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Blanc ou noir, vestige d'une mélodie !

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Mavery Wheerie

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MessageSujet: Blanc ou noir, vestige d'une mélodie ! Blanc ou noir, vestige d'une mélodie ! EmptyMar 15 Juin 2021 - 11:24


« Il y a du blanc, du noir...

...et il faut jouer les deux pour faire une belle mélodie. »

▼▲▼

Je me demande parfois si ce n'est pas le visage du vieux monsieur dessus, qui me pousse à en avoir toujours une bouteille chez moi. J'ai testé une multitude de rhums. Des blancs, principalement pour me faire des Mojito. Des ambrés, des vieux, boisés et épicées et des arrangés. Ceux dont je raffole le moins. Avec ajout de fruits, de bois et d'épices. Le Diplomatico Reserva Exlusiva restera à jamais mon préféré.

Il arbore une robe cuivrée du plus bel éclat. Je m'en verse un verre de temps en temps et je reste assis là, sur mon fauteuil, ma chaise... tout dépend de l'endroit où je me trouve, à l'observer. Le nez est fin, entre caramel et tabac blond. La bouche dévoile des notes de mélasse, pain d'épice et noix qui accompagne à merveille la douce chaleur donnant sur des notes épicées. Riche et intense. Il est parfait en toute circonstance.

Je me fais couper dans ma contemplation par cette incessante musique qui vient de l'étage en dessous. J'aime écouter de la musique, classique ou plus moderne. Mais je n'aime pas quand ce sont les même notes, en continu, qui sont joués. Les débutants ce n'est pas pour moi. Les passionnés encore moins. Ce que j'aime, c'est l'entre deux. Ceux qui sont capable de passer d'un morceau à l'autre, sans tenter d'arriver à l'excellence.

J'ai essayé d'autres rhums. J'ai beaucoup voyagé, ce qui m'a permis de me familiariser avec la plupart d'entre eux. On en fait un très bon à Paris, capitale de la France. Ou en Argentine. Le Clémont VSOP a des reflets acajou et un parfum entre caramel et vanille. Le Mount Gay XO a des touches fruitées.

Tout en descendant les marches me menant jusqu'à l'étage du dessous, je me remémore tous ces rhums, toutes leurs particularités.

C'est à ce moment là que j'entends la porte s'ouvrir. Le petit gars qui habite là descend l'escalier, ce qui me permet d'entrer chez lui, discrètement. Même si je me doute que j'y resterais suffisamment longtemps pour qu'il me rejoigne et qu'il me trouve ici, chez lui, face à son piano, faisant glisser mes doigts dessus.

J'ai appris à en jouer quand j'avais sept ans. Mon père m'y a poussé. Il voulait que je sois capable de jouer en toute circonstances quand on aurait des invités. Sans doute pour pouvoir se vanter d'avoir un fils doué dans tous les domaines. J'y avais pris goût avec le temps, mais ce n'était pas ce que je préférais. A chaque note, je le revoyais là, assis ou debout face à moi, fier face à ses invités. Je pose mes doigts une dernière fois sur une touche et j'entends quelqu'un entrer. Un léger sourire se dessine au coin de mes lèvres.

Je ne m'étais même pas rendu compte que je m'étais assis face au piano et que j'avais joué ces quelques notes. Il m'avait entendu de l'escalier. Tournant la tête vers ce nouveau voisin, j'allais enfin faire sa connaissance.

« Un Steinway & Sons. C'est un bon piano. » lui affirmais-je tout en ramenant ma tête en direction du piano à queue et en contemplant les touches. « C'est un allemand si je ne me trompe pas. Qui est venu s'installer en Amérique. Des pianos qui sont principalement fait mains. Du haut de gamme. »

C'était élogieux de posséder un tel piano chez soi. Ca montrait qu'on aimait la musique, qu'on aimait ce genre d'instruments et qu'on était connaisseur du bon son qui pouvait émaner d'un tel appareil.

« Très utile même aux débutants. » ajoutais-je avec un nouveau petit sourire en coin.

Sur le dessus du piano se trouvait mon verre de rhum. Il n'était pas entamé. Je l'avais machinalement amené avec moi et posé ici. Tout comme je venais de poser une nouvelle fois mes mains sur les différentes touches, afin de commencer à jouer une petite mélodie...

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Desmond Lowe

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MessageSujet: Re: Blanc ou noir, vestige d'une mélodie ! Blanc ou noir, vestige d'une mélodie ! EmptyMer 30 Juin 2021 - 17:44

Avec précision et dextérité, Desmond jouait une variation de Vivaldi. Il avait à peine fermé l’œil de la nuit et aucun doute que son voisinage en avait fait autant. En début de soirée, il avait eu la présence d’esprit de lancer un sortilège d’insonorisation sur son appartement, cependant le charme avait dû se dissiper aux alentours du petit matin. Tout à sa musique, il n’avait pas pensé à le relancer. Sa souffrance intérieure lui semblait plus supportable en compagnie de Chopin, Vivaldi et Bach. Il les invitait à travers son piano lorsque la solitude devenait trop pesante, les souvenirs trop vivaces.  

Le vieil interphone grésilla alors qu’il entamait une étude de Chopin en la bémol majeur. Desmond lui adressa un regard noir et se leva à regret. Il détestait être interrompu. Un livreur Moldu était au pied de l’immeuble. Il avait un paquet pour lui. Le pianiste se souvint alors qu’il avait commandé des partitions d’Eric Satie par voie postale. Il n’avait pu envoyer de hibou, étant donné que ce compositeur était Moldu. Desmond avait rencontré beaucoup de difficultés à affranchir la lettre dans laquelle il demandait à recevoir les partitions. Le temps avait passé et il avait pensé qu’il ne les obtiendrait jamais.  

Avec un entrain inhabituel, le pianiste sortit de chez lui et descendit l’escalier en colimaçon quatre à quatre. Malgré tout, il n’adressa aucun sourire au livreur. Ce dernier jeta un coup d’œil indécis aux bretelles rouges qui tombaient de chaque côté de son pantalon, ainsi qu’à ses vêtements passés de mode. Desmond donnait l’impression de sortir d’un tableau des années trente. Seules les bretelles colorées lui donnaient une touche d’excentricité.  

Il voulut prendre le paquet des mains du livreur mais le jeune homme riposta :  

— Faut signer le reçu, d’abord.  

Contrarié, Desmond fronça les sourcils et s’exécuta. Tout était tellement réglementé chez les Moldus ! Il récupéra le paquet à l’instant où des notes de piano se firent entendre depuis l’intérieur de l’immeuble, résonnant jusque dans la rue.  

Le sang de Desmond ne fit qu’un tour dans ses veines. Qui osait profaner ainsi son piano ? Il était certain qu’il s’agissait du sien. Seul un Steinway peut produire un son aussi plein et mélodieux. Il coinça le paquet sous son bras, retourna à l’intérieur et sortit sa baguette magique de sa poche pour transplaner directement sur le palier de son étage.  

La porte de son appartement était entrouverte. Il posa délicatement les partitions sur le sol du couloir et ouvrit la porte d’un coup de pied. Du bout de sa baguette, il menaçait l’imprudent assis face à son piano.  

— Ôtez vos sales pattes.  

La tête de l’individu ne lui disait rien. De toutes façons, Desmond n’avait pas la mémoire des visages. S’agissait-il d'un fan ? Le manque de réaction de l’homme vis-à-vis de la baguette laissa suggérer au pianiste qu’il était un sorcier. Ou alors, c’était un fou. Il ignora ses paroles, même si elles suggéraient qu’il était un connaisseur en matière de piano de qualité.  

L’extrémité de la baguette de Desmond luisait de rouge, signe qu’il était déterminé à attaquer si nécessaire. D’ailleurs, il fallait lancer un sortilège Doloris mais se ressaisit à temps. Il faut le vouloir... Il s’en sentait capable en un tel instant. Rien au monde n’avait plus de valeur à ses yeux que son piano. L’idée qu’un inconnu le malmène le mettait hors de lui.  

Puis, il se rappela à quel point son père aimait ce sortilège, à quel point il en abusait envers leurs Elfes de Maison ou les Moldus qui avaient le malheur de croiser sa route. Parfois, il en enfermait dans la cave du manoir Lowe et s’amusait à les torturer le dimanche avec ses amis. Par moments, Desmond entendait encore les hurlements, au plus tard de la nuit, lorsqu’il s’égarait entre le sommeil et le réveil.  

Il ne pouvait infliger pareille souffrance à autrui, quand bien même cette personne eût profané son cher piano. Il n’était pas fondamentalement un Lowe.  

D’un geste abrupt, il se contenta de jeter un maléfice de fouet sur les mains de l’inconnu, afin qu’il les éloigne du clavier. La douleur serait vive mais brève.  

— Partez, monsieur, ordonna-t-il tout en le maintenant en joue. Et je ne porterai pas plainte pour violation de domicile.  

 
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