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Encore de la paperasse (Nollan/flashback)

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Celeste A. Desvages

Celeste A. Desvages


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Le silence est une opinion.

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MessageSujet: Encore de la paperasse (Nollan/flashback) Encore de la paperasse (Nollan/flashback) EmptyMer 24 Mar 2021 - 20:26

Septembre 1977

Celeste n'était pas une marquise, mais se comportait comme telle. Elle n'avait pas de titre, mais c'était tout comme. Son père était l'une des plus grandes fortunes de l'hexagone. Une fortune dont elle hériterait le jour venu. Il ne faisait aucun doute que son éducation quasi aristocratique l'avait rendue fière, matérialiste, mais pas ingrate. A vrai dire, elle s'impatientait dans cette salle d'attente pour la forme. Sa chère terre française avait une administration bien plus lourde et était connue à travers le monde pour sa paperasse administrative qui rendrait blanc comme un linge tout fantôme. les bras croisés, les lèvres pincées et la tête haute, elle avait l'air d'une de ces grandes dames de la haute société qui n'avait rien à faire là. Si vous cherchiez un tableau représentant l'ennui, vous aviez sonné à la bonne porte. Et miracle ! On l'appela. Du moins, on prononçait un nom qui s'en rapprochait. “Miss Devages ?” Constatant que personne ne se levait, elle se mit sur ses pieds avec toute l'élégance qui la caractérisait. Ses hauts talons allongeaient davantage sa silhouette et claquaient sur le sol du ministère de la magie. Elle était terriblement agacée. Cette femme aux affreuses boucles rousses avait écorché son nom. Et elle comptait bien lui faire la remarque. “Desvages.” Comprenant rapidement que l'employée ne saisissait parce qu'elle lui disait... N'avait-elle pas dit précisément cela ? “Il faut prononcer le s.” Précisa-t-elle faussement aimable. Cette dernière se confondait en excuses et la petite princesse choisit de les accepter. Elle n'avait jamais été secrétaire, mais supposait qu'il s'agissait d'un métier bien pénible. Elle se retint bien d'exprimer son empathie somme toute assez ponctuelle. Elle n'éprouvait de la sympathie et de la compassion qu'envers ses amis.

Aussi la rousse lui donna un formulaire à remplir. Par Flamel, ils voulaient sa mort ! Une mort provoquée par l'ennui. On lui tendit ensuite une plume de très mauvaise qualité. Décidément, ces britanniques ! Aucune classe. N'ayant pas prévu d'apporter sa propre plume, elle prit l'objet avec méfiance comme si en le saisissant, elle risquait d'attraper une maladie ou toute autre chose. dans tous les cas, elle n'était pas particulièrement rassurée. Elle avait également l'impression de trahir son père quelque part, son héritage et ses racines. Elle remplit les cases, cocha les endroits où il fallait mettre un coup d'encre, puis signa en bas de la page. Puis la rousse lui annonça une nouvelle qui l'embêta : “J'envoie ce formulaire pour récupérer les papiers que vous êtes venues chercher. Je vous invite à retourner à votre place.” Elle ouvrit la bouche choquée par une telle demande, mais la referma presque aussitôt. Cela ne devait pas être possible... non ? “Vous moquez-vous ?” Demanda-t-elle ouvertement outrée par un tel traitement. Elle avait été jusque là très calme et polie. Mais on ne faisait pas patienter Celeste Desvages sans s'attirer au moins ses foudres. “Non miss...” Elle semblait elle aussi agacée mais la française ne le remarqua pas une seule seconde. “C'est absolument honteux, j'espère que vous en avez conscience.” Dit-elle froidement en déposant cette horrible plume sur le bois du meuble qui les séparait. Sur ce, elle tourna les talons et reprit sa place. A côté d'elle, un jeune homme - elle n'était pas certaine de pouvoir lui assigner un âge précis - s'impatientait comme elle. Mais il semblait qu'elle lui avait servi de divertissement le temps de quelques minutes. Elle avait sa dernière phrase à la rouquine d'une voix assez forte pour qu'on l'entende, assez ferme pour qu'on ne veuille pas lui chercher des poux. “Vous aussi devez attendre une éternité pour de la paperasse inutile ?” Demanda-t-elle d'un ton qui n'attendait pas réellement de confirmation. C'était une question rhétorique bien évidemment. De sa voix douce et tempérée, elle se présenta : “Je m'appelle Celeste Desvages. Et vous ? A qui ai-je l'honneur ?” Cette fois-ci elle était sincère et bien curieuse de le connaître. Qu'avait-elle d'autre à faire à vrai dire ? Elle lui tendit ensuite la main afin qu'il la serre comme tout être civilisé. Il ne pouvait que l'être plus que ces secrétaires et ces britanniques.

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Nollan B. Emerson

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MessageSujet: Re: Encore de la paperasse (Nollan/flashback) Encore de la paperasse (Nollan/flashback) EmptyJeu 25 Mar 2021 - 15:59

A croire que délaisser un continent pour un autre allait me faciliter la tâche. Il fallait croire que non. Parce qu’à peine arrivé sur le sol britannique que me voilà convoqué au Ministère de la Magie pour venir signer des papiers en provenance du MACUSA. C’est que, ça savait pas se passer le relais entre hautes institutions et qui en faisait les frais ? La réponse était simple : c’était moi, le couillon attendant qu’on m’appelle et qu’on me fasse parapher les dit-papiers pour les renvoyer. J’avais demandé une mutation express et potentiellement temporaire, voulant quitter New-York et le fantôme d’Eden Shane. Le fantôme d’une relation qui aurait trouvé sa finalité par un mariage, mais ma chère fiancée en avait décidé autrement. Alors, pour souffler et changer d’air, j’avais opté pour Londres. Croyant à dessein, que les britanniques mangeurs de jelly seraient moins regardant sur la paperasse.

Piss off.
Je le verbalisais pas mais c’était tout comme. Mon regard ambré scrutait le moindre geste et le moment, où je serais appelé et délivré de mes obligations. Ayant un espoir, -vain-, j’étrécissais mes prunelles quand j’entendis la secrétaire rousse prononcer un nom de famille. Rien à voir avec le mien. C’était une jeune femme qui répondait à ce patronyme, visiblement mal énoncé par la rouquine qui se fit reprendre. La jeune femme dont le nom avait été odieusement transformé, semblait être de sang noble. Quelque chose d’aristocratique parcourait sa silhouette et la façon dont elle se mouvait pour rejoindre la préposée aux papiers, lui donnait l’air d’une grande dame de ce monde. Une princesse, qui apparemment, n’aimait pas non plus être là pour que dalle.

Miss Desvages, avec un ‘s’ sonore était en train de remplir formulaire sur formulaire, avec une expression nette d’ennui et de dégoût présente sur son visage de porcelaine. J’eus d’ailleurs un toussotement discret, cachant un rire quand l’employée administrative enjoignit la jeune femme, agacée, à reprendre sa place. Je n’aimerais pas être la place d’un potentiel petit ami ou d’un domestique. Car, malgré son air de poupée remplie de distinction, il y avait une certaine volonté. Un caractère affirmé et bien trempé qui transparaissait dans chaque attitude vive de cette charmante demoiselle. Je la suivis du regard quand elle déposa sa plume et ne le détourna pas plus, quand elle vint s’asseoir à côté de moi. M’empêchant par ailleurs de me ronger les ongles, vu qu’il m’était impossible de fumer dans l’enceinte de ce bâtiment.

Je ris doucement à son questionnement, parce que je me rendais compte qu’on avait un sacré point commun. Attendre comme deux beaux abrutis, un temps considérable pour des papiers qui en ce qui me concernait, ne seront peut-être pas ratifiés par le MACUSA. Lorsque je l’entendis s’adresser à moi, je sentis un ton différent. Sa voix était doucereuse, contrastant à merveille avec celle qu’elle avait pu présenter à la secrétaire. Et, il m’était facile d’y déceler un léger accent. Qui lui, n’était pas britannique. Quelque chose qui se rapprochait des mangeurs de gastéropodes à l’ail et au persil et des cuisses de grenouilles et du fromage odorant. Après, je pouvais me tromper. Mais, ne m’appelait-on pas le Limier ? C’est qu’il y avait bien une raison. Puis, Celeste, ça courre pas les rues comme prénom.

- Eunchanté, Madeumoiselleuh. Tentais-je approximativement dans le langage de Molière. Si elle riait, je le prendrais assurément pas mal, serrant la main tendue. Je me prénomme Nollan Blake Emerson et tout comme vous, j’en ai plus qu’assez de tout ce protocole rempli de papiers.

Sérieux, pourquoi faire tout un pataquès ?
Je comprendrais jamais. Je suis homme d’action moi, pas homme de plume. Et, peut-être que la poignée de main était trop rude pour la jeune femme aux allures de reine, je m’emploie rapidement à corriger mon erreur, lui offrant un baisemain. Ça fait peut-être protocolaire, mais ça lui correspond après tout. Surtout que c’est typiquement français, non ? Si elle est française, justement.

- Pardonnez-moi mon français très sommaire. Commençais-je tout me frottant la nuque. Mais, j’ai comme l’impression que c’est votre patrie. Puis Desvages ici, c’est peu commun. En espérant n’avoir rien écorché de plus avec mon accent de Yankee.
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MessageSujet: Re: Encore de la paperasse (Nollan/flashback) Encore de la paperasse (Nollan/flashback) EmptySam 17 Avr 2021 - 20:47

Le moins que l'on puisse dire, c'était que Celeste Desvages n'aimait pas attendre. Elle savait faire preuve de patience, mais pas dans ce cas-là. Et de toute évidence, ans cette force personnalité, elle n'aurait jamais eu le cran d'adresser la parole à son voisin de "salle d'attente" et de chaise. Et il s'introduit à elle de la meilleure des façons, en essayant de prononcer quelques mots dans sa chère langue maternelle. Le français pouvait avoir des consonances assez sèches et difficiles, mais elle le trouvait plus riche que l'anglais. Alors forcément quand un charmant inconnu s'essayait à imiter le grand Molière, elle en fut ravie. Amusée également car son accent quoique imparfait lui plaisait bien. Elle lui serra bien volontiers la main alors qu'il se présentait dans un anglais beaucoup plus maitrisé. Elle le savait de nationalité étrangère tout comme elle. Même si elle n'avait pas grandi à Londres, elle différenciait parfaitement un britannique d'un américain, ses grands parents maternels l'ayant rapidement habitué à parler l'anglais. “Je suis également enchantée de vous rencontrer Monsieur Emerson. Si vous acceptez que je vous appelle Nollan, je vous autorise de me prénommer Celeste.” Elle ne manquait pas d'assurance, ce qui donnait cette confidence tout à fait visible. Elle instaurait une certaine familiarité entre eux, sans pour autant faire amie-ami. Elle souhaitait simplement dépasser les courtoisies habituelles. Elle trouvait le flegme britannique beaucoup trop désespérant. Sans tomber dans la grossièreté, elle les jugeait coincés plus qu'autre chose. Ayant pourtant reçu une éducation quasiment aristocratique, elle faisait preuve de plus d'émotion que n'importe quel natif de l'ile de Grande Bretagne. L'hexagone était connue pour sa lourde administration, mais aussi pour ses petits râleurs. Elle l'avait prouvé tantôt à la secrétaire et à tout potentiel spectateur dans cette salle, comprenant aussi son interlocuteur.

Après la poignée de main, elle eut le droit à un baisemain. Elle ne s'y était pas tellement attendue. Elle en fut flattée. Réellement. Elle aimait qu'on la traite comme une princesse, celle qu'elle était réellement, dans le fond de son cœur, malgré l'absence de titre. “Eh bien très cher, je vous pardonne bien volontiers. A vrai dire, je suis admirative des efforts que vous avez fourni.” Elle n'avait rien à lui reprocher, loin de là. Bien au contraire, il s'était comporté en gentleman et continuait de se conduire comme tel. Elle appréciait fortement cela. Et, elle eut un hochement de tête lorsqu'il expliqua avoir saisi ses origines étrangères à la perfection. Voilà donc un jeune homme intelligent, bien plus que les trois quarts des personnes qu'elle avait eu l'occasion de croiser jusqu'ici. “Je suis en effet française. Je me suis laissée guider jusque sur les côtes britanniques. Si jusqu'à maintenant je n'ai pas eu à regretter cette décision, il faut reconnaître que toutes ces démarches administratives commencent à user ma patience. ” Elle essayait un trait d'humour estimant qu'il y serait sûrement sensible. Ils s'offraient l'un à l'autre une distraction non négligeable. Elle appréciait cette interlude et cette discussion fort agréables dans ce contexte. Il avait attisé son intérêt et elle était tout à fait prête à lui accorder un peu de son temps si précieux. Elle doutait que la secrétaire la rappelle dans la minute. Alors autant en profiter pour faire connaissance avec quelqu'un d'aussi "nouveau" qu'elle sur cette belle terre anglaise. “Je crois percevoir dans votre voix un accent américain me trompe-je ? J'ai eu l'occasion de rencontrer quelques uns de vos compatriotes au cours de ma vie. Si ce n'est pas indiscret, j'aimerais vous demander ce qui vous a mené jusqu'ici.” La curiosité n'était peut-être pas la bienvenue ici, mais elle espérait qu'il la prendrait pour ce qu'elle était. Rien de bien méchant, à n'en pas douter.  
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MessageSujet: Re: Encore de la paperasse (Nollan/flashback) Encore de la paperasse (Nollan/flashback) EmptyDim 18 Avr 2021 - 14:48

Je pouvais décemment rêver mieux comme entrée en matière. Le Ministère de la Magie et ses interminables attentes, pour de la paperasse que j’aurais sûrement en double et renvoyée par le MACUSA sous peu de temps. Mais, c’était plus fort qu’eux. Il fallait que moi, citoyen Américano-Gallois, j’en vienne à me déplacer jusqu’à la sacro-sainte institution pour y recevoir mes nouvelles attributions. Le temps était foutrement long dans cette queue qui n’avançait pas. Jusqu’au moment où, une jeune femme par un coup d’éclat avait attiré mon attention. La jeune femme en question avait l’air et la grâce d’une princesse. Autant dans ses manières que dans son phrasé. Ce quelque chose en plus qui lui donnait une silhouette aristocratique. Et qui creusait un fossé, avec moi, le roturier. Roturier qui avait tenté de faire les choses bien : à savoir s’exprimer dans la langue de cette jolie princesse, car son accent si particulier m’avait sauté aux oreilles. Elle était pas d’ici et ça nous donnait un sacré point commun.

Une main assurée et féminine venait de serrer la mienne avec emphase et je ne pus m’empêcher de sourire. Car, je lui avais réservé un baisemain digne de son rang. Malgré ma famille qui était un cran au-dessus de la famille sorcière classique, j’avais eu certains privilèges. Avant Ilvermorny, des précepteurs s’étaient bousculés dans la maison familiale, tentant de m’inculquer des manières propres aux familles de Sang-Pur. Mais, je suis pas de ce bord-là, moi. Je renie pas d’où je viens et encore moins mes racines. Alors, cette fumisterie orchestrée depuis mon plus jeune âge par mon père, je l’ai vite envoyée bouler. C’était pas moi et j’étais pas fidèle à mes principes. Et quand, c’est comme ça : gros scoop, ça me plait pas.

- Vous pouvez m’appeler Nollan sans problème. Et, merci de m’offrir le droit de vous prénommer Celeste. Énonçais-je avec un large sourire, me doutant bien que son haut rang dans la société, ne lui donnait peut-être pas le droit de parler à des types comme moi.

J’aurais jamais pensé trouver une demoiselle, qui n’était pas en détresse, dans un lieu pareil. Et qui soit si avenante et si cordiale. Même si j’étais pas idiot et que je savais son éducation être la base de tout ça. Cependant, rien ne m’empêchait d’être heureux d’avoir fait pareille rencontre. Étant donné la marque de respect accordée sur sa main, qui lui a visiblement fait écho et potentiellement fait plaisir. Ce qui me soustrait à un pardon de sa part et j’en suis ravi. Habitué à siffler pour manifester mon contentement, je me stoppe directement. Je suis passé pour un gars civilisé et gentleman, autant continuer.

Valait mieux, devant une Dame de ce prestige.
Elle devait avoir tout un panel de soupirants, non ?
Je serais décidément curieux de le savoir.
Néanmoins, je poserais pas la question, ça me regarde pas.

- Merci grande Dame. Même si par principe, le parler de Molière, ce n’est pas dans mes habitudes. Je suis heureux que vous ayez perçu mes efforts. Un petit sourire qui s’agrandit quand elle m’avoue être française et que mon flair d’Auror m’a pas entourloupé. Ainsi donc, vous êtes bien française. Et quels ont été vos motifs de venue jusque sur les côtes britanniques ? Chassez le naturel, il revient au galop. Parce qu’elle m’intéresse et que je veux savoir. Mais ça reste intrusif et trop curieux. Et, c’est peut-être un pan de sa vie qu’elle veut garder secret.

Une pause.

- Pardon. Répondez pas, si c’est trop indiscret. Je vous en voudrais pas. C’est juste que vous m’interloquiez, avec vos douces manières et votre assurance que j’approuve totalement.

Et, tout comme j’ai reconnu son accent, elle a reconnu le mien.
En même temps, il m’est difficile de le cacher sous un flegme purement britannique. Mon accent du quartier d’où je suis originaire, il ressort parfois. Pas de la meilleure des façons, je dirais. C’est quand je m’agace. Quoique, c’est pas vraiment souvent.

- Non, je suis bien Américain. Avec des racines Galloises, mais elles s’entendent pas. Elles sont masquées par mon accent de Brooklyn. Merde. C’est la jolie demoiselle qui fait sa curieuse ! J’espère qu’elle en aura pour ses Gallions, parce que ma réponse, elle va pas lui envoyer du rêve. J’ai été fiancé sur ma terre natale, mais ma belle fiancée a vite trouvé un moyen de m’oublier alors que nous étions ensemble. J’ai préféré changer d’air et de pays, pour me retrouver ici. Mon job, me le permet dans un sens. Mais, il y a tous ces formulaires à remplir, à signer etc. Et, même dans mon emploi, j’en suis pas particulièrement friand. Terminais-je en rejetant ma tête auburn en arrière, tout en me massant le cou.

Que c’est long.
Par James Steward, qu’est-ce que c’est long.
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MessageSujet: Re: Encore de la paperasse (Nollan/flashback) Encore de la paperasse (Nollan/flashback) EmptyMer 21 Avr 2021 - 21:01

De toute évidence, Nollan et Celeste ne fréquentaient pas les mêmes sphères de la société, mais cela ne la dérangeait pas un instant. Au ministère de la magie, on y croisait toutes sortes de personnes plus ou moins agréables. Elle était prête à parier qu'un juge pouvait se révéler beaucoup moins appréciable que Nollan. Dans tous les cas, elle ne comptait pas se plaindre de sa présence ou de sa conversation. Il se comportait avec elle comme elle voulait qu'on la traite : comme une princesse. Peut-être pas de la manière la plus adroite, mais il faisait un effort, ce qui était en soi bien supérieur à tous ces britanniques qu'elle avait pu croiser dans cette salle d'attente. Il lui donnait le droit de l'appeler Nollan. Certains auraient sans doute choisi "monsieur" pour mieux instaurer une distance entre eux. Car même si Celeste était une dame - une grande dame selon elle - certains hommes ne se conduisaient pas comme elle le méritait... car elle était une femme voyez-vous. Grande dame. Elle le prenait là comme un compliment. Elle avait une aura naturelle qui l'imposait forcément comme l'héritière d'une grande fortune. De plus, il ne semblait pas se moquer d'elle. Alors, elle ne comptait pas dénigrer les efforts de ce sorcier pour lui plaire, car c'était bien là ce qu'il essayait de faire. La question qui lui posa était tout à fait anodine, même si elle ne l'entendait pas assez pour s'en lasser ouvertement. Il tombait donc à pic avec sa demande. Elle aurait même apprécié que la secrétaire impolie et incompétente fasse référence à son projet de vie. “J'ai pour ambition d'importer la gastronomie française à Londres et d'ouvrir un restaurant dans les prochains mois. Mais je crois que toute cette paperasse ralentit mon projet. J'aimerais pouvoir me concentrer dessus sans avoir à m'occuper de toutes ces procédures.” Elle en faisait peut-être des caisses. L'exagération n'était pas forcément étrangère à Celeste Desvages. Mais dans ce cas précis, elle le pensait vraiment. Pour en revenir à sa volonté d'implanter à Londres une telle enseigne... Elle reprit la parole : “Je suis passionnée de cuisine depuis l'enfance. Posséder un restaurant et en être la cheffe est mon grand rêve. Pensez-vous que les britanniques sont prêts à accueillir une personne comme moi avec un projet pareil ?” Elle-même curieuse, elle avait cru bon de lui demander son avis avec une pointe de malice dans la voix.

Elle n'oublia pas les compliments qu'il lui fit juste après son interrogation. Ses douces manières et son assurance l'avaient interloqué paraissait-il. Les éloges sur sa personnalité et son éducation, elle en raffolait tant et les écoutait toujours avec un chaleureux sourire. “Croyez-bien que je sois flattée de l'intérêt que vous me portez.” Elle l'avait entendu ainsi et le ressortait de la même manière également. Elle en avait pour lui. Cela s'entendait aux questions et paroles qu'elle prononçait. Elle avait vu de nombreuses personnes dans la demeure des Desvages à Béziers et plus tard à Paris. Des américains, des britanniques, des canadiens, italiens, belges et bien d'autres. Tous des investisseurs ou des gros clients. Monsieur Desvages n'avait pas été un père absent contrairement à ce qui se passait dans les familles comme la sienne. Cependant, si elle avait rencontré dans le château de son père de nombreuses personnes, elle n'aurait jamais su qu'il venait de Brooklyn. “Des origines galloises ?” Répéta-t-elle pour l'encourager à en dire davantage sans pour autant se montrer trop intrusive. Ce fut alors qu'il lui expliqua les raisons de sa présence à Londres qui n'étaient pas exactement les mêmes que les siennes, mais c'était bien aussi un fiancé qu'elle avait dû fuir. “Je suis sincèrement navrée de l'apprendre.” Et c'était vrai. Elle le pensait réellement. De ce qu'elle entendait, cette fiancée était allée voir ailleurs. Si elle avait été fiancée à quelqu'un qu'elle aimait, elle aurait sans doute détesté qu'on la trompe. “Et quel métier faites-vous ?” Il le mentionnait, mais n'expliquait pas exactement en quoi cela consistait. A croire qu'il titillait son intérêt... Ou alors, il ne voulait simplement pas en parler. Mais trop tard pour lui, Celeste avait ouvert la bouche avant même de réfléchir à toutes ces questions...  
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MessageSujet: Re: Encore de la paperasse (Nollan/flashback) Encore de la paperasse (Nollan/flashback) EmptyLun 7 Juin 2021 - 11:37

Si j’avais su que je me retrouvais en bien charmante compagnie, je serais venu faire de la paperasse bien plus tôt. Ma voisine d’infortune m’était sympathique quoiqu’évoluant dans un monde qui m’était totalement méconnu. Moi, j’étais le gars simple qui conservait pourtant quelques manières quand il s’agissait de s’exprimer en public. Mais là, j’avais à côté de moi, une charmante demoiselle qui devait être une princesse, ou qu’est-ce que j’en savais ? Tout ce que j’avais pu observer, c’était qu’elle avait du caractère et de sérieuses ambitions pour venir se perdre chez les mangeurs de jelly. Eux, ces mêmes gens, qui sont pas vraiment réputés pour faire de la bouffe correcte. C’est simple, depuis que je suis arrivé sur le sol britannique, je roule des yeux quant à ce que je peux « déguster », -notons que je conserve des guillemets pour mes pensées-, à la cafétéria du Ministère de la Magie. Les autres collègues me regardent, comme si je débarquais d’une autre planète. Mais promis, je fais des efforts mais j’aime décidément pas.

Alors quand la belle jeune femme me sort qu’elle veut importer la gastronomie française à Londres, j’écarquille mon regard ambré sous la stupeur. Ça m’étonne, mais ça va clairement donner un coup de fouet aux Anglais, qui restent un peu trop rigides. Et concentrés sur une nourriture pas franchement très appétissante. Ou alors, je suis bien mal tombé. Je suis homme d’expérience mais y’a clairement des choses qui se tentent pas. Y’a des saveurs qui s’associent pas entre elles. C’est aussi simple que ça. Elle, Celeste, je pressens qu’il va y avoir de la justesse dans ses futurs plats. Ça me parait évident. Ça sonne juste chez elle. Et puis, les mangeurs de fromage et de gastéropodes cuisinés à l’ail et au persil, ils sont pas réputés pour avoir la meilleure cuisine ?

- Ça, c’est un projet qui me semble des plus intéressants ! M’exclamais-je plus fortement que je ne l’aurais voulu. Déclenchant une œillade assassine de la secrétaire, à laquelle je répondis par un haussement d’épaules. Et un « oups » silencieux. Ouais, j’avoue que rester des plombes à attendre, un foutu formulaire pour pouvoir le signer, ça fout un peu en péril l’organisation. Et, c’était rien de le dire. Ça leur secouerait un peu les puces, de voir apparaitre une jeune femme ambitieuse telle que vous. Peut-être, qu’ils réussiraient à faire des plats corrects. Commençais-je en riant, avant de lui chuchoter à l’oreille. Parce qu’on va pas se mentir, entre nous, c’est bien dégueulasse.

Avant de reprendre un peu de sérieux, parce que, à peine arrivé sur cette terre d’accueil, j’ai pas vraiment envie que ses autochtones m’empalent avec leur protocole légendaire et leur nourriture peu appréciable. Souriant à la jeune femme, je toussote pour reprendre la parole. Plus doucement et plus mesuré, parce que je pense que mon coup d’éclat n’a peut-être pas été au goût de ma vis-à-vis.

- Pour être honnête, je pense qu’il faut poursuivre ses rêves. Peu importe ce que les gens disent. Tant que ça vient de vous, de votre cœur. Et que vous transmettez ces sentiments dans votre cuisine, alors ouais, les britanniques seront prêts à accueillir une personne comme vous avec un projet pareil. J’en suis certain.

Voilà, que je m’improvisais grand philosophe. Alors que la princesse des temps modernes semblait être réceptive à l’intérêt que j’avais pu lui porter et que je lui portais encore. Elle était vraiment, le seul point lumineux, dans cette journée maussade remplie d’attente, de secrétaire antipathique et de formulaire qui se faisaient désirer. Ainsi donc, mes origines galloises lui paraissent importantes ? Alors, je souris. Parce que j’en suis fier. Bien que ma mère, en fasse pas étalage. Préférant s’abstenir de conter une histoire familiale qui m’a toujours été présentée comme trouble. Le sujet étant tabou à la maison, j’ai jamais poussé plus loin mes investigations. Il serait peut-être temps, maintenant.

- Ouais, des origines Galloises. Que j’ai récupérées de ma mère. Mais, elle a jamais vraiment parlé de sa famille. Ça a toujours été tabou, sans que je sache vraiment pourquoi. De toute manière, ça s’entend pas. Concluais-je avec un air qui se voulait fataliste, accentué par sa compassion. Eden Shane était bien loin. Mais, il y avait toujours quelques traces. Ça s’effaçait pas comme ça. Ça s’effacerait pas comme ça. C’est la vie je crois. C’est juste que c’était pas la bonne.

De toute manière, c’était vrai.
Mais bon, j’avais pas la tête à ça. Parce que ma charmante inconnue qui ne l’était plus, -au fur et à mesure des secondes qui s’écoulaient en sa compagnie-, me demanda ce que je pouvais bien faire dans la vie. J’aurais eu envie d’englober les choses, d’en sortir tel un poète alors que j’avais été philosophe. Mais, ça devait rester du domaine du concret. Parce que je traquais, les Ombres, celles qui grignotaient le monde.

- Sans entrer dans les détails, mais en vous en donnant quand même, je suis celui qui chasse les Ténèbres et qui redonne au monde, un peu de sa clarté. Je vous laisse deviner, charmante Celeste.

Grand poète devant l’éternel.
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