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[FB Ilvermorny - Printemps 1965] Old Times | Ronan

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Nollan B. Emerson

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COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

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MessageSujet: [FB Ilvermorny - Printemps 1965] Old Times | Ronan [FB Ilvermorny - Printemps 1965] Old Times | Ronan EmptySam 20 Mar 2021 - 19:38

J’avais passé tous les petits barrages qu’imposaient la surveillance des Préfets de nos maisons respectives à Ronan et à moi. Lui, c’était le Serpent-Cornu qui avait fait s’illuminer son cristal sur son front et moi, le Womatou qui avait rugi. Je n’ai jamais su comment ni pourquoi, on en était venus à s’apprécier. Peut-être moi plus que lui, mais j’avais pas besoin de ces démonstrations d’amitié pour comprendre qu’il me portait en estime. Je faisais partie des rares personnes à qui il s’adressait, et de ce fait, je me sentais exceptionnel. Adolescent, j’avais toujours rêvé d’une amitié forte qui supporterait les tempêtes et les trahisons. Comme on pouvait en garder le cap. Et, Ronan, c’était lui le phare dans les ténèbres. Malgré, son putain de sale caractère.

J’aurais pu passer Préfet, mais j’avais préféré tenter le Quidditch, m’étant présenté cette année aux sélections. Optant pour le poste de Batteur, mais n’excellant nullement là-dedans. Ça défoulait, mais c’était tout. Et, je comprenais moyennement comment on pouvait en faire son sport favori. Mais, j’avais tenté. Pour pas finir con. Tenter, j’aimais bien. Je me voyais faire de grandes études et devenir Auror, comme mon père. Ma mère, c’était l’artiste de la famille. L’incomprise. Celle qui pèche par l’imagination. Et non par des pieds sur terre, comme le restant de sa famille. Son frère. Mon oncle, c’est la définition du pragmatisme. Pour ça, ce type je l’ai jamais aimé. Quoique je l’ai jamais vu. Jamais rencontré. C’est peut-être pas plus mal.

Passant ma tête auburn dans ce qui nous fait office de réfectoire, j’aperçois enfin ce satané Ronan. Fronçant les sourcils, avec un petit haussement d’épaules, je me rends compte qu’il préfère peut-être rester seul. C’est qu’il aime être créatif. Ça lui amène un succès certain auprès des demoiselles, toutes maisons confondues. Il fait le gars torturé, celui qui mélancolique, le regard dans le vague est poussé dans l’introspection. Quand il fait ça, moi ça me donne envie de rire et de lui donner un taquet derrière la tête en même temps. Pour qu’il se calme et descende de son piédestal qu’il s’est lui-même érigé. Mais, je l’aime Ronan. Et, je lui suis fidèle. Lui ayant déjà assuré que s’il me la foutait à l’envers, je l’égorgerais dans son sommeil. Je pouvais être très créatif, quand je le voulais.

M’asseyant en face de lui, je lui piquais nonchalamment une fourchette de petits pois que je portais jusqu’à mes lèvres, avec un petit sourire de défi. J’aimais l’emmerder. C’était ma came. Juste pour l’entendre râler et pester sur des générations. Les miennes, en l’occurrence. Les iris sombres de celui qui était mon meilleur ami se posèrent sur les petites billes vertes. Par Webster Boot, j’avais enfin capté son attention ! C’était pas faute de lui avoir transmis un courrier pour qu’on cause. Qu’on discute. Car bientôt, sonnerait le glas d’Ilvermorny. Il voulait faire quoi lui, après ? Il resterait en Amérique ? Se laisserait-t-il porter ? Ou, tout son plan avait-il germé dans sa tête ? Moi, j’étais curieux.

- Je suppose que t’as même pas pris le temps de lire le petit mot que je t’avais fait. Lâchais-je faussement énervé, tout en engouffrant la fourchette de petits pois dans ma bouche. Tu fais quelque chose après ? Ou t’es libre ?

Une petite pause, avant de prendre son verre et de le faire tourner entre mes doigts.

- J’ai besoin de causer. L’avenir, tout ça. Ça me fout un peu les pétoches. Et tu sais, que j’aime pas ça.

Il le savait oui.
Il l’a toujours su.
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Ronan Malone

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La méchanceté s'apprend sans maître.

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MessageSujet: Re: [FB Ilvermorny - Printemps 1965] Old Times | Ronan [FB Ilvermorny - Printemps 1965] Old Times | Ronan EmptyJeu 25 Mar 2021 - 11:37

L'humeur de Ronan était massacrante, comme souvent semblait-il. Il avait encore écopé d'une note désolante en potions et Jenny Klein avait eu un trait d'humour à son encontre qui l'avait fait s'étouffer au dessus de sa paillasse. C'est que le jeune adolescent avait tout de même une haute estime de lui-même et qu'être raillé ne faisait pas parti de ce qu'il préférait. Aussi plantait-il avec une haine certaine sa fourchette dans son assiette de petits pois, fades. Tout semblait fade à l'adolescent qui n'avait pas le moral. Parce que oui, son moral influait grandement sur sa créativité et comme il était au fond de ses chaussettes, autant dire qu'il n'était pas très inspiré. Sinon pour plonger la tête de Klein dans la cuvette des toilettes. Lorsque sa fourchette lui échappa des mains et que certains petits pois disparurent de son assiette pour aller droit dans la bouche de Nollan, Ronan releva ses yeux noisettes vers lui en le créditant d'un regard d'avertissement : il n'était pas d'humeur. « Tu n'as qu'à finir après tout » fit-il d'un ton dédaigneux, « ils ne sont pas bons ». L'adolescent poussa son assiette vers le jeune homme comme s'il était un Ministre qui consentait à donner sa bourse au plus pauvre. Nollan commença à parler, parce qu'il parlait toujours et forcément, son interlocuteur se permit un trait de réponse sarcastique : « Bravo champion ». C'est qu'en effet, il n'avait pas pris le temps de lire son mot, parce que Ronan détestait lire des choses qui lui étaient destinés. Il savait d'ores et déjà que lorsqu'il serait invité par tous les plus grands de ce monde, il ne lirait pas les lettres qu'on lui enverrait et qui dégoulineraient de passion.

Ronan le regardait avec une grande attention alors qu'il lui faisait part de son besoin de discuter et il haussa les épaules. Écouter sans écouter, c'était toujours son fort, il n'aurait qu'à faire un effort pour ne pas être trop désobligeant avec une des rares personnes qui perdait son temps à lui parler. « Si tu veux. T'en as pour combien de temps ? » demanda-t-il en oubliant directement après l'avoir pensé, sa propre promesse de bonne attitude. Ronan n'était pas aussi perturbé par son avenir qu'il savait tout tracé, merci papa et maman d'avoir un excellent train de vie pour lui permettre d'avoir toujours en bouche une cuillère d'argent.
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Nollan B. Emerson

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MessageSujet: Re: [FB Ilvermorny - Printemps 1965] Old Times | Ronan [FB Ilvermorny - Printemps 1965] Old Times | Ronan EmptyVen 26 Mar 2021 - 9:12

Dérider celui qui avait le titre de meilleur ami était un travail de longue haleine. Ronan Malone, car telle était son identité était toujours d’une humeur sensiblement égale. Toujours à fleur de peau, comme un Womatou, ou quelque chose dans le genre. Quoique, je l’associerais bien farouchement à un Nundu, vu le caractère explosif du félin légendaire. Le Serpent-Cornu, il était comme ça et s’affranchissait moyennement des codes de la bienséance. Quand ça l’emmerdait, ça se sentait. Là, au vu de son regard courroucé et de son sourire inexistant, ça se voyait que j’étais pas le bienvenu à sa table. Encore moins, lorsque j’avais planté ma fourchette dans ses petits pois. Petits pois, qu’il me laissait terminer avec toute l’amitié et l’amabilité du monde.

Le geste dédaigneux de l’assiette poussée vers un meilleur palais que le sien, me fit avoir un petit rire. Les petits pois, ils étaient préparés avec la meilleure intention du monde, non ? Mais, il n’avait pas l’air vraiment convaincu. Pire, il en était sensiblement dégoûté. Or, en ce qui me concernait, c’était le fait d’être venu piocher une fourchette de petits pois verdâtres qui m’avait plu, pas de m’enfiler toute son assiette dans le gosier. Avec un bruit métallique, je fis tomber la fourchette sur son assiette. J’étais pas venu pour me sustenter de toute façon, j’étais venu pour discuter. Faire part de mes peurs d’adolescent et de ce que cela encourrait de terminer Ilvermorny. Et peut-être de plus se voir non plus, même s’il avait même pas lu mon petit mot. Cependant, c’était pas comme si je le savais pas hein.

Bravo champion.
J’eus l’un de ces rires francs, qui témoignaient toujours de mon humeur joviale, qui ne souffrait d’aucun frein. Ronan, il devait pourtant s’habituer à ce qu’on lui en écrive des missives. Parce que j’étais certain qu’il était destiné à accomplir de grandes choses en ce monde. Fallait être aveugle pour pas le voir. Sa créativité, n’avait cependant pour égale que sa mauvaise humeur. Mais soit, il était destiné à m’écouter, m’épancher sur un avenir que je comptais comme incertain. M’asseyant bien mieux et en face de lui cette fois-ci, je scrutais ses prunelles noisettes, avec les miennes qui étaient d’une couleur d’ambre. Tapotant de l’index sur la table du réfectoire, ne sachant pas par où commencer. Lui, il venait d’hausser les épaules et attendait que je cause. Mais, le problème était là : par quel bout, j’allais entamer mon monologue ?

- Combien de temps ? Le questionnais-je en jouant avec la fourchette présente dans son assiette, la laissant retomber de nouveau avec un « toc ». Le métal rencontrant la faïence. Je dirais un petit temps, parce qu’honnêtement, je sais pas par où commencer.

Bon. Il avait pas dit non.
Je pouvais un peu dépasser de son agenda de ministre non ?

- Toi, on sait tous ici que ton talent va dépasser les frontières. Que t’as ça dans le sang et dans les tripes. Et que limite, ton fabuleux destin, il est déjà tout tracé. Je suis pas jaloux. Je constate juste. Moi, mon père s’attend à ce que je marche dans ses traces, mais personnellement ses bottes, elles sont trop grandes pour moi. Et ma mère, aimerait que je m’illustre autrement à la sortie d’Ilvermorny. Je sais pas, je suis perdu.

Autant dire que Batteur, l’option, elle est clairement pas envisageable.
Vu l’annotation du Professeur de Vol.
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Ronan Malone

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MessageSujet: Re: [FB Ilvermorny - Printemps 1965] Old Times | Ronan [FB Ilvermorny - Printemps 1965] Old Times | Ronan EmptyLun 5 Avr 2021 - 18:33

Écouter les autres parler des bassesses de l'existence, voilà bien quelque chose qui au moins, ne ruinait pas son immense talent. Non parce que Ronan n'était pas connu pour être la personne avec le plus délicatesse de tous les temps, il suffisait de voir la façon dont il avait poussé son assiette vers Nollan et le ton qu'il avait employé pour lui répondre. L'Artiste ne s’embarrassait pas de questionnements à voix haute et se contentait d'expier ses pensées par la peinture. Il redirigeait ses mauvais sentiments vers les couleurs chaudes, ses emportements glacés vers les couleurs froides, et tout cela lui permettait au moins de ne pas trop avoir à se confier. Et au contraire, son ami lui avait besoin de déclamer sa prose pour s’appesantir sur la mollesse de son existence. Pauvre garçon. Ronan allait lui répondre qu'il préférait qu'ils discutent de ce genre de choses ailleurs - aka, pas à table - mais apparemment, Nollan avait besoin vraiment de parler maintenant. Le peintre planta ses billes marrons dans les yeux en face des siens sans esquisser le moindre sourire particulièrement enjôleur ou invitatif. Heureusement, il le caressa dans le sens du poil, comme si son ego avait besoin et sa gueule pris tellement de volume qu'il écouta presque à moitié à peine ce que son ami lui avoua. Quand il lui dit qu'il était perdu, le Peintre se demanda pourquoi il en faisait tout un fromage : « Eh bien ne marche pas dans ses traces, marche dans les tiennes » répondit-il d'une voix particulièrement trainante, « ce ne sont pas tes parents qui vivent ta vie, que je sache ». Tout la prétention d'un Serpent Cornu en une seule phrase. Ronan n'avait jamais compris les gens qui se limitaient pour faire plaisir à leurs géniteurs. Les siens, ils étaient morts et ses parents adoptifs étaient suffisamment riches pour ne pas se préoccuper de ce que Ronan ferait dans le futur. Avec l'argent qu'il avait, il pourrait faire ce qu'il voulait, le gratiné à la feuille d'or. « Goossens aide les étudiants à trouver quoi faire après l'école » dit-il en faisant référence à leur professeure de potions, « tu devrais aller la voir ». Non parce qu'il n'était pas conseiller d'orientation, hein, à la base.
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MessageSujet: Re: [FB Ilvermorny - Printemps 1965] Old Times | Ronan [FB Ilvermorny - Printemps 1965] Old Times | Ronan EmptyMer 7 Avr 2021 - 12:34

Discuter avec Ronan Malone, c’est tout un challenge. Cet individu que je considère comme étant mon meilleur ami, est une toile à déchiffrer. Il m’est pourtant facile de reconnaitre les traits peu avenants et la voix particulièrement traînante qu’il s’emploie à faire transparaitre lors de nos échanges. Et surtout, ceux avec les « autres ». Moi, je suis le gars avenant. Celui qui ne se prend pas la tête à raison, et qui est d’une sociabilité à toute épreuve. Le Serpent-Cornu, lui c’était tout l’inverse. A croire réellement que les opposés s’attirent considérablement. Parce que moi, c’est ce caractère étrangement peu familier qui me saisit aux tripes. Je l’apprécie comme ça, le futur Peintre sans trop en savoir les tenants et les aboutissants. A vrai dire, il ne m’a jamais réellement manqué de respect, malgré les envies certaines de ne pas vouloir m’avoir dans son champ de vision. Lui, qui aime à sublimer la beauté du monde à travers ses œuvres. Je sais qu’il a ça dans le sang : trouver le Beau et le Sublime dans l’âme des gens. Ce qui fait leur essence, et leur singularité. Et moi, c’est ça que j’admire.

Ce Destin déjà tout tracé.
Ce talent qui fait naître en lui un égo, défiant toute concurrence.
Pour ça aussi que je sais le flatter, je suis pas fou à lier.
Ça endort un peu la Bête et comme ça, je peux m’épancher.

- Je le sais ça, Ronan. Commençais-je d’une voix moins enjouée, tout en fixant le verre vide présent devant moi. Si je le fais pas, on va m’en vouloir tu vois. Après je dis pas, ça me plait de défendre les sorciers et les Non-Maj’ contre les Mages Noirs. Mon père est un héros. Une pause bienvenue alors qu’il est certain que de causer en plein milieu du réfectoire, c’est pas le plus propice aux confidences. Je sais que mes parents ne me dictent pas ma vie. C’est certain. Et ce n’est pas du tout un des principes de ma mère. Elle, elle veut que je m’épanouisse et que je sois heureux en ce monde.

Ça donne soif de faire un monologue.
J’avise une carafe de jus de citrouille non loin de nous, et je nous en sers un verre à chacun. Même s’il en veut pas, c’est pour le principe. Parce que je suis poli quand même, et que mes parents se sont quand même évertués à m’offrir une éducation. Pas une traditionnelle certes, mais une de celle qui reste en mémoire. Surtout en étant gosse. Buvant une gorgée salvatrice qui parvient à ne plus me dessécher le gosier, je manque de m’étouffer. La réflexion de mon meilleur ami n’a d’égale que sa propension à être vexant. Mais moi, c’est pas Miss Goossens que je veux voir. C’est Ronan. Pour tâter le terrain, voir ce qu’il peut en penser. D’une potentielle future carrière, même si au vu de ses paroles teintées de sarcasme, il en a strictement rien à foutre. Enfin, autant que de l’achat de sa première toile et de son premier, pinceau. Entendons-nous bien.

- Je suis pas en face de Goossens là. C’est à toi que je parle. Entamais-je tout en buvant une nouvelle gorgée du liquide auquel j’avais rajouté une cuillerée de cannelle. Avec toi, c’est plus facile de causer. Parce que Goossens quand elle monte dans les aigus, elle fout les jetons. Je tâte le terrain avec toi, je vois s’il est pas parsemé de Bombarda psychologiques et j’irais la voir.

Une pause.
Assortie d’un petit rire, parce que je sais déjà ce qu’il va penser de mon questionnement.
Ronan Malone, c’est une toile excessivement noire mais avec tout autant de nuances par-dessus.
Ça fait que je le connais et que je sais anticiper ses réactions à mes interrogations.

- C’est en tant que meilleur ami que je te le demande, tu me verrais dans quoi toi ? J’imagine déjà le long soupir d’exaspération, les prunelles brunes teintées d’une lueur où pointe un délicieux dédain.

Ronan Malone, en somme.
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