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Les fils de l'Oncle Sam w/Nollan

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Athos Greyson

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Le silence est une opinion.

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MessageSujet: Les fils de l'Oncle Sam w/Nollan Les fils de l'Oncle Sam w/Nollan EmptyMer 10 Mar 2021 - 23:53

Ca n’allait pas.
Rien n’allait, rien putain.

Le whisky coula dans sa gorge déjà chauffée par les précédents passages, et le verre claqua sur le comptoir avec force. Son regard parla pour lui et déjà, comme dans un vieux western, le barman qui était ce soir ce qu’il avait de plus proche d’un ami le resservit sans se poser la question de l’aspect raisonnable de la chose. Après tout, l’homme avait une affaire à faire tourner, et les clients ne se bousculaient pas aux portes de l’établissement. Dans son état normal d’ailleurs, Athos n’aurait sans doute même pas passé la porte du bouge au risque de salir ses précieux vêtements en s’asseyant sur une chaise collante. Mais il n’était plus à ça près, après tout. Puisque tout partait en vrille, puisque la vie avait décidé de lui faire mal, qu’est-ce que c’était qu’un costard, hein ? Un costume, ça se rachetait alors que ce qui le pesait en ce moment, celle qu’il avait failli perdre 2 fois maintenant, 3 si on faisait parfaitement les comptes, tous les gallions du monde n’auraient su la lui ramener. Comment avait-il fait d’ailleurs pour la laisser ne serait-ce que ce soir, seule à l’appartement, alors que toutes les parcelles de son corps lui hurlaient le besoin de sa présence là, à côté ? Parce qu’Athos n’était pas comme ces hommes qui pensaient être le seul espoir salvateur de leur bien-aimée jusqu’à ne plus leur laisser d’espace, s’enfonçant dans un comportement protecteur répugnant qui entravait la liberté de l’un et de l’autre. Pourtant, s’il y avait bien quelqu’un pour la protéger, c’était lui, non ? Le fait était qu’en réalité, Magda était en danger à cause de lui, et seulement à cause de lui. Elle se serait sans doute moqué de lui pour oser penser ça, elle qui riait même des choses drôles pour prétendre qu’elles n’étaient pas graves. Mais c’était pourtant la plus stricte des vérités. Nouvelle gorge de scotch et légère grimace sur son visage rendu sombre par ses pensées qui l’étaient autant.

Depuis que Tobias était entré dans sa vie, Athos n’avait jamais regretté. Pas une seule fois, jamais. Il l’aimait ce gosse, il l’aimait à s’en crever le coeur. Il l’avait aimé à la minute même où il avait posé ses yeux sur lui, et il ne s’était jamais expliqué ce sentiment si fort qui le traversait encore aujourd’hui à chaque fois qu’il le regardait. Mais si c’était à refaire… Athos ne le referait pas. Car c’était bel et bien cet enfant qu’il avait fait à Magda avant de fuir comme un lâche qui l’avait amenée ici, à Londres, dans un monde qui était 100% hostile à ce qu’elle était. C’était à cause de cette si belle erreur aux cheveux colorés qu’elle avait failli mourrir dans une ruelle. Qu’elle restait dans une ville qui ne voulait pas d’elle, au côté d’un homme de la même espèce que ceux qui lui voulaient du mal. Il y avait eu l’Ombre, une Ombre à laquelle il avait fait face sans même s’en rendre compte, aveuglé par ses préoccupations autres. Il ne le savait pas encore, pauvre âme, et bientôt la révélation achèverait de lui éclater le coeur. Et puis, il y avait eu la galerie. Certes, Magda était saine et sauve, peut-être n’avait-elle pas risqué grand chose en soi, ce soir-là du moins. Mais un autre soir, hein ? Elle ne pouvait pas vivre enfermée dans l’appartement, ni dans la peur et lui non plus, d’ailleurs. Parce que là, loin d’elle, Athos ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter comme un con, se sachant pourtant capable de la perdre alors même qu’il serait tout à côté d’elle. Avril n’avait-il pas été un bon exemple de la cruauté de cet ordre sombre ? Si Magda mourrait, si Tobias mourrait… Putain, il ne s’en remettrait jamais. Et si c’était par sa faute, alors lui-même deviendrait une Ombre, pas une qui tuait, non. Mais une version sombre de lui-même, ni tout à fait morte, ni tout à fait chez les vivants.

« Athos, j’peux te parler ? » La voix juvénile le tira de ses pensées tourmentées, sans pour autant faire décoller son regard du fond de son verre pas encore vide. « Pas ce soir, Podrick. » Le gamin, un de ses informateurs, semblait nerveux, il le décelait sans même le regarder tant ses gestes dans son champ de vision étaient fébriles. Si Podrick avait des problèmes, qu’il les temporise un peu. Athos avait d’autres fléreurs à fouetter, et des bien plus compliqués que ceux de ce gosse paumé, gentil mais paumé. Et dire qu’il était venu avec l’intention de bosser… et voilà qu’il envoyait chier un gamin, enfin un ado qui ne lui était même pas inconnu. « Athos, j’t’assure que… » Le sang-pur serra le poing contre le comptoir, en même temps que ses dents. « Pas ce soir je t’ai dit. Rentre chez toi. » Son ton était si glaçant, contrastant avec la chaleur du liquide qu’il s’enfila cul sec, que l'adolescent fila sans demander son reste. Pourtant, Athos aurait mieux fait d’écouter ce que ce gentil gosse avait à lui dire, parce que Podrick ne venait pas lui parler d’un problème personnel, mais plutôt de ce qui allait bientôt en devenir un pour le malfrat aguerri. Quelqu’un le cherchait, posait des questions. Un quelqu’un qui arrivait d’ailleurs, et si Athos l’avait su, il aurait fui cet endroit maudit pour s’en trouver un autre, à Londres, à Galway, à Paris s’il le fallait mais bordel… Qu’on lui foute la paix.
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Nollan B. Emerson

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MessageSujet: Re: Les fils de l'Oncle Sam w/Nollan Les fils de l'Oncle Sam w/Nollan EmptySam 20 Mar 2021 - 0:05

Depuis que j’avais quitté mon Amérique natale, c’était sensiblement la merde. J’avais accepté Blondie, qui avait su me démontrer ses qualités dans un entretien d’embauche pour le moins tendu. Résister à son charme avait été tout un art, mais j’avais excellé dans le domaine. Néanmoins, malgré le fait que j’étais un tuteur apprécié et appréciable par la charmante demoiselle à la chevelure d’or, il n’en restait pas moins que je devais me coltiner de la paperasse. Paperasse qui trônait fièrement dans le coin droit de mon bureau et qui me faisait royalement suer. Déjà, au MACUSA, c’était la catastrophe. Alors, quand je m’étais plié aux formulaires à remplir comme étant agent de liaison, elle était là la merde. Homme de terrain, rester cantonné à griffonner des tonnes et tonnes de parchemin, c’était décidément pas pour moi. C’était pire. Et, je ne le souhaitais pas à Meredith.

Alors, que cigarette encore éteinte pincée entre mes lèvres, je scrutais les archives du Ministère de la Magie, fronçant les sourcils. Quelque chose ou plutôt un pressentiment assorti de mon instinct de Limier avait mis en exergue un élément. Ou plutôt, une absence d’élément. Une identité, dont l’ardoise avait été effacée copieusement des registres de la grande institution. Me massant l’arrière de la nuque, je m’étais accroupi sur le sol de la salle des archives, ayant devant moi tout un éventail de formulaires annotés. Rien ne coïncidait et tout clochait. Comme si, le gars qui était figuré par quelques notes manuscrites n’existait pas. Ou pire, était un fantôme. Allumant ma cigarette cette fois-ci, je m’adossais au bureau en bois vieilli de la pièce, où j’étais seul. Rejetant la fumée blanchâtre vers le plafond, je réfléchissais.

Lui, je devais le choper.
C’était crucial.

J’avais réussi à glaner quelques bribes d’informations au détour de quelques verres et quelques échanges hasardeux dans le Londres mal famé. Avec ma gueule d’éternel adolescent, on ne m’avait pas pris au sérieux. Certains avaient même ri, et je les avais rapidement calmés. J’aimais moyennement qu’on me la fasse à l’envers. Si le MACUSA, m’avait dépêché ici, c’était pas pour rien. J’étais efficace. Assuré et j’allais débusquer cette Ombre. Je l’avais surnommé ainsi parce que même son signalement était brouillé. J’avais des informations et leur contraire. Comme si, malgré sa cachette et son envie de ne pas être débusqué, l’individu laissait planer un sentiment peu réjouissant. Il était « craint » de ce qui se rapprochait le plus d’indics.

Sauf que je restais et demeurais persuasif.
Et, il n’allait pas me filer entre les doigts bien longtemps.

Ma cigarette vissée entre mes lèvres, je traversais le Londres sorcier, arpentant l’Allée des Embrumes. En tant qu’Auror respecté et respectable, je me devais de me fondre dans la masse grouillante peu engageante des sorciers qui s’amassaient dans le cloaque bouseux. Avec un petit sourire satisfait, j’allumais ma seconde cigarette, l’autre venant de s’éteindre. L’indic’ que j’avais réussi à convaincre de me parler plus de cinq minutes, m’avait indiqué un bar miteux peu fréquentable. Où, je serais assuré de trouver le Fantôme. Jouant des coudes et me frayant un chemin, à travers la populace présente dans l’établissement peu réjouissant. Arrivant jusqu’au bar, mon regard ambré s’arrêta sur un gonze déjà bien empêtré dans l’alcool.

Me plaçant à son côté, ma cigarette toujours bien présente à sa place, je jette un regard à l’homme qui semble être dans une détresse absolue. Mais, qui m’intéresse. A raison.

- Ton tord-boyaux le plus puissant, dude. Demandais-je au barman qui me lança un regard pour le moins bovin, un crachat plus tard dans un verre et le mien était présent en face de moi. Cheers, comme vous dites ici. Tentais-je, tout en avalant cul-sec ce tord-boyaux qui en était vraiment un, ceci dit.

Mon accent américain me trahissait généralement.
Mais qu’est-ce que j’y pouvais, moi.
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MessageSujet: Re: Les fils de l'Oncle Sam w/Nollan Les fils de l'Oncle Sam w/Nollan EmptyDim 21 Mar 2021 - 0:02

Pour un homme dont l’objectif principal était de se fondre dans la masse, Athos dénotait très clairement avec les lieux. Dans l’allure, tout du moins car pour l’état d’esprit, il semblait qu’il était au parfait endroit car le cadre était propice à s'épancher sur ses rêves brisés. En avait-il seulement encore, des rêves ? Depuis que son connard de père avait brisé le sien voilà près de 10 ans, c’était un luxe qu’il ne se permettait plus. D’aucuns auraient trouvé ça triste et pourtant, c’était bien ce réalisme glaçant qui faisait qu’il était encore là aujourd’hui, intact ou presque, dans des vêtements beaucoup trop chers pour un homme de sa condition. C’était en s’interdisant des pensées déraisonnables et fantaisistes qu’il avait survécu et était devenu qui il était aujourd’hui. Même si ce quelqu’un était dans un bien piteux état à cet instant précis. Parce que oui, même quand on attendait pas grand chose de la vie, elle était capable de vous mettre un revers en pleine tête, avec supplément uppercut. Mais après tout, Athos n’avait-il pas rêvé à une vie simple avec Magda depuis qu’elle était revenue ? Espèce de pauvre imbécile, comment avait-il pu oser penser que ça se passerait bien, tout ça parce qu’ils s’aimaient ? On était pas dans un roman, ni dans une pièce de théâtre ou un film moldu débile. Les histoires d’amour dans la vraie vie n’étaient pas sur fond de violon et pour les happy end, et bien… Il n’y avait qu’à voir le nombre d’histoires sordides qu’il avait du révéler de par son métier officieux pour réaliser que l’amour, c’était de la sacrée connerie. L’amour ne sauvait pas tout, ne suffisait pas à éloigner le malheur et tout ça. Il paraissait que c’était plus facile par contre d’affronter les épreuves à deux, ah bon ? Ça impliquait de parler et niveau communication, comment dire… Athos ne savait pas bien faire. Est-ce qu’ils avaient parlé de l’agression de Magda ? Non. Est-ce qu’ils avaient parlé des risques de la guerre ? Non. Mais au-delà de ça, est-ce qu’Athos avait parlé à Magda des magouilles dans lesquelles il trempait et qui pouvait lui faire s’attirer un nombre incalculable d’ennemis ? Evidemment que non. Alors à quel moment, à quel foutu moment il avait pu croire que ça pouvait marcher, exactement ?

Athos en était donc à se fustiger mentalement, à se noyer dans les regrets et l’alcool, quand un accent attira son attention sur sa droite. Un putain d’accent qui réveilla des souvenirs bien enfouis, mais encore suffisamment frais pour que ça lui vrille les tympans. Un sale frisson lui parcourut l’échine et si c’était possible, sa main serra plus fort encore le verre qu’il vida d’une traite. Que c’était dégueulasse, bon sang, mais moins horrible que de convoquer les souvenirs du type à qui cet accent lui faisait penser. Les intonations trainantes, les mots à moitié mâchés… tant de vulgarité qui traduisaient si bien l’être abject qui l’avait - et ça lui faisait mal d’y penser - élevé. Son père avait beau faire partie de l’aristocratie, il ne s’était jamais départi de son accent natal et à vrai dire, n’avait jamais fait aucun effort pour le voir disparaître. C’était que monsieur l’Ambassadeur jugeait bon d’être fidèle à ses racines, et se vantait d’avoir conservé son identité. N’était-il pas merveilleux qu’Athos ne la partage plus d’ailleurs, jusqu’à son nom ? Alors forcément, même si la voix n’était pas la même que son paternel, qui n’aurait jamais mis les pieds dans un rade pareil de toute manière, le simple fait d’entendre les Amériques ici le tendit considérablement. Et voilà que non content de venir se caler à côté de lui alors qu’il y avait au moins 4 autres places disponibles au comptoir, l’inconnu semblait s’adresser à lui pour quoi, trinquer ? Le patron avait servi à Athos un autre verre, mais le sang-pur restait agrippé à celui qui était vide, comme s’il avait l’intention de lui éclater sur le nez alors qu’il n’avait jamais levé la main sur autrui de sa vie. Mais les nerfs à vif, que voulez-vous, c’était une option envisageable. « Pourquoi, on dit comment chez vous ? » demanda-t-il de sa voix la plus désagréable possible, trouvant d’autant plus insupportable que le mec se permette de préciser qu’il n’était pas d’ici alors qu’il parlait comme un foutu new-yorkais. La réponse l’importait moins que le plaisir de faire admettre à cet abruti qu’un Cheers était un Cheers, ici comme dans son pays natal, tout en lui faisant bien comprendre qu’il n’avait foutre pas envie de lever son verre avec lui. Finalement, il coula un regard vers lui et réalisa que c’était le deuxième gosse de la soirée qui venait troubler sa tranquillité. Non mais la jeunesse, vraiment. Heureusement que lui s’était montré plus prudent que ça à l’époque, sans quoi il aurait sans doute fini sans vie dans un caniveau, ça allait sans dire. « En tout cas, ici, on respecte le silence de ceux qui veulent pas parler. » Disant ça, il avala son whisky d’un trait et le claqua sur le comptoir, retournant à la contemplation des noeuds du bois et à sa déprime affichée.
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MessageSujet: Re: Les fils de l'Oncle Sam w/Nollan Les fils de l'Oncle Sam w/Nollan EmptyMar 23 Mar 2021 - 9:52

Ce bouge peu recommandable était à l’image de toutes les charmantes âmes qui y étaient prostrées. Ça rigolait grassement et ça buvait goulûment, démontrant la noirceur abyssale de l’être humain. Moi, je trouvais ça admirable de se complaire dans ces ténèbres et de s’y enfoncer copieusement sans possibilité de parvenir à s’en échapper. Lorsqu’Eden Shane m’a salement trompé avec Blane Mantiss, je me suis retrouvé dans ce genre d’établissement. A provoquer et à chercher des coups. Que ces derniers me bouffent et me fassent aussi mal, que ce qu’elle avait pu faire à notre relation. Que j’en crève à moitié, dans le caniveau. Que ça me vrille les entrailles de l’intérieur comme sa trahison. J’étais pas bien et je devais soigner le mal par le mal. Parce que cogner et me faire cogner, ça faisait un bien fou. C’était une échappatoire.

Dans ce bourbier des bas-fonds, je m’y sentais plus à ma place. Je dénotais parmi ces gueules patibulaires, qui jetaient sur ma silhouette un regard vitreux peu avenant. Là encore, ma tronche de gosse arrangeait pas mon cas et me mettait souvent en porte-à-faux. C’était simple : on me croyait pas. Même les collègues du MACUSA étaient de cet avis. Alors que je les connaissais depuis la fin de mes études universitaires en Amérique. Levant mon regard ambré vers le plafond crasseux, j’avais juste envie d’une cigarette. De ma dose de nicotine qui allait sûrement pas déranger les quelques bouseux qui étaient parfaits dans ce tableau. Cependant, j’étais pas là pour ça. J’étais là, pour quelqu’un en particulier. Un individu suspect qui arrivait quotidiennement à s’extirper des toiles d’araignées fictives du Ministère de la Magie.

Naturellement, je m’étais dirigé vers l’esprit en perdition vissé au comptoir collant et peu engageant du bar en question. J’avais laissé traîner mon accent américain, qui après tout, faisait ma fierté. Même si mon parler du quartier de Brooklyn, on le reconnaissait facilement. Les intonations sifflantes, les tics de langage et les mots mâchés sans s’en rendre compte. C’était comme ça que j’avais toujours parlé. Faisant la fierté de ma mère, mais pas celle de mon père. Quoique j’avais redoré le blason familial avec mon investissement dans les études pour devenir Auror. Fierté du paternel quoi. Quelque chose qui brillait dans ses iris quand il les posait sur moi. Mais moi, tout ce que je voulais, -en ce moment du moins-, c’était mettre la main sur ce Fantôme.

L’interroger comme je sais si bien le faire.
Et qui m’a valu un léger blâme de ma direction, par le passé.
Léger, j’ai dit. J’ai pas non plus été suspendu.

Avec un petit sourire en coin, j’accueille la voix la plus désagréable au possible de mon interlocuteur. Faut pas être devin, pour comprendre que je le fais clairement chier et que d’avoir choisi la place juste à côté de la sienne, l’enchante à moitié. Voire pas du tout. Par un signe de la main, je demande un autre shot d’alcool au barman. Un autre tord-boyaux. Tout en sortant mon briquet dont la flamme ne s’éteignait jamais. Un des seuls cadeaux de ma fiancée, que j’ai eu l’envie et la décence de garder. Plus utile et fonctionnel que réellement un souvenir d’une relation bouffée par la tromperie et l’infidélité. Lentement, j’allume l’une de mes cigarettes que je visse au coin de mes lèvres, tout en regardant mon désagréable mais non moins intéressant vis-à-vis.

- Je dirais que chez moi, c’est pas comme ça qu’on le dit. Commençais-je en souriant. Je dirais même, qu’on se salue à coups de verres sur la gueule, quand on est un peu trop bourrés.

C’est pas faux.
En tout cas, l’autre gonze, il est clairement au fond de sa propre déprime.

Grimaçant tout en laissant ma cigarette sur le côté et en avalant le breuvage qui sérieux, me nettoie correctement les entrailles, j’observe ce type consciencieusement à la dérobée. La façon certaine dont il se perd dans l’observation du bois et de ses entrelacs noueux. La déprime qui se lit sur les traits. Et, j’ai pas oublié le regard dédaigneux dont j’ai été adoubé quand ses iris sombres se posèrent sur ma silhouette. Il doit croire à un minot de quinze ans, qui doit venir l’emmerder pour quémander de la thune ou pire, le draguer. Alors, que j’ai juste quinze années de plus au compteur. Et, qu’il est pas le seul à me ranger dans cette catégorie : le gniard qui vient faire suer son monde.

- Si je fume, c’est que je respecte le silence non ? Le questionnais-je toujours en souriant, m’attendant à chaque instant à me prendre une dérouillée en pleine face. Une clope ? Pour une fois, j’avais opté pour des plus agressives que mes mentholées. Histoire de coller au truc du bar.
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MessageSujet: Re: Les fils de l'Oncle Sam w/Nollan Les fils de l'Oncle Sam w/Nollan EmptyJeu 25 Mar 2021 - 0:20

Le monde dans lequel évoluait Athos depuis bientôt une décennie obéissait à quelques règles, bien que celles-ci n’aient aucunement besoin d’un bout de papier officiel pour exister. Des règles implicites, qu’on apprenait à l’instinct, sur le tas, ou en se prenant une baigne à l’occasion quand l’imprudence nous faisait aller trop loin. Athos avait payé une fois la fougue de sa jeunesse, l’obligeant à quitter la ville pendant une trop longue période. Période pendant laquelle, d’ailleurs, il avait rencontré celle qui aujourd’hui le faisait être si pensif sans qu’elle n’y soit pour rien, pourtant. Mais depuis, il avait appris sa leçon, et se pliait aisément aux règles de ce monde obscur dans lequel il se tapissait avec délectation. Mieux même, il avait appris à en jouer et en tirer le meilleur des profits, comme l’opportuniste qu’il était depuis bien des années.

Lesdites règles étaient simples, et la première consistait sans nul doute à se mêler de ses propres affaires quand personne ne nous avait convié à s’intéresser aux siennes. La curiosité était un vilain défaut, apprenait-on à la jeunesse sans bien leur expliquer pourquoi et si la phrase avait besoin d’être nuancée, le fond restait le même. Étrange peut-être de la part de quelqu’un qui fouinait dans les histoires des autres pour en extraire la vérité, et se faisait même payer pour ça. Oui mais toujours, toujours parce qu’on le lui demandait. Et avec une discrétion telle que souvent, son intérêt n’était connu que d’une seule des deux parties. Athos ignorait, à cet instant, que son interlocuteur était pourtant de la même veine que lui, du moins, que cet homme avait l’intention de lui faire vivre ce qu’il faisait aux autres, mais d‘une façon bien plus frontale. Non, pour l’instant, il ne s’agissait que d’un gamin stupide qui avait envie de faire la conversation, voire… de se battre ? Sa réponse insolente, aux accents vulgaires, agaça plus que de raison le sang-pur qui, lui, pouvait au moins se vanter d’avoir quelques manières. Qu’il essaye de lui mettre un verre dans la gueule tiens… Il serait accueilli, et pas de la meilleure des façons. Ca n’était clairement pas dans ses habitudes, mais ce soir, ça n’était pas le moment de tirer sur la corde.

Aussi préféra-t-il, comme souvent, la voie de médiation - plus ou moins - en invitant l’autre à se taire, et à lui foutre une paix royale. L’ignorer lui ferait peut-être comprendre qu’il n’était vraiment pas d’humeur et sinon, eh bien sans doute aurait-il droit à une des diatribes dont Athos avait le secret, sa langue cette fois rendue acerbe par la mélancolie qui s’installait dans son coeur. Pourtant, il continuait à sentir son regard posé sur lui, pesant, de trop. Déjà qu’en temps normal, l’anglais n’aimait pas tellement ça mais cette fois, c’était pire. Bien pire. Fallait-il être rustre et sans gêne pour dévisager ainsi un voisin de comptoir. Sa réponse ne fit qu’accentuer sa colère naissante, mais au moins pouvait-il remercier l’inconnu de dévier cette rage de sa propre personne. Mais parler du silence, c’était tout de même du foutage de gueule et ça, oh ça, Athos avait du mal. Sa piètre tentative pour se connecter à lui par l’intermédiaire d’une clope était pathétique et il fut un temps où il aurait craché sur ladite clope pour faire passer son message - oui, dans son jeune temps, Athos s’était donné un petit genre, que voulez-vous.

Au lieu de ça, Athos sortit de sa poche son propre paquet avec la théâtralité qui était la sienne, en tira une cigarette et l’alluma en faisant claquer son zippo avec beaucoup trop de dextérité pour quelqu’un qui avait autant bu que lui. Sans éloigner la clope de ses lèvres, il en tira une bouffée qui créa un écran de fumée entre eux alors qu’il s’était légèrement tourné vers son interlocuteur, un sourire mauvais sur les lèvres avant de retrouver son sérieux et sa légendaire poker face. « Ecoute-moi bien, yankee» Sa main droite avait débarrassé sa bouche de sa cigarette pour que les mots soient les plus clairs possible - et pour éviter que la cendre ne vienne souiller son pantalon. La voix était tranchante comme une dague, calme comme une mer avant la tempête. « Je sais pas ce qui te fait penser que toi et moi, on va devenir potes de beuverie. Si j’avais le temps, je t’apprendrais sans doute deux trois règles pour éviter de t’attirer quelques emmerdes, mais j’en ai strictement rien à foutre. Alors je te propose d’aller faire chier un autre mec, qui te pétera sans doute le nez au passage à t’en faire pisser du lait, et ça sera pas pour te saluer. » Fin du monologue et cette fois, Athos toisa son interlocuteur avec tout le mépris dont il était capable, tirant sur sa cigarette avec emphase alors que de son autre main, il réclamait déjà le verre d’après.
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MessageSujet: Re: Les fils de l'Oncle Sam w/Nollan Les fils de l'Oncle Sam w/Nollan EmptyMer 7 Avr 2021 - 11:43

Well. Well. Well. Voilà que je me retrouvais face à un mur. Et un mur, qui me semblait vraiment infranchissable. Si sa mauvaise humeur pouvait se représenter, il me serait facile de la trouver, tant elle était tangible et à couper avec la lame d’un couteau. Cependant, malgré ma gueule d’ange et ma propension à paraître plus jeune que je ne le suis en définitive, il m’arrivait d’être crédible. Ceux du MACUSA qui se fichaient ouvertement de ma jeunesse présente sur mes traits, se trouvaient agréablement surpris quand j’arrivais à démanteler une affaire, avec mon sourire d’ado et mes vannes qui allaient de pair. Mais là, l’hostilité était telle, que je me la recevais réellement en pleine face et que la coopération avec ce type des plus louches était à exclure. Il me rappelait une affaire que j’avais menée de front, à New-York et dont je m’en étais sorti avec les honneurs. L’individu sorcier avait été récalcitrant, mais j’avais su mener ma barque. Son interrogatoire ne s’était pas fini en un bain de sang, comme on aurait pu le penser. Surtout que ça venait de se terminer avec Eden Shane et qu’on m’avait rencardé sur cette affaire. Pas la meilleure, pour un gars qui venait de se faire tromper.

Le type aimait conserver des morceaux de femmes, notamment les yeux. Où à la place se trouvaient des Gallions, témoignage d’un passage vers l’autre monde. La première scène de crime avait été une boucherie sans nom, le corps difficilement identifiable même avec toute la bonne volonté du monde. Cependant, celui qu’on avait surnommé à juste titre « Le Collectionneur » n’était pas à son coup d’essai. Ses assassinats suivaient une logique implacable perpétrés à des dates précises. Ça me foutait les boules, parce qu’on arrivait toujours après lui. Après qu’il ait commis ces meurtres odieux. Comme si on le prévenait. Comme s’il savait. Et ça, c’était l’exemple type d’une taupe dans mon réseau d’Aurors. Ça clochait tellement que ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Ce même nez, que j’avais fracassé quelques mois plus tôt. Celui de Blaine Mantiss : parce que c’était lui l’agent double.

Alors des types sombres, j’en avais connu, oui. Des gonzes réfractaires qui voulaient pas se mettre à table, malgré quelques méthodes peu recommandables. Moi, j’étais ce qu’on appelait dans le jargon le bon Auror, celui qui ne mettait pas les coups. Mon équipier lui, c’était le mauvais Auror, celui qui ne se gênait pas pour faire asseoir son autorité. Et à sa grande surprise : ça marchait jamais. Parce que c’était celui avec sa gueule d’éternel ado qu’on écoutait. Pas celui qui était « violent » à s’en péter les jointures des poings. Mettre en confiance, ça, je savais faire. Distiller un climat propice à la confidence, ça aussi. Mais lui, malgré ma proposition de clope, ça passait pas. Et ça allait pas s’arranger, si j’en croyais mon intuition. Mon regard ambré accrocha ce qu’il était en train de faire, saluant sa prestation par un sifflement entendu. Bourré comme un polonais pourtant, il me montrait un certain doigté, en m’offrant une petite saynète fort sympathique. Le claquage de briquet, la clope au bord des lèvres, l’allumage en règle et la fumée blanchâtre qui m’atterrit en plein dans la figure.

Ce type est talentueux.
Son interprétation est telle, que j’en laisse échapper un petit rire, tout en claquant des doigts pour me faire resservir un verre.
Moi, le prétendu Yankee.
Il était pas si loin du compte, en définitive.

- Je t’écoute dude. Répliquais-je en accentuant sur le dernier mot, pour bien le pousser à bout. Lui qui ne veut rien lâcher. Vu le ton de sa voix, aussi acéré qu’un coutelas.

Ça s’annonce rude.
Mais qui a dit que j’aimais pas ça ?

- Tu t’avances un peu en pensant ça. Je me suis juste posé à côté d’un type qui m’a l’air bouffé par les Enfers. Et qui dénote quelque peu parmi toutes ces âmes. La tienne est encore plus noire que celles se trouvant ici. Mais t’as quelque chose de distingué toi. Quelque chose qui te colle à la peau. Je marque un temps d’arrêt, recevant mon nouveau verre demandé. Les règles, je les connais mon gars. Sois en certain. C’est pas pour rien, que je suis venu te trouver en premier lieu.

Un petit regard en arrière pour les mines peu affables et les blagues obscènes et graveleuses.
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