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[19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts...

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Gauwain Robards

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MessageSujet: Re: [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... - Page 3 EmptySam 3 Avr 2021 - 21:43

Colin Hawthorne avait beau avoir des manières de gentleman et un sourire amical, il n'en était manifestement pas aveugle sur la nature humaine, et cela, plus que tout, lui valut le respect du jeune homme. Il semblait être homme d'honneur sans être naïf, et c'était à n'en pas douter la meilleure des approches par rapport à la vie, de façon générale.

L'appréciation semblait réciproque, vu l'approbation que venait de faire le journaliste ; si cela avait été un test, Gauwain ne s'était pas tiré trop mal de ce défi là, n'est-ce pas ? Cela le fit sourire, avec fierté, et il échangea un regard avec sa belle, comme pour s'assurer qu'elle avait vu qu'il ne s'en tirait pas trop mal, dans cet échange d'une importance certaine.

Malheureusement, il se tira moins bien des épreuves imposées par sa potentielle belle-mère. S'il avait porté son regard légèrement à côté de Meredith, sans doute aurait-il perçu l'agacement dans la façon dont sa génitrice maniait l'éventail, mais, tout à sa satisfaction, il avait occulté le dragon. Elle sut se rappeler à lui, avec expertise, les claquements de langue désapprobateurs sonnant comme le sifflement d'un Vert Gallois. Deux phrases, et elle l'humilia d'un ton plaisant.

Retenant à grand peine un grognement, il se força à continuer à sourire, même si son expression était en train de virer au rictus.

« Je n'avais pas prévu d'y retourner pour y trouver toute ma garde-robe, mais si vous voulez troquer vos robes contre des costumes fantaisie pour homme, je vous retrouverai l'adresse. »

Il évita sans le savoir, fort heureusement, le deuxième piège tendu par la Comtesse, et sans doute la déception de l'aristocrate la poussa-t-elle à garder un peu de son venin pour sa propre mère. Il y avait un certain côté rassurant à savoir que les foudres de Fenella ne lui étaient pas réservées, et cependant, il se sentit dérangé de l'entendre ainsi critiquer celle qui les avait si bien accueillis. Aussi, avec une gorgée de champagne, il s'autorisa un petit commentaire :

« La Reine de la fête dicte bien les lois qu'elle désire. »

Ca ne le rendrait pas plus populaire auprès de la Comtesse, mais à vrai dire, il avait intégré qu'un tel objectif était peine perdue. Deux des ascendants de Meredith sur trois approuvaient sa présence, et il faudrait bien se contenter de cela. Fort heureusement, c'était les deux meilleurs tiers.

Les yeux verts accrochèrent le regard brun, et il oublia Fenella et ses manigances. Souriant devant la lueur tentatrice qui jouait dans les yeux émeraude. En cet instant, son étoile, il en était sûr, ne pensait pas vraiment à sa grand-mère. Ou à ses parents.

Il choisir un petit four, mais, au lieu de le déguster, le lui tendit, offrande délicate et témoignage d'amour.

« Ca égale le travail de Cole ? ...Tu pourrais te lancer dans l'espionnage industriel et lui rapporter certaines de leurs idées. »

Ce qu'il voulait demander, en réalité, c'était si elle voulait s'éclipser, laisser ses parents, voler un plateau de petits fours et une bouteille de champagne et observer la fête de plus loin. Si elle voulait venir dans ses bras, délicieuse souveraine, qui régnait sur ce cœur-ci. Au lieu de quoi, pour éviter de provoquer plus avant le dragon, il le lui proposa silencieusement, d'une simple main tendue, qui la ramènerait jusqu'à lui.

Fort heureusement, un murmure parcourut alors l'assemblée, alors que les lumières se tamisaient pour ne plus laisser dans un bain de lumière dorée que le grand escalier, transformant le marbre en rivière d'or blanc, en haut de laquelle apparut une silhouette que tous ici connaissaient bien, pour avoir croiser son chemin, à différents moments de leurs vies.

Fiona, rayonnante et splendide, malgré les années.
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MessageSujet: Re: [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... - Page 3 EmptySam 3 Avr 2021 - 23:31

Meredith Hawthorne observait l’échange entre son Père et Gauwain Robards.
L’un comme l’autre semblait s’apprécier. Ce qui contentait la jeune femme, dont la bouche rouge s’ouvrait sur un délicieux sourire. En plus d’avoir l’aval de Fiona de Vermandois qui avait su déceler des qualités intrinsèques chez le Gallois, il y avait aussi Colin Hawthorne. Ce dernier posait un regard bienveillant sur sa fille unique et son conjoint. A contrario de la Comtesse de Vermandois qui faisait son possible pour distiller son poison. A force coups de phrases remplies de fiel. Cependant, la grande blonde avait salué l’effort de l’amant de sa descendance. Qui avait tenté de marquer quelques points sans pour autant faire un score parfait. Mais son attitude était égale à elle-même. Il n’avait rien d’un gentleman. Malgré cet habit qui lui en conférait certains airs.

- Votre avis n’a d’égal que votre impertinence. Commença Fenella de Vermandois en donnant un coup d’éventail dans le vide. Votre costume donne une certaine illusion, mais il n’est nullement de belle facture. Comme vous savez donner cette apparence que vous êtes d’une nature policée, alors que vous n’êtes rien d’autre qu’un paysan doublé d’un rustre. Termina la grande blonde avec un claquement de langue haineux.
- Mère ! S’indigna la belle blonde, descendant son Loup. Devant une génitrice qui haussait les épaules tout en minaudant.

Et Gauwain Robards qui aggravait son cas.
Cette soirée promettait.

- Qu’ai-je dit sur votre avis, Monsieur Robards ? Questionna la Mère de Meredith Hawthorne avec un air pincé. Avant que son « mari » ne prenne la défense de cet opportuniste Gallois.
- Gauwain a raison. C’est Fiona qui nous dicte ses règles ce soir. Et nulle autre. Je te l’ai déjà dit, Fenella. Ne sois pas si désobligeante. Avait murmuré l’homme d’une voix excessivement douce tout en souriant au petit ami de sa fille.

C’en était trop pour Fenella de Vermandois. Gauwain Robards qui lui manque d’un cruel respect. Colin Hawthorne qui s’en vient à suivre le même chemin et sa fille unique dont elle vient de croiser le regard concupiscent. Adressé à ce jeune garçon qui la révulse au plus haut point. Les lèvres rouges vermeilles s’étaient mordues sous l’impatience et le petit sourire que venait d’offrir le jeune Gallois. La belle blonde avait envie de lui, et le montrait à dessein. S’emparant souplement du petit four qu’il venait de lui tendre. Le regard vert absinthe était mi-clos, lorsqu’elle dégusta la petite bouchée pour le moins savoureuse. Aux nuances françaises et délicates. Son héritage. Un petit rire fut joliment dissimulé derrière le Loup quand son tendre interlocuteur vint à parler de Cole Bronson.

- Évidemment que cela égale le travail de Cole. Tu as pu le goûter quelques fois. Susurra la jeune femme à son oreille, la mordillant avec envie, cachée derrière son Loup. Et s’étant rapprochée, parce qu’il était décidément trop loin.

Il y eut un murmure annonciateur de la venue de la Reine de cette soirée. Celle-là même pour qui tout le monde avait fait le déplacement. Fiona de Vermandois, divine dans une robe noire faite de velours et réhaussée d’or fin. Les arabesques se mouvant aléatoirement au rythme de ses pas. Digne et remplie de noblesse, l’une des mains de la bientôt septuagénaire venait de se poser sur la rampe pour descendre l’escalier central. La menant alors jusqu’à son noyau familial. Qui est respectivement composé de sa fille unique, sa petite-fille, son gendre et ce merveilleux petit ami qui rendait Meredith Hawthorne, heureuse.

Un baiser doux et délicat pour chacun d’entre eux.

- J’espère que cela sied à mes chers invités. Avait dit la Comtesse de Vermandois avec un petit sourire, ayant eu droit à ce silence religieux témoignant de cet égard qui lui était dû. Vous pouvez encore prendre des amuse-bouche, le repas quant à lui sera servi sur des mange-debout. Se mit à applaudir Fiona de Vermandois.

Le petit regard en coin de Meredith Hawthorne posé sur Gauwain Robards valait bien tout l’or chez Gringotts. Attendant qu’une foule se forme auprès de sa Grand-Mère, pour entraîner son petit ami un peu plus loin. Un plateau de petit-four pris en otage ainsi qu’une bouteille de champagne.

- Tu viens ? L’avait questionné la jeune femme en éclatant de rire, traversant quelques pièces qui formait un dédale imposant. La musique et les bruits de foule commençant à se faire plus soutenus.
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MessageSujet: Re: [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... - Page 3 EmptyDim 4 Avr 2021 - 18:57

Il avait cherché la bête, à n'en pas douter, il récoltait ce qu'il avait semé. Fenella ne s'était pas contentée de faire claquer sa langue vipérine, et fouetter l'air à l'aide de son arme raffinée. Le visage du jeune homme se draina de son sang ; il évita de justesse de casser en deux sa flûte de champagne.

Il aurait répliqué qu'il préférait être un péquenaud doublé d'un rustre plutôt que de se cacher vers des politesses et des fards qui ne dissimulaient qu'à grand peine la pourriture d'une âme amère... mais Meredith mit un terme au conflit, élevant la voix sur un ton qui laissait sous-entendre que sa mère dépassait les bornes, mais que son petit ami ne l'amusait pas beaucoup plus.

Sans doute parce qu'il restait un peu de tendresse dans son cœur sec, la Comtesse accepta de déposer l'artillerie lourde, sans renoncer pour autant, insistant avec légèreté sur le peu de cas qu'elle faisait de l'avis de celui qui pouvait potentiellement devenir son gendre. Sans doute s'agissait-il là d'une erreur stratégique : car Colin Hawthorne, abandonnant la neutralité à laquelle on aurait pu s'attendre de sa part, joignit ses forces au conflit, prenant position en faveur de son jeune compatriote. Le coup de grâce lui fut à n'en pas douter porté par sa fille, qui vint rejoindre les bras sûrs, vînt chercher l'embrassade tendre avec sensualité. Et comme dans les meilleures histoires, ce fut l'amour qui triompha.

Avec un petit coup de main, néanmoins, de la Maîtresse de maison.

Tous les regards se tournèrent vers leur hôtesse, qui capta même l'attention des belligérant, dans sa robe noire et or, somptueusement coupée et enchantée.  Elle descendit l'escalier central avec l'assurance de celle qui a déjà mille fois accompli cet exercice, et ne se trouble plus des regards braqués sur elle, parce qu'elle domine avec bienveillance cette assistance, règne sur eux avec générosité et amour.

Son premier arrêt, bien sûr, fut pour saluer sa descendance, avant qu'elle ne soit happée par la foule de ses amis et de ses intimes.

Il ne fut pas fâché de la suivre, d'échapper à cette agitation et ces conversations précieuse, attrapant au passage une assiette de mignardises sucrées, parce qu'il savait que cela lui ferait plaisir, et qu'il était sûr de pouvoir s'en tirer malgré l'équilibre précaire. Atteindre une terrasse pourvue d'un banc en marbre fut, néanmoins, plus que bienvenu.

« J'aime bien ton père. Ca a l'air d'être un homme bien. »

C'était un peu à se demander comment il avait pu avoir une relation avec Fenella de Vermandois, mais cela, il ne le verbalisa pas. Le moment était trop parfait pour être gâché.

De là où ils étaient, les clameurs de la fête leur parvenaient étouffées. Des conversations réduites à un murmure, et les mélodies diffuses jouées par les musiciens. La terrasse était peu visible de l'intérieure, depuis les pièces illuminées d'or. L'air était doux. Avec un sourire, il leva la bouteille de champagne, lui proposant implicitement de les servir tous les deux.

« Tu crois qu'il va s'en tirer, seul avec le dragon ? »

Car, si Gauwain avait apprécié Monsieur Hawthorne, il n'était pas pressé pour autant de venir à sa rescousse et de se mêler à nouveau aux convives. Non, décidément ; c'était sans doute là un autre indice de sa nature paysanne, mais il était tout à fait satisfait d'être là avec elle, et elle uniquement. A l'écart, profitant du calme de la trêve pour l'attirer dans ses bras.
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MessageSujet: Re: [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... - Page 3 EmptyDim 4 Avr 2021 - 21:15

Fenella de Vermandois était à deux doigts de commettre un furieux homicide.
Totalement prémédité mais qui aurait fait mauvais genre en plein milieu de la demeure de Vermandois. Si son éventail avait été une arme de guerre, il aurait été savamment construit pour venir trancher la langue de ce paysan. Qui ne se privait nullement de sortir quelques bravades, dignes de son impolitesse. Colin Hawthorne, qui d’ordinaire était un symbole de neutralité avait porté secours à l’autre Gallois. Lui offrant alors une épaule plus qu’attentionnée et charitable. La grande blonde ne comprenait décidément pas ce revirement : son « mari » ne connaissait pas ce jeune homme et il s’était bien mis en avant afin de l’épauler. Par Lilith, où allait-on ? Sûrement pas dans les bonnes grâces de la Comtesse de Vermandois.

L’hôtesse fit enfin son entrée. Resplendissante dans une robe réhaussant cette silhouette qui avait traversé les âges mais qui ne faillirait jamais. Arrivant à point nommé, elle avait su sciemment couper court à toute velléité de meurtre en ce qui concernait un ancien Serpentard. Un sourire bienveillant était venu se nicher sur ses traits où l’âge transparaissait quelquefois. Des embrassades simples mais nimbées de chaleur pour tout ces êtres qui étaient venus la célébrer en grande pompe. Profitant de l’accalmie où Fiona de Vermandois devait répondre de son succès, Meredith Hawthorne entraîna Gauwain Robards loin de ce tumulte. La belle blonde avait pour simple et unique intuition, qu’il n’aimait pas tout ce faste. Ou n’y était tout simplement pas habitué. Elle l’avait fait basculer dans son monde, qui comptait un Dragon bien trop récalcitrant en ce qui concernait sa présence.

Lui avait opté pour quelques mignardises sucrées, elle, s’était emparé du reste.
Jusqu’à atteindre un banc en marbre salvateur, où son délicat postérieur vint s’y déposer avec un bruissement d’étoffes. Souriante, la demi-Vélane constatait que la pénombre était déjà bien présente mais que la pleine lune ne se privait pas d’offrir la beauté de sa lumière sélénique. Les lèvres rouges se fendirent en un large sourire tendre, lorsque la belle blonde entendit une affirmation qui lui faisait réellement plaisir. Son petit ami appréciait cet homme qui était son Père et qui, par le plus grand des prodiges, arrivait à supporter sa Mère. D’où cet étalage de médailles, qu’il s’était lui-même décernées.

- Père a l’air de t’aimer aussi. Avait commencé la jeune femme, toujours en regardant droit devant elle. Il est un homme bien. Je suis sûre que tu dois te demander : comment il peut être avec elle ? Je dirais, l’Amour. Probablement.

Elle-même, n’en était pas sûre.
Toujours en scrutant le labyrinthe fleuri qui lui faisait face, et où trônait un kiosque en fer forgé, Meredith Hawthorne hocha la tête suite à la proposition de Gauwain Robards. Il voulait les servir tous les deux : qu’il le fasse. Tandis qu’elle prenait une flûte qu’il lui tendait, elle se permit néanmoins un léger rire. Ce dernier étant occulté derrière une main fine réhaussée de rouge bordeaux. Si son Père allait s’en sortir avec le Dragon ? Il avait quelques solutions insoupçonnées pour amadouer ce fameux Dragon qui ne crachait pourtant pas des flammes, mais de la glace. Tout aussi brûlante et cuisante.

- Père a quelques ressources. Ne t’en fais pas. Il pourrait même te surprendre. Avait susurré la jeune femme tout en venant piocher un amuse-bouche salé dans une petite assiette aux moulures d’argent. Tu en veux ? Le questionna-t-elle tout en lui tendant la dite assiette, rivant son regard absinthe au sien. Aux délicieuses nuances de cacao qui s’en trouvaient éclaircies par la lumière alpestre de la lune. Tu es si beau … Avait-elle murmuré doucement, toujours en le regardant.

Lorsqu’ils étaient encore des enfants à Poudlard, elle l’avait trouvé magnifique. D’un attrait sans nul autre pareil. Faisant battre son cœur de petite Serpentard plus que de raison. L’apothéose fut quand il lui fit don de cette Carte, afin qu’elle ne pleure plus. Et là, tout s’était modifié. Tout avait changé. C’était là, à cet instant T de pure innocence doublée de candeur, que Meredith Hawthorne avait aimé Gauwain Robards.

Pour ne plus jamais en changer.

- Je t’aime.
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MessageSujet: Re: [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... - Page 3 EmptyLun 5 Avr 2021 - 17:24

« Ca compte beaucoup, que le courant passe avec lui. Vraiment. »

Ressentait-elle cette même reconnaissance, d'avoir eu l'approbation de son père ? Cette même fierté, qui faisait se tenir plus droit le jeune Gallois ?

Sa compagne le connaissait par cœur, ou bien il était par trop transparent : elle avait deviné sans peine la remarque qu'il s'était faite en son fort intérieur, et cela le fit sourire, avec tendresse. Il considéra la réponse que Meredith venait de lui apporter et hocha la tête. L'amour était aveugle, disait-on. Etait-ce ce qui s'était produit, entre Colin Hawthorne et Fenella de Vermandois ? Un moment d'égarement, durant lequel cet homme droit n'avait pas perçu le véritable caractère de cette femme ? Ou bien Fenella avait-elle été différente, vingt ans auparavant ? Plus douce, amoureuse ? Tendre, ses crocs moins acérés, ses réparties moins tranchantes ?

Tandis qu'il emplissait leurs coupes à tous les deux, il se fit la remarque qu'au final, cela importait peu : ce qui comptait, c'était que de la rencontre de ces deux êtres si dissemblables était née une étoile. Et sans doute l'un et l'autre avaient-ils contribué à forger ce caractère qu'il admirait.

Il leva les yeux vers elle, lui tendant une coupe emplie ; cependant elle l'avait devancé, piochant un petit four qu'elle lui offrait, de ses doigts élégants. Il le croqua à même ses doigts, laissant les saveurs subtiles envahir son palais. Et pourtant, malgré la perfection gustative de cette bouchée, l'esprit de Gauwain Robards était bien loin de la nourriture de gourmet qui leur était servie.

Ils étaient seuls, elle était divine. La lumière argentée de la lune semblait transcender son costume, la rendant éblouissante, immaculée. L'astre soulignait tout autant sa peau, la parant d'argent, et faisait de sa coiffure des mèches tressées d'or blanc.

« Je t'aime aussi. Ma magnifique étoile... »

Le champagne et les petits fours furent oubliés, quelles que soient la richesse de leurs saveurs. Il se redressa, vînt l'attirer par la nuque, pour un baiser pur et vrai. Leurs lèvres s'épousèrent, dans un moment hors du temps, jusqu'à ce que la réalité s'impose à nouveau à eux, jusqu'à ce qu'elle réclame à nouveau leurs sens.

De la terrasse, les bruits de la fête continuaient de leur parvenir. L'écho d'une valse. Il réalisa soudain qu'ils n'avaient pas vécu pareille occasion, parce que d'ordinaire, ils étaient sur le pont, lors des soirées à Exeter. Et les moments partagés dans leur demeure de Londres, s'ils étaient toujours agréables, étaient des instants intimes, colorés de tendresse. Il ne s'y jouait pas les mêmes choses.

Il eut un sourire, et fit un pas en arrière, pour la saluer, dos raide tandis qu'il s'inclinait devant elle.

« Mademoiselle Hawthorne ? Me feriez-vous l'honneur d'une danse ? »

C'était la question qu'il aurait pu poser, quelques années plus tôt, s'il avait été moins aveugle. L'invitation qui aurait pu venir, avant un bal de Yule. Il aurait été sans doute plus gauche et maladroit, entre le punch à la citrouille et le jus d'airelles. Peut-être d'autres élèves se seraient-ils moqués. Mais sans doute leur aurait-il fait gagner un peu de temps. Si seulement il avait été moins aveugle. Il y aurait eu d'autres bals. Des dizaines de valses.

Il comptait bien rattraper le temps perdu, si elle le voulait bien. Si, à compter de ce soir, et pour tous les bals qui viendraient, elle acceptait cette main qu'il lui tendait. Si c'était à son bras qu'elle se laissait emporter par la musique.
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MessageSujet: Re: [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... - Page 3 EmptyLun 5 Avr 2021 - 20:09

- Il t’aime vraiment beaucoup. En ce qui concerne Mère, il lui faut encore du temps. Je sais pour autant que Père peut potentiellement faire plier le Dragon. Avait dit la belle blonde tout en souriant à son bel interlocuteur. Qu’elle trouvait le plus parfait sur cette terre.

Gauwain Robards était un Tout. Il était à la fois le cœur, l’âme et le corps de Meredith Hawthorne. Il possédait tous ces précieux joyaux métaphoriques depuis des années désormais. La demi-Vélane ne voulant les offrir à personne d’autre que lui. C’était lui, cet heureux bénéficiaire de tout cet étalage de sentiments qu’elle pouvait ressentir à son encontre. Il n’y avait que lui qui comptait, et elle ne voyait que lui de toute manière. Comment cela pouvait-il en être autrement ? Après huit années d’amour à sens unique, ce dernier ne s’était jamais éteint. Bien au contraire. La preuve en était, la façon dont le regard d’absinthe pure détaillait l’homme qui portait cet agréable costume et qui lui seyait merveilleusement bien.

Elle l’aimait à s’en broyer le cœur.
A s’en fustiger l’esprit et le corps.
Mais, il n’y avait bien que lui qui lui faisait ressentir pareilles sensations.
Et pour cela, jamais elle n’en changerait.
Jamais.

- Merci. Monsieur le gentil petit Serpentard qui s’est délesté de l’une de ses précieuses Cartes de Chocogrenouille pour me faire sourire. Et qui, j’en suis persuadée n’a plu retrouvé la même par après. Avait murmuré l’aspirante Auror tout en détaillant chacun des traits de son amant.

Il lui avait servi un verre. Elle s’était empressée d’en venir à les fournir en victuailles. Toutes aussi délicieuses les unes que les autres. Toutes aussi suaves et délicates, dont les saveurs se mariaient allègrement, sans dichotomie. Les cuisiniers de Fiona de Vermandois avaient fait tout leur possible pour parvenir à des mets d’exception, concentrés en quelques bouchées d’extase culinaire. Alors qu’un baiser rempli d’Amour sincère était venu lier leurs lèvres, Meredith Hawthorne reprit une gorgée présente dans sa flûte de champagne avant de constater que Gauwain Robards se muait en un cavalier parfait. La façon dont il se présentait à elle et comment il pouvait le proposer.

Ce moment. Cet instant suspendu, elle en avait rêvé. Depuis le tout premier bal de Yule et encore plus le dernier, celui qui avait clôt cette année scolaire catastrophique et qui aurait été alors un simulacre de lumière dans un monde déjà peuplé de ténèbres. Les siennes. Le regard vert absinthe sous l’astre nimbé d’argent se remplissait de larmes. Cependant, Meredith Hawthorne restait toujours digne. Toujours en contrôle. Rien ne devait transparaître. Pas même ce poison qui était en train de lui brûler les veines. Car, l’aspirant Auror avait dû sûrement se rendre avec une autre lors de son dernier bal. Dansant avec elle sur la piste. Lui offrant des valses et des baisers, que la Présidente du BDE n’avait pas voulu voir. Jamais. Mais elle venait d’y repenser. Comme autant de lames chauffées à blanc qui lui transperçait le cœur. Il lui fallut un temps certain avant d’accepter cette proposition.

Malgré l’écho de la musique ténue et des merveilleux élans.
Lentement la jeune femme se redressa, pour lui faire face. Digne et distinguée dans sa façon d’être et de se mouvoir. Sa tête blonde se penchant sur le côté avec un léger sourire où transparaissait une affection infinie. Une main fine et délicate qui vint se perdre dans une plus puissante et protectrice. Tandis que l’autre se positionnait docilement sur le bras de son partenaire. Un petit éclat de fierté dans les prunelles vertes.

- Merci. Ce fut un remerciement prononcé du bout des lèvres rouges qui signifiait à lui seul, tout ce que Meredith Hawthorne éprouvait en compagnie de Gauwain Robards.
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MessageSujet: Re: [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... - Page 3 EmptyMar 6 Avr 2021 - 19:58

Ah, cette carte de chocogrenouille.... ! Elle incarnait le symbole du commencement et des aspirations pour le futur, maints espoirs, dans un petit bout de carton enchanté, fragile, soumis au temps, à l'usure et aux intempéries, et que pourtant elle avait su chérir et protéger de sorte qu'elle demeure inchangée, aussi éclatante qu'au premier jour. Pour autant... Il eut un rire, hochant la tête.

« Jamais plus. Je l'ai jamais réobtenue par la suite. Une carte unique, pour une fille qui ne ressemble à nulle autre, ça me paraît très adapté. J'ai jamais regretté de te l'avoir offerte. Jamais. »

Elle aurait valu des millions de Gallions, il n'en aurait existé qu'un seul exemplaire dans tout l'univers, qu'il la lui aurait offerte tout de même, sans le moindre regret. Tant qu'il la voyait sourire.

Ce sentiment désarmant, face aux larmes de la jolie jeune femme, il l'éprouva à nouveau, en cet instant. Il lui avait proposé une danse, et elle s'était figée. Une émotion complexe se lut dans les prunelles à l'éclat intense. Des larmes argentées vinrent embuer son beau regard.

Elle n'expliqua pas ; il n'eut pas besoin qu'elle lui dise. Il savait, cette tristesse, cette mélancolie familière, les frissons comme si les flocons revenaient effleurer son âme. Il avait cueilli de nombreuses larmes, ces derniers mois, du bout du pouce, avant qu'elles ne roulent sur sa peau. C'était un deuil qu'elle ne ferait jamais complètement. Le deuil des jours qui n'avaient pas été et ne seraient jamais, sous cette forme du moins, car le passé enfui jamais ne revenait. Cependant c'était également l'émotion de voir des espoirs enfin s'incarner, le bonheur qu'on avait cru insaisissable qui enfin se laissait embrasser, comme un oiseau multicolore qui vient de lui-même s'installer au creux de vos mains jointes, et chasser les jours gris.

Alors, enfin, cette seconde émotion prenant le pas sur la première, elle se redressa face à lui, digne comme une impératrice.

Il sourit avec tendresse, lorsqu'elle mit sa main dans la sienne. Leurs corps trouvant naturellement leurs places, leur rythme. Comme s'ils avaient été faits l'un pour l'autre. Il embrassa son front, avant d'ouvrir la danse, un pas de valse lent et doux. Peut-être étaient-ils visibles depuis la maison, mais il n'en avait cure. C'était autre chose, qui comptait.

« Merci à toi. D'avoir accepté. De partager ce moment avec moi. Tous ces moments... et ceux à venir. »


Il eut envie de dire quelque chose. Les mots furent sur ses lèvres, mais il les retînt. Ce n'était pas l'heure.

Il la garda contre son torse, sa magnifique impératrice sélène, son étoile descendue du ciel, pour faire pulser avec plus de chaleur un soleil. Pour rendre le monde plus coloré. Il la garda contre son torse, oscillant au rythme de la danse ; les arbres bruissaient avec ravissement.

Dans l'ancienne demeure, une chanteuse fredonnait un air à propos d'un rossignol, d'anges et d'amants, à Berkeley Square.

Comme la chanson prenait fin, il joignit leurs lèvres. Oubliant le reste du monde.

Il l'aimait.

C'était un autre de ces moments suspendus, qu'il garderait en mémoire jusqu'à la fin de ses jours.
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Meredith Hawthorne

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MessageSujet: Re: [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... - Page 3 EmptyMar 6 Avr 2021 - 21:03

Cette Carte de Chocogrenouilles.
Un jour incertain, elle crut qu’elle l’avait perdue. Petit item fait pourtant de papier mais tout autant de sentiments puissants. Lors d’une soirée, où elle avait dû assurer une présidence à l’EMS, la demi-Vélane avait laissé s’échapper par mégarde ce cadeau offert huit années plus tôt. Le morceau de papier cartonné, avait trouvé place sous son bureau de Présidente et était resté là, intact jusqu’au petit matin. Faisant écho à quelque chose de similaire qui s’était passé dans la demeure victorienne Hawthorne. Où là aussi, la carte de l’Auror féminine avait fait son chemin. Et s’était enfuie sous un meuble. Cependant, la jeune femme dont l’importance de la Carte renvoyait à des souvenirs heureux, s’était figée. Car l’objet de papier était resté introuvable. Pour son plus grand malheur.

Elle chérissait ce que certains ou certaines n’auraient considéré que comme un vulgaire morceau de papier cartonné dont il faudrait se débarrasser, un jour venu. Mais pour Meredith Hawthorne, ça démontrait bien plus que cela. C’était ce vain espoir auquel, elle avait pu se raccrocher concernant Gauwain Robards. Comme la faible lueur d’une flamme de bougie qui vacillait mais qui ne s’éteignait pas. Alors, jamais, l’aspirante Auror n’en viendrait à perdre ce merveilleux don offert avec toute la délicatesse du monde. Parce que si cela arrivait, l’ancienne Serpentard aurait le cœur en morceaux.

- Et flatteur, avec ça ? Le questionna-t-elle en minaudant quelque peu. Touchée à raison, que son interlocuteur puisse penser cela d’elle. Elle est ensorcelée, pour ne jamais s’abîmer.

Abîmée, c’était bien la fille unique de la Comtesse de Vermandois qui pouvait l’être. En plus de ces odieuses lames qui lui écachaient le restant de cœur, il y avait ces pensées pernicieuses. Celles qui résonnaient comme un fiel furieux dans son esprit et qui parvenaient à s’insinuer facilement. Ces idées, avaient toujours été présentes mais latentes, comme endormies. Néanmoins, il fallut que le Gallois se proclame cavalier pour que ces dernières reviennent en force. Toujours plus insidieuses et teintées d’amertume. Il n’avait pas été son premier et ne le serait plus jamais. Tout comme elle, ne serait pas la première jeune femme qu’il aimât au commencement de sa vie. La belle blonde n’avait que la seconde place. Et, c’était comme ça.

Les larmes ne vinrent pas rouler sur des joues impeccablement fardées, restant dans les prunelles vertes à la couleur singulière, offrant des nuances argentées présentes sous l’astre sélénique. Pleurer, elle ne l’avait que trop fait. Dans la pénombre silencieuse de son dortoir commun à Serpentard et bien plus récemment dans la demeure victorienne Hawthorne, son lieu d’habitation. Ses larmes étaient toujours discrètes et aphones, car Meredith Hawthorne ne pleurait jamais.
Jamais.

Le sourire et la tendresse de cette silhouette qu’elle aimait par-delà même sa propre vie avait chassé les ombres, pour laisser la place à une éclaircie. Quelque chose de bien plus coloré et appréciable, que ces années nimbées de tristesse et de rancœur. A cet instant T, lors de cette danse où l’Amour guidait des pas délicats, la demi-Vélane savait. Qu’elle pourrait mourir pour lui, s’il le lui demandait. Que ce serait lui et lui seul, pour le restant de sa vie. Et aucun autre. C’était ce jeune Serpentard de onze ans qui, dans un élan de générosité tendre avait donné sa plus belle Carte. Et qui, sans le savoir pour autant avait fait en sorte de faire se développer un Amour éloquent qui n’aurait aucune entrave.

Si ce n’est celle du Temps.

Un murmure, pour ne pas briser cette magie. Celle qui est en train de se produire sous l’astre lunaire bienveillant. Un souffle. Doux et délicat, en même temps. Pour affirmer encore ce moment qui n’appartenait qu’à eux et à eux seuls. Et cette main fine, qui agrippait sa consœur, comme si cette dernière allait disparaitre. C’est qu’on ne savait pas après tout. Et que désormais, l’étudiante de l’EMS s’avérait prudente. Toujours.

- Merci, de me faire danser comme lors d’un bal de Yule. Merci de m’aimer, comme tu le fais. Et surtout ... Une pause, alors que la musique arrivait à son terme. Merci, d’être toi Gauwain Robards. L’agrippant par la nuque pour un baiser passionné alors qu’il en avait initié un au départ.

L’entrainant à l’aveugle vers le kiosque en fer forgé, abandonnant totalement les plateaux d’amuse-bouche et les flûtes encore remplies de champagne. Ainsi que les invités, tout ce beau monde n’étant définitivement que peu de chose, a comparé de ce qui était en train de se produire.
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MessageSujet: Re: [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... - Page 3 EmptyMer 7 Avr 2021 - 19:29

Il récusait le qualificatif de flatteur ; il pensait ces mots, les disait comme il aurait établi une vérité, comme il aurait fait remarquer que la Terre était ronde et que la Lune commandait aux êtres et aux choses.

« Que Merlin me punisse s'il pense que je mens ou que je blasphème. »


Il écarta les mains, regarda le ciel, mais rien ne vînt, aucune punition divine, aucun éclair, pas même un nuage dans le ciel étoilé, au-dessus d'eux. Il lui adressa un clin d'oeil, qui disait en substance : 'tu vois ? Les anciens dieux sont d'accord avec moi'. Alors, une autre vérité, concernant Meredith Hawthorne, alors qu'il l'observait avec affection :

« Tu l'as ensorcelée pour la protéger... Tu penses vraiment à tout. Talentueuse Meredith. »


Non seulement il admirait cette capacité chez elle, mais il approuvait, également, ce besoin de protéger les choses précieuses. Quand d'autres auraient peut-être oublié le petit morceau de carton, elle l'avait chéri, et avait fait ce qui était en son pouvoir pour le garder intact, épargné. Protégé par son amour et ses compétences magiques.

Tout comme lui voulait protéger cette jeune femme si forte, qui l'invitait dans son monde. Protéger le souvenir de ces instants, protéger cette relation qu'ils construisaient ensemble. Il caressa son dos, avec tendresse, souriant quand elle lui offrit des mots dont il se serait fait l'écho.... si, soudain, l'ambiance de la nuit n'avait changé. Comme un astre qui s'embrase au milieu des ténèbres.
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MessageSujet: Re: [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... - Page 3 EmptyMer 7 Avr 2021 - 21:44

Gauwain Robards était un Tout.
Pour Meredith Hawthorne, il était le Soleil de son Univers. Un être qui brillait seulement par sa présence et dont elle était témoin de sa grandeur. Il y avait cet Amour puissant qui l’unissait à cette âme qu’elle n’aimait que trop. Âme qui pouvait être flatteuse et tellement empreinte de mots délicats, que la demi-Vélane la chérissait d’autant plus. Comme un joyau. Comme une relique. Comme cette Carte de Chocogrenouilles. Comme ce Un.

Un est Tout et Tout n’est qu’Un.
En fin de compte.

- Tu serais chiche de te faire foudroyer sur place, Gauwain ? L’avait-elle questionné en riant doucement, une main fine et délicate occultant ses lèvres vermeilles. Mais, un rire franc s’en échappa, quand elle fut la spectatrice de cette saynète.

Visiblement, son petit ami n’allait pas subir le courroux d’anciennes divinités pour ses palabres zélées.
Puis vint ce moment. Cet instant. Où le regard du Gallois était la plus belle chose qui puisse exister sur cette terre. Les prunelles brunes aux teintes chaudes de chocolat eurent une lueur de tendresse quand elles se posèrent sur la silhouette de la belle blonde. Cette dernière eut cette sensation pour le moins extrême de chaleur dans tout son être. Faisant disparaître à dessein, les Ténèbres. Y allumant alors un brasier incandescent. Parce qu’il était conscient de l’importance de la Carte. De ce qu’elle pouvait représenter. Et pourquoi l’aspirante Auror s’était permise de la rendre inatteignable par les affres douloureuses du Temps.

- C’est mon plus précieux trésor. A l’image de celui qui me l’a donné. Avait murmuré l’ancienne Serpentard, ses labiales rouges proches de leurs consœurs. Qu’elles capturèrent avec une certaine violence et une envie brûlante.

Jusqu’à en arriver au kiosque en fer forgé qui trônait au milieu du parc de la demeure de Vermandois. La Présidente du BDE embrassait son tutoré à pleine bouche, n’offrant que peu de répit pour un salut qui reposait sur le besoin impérieux de reprendre leurs souffles. Cependant, la jeune femme n’avait qu’une seule pensée qui faisait écho dans toute son âme. Son corps avait besoin de retrouver celui qui la faisait exister en ce monde. Ici. Là. Sur ce sol.

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MessageSujet: Re: [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... - Page 3 EmptyJeu 8 Avr 2021 - 21:39

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MessageSujet: Re: [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... - Page 3 EmptyJeu 8 Avr 2021 - 23:28

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MessageSujet: Re: [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... - Page 3 EmptyVen 9 Avr 2021 - 17:59

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MessageSujet: Re: [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... - Page 3 EmptyVen 9 Avr 2021 - 19:27

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MessageSujet: Re: [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... [19-22 avril 1979 - Meredith] Les arbres les plus forts... - Page 3 EmptyHier à 12:19

On remerciera les dieux que les deux amants n'aient pas été conscient du fait que Fenella de Vermandois les avait vus. A nouveau. Ou du moins, que Gauwain Robards n'en ait pas été conscient. Qu'il se soit focalisé plutôt sur sa partenaire, sur le plaisir, sur sa façon de vibrer avec lui.

Car alors, l'orgasme avait pu être un moment de communion pure. Un instant de perfection, sans autre préoccupation que le corps de l'autre, la conscience qu'ils partageaient le même plaisir. Que chacun avait contribué à cette apogée.

Et cette perfection se prolongeait dans l'après. Dans la façon dont elle lui revenait, se coulait contre son torse, une fois la fièvre passée. Le soleil et l'étoile, qui un instant avaient échangé leurs symboles, comme si l'amour avait été une telle fusion que leurs natures mêmes s'étaient mêlées, combinées de façon intrinsèque.

Avec un sourire, il caressa ses bras, son dos. Les cheveux blonds qui s'étaient répandus, échappant à la coiffure élaborée qu'elle avait arrangée avec soin, tout à l'heure. Comme si en partageant ce moment, elle avait retrouvé une nature, une vérité.

« ….avec plaisir. Aussi longtemps que tu voudras. »

Aussi longtemps que leur donneraient les dieux.

Il caressait le corps voluptueux, mais savait qu'à présent, l'air allait se faire plus frais. Il leur faudrait rentrer bientôt, retrouver l'agitation, les invités. Il n'avait pas réellement envie de bouger, cela dit. Tant qu'il pourrait, il voulait rester ainsi avec elle. Déposant un baiser dans les cheveux pâles, le Gallois leva son regard vers la lune argentée, qui brillait pour eux.

« J'aime ton odeur. »


Depuis le kiosque, la nuit leur portait des parfums délicats, et pourtant rien qui n'égalait la vanille et la fragrance de sa peau. C'était cette signature intangible qu'il aimait trouver chaque matin, chaque soir, entre leurs draps, dans les baisers qu'il déposait sur sa peau, cet élément sensuel et addictif, qui était intimement elle. Il inspira, les yeux fermés, se concentrant sur cette sensation.

« ...je t'aime. Tout court. »

Oui, c'était plus exact. Il eut un rire tendre. Cependant un autre éléments attira son attention, l'instant d'après et... cette fois-ci, lorsqu'il inspira, ce fut pour lâcher un grognement. Parce que depuis l'intérieur de la demeure, leur parvenait des clameurs réjouies. La musique s'était tue. Il se préparait quelque chose, mais quoi ? Un discours, des cadeaux ? Autre chose ? Un temps fort, en tout cas, le genre de moments qu'on ne devait pas rater. Il était heureux que ça ne soit pas survenu alors qu'ils étaient en pleins ébats, ou ils auraient totalement manqué ces signes avant-coureurs.

« A quel point les invités de ta grand-mère vont commencer à se poser des questions et à se demander où est passée la petite fille de Fiona ? »

Car il n'avait aucun doute là-dessus : si l'ancienne actrice était la reine de la fête, sa petite fille avait capté les regards et les attentions. Il savait, cette façon magnétique qu'elle avait d'attirer les uns et les autres. Aujourd'hui, ça ne ferait pas exception à la règle, n'est-ce pas ? Et si elle n'était pas présente au moment crucial, allaient-ils avoir des problèmes ?

Il savait déjà qu'il n'était pas la personne préférée de Fenella de Vermandois (alors même qu'il ignorait avoir aggravé son cas au cours de la demi-heure passée). Il voulait éviter de s'attirer la même ire du reste de la famille.

Il le savait, le devinait : il lui fallait être raisonnable et ils devaient se hâter, malgré l'envie grandissante de retourner avec elle dans la chambre tendue d'émeraude.

« On y retourne ? »


En récupérant au passage les victuailles abandonnées en chemin, pour assouvir un autre type de faim. Et non sans lui avoir volé au passage un baiser, se rhabillant à la hâte, en partageant un rire embarrassé et complice.
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