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[Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE]

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Meredith Hawthorne

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MessageSujet: [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] EmptyLun 15 Mar 2021 - 9:41

Quelques heures après la visite chez Ronan Malone


Intérieurement, Meredith Hawthorne fulminait.
D’une Rage sourde, d’avoir été traitée ainsi. Bien que le contrat ait été expressément tacite avec celui qui l’avait employée. Il s’était désigné comme imbuvable et acariâtre, un emploi payé au lance-pierre et des tâches somme toute peu valorisantes. Mais, la belle blonde avait accepté. Attirée sans nul doute, par l’aura créatrice et animale de celui qui se qualifiait au regard du monde, comme un Génie. A force de rester une partie de son temps libre avec lui, la demi-Vélane avait développé pour son employeur, une forme d’affection particulière. Parvenant même à trouver grâce au regard absinthe, quand il faisait du Ronan Malone : c’était un homme entier. Tout comme elle. Et, au fond d’elle-même, l’aspirante Auror enviait ce talent qu’elle n’aurait probablement jamais.

Or, en seulement quelques instants et quelques mots, le Peintre était allé trop loin. Non pas que cela, vienne à la déranger d’ordinaire, car elle en souriait ou en riait même. L’Artiste, avait cette fois-ci été plus virulent dans ses propos et il en avait jubilé. Le rendant alors détestable au demeurant. La Présidente du BDE, avait été à deux doigts de lui administrer une gifle monumentale, qui aurait été au moins aussi cuisante sur sa joue mal rasée, que ses mots prononcés à son envers. Néanmoins, la jeune femme s’était ravisée, ayant eu un mauvais pressentiment. Et alors, elle l’avait qualifié de con.
Ça s’était arrêté là. Une discussion pour le moins stérile, qui n’avait eu que pour projet : des ressentiments.

Toujours sensiblement énervée au possible, Meredith Hawthorne avait quitté le Chemin de Traverse et Ronan Malone. Pour transplaner autre part et dans un coin tranquille du Londres moldu. Pour calmer son Ire qui ne faisait que de grandir, l’ancienne Serpentard aurait pu s’adonner au vice de la boisson, mais ce n’était nullement dans son caractère. Ce serait offrir le champ libre à l’Artiste, qui s’insinuerait dans son esprit à coups de gorgées de liquide brûlant et alcoolisé. Il avait assez de terrain et de place dans son âme, ceci étant dit. Et, c’était pour elle, amplement suffisant. Ayant trouvé un site calme, qui se constituait d’un banc, d’un réverbère vert bouteille et de quelques passants, la fille unique de la Comtesse de Vermandois avait pris place. Silencieuse.

Le regard d’un vert d’absinthe pure était acéré, quand il regardait droit devant lui. Fixant un point, les mâchoires serrées et l’esprit embrumé par la Colère, la belle blonde ne sentait pas les regards des passants se poser sur elle. Et encore moins, les jeunes hommes prétendant la charmer, en s’asseyant à côté d’elle. Tout ce qu’elle trouvait à faire, c’était broyer la lanière de son sac à main noir entre ses ongles manucurés de rouge. Et d’inspirer et d’expirer calmement afin de se calmer, ce qui était chose vaine. Elle ne sut d’ailleurs pas combien de temps, elle était restée là, sur ce banc à tenter de faire passer son énervement pour un sentiment positif. Ce que l’aspirante Auror put constater en revanche, c’était une nuit bienvenue en ce jour de Février, un léger vent glacial qui s’insinuait dans son pull noir et dans son pantalon de la même couleur et ce grésillement perpétuel de l’ampoule du réverbère couleur vert bouteille qui commençait sérieusement à l’agacer.

Il était temps de rentrer.

Meredith Hawthorne savait qu’en ce qui concernait Cole Bronson, ce dernier était absent. Soit à l’EMS en cours du soir, soit à ses cours de cuisine moldue ou autre. Pour Gauwain Robards, elle ne savait pas ou ne préférait pas s’en soucier pour l’instant. Étant à mille lieues, d’avoir des pensées cohérentes. Ces dernières étant ternies par l’aigreur et l’animosité dirigées vers un seul être. Posant son sac à main sur le sol et jetant dans un geste hargneux ses baskets, la belle blonde se dirigea vers le canapé, s’y lova et s’enroulant dans un plaid chaud. Tout en faisant un geste dédaigneux de sa baguette pour allumer le poste de télévision. Chose rare dans la demeure victorienne Hawthorne. Ne se préoccupant nullement, si un certain Gallois était présent ou non.


Dernière édition par Meredith Hawthorne le Ven 2 Avr 2021 - 17:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] EmptyLun 15 Mar 2021 - 20:16

Les après-midis où sa petite amie travaillait, Gauwain adoptait un rythme un peu différent de l'ordinaire. Depuis qu'ils s'étaient retrouvés, depuis qu'ils s'étaient découverts, ils avaient adapté leurs rythmes, pour garder leurs occupations, tout en se retrouvant dès qu'ils le pouvaient : aux intercours devenus des moments de rush et d'intensité, aux déjeuners particulièrement gourmandes, et bien sûr, les soirées. Plus ou moins tôt, selon leurs emplois du temps, ils regagnaient ensemble la grande demeure Hawthorne et dînaient ensemble. Et plus car affinité. Ca c'était mis en place naturellement, et il appréciait ça, après des mois de repas en tête-à-tête avec le mur ou avec Acke. Les semaines se suivaient sans qu'ils modifient cette routine. Sauf... les jours où elle bossait pour faire le secrétariat d'un peintre. Le Gallois aurait pu rentrer dans sa chambrette, et cependant elle lui avait proposé, chaque fois, de la rejoindre ensuite. Alors, il traînait. Attendant l'heure convenue ou le corbeau qui signalerait qu'il pouvait passer. De fait, Gauwain en profitait souvent pour bosser à la bibliothèque universitaire, ou faire un supplément d'entraînement, de musculation ou de course. Ce jour n'avait pas dérogé à la règle.

Et pourtant.... aujourd'hui....

Pas de mot. Pas de corbeau.

Ce n'était pas la première fois, cela dit, mais ces dernières semaines, ses heures supplémentaires avaient été liées à l'organisation du vernissage. S'il avait bien retenu, elle avait été mise à contribution de nombreuses manières : sur le listing des invités et des correspondants presse, l'élaboration du carton d'invitation, les envois, les préparatifs pratiques divers, à commencer par le traiteur. Il l'admirait d'avoir porté ce projet de front avec l'ESM et leurs examens.

Le vernissage s'était, malheureusement, déroulé comme on le savait (cela dit, ça avait fait parler, en termes de retombées, le gars ne devait pas se plaindre : sans la petite animation organisée par le Mage Noir, l'artiste n'aurait sans doute pas fait la couverture, avec ses toiles bizarres, là). Sans doute Meredith était-elle retenue par les conséquences de tout cela ? Les lettres à envoyer à certains invités ou acheteurs potentiels pour leur proposer de découvrir les toiles dans un cadre plus intime ? Les demandes d'interview avec des journalistes ? Ou encore les échanges potentiels avec un assureur ? Oui, il n'aurait pas dû s'étonner qu'elle ne soit pas revenue ; il faudrait sans doute encore quelques semaines pour que son planning s'allège.

Il passa dans la douche tout en se disant, avec un agacement qui n'était pas nouveau, qu'il n'aimait pas Ronan Malone. Ca ne tenait pas uniquement au fait qu'il était passé totalement à côté de son art (et qu'il n'avait de toute façon pas exactement la fibre artistique ; apparemment la génétique ne faisait pas tout, ou alors Gauwain avait plutôt hérité du côté paternel de ce point de vue). Ca avait aussi à voir avec l'attitude qu'avait arborée le type pendant l'événement. Affichant un dédain à la hauteur de l'ego qu'il semblait avoir. Il se frictionna sous l'eau froide, et admit, fugacement, qu'il y avait aussi dans l'antipathie qu'il éprouvait une base de jalousie. Il grogna en s'ébrouant et en se frictionnant.

Les heures passèrent sans qu'elle donne plus de signes.

Le jour était tombé depuis belle lurette quand il décida de passer voir si tout allait bien, à Londres. Et si elle n'était pas encore rentrée et qu'il trouvait porte close ? Eh bien... il laisserait un message accroché à la poignée de la porte, avec une petite boîte contenant un cupcake acheté sur le chemin. Elle le trouverait en rentrant, et si elle n'avait réussi à se libérer qu'à une heure indue, ça lui mettrait du baume au cœur. C'était, à n'en pas douter, plus sympa qu'une livraison assurée par corneille, se dit-il pour éviter de reconnaître qu'il cherchait à se rassurer. Et parce qu'elle lui manquait.

Un transplanage, et il se retrouva face à la demeure.

…...elle était rentrée. Il voyait de la lumière aux fenêtres du salon. Et Cole Bronson n'était jamais là aussi tard.

Fronçant les sourcils, il hésita à rebrousser chemin. S'il frappait à la porte et que.... qu'elle avait sciemment décidé de ne pas le prévenir ? Parce qu'elle était fatiguée, parce qu'elle était avec quelqu'un d'autre ? …..parce que sa mère était passée à l'improviste ?

Il grogna. Ce serait ridicule d'accrocher son cupcake à la porte et de repartir comme un voleur. Aussi, il s'approcha, et frappa à la porte d'entrée. Depuis l'intérieur, la voix de Meredith lui cria d'entrer. Et il comprit instantanément qu'il y avait un truc pas normal. …..ptet pas au point de tirer sa baguette avant d'entrer, mais pas normal quand même.

Il la trouva devant un poste de télévision moldu, enroulée dans un plaid, seule, et il ne fut rassuré qu'à moitié par ce spectacle. Elle n'était pas blessée, ni ébranlée. Cependant, elle avait sur le visage une expression qu'il avait beaucoup vue. Mais ça remontait au mois d'octobre. Ouais, ouais, ouais...

« Salut, Seren. J'ai trouvé ce petit monstre au coin de la rue. Je me suis dit qu'il valait mieux te consulter sur le protocole à appliquer face à ce genre de bestioles. »

Avec un sourire, il lui tendit le paquet contenant le dessert, comme un gage de paix.
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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] EmptyLun 15 Mar 2021 - 21:48

Décidément rien n’allait.
Dans l’esprit de Meredith Hawthorne, il y avait un Poison. Un Poison, prénommé Ronan Malone et qui ne souffrait d’aucun antidote. Comment pouvait-il seulement s’insinuer dans son esprit, alors qu’il n’avait pas lieu d’être ? Il avait été d’une atrocité telle, qu’il avait vexé la demi-Vélane à un point jamais obtenu en ce jour. Étant passé à deux doigts d’une gifle, le Peintre pouvait s’estimer heureux d’un tel exploit. La main manucurée de rouge, ne s’était pas retrouvée à embrasser la joue piquante de l’Artiste. Aussi piquante que sa verve diabolique. Au lieu de cela, l’aspirante Auror avait tourné les talons, ne souhaitant plus entendre parler de ce rustre. Sauf que son cerveau, en attestait le contraire. Il bouillonnait, tout comme son sang. Ne lui laissant nul répit.

Étant rentrée et s’étant drapée dans un long plaid en fourrure, le regard vert absinthe contemplait le poste de télévision sans pour autant le regarder véritablement. Martelant et frappant du poing l’accoudoir du canapé, la jeune femme n’en démordait pas. Ne sachant pas mettre une étiquette sur ce qu’elle était en train de ressentir et lui faisant alors perdre toute notion de contrôle. Elle, qui d’ordinaire répondait à une emprise totale de sa personne et ce, dans son entièreté. Là, elle était perdue. A cheval, entre deux ressentis purement et simplement contradictoires. Il y avait à la fois cet « Amour » effrité et cette Haine constante. Grimaçante, l’ancienne Serpentard avait envie d’étriper celui qui lui faisait ressentir pareils tourments. Qui plus était : Cole Bronson n’était même pas là pour la réconforter avec des desserts à base de coulis de framboise et de chocolat noir.

La mâchoire toujours fermée et contractée, l’aspirante Auror avait baissé le volume de la télévision. Ne la soustrayant alors, qu’à un vulgaire fond sonore. Fronçant les sourcils, la jeune femme entendit des coups portés à sa porte d’entrée, se doutant alors que ça ne pouvait être que lui. Alors, qu’elle ne lui avait pas envoyé Poe, pour lui spécifier de venir. C’était comme cela, que tout s’était établi depuis le premier Janvier 1979. Cependant, en cette journée, Meredith Hawthorne n’avait pas voulu prévenir Gauwain Robards. La demi-Vélane voulait rester seule mais avait permis à son compagnon d’entrer. Là, était tout le paradoxe. Seule mais avec une envie irrépressible de le voir.

Haussant un sourcil pour le moins interrogateur, la Présidente du BDE vit son tutoré lui tendre un paquet, comme la symbolique d’une trêve. Comme si elle allait démarrer des hostilités. Peut-être après tout. Mais, ce ne serait pas contre lui. Avec un petit sourire, elle prit le paquet offert et tendu. Se demandant alors, ce qu’il pouvait contenir et qui apaiserait peut-être sa Colère étouffante. Sans un mot, elle dévoila le cupcake coloré en rouge clair. Avec son index manucuré de rouge bordeaux, la belle blonde traça un chemin dans le glaçage sucré pour le porter jusqu’à ses lèvres rouge vermeille.
Le petit gâteau rempli de couleurs chatoyantes faisait écho à celui de son anniversaire : celui qui était parfait. Parce que c’était un cadeau de ce même jeune homme qui lui souriait. Et, qu’elle aimait par-dessus-tout. Même au-delà de l’énervement.

- Merci Gauwain. Avait-elle dit avec un petit sourire sur un ton neutre. Ce petit monstre va être bien choyé.

S’emmitouflant dans son plaid sombre, la fille unique de la Comtesse de Vermandois voulait disparaître. Cependant, pas avant que celui qui venait par moments à la demeure Hawthorne ne la rejoigne sur le canapé. Avec un regard d’un vert d’absinthe pure insistant, Meredith Hawthorne fixait intensément Gauwain Robards. Ayant délaissé pour un court instant, le cupcake octroyé en signe de reddition.

- Comment peut-on être aussi talentueux et aussi con en même temps ? Le questionna-t-elle avant de préciser rapidement. Histoire, qu’il ne subsiste aucun quiproquo à ce sujet. Je parle de Monsieur Malone.

Toujours énervée, elle semblait néanmoins apaisée.
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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] EmptyMar 16 Mar 2021 - 21:33

Gauwain avait vraiment craint qu'elle sorte les griffes, et pas de la façon la plus sensuelle (qui ne le dérangeait pas, au contraire). Il s'y était attendu quand il avait constaté la mâchoire fermée. Et quand elle avait haussé un sourcil dubitatif.

Fort heureusement, la magie du cupcake opéra, et sembla faire fondre sa colère. Il eut un sourire, se félicitant d'avoir prévu de quoi lui apporter du réconfort, même s'il n'avait pas anticipé qu'il lui livrerait ce paquet dans ce genre de conditions. Qu'importe, le résultat était là : les prunelles couleur menthe s'étaient réchauffées, un sourire était venu orner les lèvres rouges, qui avaient goûté un peu du glaçage aromatisé. Et la voix de la jeune femme avait perdu de son aspect tranchant et agacé.

Elle rajusta le plaid autour de son corps voluptueux, et il eut l'impression d'y voir une invite silencieuse, comme si elle lui faisait de la place sur le canapé, à ses côtés. Il aurait été bien bête de refuser. D'autant que les yeux verts restaient intensément posés sur lui, observant chacune de ses réactions.

En lui laissant la possibilité de le stopper, il vint s'installer à ses côtés, suffisamment proche pour que leurs corps se touchent. Il n'avait pas vraiment envie de regarder la télévision moldue, mais... c'était un prix qu'il voulait bien payer. Calme, il vînt manoeuvrer le corps souple, pour qu'elle vienne reposer ses jambes galbées sur ses cuisses, pouvoir offrir un massage de ses mollets ou de ses pieds élégants (….parce qu'il avait beau ne pas porter de talons, il avait suffisamment entendu qu'après une journée, elle avait les pattes lourdes, même si ces chaussures lui faisaient une démarche terriblement sexy).

Lorsqu'elle fit cette déclaration, de but en blanc, il se figea. ….avant de se détendre lorsqu'elle apporta cette précision (rassuré de voir que l'invective ne s’adressait pas à lui). Cela dit, si la paix du ménage était assurée, il restait que cette seule phrase avait ramené de la tension dans la voix de sa petite amie. Et qu'il n'aimait pas ça.

« Ton patron ? Qu'est-ce qui s'est passé ? »

Parce qu'il n'avait pas besoin de demander si tout ceci était la raison de l'énervement de la jeune femme, ça devenait assez clair, tout à coup. Il avait essayé de poser la question de façon neutre, même s'il savait en faveur de qui il prendrait position, si conflit il y avait eu lieu.

« C'est en lien avec la petite plaisanterie au vernissage ? »

L'ironie était claire dans son choix de mots, mais la question était réelle. L'artiste lui donnait-il du fil à retordre à cause de ce qui s'était produit, ou juste parce qu'il était un odieux connard armé d'un pinceau ? Il sentait qu'il n'allait pas apprécier ce qu'elle répondrait, mais il avait besoin de l'entendre néanmoins. D'une part, pour lui montrer qu'il voulait être là pour elle, pour l'écouter ; qu'elle n'était pas obligée de gérer les coups durs seule devant un appareil moldu (qui ne lui répondrait même pas quand elle lui raconterait ses problèmes, et n'offrirait certes pas de conseils de sagesse personnalisés ; déjà que les tableaux enchantés c'était pas toujours le top à ce niveau-là...). Et puis, il avait besoin de savoir, avant de décider quel comportement adopter.
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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] EmptyMar 16 Mar 2021 - 23:24

Meredith Hawthorne s’était ravisée.
Elle aurait pu très bien cracher son venin sur Gauwain Robards et le faire déguerpir, aussi vite qu’il était apparu en sa demeure. Aussi vite, qu’il avait manifesté sa présence dans la pièce. Néanmoins, la demi-Vélane avait ravalé son fiel colérique. Après tout, n’était-il pas simplement destiné à l’odieux Ronan Malone ? La belle blonde savait qu’elle ne devait pas y porter d’importance. Ne pas y faire cas. Car, il était comme ça quotidiennement. Et, plus rien désormais ne pouvait changer l’homme de création qu’il était. Dans sa tête, elle savait qu’il était ainsi. Et par Lilith, il l’avait admirablement prévenue lors de leur entrevue au Tsarduck’s Coffee. Alors, pourquoi réagissait-elle ainsi ?

La Colère dirigée vers le Peintre, s’était tout naturellement modifiée. Pour se traduire contre elle-même. Ne sachant nullement où se positionner quant à ces sentiments contradictoires qui étaient en train de l’étreindre. L’Artiste pouvait s’estimer heureux d’une chose : il avait réussi son coup et perturbé la jeune femme. Par des propos acerbes, qui l’avaient réduite à ce qu’elle pouvait être dans cette société. Une simple âme dans un corps des plus magnifiques, hérité d’une lignée ancienne. Un vestige de l’ancêtre de la Comtesse de Vermandois. Quelque chose qui coulait dans les veines et dont Ronan Malone avait abusé. Distillant un puissant venin, qui n’avait pas ou plus de raison de s’éteindre. Consumant la belle blonde. Inexorablement. Les mots ayant été pire que de potentiels actes.

Attendant que son petit ami comble l’espace vide laissé à côté d’elle, Meredith Hawthorne avait repris le cupcake à la fraise entre ses doigts. Commençant à le grignoter dans son intégralité, tandis que Gauwain Robards était occupé à la cajoler. Œuvrant doucement pour masser des morceaux de chair endoloris. Avec un petit sourire, la belle blonde se laissa faire. Lui désignant du menton, ses mollets à prendre soin. Frissonnante, elle sentit les doigts du Gallois s’aventurer sur son derme fatigué avant de s’arrêter subitement. Haussant un sourcil interrogateur, elle comprit rapidement ce qui pouvait clocher dans ses palabres. Heureusement, que l’aspirante Auror avait rajouté l’identité de l’Artiste. Cette dernière s’en serait voulu si son petit ami avait compris pareille chose.

Avec un petit sourire, elle vint plaquer son corps tout en courbes, contre celui tout en muscles, qui était si protecteur par moments. D’ordinaire, l’ancienne Serpentard n’en ressentait pas forcément le besoin. Mais ici, c’était différent. C’était vital, pour faire passer cet agacement qui était en train de lui fausser tout jugement correct. Comme quand elle avait allumé la télévision moldue avec sa baguette, elle l’éteignit. Pour avoir un léger silence, avant de prendre la parole. Devoir parler de Ronan Malone, c’était lui accorder une certaine importance. Or, c’était déjà trop tard. Bien trop tard.

- Tu te rappelles que je lui ai envoyé des hiboux ? Auxquels, il n’a jamais daigné me répondre, pour information. Et bien, je me suis rendue à son Atelier. Commença-t-elle doucement, tout en posant son regard absinthe sur lui. Je l’ai trouvé dans un état lamentable, en proie à la dépression typique de l’artiste qui n’arrive plus à produire. Et, j’ai voulu l’aider. Parce que je le voyais en proie à ses démons. Une pause. Je lui ai même proposé de me peindre. Mais, il a été odieux. Odieux.

Un long soupir chez la belle blonde, occupée à décortiquer son petit gâteau à la fraise.
Et un petit rire flûté quand elle entendit la question subtilement posée.

- C’est parce que notre pauvre ami Moran est tombé presque raide mort à travers l’une de ses toiles. Qu’il avait vendu à un sorcier japonais, et qui était hors de prix. Mais, en plus de la valeur financière de l’objet, il y avait sa valeur morale. Parce qu’il n’a plus réussi à en peindre une identique. Et pour ça, je m’en suis pris plein dans la figure et je l’ai traité de con. Un véritable con.

Un mordillement de pouce, plus tard.

- Tu crois que j’ai bien fait ? Le questionna-t-elle doucement, la Colère ayant laissé la place à une autre sensation. Je sais que tu ne le portes pas ton cœur.

Meredith Hawthorne avait sciemment fait en sorte de ne pas tout dévoiler à Gauwain Robards.
Parce que c’était plus « simple ».
Dans un sens, du moins.
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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] EmptyMer 17 Mar 2021 - 13:37

Gauwain se serait acquitté sans rechigner d’un massage en bonne et due forme, aurait fait disparaître les contrariétés de la journée en roulant les muscles contractés sous ses doigts, jusqu’à ce qu’elle soit totalement détendue. C’était une façon de faire disparaitre les tensions accumulées.

Une autre était de parler. Et la jeune femme opta pour cette dernière, venant se réfugier contre le corps de son petit ami, ce dont il ne se plaignait pas. Il l’accueillit sans avoir à réfléchir, refermant instinctivement ses bras autour d’elle, comme pour lui signifier muettement que là, elle se trouvait en sécurité. Une armée de mangemorts pouvaient bien surgir au beau milieu de ce salon, il ferait rempart. De façon plus immédiate, il offrirait une oreille attentive, en plus de bras solides.

D’un geste élégant, Meredith coupa totalement la télévision déjà en sourdine ; la speakerine retourna diligemment au néant de l’écran noir, sans une protestation. Et la jolie Miss Hawthorne se mot à raconter. Il fronça les sourcils en caressant son dos, l’écoutant dérouler les raisons de son énervement. Il avait suspecté que cette soirée avait été perturbée par le travail, hein ? Il en avait confirmation, mais pas de la façon à laquelle il s’était attendu. Quelque part, la description qu’elle lui faisait était conforme au personnage : il grommela tout en déposant des baisers dans les cheveux clairs. Meredith n’avait pas l’habitude de se plaindre pour rien. Au contraire, elle avait défendu l’artiste, plusieurs fois, quand Gauwain avait pu se montrer un peu plus acerbe dans son avis concernant l’individu. Pour qu’elle le qualifie d’odieux, c’était qu’il s’était produit quelque chose de grave.

« Il t’a touchée ? »

Parce qu'être odieux pouvait vouloir dire beaucoup de choses. Cette question n’était composée que de quelques syllabes, mais il y couvait une colère certaine. Si le mec avait eu un geste déplacé, quels que soient ses motifs, quel que soit son acte…. Gauwain le jurait, il le traînerait devant le Magenmagot, et quand il arriverait devant l’auguste Cour, le gonze aurait quelques dents en moins et un nez arrangé artistiquement, à la manière de ses toiles. Ce serait justifié, vu la façon dont elle dépiautait son dessert, l'appétit comme coupé.

La mâchoire du Gallois se contracta plus fort quand elle expliqua plus en détail, avoir tenté d’aider cet abruti de Ronan Malone, pour servir finalement de défouloir. Mais quel putain de veracrasse de raclure de marais !! Il l’avait dit, depuis le début, qu’elle se montrait trop bonne avec lui. Comme si ça ne suffisait pas, elle éprouvait manifestement des remords, elle qui levait vers Gauwain un regard vert inquiet, posant LA question : avait-elle bien fait ?

Son sang ne fit qu’un tour.

« Il n’a que ce qu’il mérite. Tu le traites avec patience depuis le début, je sais même pas comment tu fais. Et il en profite, tu vois pas ? Ces histoires de valeur morale, c'est des excuses pour se comporter comme un enfoiré. Ses toiles, il pourra en produire des centaines, il suffit qu'il écrase un peu de gouache sur un canevas et il te dira que c'est digne d'un accrochage devant le Gratin enamouré. Il utiliserait de la merde d’hippogriffe, ils continueraient à se masser en gobant des petits fours, la bouche en cœur. »


Le mec jouait tellement les divas qu'on aurait cru une héritière sang-pur s'accrochant au respect qui lui est dû. Et tout ça pour quoi ? Pour une toile déchirée par accident ? (alors que bon, il fallait voir la gueule des œuvres, hein, des dégueulis post-opératoires, fournis par des patients de Sainte-Mangouste ? C’était une piste qui aurait expliqué par mal de choses.) Alors qu’un convive, un ami (à eux certes) avait été envoyé à Sainte Mangouste ? …..Mais quelle raclure (bis repetita).

« Tu vas faire quoi? »

La question était neutre, mais il savait clairement la réponse qu'il espérait entendre.
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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] EmptyMer 17 Mar 2021 - 16:47

Meredith Hawthorne était idéalement bien dans les bras de Gauwain Robards.
Elle pourrait y rester des heures durant, car il parvenait à dissiper son énervement. C’était comme un antidote facile à obtenir. Et, qui ne souffrait nullement de finitude car il était potentiellement intarissable. Lovée dans les bras musculeux et puissants, la demi-Vélane était au centre de l’attention de son petit ami et par Lilith, elle aimait cela. Il n’y avait nul besoin de langage pour qu’elle se sente admirablement bien. Il n’y avait besoin que de geste. Et celui-ci, qui était d’une tendresse absolue était idéal et parfait. C’était la principale et unique raison de l’attachement prononcé de l’aspirante Auror pour son tutoré.

Voulant profiter pleinement de ce contact et de cette circonspection bienveillante à son égard, l’ancienne Serpentard avait éteint ce médium de communication moldu. Si le Gallois n’était pas venu lui rendre visite, la belle blonde aurait savamment opté pour regarder la télévision jusqu’à une heure avancée de la matinée. S’endormant par la suite, sûrement sur le canapé du grand salon. Cependant, il lui avait offert sa présence et son oreille pour le moins circonspecte et elle en profiterait. Meredith Hawthorne connaissait l’inimitié conséquente de Gauwain Robards, envers Ronan Malone. Une hostilité était bien naissante, à chaque fois que la jeune femme parlait de son employeur. L’étudiant de l’EMS se crispant à chaque parole prononcée en des termes qui se voulaient pour le moins élogieux. Or, ils n’étaient pas de cette qualification cette fois-ci.

Les caresses dans le dos et les baisers dans la longue chevelure blonde, poussait la fille unique de la Comtesse de Vermandois à se livrer. Sans pour autant être dotée d’une certaine forme de Légilimancie, la belle blonde sentait qu’à chaque palabre, il y avait un amant qui était de moins en moins avenant en ce qui concernait un Peintre indélicat. Grimaçante, elle savait que si elle défendrait encore l’Artiste présentement, son homologue masculin n’allait pas apprécier. La Présidente du BDE ne comprenait nullement cette « loyauté » qui faisait écho dans son sang. Et, la question posée par son interlocuteur lui fit écarquiller son regard couleur d’absinthe pure.

- Non ! Bien sûr que non ! S’exclama la jeune femme plus vivement qu’elle ne l’aurait cru. Monsieur Malone ne m’a jamais fait de mal. Il ne m’a jamais touchée. Pour cela, il a été parfait. Avait spécifié la demi-Vélane avec un léger sourire.

Non, Ronan Malone n’avait jamais été discourtois. N’avait jamais eu un geste déplacé. N’avait jamais tenté de mettre Meredith Hawthorne dans son lit. Comme on y mettrait une Muse. Il avait laissé son Assistante personnelle à cette place qui lui était dûe et rien d’autre. Mais, après avoir déclamé son laïus, la jeune femme en ressentait de la repentance. Ce qu’elle avait dit, avait peut-être dépassé sa pensée à ce moment qui n’était pas opportun ? Or, la réponse fielleuse de Gauwain Robards ne se fit pas attendre. Il manifestait dans ses propos, une réelle aversion pour celui qui se savait Génie. En d’autres temps, la demi-Vélane en aurait ri. Mais pas ici. Pas dans ces conditions.

- Gauwain … Je comprends le fait qu’il ne soit plus parvenu à reproduire la toile qui l’obsède. Il a tout un processus artistique à faire en amont et ça lui prend du temps. Je sais et je te le répète, tu ne le portes pas en haute estime. Mais, il est talentueux. Et con. Elle s’en voulait encore de l’avoir défendu. Il m’a juste fait comprendre où était ma véritable place dans ce monde.

Le regard d’absinthe pure contemplait le regard couleur cacao, sans plus rien dire. Une main fine et délicate vint se poser sur une joue masculine avant que le corps voluptueux ne se redresse légèrement et dont la bouche rouge s’emploie à capturer les labiales de son vis-à-vis. La belle blonde ne voulait pas répondre à la dernière question posée. Elle ne voulait pas y réfléchir. Tout ce que Meredith Hawthorne voulait, c’était faire une manœuvre sensuelle pour que Gauwain Robards oublie toute velléité de vengeance.
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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] EmptyJeu 18 Mar 2021 - 13:44

Meredith Hawthorne avait bien cerné son petit ami. Car effectivement, à chaque nouvel élément dévoilé concernant le peintre, et la façon dont il avait traité la jolie francogalloise, le corps du jeune homme disait un peu plus la colère et le ressentiment.Sans doute était-elle avisée de se pas souffler sur les braises, en tentant de nuancer son propos et de minimiser les faits. Sans doute.... ou pas.

Le pire fut probablement d'entendre que l'autre homme avait été parfait. ….parfait ??? Parfaitement con, ouais, si Gauwain retrouvait sa petite amie dans cet état, non mais vraiment. D'accord, il n'avait apparemment pas touché la jeune femme, et c'était une bonne chose pour lui, mais de là à le trouver irréprochable alors qu'elle était manifestement blessée dans son ego... Un éclair sombre passa dans les prunelles couleur chocolat. Il ne relâcha pas son étreinte et resta silencieux ; mais s'il avait eu Malone en face de lui, ooooh, ça n'aurait pas été la même potion !

Elle tenta d'expliquer le point de vue de l'artiste, cherchant à le défendre pour une raison qui échappait au jeune homme, d'autant qu'elle-même reconnaissait la connerie abyssale de l'individu (sans doute était-elle poussée par trop de bonté d'âme, ou parce qu'elle était attachée à lui, et ce dernier point n'améliorait pas du tout l'opinion que Gauwain se faisait de l'employeur de sa compagne ; ça remettait une rasade de jalousie dans un plat déjà un peu trop épicée).

Et puis, cette dernière phrase. Le regard du jeune homme se durcit.

« Et quelle est la place qu'il pense te faire occuper, au juste ? »

Il savait que ça n'allait pas lui plaire. Ca ne faisait aucun doute. Il allait haïr Malone plus encore.

Allait-elle répondre, à cette question-ci ? Elle qui avait éludé la dernière, celle de l'après, celle de la conduite à tenir, des conséquences qu'il fallait tirer. Il voyait bien, hein, que même s'ils étaient doux, les baisers qu'elle lui offrait avaient tout de la stratégie de diversion. Ce corps chaud qui se pressait contre lui, expert en matière de passion, savait l'échauffer de la plus efficace des façons. Il n'y pouvait rien, c'était instinctif : ses mains vinrent se poser sur une fesse bien ferme, ses lèvres jouèrent avec la bouche voluptueuse... il se laissa un instant aller, sans réfléchir. C'était bon, et brûlant.

MAIS malgré la stratégie payante, il restait quand même très conscient qu'ils avaient un autre problème sur les bras. Les neurones, boostés par l'inquiétude pour elle, refusaient de plier si facilement.

Il s'arracha à la jolie bouche rouge.

« Meredith... Ste plait... J'ai pas envie de te retrouver dans cet état à chaque fois que tu vas bosser. Personne mérite de se faire rudoyer au boulot. Il pourrait être l'abruti le plus talentueux du monde, ça ne justifierait quand même pas son comportement, okay ? »

Il caressa son visage, sourcils froncés. Cherchant ses yeux, pour vérifier qu'elle était d'accord avec ça. Qu'elle en avait conscience : ce type avait un problème et elle n'avait pas à s'infliger ça. Ni par admiration, ni par affection. S'il ne se gérait pas, qu'il aille voir une psychomage, mais qu'il n'utilise pas la jeune femme comme un punching ball émotionnel. Lui et ses foutues toiles abominables...
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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] EmptyJeu 18 Mar 2021 - 15:36

Meredith Hawthorne aurait mieux fait de se taire.
Garder cette Ire constante qui était en train de l’avaler tout entière. Au lieu, de la partager avec Gauwain Robards, qui commençait à bouillonner de contrariété et d’agacement, face au Peintre. La belle blonde s’était exprimée sans réellement le vouloir, mais parce que la présence de son tutoré lui faisait du bien. Elle s’était convaincue de partager ses tourments avec lui, bien que la mâchoire contractée et crispée de son interlocuteur n’était pas la réponse la mieux appropriée. Au fur et à mesure de ses explications concernant les ténèbres de l’Artiste et de sa vaine défense, l’aspirante Auror constatait que l’ancien Serpentard n’était nullement réceptif. C’était de pire en pire.

Lui, qui n’avait que des sentiments négatifs envers l’employeur de la demi-Vélane, ils s’en trouvaient renforcés. L’étreinte qu’il lui prodiguait était une réponse silencieuse et la teinte sombre des iris à la couleur de chocolat délicieux était là aussi, une affirmation. L’étudiant de l’EMS n’était vraiment pas heureux d’avoir à gérer les troubles de sa petite amie qui défendait son patron, malgré tout. Et, Meredith Hawthorne pouvait sentir facilement la jalousie de Gauwain Robards à l’encontre du Génie, qu’elle s’évertuait à disculper. Après tout, il n’avait jamais levé la main sur elle. Si cela avait été le cas, jamais elle ne se serait laissé faire. Avec ou sans son petit ami. Non, ce furent ces quelques mots acerbes et vils, qui restaient dans l’esprit de la jeune femme.

Et qui, manifestement étaient au centre d’un autre questionnement.
Auquel, la fille unique de la Comtesse de Vermandois ne répondit pas. Car, si elle le faisait, elle devrait expliquer. Lui dire, cet héritage coûteux qui parcourait ses veines nobles. Lui assurer, qu’il n’avait pas été victime de son pouvoir et qu’il était tombé sous son charme, naturellement, sans nul artifice. Si un jour, l’aspirante Auror confiait ce secret à celui qui était en couple avec elle, comment ce dernier allait-il recevoir pareille information ? Il s’énerverait sûrement et se sentirait floué. Il la détesterait, probablement. Alors, la Présidente du BDE n’eut pas envie de s’engager sur cette voie et ne répondit pas. Préférant un silence sûr et salutaire.

Sentant les mains larges de celui qui partageait un pan de sa vie dans la maison victorienne Hawthorne, l’ancienne Serpentard sentit que son petit ami n’était pas insensible à ces baisers qu’elle était en train de lui octroyer. Son entourloupe fonctionnait à s’y méprendre et elle en était satisfaite. Voyant qu’il commençait à s’abandonner entre deux baisers, les mains fines et délicates quant à elles, arpentaient la chevelure brune pour s’y perdre. C’était revigorant, car Meredith Hawthorne avait ce pouvoir qu’engendrait la Fièvre sur Gauwain Robards. Et ça, ça lui plaisait plus que de raison.

Néanmoins, la belle blonde témoigna sa frustration dans un pincement de lèvres rouges courroucé, quand le principal concerné relâcha ces dernières. Foutu petit ami qui faisait les mêmes études qu’elle et qui n’était pas dupe ! Elle, qui pensait que tout allait se régler par une éventuelle danse lascive et charnelle, elle était en train de se fourvoyer. Le laïus de l’ancien Serpentard fit froncer les sourcils de la jeune femme, tandis qu’elle se frottait l’arête du nez, fermant son regard à la couleur d’absinthe pure. La belle blonde assimilait parfaitement les propos de son interlocuteur. Or, elle restait persuadée que Ronan Malone n’était pas dans son état normal ce jour-là. Qu’en plus de la toile impossible à refaire, se tramait autre chose. Car, face à elle, la demi-Vélane avait ressenti de l’animalité primale.

- C’était exceptionnel et c’est arrivé, juste cette fois-là. Monsieur Malone, n’était tout simplement pas dans son état normal. Il m’avait dit de ne pas venir le voir et je ne l’ai pas écouté. J’aurais dû m’en douter, quand il n’a pas répondu à mes hiboux. Avait-elle commencé en passant ses doigts dans sa longue chevelure blonde. Je suis arrivée au mauvais moment, voilà tout. Avait-elle soufflé, tout en le fixant de son regard vert absinthe où brillait une lueur rude.

Une pause.
Avant de se redresser lentement et d’échapper à l’étreinte sécurisante de son amant, pour aller se faire un café noir, malgré l’heure tardive. Tout ce qu’elle voulait présentement, c’était qu’il se taise et qu’il arrête de poser ses questions. Elle avait juste envie d’oublier cette journée dans ses bras, comme après l’attentat à la Vermentino Art Gallery.

Rien d’autre.
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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] EmptyVen 19 Mar 2021 - 14:36

Sans doute y avait-il une raison pour laquelle la plupart des femmes gardaient un entourage d'amies proches à qui confier certaines choses. Car, s'il voulait pouvoir tout entendre, voulait pouvoir être là pour elle, Gauwain l'aimait trop pour ne pas s'agacer qu'on la traite mal. Cela ne faisait que quelques semaines et pourtant il la chérissait trop pour ne pas s'énerver de comportements injustes. Sans compter les autres aspects du problèmes. Oui, décidément, il ne réussirait pas à se réconcilier ainsi avec Ronan Malone. Et il avait beaucoup de mal à comprendre l'attitude de sa petite amie vis-à-vis de l'artiste.

Elle faillit réussir à détourner son attention, avec ses baisers et son corps chaud ; faillit seulement. Et lorsqu'elle constata qu'il restait bloqué sur le problème du soir, l'agacement revint s'inscrire sur ses traits. C'était clair, dans ses lèvres pincées, dans le regard qui se déroba, dans la façon dont elle se massa l'arrête du nez. Le jeune Gallois ne se réjouit pas de cela, mais ne regretta pas pour autant. C'était important. Ca méritait d'en parler. Vraiment.

…..même si la conversation ne se passait pas comme il l'espérait. Elle lui cherchait des excuses, et pire que tout, elle en venait à s'attribuer le blâme. A se reprocher sa propre attitude, se rendre responsable de l'éclat de l'artiste à son égard. C'était sa faute à elle, d'être allée le voir, d'avoir voulu l'aider, d'être passée au mauvais moment.

Il la fixa, avec stupeur, avec ses doigts élégants jouant dans les mèches blondes comme pour se rassurer, la lueur dure dans son regard vert, comme si elle lui interdisait de la contredire, comme si elle n'aurait pas supporté que son employeur puisse être accusé.

Sans doute lut-elle dans son regard la stupeur et l'animosité à l'égard de l'artiste. Le visage toujours fermé, elle se releva lentement, gagnant la cuisine. Bientôt, l'odeur du café lui parvînt aux narines.

Il se laissa retomber sur le canapé, fixant le plafond un instant. Bon sang.... Il prit le temps d'insulter silencieusement Ronan Malone, encore une fois, copieusement et longuement, enchaînant tous les jurons de son répertoire, à commencer par les variantes galloises jusqu'à quelques jurons dont il avait un peu oublié le sens véritable mais dont il savait encore la prononciation.

Finalement, il se redressa, et la rejoint à la cuisine. Sans parler, tout d'abord, se contentant de prendre place sur un des tabourets hauts. Les yeux rivés à elle, toujours aussi belle, même en colère.

« Y en a pour deux, du café ? »


L'ombre de l'artiste flottait encore dans la pièce. Il aurait voulu l'en chasser à coups de pieds, à grands coups d'eau pure, mais le virer à coups de café était une possibilité comme une autre. Il mourrait d'envie de lui dire des dizaines de choses : qu'il avait envie de l'embrasser, qu'elle pouvait trouver un meilleur job ailleurs, qu'il la trouvait belle même quand elle était furieuse, qu'il ne comprenait pas pourquoi elle tolérait autant venant de ce type, que lui aimait prendre le café avec elle, que Malone ne la méritait pas. …..La méritait-il, lui, cela dit ?

Lui qui l'avait agacée alors qu'elle avait réussi à retrouver le sourire.

« ….Et si on allait se balader ? Le long de la Tamise ? On embarque les cafés ? Et on se pose quelque part pour dîner. Ou tu me réemmènes à ton cinéma moldu de Nothing Hill? »

Parce qu'il en était certain, pas plus que lui, elle n'avait du dîner.
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Meredith Hawthorne

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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] EmptyVen 19 Mar 2021 - 22:40

Meredith Hawthorne avait peu d’amis à qui se confier.
Ces derniers se comptaient sur les doigts d’une seule main, probablement. Peu de personnes avaient le loisir voire même l’exclusivité de partager un secret avec l’aspirante Auror. Cette dernière était très regardante au niveau de ses amitiés. Qu’elles soient masculines ou féminines, bien entendu. Même sa Mère, la froide et glaciale Comtesse de Vermandois ne profitait nullement de ses attentions. Alors, Gauwain Robards pouvait en être fier : il avait toute l’exclusivité de la demi-Vélane. Qui lui faisait confiance, à raison. Malgré le sujet épineux qu’était Ronan Malone.

Ce dernier était un léger souci, qu’il fallait pour le moins éradiquer. En parler, réussir à exorciser ce qu’il avait pu dire à l’ancienne Serpentard qui ressassait ses mots à lui. Le Peintre avait été odieux et irrévérencieux dans ses propos, mais peut-être n’était-il pas dans un bon jour ? La belle blonde s’en persuadait de cette manière, bien que le Génie lui ait montré des facettes peu réjouissantes de sa personnalité. Le talent, entraînait la folie. Et l’Artiste, dans son incapacité à créer quelque chose de convenable avait sombré douloureusement. Pour cela, la jeune femme ne lui en voulait nullement. Tout au fond de cet étrange sentiment qui la perturbait, il y avait cette loyauté face à celui qui s’exprimait dans ses toiles.

Ce même homme que le jeune Gallois abhorrait. Mais, la Présidente du BDE s’en voulait d’avoir dérangé Ronan Malone dans son processus de création. Elle s’en inventait même les horreurs de ces paroles dures de l’avoir ainsi qualifié. Le regard brun brillait d’étonnement tandis qu’il se posait sur la demi-Vélane qui était en train de succomber de nouveau à cette affliction. La fille unique de Fenella de Vermandois s’était redressée, se dérobant sans ciller à une étreinte sécurisante. Tentant d’aller se calmer avec une tasse de café. Devant la machine à café, la belle blonde avait pris une tasse dans un placard de la cuisine, se mettant sur la pointe des pieds. Attendant que le liquide, aussi noir que ses pensées goutte silencieusement dans l’immense mug rouge bordeaux, le regard couleur d’absinthe pure ne s’était pas posé sur le beau brun encore assis dans le canapé.

Ce ne fut que lorsque Meredith Hawthorne entendit la voix de Gauwain Robards, qui avait pris place sur un tabouret haut, qu’elle consentit à le regarder. Il s’était rapproché sans un mot tout d’abord puis s’était fait comprendre doucement. La questionnant même, s’il y avait assez de café pour deux. Avec un petit sourire, l’ancienne Serpentard repartit en chasse d’un nouveau mug pour y déverser le restant de café noir et le faire ainsi glisser jusque devant le Gallois. Sans se départir de ce léger sourire ourlant ses lèvres rouges vermeilles, la tête blonde de la jeune femme se retrouva dans les paumes de ses mains. Restant dans cette position, la Présidente du BDE observait son tutoré, qui savait avec de simples mots lui redonner de meilleurs sentiments. S’il savait, combien elle pouvait l’aimer. Combien, il était fait pour elle. Et combien sa présence, lui était importante.

La belle blonde voulait lui redire ces mots, qui lui brûlaient à nouveau les lèvres.
Lentement, les mains fines et délicates manucurées de rouge bordeaux quittèrent leur appui pour venir caresser les labiales rouges où elles restèrent. Avant de descendre simplement sur l’îlot central pour venir récupérer les mains masculines. Joignant leurs doigts, sans un mot. Silencieuse. Les prunelles vertes regardaient les doigts ainsi entremêlés. Qu’elle l’aimât ! Par Lilith ! Jamais, cela ne changera. Dans les bons, comme dans les mauvais moments. Dans les tragédies, comme dans les bonheurs.

- Tout ce que tu me proposes me plaît. Tout ce programme m’enchante. Si je devais choisir, je dirais qu’on termine nos cafés et qu’on sort dîner pour quelque chose de plus exotique. Un restaurant asiatique ? Et si, la séance de cinéma n’est pas trop tard, on va voir un film ? L’avait-elle questionné tout en gardant une main libre pour porter à ses lèvres rouges et souriantes, le mug de café chaud. Merci, d’être toi Gauwain.

Faisant le tour de l’îlot central, Meredith Hawhtorne rejoignit Gauwain Robards.
Le couvant amoureusement de son regard d’un vert absinthe pure, un sourire rempli de tendresse quand elle le contemplait.
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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] EmptySam 20 Mar 2021 - 12:23

Ceux qui pensaient qu'un café n'était destiné qu'à énerver et agacer faisaient erreur. Il y avait bien plus, en germe, dans le liquide sombre. Présentement, il y avait au fond de cette tasse une certaine promesse de paix. Car lorsqu'il demanda s'ils pouvaient partager cette boisson avec elle... Elle eut un sourire, fin mais bien réel. Et elle fit glisser vers lui un mug rempli. Comme le miroir de l'offre de paix initiale.

Il accueillit la tasse avec un hochement de tête, soulagé et arborant un sourire comparable, la laissant l'observer, réfléchir. Se demandant à quoi elle pouvait bien penser, en cet instant. Elle n'avait plus l'air agacée ni en colère. Le sentiment était passé. Et comme pour chasser le moindre reste de doute à ce sujet, elle tendit les doigts, pour unir leurs mains. Pas de mots mais un geste qui disait tout ce qu'il y avait à dire.

Ce n'était pas l'ombre de Ronan Malone qui les séparerait. Il était semblait-il, déjà oublié.

Ainsi, le programme lui convenait. Avec quelques ajustements qui étaient tout à fait du goût du jeune Gallois.

« Tu sais déjà dans quel restaurant tu veux aller ? Ou tu préfères qu'on se ballade à Soho et qu'on improvise ? »

Gauwain se doutait qu'elle devait avoir une idée ; elle connaissait de nombreux restaurants, représentant des cuisines venues du monde entier. Ce n'était pas seulement à cause de Cole Bronson qu'il avait parfois l'impression qu'elle lui parlait une autre langue lorsqu'ils abordaient des sujets gastronomiques. Pourtant, il le savait, il lui faisait confiance ; tout comme il la suivrait pour cette séance de cinéma moldu, alors même que ce n'était pas son univers, qu'il ne comprenait pas tout et que cette histoire de Profanateurs de Tombes était quand même assez spéciale. Peu importait. Ils étaient ensemble, et ils s'autorisaient les mêmes luxes que ceux que s'octroyaient des millions de jeunes couples de part le monde. Ils prenaient le temps de vivre, malgré la guerre qui grondait, malgré ce qui les attendaient.

Il goûta le café, savourant son arôme riche et puissant. Un délice. Mais pas aussi agréable que le fait de la retrouver. Ils abandonnèrent leurs cafés au profit d'une étreinte, moins fiévreuse mais presque plus intense. Parce qu'il s'y incarnait des sentiments, un besoin de sentir l'autre proche. C'était naturel et irrépressible.

Ils restèrent ainsi, l'un contre l'autre, un peu trop longtemps ; il fallut un petit sort pour réchauffer les cafés, et comme Gauwain n'était définitivement pas doué en sorts domestiques, il dût ajouter de l'eau froide au liquide bouillant, pour espérer pouvoir finir le mug, et aller chercher un dîner mérité.

Le Londres nocturne bruissait de vie et de la lumière criarde des devantures moldues et des phares des taxis. Ils marchaient côte à côte, son bras autour de la taille de la jeune femme, sans se préoccuper de cette agitation. Comme si le fait d'être à deux était un Protego suffisamment efficace, pour repousser tout le reste. Le froid nocturne, la foule pressée, le vacarme urbain.

De temps à autres, il lui volait un baiser, jusqu'à ce qu'ils parviennent en vue des premiers restaurants, qui avaient éclos ces derniers années dans cette partie de Londres, se multipliant à une allure exponentielle.

« Alors, Miss ? Où vas-tu entraîner nos papilles ? »

Certaines devantures étaient plus intimidantes que d'autres, ne comportant aucun mot anglais mais uniquement des caractères asiatiques. Des fruits étranges s'exposaient dans des étals, et on voyait pendre de la volaille ici et là. Des odeurs exotiques flottaient jusqu'à eux, inconnues mais appétissantes néanmoins.
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Meredith Hawthorne

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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] EmptySam 20 Mar 2021 - 14:19

Ronan Malone pouvait bien rester dans sa grotte d’Artiste.
Le Génie était bien loin des considérations de Meredith Hawthorne, désormais. Son ombre funeste ne planait plus entre elle et Gauwain Robards. Il y avait ce sentiment de légèreté qui était revenu dans cette cuisine où la noirceur avait voulu néanmoins s’établir. Cependant, tout ce qu’il y avait de ténébreux, c’était ce café qui avait pris place dans deux mugs remplis à ras bord. La belle blonde était pourtant friande de rajouter du lait dans son breuvage chaud. Mais ici, c’était somme toute différent. Le boire ainsi et non transformé témoignait peut-être d’une envie sous-jacente. Néanmoins, la jeune femme avait obtenu ce qu’elle voulait : une étreinte simple avec les doigts de son petit ami.

Sa proximité. Sa chaleur. Lui, dans toute son entièreté. Et, c’était ça qui lui importait.
Ça, qui méritait tout un monde. Un monde qui n’était rien qu’à eux et que la demi-Vélane voulait garder en elle et en lui aussi, pour ne jamais en souffrir. Souriante, elle vit que ses propositions avaient satisfait son interlocuteur. Qui déjà, était en proie à quelques questionnements.

- Je ne suis pas contre l’improvisation pour une fois. Mais, il est vrai que je n’ai plus vu Madame Ming depuis un moment. Avait soufflé Meredith Hawthorne à Gauwain Robards, avec un large sourire pour en conclure ses dires.

Madame Ming, était la tenancière d’un restaurant asiatique réputé dans le quartier de Soho et qui était une sommité dans sa relecture des plats typiques de son pays. Quelquefois, elle avait accueilli la fille unique de la Comtesse de Vermandois, qui adorait cette gastronomie qui n’avait pourtant rien à voir avec cette culture familiale qu’elle pouvait partager. La nourriture faite de bouchées à la vapeur, de plats en sauce ou épicé traditionnels faisaient écho dans les pensées de la jeune femme. Surtout que la patronne d’un établissement à la devanture rouge et colorée d’or était une oreille attentive. A force de côtoyer des natifs anglais, Madame Ming avait réussi à comprendre ce dialecte qui était à des lieues du sien. Le sien n’étant que des caractères tracés sur un papier, mais qui avait tellement d’histoire riche à raconter.

Peut-être que le choix se porterait sur la petite dame vêtue de vert émeraude à la chevelure de jais.
Mais, là n’était pas l’intérêt. Il y avait plus éminent. Une envie capitale. Le retrouver, lui. Déposant son mug bordeaux sur l’îlot central de la cuisine, Meredith Hawthorne avait rejoint Gauwain Robards, l’Amour idéalement présent dans les prunelles à la couleur d’absinthe pure. Ce sentiment était unique, absolu et puissant quand elle le contemplait. Même de simples mots ne pouvaient traduire tout ce que l’aspirante Auror pouvait ressentir face à son homologue masculin. Alors, il y eut les gestes. Des baisers passionnés qui firent refroidir le liquide auparavant brûlant. Des caresses dans les mèches brunes, des mots tendres susurrés entre deux étreintes. Elle l’aimait. C’était simple.

Lorsqu’ils se désolidarisèrent de tout cet Amour, il y avait directement quelque chose de plus froid. Comme si l’atmosphère s’en était trouvée rafraîchie. Cependant, après un dernier baiser et un passage rapide par la chambre, la belle blonde s’était rapidement changée. Elle ne voulait pas associer les vêtements qu’elle portait jusqu’alors à cette nouvelle soirée en devenir. La demi-Vélane voulait changer métaphoriquement de peau. Avec professionnalisme, elle s’était vite empressée de revêtir une tenue soignée. Un pull couleur framboise à col roulé et torsadé, une jupe couleur beige crème, des collants sombres et des bottines cloutées à talons. Le tout, occulté par son long manteau d’hiver clair, son écharpe à carreaux et son sac à main en cuir noir.

Elle était prête.
Pour affronter Londres, sa vie qu’elle pouvait avoir la nuit.
La main posée sur la taille de la fille unique de la Comtesse de Vermandois était une assurance que tout se passerait au mieux dans ce monde. Quand le grand Gallois se penchait pour venir réclamer un baiser, l’ancienne Serpentard souriait. Caressant ses labiales à lui et ses joues, avec ses mains fines et douces. L’animosité du début de soirée avait disparu, laissant la place à quelque chose de plus affectueux et rempli de ce sentiment amoureux que la belle blonde pouvait apporter à son vis-à-vis. Vis-à-vis qui mit le doigt verbalement sur un point à ne pas oublier. Quel serait le restaurant choisi ? Lequel aurait les faveurs de la Présidente du BDE ?

- Madame Ming. Avait dit la jeune femme en souriant largement, tout en poussant la lourde porte de bois décorée de dragons protecteurs.

Les couleurs vives et chatoyantes, le brouhaha incessant. Les odeurs d’épices. Tout arrivait à faire en sorte de décupler les sensations. Avisant une table et une banquette rouge vide, la demi-Vélane s’y glissa avec grâce. Ses lèvres rouges s’étant pincées sous l’excitation grandissante à la lecture du menu. Manger avec des baguettes, elle savait le faire. Déchiffrer les intitulés encore obscurs, ça aussi. Son index tapotait sur le menu cartonné, le regard vert absinthe concentré. La petite femme asiatique quant à elle, était déjà arrivée à leur table. Saluant respectueusement le couple.

- Votre choix ? Madame, Monsieur. Souriait l’élégante femme drapée dans son vêtement traditionnel. Un menu pour deux ?
- Gauwain ? Le questionna la jeune femme avec un immense sourire.

N’importe où elle serait désormais, ce serait avec lui.
Et, nul autre.
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Gauwain Robards

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On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] EmptyDim 21 Mar 2021 - 12:32

Lorsqu'ils entrèrent, l'atmosphère bruyante et encombrée lui fit d'abord penser à un établissement populaire : il n'en était rien. La décoration du lieu témoignait d'un grand raffinement, avec ces panneaux de bois sombre laqués, ce sol de lave, ces murs rehaussés d'oeuvres d'art sans doute séculaires, faisant la part belle à des animaux fantastiques originaires d'Orient. Il suffisait de cela pour qu'il le comprenne : elle l'avait mené dans le genre de restaurants qu'il n'avait pas l'habitude de fréquenter. Et cela ne tenait pas uniquement au type de cuisine qui y était servie.

Autour d'eux, quelques clients. Tous d'origine asiatique, et vêtus avec élégance. Affichant par leurs gestes et leur maintien leur appartenance à une certaine classe sociale. Meredith ne dépareillait pas, dans ses atours, l'assortiment sophistiqué de ce pull et de cette jupe coordonnés avec une expertise certaine, que venaient souligner ses gestes savamment orchestrés ; sa petite amie était comme une fleur s'épanouissant au sein d'un jardin remarquable et il espéra qu'il ne détonnait pas trop, dans cet univers. D'autant qu'elle connaissait manifestement la tenancière.

Okay, fais bonne impression, Gauwain...

…..plus facile à dire qu'à faire. Ils avaient pris place face à face, à une petite table, et on leur avait tendu des cartes. Ses yeux avaient beau parcourir les différentes lignes et les photographies d'accompagnement, il était un peu perdu. Non seulement il y avait beaucoup de caractères d'origine chinoise, inaccessibles à l'anglophone qu'il était, mais....  Qu'est-ce que c'était que des shuijiao et à quoi correspondait tous ces trucs stir fried ? Le bœuf du Sichuan ? Et le choy sum, qu'est-ce que ça signifiait, au juste ? La seule chose qui lui semblait claire, c'était le foie gras au sake, et encore, il n'avait jamais bu de sake, et goûté du foie gras une unique fois dans sa vie, donc il ne se projetait pas vraiment sur le résultat final.

« ….j'ai l'impression d'être en Etude des Moldus niveau avancé, et j'avais pas pris l'option. »

Meredith, elle, ne semblait pas perdue, mais en pleine incertitude, comme devant une boite de chocolats entre lesquels il aurait fallu faire un choix. Il eut une expression entre le sourire piteux et la grimace d'excuse..... quand une petite femme vêtue de façon traditionnelle, sa silhouette enfermée dans une robe de soie brodée, vînt les saluer et prendre leur commande.  

Est-ce qu'ils voulaient un menu pour deux ? Euh....

« Oui, oui, c'est bien. Très, très bien. »

Ca lui retirait une épine du pied, non ? Et qu'est-ce qu'il risquait ? Un œuf de cent ans, ça pouvait pas être un œuf de phoenix à la coque, le ministère s'y serait opposé, à n'en pas douter. Merlin bénisse les politiques de protection des espèces menacées. La femme s'inclina à nouveau, et disparut en trottinant, les laissant libres de discuter.

« C'est un lieu incroyable, j'aime beaucoup la décoration. Tu y viens régulièrement ? »


Il ne s'attendait pas à ce qui suivit. Plusieurs serveurs se succédèrent, non pas pour leur apporter un plat unique, mais plaçant devant eux une farandole de petites portions, toutes magnifiquement présentées, embaumant de riches arômes, offrant des variétés de couleurs et de formes impressionnantes, des décors délicats taillés dans des légumes que l'art du cuisinier venaient sublimer. C'était d'une richesse peu commune, à l'image de la vaisselle qui était utilisée pour mettre en valeur ces plats, mêlant bambou et délicate porcelaine.

Et en parlant de vaisselle.... Oups. Ils avaient déjà mangé chinois tous les deux, mais ça avait été des plats à emporter, et ils les avaient mangés chez elle. Gauwain avait triché et s'en était remis aux couverts occidentaux.

A présent, il n'avait devant lui qu'un petit bol vide. Et des baguettes.

Cherchant à les placer correctement, imitant Meredith de son mieux, mais maladroitement, il parcourut des yeux tout cet assortiment.

« Par quoi suggères-tu de commencer ? »

C'était un véritable dépaysement. Quoi qu'il ait pu se passer plus tôt dans la journée.... c'était oublié. Définitivement. Sauf si elle souhaitait en rediscuter.
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Meredith Hawthorne

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MessageSujet: Re: [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] [Maison victorienne Hawthorne] God is a child who plays with an anthill | Gauwain [TERMINE] EmptyDim 21 Mar 2021 - 17:41

Meredith Hawthorne connaissait Madame Ming.
Sa réputation n’avait d’égale que son installation au sein du quartier de Soho. La petite femme asiatique était la première immigrée à avoir ouvert son restaurant traduisant ses origines. Bientôt rejointe par tout un panel d’autres, mais dont la qualité n’était pas la même. La chinoise avait fait en sorte de sortir du lot, par ses plats raffinés et ses produits locaux importés mais tout aussi délicieux. La maîtrise de sa cuisine résultait chez son mari, qui était le cuisinier. Et, le restant de sa famille se prédestinait au service. C’était un établissement familial à l’héritage pour le moins traditionnel. Mais, avec un soupçon de distinction propre à la détentrice.

Alors, quand la demi-Vélane avait vu le regard brun être de plus en plus surpris et s’écarquiller face à la découverte ainsi faite, les lèvres rouges eurent un petit sourire satisfait. Les clients présents chez Madame Ming étaient tous d’une ascendance sociétale importante. En costume tiré à quatre épingles pour la plupart, ils conversaient tous dans leur langue originelle. Ne prenant nullement la peine de se plier à l’idiome britannique. Pour eux, ils étaient dans leur bulle de traditions et rien ne pouvait les en détourner. Tout comme la Présidente du BDE, qui couvait de son regard absinthe son tutoré qui devait se demander où il avait bien pu atterrir. Jamais, elle ne l’avait vu aussi peu sûr de lui et ça le rendait encore plus attachant.

- Je suis là Gauwain. Je serais toujours là. Tu n’as pas à t’en faire. Avait-elle spécifié avec un tendre sourire. Tu me fais confiance ? Le questionna-t-elle avec tout cet amour qui était présent dans ses prunelles vertes. Et dans ce sourire, qu’elle n’adressait qu’à lui.

Madame Ming, quant à elle, arrivait à point nommée.
Cette dernière regardait de ses prunelles sombres mais bien réceptives, ce jeune homme qui n’était pas à l’aise, assis sur la banquette rouge. Il se laissait guider par la belle blonde qui l’accompagnait et qui avait un palais affûté en ce qui concernait les mets asiatiques. Bien que française et galloise, l’aspirante Auror aimait diversifier ses goûts en matière de plats. Et, cette cuisine remplie d’épices avait été une évasion culinaire plus qu’intéressante. Et que Meredith Hawthorne se faisait une joie de partager avec Gauwain Robards. Souriante, l’ancienne Serpentard vit la Grande Dame, -elle était ainsi nommée par ses employés- donner ses ordres en cuisine.

- Oh, je suis contente si tu trouves la décoration à ton goût. Commença-t-elle avec un immense sourire avant de se rembrunir légèrement. Quand elle venait, c’était sans lui. Seule. Quand, je n’étais pas encore avec toi. Avait-elle soufflé doucement avant de détourner son regard de lui, bien heureuse de voir apparaître les mets devant eux.

Les serveurs de Madame Ming effectuaient toujours un ballet gracieux quand ils présentaient les prouesses du cuisinier. Tout était réglé à la minute près, dans une chorégraphie digne de la rigueur asiatique. En arrière, la petite dame vêtue de son habit traditionnel scrutait si tout se passait pour le mieux. L’ancienne Serpentard contemplait son ancien camarade de maisonnée qui essayait de l’imiter, en plaçant ses baguettes au mieux. Attendrie devant pareil spectacle, la jeune femme quitta sa place pour venir se positionner derrière lui. Prenant délicatement sa main dans la sienne, pour lui montrer comment mettre ses baguettes correctement entre ses doigts. L’une étant tenue comme une plume et l’autre faisant office de pince pour saisir les victuailles.

- On va essayer ensemble. D’accord ? L’avait-elle questionné doucement et remplie d’affection, quand elle s’était penchée pour l’aider à saisir un nem au poulet, le trempant dans une sauce légèrement relevée. C’est bon ? Tu le tiens ? Et, comme pour le désarçonner d’autant plus, les lèvres rouges vermeilles vinrent se plaquer fugacement sur celles masculines.

Ce qu’elle pouvait l’aimer.
C’était une certitude.
Encore plus dans ces moments les plus simples.

- Il y a certains plats qui sont relativement épicés, je ne te les conseille pas tout de suite. Néanmoins, tu peux commencer par le bouillon qui est devant toi. Et, rajouter de la ciboule en petits morceaux, si tu aimes. C’est le petit pot entre nous deux. Lui expliqua-t-elle, tout en revenant en face de lui, s’étant alors empressée de porter à ses lèvres le bouillon à la saveur orientale.
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