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[Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces

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Gauwain Robards

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MessageSujet: [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces EmptyDim 16 Mai 2021 - 20:31

This world spins from the same unseen forces that twist our hearts.
          Cloud Atlas


La situation était la suivante : Gauwain Robards sortait avec Meredith Hawthorne depuis 5 mois maintenant, et il ne l'avait toujours pas présentée à ses parents.

De toute sa courte vie, le jeune Gallois n'avait présenté qu'une seule petite amie à ses parents, et en cinq mots comme en mille : ça s'était mal passé. La débâcle. Non seulement Trystan Robards n'avait pas apprécié certaines prises de position trop progressistes, mais le contexte n'avait pas aidé : il avait été reproché au jeune homme, maintes et maintes fois, d'avoir contre-performé aux examens finaux de Poudlard, d'avoir sacrifié son avenir, pour courir les jupes des filles (ce qui n'était pas du tout le cas, las, ses protestations étaient restées lettres mortes). La situation s'était améliorée à la rentrée, quand Gauwain avait intégré de justesse le cursus d'Aurors, mais quelques semaines plus tard, il n'était plus question de petite amie. Ses parents avaient dû se sentir bêtes, et bien coupables, quand la mort des Bones avait fait la une des journaux, mais Gauwain avait refusé catégoriquement de discuter de ce sujet avec eux.

Cette première expérience avait douché en lui tout enthousiasme et tout empressement quant à la perspective de ramener à Saint Davids une personne aussi importante et aussi aimée que Meredith.

Parce que.... et si ça cassait quelque chose ? Si ça abîmait leur lien ?

La jeune femme semblait partager ses craintes, du moins en partie. Ils avaient parlé plusieurs fois d'aller dans la petite ville galloise, mais saluer Monsieur et Madame Robards n'avait jamais fait partie du planning.

Pourtant, le couple n'ignorait pas que leur garçon n'était plus célibataire. Voici ce qu'ils savaient : tout d'abord, ils avaient été mis au courant qu'il avait donné préavis pour l'appartement d'Exeter, parce qu'il emménageait chez une demoiselle qu'il fréquentait, et que les paiements mensuels pouvaient donc être interrompus. Ensuite, ils savaient que la demoiselle s'intéressait au cinéma, parce que leur fils avait interrogé sa tante sur l'art d'enchanter des portraits, et son grand-père sur une ancienne actrice renommée. Enfin, ils savaient que la jeune femme était dans la même section que Gauwain, et qu'elle était talentueuse, parce que le jeune homme l'avait sous-entendu, lorsque son père s'était inquiété des résultats de son fils aux partiels qui approchaient.

Au delà de tout ceci, les Robards avaient compris autre chose : leur fils était heureux.

En vérité, effectivement, Gauwain ne passait plus à Saint Davids qu'un week-end par mois, le week-end où la jeune femme était occupée à des divertissements entre filles. Il ne rentrait même plus pour déposer du linge sale et récupérer des affaires propres, et semblait se débrouiller sur cet aspect de sa vie. A dire vrai, l'absence de leur fils commençait à être un sujet d'agacement et de reproches, dans cette famille où on communiquait somme toute assez mal, sur le plus important.

Pourtant.... cette situation ne pouvait durer beaucoup plus longtemps. A chaque jour qui passait, chaque fois que Gauwain regardait Meredith notant des remarques sur un parchemin pour l'ESM, chaque fois qu'il caressait ses cheveux, allongés l'un en face de l'autre, dans leur lit, à chaque baiser, chaque sourire... …..il savait que cette relation-là, n'était pas anodine. Qu'elle les dépassait. Que c'était leurs âmes qui s'étaient liées. Il n'avait aucun doute là-dessus. Ses sentiments avaient le goût du toujours et de l'absolu.

Et quand il repensait aux mots de Fiona de Vermandois.... Il savait. Oui. Il savait, et il était sûr.

Il avait tourné et retourné tout cela dans sa tête mais il était chaque fois arrivé à la même conclusion : il ne pouvait plus tergiverser.  Alors... En accord avec Meredith, il avait envoyé un message, par corneille, dont la réponse était venue, quelques jours plus tard. La proposition avait été débattue, et acceptée.

En cette fin de matinée du joli mois de mai, il la regardait, finissant de se préparer.

Dès que leurs yeux se croisaient, il lui souriait, rassurant. Mettant de côté la tension que lui-même pouvait ressentir. Conscient que de tout ça pouvait ressortir le pire comme le meilleur. Lui qui n'avait jamais recherché la compagnie des diseuses de futur et autres possesseurs du Troisième Oeil avait presque envisagé de retourner dans la petite boutique du Chemin de Traverse.

Mettant de côté ce trouble intérieur, il se leva, pour se glisser derrière elle, l'entourer de ses bras, se perdre dans son parfum. Retrouver l'apaisement que leur procurait la proximité de l'autre.

« Il faut plus trop qu'on tarde. »

Un baiser dans la jolie nuque de danseuse.

« T'es magnifique.... Ca va aller. »
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Meredith Hawthorne

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MessageSujet: Re: [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces EmptyDim 16 Mai 2021 - 21:32

Il y avait bien des choses que la Présidente du BDE de l’EMS pouvait gérer.
Des prises de parole en public, des étudiants récalcitrants quant aux mesures prises par le Doyen. Des subventions, qui tardaient à arriver et des réunions interminables. Des heures passées à réviser, pour prétendre à l’excellence et assurer un tutorat des plus parfaits. Cependant, il y avait une seule chose qui noircissait le cœur de la demi-Vélane quand elle y pensait. En cinq mois de relation, la belle blonde n’avait jamais rencontré les géniteurs de son petit ami. Craignant que cela devienne l’identique de ce qu’il s’était passé avec Fenella de Vermandois. Malgré que cette dernière se soit adoucie suite à l’anniversaire de l’aïeule.

Depuis quelques jours, l’ancienne Serpentard avait assimilé les recommandations de son amant sur le couple que pouvait être les Robards. Sa tante et celui, qui était son grand-père et qui portait une affection, toute particulière à sa grand-mère. Parce qu’il avait vu ses œuvres et que son cœur de fanatique avait aimé voir l’actrice de cinéma sorcier muet, à jamais gravée, sur une pellicule. Sous la douche, sans son amant, la fille unique de la Comtesse de Vermandois laissait l’eau couler sur son corps aux formes opulentes. Tentant d’échafauder tous les scénarios possibles et imaginables. Cela briserait-il quelque chose ? Cette visite chez les parents de son petit ami ? Grimaçante, l’aspirante Auror préférait faire taire ses démons intérieurs, des larmes roulant sur ses joues pâles. Qu’elle balaya rapidement d’un geste précis d’un index manucuré de rouge bordeaux. La belle blonde n’avait pas dormi de plusieurs jours. Car cette rencontre était décisive et la mettait au supplice.

Sortant d’une douche brûlante et salvatrice, la silhouette gracieuse s’enroula dans une grande serviette éponge rouge, avant d’en attacher une, autour de sa longue chevelure blonde. Afin de la sécher et de paraître présentable. Toujours silencieuse, l’étudiante de l’EMS ne voulait pas s’ajouter à l’agitation qui étreignait celui qui partageait sa vie. Meredith Hawthorne n’était pas dupe. Gauwain Robards, essayait lui aussi, de ne pas lui offrir ses affres qui étaient potentiellement en train de le dévorer. Avec une moue sérieuse, la demi-Vélane voulait s’emparer d’une tenue qui serait correcte au regard de ces inconnus, qui allaient sûrement la juger. Devait-elle s’effacer, elle qui était la passion incarnée et qui possédait un fort caractère ? Ce même caractère qui plaisait au jeune homme qui était en train de la contempler. Une nouvelle moue, tandis qu’elle séchait ses cheveux clairs et enfilait des sous-vêtements en dentelle rouge. Des collants fins et qui laissaient entrevoir sa peau, une robe noire moulante. Ainsi qu’un gilet blanc épais et à la texture poilue. Qu’elle se mit à effleurer avec un léger sourire, pour se donner un ancrage.

Assise sur le lit, pour enfiler ses bottines aux talons qui n’étaient pas hauts afin de les lacer, le regard absinthe se riva de nombreuses fois aux prunelles couleur de chocolat. Et la bouche rouge de sourire à cet être, que Meredith Hawthorne aimait au-delà de ce qui était quantifiable. Gauwain Robards formait à la fois un Un, et un Tout. Imbriqué dans un Univers, qui n’appartenait qu’à eux. Et que la demi-Vélane aurait bien aimé garder encore intact. Car cette visite à Saint-Davids, était une étape qu’il leur fallait franchir dans cette relation. Relation, qu’elle ne voulait pas voir dépérir. Se maquillant légèrement, seules les labiales restaient d’un ton vermeil, elle opta là aussi, pour un sac à main rouge. Effacer un peu de cette personnalité passionnée sans pour autant le faire tout à fait. Plaquée, sa longue crinière blonde qui restait rigide. Se pinçant les lèvres, une dernière fois devant le miroir de sa coiffeuse, la jeune femme fut rejointe par le grand Gallois.

Un soupir.
Alors que la belle blonde s’était retournée vers lui, posant ses mains fines et délicates sur son visage tant aimé, fermant son regard couleur de fée verte, agrémenté d’un sourire flottant. Cette promiscuité recherchée, elle la voulait. Même si elle n’était qu’éphémère et qu’il fallait y aller. Pour ne pas être en retard. Ce qui ferait alors mauvaise impression. Se redressant lentement, la tutrice s’accrocha une dernière fois, au cou de son tutoré avant de se désolidariser de cette étreinte qui portait un cruel goût d’inachevé et un soupçon de désespoir. Jusqu’à se rendre dans le hall de la demeure victorienne Hawthorne. Pour se saisir d’un bouquet de dahlias rouge et d’une bouteille de whisky, que la jeune femme avait fait emballer et trouvé dans une boutique moldue londonienne.

- Tu crois, que ça leur plaira ? Avait-elle demandé avec une certaine forme d’assurance, rassurée parce qu’il était présent. Je te crois. Je te fais confiance. Ça va aller. Répliqua-t-elle doucement, une main fine agrippant une plus large.

Un soupir.
Elle était prête.
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MessageSujet: Re: [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces EmptyMar 18 Mai 2021 - 8:59

Eux qui partageaient un même destin éprouvaient en cet instant une tension similaire, pour des raisons pas si éloignées.

N’était-il pas ironique que, alors qu’ils avaient affronté le dragon de Vermandois, ils se trouvent ainsi à freiner des quatre fers, à la perspective de se mesurer à l’ogre de Saint Davids ?

Aucune arme, pas d’armure ; Gauwain avait revêtu une chemise blanche et un pantalon noir, formant une unité chromatique avec la robe noir sage et le gilet blanc rassurant. Ils partaient guerroyer côte à côte, arborant les mêmes couleurs. Ou bien, si l’on avait plutôt une vision asiatique de la situation : ils n’étaient pas seuls, ils ne seraient pas seuls, portant chacun en lui un peu de l’autre, du contraire qui le complétait. A moins qu’on n’adopte une vision plus tranchée de la situation, et qu’on ne voit ce choix vestimentaire comme une façon de refléter des esprits en proie à l’appréhension, face à deux sentiments conflictuels : l’impatience face à un moment redouté. Pourtant, par touches chromatiques discrètes, Meredith le réaffirmait : elle était elle, flamboyante et passionnée, même s’il lui fallait aujourd’hui se faire plus mesurée, face au couple Robards, à titre préventif, comme on aurait évité d’agiter un chiffon sous le nez de l’hippogriffe.

Les deux jeunes gens auraient pu rester à l’abri, dans leur château londonien, à l’abri derrière les murs du manoir Hawthorne. C’aurait été le plus facile mais le moins judicieux sur le long terme. Mais à présent, voilà qu’ils manquaient de temps, qu’ils ne pouvaient plus trouver dans une ultime étreinte un moment de réconfort passager. Merlin se montrait cruel. Il fallait partir. Ne plus reculer. Quoi qu’il arrive, ils étaient ensemble : c’était ce que venait réaffirmer chacun de leurs regards, chacune de leurs caresses, chaque geste de tendresse. Ils feraient front ensemble ; et c’était bien cela, le plus important.

Alors, même s’il ne désirait rien d’autre que la caresse de ses mains sur son visage, même s’il ne souhaitait rien d’autre qu’embrasser les lèvres joliment ceintes de rouge, il la laissa lui échapper ; elle revînt avec les deux présents choisis pour apaiser la belle famille. Impeccablement emballés et enrubannés ; il ne connaissait pas la symbolique du Dahlia, rouge qui plus est, mais il se doutait que le whisky serait apprécié, alors il hocha la tête, rassurant face à sa question, sûr qu’il s’agissait d’un geste bienvenu pour les amadouer. Il étreint doucement la main fine qu’elle avait glissée dans la sienne :

« Pourquoi, ce choix de fleurs, fy Seren ? Pour leur couleur ? Ou… ? »

Alors…. Ce fut l’heure. Ils étaient prêts, endimanchés, sac de week-end sous le bras. Il fallait se mettre en route. Un dernier baiser.

« Pour se porter chance. »

Il prit le contrôle du transplanage, et les mena à une centaine de mètre de la ferme réaménagée. Au bout du chemin d’accès, pour qu’elle puisse découvrir la demeure, bien que l’auguste bâtiment n’ait rien eu de commun avec les châteaux que possédait sa famille. C’était à n’en pas douter un endroit ancien, mais bien moins cossu. Et pourtant, pour la région, il témoignait d’une certaine richesse.
Les murs de la bâtisse étaient plus sombres que d’ordinaires, parce que le ciel était gris. Il avait plus, peu de temps auparavant, à n’en pas douter. Tout semblait luire d’argent et d’ombres. Gardant sa main dans la sienne, maîtrisant un regain de tension, il s’avança, en désignant les différents éléments composant la ferme.

« On rentre par la petite porte rouge, c’est celle de la cuisine. Et la partie réaménagée, en face de la grange, là, c’est l’atelier de ma tante. Mon grand-père loge dans les dépendances juste ici. »

C’était moins une visite qu’une manière pour lui de lui donner quelques clés. De lui rendre ce nouveau terrain aisément familier. Sur un champ de bataille, mieux valait avoir toutes les informations utiles.

En plein milieu de sa visite commentée, la porte de la cuisine s’ouvrit. Il se figea.

S’il était honnête, il s’était attendu à ce qu’ils lui refassent le coup qu’ils lui avaient fait avec Amelia. Que personne ne vienne les accueillir, ce qui, de son côté, n’était pas si grave, mais avait sans doute été une façon d’envoyer un message. Cependant…. Sur le seuil, c’était bien sa mère, qui les regardait approcher. Sur la réserve, mais pas hostile. Bon, euh…. Bon signe, non ?

« Entrez, j’ai presque fini de préparer le déjeuner. »

Gauwain reformula ça mentalement en : vous n’êtes pas en avance, mais comme vous n’êtes pas non plus en retard, ça passe, je ne peux pas faire de reproche. Déjà peu démonstrative à la base, sa mère gardait un air de réserve prudente. Il eut une grimace.

« On avait dit midi, il est 11h56, on ne peut pas faire plus à l’heure, tu sais ? »

Ce qui n’était peut-être pas la meilleure des entrées en matière, vu la façon dont sa mère pinça ses lèvres, leur laissant passage pour qu’ils se réfugient à l’intérieur.

« Bonjour à toi aussi, Gauwain. Et…. Vous devez être Meredith ? »

Le jeune homme eut envie de répondre que non, ça, c’était Samantha, Meredith arriverait d’ici une heure, avec Chloé et Bérénice, mais son trait d’humour tendu n’aurait sans doute amusé ni l’une ni l’autre.

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Meredith Hawthorne

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MessageSujet: Re: [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces EmptyMar 18 Mai 2021 - 10:39

Jamais ô grand jamais, Meredith Hawthorne n’avait ressenti cela.
Cette angoisse pure et dure, d’être face prochainement au couple Robards, parents de son petit ami. Bien qu’ils avaient vaincu et terrassé le Dragon de Vermandois ensemble, il restait aux deux amants, une Créature encore pus revêche à apprivoiser. Gauwain Robards se voulait rassurant de par ses atours, revêtus en miroir. Quelque chose qui donnait un air encore plus symbolique, traduisant ce lien indéfectible qui les unissait. Par-delà les craintes et les doutes. Au-delà, des tempêtes et des ténèbres. Le sourire rouge luisait d’un éclat nouveau et rasséréné, parce que le grand Gallois ressemblait à la belle blonde qui lui faisait face. Et, malgré les peurs et les appréhensions, ils se permettaient d’avancer. Ensemble. Le même fil rouge du Destin qui s’était accroché au bout de leurs doigts. Pour leur rappeler, qu’à deux : on peut soulever des montagnes intangibles et abattre d’un coup de lance métaphorique, le Dragon Rouge Gallois.

En parlant de nuances rouges, la demi-Vélane n’en était pas essentiellement pourvue en ce jour. Préférant des touches légères pour rappeler cette couleur qui lui était associée. Bien que la Présidente du BDE voulait amoindrir sa personnalité flamboyante devant ce couple d’inconnus, elle restait elle. Dans son essence la plus pure et la plus conventionnelle. Comme une future Auror sur le terrain, que comportaient la vie et ses ombres ainsi que ses lumières, les bottines noires aux fins talons allaient tâter prudemment ce qu’il adviendrait. Cependant, le « briefing » explicatif réalisé en amont de cette visite avait été salutaire. Et bienvenu. Mais rien ne remplaçait les angoisses sourdes, d’une première rencontre en place et lieu douloureusement énigmatiques.

Il aurait été plus aisé de rester dans une forteresse infranchissable ou une tour d’ivoire inatteignable. Rester des heures, à se contempler, pour s’aimer à nouveau et se le redire du bout des lèvres. C’était ce programme que l’ancienne Serpentard privilégiait à raison, avec celui qui partageait sa vie depuis près de cinq mois, désormais. Or, il fallait affronter les géniteurs du beau brun, et les rencontrer. Et, les offrandes avaient l’air de satisfaire le fils unique, au vu de son hochement de tête appréciateur. Un soupir silencieux, s’échappa des lèvres rouges et pleines, lors de cet assentiment qui s’était produit sans bruit. Et le questionnement qui s’en suivit, fit rire la jeune femme. D’un rire délicat.

- Les Dahlias, parce que j’aime leur forme. Et que leurs pétales si bien proportionnés sont similaires à des joyaux précieux. Et puis, contemple ces lignes voluptueuses … ton regard ne peut qu’être attiré par elles. Avait-elle dit en posant délicatement un index rouge, sur une des fleurs de la même couleur, pour l’effleurer. Et la couleur, c’est plus pour nous que pour tes parents, en définitive. Ça symbolise, l’Amour éternel. Ce qui peut aisément nous correspondre, non ? Un questionnement pour le moins amoureux. Et un dernier baiser.

Pour se donner du courage.
Pour se porter chance.
Et pour affronter, ce qui s’en suivra.

Lorsqu’ils arrivèrent sur le lieu de naissance de l’aspirant Auror, le regard vert absinthe pétillait déjà d’une lueur d’impatience caractéristique. Alors que son interlocuteur lui présentait les environs, la belle blonde tentait de tout enregistrer. La petite porte rouge, qui était le sésame d’entrée. La partie qui avait eu ses heures de gloire et qui était rénovée, était l’atelier de la tante artiste. Et le grand-père, qui connaissait l’aïeule en tant que figure du cinéma sorcier muet vivait non loin. Hochant sa tête blonde, Meredith Hawthorne souriait. Jusqu’à voir Gauwain Robards en proie à une tétanie soudaine et bientôt expliquée. Une dame brune, sûrement sa mère, venait de faire son apparition dans leur champ de vision. Et qui apparemment, terminait de préparer le déjeuner. Ce qui fit faire une moue quelque peu dubitative à la demi-Vélane. Avaient-ils trop traîné ? Elle, qui aurait bien voulu d’une osmose charnelle pour se retrouver et se donner encore plus d’hardiesse. Mais, il était trop tard pour reculer.

Avec grâce et volupté, la Présidente du BDE se fraya un chemin dans la jolie cuisine que le regard couleur de fée verte embrassait. Avant de sourire largement à la génitrice de son petit ami et de lui tendre le bouquet de dahlias rouge. Qui était spécialement pour elle. Ne sachant pas si lui faire une embrassade ou lui serrer la main, la jeune femme se mit à peser le pour et le contre mentalement. Le couple Robards n’avait pas vraiment entendu parler d’elle, si ce n’est récemment. Alors, un contact un peu trop prononcé que celui d’un baiser sur la joue était à proscrire. Pour l’instant.

- Je suis bien Meredith. Et, je suis enchantée de vous rencontrer Madame Robards. Une petite pause, avant d’offrir l’assemblage de fleurs rouge. Je me suis permise, en pensant que cela vous plaira. J’espère ne pas m’être trompée. Une petite moue qui se voulait timide. Parce que l’étudiante de l’EMS avançait à pas feutrés dans l’inconnu.

Un regard à la dérobée envers son petit ami.
Tandis qu’avec un tendre sourire rouge, la belle blonde venait chercher un contact et serrer la main de cette femme qui se voulait accueillante en sa demeure. Il ne manquait plus que le Colosse à rencontrer et pour ça, la demi-Vélane semblait parée.
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MessageSujet: Re: [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces EmptyMar 18 Mai 2021 - 20:35

Gauwain s’était attendu à ce que le choix effectué par sa petite amie, concernant les fleurs, ait un sens. Elles n’avaient pas une allure classique, et leur couleur lui rappelait sa Belle. Mais à mesure qu’il l’écoutait, décrivant les pétales et les couleurs…. Il eut un sourire, hochant la tête, en réponse à la question de la jeune femme, absorbée dans la contemplation sensuelle du bouquet.

« Laisse moi récapituler : parfaitement proportionnées, précieuses, voluptueuses, attirant le regard…. Et un symbole d’amour éternel…. En somme, à mes yeux, ces fleurs sont ton incarnation parfaite, Meredith Hawthorne. »

Il y avait des moments anodins, qui restaient gravés dans votre esprit. Qui restaient vivaces pour le reste de votre existence. Le jeune Gallois sût d’emblée qu’il venait d’en vivre un, à l’instant. Qu’à compter de ce moment, chaque fois qu’il apercevrait un éclatant dahlia rouge, il penserait à Meredith. Qu’il effleurerait ses pétales en pensant à la peau de son aimée, qu’il humerait son parfum avec un sourire secret.

Cela aussi, autant que leurs gestes d’intimité respectives, lui donnèrent de la force.

Meredith affrontait les événements en stratège prudente. Elle avait préparé le terrain, connaissait le contexte. Elle écoutait les explications de son compagnon, concernant les bâtiments, avec l’air concentré qu’il lui connaissait lorsqu’ils révisaient ensemble. Il savait qu’intérieurement, elle faisait les connexions, récapitulait mentalement toutes les informations en sa possession. Ne pas commettre d’impairs, maîtriser chaque aspect. Il l’aimait, et l’aimait plus à chaque instant, admirait son calme malgré l’épreuve qu’ils redoutaient tous deux, et admirait son sérieux et son sens du détail.

Tout comme elle avait veillé à une tenue qui reste à son image, tout en se contraignant à une esthétique empreinte de traditionalisme, présentant une beauté plus sage que d’ordinaire, comme lorsqu’elle se rendait chez son parrain. Tout en étant capable de spontanéité, elle maniait l’art des apparences avec une stratégie que peu d’êtres vivants égalaient. Elle était époustouflante, dans les sens du terme. Changeante et éblouissante, comme les flammes.

De même ; avec sagesse, elle ne s’immisça pas dans l’échange entre la mère et le fils, prenant le relai avec un sourire et un ton volontairement hésitant, une timidité qui ne pouvait qu’être attachante. C’était, du moins le décryptage qu’en fit Gauwain, et il applaudit silencieusement cet angle d’attaque. Une ouverture prudente, sur ce plateau d’échecs.

Ceiwen Robards vit-elle clair dans cette stratégie, ou prit-elle Meredith pour la jeune femme hésitante qu’elle n’était pas ? Même son fils fut incapable de le dire. Toujours était-il qu’elle avait accepté le bouquet avec des mains ornées de bracelets, une élégance raide, mais un hochement de tête de remerciement, et un sourire, tandis qu’elle s’occupait de placer les fleurs dans un vase.

Le danger ne viendrait pas d’elle. Car, bien qu’elle ne s’en soit pas ouverte à son garçon, elle avait éprouvé des remords, concernant ce qui s’était passé cet été. Sans doute ne lui était-il pas facile de laisser partir son Gauwain, mais il fallait qu’il vive. Et elle-même savait, à quel point il était important pour un homme d’avoir une femme à ses côtés. Ils avaient déjà fait mauvais accueil à une petite amie. Elle comptait faire des efforts. Au moins pour comprendre qui était cette jeune femme, réservant son jugement d’ici là.

Celui qui représentait la véritable menace était l’homme installé à la table de la salle à manger, consultant la Gazette d’un air fermé. Trystan Robards. Bottes d’extérieur encore au pied, ne daignant pas tourner la tête, et ce, alors que son beau-père, également présent, s’était levé, pour accueillir le jeune couple. Avec un sourire bienveillant.

« Fy ngwas i, viens saluer les vieux os. Et présente-nous ta jolie invitée. »

Cet accueil de la part de son grand-père n’étonna nullement Gauwain. Le vieil homme, malgré son âge, était de loin la plus aimable personnalité qu’il connaisse. En ville, ou aux festivals, il aimait causer, offrant à chacun un sourire plein d’amusement et de bonhommie, derrière lequel brillait un regard gris pétillant d’intelligence. Gauwain approcha, une main discrètement posée sur la hanche de Meredith.

« Je vous présente Meredith Hawthorne. Qui a l’infinie patience de me supporter au quotidien, depuis quelques mois. »

Il eut un rire bref, qui amusa son grand-père… …..mais pas son géniteur.

Sans doute Monsieur Robards fut-il piqué au vif que l’homme plus âgé joue les maîtres de maison, car il replia son journal d’un geste sec, et fit pivoter sa chaise en direction des invités.

« C’est donc à Mademoiselle que nous devons d’être traités en pestiférés ? »

Les mots se voulaient cinglants, mais une expression comme de la surprise passa sur le visage de Trystan Robards, un trouble, l’espace d’un instant, avant qu’il ne lutte pour le masquer, et détourne le visage avec un grognement, se levant, pour replacer le journal sur une commode attenante.
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MessageSujet: Re: [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces EmptyMar 18 Mai 2021 - 21:48

Les dahlias rouges.
Meredith Hawthorne aimait particulièrement ces fleurs, à la symbolique quelque peu recherchée. Bien qu’elle n’en soit nullement l’instigatrice. La belle blonde préférait les roses rouges, aux épines acérées qui pouvaient peut-être idéalement mieux la représenter dans le langage floral. Le rouge, de n’importe quelle nuance était sa couleur, en plus de la douceur d’un pétale de rose. Et des épines qui semblaient piquantes en premier lieu, pour être adoucies avec les fragrances sucrées de la fleur qui était initialement le symbole de l’Amour. Malgré que les jolis dahlias rouges très fournis paraissaient être la continuité de ce qu’était la demi-Vélane. Demi-Vélane, qui parcourait toujours avec son index les fleurs parfaites qui s’échappaient délicatement d’entre ses doigts. Et, pour toute réponse à l’analyse élaborée du grand Gallois, il y eut un rire sibyllin.

- Figure-toi que ce n’était clairement pas voulu ! S’exclama la Présidente du BDE avec un rire flûté. Et ces mots, sont décidément bien flatteurs, Monsieur l’aspirant Auror. Il se pourrait même que j’y succombe ! Un froncement de nez mutin et un regard couleur de fée verte des plus taquins. Mais, le moment n’était pas à s’adonner à une danse charnelle.

Loin de là, et malheureusement d’ailleurs.
Comme une future Auror, qu’elle apprenait à être et qu’elle serait de toute manière, l’ancienne Serpentard avançait prudemment. Avançant sa pièce avec adresse sur un échiquier invisible. Rencontrant la génitrice en premier lieu, et lui offrant ce bouquet, qui avait été le théâtre de discussions bien plus en amont. La mère de son petit ami avait accepté le présent, qui lui était destiné et avait même gratifié l’invitée pourvue de mèches claires, d’un sourire en guise de récompense silencieuse. Intérieurement, la fille unique de Fenella de Vermandois eut un immense soupir de soulagement, alors qu’à l’extérieur, seul le sourire à la teinte de grenat pur resplendissait. Tandis qu’elle s’apprêtait à proposer son aide éventuelle en cuisine, Meredith Hawthorne eut son regard vert qui dévia légèrement plus en retrait. Vers l’homme attablé et qui n’avait pas daigné lever le regard de ce qu’elle pensait être la Gazette du Sorcier. Une légère grimace. Le Dragon Gallois était bien présent et peu affable.

Sur la route menant jusqu’aux sacro-saintes flammes de l’Enfer, se trouvait un grand homme âgé mais dont le sourire chassait rapidement les intempéries présentes dans le cœur et dans l’âme de la belle blonde. Avec un large sourire, pour répondre à celui qui lui était adressé, l’aspirante Auror se permit de converser en Gallois. Sachant pertinemment, que cette langue commune parlée avec son amant était ce qui les avait fait se rapprocher lors de son anniversaire à elle. Instinctivement, la boucle était bouclée et le clin d’œil métaphorique était relativement présent.

- Braf cwrdd â chi, syr! Mae gen i rywbeth i chi ... Murmura la bouche rouge et pleine, avant que les doigts fins et délicats n’extirpent du petit sac de la même couleur que les labiales, une photographie en noir et blanc animée. Où Fiona de Vermandois posait en robe de soirée. Mae ar eich cyfer chi. Une photographie de ma Grand-Mère, avec son autographe. Un petit sourire, attendant que le vieil homme ne se saisisse de l’item qui lui était offert.

La belle blonde, qui était devenue le centre soudain des attentions Robardsiennes, ne put réprimer un toussotement discret, en direction du fils unique de la famille. Après avoir parlé à la mère et au grand-père, il y avait ce grand homme. A l’allure peu engageante et revêche qui eut d’ailleurs une tournure de mots, à l’image de sa froideur. Cependant, la demi-Vélane observa à raison, le trouble qui était apparu sur le visage de l’hôte prénommé Trystan Robards. Parce qu’elle le connaissait, pour l’avoir vu de nombreuses fois, chez ses interlocuteurs. Or, Meredith Hawthorne n’en fit pas cas, s’approchant de l’homme qui était le père de son petit ami et lui présenta la bouteille, achetée dans une boutique londonienne et choisie avec soin. Tout ceci, en serrant la main avec fermeté de celui qui était supposé être son interlocuteur. Interlocuteur, que le regard couleur de fée verte ne quittait pas des yeux.

- Tout le plaisir est pour moi de vous rencontrer, Monsieur Robards. Une pause. Un sourire. En espérant que cette attention vous plaise et que vous aimiez le goût du whisky tourbé. Là encore, la même moue qui se voulait à la fois timide et timorée. Attendant de voir ce qu’en dirait l’homme et les minutes suivantes qui en découleraient.

Un regard vers Gauwain Robards.
Est-ce que Meredith Hawthorne avait bien fait d’agir de la sorte ?
La belle blonde, le découvrirait bien assez tôt, de toute manière.
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MessageSujet: Re: [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces EmptyMer 19 Mai 2021 - 23:27

Meredith jouait ses cartes avec adresse et stratégie. Pour la gardienne du foyer effacée, un bouquet de fleurs vives et éclatantes ; donner à la mère de Gauwain ce qu’elle aimait, à en juger par les déclarations de son fils et par l’achalandage de sa boutique à Cardiff, mais également la surprendre et la sortir un peu de son monde bien sage, par un choix de variété florale peu commun, et une couleur éclatante. S’adapter aux codes mais se servir de ceux-ci pour s’immiscer dans cette dynamique de famille, y apporter ce qui faisait sa spécificité à elle.

Mais la gardienne n’était qu’une inoffensive vestale. Dans cette grotte-ci, c’était plutôt les messieurs, qui dirigeaient la cérémonie. Un monsieur, en tout cas.

La jeune femme pouvait dors et déjà compter sur le soutien du plus âgé des représentants de la famille. Pourtant, même si elle était quasiment certaine des témoignages d’amabilité qu’elle pourrait s’attendre à recevoir de lui, elle avait prévu de quoi assurer sa position.

L’emploi du gallois était une manœuvre efficace ; si Cynog l’avait pu, il aurait passé ses journées à s’exprimer dans la Vielle Langue, avec ses accents chantants et ses sonorités comme un ruisseau courant sur les galets. Quiconque la pratiquait (et, à l’échelle non seulement de la planète mais aussi du Royaume Uni, ils étaient peu nombreux), gagnait instantanément un statut particulier à ses yeux. C’était comme un passeport, une preuve d’appartenance. Il vit une surprise intense dans les yeux de son grand-père, avant qu’elle ne soit remplacée par un amusement fier.

« Ydych chi'n siarad Cymraeg? Yn berffaith, rydyn ni'n mynd i allu cynnal cyfarfodydd i ffwrdd o glustiau trist ... »

Meredith aurait pu s’en tenir là ; l’expression de Cynog le disait : il approuvait le choix de son petit-fils, et il inviterait avec plaisir le jeune couple à faire ses premiers pas de danse durant ses Eistedfodd préférés. Mais l’ancienne Serpentard avait tout prévu ; elle sortit un présent de sa poche. Un présent plus petit et fragile, qui suscita la curiosité du vieil homme…. Avant qu’un sourire tendre et mélancolique ne vienne sur ses lèvres, le sourire d’un homme qui a aimé et admiré et n’a pas oublié, même si les années avaient fait leur œuvre, sur le reflet que lui offrait son miroir. Meredith n’avait pas parlé de ça à Gauwain, qui haussa un sourcil impressionné.

« Felly wnaeth fy machgen ddim dweud celwydd. Rydych yn wir yn wyres i'r Rhyfeddol.»

Le vieil homme accepta le présent avec respect et déférence, se perdant un instant dans la contemplation de celle dont l’image avait apporté du réconfort à des hommes confrontés aux rigueurs du maquis, durant les années sombres. Enfin, il s’en détacha comme à regret, et le sourire qu’il offrit à la jeune femme était empreint d’une douceur reconnaissante :

« Mae'r tebygrwydd rhyngoch chi'ch dau yn amlwg. Diolch, Meredith. Dywedwch wrth eich mam-gu ei bod wedi bod yn gefnogaeth i eneidiau crwydro amser maith yn ôl.»

Il n’eut pas loisir de détailler car la mère de Gauwain les avait rejoint, et, avec un sourire tendu, commenta :

« Peut-être pourrions-nous revenir à l’anglais, pour que personne ne se sente exclus. »

Trystan Robards eut une grimace amère, faisant mine de ne pas avoir compris que sa femme était obligée de venir à sa rescousse, pour que son détestable beau-père cesse de l’évincer de la conversation, en se servant d’une langue trop complexe et désuète pour que le gars de Birmingham se fatigue un jour à l’apprendre.

La nouvelle compagne de son fils se tenait face à lui, et elle lui évoquait des pensées conflictuelles. Lui d’ordinaire d’une rigueur intellectuelle sans faille, se sentait soudain…. à contre-temps. Il fronça les sourcils, abandonnant le journal plié, obligé de se concentrer sur le présent qu’elle lui tendait, d’une main gracieuse, comme si elle lui tendait un glaive, jeune vierge l’auréolant de son cadeau et de sa bénédiction.

Il secoua la tête, avec un grondement imperceptible. Qu’est-ce qui lui prenait ? Etait-ce parce qu’elle ne correspondait pas à ce qu’il avait attendu ? Il avait placé beaucoup d’espoir en son fils, celui qui héritait de son nom et continuerait son héritage. Et durant la majorité de son adolescence, Gauwain s’était montré à la hauteur des ambitions paternelles. Depuis près d’un an, cependant, c’était imbécilité sur imbécilité, venant de ce garçon. Aucune logique ! Aucun sens des responsabilités ! A croire qu’il ne songeait plus qu’à se divertir ! Quelle inconséquence, avec ses demandes de logement indépendant alors même qu’il avait failli rater son parcours, avec sa décision de rejoindre une association étudiante comme s’il avait du temps de se consacrer à des bêtises, comme s’il était de bon ton de pavoiser dans des fêtes de dégénérés ! Ca ne s’était amélioré que récemment, et encore, Trystan soupçonnait que c’était parce qu’ils ne savaient plus grand-chose de la vie de leur fils.

Quand il avait été question de rencontrer la nouvelle petite amie, il s’était presque attendu à une cracmol vêtue de cuir et accompagné d’un insupportable clébard.

Mais celle qui lui faisait face, quoi qu’en partie court vêtue, lui présentait un air timide et un minois des plus amènes. Des yeux d’un vert printanier, évoquant la sève qui rejaillit dans les vieilles branches, rappelant les plaines fertiles, porteuses de vie. Il se sentit une tendresse soudaine pour cette demoiselle, sans comprendre ce qu’elle fabriquait avec son fils. Et bien éduquée, par-dessus tout, avec ce cadeau de choix, qu’elle réservait au maître des lieux !

Il s’empressa de l’accepter, et ouvrit la bouche pour la remercier :

« S’il a le goût de tes lèvres, je ne pourrai que l’aimer. »

Il y eut un silence, tandis qu’il réalisait ce qu’il venait de dire, et les regards qu’on lui lançait.

Le visage de Trystan Robards se ferma comme jamais. Il s’assit à table dans un mouvement presque violent, refusant de regarder quiconque. Heurtant avec fureur son verre contre la table pour signifier qu’il était temps de passer à table, mais pas encore assez remis pour oser reprendre la parole.

Le début du repas se déroula dans un silence religieux, ponctué d’échange de regards qui à eux seuls auraient valu une comédie. Gauwain Robards, en tout cas, était discrètement hilare, ce qui n’arrangerait pas son cas, si son géniteur le découvrait.
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MessageSujet: Re: [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces EmptyJeu 20 Mai 2021 - 9:47

Meredith Hawthorne faisait évoluer sa pièce facilement, sur cet échiquier intangible.
Réussissant, avec sa force de caractère et par son esprit stratège, à prendre place dans cette famille qui lui était encore inconnue, il y a de cela quelques instants. Un présent pour satisfaire cette mère, qui aimait au-delà de tout, des fleurs et des artefacts au caractère à la fois désuet empreint de kitsch. Mais, les dahlias à la couleur rouge étaient une partie de l’essence même de la demi-Vélane, qui, au travers de cette couleur iridescente faisait valoir sa personnalité volcanique. Semblant alors, trouver grâce aux yeux de Madame Robards et de sa tenue pour le moins impeccable. Cependant, ce n’était pas cette âme que craignait le plus l’aspirante Auror. C’était la froideur quasiment palpable du patriarche. Il était certain, que par malheur,  si elle avançait ses doigts fins et délicats, elle pourrait la toucher aisément.

Cynog, -si la Présidente du BDE avait bien retenu son prénom-, lui rappelait sa Grand-Mère. L’aïeule artiste qui avait accueilli sans faire nulle différence, le petit ami de sa descendance. Avec gentillesse et bienveillance, la septuagénaire l’avait convié à son anniversaire pour potentiellement le rencontrer et se faire une idée, sur celui qui partageait la vie quotidienne de sa petite-fille. Et qui, la rendait heureuse. Là, était le principal pour l’actrice de cinéma sorcier muet. Pour la belle blonde, ce vieux monsieur à l’aura remplie de tendresse faisait écho à ce Grand-Père illustre, qu’elle n’avait pas connu. Tout comme l’ancien Serpentard, qui n’avait pas connu sa grand-mère maternelle. Encore un parallèle à produire, avec le couple d’amants. Dont la jeune femme conversait dans un Gallois parfait avec cet aïeul abordable et accommodant.

- Ydw, dwi'n siarad Cymraeg. Ac, mae hyn yn ddyledus i fy nhad. Pwy sy'n byw ac yn gweithio yng Nghaerdydd. Onid ydym yn mynd i ddenu rhywfaint o ddigofaint os ydym yn parhau i sgwrsio yn y dafodiaith swynol hon ? Questionna l’étudiante de l’EMS, tout en riant. Son rire étant occulté par l’une de ses mains fines et graciles.

Avant de se reprendre doucement, et de n’afficher plus qu’un immense sourire rouge, parce qu’elle avait prévu une offrande pour cet homme qui, comme son Grand-Père à elle, avait combattu les Ténèbres. Offrande dont Gauwain Robards, n’avait été nullement averti. Meredith Hawthorne s’étant bien gardée de le lui spécifier. Parce que l’homme avait apprécié cette attention. Et que son sourire ragaillardi parlait pour lui.

- Rydych chi'n gwastatáu fy Mam-gu trwy ddweud hynny. Byddai'n anrhydedd mawr iddi, syr. Diolch amdani. Avait murmuré la bouche rouge, empreinte de nostalgie et d’amour, déjà présents pour cet homme qui était dans la lignée de celui qui partageait sa vie.

Un nouveau sourire à la couleur de grenat pur, quand son interlocuteur lui réserva une marque d’affection notable. Ce même sourire qu’avait eu Fiona de Vermandois, lorsqu’elle avait rencontré Gauwain Robards pour la première fois. Et qui, ne l’avait plus quittée tout au long de cette journée où elle avait été au centre de l’attention. Bien que pour elle, ce fût le couple de jeunes adultes qui méritait qu’on les porte en exergue. Pour saluer l’Amour de la jeunesse. L’Amour indéfectible et éternel, car c’était ce qui unissait les deux amants et les avait fait communier sous l’astre sélénique. De nombreuses fois.

- Byddwn yn dweud wrtho syr, peidiwch â phoeni. Ond, os ydych chi eisiau, gallaf ysgrifennu ei gyfeiriad atoch a gallwch anfon llythyr ato. Byddai wrth ei bodd. Gallaf eich sicrhau ! Attendant que l’homme accepte sa proposition, Meredith Hawthorne fut interrompue par la mère de Gauwain Robards, qui semblait peu enchantée d’une discussion comprise par peu de membres en ce lieu.

Avec une petite grimace en guise d’excuse silencieuse, il était temps pour l’aspirante Auror de s’approcher du géniteur de l’ancien Serpentard. Tout comme ce dernier, il était immense pour elle. Un Colosse, qu’il lui était difficile d’amadouer. Parce que le visage était rigide et ô combien fermé, bien qu’un certain trouble prenait naissance dans les prunelles grises, et peu amènes. L’homme se mettait à gronder, comme un jour de tonnerre mais conciliant, il acceptait le présent qui lui était réservé. Alors que le regard couleur de fée verte, ne se détachait nullement de celui qui était présent en face. Le cadeau avait été réceptionné, ainsi qu’une étrange phrase de remerciement qui avait été prononcée. Et nul bruit qui survint par la suite. Juste quand Trystan Robards tenta de reprendre contenance, sans y parvenir réellement. Une mine qui se voulait contrite, de la part de Meredith Hawthorne alors qu’elle prenait place à côté de Gauwain Robards pour le déjeuner. Sous les regards échangés de part et d’autre de la table de la salle à manger.

La jolie soupière de faïence blanche et fleurie, venait de se poser avec un heurt conséquent sur la table. Fumante, la mère de l’ancien Serpentard en ouvrit le couvercle, d’où une délicieuse odeur était en train de s’échapper. Tendant ses mains pour que les assiettes lui soient passées, afin d’être servies. Un regard vert absinthe vers la silhouette assise à côté de la belle blonde, qui semblait être en proie à des soubresauts quelque peu incontrôlables. La bouche rouge eut un rire, occulté par un toussotement, alors que l’assiette était remplie d’un plat que la belle blonde ne connaissait que trop bien. Cole Bronson en était un cuisinier hors-pair et Colin Hawthorne savait le préparer à la perfection.

- C’est délicieux Madame Robards. Un grand sourire à la maîtresse de maison, pour sa cuisine merveilleuse. Et, un mot pour le patriarche toujours bourru et n’ayant pas dit un mot depuis sa diatribe mémorable. Votre femme est un cordon bleu, Monsieur Robards. Vous devez être gâté jour après jour. Un petit sourire, alors que le regard couleur de fée verte, observait les réactions de l’homme assis à la place de choix, où il pouvait présider l’assemblée.
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MessageSujet: Re: [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces EmptySam 22 Mai 2021 - 12:22

Sans doute le lien que Meredith avait tissé avec sa grand-mère trouvait-il écho dans la façon dont une complicité venait de se forger instantanément avec le vieil homme. Ils partageaient une intelligence et une expérience, un regard calme sur la vie et ses épreuves, l'optimisme de ceux qui savaient que les pires douleurs ne vous abattaient pas, tant que vous laissiez votre cœur être touché par la lumière. Tant que vous ne vous laissiez pas dévoré uniquement par les ténèbres.

Sans doute aussi l'affection du vieil homme envers la petite amie de son Gauwain naissait-il de sa ressemblance physique avec l'actrice vénérée, de l'amusement devant ses manières taquines et son rire léger ; et surtout, de leurs racines. Cynog vouait à sa terre un amour sincère et profond ; tous ceux qui faisaient vivre cette langue, ce patrimoine.... tous ceux là étaient instantanément dignes d'affection. Et non seulement la jeune Meredith était née d'un père gallois, mais elle avait pris la peine d'apprendre cette langue. De ne pas laisser dépérir les vieilles racines. De fait, à moins qu'on ne l'y contraigne, il se ferait un plaisir de continuer en gallois, n'en déplaise à son beau-fils grognon.

« Cenedl heb iaith, cenedl heb galon. Beth yw enw eich tad? »

Peut-être Cynog connaissait-il. Le Pays de Galles après tout, était vaste et petit à la fois. Ou plutôt, c'était le monde, qui était petit ! Quand il y pensait, tout de même ! Celui qu'il avait été aurait-il imaginé, alors qu'il se trouvait dans un campement rudimentaire dans les Alpes, qu'un jour son petit fils fréquenterait la descendante de celle qui avait été le sujet de conversations rêveuses, autour de feux, tandis que les nuits se faisaient plus sombres ? Sans doute pas. Il aurait secoué la tête avec amusement. Alors imaginez, si on lui avait prétendu qu'il pourrait peut-être lui écrire !

« Byddwn yn hapus iawn. Hyd yn oed os gallai synnu derbyn llythyr gan edmygydd mor hen, bydd gyda llawenydd. Diolch, Meredith ifanc. »

Comme sa fille était toujours aussi attachée à rassurer son époux, cette réponse fut glissée à mi-voix, tandis qu'ils s'avançaient vers la table, pour que la jeune femme puisse saluer le boudeur maître de séant.

Et quelle entrée en matière !

Comme le reste des convives, Cynog resta stupéfait de la réponse qui avait été faite à la jeune femme ; mais le premier couvert de honte semblait être son gendre, dont le visage s'était décomposé, un spectacle que le vieux Gallois n'avait pas eu l'occasion de voir dans sa vie. Il eut un coup d'oeil rapide à sa fille, qui, elle, était devenue presque écarlate, mais n'avait dit mot. Eh bien, eh bien...

Son petit-fils, étrangement, semblait avoir du mal à cacher un amusement certain, tandis que chacun s'attablait, et que le chef de famille refusait de croiser le regard de quiconque, ne communiquant plus ses intentions que par gestes. Ce silence permit à Ceiwen Robards de maîtriser son trouble. Elle avait posé la soupière avec un peu trop de force sur la table, mais avait continué d'assumer son rôle d'hôtesse. Servant à chacun quelques louchées.

Il était de coutume qu'elle commence par son époux, et si elle respecta le protocole,  les lèvres pincées, il se trouva dans l'assiette de Trystan sensiblement moins de viande et plus de bouillon que dans les autres parts servies.

Pour ce qui était du tour de table, ils avaient respecté les emplacements séculaires : le fils, héritier 'chéri', à la droite du chef de famille, et sa femme, à sa gauche ; Meredith, aux côtés de son compagnon, Cynog, à gauche de sa fille. Pour tout le reste.... on ne pouvait pas faire moins traditionnel et classique que ce repas.

D'ordinaire, c'était Trystan Robards qui dictait le ton des conversations. Mais ce jour.... ce fut Meredith Hawthorne, le regard pétillant, qui rompit le silence, avec un sourire tel qu'on en voyait peu à cette table. Ceiwen accepta le compliment en se détendant un peu, hochant la tête, une ombre de sourire sur ses lèvres fines.

La réaction de son mari fut bien différente. Il se lut sur son visage un bouillonnement confus : la frustration, le plaisir, une sorte de rancune (étrangement dirigée contre son fils et sa femme tour à tour). Sa position centrale, qui d'ordinaire lui assurait l'ascendant sur la tablée, garantissait aujourd'hui que tous profitent de ce festival. Dans une gorgée de vin, il étouffa une réponse qui ressemblait suspicieusement à « Je serais bien plus gâté par t-», et qui se finit dans un gargouillis indistinct, tandis qu'il s'étranglait avec sa boisson, toussant à s'en arracher les bronches.

Quand il fut établi que son gendre ne décéderait pas dans un futur immédiat, ce fut Cynog qui reprit la parole, offrant à sa fille un sourire doux :

« Ma fille a toujours été bonne cuisinière. Elle s'assure que nous mangions correctement depuis ses quinze ans. C'est une éternité passée aux fourneaux pour contenter nos estomacs insatiables. »

Les mots de reconnaissances cachaient aussi des mots d'excuse (pour l'absence, pour la mort de leur mère), une demande de pardon implicite qui ne serait sans doute jamais réellement accordé. Mais Cynog continuait à en ponctuer ses phrases, par moments.

« Tu devrais faire des saucisses de Glamorggan ce soir, pour que Meredith goûte, tu les réussis bien. Tu aimeras, Reddy, ce sont des genres de saucisses végétariennes ; c'est assez différent de ce que prépare- de ce qu'on mange d'habitude. »

Le jeune homme réalisa qu'il ne serait pas raisonnable d'en rajouter une couche en mentionnant Cole dès maintenant. Peut-être un peu plus tard. Quand son père aurait 'digéré' l'incident. Quand ils atteindraient le moment du dessert, ce qui ne saurait tarder, vu que, la soupe finie, ils se voyaient proposer une rustique tarte aux poireaux, accompagnée de salade sortie du jardin.
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MessageSujet: Re: [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces EmptySam 22 Mai 2021 - 14:12

Fiona de Vermandois, avait été réellement fière de rencontrer Gauwain Robards.
Meredith Hawthorne espérait qu’il en serait de même, concernant le grand-père de son compagnon. Attentif et conscient qu’elle partageait les mêmes racines que son petit-fils, Cynog en paraissait enchanté. La résultante devait grâce à Colin Hawthorne, qui avait de ce fait très tôt, parlé à sa fille unique, le dialecte oublié. Car, malgré son emploi et sa localisation, le Journaliste du Western Mail avait peur que ces traditions séculaires se perdent. Qu’il n’y ait plus de jeunes âmes qui pratiquent cet idiome et de ce fait, n’en viennent à le laisser dépérir. Alors que la langue était si riche, la belle blonde pouvant citer facilement les surnoms spéciaux dont elle était affublée. Et qui, lui collaient à la peau. Comme la couleur rouge dont elle se parait souvent.

Mais, ce n’était pas le cas aujourd’hui.
Parce que l’aspirante Auror avait voulu s’effacer, jaugeant ce microcosme Robardsien dans lequel, elle venait de mettre ses pieds délicats. Occultant, peut-être sciemment, les autres membres de la famille de son petit ami, la bouche rouge s’employait à formuler des réponses dans un Gallois sensiblement parfait. Et ce, d’une voix douce et posée. Comme lorsqu’elle conversait dans la langue de Molière avec sa Grand-Mère maternelle.

- Mae gen i ofn fy mod i'n cytuno â chi. O ran fy nhad, ei enw yw Colin Hawthorne ac mae'n ohebydd i'r Western Mail. Efallai, a ydych chi eisoes wedi darllen rhai o'r erthyglau hyn? Gauwain, yn darllen nawr. Ac, mae hynny'n fy ngwneud i'n hapus iawn ! Les derniers mots prononcés par les labiales vermeilles, étaient destinés à Gauwain Robards. Qu’une main fine et gracile eût harponné doucement le bras, le regard couleur de fée verte débordant d’Amour sur cette immense silhouette avec qui, la demi-Vélane partageait des moments de communion.

Et, ce qu’elle pouvait l’aimer !
Ce grand jeune homme, qui partageait avec elle, les mêmes ambitions !
Imperceptiblement, la main se referma sur ce bras tant apprécié avec un peu plus de force, alors que le regard couleur de fée verte observait l’aïeul. Qui, semblait ravi de la proposition de la jeune femme. Peut-être, que les deux sorciers garants de souvenirs inégalés, pourraient se rencontrer ? Ils auraient sûrement des opinions sur certains sujets à partager, offrant un répit à leurs solitudes respectives. Car leurs deux conjoints s’en étaient allés.

- Sgwrsiwch â hi trwy lythyrau, a byddwch chi'n gweld beth mae'r uffern yn digwydd ! Rwy’n siŵr y bydd yn eich gwahodd i’w chartref. Rwyf hyd yn oed yn sicr ohono. L’ancienne Serpentard connaissait assez l’ancienne actrice de cinéma sorcier muet, pour avancer pareille prose.

En parlant de prose, Trystan Robards n’était pas en reste. Troublé par la belle blonde et sa beauté surnaturelle. Qui avaient fait en sorte de réduire les discussions de famille, à l’ombre d’un néant totalement gêné. A en croire, les joues rougies de la maîtresse de maison et les lèvres pincées d’un autre Dragon, qui n’était pas si effrayant. Alors que Gauwain Robards, semblait à en proie à une hilarité qui se voulait maîtrisée, Meredith Hawthorne eut une soudaine pensée. Incluant à la fois, Fenella de Vermandois et Trystan Robards. Comment ce dernier, réagirait-il face à la Mère de la compagne de son fils ? Ce fut un léger rire qui fut la réponse à cette question silencieuse, alors que la mère, hôtesse de maison sensiblement parfaite en venait à servir un délicieux potage. Potage, qui eut rapidement un compliment de la part de la belle invitée.

- Votre fille est une merveilleuse cuisinière. J’en suis bien consciente. Un sourire rouge éclatant et mélancolique, face à ce vieil homme, si sincère dans ses propos. Et, pour transmettre cette émotion, qui était survenue dans les prunelles vertes, une main douce était venue se poser sur l’une de celle qui était assaillie par les âges. Rwy'n eich deall chi. Yn berffaith.

Avec un sourire, la belle blonde se redressa lentement, pour récupérer les assiettes à soupe vides, pour les mener jusqu’en cuisine. Et de revenir, tout aussi promptement, prendre place devant une parte de tarte aux poireaux dont l’odeur paraissait encore satisfaisante.

- Père ne m’a jamais fait goûter ce genre de saucisses. Ça m’intrigue. Et, si je peux aider à la préparation, ça me ferait réellement plaisir, Madame Robards. Un sourire chaud et honnête. Cynog, Gauwain m’avait dit que vous vous étiez illustré durant la guerre contre Gellert Grindelwald. Peut-être, avez-vous connu, feu mon grand-père ? Il se prénommait Aristide de Vermandois et travaillait sur Paris. Au Ministère des Affaires Magiques. Conclut la jeune femme, tout en piquant avec sa fourchette un morceau de sa tarte aux poireaux, agrémentée de salade verte.

Ainsi qu’un soupir de contentement.
Parce que les saveurs préparées par l’hôtesse de la maisonnée étaient merveilleuses.
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MessageSujet: Re: [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces EmptyLun 24 Mai 2021 - 21:12

Si Meredith pouvait lire le cœur du vieil homme, en cet instant, sans doute serait-elle rassurée. Car, bien que Cynog entende bien ne pas juger au premier regard, et se faire une idée définitive sur chaque individu au gré des conversations, il appréciait les réactions de la nouvelle petite amie de son petit-fils. Elle semblait fière de ses racines, des racines que le vieux Gallois approuvait ; cependant, au-delà de cette simple carte d'identité, on sentait chez la jeune femme une intelligence et une espièglerie qui plaisait à cet homme qui avait vu le pire et le meilleur de la nature humaine.

Et si Gauwain l'avait choisie.... Cynog se doutait que la jeune Meredith cachait bien d'autres trésors en son âme.

Le visage usé par les décennies ne se départait pas d'un sourire. Il hocha la tête, en entendant le nom de son père.

« Mae hynny'n swnio'n gyfarwydd. Rhaid fy mod i wedi darllen ei erthyglau… .The Western Mail, dde? Do, roedd fy Gauwain yn ei ddarllen ddeufis yn ôl. Rwy'n deall yn well ei ddiddordeb sydyn mewn teitlau newydd i'r wasg. »

Le rire du vieil homme était chaleureux ; lui-même lisait assez régulièrement la presse moldue, même s'il ne l'étalait pas dans le corps de ferme principal et la gardait dans le bâtiment qui lui était dévolu. La Gazette du Sorcier se souciait très peu des anciennes racines et de la persistance des coutumes locales galloises ; les défendeurs de leur patrimoine se comptaient bien plus nombreux du côté des moldus, et donc cela incitait doublement Cynog à se tenir au courant de tout se qui se passait sur leur territoire, côté sorcier ou non. D'autant que l'histoire le lui avait appris, dans des circonstances tragiques : les ombres qui envahissent un des mondes finissaient toujours par obscurcir l'autre. Il ne connaissait pas le nom de chaque journaliste mais il ne lui faudrait pas longtemps pour s'assurer qu'il lisait effectivement la prose du père de la jeune femme. Oui, décidément, le monde était petit. Ou les fils du Destin plus entremêlés que l'esprit humain ne pouvait le comprendre. La proposition de la jeune femme de lui donner les coordonnées de son illustre aïeule n'en était-elle pas la meilleure preuve ?

« Byddaf, Meredith ifanc. Byddaf yn ei wneud. Ac ni allaf aros i ddarllen ei ryddiaith yn ôl. »

Las, il fallait délaisser Cymraeg, pour l'heure, et se contenter de la langue de Shakespeare. Etait-ce vraiment un gain ? Quand on voyait vers quelles déclarations malheureuses les menait son gendre... Cela dit, il n'était pas coutumier de ce genre de comportement, et Cynog, malgré un agacement qu'il dissimulait par la force de l'habitude, était prêt à oublier son écart. S'il ne s'aggravait pas. D'autant que la conversation actuelle offrait de bien plus puissantes évocations.

La main de la jeune femme était fraîche et douce, sur celle du vieil homme. Elle exprimait la mansuétude, la peine, la compréhension. Avec une sincérité née de ce qu'elle-même avait dû connaître dans sa famille, on le devinait entre les lignes.

Le vieil homme ne put manquer le regard que son petit-fils portait à la jeune femme, en cet instant. Un écho de compassion, de gratitude, pour ce qu'elle offrait d'elle-même. Et, parce que la Franco-Galloise semblait vraiment le rendre meilleur, la voyant débarrasser, le jeune homme s'empressa de se lever pour l'aider, se charger de la soupière, en profiter pour une caresse discrète ; le tableau ne manqua pas de faire sourire avec amusement l'homme aux cheveux grisonnants : ah, la jeunesse ! Ou plutôt, la jeunesse amoureuse. Car les sentiments respectifs de ces deux enfants ne faisaient aucun doute. Il se réjouissait de voir ce lien nouveau, et de voir que la jeune fille occuperait la meilleure des places aux côtés de leur grande pousse.

Un autre convive, lui, avait l'appétit entravé par la jalousie. Une jalousie qu'il lui était impossible à réprimer, qui rendait chaque bouchée difficile et amère, sans goût. A chaque caresse que la jeune femme offrait, au bras de son nigaud de fils, sur la main usée de son faible de beau-père. La mine de Trystan Robards ne faisait que s'assombrir ; par moments, pourtant, il lui semblait retrouver une clarté d'esprit. Mais il suffisait d'un rire et d'un soupir pour que son jugement s'obscurcisse à nouveau ; il continuait donc de rager en silence. Et Ceiwen qui s'y mettait, à présent !! Acceptant la proposition de la jeune femme, avec un sourire hésitant et nigaud !

Bien sûr, son beau-père en rajouta une couche, comment oublier cet homme une seconde... ?

« Oh, je n'ai pas fait grand chose. Juste participé à quelques combats, en tant que civil. »

Le vieil homme au regard doux eut un sourire nostalgique :

« Nous sommes partis sur le vieux continent et nous avons pris le maquis. J'ai le regret de te dire que je n'ai pas rencontré ton grand-père. En revanche.... Nous avions un contact au Ministère des Affaires Magiques Françaises, qui nous obtenait des renseignements, sur les localisations supposées de Partisans, contre lesquels les pouvoirs en place ne pouvaient se permettre d'agir. »

Quelque chose passa dans les yeux du vieil homme, comme s'il faisait des liens entre différents éléments tirés du passé ; son regard devînt plus tranchant :

« Connais-tu le nom de code qu'employait ton grand-père, à l'époque ? »

La conversation intéressait Gauwain au plus haut point. Il écoutait, fasciné, se dérouler les liens historiques. Il connaissait les histoires, et pourtant il lui semblait en découvrir un nouveau pan. Cependant, le plat principal touchant à sa fin, il lui sembla qu'il était temps d'évoquer l'après-midi, pour éviter de rester bloqués à table durant des heures avec sa famille.

« Je me disais qu'on pouvait aller faire un tour en ville, et une ballade dans la campagne, mais du coup, faudrait qu'on voie pour l'horaire, quand on doit être revenus, si vous cuisinez ? »

Terminant sa tarte au poireau, à petites bouchées de moineau, Ceiwen hocha la tête, d'un air paisible et presque heureux :

« Si nous sommes deux, la préparation prendra une petite heure.... »

Gauwain eut un rire qui finit d'agacer Trystan, et s'empressa de proposer :

« Je pourrais vous aider, si vous cherchez un commis- »


C'en fut trop. L'homme abattit son verre avec un peu trop de force sur la table, manquant d'en renverser le contenu.

« Et quoi ensuite ? Tu te proposeras pour essayer des robes ?  »

Voilà où était le problème avec ce garçon ! Il donnait l'impression de savoir faire ce qu'on attendait de lui, et au dernier moment, il se fourvoyait en oubliant totalement quel était son rôle. Quelle était la place d'un homme. Ce n'était pas en perdant du temps à couper des oignons qu'il allait se faire une vie digne de ce nom ! Mais qui lui avait fichu un abruti pareil ? Il lui avait pourtant donné les meilleurs des modèles, non ?
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MessageSujet: Re: [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces EmptySam 29 Mai 2021 - 14:49

Meredith Hawthorne avait cette impression, de se sentir « acceptée ».
Le vieil homme et aïeul de Gauwain Robards, semblait l’apprécier. Sans la juger. Tout comme sa Grand-Mère avait pu le faire en rencontrant, celui qui était son petit ami et qui partageait présentement sa vie, à ses côtés. Fiona de Vermandois, l’avait accepté. A peine, cette rencontre effectuée lors de son anniversaire, fêté en grande pompe. Celui, qui lui importait en cet instant précis était le compagnon de sa petite-fille. L’actrice de cinéma sorcier muet, s’était plu au jeu des rencontres, œuvrant même dans le plus discret des silences, pour faire changer d’avis sa propre fille au sujet d’un grand Gallois. Fenella de Vermandois, avait compris certaines choses lors de ce séjour.

Notamment le fait que son futur gendre, lisait quelquefois les écritures de Colin Hawthorne. Le Journaliste du Western Mail était reconnu pour sa prose lyrique et ses figures de style provocantes. Allant même, jusqu’à distiller quelques syllabes de la vieille langue au sein de ses écrits. Le Père de la belle blonde était aimé pour ses valeurs morales et humaines, en plus de sa maîtrise des mots, qui ne faisait aucun doute pour ses pairs. Il avait été de nombreuses fois, récompensé et même admiré au sein même de son équipe. Mais, ce qui avait le plus d’intérêt pour l’homme de lettres, étaient ces personnes qui, en ayant écouté quelques conseils se retrouvaient à lire ses articles et à en apprécier le contenu. Comme l’aspirant Auror, qui rendait tellement fière, la Présidente du BDE.

- Ie, y Western Mail. Ac, rwy'n hapus iawn bod gan Gauwain ddiddordeb ynddo. Mae wir yn fy ngwneud i'n hapus, ond hyd yn oed yn fwy felly i'm tad ! Avait souri la bouche rouge, encore plus éclatante. Prenant des teintes grenat, sous la liesse que provoquait le discours du vieil homme. Ainsi, que le regard couleur de fée verte, qui brillait d’une intensité nouvelle. Surtout à l’évocation de son aïeule. Paid â bod yn swil ! Ysgrifennwch ato. Mae Mam-gu yn hoffi sgwrsio â llythyrau ar y dechrau. Yna wyneb yn wyneb, felly.

L’ancienne Serpentard aurait pu converser des heures, dans cette langue précieuse et oubliée. Mais, qui faisait partie de son double héritage. L’homme bienveillant, se serait senti bien moins seul, dans cette famille qui ne la pratiquait pas réellement. Mis à part le seul héritier, dont la demi-Vélane en était profondément amoureuse. Un regard absinthe, dédié à ce dernier, lorsque la jeune femme sentit ce regard brun si tendre posé sur elle. Avait-elle marqué des points, au sein de cette famille, qui jusque là lui était encore inconnue ? Il n’y avait que Trystan Robards, qui affichait une animosité et une jalousie presque tangibles. La mine dure et renfermée du patriarche, renvoyait au fait qu’il était bien un Dragon. Pour l’instant silencieux, mais qui, dans un excès de rage encore contenue n’allait pas tarder à produire des flammes dévastatrices. A l’instar de celles de la Comtesse de Vermandois qui étaient glaciales, celles du père du petit ami de l’aspirante Auror seraient brûlantes comme l’Enfer.

Or, intéressée par la tournure que prenait la conversation entamée avec Cynog, Meredith Hawthorne ne daignait plus jeter que l’ombre d’un regard à l’homme froid et sombre, qui présidait la tablée. Comme son illustre ancêtre, actrice de cinéma sorcier muet, la belle blonde écoutait religieusement les récits de cet individu qui, malgré son humilité, avait dû sauver des vies. A l’évocation de son ascendance malheureusement inconnue, la Franco-Galloise, chercha au fond de sa mémoire, un indice qui pouvait certifier qu’Aristide de Vermandois et son interlocuteur s’étaient côtoyés. Indirectement, du moins. Fronçant les sourcils sous le coup d’une réflexion intense, la Présidente du BDE se rappela une annotation marquée sur un vieux courrier, que sa Grand-Mère conservait précieusement, telle une relique.

- Est-ce que Cythère, ça vous dit quelque chose ? Demanda à tout hasard, la demi-Vélane, certaine de ce qu’elle avait lu sur ce courrier conservé avec tendresse et amour.

A l’évocation d’une potentielle sortie avec son amant, la tutrice de ce dernier hocha sa tête blonde avec un large sourire. Bien, que grâce à son géniteur, elle connaisse les environs, une visite guidée avec son Ours était une occasion à ne pas manquer. Saint-Davids était typique de la campagne galloise, tranquille et avec une architecture rustique mais riche de son patrimoine. Souriante, Meredith Hawthorne contemplait Gauwain Robards, qui, en plus de s’être improvisé garçon de café à débarrasser la table, voulait s’engager comme commis de cuisine. Au moment où les labiales vermeilles allaient s’entrouvrir sur une caresse lyrique, surmontée d’un surnom affectueux, la jeune femme n’en eût nullement le loisir. Interrompue par un patriarche furieux.

L’ancienne Serpentard devait se contenir.
Si par malheur, elle répondait à ce misogyne doublé d’un goujat, son couple allait en pâtir.
Néanmoins, le feu vibrant chez la jeune femme ne s’éteindrait jamais. Quitte à en payer un lourd tribut.

- Heureusement que Gauwain, s’illustre autrement que dans votre ombre. Commença la belle blonde les lèvres pincées, son regard vert rivé aux prunelles grises de son vis-à-vis. Et, je lui suis grée de suivre les idées de son grand-père maternel. Qui lui, est un homme à qui l’on doit le respect. Je retire mes palabres, d’il y a quelques instants. Vous ne méritez pas qu’on vous gâte, vu votre attitude. Une pause, tout en regardant tour à tour l’assemblée avant de se redresser. Sachez que votre fils, est merveilleux au quotidien. Et, vous devez en être fier. Un nouveau silence. Ah et j’oubliais, nous avons apporté un dessert. Ce dernier ayant été fait par Cole Bronson, mon employé. Qui, je vous jure, ne porte pas de robe. En espérant, ne pas vous empoisonner.

Un ton sec et froid.
Et, un regard vert qui l’était tout autant.
Même si Gauwain Robards, était assez adulte pour se débrouiller seul, Meredith Hawthorne n’aimait pas qu’on y touche. C’était plus fort qu’elle. Inscrit dans ses gènes. Cela allait peut-être lui coûter son couple ou ses futures visites dans sa belle-famille, mais, tout comme Fenella de Vermandois avant elle, la demi-Vélane affirmait ses opinions. Que ces dernières plaisent. Ou non.
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Gauwain Robards

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MessageSujet: Re: [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces EmptySam 29 Mai 2021 - 19:40

Les différents échanges qui avaient eu lieu entre Cynog et la petite amie de son petit-fils lui laissaient entrevoir une chose : il appréciait, très clairement, l'esprit de la jeune femme. Chaque remarque, chaque proposition, faisait naître un intérêt amusé, une tendresse nostalgique ; il voyait l'intelligence dans les prunelles vertes, et l'amour de la nation commune. L'héritière de la Magnifique était à la hauteur de sa grand-mère. Celle-ci pouvait, clairement, être fière de sa Meredith. Et.... eh bien oui, Cynog lui écrirait. Sous 10 jours, en choisissant avec soin ses mots, de sa plus belle plume. Évoquant le souvenir des jours anciens...

Et en parlant de jours anciens...

Quelque chose passa dans le regard du vieil homme, en entendant ce nom. Cythère.

Les résistants ne communiquaient pas en employant leurs noms, bien sûr. Si un hibou avait été dérouté, il aurait été risqué de dévoiler les identités de ceux qui luttaient le plus activement contre les partisans de Grindelwald. Vous étiez dans le maquis mais votre famille restait une cible, un moyen de pression, une façon de vous faire plier. Quant aux officiers des différents Ministères, lorsqu'ils livraient des informations confidentielles, ils agissaient en dehors de toute légalité, et si leur implication avait été démontrée, on pouvait imaginer le scandale déclenché.

Ils avaient eu des noms de code, lorsqu'ils communiquaient. Gwynn, pour Cynog, le fils de Lludd, dans les légendes, le Chasseur Sauvage. C'était un tour qu'il avait joué à son gendre, lorsqu'il avait approuvé le nom de son petit-fils, Gauwain, respectant la tradition familiale des Robards, attachés au mythe arthurien. Mais.... le prénom de ce garçon était aussi un sorte d'écho au nom de code qu'avait porté Cynog. Comme s'il venait incarner ce pourquoi le Gallois avait consenti à tant de sacrifices, comme s'il lui rappelait pourquoi il s'était battu, pour ces générations à venir ? Ou peut-être, pour qu'il poursuive la lutte...

Cythère... Oui, à l'époque, Cynog avait reçu l'aide d'un Cythère, qui travaillait pour le Ministère français. Il eut un sourire détaché, repensant aux jours d'alors... et réalisant que la jeune femme attendait la réponse à sa question, il hocha la tête.

« Oui, jeune Meredith. Cet Alias est loin de m'être inconnu. Ton grand-père nous a envoyé des informations et des avertissements précieux. Il a permis de sauver de très nombreuses vies et d'épargner beaucoup de familles. Tu peux être fière de lui. Et.... même si cela doit paraître incroyable... il nous a invité au cinéma. »

Cette dernière anecdote avait été ajoutée avec un regard pétillant. Un air de conteur merveilleux. Il se rappelait leur surprise, alors qu'ils subissaient les rigueurs du mistral, dans un abri du sud de la France, en découvrant, jointes aux informations cryptées par hibou, des places de cinéma, et une suggestion de séance. C'avait été incongru, et un luxe incroyable, en même temps. Ils avaient été voir le dernier film de la Magnifique, comme les y invitait la missive.

« Je comprends mieux, à présent, un cadeau que nous a fait Cythère à l'époque, vu l'identité de son épouse. Des places de cinéma... Mais il m'a fallu des dizaines d'années avant d'avoir la clé de ce message codé, hm ? »

Avec sa voix chaude, Cynog avait invité toute la tablée à se laisser aller à la nostalgie. Sans doute cela avait-il contribué à installer cette atmosphère tranquille et ce début de conversation chaleureuse alors qu'ils débattaient des projets de l'après-midi et du début de soirée.

Comment imaginer que le maître de maison, irrité, peu sensible aux divagations de son beau-père, crevant de jalousie et plus qu'influencé par le Don de leur jolie invitée, n'aurait qu'une question à poser pour briser cette belle ambiance ? Souffler la lueur....

…...ou aviver la flamme. Trystan n'avait certes pas prévu d'être confronté à un soudain brasier.

Car si Meredith Hawthorne s'était contenue et avait agi stratégiquement, jusqu'à présent, il semblait que Trystan avait par trop poussé les limites de ce que la jeune femme tolérait. Les yeux de Gauwain s'arrondirent, ses yeux se rivant à sa petite amie, tandis qu'elle délivrait coup après coup, impitoyable, chaque mot claquant comme un fouet. Défendant le doyen de cette tablée autant que son compagnon. Et, dans la foulée, balançant l'identité de son cuisinier, qui était loin de correspondre aux standards attendus par Trystan Robards, concernant la tenue d'une cuisine digne de ce nom.

Il y eut un long silence.

Gauwain déglutit, et se risqua enfin à regarder son père.

Tout le sang qui avait déserté le visage de sa mère semblait se concentrer dans celui de son géniteur. Trystan Robards était au moins aussi rouge que le dragon qui ornait le drapeau gallois et il semblait prêt à rugir de même. Probablement pas pour des félicitations.

Il ouvrit la bouche, prenant une inspiration rageuse-

- et Gauwain réalisa que sa Reddy se montrait plus brave que lui, face à ce dragon là. Il avait affronté Fenella sans trembler, rendant coup sur coup. Mais avec son père.... il encaissait, sans jamais rendre les attaques. Elle, se dressait face à l'homme rude et par trop brusque. Refusant de baisser les yeux. Pour lui. Pour eux. Telle une vierge guerrière parée d'une armure d'argent, menton haut et regard étincelant.

Il ne la laisserait pas se battre seule.

« Papa. Non. »

Ce simple mot, il aurait voulu le prononcer bien plus tôt. Bien plus souvent.

Il posa la main sur celle de sa petite amie, se forçant à ne pas baisser les yeux, cette fois-ci.

« On va aller faire un tour avec Meredith. Et quand on reviendra, je les aiderai, elle et Maman. Et je me passerai du reste des commentaires. J'en ai pas besoin. »

…..wow. Wow, wow, wow. Il avait le vertige, d'avoir prononcé ces mots. Avec un temps de retard, il ajouta :

« Ce serait con que tu goûtes pas le dessert du cuisinier de Meredith, parce que j'ai jamais rencontré personne qui cuisine mieux que lui. …..pardon, Maman. »

Le dessert fut pris en silence. Mais il était bon de mentionner trois choses : d'une part, Gauwain Robards ne s'était jamais senti si libre de sa vie, ses doigts entremêlés avec ceux de Meredith, un sourire aux lèvres. D'autre part, Cynog, face au couple d'amoureux, avait un regard fier, tout en riant sous cape de la déconfiture de son gendre.

Enfin, et personne, pas même Trystan Robards, ne pourrait le contester : Cole Bronson était décidément un fieffé cuisinier.
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MessageSujet: Re: [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces EmptySam 29 Mai 2021 - 21:25

L’emploi du surnom du Grand-Père maternel avait éveillé l’intérêt de l’aïeul de Gauwain Robards.
Qui, au-delà des âges et des racines galloises, entrapercevait ce membre de sa lignée qu’elle n’avait pas eu le loisir de connaître. Aisément, Cynog remplaçait ce pan d’histoire perdue que la belle blonde tentait d’assimiler au contact de l’actrice de cinéma sorcier muet. Cette dernière, tenait secrète une pièce, où Aristide de Vermandois vivait à travers les souvenirs que sa femme avait conservés précieusement. Pour ne pas que sa mémoire disparaisse, ou s’étiole avec le temps. Que les années disparues pour autant, n’aient aucune emprise sur lui. Que sa veuve, le conserve à tout jamais. Afin de le présenter indirectement à son illustre et bien aimée descendance.

Suspendue aux lèvres du grand-père maternel de son amant, Meredith Hawthorne attendait une réponse, qui serait garante d’un certain espoir. Peut-être, qu’à l’évocation de ce surnom riche en poésie pour le moins française, cela évoquerait chez Cynog, un souvenir commun. Et, qu’il connaitrait alors ce Cythère qui ne serait alors pas si méconnu. Les yeux verts à la couleur de fée verte s’écarquillèrent sous la surprise et sous un intense soulagement. Même, s’il ne l’avait jamais réellement rencontré, Aristide de Vermandois avait travaillé au côté de cet homme qui était devenu un résistant et qui avait sauvé de nombreuses vies. Sûrement au péril de la sienne.

- Au cinéma ? Demanda la demi-Vélane avec une bienveillance, facilement identifiable avec sa voix douce. Et, l’aspirante Auror en était plus que fière. Car, c’était en partie grâce à cet ancêtre, mort pour ses idées et sa patrie, que lui était venu dans l’idée de repousser les Ombres. Même, si je n’ai pas eu le loisir de le connaître, j’en suis relativement fière. Ma Grand-Mère, m’a toujours conté ses exploits et cela ne m’étonne guère de lui, d’avoir pensé à vous. Un sourire grenat et une affection particulière dans les prunelles à la couleur verte singulière. Je suis plus qu’heureuse d’apporter cette réponse à votre interrogation. Et, cela m’enchante, que vous l’ayez connu. Dans un sens, du moins. Une légère ombre dans le regard couleur de fée verte, additionnée à cette tristesse de ne pas avoir rencontré ce Grand-Père au glorieux passif.

Glorieux, ce n’était pas le cas de Trystan Robards, qui, par une palabre outrageusement tranchée avait fait devenir incendiaire, Meredith Hawthorne. Bien que le rouge, était quelque peu absent de ses atours, en ce jour dédié à la rencontre avec sa belle-famille, l’aspirante Auror en usa dans sa verve brûlante. Assénant coup sur coup, sans possibilité de parer. En ce qui concernait son interlocuteur, qui lui aussi, voyait plus que rouge. Fière et altière, l’ancienne Serpentard était réputée comme telle. Et, c’était pour cela, que sa place de Présidente du BDE lui avait été octroyée sans sourciller par le Doyen, Sir Edmund Sanders. Qui, avait su déceler chez la jeune femme, cette force de caractère dont elle faisait preuve présentement.

Toujours occupée à toiser le patriarche qui était aussi rouge que pouvait l’être l’emblème du Pays de Galles, la tutrice de l’aspirant Auror eut un sourire en entendant sa voix s’élever. Se tournant, pour le contempler pleinement, la belle blonde comprenait parfaitement, ce que son petit ami voulait entreprendre. Le regard vert et la bouche rouge, traduisaient cette fierté qu’elle était en train d’éprouver. Parce que Gauwain Robards s’élevait contre ce père au comportement odieux et peu empathe. Le grand Ours était courageux et avait sorti ses griffes, et pour ça, l’Hermine lui en était reconnaissante. Car, il était encore plus beau. Et, l’idée de s’emparer de sa bouche ou de le renverser sur la table de la salle à manger, pour lui faire l’amour, avait traversé les pensées de l’étudiante de l’EMS. Quoique, cette simple vision les aurait tout droits conduits vers un nouvel Enfer.

Alors, les labiales vermeilles s’étaient étendues en un large sourire. La belle blonde écoutant avec attention la diatribe serpentine de celui, avec qui, elle partageait sa vie désormais. Alternant ses coups d’œil avec le géniteur qui, conservait sa bouche fermée. Grimaçant, sous l’envie constante de réserver un fiel acerbe à son fils unique et à la demi-Vélane. Demi-Vélane, qui déposa un baiser sur la joue de son conjoint pour murmurer des mots d’amour et de reconnaissance contre la peau de sa joue, tout en fermant à demi, ses prunelles vertes. Et, tout en goûtant une cuillerée du sticky toffee pudding, le dessert préparé par Cole Bronson. Agrémenté d’un nappage au caramel et d’une boule de glace à la vanille. Lorsque ce dernier fut terminé et que la Franco-Galloise consentit à rapporter les assiettes en cuisine, il était temps de sortir au grand air.

Suivant son petit ami au-dehors, la belle blonde attendit qu’ils se soient un peu éloignés de la bâtisse familiale, pour lui sauter au cou. Et, de le couvrir de baisers. Plaquant ses mains fines sur son visage, et ce, sur la pointe des pieds, Meredith Hawthorne embrassait en riant, le faciès de Gauwain Robards. Y faisant pleuvoir un amour sincère, transcendé par les Dragons les plus récalcitrants. Leur lien était indéfectible après tout, et rien ni personne, ne pouvait le défaire. Pour cela, l’ancienne Serpentard était toujours remplie de cette liesse nouvelle, que les dires de son ancien camarade de maisonnée avaient provoquée.

- Je suis si fière de toi, si fière. Et je t’aime, encore plus. Une caresse sur chacune des joues, après les tempêtes de baisers. Et un froncement de nez taquin, avant de le prendre par la main, et de faire se rencontrer leurs deux corps par des sautillements ininterrompus. On va se balader alors ? On peut prendre notre temps ? Mais je n’oublie pas d’aider ta maman. Je le lui ai promis. Un sourire et un baiser sur sa joue. Caru Ti, fy Arth.
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Gauwain Robards

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MessageSujet: Re: [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces [Mi mai 1979] Meredith Hawthorne - Unseen Forces EmptyDim 30 Mai 2021 - 21:21

Ce repas resterait, à n'en pas douter, dans les annales familiales. Non seulement parce que Meredith Hawthorne avait été officiellement présentée à cette occasion, pas uniquement parce qu'elle avait amené avec elle des souvenirs et des explications que Cynog n'avait jamais imaginé revevoir un jour. Mais surtout parce que....

Personne, sous ce toit, n'avait jamais osé s'en prendre de façon aussi frontale à l'autorité de Trystan.

Et dans le sillage de sa petite amie, Gauwain s'était tenu plus droit, son regard avait été ferme et assuré. N'était-ce pas, finalement, ce que son père lui demandait depuis des années ? ….sauf que Trystan n'avait pas imaginé que son fils s'affirmerait à ses dépends. Oui, définitivement, ce repas était à marquer d'une pierre blanche.

Ah, oui, et on s'en souviendrait aussi parce que le pudding était le meilleur que les convives aient goûté de leur vie, de loin. Un classique, exécuté pourtant avec une finesse témoignant d'un talent rare, apte à livrer aux gourmands un festival de saveurs subtiles et une texture pareille à nulle autre. Finalement, les hommes aussi pouvaient ne pas démériter en cuisine, semblait-il. Qui sait, peut-être que si Trystan avait accepté de se mettre un jour au fourneau, leur foyer serait réputé pour son vol au vent.

Malgré le silence de la fin de repas, Gauwain ne se sentait pas écrasé. C'était le pendant lumineux à ces journées d'été où l'ambiance à la table avait été glaciale, et il avait l'impression qu'il avait ingéré une potion d'euphorie. C'était un plaisir incroyable.

Il souriait encore quand il annonça qu'ils sortaient et seraient de retour pour 17h, mais qu'on ne les attende pas pour le thé (il n'était pas complètement suicidaire, et ménageait à l'ego de son père une pause ; ainsi, le patriarche serait libre de se retrancher dans ses quartiers plutôt que de se mesurer à nouveau au duo infernal de jeunes amants).

Dehors l'ambiance était fraîche, le ciel toujours nimbé d'argent. Et pourtant, Gauwain inspira à pleins poumon, comme s'il retrouvait la surface après un plongeon dans les abysses. Main dans celle de Meredith, tandis qu'ils s'éloignaient de la demeure familiale... Il craqua et laissa exploser sa joie, quand elle finit par le couvrir de baisers. Elle aussi semblait ivre, ivre de fierté, de joie, d'amour. Et en retour, il sentait une chaleur exploser dans son torse, une envie de hurler et de courir et de vivre.

Il la rattrapa pour la soulever par les hanches, la faire tournoyer.


« Je t'aime- Oh, Reddy- Tout ça, c'est par toi, pour toi- T'as été- T'as été totalement dingue, t'es la meilleure ! T'es incroyable ! T'as vu la gueule de mon père ? »

Un nouveau rire chaud, qui se perd dans un baiser brûlant, un  témoignage de gratitude, une explosion de vie.

« On va se balader, on prendra tout le temps qu'il faut, pas question de se presser. On peut même se poser au pub local, mais avant ça, je veux te montrer la ville, et tout te raconter dessus. »

C'était l'enthousiasme de l'amant, qui n'ignorait pas qu'elle connaissait la ville, mais qui entendait bien lui présenter une autre Saint Davids. La ville qui l'avait vue grandir, les secrets qu'on ne connaissait que lorsqu'on était enfant, sur un territoire. Les histoires à se faire peur, sur un gamin qui aurait été dévoré par un troll sous cette arcade là, sur le chien du vieux Mc Grégor qui a du croquer ses doigts de pieds. Les bonnes planques, les passages secrets, et ce cerisier qui donnerait plus tard, dans l'année, ils reviendraient, promis, il lui ferait la courte échelle, alors, et elle les goûterait, les meilleures du pays. Cette pente, qu'il avait cru bon d'essayer de dévaler dans une petite caisse à savon, et qui lui avait coûté deux dents de lait malgré un sort destiné à amortir les chocs, parce qu'il avait fait un terrible vol plané. Et puis ici, la meilleure boutique du coin, qui vendait des pastries à faire pâlir d'envie même monsieur Cole Bronson.

Il joua le guide en gardant sa main dans la sienne, avec enthousiasme et bonheur de lui montrer tout ça, en lui volant des baisers ou en laissant ses mains s'égarer tandis qu'elle étudiait des détails particuliers, sans vraiment se préoccuper des regards désapprobateurs des grenouilles de bénitier assises sur le banc près de l'Eglise.

En un mot : il était heureux, lui qui avait appréhendé ce moment. Plus heureux que jamais, en arpentant avec elle les vieilles pierres moussues.[/b][/color]
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