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Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain

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Meredith Hawthorne

Meredith Hawthorne


COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

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MessageSujet: Re: Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain   Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain - Page 3 EmptyDim 4 Juil 2021 - 18:05

Timo Järvinen avait failli mourir.
Du moins, il était passé à deux doigts d’une noyade éventuelle, orchestrée par un grand Gallois immensément furieux. Le Finnois, toujours saoul, ne s’était nullement privé d’offrir quelques réflexions à la demi-Vélane qui finirent silencieuses, parce qu’une grande main suédoise était plaquée sur des lèvres finlandaises distillant des âneries outrancières. Meredith Hawthorne allait se souvenir de ces premières vacances, avec Gauwain Robards. Pour cela, elle en était sûre et certaine. Parce que son grand Ours avait laissé son Ire s’exprimer et que malgré elle, elle n’avait pas aimé cela. Or, ce n’était pas pour cela qu’elle donnait raison au grand blond. La jeune femme, dès le lendemain, verrait si ce dernier poursuit sa tentative sur elle, où si seulement l’alcool a contribué à un éventuel rapprochement.

Rapprochement, que la fille unique de la Comtesse de Vermandois fit en sorte d’éradiquer le plus vite possible. Car la simple idée d’avoir à témoigner sous serment au Magenmagot parce que son petit ami avait usé de violence était à proscrire. Bien que, dès lors qu’elle l’entraînait avec elle, le grand Gallois n’en avait pas fini. La Présidente de l’EMS avait été somme toute réactive et furieuse, ne laissant nullement le choix à son amant de plaider sa cause. Ou d’émettre une contrariété. Les sourcils froncés et les bras croisés sous sa poitrine opulente, lorsqu’ils furent de nouveau seuls dans le chalet, Meredith Hawthorne constata que Gauwain Robards avait des idées peu chastes qui ne concernaient pas son regard vert courroucé. Avec un claquement de langue de plus en plus réprobateur, la belle blonde lui jeta une œillade énervée, qui ne pouvait signifier qu’une seule chose : mes yeux sont plus haut, Gauwain. Et, il fallait croire qu’il avait compris le message sous-jacent.

- Hm. Fut la seule réponse énoncée par des lèvres rouges pincées. Assortie d’une autre plus cinglante, prétextant à un Ours qu’il devait calmer ses ardeurs. Comme un Finlandais, mais cela était une autre histoire.

Néanmoins, dans la grande baignoire à la couleur virginale, la Franco-Galloise pouvait poser un regard attentif sur le corps nu de son amant, ce qu’elle ne fit pas. Ou du moins, les quelques secondes qui précédèrent, l’eau de la douche coupée et le fait qu’il s’approche d’elle et la rejoigne. Lorsqu’il la surnommait par l’animal qui était son Patronus, Meredith Hawthorne était toujours attendrie. Car cela réaffirmait cet instant, où tous deux avaient dévoilé ce qui faisait vibrer leurs âmes. Et par corollaire, leurs cœurs. L’Ours protecteur avait rencontré l’Hermine espiègle. Hermine qui d’ailleurs, eut un haussement de sourcils, suite à la proposition évoquée par le grand Ours. Penaud.

Il semblait sincère dans ses excuses, ce qui ravit la demi-Vélane. Mais dont nul sourire, ne vint pimenter les labiales vermeilles. Restant stoïque et silencieuse, -surtout-, la belle blonde attendait la fin de ce laïus. Où le regard couleur chocolat était en proie à des émotions intenses. Une rédemption telle, qu’elle toucha en plein palpitant, la Présidente du BDE de l’EMS. Or, là encore, elle n’en fit rien. Et, ne le montra pas. Offrant toujours son silence. Et un regard vert qui se détacha du jeune homme accroupi bras croisés sur la baignoire, pour contempler le plafond. La Franco-Galloise jouait avec la mousse vanillée, laissant planer cette absence de bruit, dans l’habitation finlandaise. L’ancienne Serpentard voulait le faire ‘mariner’ quelque peu. Sans le blesser. Parce que cela était de bonne guerre, et qu’il le méritait.

Reportant enfin ses orbes verts sur lui, après un temps qui avait dû paraître interminable pour le principal concerné et accusé, Meredith Hawthorne riva ces mêmes prunelles dans celles chocolatées de Gauwain Robards. Pour un instant d’éternité suspendue. Commençant alors, après quelques minutes, à venir effleurer ses avant-bras, puis ses bras. Et enfin, terminer son exploration sur ses épaules. Toujours sans mot dire. Sans s’exprimer encore. Observant les réactions que suscitaient ces gestes chez son amant précieux. Qu’était-il en train de penser ? Allait-il encore tenter de plaider sa cause, devant une tutrice qui se voulait intransigeante au demeurant ? Au bout de quelques secondes, un sourire rouge grenat refit surface sur les lèvres charnues. Et une phrase, murmurée du bout de ces mêmes lèvres, à quelques millimètres des masculines, tant désirées. Et tant de fois saluées.

- Passé l'énervement, je t'ai trouvé incroyablement attirant. Et de venir l'embrasser avec passion. Amour. Déférence. Tu es excusé, Gauwain Robards. Il ne peut en être autrement. Murmura la fille unique de la Comtesse de Vermandois, l’embrassant de nouveau. Se faisant féline et caressante. Viens dans le bain, je te fais une place. A peine ces mots prononcés, l’aspirante Auror se décala pour laisser s’immerger cette immense silhouette qui parvenait à lui faire autant d’effets.

Lorsqu’enfin, son derme à lui, n’était plus qu’à quelques millimètres de son derme à elle, la belle blonde réduisit encore plus l’espace entre leurs deux corps nus. Venant se mettre sur la silhouette musculeuse et athlétique, avec un contentement présent sur le beau visage de l’avoir ainsi retrouvé. Qu’il n’y avait plus de Finlandais dérangeant, qu’ils étaient enfin seuls. Sans rien ni personne, pour les séparer ou les arrêter dans leurs retrouvailles. Joueuse, l’aspirante Auror s’amusait avec la chevelure brune de son homologue futur Auror, lui offrant alors des mèches rebelles et désordonnées qu’elle trouvait à son goût. Parce qu’il était souvent décoiffé après l’amour et qu’elle trouvait cela odieusement attendrissant.

- Faites-moi un grognement, Monsieur l’Ours. Que je juge de votre prétention à vouloir vous excuser ! S’exclama l’Hermine avec un rire. Montrez-moi de quoi vous êtes capable, et peut-être, je dis seulement peut-être, je peux vous acquitter. Un air facétieux dans les prunelles couleur de fée verte et un sourire grenat ô combien pétillant.
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Gauwain Robards

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MessageSujet: Re: Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain   Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain - Page 3 EmptyDim 4 Juil 2021 - 21:47

Malgré sa haute stature, face à elle, il était géant de papier. Très conscient de s'être raté. Il ne regrettait d'avoir calmé Timo que pour une seule raison : elle était, à juste titre, agacée. Or, il savait qu'elle pouvait livrer elle-même ses batailles. Il l'avait déjà vu faire, à l'EMS, de nombreuses fois, renvoyant d'un sort des prétendants trop zélés dans leurs foyers. D'ordinaire, il la laissait faire. Observait le recadrage avec un sourire en coin, un plaisir non dissimulé, quand une claque s'abattait sur une joue ou qu'un incendio mettait le feu à des parties sensibles...

Alors pourquoi, ce soir, avait-il pris les choses en main ?

Peut-être parce qu'il n'y avait pas eu de baguette à portée de main, vu leurs tenues (….un mauvais point, cadets, et une leçon : on ne se départissait jamais de son arme). Peut-être parce que Timo savait, et que sérieusement, mec ?? (Si c'était le sens de l'humour finlandais, il n'approuvait pas.) Ou, plus probablement... parce que sans se l'avouer, il était sur les nerfs. Et qu'il y avait un nombre infini de si, dans ce week-end de vacances. Un nombre d'incertitudes et d'inconnues et de raison que rien ne se passe comme prévu. Il n'avait pas l'intention d'en laisser une autre s'ajouter. Il allait lutter, de toutes ses forces.

Sauf qu'il avait peut-être lutté contre un fantôme de dragon. Un écho de risque, que sa sirène soit emmenée vers d'autres eaux. Juste... le rappel d'une crainte. Et pas un réel concurrent.

Il en payait le prix : le regard vert demeurait inflexible, et sa belle gardait le silence, détachée et impériale. Refusant de commenter les mots d'excuse et le plaidoyer. Il la suppliait du regard, et pourtant elle ne trahissait nulle émotion. Durant un instant infiniment long, incroyablement douloureux, il se vit refermant leurs valises, se tenant à côté d'une Meredith Hawthorne inaccessible, refusant de lui adresser un mot. Ses entrailles se tordirent.

Seulement finalement, peut-être parce qu'elle considérait qu'il avait assez souffert, elle vînt river ses yeux aux siens : il n'y avait nulle colère dans les prunelles vertes. Aucune colère. Il n'osa pas respirer, dans ce temps suspendu où il lui semblait que son destin se jouait. Du bout des doigts, elle caressa ce corps paralysé, qui n'osait croire que le pire était passé. Qu'il n'y aurait pas de retour silencieux.

Cependant, le sourire intensément rouge vînt refleurir sur ses lèvres et il sut, en cet instant, qu'il était pardonné. Avant même le baiser libérateur, avant même les mots murmurés avec amusement et tendresse, qui le firent rire entre deux éclats de fusion.

« ….Ne dis pas ça, sinon je vais recommencer.... Si tu me trouves attirant quand je recadre des mecs... »


Il ne se fit pas prier quand elle l'invita à la rejoindre dans l'eau chaude. A se reconnecter l'un à l'autre. Le soupir de soulagement qu'il lâcha n'était, clairement, pas feint, alors que leurs corps se retrouvaient, se calaient naturellement l'un avec l'autre. Eprouvait-elle la même chose, elle qui souriait de façon resplendissante et caressait, jouant à le recoiffer de façon artistique, malgré des protestations amusées de son homme ?

Pour l'amuser et parce qu'il ne pouvait rien refuser à celle qui régnait sur son cœur, il lui offrit un grondement rauque, de la plus belle sorte, un bruit animal qui rendait honneur à son Patronus. Ours il était, jusque dans son âme. Amoureux il était, dans la plus petite parcelle de ce qui le faisait être lui. Et de ces deux dimensions ressortait une seule vérité : il ferait tout pour la faire sourire. Tout. Pour qu'elle continue ainsi de le regarder, de se montrer joueuse et taquine, hermine preste et liée à lui. Deux qui forment un tout.

Quant à ce dont cet ours était capable... Il s'acquitta de ce défi avec amour et enthousiasme à la fois. Jouant sous l'eau, de caresses moins sages, dans la lignée de ce qu'ils avaient initié dans le lac. Testant ses capacités en matière d'apnée, avant d'attraper, à l'aveugle sa baguette pour un sortilège de Têtenbulle (dont le créateur n'avait sans doute pas eu en tête ce genre d'utilisation).

Acheva-t-il de gagner un acquittement, devant cette petite démonstration ? Peut-être. La principale concernée ne dirait avec plus de justesse.

Lui témoignerait seulement que plus tard, allongés tous les deux, leurs corps entremêlés, somnolant, il se sentait bien. Caressant encore ses formes, à moitié endormi, dans la nuit scandinave qui ressemblait plus à une aube éternelle. Malgré la clarté, le lit était confortable, accueillant ; au matin, les amants étaient reposés.

Il la laissa dormir, déposant un baiser sur son front, avant de s'éclipser comme prévu, pour aller récupérer un panier gourmand. Qui du Suédois ou du Finlandais s'acquitterait de cette tâche ? Vu le déroulé de la veille, il avait tablé pour Sven, mais il eut la surprise de découvrir Timo, approchant sur le sentier de bois avec un panier tressé, les yeux cernés, mais un sourire aux lèvres agitant une main amicale.

….Malgré la veille. Il grommela.
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MessageSujet: Re: Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain   Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain - Page 3 EmptyLun 5 Juil 2021 - 9:26

N’était-il pas facile à faire plier, lui, l’Ours colossal  face à l’Hermine radieuse ?
Meredith Hawthorne, à force de le côtoyer, connaissait Gauwain Robards comme nul autre. La belle blonde savait analyser les signes, avait une idée de son mode de fonctionnement. Tout comme l’aspirant Auror savait pour la jeune femme. Ne s’étaient-ils pas liés en France, sous l’astre sélénique, par ailleurs ? Le Soleil et la Lune, dans un ballet séculaire et immémorial, qu’ils aimaient à faire souvent. Pour se retrouver, s’apprivoiser à nouveau. Et s’aimer. Ainsi, la Franco-Galloise sentait le plaisir non occulté qu’avait son petit ami, lorsque cette dernière se mettait à éconduire des représentants de la gente masculine à l’EMS. A force coup de sortilèges bien placés, stratégiquement par ailleurs, et de gifles monumentales. Gifles qui résonnaient encore dans l’enceinte du Campus et qui cuisaient les joues de certaines âmes insistantes.

Mais ici, face à l’immense Finladais tout de drague vêtu, l’ancienne Serpentard n’avait eu le temps de rien faire. Son amant s’en était chargé, ce qui avait fait s’illustrer le courroux de la demi-Vélane. Qui, comme il l’avait vu de nombreuses fois, s’était débrouillée sans lui. Avant, qu’ils soient ensemble, pendant et sûrement après. Pourquoi, était-il intervenu cette fois-ci ? La descendante de Fenella de Vermandois avait l’intuition que son partenaire était soumis à quelques émotions intenses qu’il n’évoquait nullement devant elle. Qu’il était tendu. Était sur le qui-vive, à la moindre remarque de la belle blonde. Fusse-t-elle, être désobligeante ou non. Comme dans cette baignoire, où Meredith Hawthorne mettait un point d’orgue à faire souffrir quelque peu Gauwain Robards.

Or, le regard chocolat était une cruelle supplique à contempler pour les prunelles d’absinthe pure. A l’intérieur de son âme, son cœur et son corps, la Présidente du BDE de l’EMS avait cette sensation sourde de cette affliction qui emprisonnait les entrailles de son tutoré. Qu’il n’y avait pas que le regard brun aux nuances de caramel chaud qui souffrait, qu’il y avait bien pire encore. Parce que cela touchait son essence. Ce qui le rendait unique à ses yeux et qui faisait, qu’elle pouvait l’aimer profondément. Comme aucun autre représentant masculin sur cette Terre. Alors, le supplice avait assez duré. Le grand Gallois éperdu d’amour et se confondant en excuses se trouvait libéré de ce poids qui lui étreignait la gorge. Car la demi-Vélane avait rétabli à la fois, regard et contact avec lui. Lui offrant des sourires rouge d’un grenat éveillé et ô combien délicieusement amoureux.

- Je ne serais pas contre à ce que tu recommences. Lâcha la belle blonde entre deux baisers passionnés, lui laissant la place requise pour immerger cette gigantesque silhouette.

Dont le soupir de complaisance, énoncé par les labiales de cette dernière ne passa nullement inaperçu aux oreilles de la jeune femme. Qui fit le même, en écho. Contente de l’avoir près d’elle. De retrouver sa peau à lui, contre la sienne à elle. Être séparé ainsi, était une torture. Un sentiment d’abandon, que la fille unique de la Comtesse de Vermandois ne voulait plus connaitre. Ne voulait plus ressentir. Ce dont les mains fines et graciles avaient conscience en revanche, c’était de cette douceur éprouvée à caresser et se perdre dans les mèches brunes et foncées. Malgré les grommellements rieurs et les injonctions de stopper toute velléité de recoiffer Gauwain Robards, Meredith Hawthorne continuait. En proie à un rire de liesse. Augmentant quand le beau brun se mit à faire comme son Patronus : à gronder. Comme le tonnerre. Ce qu’elle pouvait aimer ces moments. Précieux, comme la plus magnifique merveille du monde.

Des marmonnements d’ursidé furent bien vite remplacés par des gémissements de complaisance. Le grand Gallois, était de ce fait, acquitté par la seule et unique Juge de ce Tribunal. Ce qui lui redonnait visiblement le sourire, lorsque la belle blonde ouvrit un œil pour vérifier s’il était bien présent à côté d’elle. Entrelacé dans son corps. Satisfaite de cette vision, la jeune femme put repartir dans ses songes, plus profondément. Ne sentant pas le baiser doux et de salutation sur son front, marmonnant des paroles incompréhensibles dans les draps à la senteur parfumée inégalée. Meredith Hawthorne ne vit pas Gauwain Robards s’en aller, trop occupée à rêver de certaines scènes des jours passés. Timo Järvinen, quant à lui, était bien présent à son poste mais le visage cerné et brouillé par l’alcool qui ne l’avait pas montré sous son meilleur jour. Le grand blond, amical et souriant, faisait des grands signes au Gallois, celui-là même, dont il avait ‘dragué’ la petite amie, la veille. Il avait eu un récit détaillé de ses prouesses par Sven Lindqvist, qui ne l’avait pas épargné.

- Gauwain … Commença le géant Finnois en arrivant à sa hauteur. Je suis anteeksi, désolé. J’espère ne pas avoir tout fait foirer. Une grimace sincère, parce que le Guide connaissait l’enjeu derrière ce séjour de Midsummer. Et que Meredith, ne m’en voudra pas trop. D’avoir été lourdingue. Parce que Sven m’a expliqué et … Faut que j’arrête l’alcool. Un léger rire contrit, avant de passer aux choses sérieuses, le panier tressé contenant des victuailles pour le couple de touristes.

Panier, que l’autochtone dévoila et décrivit avec un large sourire, fier de ses racines et de la nourriture qu’il allait proposer, pour une dégustation découverte. En espérant, néanmoins, que les deux Britanniques apprécient sa culture et ne lui tiennent nullement rigueur pour les évènements survenus la veille.

- Que je t’explique un peu, ce que nous avons là. Un grand thermos de café, car nous sommes de grands amateurs devant l’éternel. Deux petits bols de porridge au beurre de la ferme de Yoshua. Une petite cruche de lait, de la même ferme. Du pain de seigle de mon cousin boulanger, Olli. Et … jambon et fromage d’un producteur local. Ainsi que de la confiture. Alors, ça ressemble à des framboises mais ça n’en est pas vraiment. Vous me direz, ce que vous en aurez pensé. Oh ! Et, j’allais oublier les yaourts ! Toujours de chez Yoshua. Un éclat de rire, alors qu’il tendait le panier, cette fois-ci.

Une pause. A la fois longue et courte.
Un soupir court et long, du grand Finnois.

- Est-ce que Meredith m’en veut ? Est-ce que je peux m’excuser auprès d’elle ? Promis, je n’aurais plus des propos comme ceux de la veille. Un sourire et un regard d’un bleu cobalt, intensément suppliants.
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MessageSujet: Re: Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain   Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain - Page 3 EmptyLun 5 Juil 2021 - 20:51

Au moins, le mec ne faisait pas semblant. Il assumait la connerie faite, et sous les sourires, Gauwain percevait facilement non pas de l’inconséquence ou de l’ironie, mais une véritable tentative de se montrer amical, de ne pas attaquer frontalement et avec agressivité le sujet. Il apprécia cela. Grandement. Et cela fit redescendre l’énervement qui recommençait à pointer son nez.

Le Gallois écouta les explications, bras croisés sur son torse, et après un silence, il hocha la tête, prenant une inspiration pour doser au mieux ses mots de réponse.

« Meredith a tendance à faire cet effet aux gens. Aux mecs. Je comprends. Mais juste…. Evite de boire tant qu’on est là ; quand on sera repartis, tu fais ce que tu veux. »

Cette fois-ci, ce fut à lui de grimacer. Parce qu’accepter des excuses était une chose bien différente de présenter les siennes.

« Je n’aurais pas dû essayer de- de te rafraîchir les idées. Elle en est capable toute seule. Mais je sais pas, tout ça- J’ai peur de merder. Et ce faisant, je merde. Mais si ça peut te rassurer : non, tu n’as rien fait foirer du tout. J’ai cru qu’elle était furieuse, mais elle a pardonné mon euh- mon intervention. J’espère que toi aussi. Je ne t’aurais pas réellement noyé. J’en avais pas l’intention. »

Ahrem. A l’origine, en tout cas, ça n’avait pas été le projet, vraiment.

« ….je ne dis pas que je regrette. Mais j’avais pas à intervenir. Pas comme ça, en tout cas. »

Aussi simplement que ça, ils avaient réglé le sujet. Du moins pour l’instant. Si Timo retentait le coup, rien ne garantissait que Gauwain reste serein. Rien du tout. Cependant, il savait l’effet que Meredith avait, bien malgré elle. Elle n’y pouvait rien ; et il comprenait que, sous l’effet de l’alcool, le Finlandais se soit laissé d’autant plus facilement charmer. Maintenant que la colère jalouse était passée, il lui était d’autant plus facile de le reconnaître.

Les deux parties semblèrent tomber d’accord pour passer à un sujet plus léger : les victuailles rassemblées dans le panier. Timo détailla avec enthousiasme ce qu’il leur avait préparé, et c’était du consistent et en même temps du qualitatif. Totalement en accord avec ce qui avait été convenu : un peu rustique, mais une véritable immersion culinaire dans la région. Et les liens avec les producteurs locaux ne faisaient que lui confirmer que ça avait été un bon choix. Il hocha la tête, pour montrer son approbation, tandis qu’il acceptait le panier petit-déjeuner :

« Pas mal ; ça a l’air vraiment sympa, merci. Y a moyen qu’on visite la ferme de Yoshua ? Ou tu crois qu’avec le planning du week-end, c’est une mauvaise idée ? »

Il maniait le panier avec précaution, pour ne pas risquer de renverser quoi que ce soit. Il serait reparti avec sa charge, mais le Finlandais ne semblait pas totalement en paix. D’une voix qui était suppliante, malgré le sourire amical, il interrogea le petit ami sur les sentiments de sa belle à son égard (et on allait mettre de côté le fait que Gauwain avait envie de répondre que ça n’aurait même pas dû être un sujet de préoccupation pour leur hôte. Il répondit de façon peut-être un peu trop directe, mais avec honnêteté.

« Là-dessus, c’est pas à moi de répondre. C’est à elle. De t’écouter et de te dire si c’est oublié. Peut-être au déjeuner. »

….Il espérait qu’il y penserait toute la matinée, qu’il marinerait et que ça lui servirait de leçon. Sur quoi, il le remercia à nouveau pour le panier, et reprit la direction du chalet, pour chercher ce qui ferait un plateau convenable. Il arrêta son choix sur un plateau décoratif, ôtant le vase de fleurs qui s’y trouvait (ne gardant qu’une unique fleur blanche en guise d’ornement). Retenant son souffle, il disposa les différents éléments qui constituaient cet encas à la mode finnoise, le plus artistiquement possible. Il s’efforça de ne pas faire trop de bruit, tout en étant efficace, et l’un dans l’autre, il considéra sa mission comme réussie. Peut-être moins élégamment que si Meredith ou Cole s’en étaient chargés, mais le résultat était honorable tout de même.

Alors seulement, il vînt la rejoindre dans la petite chambre chaleureuse. Elle était toujours aussi belle que lorsqu’il l’avait laissée, endormie. Enfouie dans les draps, apaisée. Il hésita à la réveiller. Après tout, le thermos garderait le café au chaud, non ? Et pour le reste, ça pourrait bien attendre encore un peu…

Aussi, il attrapa un livre dans son sac, et, sans un bruit, se réinstalla à ses côtés. Elle s’éveillerait lorsque son corps y serait prêt. Sans doute les odeurs délicieuses l’y aideraient-elles.

Alors seulement, lorsqu’elle bougea, sortant d’un songe, il eut un sourire, déposant un baiser tendre sur son front.

« Salut, Hermine… »

Il la laissa reprendre contact avec la réalité, l’aidant par des caresses douces. Attendant qu’elle soit pleinement éveillée pour lui murmurer, dans un baiser :

« J’espère que tu as bien dormi. Et que l’air finlandais t’as ouvert l’appétit, parce qu’on nous a amené de quoi bien commencer la journée. »

Il était capable d’expliquer à peu près tout ce qu’avait listé Timo. Il ferait de son mieux en tout cas.
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MessageSujet: Re: Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain   Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain - Page 3 EmptyMar 6 Juil 2021 - 10:09

Timo Järvinen était sincèrement désolé.
Il ne s’était pas montré sous de meilleurs jours, lui, le Géant Finnois. Pire encore, par excès d’alcool il avait péché et s’était rendu compte d’une chose après coup : il avait été irrévérencieux et abject avec une jeune femme à la beauté surréaliste qui n’avait pas mérité ses allusions lourdes de sens à son propos. Intérieurement, le grand blond espérait que son scénario n’avait pas porté préjudice à celui qui lui faisait confiance. Parce que oui, ce sentiment était important chez l’autochtone finlandais qui portait sur ses grandes épaules l’entièreté des festivités inhérentes à Midsummer. Alors, s’il se fourvoie sur quelque chose d’aussi simple que de proposer un séjour à la conclusion parfaite, à ce couple de sorciers britanniques, c’était qu’il n’était pas fait pour endosser ce rôle.

Fort heureusement, sa rédemption sembla porter ses fruits. Malgré que son interlocuteur, -plus petit que lui mais grand quand même-, avait les bras croisés sur son torse. Durant toute la durée de ses excuses et de ses explications. Néanmoins, il accepta ces dernières et là était le principal pour le Finlandais, qui remarqua aisément, qu’il n’avait pas mis en l’air un couple à cause de son penchant un peu trop avéré pour les boissons alcoolisées. Boissons que son organisme ne supportait que partiellement. Avec un sourire éclatant mais ô combien toujours contrit, le Géant blond eut un toussotement occultant un rire quelque peu gêné. A l’avenir, il prendrait en considération le conseil somme toute avisé de son vis-à-vis. Plus d’alcool, c’était largement préférable.

- Oh. Lâcha le Finlandais pour seule réponse au fait que la belle blonde en question, ne laissait pas la gente masculine indifférente. Je comprends mieux, la tentative de noyade, maintenant. S’autorisa Timo Järvinen avec un rire. En revanche, je suis soulagé que ça n’ait rien changé et qu’elle ne t’en ait pas voulu. J’aurais été bien abruti, si ça avait été le cas. Un silence et un sourire. Promis, je me tiens à carreaux avec la bière locale. Plus de scènes de ce genre. Le grand blond avait levé une main et l’avait posé sur son cœur, pour un serment. Avec un sourire et une lueur fière dans le regard cobalt.

Cependant, toujours en gardant un sourire propice à la situation, l’autochtone Finlandais avait présenté l’intérieur du panier garni. Ayant mis tout son cœur pour faire plaisir aux jeunes touristes, des mets locaux et savamment choisis. Pour découvrir cette localité qui leur était encore étrangère. La nourriture serait un bon indicateur de savoir si ce petit-déjeuner leur plaira ou non. Tout avait été pensé avec intelligence et les préparations s’étaient faites aux premières lueurs de l’aube, pour satisfaire les palais des différents voyageurs en quête de dépaysement. Souriant au compliment proféré, Timo Järvinen eut un hochement de tête blond et rapide. Visiter la ferme de Yoshua était clairement envisageable ! Et ce dernier, serait content de faire déguster fromages et autres préparations lactées au couple d’amants.

- Je vais lui envoyer de ce pas, un message par Clanga, mon aigle. Et, je vous ferais savoir sa réponse rapidement. Après, la visite peut s’intercaler durant le week-end. Il y a des moments de silence dans les festivités de Midsummer. Les gens doivent se retrouver, seuls, par moments. Un nouveau silence et un sourire un peu moins éclatant, cette fois-ci. Lui, qui avait supplié de voir la jeune femme blonde, devait se contenter d’attendre. Afin de savoir si cette dernière lui en tiendrait rigueur. L’attente serait horrible. Par Vellamo, je resterais silencieux et j’attendrais. En espérant que les vœux adressés à ma Déesse me porteront chance ! S’exclama l’immense Finlandais avant de repartir en sens inverse, souriant, tout en tentant de ne pas se torturer l’esprit. Chose impossible, s’il en était.

Meredith Hawthorne, quant à elle, était bien loin de ces considérations la concernant. Encore endormie et dans les pays révérés des songes, la Franco-Galloise se laissait aller à rêver d’une autre version d’elle-même. Présidente d’une sororité de jeunes femmes, ayant à cœur de réduire à néant un tueur misogyne qui s’en prenait à elles. Tout ceci, sous fond de résurrection, propre aux films de zombies, que la Présidente du BDE de l’EMS adorait regarder. Sans oublier, un ersatz de Gauwain Robards, condamné à protéger les autres demoiselles et tentant de ne pas se faire dévorer le cerveau par une ex petite amie revancharde. Une jeune femme brune. Avec un gémissement encore ensommeillé, la fille unique de la Comtesse de Vermandois sentit de nouveau une présence à son chevet. Se mouvant quelque peu, la belle blonde ouvrit un œil puis l’autre, tout en étirant sa silhouette toute en courbes. Avant de se pelotonner contre un Ours, que ses bras graciles d’Hermine entouraient.

- Bonjour, Monsieur l’Ours. Un baiser sur la peau qu’elle pouvait atteindre, malgré qu’elle était encore ensommeillée. Un pied à cheval dans le rêve passé et dans le moment présent. J’ai bien dormi, oui. Très bien même. Et oui, j’ai très mais alors très faim ! Ronronna la jeune femme en sentant les différentes odeurs émanant du plateau, joliment décoré. Qu’y a-t-il de bon sur ce joli plateau ? Un froncement de nez espiègle alors que la Franco-Galloise se servait déjà une tasse d’un café encore fumant.
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MessageSujet: Re: Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain   Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain - Page 3 EmptyMar 6 Juil 2021 - 20:51

Timo avait été bien avisé de ne pas commenter à voix haute sur la différence de taille avec son interlocuteur. Certes, Gauwain était grand, et sa taille n’était pas un sujet, mais si le Finlandais avait mis le doigt sur une différence de centimètres, il aurait pris ça comme une déclaration de guerre. Sérieusement. Alors que la hache métaphorique venait tout juste d’être enterrée. A n’en pas douter, la demi-Vélane aurait trouvé du sang sur ses tartines.

Au contraire, la façon dont il faisait amende honorable et jurait la sobriété était bienvenue. Réellement. Le Gallois hocha la tête ; il faisait confiance à leur hôte. Du moins à leur hôte non intoxiqué. Il avait été réactif et sérieux durant les préparatifs de ce petit voyage, et Gauwain, bercé par l’air finlandais, avait envie de croire. La démonstration physique qu’offrit le Finlandais, une main sur le cœur, ne fit que le confirmer dans cette impression. Etait-ce pour cela, que le Finlandais se montrait accommodant, concernant une excursion improvisée ou aurait-il été tout aussi arrangeant sans cet incident ? Il avait envie de croire en la deuxième hypothèse.

Le Finlandais semblait habitué à jouer les ambassadeurs de sa région ; il apporta une réponse favorable à la demande, sans avoir besoin d’y réfléchir. Ou du moins il se proposa de voir comment organiser tout cela. Entre deux « pauses » ; malgré lui, Gauwain eut un sourire discret : oooh, il voyait tout à fait pourquoi certains auraient besoin de se retrouver seuls, et il ne comptait certes pas rater ces moments de communion provoqués par Midsummer.

Et d’ailleurs…. Tandis que le grand Finlandais repartait pour d’autres chalets, Gauwain, lui, était libre de rejoindre sa belle.

Il sourit lorsqu’elle s’éveilla, échappant à un rêve qui l’aurait laissé perplexe tout en le fascinant, à n’en pas douter. Il aurait écouté les péripéties, et décrypté le rôle que lui-même jouait dans cette histoire. Se serait interrogé sur le destin de leurs alter-egos oniriques. Se serait-il demandé si ces versions d’eux-mêmes existaient, quelque part ? Dans une autre réalité ? Affrontant des destins bien sombres et un avenir désespéré ?

Dans ce monde-ci, l’atmosphère était paisible, propice aux amoureux. Avec un rire, il se redressa, examinant le plateau, pour répondre à sa question.

« Je crois que Timo a fait le plein chez toutes les fermes du coin. Ah, d’ailleurs, tu vas être fière de moi, il est reparti d’ici sur ses deux pieds, en pleine santé, et après une conversation entre gentlemen. Il s’en veut pour son comportement. En théorie, il viendra te présenter des excuses personnalisées, vers le déjeuner, et il a juré sur l’honneur de ne plus boire. »

S’il rompait sa parole, Gauwain ne se priverait pas pour lui présenter la facture. Il ne mentionna pas que lui-même avait présenté des excuses, se concentrant sciemment sur le plateau.

« Voyons-voir…  Tout ce qui est produits laitiers, ça vient d’un dénommé Joshua, qui a une ferme dans le coin. J’ai demandé si on pouvait visiter, Timo se renseigne ; ça te dit, des dégustations chez le producteur ? »

Comme pour la tenter, il lui présenta une cuillerée de yaourt avec un soupçon de confiture.

« Je ne sais pas qui s’est chargé de la confiture, tout ce que j’ai retenu, c’est que c’est 'presque des framboises'. »

Il se massa l’arrière du crâne. Cherchant les éléments manquants.

« ….je me croirais en cours, quand on nous apprend à rester attentifs et à tout mémoriser. Alors… Il a un frère- non, un cousin qui est boulanger et qui s’est chargé du pain. Et je crois pas qu’il ait précisé qui s’est chargé du fromage et du jambon, à moins que ça soit le Joshua en question. »

C’était acceptable, non ? Il la regarda pour juger de sa satisfaction quant à la présentation offerte. Pour la faire rire, et gagner des points, il ajouta un ‘Oh, et j’oubliais…’ léger, avant de l’embrasser sur le bout du nez.

« C’est bien toi la plus délicieuse, dans ce petit déjeuner. »

Il l’imita question café, avant de continuer.

« En théorie, le gros des animations de Midsummer sont l’après-midi et le soir. Si ça te dit qu’on profite de la matinée… »

Cette suggestion avait été avancée d’un air innocent, tandis qu’ils attaquaient le plateau. Bien sûr, cela supposait que Timo ne revienne pas tout de suite, avec la réponse du fermier.
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MessageSujet: Re: Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain   Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain - Page 3 EmptyMer 7 Juil 2021 - 10:21

Le grand Finlandais avait fait amende honorable.
Il s’était excusé, en long, en large et en travers. Parce qu’il avait failli à sa mission première, qui était de satisfaire un jeune couple de touristes britanniques et amants à la ville. Dont l’enjeu pour le grand Gallois était réel. Et, se louper était inenvisageable, du point de vue de Timo Järvinen. Un point de vue, qui n’était plus brouillé par les bières artisanales et les liqueurs de fruits des bois. Il attendra peut-être pour faire goûter aux deux jeunes gens, le Salmiakki Koskenkorva. Une vodka savoureuse mélangée à un sirop de glucose et à un extrait de réglisse, additionnée d’un ingrédient quelque peu secret. Et, qui convient parfaitement pour réchauffer les âmes et les cœurs. La boisson alcoolisée, se situant entre trente et quarante degrés. Plutôt pour le grand brun, parce que l’autochtone finnois avait constaté que la demi-Vélane ne buvait pas l’alcool.

Faire goûter ce mélange ô combien détonant à Gauwain Robards, était alors une prochaine priorité. L’autre, étant de s’éclipser doucement sans avoir été tué au préalable par le Gallois en question. Le grand blond s’était attendu à un coup de poing dans le nez ou autre part, mais il serait resté tel un Colosse de glace, ne pliant pas sous les coups portés. Parce qu’il les aurait mérités. Et, que cela faisait partie de sa rédemption. Or, aucun bleu n’avait été à déplorer. Juste celui à l’âme et au cœur, parce qu’il lui fallait attendre le déjeuner pour s’excuser platement et ouvertement envers Meredith Hawthorne. L’angoisse serait présente, bien que chassée par les activités qu’il avait en cours. Dont celle de prévenir Yoshua, d’une éventuelle visite. Et celle aussi, de livrer aux autres touristes, les paniers de petit-déjeuner demandés. Il s’attèlerait à la tâche, avec un certain plaisir.

Le plaisir, était lui aussi partagé dans le chalet. Car la belle blonde avait retrouvé celui qui faisait partie de son monde. De son Univers. Ce jeune homme brun, était même présent dans ses rêves. Quitte à endosser d’autres rôles et d’autres fonctions. Il faudra peut-être, qu’un jour, l’aspirante Auror en vienne à partager ses songes riches en émotion. Qu’il sache, qu’il peut-être tour à tour, chasseur de zombies, tueur de tueur en série ou encore, Mutant qui contrôle la terre et ses impulsions. Ou inspecteur de police moldu, sans baguette mais avec un revolver. Parce que ce genre de film, l’ancienne Serpentard les aimait aussi. Dans un registre plus romantique, il pouvait être un jeune homme venu chercher un canidé dans un refuge et ce serait elle, qui l’aurait conseillé. Les rêves de la fille unique de Fenella de Vermandois étaient riches, mais rien ne valait la Réalité.

- Timo, est reparti sans mâchoire disloquée ? Ni contusions sur le visage ? Tu lui as accordé ton pardon ? Un baiser sur son épaule, venant la mordiller. J’attends de voir ses excuses. Mais, je ne peux pas lui en vouloir plus que cela, il n’avait pas les idées claires. Si jamais, il performe encore dans quelque chose de répréhensible, tu me laisses m’en occuper ? D’accord ? Un sourire rouge grenat amoureux, mais un regard vert très sérieux.

Avant de se focaliser sur le dit plateau qui était merveilleusement bien décoré et qui donnait envie de le déguster. Écoutant attentivement, la demi-Vélane enregistrait tout dans sa mémoire. Que tout était local, et venait soit d’un ami. Soit d’un cousin. Que Timo Järvinen avait mis un point d’orgue à faire plaisir au couple, dont il avait peut-être blessé la jeune femme, la veille. Une forme de rédemption silencieuse, couplée à des mets traditionnels mais raffinés. Quelque chose de qualitatif, que la demi-Vélane salua en applaudissant. Jusqu’à la proposition de visite, du fermier.

- Bien sûr, que des dégustations me tentent ! Chez un producteur, en plus ! S’exclama la belle blonde avec enthousiasme avant de voir arriver vers elle, une cuillerée de yaourt assortie d’une confiture rougeâtre et foncée. Presque des framboises ? Intéressant … Et de goûter, définitivement conquise. Avant de rire. Monsieur Robards, vous devez analyser tous les indices se trouvant à portée. Tout retenir dans un coin de votre mémoire. Tout est important, jusqu’à la moindre petite information. Un froncement de nez taquin. Tout ceci m’a l’air délicieux, tu sais. Arrête. Je vais me faire croquer, c’est bien cela ? Une pause. Je ne serais pas contre, si cela vient de toi. Une moue tentatrice, alors, qu’assise en tailleur, la bouche rouge venait de s’emparer d’un morceau de pain. Tartiné de beurre et assorti de fromage. On peut profiter de la matinée.

Reposant le plateau, parce qu’ils avaient décemment fait honneur à ce dernier, Timo Järvinen en serait par ailleurs témoin, lorsqu’il viendrait récupérer celui-ci. Meredith Hawthorne avait envie de profiter de ce moment, retrouvant Gauwain Robards. Dans un instant solennel et de passion, la laissant complète mais néanmoins fourbue, sa silhouette voluptueuse et en courbes reprenant sa respiration. Et, les mèches blondes désordonnées éclatant comme un soleil d’été, sur le torse de son compagnon de vie, une main dans l’une des siennes. Jouant avec des doigts qui avaient été bien aventureux l’instant précédent. Un pincement de lèvres rouges, tout en regardant le plafond de lambris clair.

- J’aimerais ne jamais quitter cet endroit. Tout ici, est merveilleux. La compagnie d’un grand Gallois, le temps et les richesses qu’apporte Midsummer. C’est tellement … magnifique. Surtout, partagé avec toi. Un sourire grenat, alors que la belle blonde se retournait vers lui, pour lui faire face. Sa poitrine généreuse, collée contre son torse. On peut aller se promener, dans la ville voisine ? Avant les animations de l’après-midi et du soir ? Ou tu veux rester ici, à faire en sorte de baptiser ce charmant lit ? Un nouvel éclat de tentation dans les prunelles vertes. Et un baiser pour le moins passionné.

Il est à noter que le grand Finlandais avait déjà la réponse somme toute positive de son ami Yoshua, voulant la délivrer promptement au couple d’amants. Or, il se ravisa. Assistant à une scène qui le fit rebrousser chemin bien vite. La confirmation arrivera plus tard, dans la matinée.
C’était préférable.
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MessageSujet: Re: Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain   Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain - Page 3 EmptySam 10 Juil 2021 - 12:33

Elle parut dubitative concernant l’état impeccable dans lequel il avait laissé le Finlandais à l’issue de leur petite discussion, et cela l’amusa. Grandement. Comme un élève sage, il hocha la tête pour le lui confirmer : ni mâchoire disjointe ni contusions. Pour le pardon, il ne s’avancerait pas trop. Se calant dans les coussins, le regard réchauffé par les approches de sa belle, ses petits mordillements doux, il demanda :

« Tu es fière de moi ? »

Elle pouvait l’être, hein. Il s’était comporté en gentleman, sur ce coup-là. …..ou du moins en petit ami civilisé. Et comme il apprenait, mine de rien, elle n’avait pas réellement besoin de poser la question. Caressant la nuque fine, il lui sourit :

« Je te promets de te laisser botter des fesses. Je n’interviendrai que si tu me fais un signe convenu d’avance, ça te va ? Quelque chose qui ne prête pas à confusion. »

Car le regard brun, lui aussi, était sérieux, alors qu’il offrait cette réponse. La regardant dans les yeux. Attendant de vérifier si elle concèderait cette demande, si elle accepterait un peu d’aide en cas de difficultés majeures. Pas de la part d’un petit ami emporté par une jalousie territoriale, mais de la part d’un compagnon qui ne laisserait pas sa partenaire de vie en difficulté.

La dégustation du plateau s’avérait un véritable moment de félicité gourmande, partagée avec sensualité. Et il se félicita d’avoir demandé une petite visite particulière, au vu de la réaction de son Hermine. Ses yeux brillaient d’anticipation, et son sourire n’avait d’égal que son petit rire charmé. Véritablement, elle était l’atout principal de cet instant de plaisir gastronomique. Auquel s’ajoutait des plaisanteries, inspirées par leur réalité quotidienne, leurs cours partagés.

« Hm. Je comprends. Alors…. Je pousserai mon analyse jusqu’à dire que le panier a été préparé avec soin, et qu’il me parait contenir légèrement plus que ce qui était prévu. Les ingrédients le constituant ont été présentés avec soin. Le café est plus qu’acceptable, mais il a été préparé par un afficionados, ce n’est donc pas étonnant. Je dirais que l’homme qui l’a préparé se sentait coupable, que ça l’a amené à offrir quelques extras mais qu’il était troublé au point de légèrement sous-doser le café. Ou qu’il a eu peur qu’un dosage plus corsé ne fasse que remonter plus encore un individu vindicatif de son entourage. ….Ah, et pour citer le séminaire de Maugrey : il faudrait nous assurer que les différents ingrédients ne contiennent pas de poison inodore, parce que je n’ai pas de bézoar dans ma valise. »

Il plaisantait (à moitié seulement : à croire que l’épisode d’août dernier ne lui avait pas servi de leçon, il ne transportait effectivement pas d’antidote universel. Peut-être serait-il avisé d’investir, rapidement.

Pour l’instant, néanmoins, la dégustation en cours n’offrait aucun danger :

« Te faire dévorer toute crue, c’est bien ça… »

Elle n’avait pas l’air inquiète du tout à cette perspective, avec ses moues et ses gestes gracieux pour éviter une catastrophe sous la forme d’un renversement malheureux de victuailles. Alors, il s’abandonna à un autre genre de gourmandise : goûter les lèvres sucrées, embaumant la cerise, partager avec elle de nouveaux délices. Déguster ses sucs, mêler leurs peaux, goûter ses cris d’extase, savourer ses frissons et ses gémissements. Jusqu’à la laisser haletante mais repue, étendue sur le lit, souriante et alanguie.

Le jeune homme eut un sourire, embrassant son épaule, les yeux encore brillants de désir d’elle et d’osmose. Il comprenait, ce qu’elle voulait dire. Ici, rien d’autre n’existait qu’eux, et la nature, un peu comme un état idéal, à l’origine du Temps. Certes, il y avait aussi des Finlandais, mais a priori, cet aspect était sous contrôle et ils se montreraient discrets (il ignorait encore à quel point, ne sachant pas que Timo était passé avant de tourner les talons). Ici, tout n’était que verdure paisible, lumière dorée et calme, loin des grisailles de Londres et des dangers de la guerre.

Avec tendresse, il embrassa sa peau à nouveau, avant de suggérer, d’une voix chaude :

« Et si on revenait ici ? Tous les ans ? Comme une sorte de rituel rien qu’à nous ? »

Pour l’heure, cela dit, il était temps de se lancer à la découverte de cette région. En commençant par une dégustation, qui remplacerait à n’en pas douter le déjeuner (Timo attendrait bien encore un petit peu pour les excuses, il n’en mémoriserait que mieux la leçon).
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MessageSujet: Re: Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain   Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain - Page 3 EmptySam 10 Juil 2021 - 15:44

Si la délicate Hermine était fière de son grand Ours ?
La question était rhétorique, et la réponse se trouvait dans l’immense sourire qui éclatait sur les lèvres charnues à la couleur de grenat. Meredith Hawthorne était fière de Gauwain Robards. Quoiqu’il puisse entreprendre. Quoiqu’il puisse faire en ce monde. Qu’elles que soient les décisions qu’il prendra à l’avenir, la belle blonde serait immensément comblée. Cela était une évidence manifeste. L’aimant, pour sa propension à laisser un Timo Järvinen en vie. Ce dernier ayant écopé d’un sursis, cela était certain. Parce que s’il se montrait à nouveau désobligeant avec une belle blonde aspirante Auror, la conclusion n’en serait que peu idéale. Et, peut-être plus brutale que celle orchestrée par un ancien Serpentard.

Avec un froncement de nez taquin et des baisers qui l’étaient tout autant, la Franco-Galloise témoignait à son amant et compagnon de vie, qu’il était parfait. Qu’il ne devait nullement changer. Car, c’était de ce jeune homme que la demi-Vélane s’était éprise. Et ce, pour son plus grand bonheur en ce monde. Jamais, un autre jeune homme ne la comblera, comme lui le fait au quotidien. Caressant cette peau sans imperfection et qu’elle jugeait si douce, la jeune femme blonde déposa ses labiales vermeilles sur le front de son petit ami. Un sourire attendri et un baiser solennel vinrent accompagner son murmure doucereux. Ce qu’elle pouvait l’aimer ! C’était indéniable.

- Très fière, oui. Le sous-entendu, il le comprendrait aisément. Il n’était pas dupe, de toute façon. Le grand brun connaissait les implications et les discours implicites, qu’utilisait la demi-Vélane, quelquefois. Et le regard couleur d’absinthe de s’intensifier. Encore. Je t’en remercie Gauwain. Beaucoup. Même si, te botter les fesses est plus intéressant encore ! S’exclama l’ancienne Serpentard avec un grand éclat de rire, avant de laisser s’égarer une de ses mains graciles, sur le fessier mentionné quelques instants auparavant. D’une fermeté, sans nulle autre pareille.

La fille unique de la Comtesse de Vermandois tentait en vain de rester sérieuse. Mais, n’y parvenant pas. Parce que la dégustation finlandaise était bien trop exceptionnelle à partager avec le grand Gallois. Qui, se plia au jeu de la description. Énumérant les indices demandés, par la tutrice implacable et Présidente du BDE de l’EMS. Un sourire rouge grenat qui ne quittait plus les lèvres pleines, au fur et à mesure que son interlocuteur parlait. Émettait des hypothèses plaisantes, qui firent rire la belle blonde aux éclats. Ne se privant nullement de mordiller la peau nue de son compagnon, avec une certaine félicité ponctuée d’envie bien peu chastes, le concernant.

- Je vois. Je vois. Commença la demi-Vélane avec un air qui était très intéressé. J’avoue que la personne qui a préparé ce panier garni, a voulu par ce biais présenter des excuses qui se voulaient sincères et valables. Que celle qui reçoit ces atermoiements finlandais daigne reconsidérer son jugement. Cela a été fait avec un certain savoir et une certaine connaissance des membres qui ont réceptionné cet assortiment plus que charmant. J’apprécie tout de même le café, même si tu ne le trouves pas corsé. Le porridge était à mon goût, comme le reste, visiblement. Une pause, et un regard couleur de fée verte, plus sérieux. A l’annonce des dernières palabres de son vis-à-vis. Mère me dit qu’il faut être toujours prudente. Surtout avec les temps houleux qui arrivent. On ne sait jamais sur qui l’on peut tomber. Des sorciers ou même des moldus malintentionnés, il en existe de toute sorte et potentiellement à tous les coins de rue. Je sais que Timo est amical mais on ne sait jamais. Et te perdre, à cause d’un poison, il en est strictement hors de question.

L’atmosphère était subitement devenue plus sombre. Plus pesante. A l’image de ce climat incertain qui secouait le pays. Néanmoins, au vu des idées peu chastes qui avaient traversé l’encéphale grise de la belle blonde, ces scénarios ténébreux allaient vite être oubliés. Au profit de ce quelque chose de plus délectable et de plus plaisant qui les liait tous les deux. Un hochement de tête blond et silencieux, ainsi que des mordillements soutenus de labiales vermeilles furent la réponse à cette même interrogation rhétorique. Parce que Meredith Hawthorne savait ce qu’il allait advenir d’elle dans peu de temps, et ce, dans les bras musculeux de Gauwain Robards. Bras protecteurs et puissants, qui parvinrent à la soutenir lorsqu’elle fut à la lisière du plaisir offert par cet instant d’extase. Rassérénée et encore empreinte de cette osmose parfaite, la Franco-Galloise se laissait aller contre le corps athlétique de son amant. Un large sourire grenat, parce qu’il avait compris ses dires. Et qu’il maintenait le contact. Par des embrassades diffuses sur ses épaules dénudées et auréolées encore d’une fine couche de complaisance.

- Même période ? Tous les ans ? Cette idée me plaît. Vraiment. Et cette idée de rituel qui n’appartiendrait qu’à nous, m’enchante déjà. Je suis partante, Gauwain. Une pause. Du moment, que c’est avec toi. Toutes les destinations me plaisent. Un froncement de nez espiègle, car il leur fallait aller découvrir cette splendide région.

Se redressant, entièrement nue et marchant à reculons tout en se dandinant, Meredith Hawthorne fit signe avec son index rouge bordeaux, à Gauwain Robards de la rejoindre sous une douche prompte et rapide. Ici, pas de Fièvre. Celle-ci, n’étant pas préconisée s’ils voulaient un tant soit peu profiter de la faune et de la flore environnante. Se drapant dans une serviette propre et à la texture si douce qu’elle semblait être faite de nuage, l’ancienne Serpentard opta pour un ensemble coloré. Qui n’était nullement rouge, pour une fois. Mais dans des tons de bleu et de blanc. Un haut et un short courts, tous deux fluides, que la belle blonde maria avec des sandales blanches. Optant pour une tresse en épis, qu’elle confectionna rapidement. Posant sur sa chevelure blonde, la couronne du grand Finlandais, récupérée la veille, avant son coup d’éclat.

- Qu’en dis-tu ? Lui demanda-t-elle en tournant sur elle-même. Pour être sûre de sa tenue et de faire valoir son approbation. N’approuverait-il pas de toute façon ? Je suis prête pour partir en exploration des différents fromages et des différents laits. Sponsorisée par Timo Järvinen, ou non. A cette conclusion, les mains fines et délicates vinrent retrouver les mèches foncées si douces. Profitant encore d’un bref instant de solitude à deux avant de se mêler aux Autres.
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MessageSujet: Re: Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain   Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain - Page 3 EmptyDim 11 Juil 2021 - 17:59

Ce matin était ponctué non seulement de gourmandises mais aussi de rires, et cela le confirma dans son idée. Comme des centaines d'autres matins avant celui-ci. Il voulait des millions d'autres débuts de journée identiques, passés à traîner entre des draps immaculés, avec la plus belle des compagnes. Il voulait ces plaisanteries grivoises ou faisant référence à leur quotidien commun. Il voulait des caresses mutuelles et des sourires enivrés l'un de l'autre. Pas de tiédeur, pas d'envolées lyriques purement éthérées, pas de baisers fades et de cœurs détachés : il laissait cela aux poètes et aux insaisissables. Lui voulait une compagne à l'image de Meredith : une partenaire de vie, qui serait sur la même longueur d'ondes que lui, et qui rendrait chaque seconde plus précieuse, plus passionnée, plus fiévreuse, plus intense. Avec elle, il vivait, comme il n'avait vécu avec personne d'autre.

Elle était parfaite. Si quelqu'un pouvait incarner cette notion, quelque part sur cette Terre, c'était bien Meredith.

Parfaite. Pour lui.

Dans cette atmosphère de paradis, s'était invitée une ombre, parce que Gauwain avait convoqué le réel, les échos des troubles, et que, malheureusement, l'Amour n'était pas un gilet pare-sorts ou un remède universel. Meredith, avec son beau regard sérieux, ne chercha pas à prétendre le contraire. Même si cela obscurcissait leur ciel.

Il caressa sa joue, et lui murmura, avant qu'ils ne s'abandonnent à la fièvre :

« Achetons deux bézoards. Et faisons en sorte de toujours les garder sur nous. Quoi qu'il arrive. Au même titre que nos baguettes »


Parce que l'amour n'empêchait pas le réalisme. Parce que la fièvre n'empêchait pas la prévoyance. Parce que la tendresse n'empêchait pas de vouloir contrôler les risques. Et de la même façon, cet éclat de réel dans leur petit cocon ne les empêcha pas de se livrer à un corps-à-corps, l'ombre de la mort n'en rendit cette pulsion de vie et de plaisir que plus jouissive, plus absolue.

Jusqu'à ce qu'ils retombent ensemble, apaisés, essoufflés. Heureux. Puisant dans ces instants la force d'affronter tout ce qui adviendrait. Des vipères aux basilics.

Voilà pourquoi il hocha la tête, en réponse à sa question : oui, il reviendrait ici, avec elle. Des dizaines de fois. A la même époque. Comme un éternel recommencement, un rituel pour les protéger, pour se charger de la lumière protectrice et bienfaisante et créatrice.

Il s'étira dans le lit, avant de rouler sur le côté, pour la rejoindre ; la seule chose qui les empêcha de se laisser aller à nouveau (parce qu'ils les connaissaient, ni l'un ni l'autre ne savait résister) fut la combinaison de l'esprit de raison de sa belle, et du fait que même s'il était très motivé, le corps du jeune homme avait besoin d'un minimum de repos entre deux sessions (encore que, ils le savaient tous les deux, elle pouvait très bien l'aider avec ce problème là ; d'accord, la seule chose qui leur permit de quitter le chalet fut Meredith).

Admirant la jeune femme, alors que lui-même se posait moins de questions quant à sa tenue (un t-shirt moulant son torse et ses pectoraux, et un bermuda juste long comme il fallait), il eut un sourire amusé :

« La tenue est parfaite. Ca te va bien, ces couleurs. »

C'était vrai. Elles étaient un hommage clair au pays dans lequel ils se trouvaient, mais surtout, elles lui donnaient un côté virginal qui convenait parfaitement à Midsummer. En revanche, même si c'était très joli...

« Je laisserais juste la couronne de fleurs ici. »

Etait-il mesquin et territorial ? Peut-être. Et il le confessa dans un rire chaud. Alors qu'elle s'approchait, et qu'il s'autorisait un baiser tendre. La couronne de fleurs était FAITE pour Midsummer, il aurait été idiot de ne pas la porter. Véritablement. Il ne s'y opposerait pas, ni ne bouderait si elle gardait cet accessoire, maintenant qu'il avait pu faire sa petite plaisanterie.

La visite de la petite exploitation s'avéra surprenante et instructive. Leur faisant réaliser les difficultés d'une agriculture sous ces latitudes, malgré la douceur de cette journée ensoleillée dont il goûtait les charmes. La magie, bien sûr, pouvait aider, mais il y avait des limites à l'énergie que l'on pouvait dépenser pour nourrir une terre et la protéger du mauvais temps (bon, et puis, l'exploitant était moldu, fatalement, ça n'aidait pas). Les humains semblaient dans cette région du monde avoir fait leurs les contraintes et rigueurs, et avoir capitalisé sur les bienfaits.

Avec enthousiasme, il leur présenta une petit étable, et fit approcher un troupeau docile, pour leur permettre de caresser les bêtes. Ensuite seulement, ils passèrent aux dégustations, dans une ambiance légère (le jeune Gallois appréciant les bouchées, et ne se privant pas pour en offrir, du bout des doigts, à sa belle). Les produits étaient.... vrais ? C'était bizarre, mais c'était le premier qualificatif qui venait en tête pour les définir. Ils avaient du goût, on comprenait en une bouchée qu'ils ne sortaient pas d'une usine moldue ou d'une cuisine d'Elfes. Ils étaient nourris par la terre, presque sauvages, et, on le devinait confusément, bons pour le corps.

Finalement, après la dégustation, ils prirent le temps d'une promenade dans les forêts, cathédrales d'ombre et de verdure, bravant les moustiques et (peut-être) des ours qui seraient moins amicaux que le Patronus de Gauwain.

Ils revinrent à la pension sur le coup des 17h, et une animation autour des Fleurs venait d'être lancée. Ce fut le grand Sven qui, les voyant approcher, expliqua :

« On dresse et on d'core le mat. Il faut ram'sser des fleurs. Et les filles doivent chacune f're un bouquet de sept fleurs diff'rentes. »
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Meredith Hawthorne

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MessageSujet: Re: Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain   Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain - Page 3 EmptyDim 11 Juil 2021 - 20:00

C’était un moment parfait.
Comme nul autre ne pouvait prétendre à être sur cette terre. Meredith Hawthorne en avait connu, des moments importants et délicieux en compagnie de Gauwain Robards. Mais jamais, un instant de ce genre si suspendu et en lisière du Rêve et de la Réalité. Le grand Gallois, la belle blonde l’avait enfin retrouvé et avait saisi cette opportunité qui s’était présentée à elle lorsqu’elle avait pu lui avouer. Ce qu’elle ressentait pour lui. Et lui seul. Qu’aucun autre ne pouvait faire battre son cœur et faire résonner son âme et son corps, comme lui était en train de le faire. L’ancien Serpentard était fait pour elle. L’aspirante Auror le sentait au plus profond d’elle-même. C’en était même une évidence. Une de celle, que la jeune femme n’avait jamais pu entrevoir avec Samuel Shepherd. Parce que ce n’était pas Lui. Ce n’était pas ce jeune homme avec qui la fille unique de la Comtesse des Vermandois partageait des rires, des sourires, des moments d’osmose qui lui convenait.

C’était Gauwain Robards qui s’harmonisait avec Meredith Hawthorne. Et nul autre.
Autant dans l’esprit que dans le corps. Autant dans l’âme que dans l’essence même de la jeune femme. C’était ce grand jeune homme brun aux aspirations identiques qui faisait croître le feu brûlant de la belle blonde. A force de sourire rouge grenat intense et d’hochement de tête blonde, un regard vert absinthe plus sérieux car obscurci par les ombres. Si lui, cet être qui possédait son âme, son cœur et son corps entre ses mains, qu’adviendrait-il de la demi-Vélane ? Cette dernière se laisserait aller à l’Hiver, qui la consumerait tout entière. Lui ôterait toute cette part de félicité que la Présidente du BDE de l’EMS avait pu avoir en sa compagnie. Pour n’en garder que des cendres noircies et des larmes gelées.

- Au même titre que nos baguettes, on conservera deux bézoards. Pour cette assurance de ne pas mourir empoisonnés. Un murmure passionné contre des lèvres tant désirées avant de s’adonner à la ferveur la plus exaltée.

Peut-être, était-ce à cause de cette pulsion de se voir être séparés dans un odieux futur que le couple d’anciens Serpentard était plus enclin à se laisser submerger par l’excitation et la fébrilité ? La réponse en était suggérée par chaque baiser entamé, chaque gémissement prononcé. Avant de retomber, encore transporté par ce qu’il venait de se produire entre ces draps, nouvellement froissés. Néanmoins, l’aspirant Auror et sa tutrice auraient pu recommencer. Sans ambages et sans crainte d’être interrompus dans leur projet de complémentarité humaine. Or, visiter l’exploitation de l’ami de Timo Järvinen était une éventualité dans le programme à ne pas oublier. A ne pas laisser passer. Sous peine de paraître indélicats et peu policés, en société.

- Merci, fy Haul. Ronronna la demi-Vélane pendue au cou de son amant, déposant un baiser sur sa joue et contemplant la silhouette musculeuse de son amant. Silhouette, qui était à son goût, vu l’éclat pour le moins intéressé dans le regard couleur de fée verte. Je garde la couronne de fleurs, comme ça Timo croira qu’il est peut-être pardonné alors que ce ne sera peut-être pas le cas. Qui sait ? Un petit rire flûté avant de se laisser prendre par une nouvelle embrassade. Un nouveau baiser. Amoureux.

Le regard vert à la teinte d’absinthe pure était resté émerveillé durant le temps que dura l’exploration en terre finlandaise. La bouche rouge et charnue, quant à elle, ne se priva nullement de goûter les différents mets proposés. Mets qui s’en trouvaient meilleurs, dès lors qu’ils étaient offerts par le beau brun, avec un charmant sourire. Extatique, la belle blonde souhaitait que leur visite de Midsummer devienne un rituel. Un point d’ancrage merveilleux et solaire, quand les Ombres viendraient. Noires et insondables. Quand l’intangible rattrapera le tangible. A coup d’exactions prochaines et de marque, toujours plus ténébreuse et plus occulte. Midsummer serait un autre Univers, dont ils prendraient connaissance tous les deux.

Quand les Ténèbres auront un peu trop grignoté la Lumière. Et qu’il faudra agir, en pensant aux temps glorieux pour contrecarrer l’occulte. C’étaient ces courtes notions de vie, que la demi-Vélane comptait chérir jusqu’à la fin des temps. Et ces souvenirs, étaient d’autant plus précieux parce qu’elle les partageait avec celui qui était le plus important dans sa vie. Qui était le Soleil, dans l’horizon qui pourrait paraitre bien sombre, par moments. Meredith Hawthorne aimait Gauwain Robards, plus que sa propre existence. Plus que sa propre vie. Car ils faisaient un Tout.

Marchant dans la forêt dense, la belle blonde respirait l’air frais. Emplissant ses poumons de ce regain de vie que la Finlande pouvait lui offrir. Quitte à rester prudente, car quelques plantigrades étaient susceptibles d’apparaître au détour d’un sentier. Et, ils ne seraient clairement pas amicaux. Bien au contraire. Dévorer un autre Ours et une délicate Hermine seraient dans des projets potentiels. Projets, que la Franco-Galloise espérait à tout prix éviter, jusqu’à sortir indemne des conifères et des bouleaux. Face à un autre grand Suédois qui déclamait les tâches partagées. Une jeune femme blonde à la cueillette de fleurs et sûrement un grand brun musclé pour dresser un mât, qui serait alors recouvert de fleurs. Frappant ses paumes l’une contre l’autre, Meredith Hawthorne était prête à s’encourir de son précieux labeur. Rencontrant sur son chemin, les autres touristes féminines. Probablement.




Rukoile jumalia !* Prions les dieux !

1 : Elle trouve sans mal des douzaines de fleurs différentes, et revient pimpante.
2 : Elle trouve sept types de fleurs différentes, mais au prix de certains efforts et sacrifices ...
3 : Elle trouve le septième et dernier type de fleurs, et à ce moment, des pas s'approchent : c'est Timo, l'air embêté.
4 : Elle trouve le septième et dernier type de fleurs, et à ce moment, entend un grondement animal, à une dizaine de mètres.
5 : Elle ne trouve que six types de fleurs différentes, il va lui falloir faire œuvre de stratégie.
6 : Elle ne trouve que cinq types de fleurs différentes et elle s'est blessée, poupette ç_ç


Dernière édition par Meredith Hawthorne le Lun 12 Juil 2021 - 21:27, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain   Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain - Page 3 EmptyDim 11 Juil 2021 - 20:00

Le membre 'Meredith Hawthorne' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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MessageSujet: Re: Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain   Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain - Page 3 EmptyLun 12 Juil 2021 - 21:05

Il savait très exactement à quoi servirait la quête des fleurs, et pour autant, il ne fut pas très enthousiaste à l’idée de lâcher la main de sa Meredith. Un dernier baiser, déposé dans sa paume, et il la laissa repartir dans les profondeurs sombres de la forêt, en se répétant que…. Eh bien… qu’est-ce qui pourrait bien arriver ? Ils se trouvaient au fin fond de la Scandinavie, dans une zone vaguement peuplée, les autochtones étaient sympathiques (bien que portés sur l’alcool – non, Timo, pardonner ne signifiait pas oublier – mais là encore, il n’était pas tard, et a priori tout le monde était sobre). Ils étaient en vacances, et tout était paisible, on était TRES loin de Londres et des histoires d’attentats. Et même si on y avait été, il avait vu Meredith botter des fesses, elle avait sa baguette, elle pourrait se débrouiller d’une attaque de renard téméraire, avec facilité.

Mais il n’y pouvait rien. C’était une sorte de réflexe, de s’inquiéter lorsqu’ils se séparaient, pour cette jeune femme qui lui était précieuse, plus que tout. Ressentait-elle la même chose, se demandant s’il serait à même de lui revenir intact ? Il fut curieux de la réponse, soudain, tandis que la silhouette de Meredith disparaissait, engloutie par la forêt, sans que rien dans son allure ne vienne trahir une quelconque appréhension. …..bon, peut-être que l’inquiétude n’était pas mutuelle, et qu’il devait prendre ça comme un compliment et une preuve de confiance.

Sven le coupa dans ses réflexions, l’entraînant jusqu’au centre de la Pension, où les attendait un tronc auquel on avait retiré ses branches.

Voilà ce qui était censé se passer : pendant que les femmes s’activaient, à cuisiner ou à la chasse aux fleurs, les hommes les plus costauds étaient censés soulever le mât, qu’avaient décoré de fougère les adolescents et les femmes qui n’avaient que peu d’intérêt dans ce que leur donnerait le rituel fleuri.

C’était un sacré gros mât.

Quand le père de famille fit remarquer, avec un rire confiant, qu’il n’était pas mécontent d’avoir la possibilité d’utiliser la magie, le grand Suédois eut un air si révolté que plus personne n’osa suggérer un sort ou deux. D’accord…. Il allait falloir faire ça à l’ancienne.

Avec un Mobili, la tâche n’aurait déjà pas été aisée, parce qu’il aurait fallu se coordonner, faire preuve d’une précision incroyable en manipulant le grand arbre, mais alors à bras d’hommes, et seulement à quatre ! Ce fut un petit exploit en soi, obtenu à l'aide de perches et de persévérance. Dresser ainsi ce symbole de la Saint Jean se fit au prix de muscles éprouvés, de poussées de sueurs et de quelques cris d’avertissement. Mais le chantier souda le petit groupe d’hommes, autour d’un défi à réaliser en commun, et surtout, d’une fierté devant leur réalisation. Levant les yeux vers le totem orné de guirlandes de fleurs et d’une parure de feuillage, il eut un sourire chaud, tandis que les hommes se congratulaient mutuellement, à coups de tapes dans le dos.

Ôtant son t-shirt, pour éponger la sueur due à l’effort, il eut envie de partager cette fierté de l’exploit accompli avec son Etoile, et la chercha des yeux.

Il tiqua alors, parce que…. Elle n’était pas ressortie de la forêt. Il apercevait les deux Françaises, en conversation avec Timo, l’air de négocier, des bouquets à la main qui ne semblaient pas vraiment assez garnis. Mais….. Meredith n’était pas avec elle. Entre les chalets, il voyait s’affairer des vacanciers et le Suédois, et cependant aucune silhouette blonde et sensuelle.

Il fronça un sourcil, fixa l’orée des bois, l’endroit où sa petite amie s’était enfoncée dans la forêt, juste assez sombre pour occulter ce qui s’y passait.

Sans en informer quiconque, il s’y engagea.
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MessageSujet: Re: Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain   Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain - Page 3 EmptyMar 13 Juil 2021 - 9:44

Ces vacances en Finlande prenaient décidément une tournure de plus en plus intéressante.
Meredith Hawthorne était ravie d’être conviée à ce genre d’évènements, notamment celui de la cueillette d’une certaine variété de fleurs. Apparemment, il en fallait sept. Sept, était un chiffre aux allures parfaites et aux consonances religieuses. Ou, cela avait-il à voir avec ce qu’était réellement Midsummer ? La fête finnoise était destinée au renouveau, à chasser les mauvais esprits de la veille. Pour n’en garder que le meilleur. L’Amour, était peut-être au centre de cette célébration, et c’étaient les différentes fleurs que la demi-Vélane ramasserait, qui rendrait les festivités encore plus inoubliables. Plus vraies. Plus belles. Un sourire rouge grenat à l’attention du grand Gallois qui, par un doux baiser dans la paume de sa main, prétendait à lui offrir une sorte de protection et une bénédiction. Avant que la Présidente du BDE de l’EMS, ne disparaisse dans la forêt verdoyante et dense.

Occupée, à le saluer, pour rassurer le grand brun qui paraissait toujours inquiet lorsque la fille unique de la Comtesse de Vermandois n’apparaissait plus dans son champ de vision, la Franco-Galloise octroya à Gauwain Robards, un baiser éthéré et volant. Avant, de se faire avaler pour de bon, par la Nature, dans toute sa splendeur. Évoluant parmi la flore locale, l’ancienne Serpentard ne souhaitait pas rencontrer la faune. Cette dernière serait peut-être bien moins engageante. Et, bien moins amicale. A Poudlard, il y avait tout de même certaines créatures peu amènes, dont un sort lancé, était la seule réponse pour ne pas se faire attaquer et entraîner dans les profondeurs du Lac Noir. Ici, elle avait sa baguette, présente dans l’une de ses poches de son short court, vérifiant à chaque pas, que le morceau de bois enchanté, n’était pas tombé au sol. Ne lui avait pas fait faux bond. Au bout de quelques minutes, la belle blonde semblait sereine. Commençant à récupérer les sortes de fleurs demandées. S’accroupissant, dans l’herbe fraîche et s’excusant même de les cueillir, avant de s’adonner à la tâche.

Enveloppée dans son monde, car occupée à son dur labeur floral, la jeune femme blonde s’enhardissait à vouloir trouver le dernier type de fleurs. Celui qui était tant recherché pour terminer sa composition, pour ainsi retrouver son amant. Amant, qui était sûrement en train de s’occuper à dresser le mât et faire montre de sa force. A cette pensée, la demi-Vélane se pinça ses lèvres charnues et vermeilles, repensant à certains instants charnels, où le grand Gallois usait de cette vigueur et de cette résistance, tant appréciées. Un frisson de plaisir certain mais néanmoins court, parcourut le corps tout en courbes, avant de laisser la place à quelque chose de plus angoissant. Alors qu’une main gracile empoignait doucement la jolie fleur, un grondement survint. Écarquillant son regard vert couleur d’absinthe pure, la belle blonde eut un temps d’arrêt. Prête à dégainer sa baguette. Pour faire face à un imposant plantigrade. Nettement, plus patibulaire que la fumée argentée du Patronus de son petit ami.

Se redressant très lentement afin de se retourner face à la source du grognement guttural, Meredith Hawthorne garda sa précieuse baguette en main. Seul outil de défense, contre un ursidé malintentionné. La demi-Vélane eut l’impression que sa volte-face, pour se présenter à l’Ours durait une éternité. Une éternité, où, le grand mammifère aurait pu la tuer d’un simple coup de patte. Que Gauwain Robards, la retrouve après, baignée dans son propre sang. Jusque dans la Mort, elle préfèrerait le rouge. Il trouverait cela sûrement magnifique, rendant un dernier hommage à sa petite amie. Qui défendrait sa couleur préférée, jusque dans sa finitude. Or, la surplombant sur un petit tertre verdoyant, le Grand Ours n’est pas agressif. Ce dernier, ne recherchait pas le conflit. Il observait juste, cette jeune femme blonde à la beauté surréaliste, cueillir des fleurs dans sa forêt. La sienne. Celle, où il officiait comme Dieu. Et, qu’il était vénéré pour son statut d’être supérieur et clairvoyant.

Il régnait sur son Monde, comme un Demiurge. Se satisfaisant des maigres interactions avec la populace humaine. Celle, qui, quelquefois, sans respect aucun, venait le déranger. Lui. Elle, cette humaine. Elle était singulière. Comme ceux qui vivaient avec Lui, elle s’était excusée quand elle avait dérobé ses filles à la terre. A sa terre. Alors, il serait conciliant. Et, ne la réduirait nullement au silence. Il la laissera s’approcher, si elle le souhaite. Et seulement après, il partira. De là, où il était venu. Pour ne plus troubler la quiétude de ces étranges personnes qui aimaient célébrer des instants importants. En ce qui concernait Meredith Hawthorne, l’ancienne Serpentard était toujours subjuguée par ce Temps suspendu. Par cet instant de grâce, qu’elle était en train de vivre. Son ‘Père’ moldu, lui ayant expliqué que si l’on se retrouve face à la Mort elle-même, on voit sa vie défiler devant ses yeux. Cependant, rien de tout cela n’était en train de se produire. C’en était même tout l’inverse. S’approchant avec le plus grand des calmes, la demi-Vélane entendit un bruit. A quelques pas d’elle. C’était son petit ami.

Un signe à ce dernier, un index silencieux posé sur sa bouche grenat et pleine et une paume ouverte vers le Grand Ours. Pour spécifier qu’il n’y aurait aucune attaque contre lui. Aucune blessure. Comme s’il avait compris le message sous-jacent, l’énorme visiteur disparut. Marchant d’un pas léger, malgré son impressionnante carrure, dans le noir de la forêt. Lorsqu’il fut à bonne distance des deux amants, Meredith Hawthorne se mit à pousser un énorme soupir de soulagement. Rassérénée et encore stupéfaite de cette rencontre. Qui aurait pu, lui coûter sa jeune vie. Se tournant vers le jeune homme qui était venu voir si tout allait bien. S’il pouvait la secourir. Il s’était inquiété et il était facile de le conscientiser, au vu des ombres présentes dans les prunelles brunes, d’ordinaire si bienveillantes. Réduisant la distance de quelques pas, pour ne plus avoir qu’à effleurer son visage du bout du pouce, la Franco-Galloise se mit sur la pointe des pieds pour venir l’embrasser.
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MessageSujet: Re: Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain   Ikuisiin rakkauksiin | Gauwain - Page 3 EmptyMar 13 Juil 2021 - 20:46

Le jeune homme s’enfonçait toujours plus profond, dans la forêt, entre ces infinités de troncs qui rendaient compliqué l’orientation, pour un inconnu. Il cherchait la silhouette vêtue des couleurs locales, la jolie jeune femme toute ornée de blanc immaculé et d’un bleu plus sombre. Tout était envahi d’une odeur de fougères et de choses qui pourrissent ; il continua, déterminé à retrouver sa belle, parce qu’il ne pouvait en être autrement. Am Byth, ils se l’étaient juré.

Et lorsqu’il la trouva, par chance, par bonheur, dans cette immensité d’un vert riche et menaçant…

Son sang se figea.

Si ça avait été un tableau, il aurait été magnifique de contrastes. Le corps frêle et gracieux, face à la masse brute. La clarté de l’étoffe, face au pelage sombre. L’humanité éclatante, face à la nature sauvage. Une femme innocente face à une puissance presque divine. Un bouquet de fleurs fragiles, face à des griffes capables de déchirer la pierre. La confrontation de deux mondes aux antipodes. On aurait pu se perdre des heures devant cette image, réfléchir au dialogue entre les univers, aux paradoxes.

Mais ça n’était pas un tableau.

Et c’était Meredith, qui faisait face à la créature.

Le plus silencieusement possible, il porta la main à la poche arrière de son bermuda, pour tirer sa baguette. Elle semblait comme en transe, retenant son souffle, cependant Gauwain marcha sur une branche sèche, et le charme fut comme brisé : elle tourna son attention vers lui, et lui fit signe de ne pas intervenir.

C’était un satané défi, qu’elle lui imposait ; il jura intérieurement. En un sort, peut-être deux, ou trois, ça aurait pu être réglé, ça aurait dû être réglé. Aisément ! Il aurait neutralisé la bête, se serait assuré que Meredith n’avait rien.

Pourtant, et ce n’était pas la première fois qu’il en avait la preuve, l’instinct de la jeune femme était fiable. Car l’ours ne montra pas les crocs. D’un pas tranquille, presque débonnaire, il leur tourna le dos, et s’éloigna. Avait-il senti confusément la menace que représentaient ces bipèdes ? Ou au contraire, avait-il rempli son office, transmis un message, à la belle humaine, et s’en retournait-il dans d’autres royaumes ?

Gauwain s’en foutait totalement. Ce qui comptait, c’était le soupir de soulagement de sa compagne, en écho au sien. Ce qui comptait, c’était la caresse et le baiser offerts avec une délicatesse tendre. Ce qui comptait, c’est qu’il pouvait l’entourer de ses bras, et qu’elle respirait, sans aucune égratignure. Avec une émotion intense, il détailla chaque centimètre carré de sa peau : elle n’avait rien. Nulle gouttelette carmin sur le tissu immaculé.

« Tu sais que t’étais juste censée ramassée des fleurs, pas te lancer dans un safari en solo ? »


Il avait tenté une note d’humour, mais son sourire était encore tendu, son esprit encore résonnant avec les échos de ce qui aurait pu advenir. Un corps magnifique déchiqueté, des yeux verts éteints, des lèvres que n’éclairerait plus aucun sourire… Ca ne servait à rien de nier, alors il confessa, en embrassant son front dans un baiser appuyé, soulagé :

« Seren, bon sang de furoncle de Merlin- ! J’ai eu peur. …j’ai bien cru qu’il allait- »

Il caressa son visage. S’il était advenu un drame, pour… des fleurs, pour un stupide rituel, il s’en serait voulu toute sa vie. Sous le poids de la culpabilité. Mais…. Elle était sauve. Et, il le comprendrait plus tard, quand il penserait plus clairement, il y avait peut-être quelque chose de Sacré, qui avait été à l’œuvre ici.

Il se força à sourire de façon plus franche, et tenta un retour au réel :

« Je te cherchais, si tu veux venir voir, on a fini de euh…. De décorer un peu. Si t’as accompli ta mission ? »

Oh et puis zut, personne ne lui dirait rien, ils étaient seuls, sans vacanciers et sans ours, non ? Il l’attira pour une étreinte intense, presque douloureuse, de soulagement, inspirant son parfum, se nourrissant de sa chaleur. Il ne la relâcha que pour un baiser précautionneux, d’une tendresse infinie. Avant que, peut-être, cela ne débouche sur autre chose, l’adrénaline aidant. Pulsions de vie et de mort, toujours dans la même danse éternelle.

Avant de reprendre contact avec la réalité, pour revenir à la pension Väinämöinen, où, semblait-il, on n'attendait plus qu'eux.
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