu’il en découvrit le contenu…. Ses yeux s’écarquillèrent. Le trousseau de clé le prouvait : sa proposition était mûrement réfléchie. Elle y avait pensé bien avant, avait préparé tout ça. Ce n’était pas une improvisation. Et pourtant, ce n’était pas le trousseau qui l’amena à oublier un instant de respirer. Non… C’était le petit anneau argenté.

Il lâcha un souffle en le sortant de la boite, avec la même révérence que s’il avait sorti de là une Relique de la Mort. En étudiant chaque détail du design, des ornements rappelant les entrelacs des temps anciens, la même esthétique que celle du pendentif qu’elle lui avait offert à son anniversaire ; s’il avait douté du lien existant entre les deux bijoux, les deux mots gravés venaient chasser toute hésitation.

Il se mordit la lèvre inférieure, pour s’empêcher de sourire de façon trop évidente, tout en demandant :

« C’est pas les mecs qui sont censés faire ça ? »

C’était une plaisanterie, qui disait tout de même qu’il prenait ce présent pour le symbole qu’il était : peut-être pas une proposition de mariage, mais la représentation visible d’un lien, la matérialisation d’une appartenance. Et à vrai dire…. Il aimait cette idée.

Il se pencha sur elle pour un baiser vorace, l’attirant par la nuque, de sa main libre. Lui dire de façon primale à quel point ce cadeau lui plaisait. Cependant, cette fois, le geste ne pouvait suffire. Aussi, légèrement haletant, il murmura contre ses lèvres :

« Il est parfait, cet anneau, merci, Reddy. …..à quel doigt tu m’imaginais le porter, hmm ? »
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Meredith Hawthorne

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MessageSujet: Re: [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage   EmptyMer 24 Fév 2021 - 18:24

Meredith Hawthorne s’amusait.
Face à Gauwain Robards, elle lui montrait toute l’étendue de ses talents d’actrice ou de comédienne. Peut-être une réminiscence dûe à sa grand-mère maternelle, qui fut une célèbre actrice de cinéma sorcier muet en son temps. Quelque chose probablement dans les gènes familiaux, en plus du sang de Vélane, il y en avait un autre. Et, c’était celui-ci qui servait en ce moment, à l’aspirante Auror, satisfaite de son comportement mutin et espiègle face à au beau brun qui tentait le tout pour le tout. L’ancien Serpentard avait tenté d’amadouer la belle blonde, qui ne s’était pas laissé distraire. Ni par ses baisers, ni par ses caresses. Il lui en faudrait plus. User et abuser, de plus d’inventivité pour faire plier la fille unique de la Comtesse de Vermandois à son bon plaisir.

Satisfaite et bien heureuse de son effet, Meredith Hawthorne attendait avec une certaine fébrilité que Gauwain Robards en vienne à ouvrir son présent. Qu’elle espérait avoir choisi avec soin et amour. Que comme, cet Ours en pendentif qui ornait à présent son cou, il en soit comblé. Les mains jointes, dans une prière presque religieuse, la jeune femme ne tenait pas en place. Et, tout comme le 27 Décembre 1978, le beau brun ne se dépêchait nullement. Faisant grimper l’attente et le désir de voir, si oui ou non, il aimerait pareille attention. Se pinçant les lèvres rouges, le regard couleur d’absinthe pure, scrutait chaque réaction infime. Quitte à se faire réprimander, si par le plus grand des malheurs, il n’appréciait pas.

Ce qui ne semblait pas être le cas.
En quel honneur ?
Cette simple interrogation la fit sourire puis rire ensuite, n’y répondant pas. Trop occupée à voir cette réaction, qu’il pouvait avoir en découvrant les deux petites choses présentes à l’intérieur de la boîte.
Et. Enfin.
Ce fut le cas.

L’anneau d’argent ciselé et gravé attira toute l’attention dans les prunelles couleur de cacao. Un petit rire accompagna le souffle lâché par son interlocuteur, visiblement bienheureux de ce qu’il venait de trouver. Caché, dans le petit linceul noir. Gauwain Robards avait compris l’intention de Meredith Hawthorne, en lui allouant ce bijou. Qui signifiait, un besoin d’appartenance et d’appropriation. Un « lien », indéfectible, éternel et indestructible.

- Peut-être ? Avait-elle dit avec espièglerie. La prochaine fois, c’est toi. Un large sourire, avant de se faire happer les lèvres, pour un baiser furieux et puissant. Comme une promesse. Et qui surtout, démontrait à lui seul, combien l’anneau d’argent pouvait lui plaire. A ce que je peux constater, il semble te plaire. Son rire se perdit de nouveau dans un baiser, enfiévré.

Regardant ses mains, aux doigts fins qui savaient l’emmener facilement vers d’autres territoires remplis de plaisir et de plaisance lascive, Meredith Hawthorne s’empara instinctivement de la main gauche de Gauwain Robards. Réfléchissant en un pincement doucereux de ses lèvres rouges et pleines, où la place de l’anneau d’argent serait la plus adéquate et la plus appropriée. Embrassant ses mains, où se trouvaient des cicatrices, qui le rendaient encore plus éblouissant et admirable à son regard d’absinthe pure, la demi-Vélane vint à choisir naturellement l’annulaire gauche. Car selon les croyances établies, il serait le seul doigt à posséder une veine le reliant directement au cœur.

- Là, il est à sa place. Avait-elle dit en un murmure doux et chaud, tout en venant embrasser le doigt en question. Ne se privant nullement de venir le suçoter au passage.

Cette fois, c’est Meredith Hawthorne qui vient chercher le contact puissant de Gauwain Robards, dans un nouveau baiser. Enserrant sa nuque. Continuant de le dévorer, par des assauts, toujours plus conséquents sur sa peau. Il lui avait manqué. Et ce surnom, qu’il venait de lui chuchoter : il était parfait. Sensiblement parfait.

- Les seuls cartons que je veux voir à présent, ce sont ceux de ton emménagement. Rien d’autre. Elle avait dit cela, en souriant tendrement contre ses labiales. Tu m’as bien comprise, Gauwain Robards ?

Même, s’il était tenté de lui répondre par l’affirmative, -espérons-le-, la Présidente du BDE ne laissa pas le temps à son tutoré de le faire. Trop occupée, qu’elle était, à l’engloutir de baisers.
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Gauwain Robards

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MessageSujet: Re: [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage   EmptyHier à 21:08

C'était un cadeau chargé de symboles, et un moment qui ne l'était pas moins. Il la regardait faire, en décryptant inconsciemment les indices muets, qu'elle lui laissait.

La main gauche. La main du cœur. La main du mal. La main qui reçoit. C'était, aussi, la main dominante de Meredith. Un symbole d'amour.

Les baisers qu'elle déposa sur les cicatrices pâles ornant le dessus de ses mains. Sans aucune hésitation, avec même un sourire. Un symbole d'acceptation.

Son choix de lui indiquer l'annulaire gauche. Celui qu'on réserve aux alliances. Un symbole d'union.

Les yeux bruns accrochèrent les prunelles émeraude, cherchant si elle savait le message que cela renverrait. Elle se faisait coquine et fiévreuse, prenant son doigt en bouche, entre ses lèvres gourmandes. Son regard était amusé mais tendre, et plein d'une émotion brute et infinie. Ca aurait effrayé la plupart des mecs, non ? Ca ne faisait que deux mois. Ils avaient à peine 20 ans. C'était rapide. Très rapide.

Gauwain, lui, éprouva une sorte de fascination. Il savait très bien le message que ça renverrait. Ce qu'elle lui offrait, c'était un message destiné autant pour lui que pour le reste du monde. Ce qu'elle lui offrait, dans ces quelques grammes de métal ciselé, c'était une promesse. Une promesse dont il connaissait déjà l'existence, parce qu'il la connaissait, elle. Qu'il connaissait sa nature. Qu'il connaissait son cœur et son âme.

C'était aussi une promesse qu'elle lui demandait. Accepter de porter ce bijou, c'était lui promettre en retour une fidélité. Lui dire qu'il était sien, et qu'il ne répugnait pas à l'affirmer. L'associer au trousseau de clé, c'était un message clair : viens dans mon monde, mais si tu décides de venir, fais le de tout ton être.

S'il acceptait ce cadeau...

Elle ne le laissa pas répondre, l'attirant pour des baisers fiévreux, comme si elle craignait un peu de le laisser lui donner une réponse, comme si elle avait peur qu'il ne refuse. Il savait la douleur et la terreur que cette solitude pouvait générer. Et jamais il ne voudrait lui faire subir jamais. Jamais il ne voudrait la laisser croire qu'elle pouvait avoir à vivre ça.

Alors il l'embrassa, avec une fougue égale à la sienne. La renversant sous lui, avec un désir brut, enflammé par la façon dont il l'aimait. Glissant ses mains sous les épaisseurs de tissu, pour retrouver ses courbes familières. Merlin, qu'il l'aimait ! Sa parfaite et éclatante étoile !

Il insinua un de ses genoux entre les cuisses fuselées, et remonta, doucement. Relâchant ses lèvres pour lui sourire, le souffle un peu court après cette ouverture :

« Tu sais que les gens vont me croire passé devant l'autel, si je le porte à ce doigt là ? »

Ce qui ne le dérangeait pas, disait son sourire et la façon dont il la regardait.

« Cela dit, ils vont se demander qui est ma mystérieuse moitié. …...faudrait pouvoir leur donner un petit indice, non ? »


Il testait le terrain. Ce qu'elle lui demandait, voulait-elle l'offrir en retour ?
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Meredith Hawthorne

Meredith Hawthorne


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MessageSujet: Re: [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage   EmptyAujourd'hui à 13:26

Comme elle adouberait un Chevalier, Meredith Hawthorne adoubait Gauwain Robards.
Tout dans ces gestes doux et ses paroles tendres, était une invitation aux puissants sentiments qui liaient désormais la tutrice et son tutoré. L’aspirante Auror aurait pu prendre un autre doigt à mettre en exergue. Mais, naturellement, ce fut vers l’annulaire que les lèvres rouges se dirigèrent. Pour l’embrasser et le suçoter, le faire devenir important. Que c’était lui qui comptait. En plus de l’entièreté du beau brun, qui manifestait un contentement qui faisait que le regard couleur d’absinthe pure était plus que ravi. A cet instant, la belle blonde avait atteint l’apogée du bonheur.

Enfin, elle avait droit à cette part de félicité qu’elle s’était toujours vu refuser. Par crainte de le faire souffrir, lui. Qu’il n’en vienne encore à la détester. Parce qu’elle avait été aussi froide que l’Hiver, envers lui. Qu’elle avait été odieuse. Autant avec Gauwain Robards qu’avec Amelia Bones. Cette dernière, l’ayant rendue responsable de ses tourments intérieurs. Mais désormais, tout allait pour le mieux avec l’ancienne Serdaigle. Une Amitié retrouvée, autour du vingt-quatre de chaque mois. Le vingt-sept étant le jour où, Meredith Hawthorne fut avec Gauwain Robards. Le jour d’anniversaire de ce dernier : la date sera facile à retenir. Et, c’était symbolique.

Ne se privant nullement de l’assaillir de baisers, la belle blonde ne laissait aucune opportunité à son interlocuteur de répondre. L’avalant, sous tout cet Amour présent dans son cœur qui n’avait de cesse de déborder. En face du beau brun, elle se laissait faire, quand ce dernier répondait avec la même fougue à ces embrassades remplies de fièvre et d’amour conjoints. En dessous de cette si haute stature qui lui démontrait toujours qu’il était supérieur à elle, par les muscles et la silhouette, la demi-Vélane en riait. De ce rire doux et épris de tendresse. Juste pour lui. Entièrement pour lui.

Son genou entre ses cuisses galbées, fit faire un frisson soutenu à la Présidente du BDE. Il était tentateur, vu le regard vert absinthe qui scrutait le regard cacao, avec un désir non feint. Les mains douces se positionnaient dans les mèches brunes, caressant le visage avec précaution. Imprimant par ce biais, comment il pouvait être magnifique. Surtout, avec ce symbole d’union présent à son doigt. Une rougeur, présente sur les joues pâles, certifiant que Meredith Hawthorne voulait que Gauwain Robards lui fasse une certaine demande. Une autre promesse. Une de celle que l’on lie, devant les êtres chers. Et, qui ne se trouve interrompue que dans la Mort. Ou, peut-être pas, en fin de compte.

- Note que ça ne me dérangerait nullement. Commença-t-elle, avec un petit sourire espiègle. Sauf, si tu le veux au pouce ou à l’index. Pour le taquiner, alors qu’elle savait très bien lire dans le regard cacao aux nuances chaudes de caramel.

Pour la suite, Meredith Hawthorne releva doucement le haut de Gauwain Robards, pour venir effleurer ses flancs avec le bout de ses doigts. Jouant une harmonie silencieuse, sur cette peau tant révérée. Remontant le long de son dos, les mains douces ornées de vernis rouge bordeaux, s’arrêtèrent au niveau du cou. Le caressant.

- Ça ne me dérange nullement de leur donner un petit indice. Vraiment pas. Avait-elle dit, en éclatant de rire, venant mordiller la peau fine du cou. Avant de se relever.

Se mouvant doucement, tout en commençant à effleurer les tissus qui occultaient son corps. Et qui ne dévoilaient pas encore ses formes. Mais, qui savaient les suggérer. Tout en fixant le jeune homme qui lui faisait face, la belle blonde entamait sa danse. Sans musique. Avec ce seul bruissement d’étoffes qui rompait le silence. Meredith Hawthorne avait-elle la prétention de captiver Gauwain Robards, avec ce ballet, qui n’était pas teinté de fièvre ?

A voir.
Elle était curieuse.
Plus que curieuse, à vrai-dire.
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Gauwain Robards

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MessageSujet: Re: [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage   EmptyAujourd'hui à 22:25

C'était un spectacle qu'il adorait : la voir frissonner et réagir à ses caresses. Il savait que la réciproque était vraie, bien sûr, mais dans le cas présent, ses réactions face au désir étaient d'autant plus fascinantes qu'il la savait capable de demeurer impeccable et contrôlée, maîtresse d'elle-même. Quand ses réactions physiques prenaient le dessus, que le trouble se lisait en elle, c'était toujours des instants précieux, qu'il adorait admirer. Son genou remonta légèrement plus haut, pour pousser un peu l'excitation. Cela dit, malgré le frisson qui l'avait trahie, elle restait espiègle et vive à titiller, à s'amuser. Sa question quant au choix de l'emplacement de l'anneau le fit rire.

« Il me va très là où il est. »

Une pause, et puis, pour la provoquer en retour.

« Tant que tu m'en proposes pas une version destinée à d'autres endroits.... »

C'était une petite plaisanterie grivoise, qui, il l'espérait, la ferait sourire, tandis qu'il venait à la rencontre de ses lèvres, s'abandonnait à ses jolies doigts manucurés, à ses petites dents prédatrices.

Un nouveau rire flotta entre eux lorsqu'elle approuva la perspective de porter le même genre de bijou. D'afficher le même genre de message. Auprès de leurs camarades, auprès de ses amis, de ses proches, de ceux qui croiseraient sa route.  Il lui trouverait une bague parfaite, qui serait à son image, à la fois belle et délicate, résistante pourtant. Il commencerait à chercher dès demain, avec ce qu'il pourrait de budget, en espérant pouvoir lui offrir le bijou qu'elle méritait. Est-ce qu'il avait les finances nécessaires ? Il faudrait bien.

Mais dans l'intervalle, il voulait....

Elle se déroba à lui, se relevant souplement, à sa grande surprise. Il avait cru qu'ils étaient partis pour un petit moment agréable, une célébration de cette nouvelle étape ?

Quelques instants plus tard, il avait compris où elle voulait en venir. Et il s'humectait les lèvres, en la regardant se mouvoir.

Elle savait très bien l'effet que ce spectacle aurait. Ce n'était pas ses chorégraphies de danse classique contrôlées, impressionnantes mais toutes en retenue, où l'on gardait impassible son visage quel que soit l'effort. Non. Il y avait là autre chose, qui couvait dans les yeux verts, sous les paupières à demi fermées. Un message universel et immémorial, dans ces lèvres à demi ouvertes, sur une invite muette. Quelque chose qui se poursuivait dans le mouvement élégant et sensuel de ses mains, traçant son corps comme pour se reconnecter à elle-même.

Il savait quelle sensation cela faisait, de prendre ce sein en main, à travers la barrière protectrice des vêtements, savait comme elle devait sentir le dessin de ses dentelles. Il savait le frisson, qui parcourait la peau pâle, quand on effleurait cette nuque. Savait l'exact courbure de sa cambrure délicieuse, savait la façon dont vos doigts s'égarent d'une vallée à l'autre sans savoir où ils préfèrent s'établir et trouver repos.

Il se cala plus confortablement sur le lit, prit soin de se mettre à l'aise. Car, ce qu'elle lui offrait, c'était le sentiment étrange, de la toucher sans la toucher. La mise en scène d'un corps parfait, qu'il pouvait ainsi observer dans son entier. Elle était encore vêtue, mais, il n'en doutait pas, elle voulait lui offrir un spectacle plus long, plus complet et plus absolu.

Il serait un public conquis d'avance, mais était-ce une surprise. Il souriait, avec dans les yeux, un amour et un désir purs. Attendant ce qui suivrait.
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MessageSujet: Re: [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage [20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage   Empty

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[20 février 1979 - Demeure Hawthorne] Scène de ménage

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