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Le frère que je n'ai jamais eu w/Cecil

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Cecil Walsh

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NEUTRE
Le silence est une opinion.

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MessageSujet: Re: Le frère que je n'ai jamais eu w/Cecil Le frère que je n'ai jamais eu w/Cecil - Page 2 EmptyVen 2 Juil - 11:57

Sans qu'il ne lui soit possible d'empêcher cette idée de traverser son crâne, Cecil se fit la réflexion que son frère Dexter lui rappelait de façon très curieuse un Rottweiler. Il n'avait pas l'air très avenant, il ne donnait clairement pas très envie de le caresser (sans arrière pensée, bien entendu). En fait, le jeune homme avait l'impression qu'ils étaient si différents qu'il ne leur serait jamais, jamais possible de s'entendre. Comment un homme aussi austère pourrait-il tolérer dans sa vie quelqu'un de si frivole ? L'irlandais était gentil, mais parfois un peu lourd, malgré lui toujours. Ça le rendait de ce fait attach(i)ant. Pour lui qui vivait sans famille depuis qu'il était parti de chez lui - notons qu'il avait fait montre de beaucoup de bravoure et de maturité pour claquer la porte au nez de ses parents - savoir qu'il avait un demi-frère élargissait un peu ses horizons. Même s'il craignait de le rebuter un peu... Tout aussi doué avec un crayon dans les mains était-il ! Fermé comme une boîte donc face à lui, Cecil voyait bien mal comment arranger les choses. Changer de sujet lui parut pertinent et Pré-au-Lard lui permettait presque de sauter du coq à l'âne sans trop de problèmes. Le haussement d'épaules de son frère le vexa, malgré tout, comme un pou. Le fait est que l'idée qui avait germé dans l'esprit du jeune homme lui paraissait tout de même foutrement brillante - c'était donc inquiétant - et il ne comprenait pas que l'entrain de son interlocuteur ne suive pas. S'il avait été meilleur psychologue, il aurait pu simplement comprendre que de toute évidence, son aîné ne partageait pas la même façon de réagir aux choses, ce qui était meilleur pour lui, bien entendu. Mais voilà, il y décelait un manque d'intérêt, et puisque le monde avait toujours manqué d'intérêt à son égard, cela le frappa davantage.

Puis là, il apprit qu'il vivait carrément au village sorcier et Cecil afficha un air digne d'un gosse devant un bon gros paquet de bonbons. Comme si, quoique Dexter fasse, il pouvait attirer un air admirateur sur le visage de son jeune frère. Il aimait donc le calme. Est-ce qu'il était étonné ? Non, pas franchement. Est-ce que Cecil aimait le calme ? Ça dépendait. Il appréciait bien se perdre dans la foule pour sentir la puissance de la solitude le heurter, dans les festivals, les concerts. Mais malgré tout, lui qui aimait bien dessiner ou faire de la calligraphie, il avait parfois aussi besoin d'être en tête à tête avec lui-même. Pour une fois dans cette conversation, le cadet se sentait au moins un peu proche de l'aîné. « On réfléchit mieux quand y'a personne, c'est clair » répondit-il avec une bonhommie certaine en hochant naturellement la tête. Lorsqu'il lui confia pourtant qu'il ne connaissait pas cet endroit lorsqu'il était plus jeune, Cecil ne put empêcher un air un peu triste de se peindre sur son visage, parce qu'il ne maîtrisait absolument pas la poker face. En fait, il ne trouvait pas cela curieux que Pré-au-Lard n'existe pas à l'époque de son frère - quoique peut-être que ça aurait dû le surprendre, justement - il trouvait juste cela triste qu'il n'ait pas profité de ces sorties où on file acheter des bonbons, supplier pour une bierraubeurre et se lancer des défis pour essayer de fuir l'école en passant par la campagne. « Comme c'est triste » lâcha-t-il d'un air complètement lunaire, « j'en garde de supers souvenirs ». Cecil n'avait absolument pas fait attention à la question de l'Auror sur le positionnement du village. « Un jour je me suis retrouvé en colle parce que j'avais fait tomber une objet de la boutique de farces et à trappes sous le nez du concierge... Quand il a essayé de le prendre, ça lui a pincé les doigts et il a fallu un sortilège pour les lui libérer ». La projection mentale de ce souvenir lui arracha un rire, tout de même. « Et euh, c'était quoi ta question, pardon ? » lui demanda-t-il en revenant sur terre, parmi les gens biens, les gens alertes, les gens capables de suivre réellement une discussion. Les joues rosées par sa propre frivolité, Cecil s'essaya au fameux sourire crispé qui lui donnait en fait l'impression d'être une sacrée farce.


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Dexter Walsh

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MessageSujet: Re: Le frère que je n'ai jamais eu w/Cecil Le frère que je n'ai jamais eu w/Cecil - Page 2 EmptySam 3 Juil - 20:55

La stabilité était le maître mot de Dexter. Jusque dans ses émotions d’ailleurs, qui étaient tout de même relativement constantes. Après tout, c’était l’apanage des originaux que de passer de l’euphorie à la déception en un temps record, et c’était même une attitude qui le désarçonnait passablement. Comme si ces gens parvenaient à passer d’un extrême à un autre sans graduation aucune, et la graduation, c’était quelque chose d’important. Dexter parlait souvent de curseurs, ou de toute autre chose qui aurait permis de quantifier ou noter quelque chose. C’était rassurant, pour lui, de pouvoir déceler les nuances, les identifier. Mais Cecil était résolument de ceux qui pouvaient jouer aux montagnes russes émotionnelles en un claquement de doigts, preuve supplémentaire qu’ils partageaient peut-être un peu de sang, mais rien de plus. Pourtant, comme si tout ça était un peu contagieux, Dexter s’était aussi vite ouvert qu’il s’était renfrogné, à la simple évocation des déboires de frère avec son sacro-saint Ministère. Et il n’aimait pas ça, se sentir vaciller tout à coup, avoir une lueur d’espoir qui se retrouvait tout à coup envolée comme sous l’effet d’un déluminateur. Et il n’aimait pas non plus penser en métaphore, alors c’était dire son trouble.

Sans qu’il ne se l’explique, d’ailleurs, Cecil afficha un air ravi de savoir qu’il habitait le village dans lequel ils étaient actuellement. Mais pourquoi donc ? Etait-ce une information réjouissante à ce point, que d’avoir choisi de rester dans le village où il avait emménagé avec sa petite-amie à l’époque, plus par commodité que par choix, en vérité ? Dexter détestait le changement, et un déménagement était un changement trop radical pour sa petite personne. Il avait ses habitudes, à quoi bon les chambouler ? Paolina lui avait laissé l’appartement, parce qu’il y avait trop de souvenirs, selon elle. Soit, l’appartement était pratique, et Dexter y voyait plus volontiers un salon, une cuisine et deux chambres que des endroits où il avait vécu des instants heureux, alors il était resté. Son ex copine avait beaucoup pleuré en lui rendant les clés - ou plutôt en les lui balançant en pleine tête. Dexter, lui, avait esquivé l’affront et ramassé le trousseau sans montrer une bribe d’émotions, alors que pourtant, il l’aimait.

Mais visiblement, son frère aimait ça, lui, les souvenirs. Il avait l’air peiné que son frère n’ait jamais fréquenté ce salon de thé, avant de finalement lui raconter une histoire abracadabrantesque sur la boutique de farces et attrapes - que Dexter, ça allait de soi, n’avait jamais fréquenté de sa vie. Mais qu’est-ce qu’il racontait, par Merlin, et quel rapport avec… Bingo. L’instinct d’enquêteur de l’Auror se réveilla et il comprit bien rapidement que quiproquo il y avait. Dexter avait d’abord parlé du village, avant d’évoquer à demi-mots l’endroit précis où ils se trouvaient. Cecil, quant à lui, parlait de Pré-Au-Lard et… quoi ? Pensait-il vraiment que le village n’existait pas il y avait vingt ans de ça ? Mais enfin ! Sans être le plus fin observateur qui soit, les vieilles briques alentours semblaient a minima centenaires, non ? Que Godric lui en soit témoin, Dexter ne parvenait pas à comprendre comment il pouvait un tant soit peu être lié à un être humain aussi différent que lui. Il écouta ses élucubrations sans broncher, avant de replonger son nez dans son café, laissant à ce garçon dans la lune l’opportunité de comprendre tout seul qu’il s’était perdu en chemin, et qu’il avait fait fausse route. Mais non, rien, sinon un brusque retour sur terre et un faciès des plus gênants à observer. Dexter n’essaya pas de lui retourner son sourire, le résultat aurait sans doute été pire. « Je disais… » reprit-il d’une voix ferme et un peu sèche. « Que je ne connaissais pas ce salon de thé à l’époque où j’étais élève. » Il appuya tant et si fort sur les mots qu’il aurait pu en faire exploser une tasse. « Ma question étant donc : pourquoi avoir décemment choisi un endroit plus propice aux rendez-vous galants qu’à… » Qu’à quoi, Dexter, exactement ? La formulation trahissait quelque peu son impatience, et son hésitation était désormais évidente. « Qu’à d’émouvantes retrouvailles ? » finit-il par dire sans qu’une once d’émotion ne transperce sa voix glaciale.

Et ce fut à cet instant qu’il réalisa qu’il réagissait comme un parfait connard. Car oui, Dexter savait juger les autres, mais aussi lui-même, parfois. « Je te prie de m’excuser. » dit-il finalement en se raclant la gorge, son regard fuyant un peu le visage naïf et si innocent de ce frère qui lui donnait l’impression de n’être qu’un étranger. « Je suis malheureusement plus doué pour les interrogatoires que pour les bavardages. » Alors que la conversation se rembobinait dans sa tête, il réalisait qu’au fond, il n’avait fait que mettre mal à l’aise Cecil - et inversement - avec ses questions et ses a priori. Mais peut-être était-ce juste le signe qu’ils n’avaient, en fait, rien à se dire ?
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MessageSujet: Re: Le frère que je n'ai jamais eu w/Cecil Le frère que je n'ai jamais eu w/Cecil - Page 2 EmptySam 17 Juil - 17:08

Tout emballé qu'il était de parler de quelque chose qu'il maîtrisait à peu près - à savoir, Pré-au-Lard - Cecil ne se rendit absolument pas compte qu'il avait mal saisi l'information de Dexter. En fait, l'irlandais maîtrisait si peu de choses dans sa vie, menait si peu les conversations également, qu'il était plutôt inimaginable de le voir être réellement bon pour parler de quelque chose. Comme s'il n'était pas dans le bon corps d'ailleurs, sa gestuelle n'allait pas, ses expressions physiques non plus et que dire de sa manière de parler ? Il était un OVNI à lui tout seul, sans doute que cela lui donnait un certain charme d'ailleurs. Mais enfin, le charme en tout cas ne semblait pas DU TOUT opérer sur son frère aîné. Il suffisait de tendre l'oreille vers le ton qu'il employa pour lui répondre. Cecil déglutit parce qu'il avait l'impression d'être précisément repris par leur géniteur commun. Et cet homme qu'il pensait être dans la tombe semblait revenir le hanter, d'une manière ou d'une autre, par la voix qu'utilisa son frère aîné. C'était sans doute totalement faux d'ailleurs, peut-être qu'il se faisait des idées, parce que les colères de feu son père l'avaient traumatisé. Mais voilà. Il détourna le regard d'un air un peu coupable et en vînt à la conclusion qu'il fallait peut-être s'arrêter là.

Dexter et lui n'avaient rien en commun, c'étaient des choses qui arrivaient. Cecil n'avait pas à changer pour le charmer, Dexter non plus d'ailleurs. Ils étaient deux individualités avec leurs propres idées et attitudes et il était bien délicat de trouver les 50% de gènes en rapport l'un avec l'autre. Le plus jeune se rendit bien compte que son frère lui posait une question sur son choix et il trouva la question un peu bizarre. « Madame Pieddodu fait du bon thé... » se justifia-t-il avec une mollesse exceptionnelle, « et du bon café, apparemment... ». Son attitude plus timide sembla porter ses fruits, bien qu'il n'avait pas réagi ainsi pour manipuler son aîné. Cecil réagissait naturellement, sans sous-entendu, généralement. La manipulation, trop peu pour lui. En bon Poufsouffle qu'il était, ce n'était pas une attitude qu'il connaissait. « C'est pas grave ! » affirma Cecil en hochant la tête comme si ça lui permettait de se rattraper, « on a qu'à s'arrêter là pour aujourd'hui ». Il avait proposé ça avec une certaine bonhommie, tout de même. Souffler, un peu, loin de lui et lui loin de l'autre. Il ne savait absolument pas si ça allait, d'une quelconque façon, vexer son aîné, aussi ajouta-t-il avec empressement : « On pourra se revoir ailleurs, si tu veux. Mm... » - il fit une pause, mal-à-l'aise, « je ne veux pas te déranger ».
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MessageSujet: Re: Le frère que je n'ai jamais eu w/Cecil Le frère que je n'ai jamais eu w/Cecil - Page 2 EmptySam 24 Juil - 18:10

Il en fallait beaucoup pour mettre Dexter mal à l’aise. Après tout, il confrontait régulièrement des détraqués, des fous dangereux. Leur confessions avaient de quoi déranger, mais à force d’habitude, l’Auror ne cillait même plus en les entendant. C’était devenu son lot quotidien ou presque. C’était sa mission. C’était ainsi. En revanche, les moments sociaux étranges comme celui qui se déroulait en ce moment même avait de quoi le désarçonner. Dexter n’était pas un homme qui se liait aux autres. Il mangeait souvent seul, ou en compagnie de quelques collègues qu’il supportait et qui partageaient la même austérité et le même intérêt pour le travail bien fait. Souvent, ils n’échangeaient que sur les dossiers en cours, et certainement pas sur des choses personnelles. Car comme il le disait, badiner n’était pas dans ses aptitudes naturelles. Se confier, encore moins. Combien de temps avait-il mis à se livrer un peu à son ex petite-amie ? Combien de temps avant d’ouvrir la bouche lors des groupes de soutiens ? Avoir montré un de ses tatouages à ce frère fraîchement découvert était déjà un miracle. Pour le reste… Il faudrait sans doute du temps.

Au moins Cecil avait-il eu l’intelligence - ou la chance - de répondre de façon fort pragmatique à sa question sur le lieu de rendez-vous. C’était un fait, la gardienne des lieux savait y faire question boisson chaude. Pourtant, Dexter était un homme exigent sur le café, et ne buvait d’ailleurs celui du Ministère que parce qu’il fallait bien qu’il ait du carburant dans les veines. Son préféré était incontestablement le sien, mais Madame Piedoddu se défendait. Evidemment, il ne remettrait probablement jamais les pieds dans cet endroit trop rose, trop chargé, trop tout simplement. Mais en cas d’extrême urgence, ou de désarroi, pourquoi pas. « C’est vrai. » répondit-il sans ajouter quoi que ça soit de plus. La brusque réalisation de son attitude glaciale le faisait se questionner, et le poussa même à s’excuser. Cecil n’avait pas l’air bien rancunier, aussi ne fut-il pas étonné de l’entendre lui dire que ça n’avait pas d’importance. En réalité, ça en avait. La première impression, disait-on, restait longtemps ancrée dans une mémoire, et ça n’était pas Dexter qui viendrait contredire cet état de fait. Prompt à juger comme il l’était, il n’y avait bien que lors de ses interrogatoires qu’il cherchait à creuser, car trop souvent des visages angéliques s’étaient révélés bien plus sombres. Pour ce qui était des gens de sa vie, Dexter se faisait vite son idée, jugeait trop rapidement sûrement. Autant dire que la case dans laquelle il avait rangé Cecil avait presque des allures de prison, tant son opinion était tranchée. C’était un gamin immature, attendrissant peut-être, mais absolument pas adapté au monde qui était le leur. C’était quelqu’un qui s’attirait des problèmes, et ne s’en cachait pas. Et l’Auror avait finalement bien assez de problèmes comme ça, sans avoir à s’encombrer d’un inutile fardeau. C’était ce que sa raison lui dictait, mais son coeur, lui, était bien incapable de laisser quelqu’un dans le pétrin. Mais il fallait du temps pour que ses émotions prennent le pas sur le reste, et pour l’instant, en effet, mieux valait mettre fin à tout ça. Dexter avait besoin de réfléchir, ou d’oublier. Réfléchir, plus probablement. « C’est une bonne idée. » Car si lui, l’inébranlable, était perturbé, que pouvait-il bien se passer dans la tête d’un garçon aussi fragile que son frère ? « Accordons-nous un peu de temps. Après plus de vingt ans, rien ne presse. » C’était une bien froide constatation, mais c’était après tout la vérité. Sauf que ces vingt années avait été faites d’ignorance, et que désormais, ils savaient. Ils savaient, et Dexter comprit bien que ce frère surgi de nulle part avait besoin de lui, malgré le fait qu’il s’excusait presque d’exister. Son âme chevaleresque ne réalisait juste pas encore qu’il volerait à son secours, comme il le faisait toujours.

D’un geste assuré, Dexter fouilla ses poches et en extirpa une bourse, dans laquelle il chercha le compte juste d’argent. L’ardoise en arrière-plan lui indiquait les prix, et un rapide calcul lui épargna l’attente gênante qui aurait suivi en demandant l’addition. L’austère Auror déposa donc la somme exacte des trois consommations, avec un pourboire conséquent, et se leva dans la foulée, drapant sa fastueuse cape sur ses solides épaules dans un mouvement ample. « Prends soin de toi, Cecil. » Son ton était bienveillant, et il hésita même à poser une main sur l’épaule plus basse de son frère. Mais tout de même, ils n’en étaient pas là. La minute d’après, Dexter était déjà dehors. Un oeil avisé, à l’intérieur, aurait remarqué que le dessin de Cecil ne trônait plus à côté des mornilles. Pour ne pas le froisser, l’homme qui y était dessiné ne glissa pas ses mains dans ses poches, affrontant donc le froid jusqu’à la porte de chez lui.
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