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[Mai 1979] Nollan Emerson - Repeupler le vide

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Gauwain Robards

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MessageSujet: [Mai 1979] Nollan Emerson - Repeupler le vide [Mai 1979] Nollan Emerson - Repeupler le vide EmptyDim 4 Juil - 18:08

Le courrier, laconique, délivré par hibou et signé de Nollan Emerson, aurait dû faire plaisir à Gauwain Robards.

N’était-ce pas ce qu’il souhaitait ? Etre remarqué par le service des Aurors, être reconnu ? D’autant que l’Auror en question avait un statut bien particulier, un bagage acquis outre-atlantique, un point de vue unique en tant qu’Américain, et une compétence reconnue par ses pairs, puisqu’on l’avait choisi pour être agent de liaison. Ce qui constituait un gage plus sûr encore : il avait attiré l’attention de Meredith, et elle ne disait que du bien de son tuteur. Oui, que Gauwain Robards reçoive une missive directe de cet homme, ça aurait dû le flatter.

…..ouais. Mais là, il fallait l’admettre, le ton du message, à la fois direct et finalement sibyllin, l’avait fait grimacer. C’était une convocation, ni plus ni moins.

Il n’avait pas eu l’impression de s’illustrer, lors de l’incident à la Galerie, auquel faisait référence le courrier. Ou du moins…. Il aurait voulu s’illustrer en aidant les autorités, en appliquant les protocoles habituels, en permettant de restreindre à un endroit les suspects potentiels… ….mais au final, il s’était trouvé confronté à cet étrange mec (le rabatteur, c’était ainsi qu’il le surnommait en son for intérieur), qui avait rendu vaine toute velléité d’interroger qui que ce soit. Gauwain avait donc aidé d’une façon différente, en amenant, aux côtés de Meredith, un des blessés à Sainte Mangouste.

Etait-ce pour cela qu’on le convoquait ? Pour n’avoir pas su maintenir sa barrière face à un civil apeuré, fut-il un civil d’un genre particulier et animé par des motivations suspectes ? Ou au contraire, pour lui demander plus d’informations sur cet incident, lui proposer de déposer ses souvenirs en pensine pour qu’ils puissent être examinés par les enquêteurs ?

Meredith lui avait promis qu’elle n’avait pas parlé de lui avec Emerson, et on n’avait pas demandé à sa petite amie de témoigner, en dehors de la déposition initiale dont ils s’étaient acquittés, le soir même de l’incident. Et si les souvenirs d’un témoin pouvaient présenter un intérêt, ç’aurait dû être ceux de sa petite amie, en tant qu’organisatrice, non ? …..cela dit, Gauwain avait passé son événement à observer. Les convives, les déplacements… Sans doute avait-il pu voir un détail d’importance, sans y prendre garde. Peut-être ses souvenirs pouvaient-ils être utiles malgré tout. Sauf que ça faisait plusieurs mois : les souvenirs ne s'étiolaient-ils pas, après tant de temps? Ou les Aurors avaient-ils réussi à remonter une piste spécifique et ne cherchaient-ils qu'une confirmation?

…..Ca le tuait, de ne pas savoir de quoi il retournait. Il avait l’impression que c’était quitte ou double.

Heureusement, l'horaire et le lieu de rendez-vous permettaient de ne pas laisser s’éterniser la situation.

Il se présenta à heure dite, le jour demandé, au Ministère. Vêtu d'un costume choisi avec Meredith. Vêtu impeccable. Tendu mais prêt à répondre aux questions, quelles qu'elles soient.

Le Ministère bruissait d'une agitation constante. Des sorciers de tous âges et de toute condition se présentaient, employés ou simples citoyens, cherchant des informations ou de l'aide. Des courriers et des notes fendaient l'air, trajectoires violettes qui frôlaient parfois l'un ou l'autre, dans un sifflement de papier. De temps à autres, des gobelins, manifestement tendus, bien loin des créatures représentées sur la fontaine centrale.

Gauwain se délestait de sa propre tension, en observant toutes ces allées et venues. On lui avait demandé de patienter dans une zone d'attente, tandis que l'Auror Emerson était informé de sa présence dans les murs.
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MessageSujet: Re: [Mai 1979] Nollan Emerson - Repeupler le vide [Mai 1979] Nollan Emerson - Repeupler le vide EmptyMer 7 Juil - 12:04

J’avais pas été très loquace dans la missive que j’avais envoyé au gars de Blondie. Pire encore, il n’avait aucun indice sur lequel s’appuyer pour prétendre à la résolution d’une sacré énigme. Comme à mon habitude, j’avais laissé planer le doute et j’avais planté un décor, peu propice aux pensées et interrogations. Interrogations, qu’il devra me poser pour tenter de comprendre quelque chose, à ce que je vais potentiellement lui confesser. Lui, s’attend sûrement à déposer une plainte ou faire un aveu sous serment, mais c’est pas le cas. Qu’il se rassure. Peut-être que ma chère protégée va me trouver quelque peu sadique, -et elle aura raison-, mais même elle, n’est au courant de rien. Elle ne sait pas ce qu’il va advenir de cette entrevue. Après, qu’il lui dise ou pas, il peut. Parce que je sais que la petite blonde a quelques arguments convaincants, en plus de sa verve d’ancien Serpent.

Je fumais une première clope, puis une deuxième, les pieds croisés sur mon bureau et mes mains épluchant certains rapports inhérents à l’incident de Février. Là, où ma chère Blondie, m’a appelé en renfort et où, je suis arrivé brillamment en retard. La faute à qui ? Aux éternels formulaires britanniques, qui n’ont rien à voir avec ceux du MACUSA. Ou peut-être, que je m’y étais jamais intéressé. C’est peut-être ça, la finalité de tout ceci. Par ce que le papier, je m’en contrefous. Je préfère les paroles aux actes. Je suis homme de terrain moi, pas homme de procédure. N’en déplaise à certains. Ou certaines.

- Nollan ? Quand ton rendez-vous arrive, je le fais patienter. Ou non ? Il rentre directement dans ton bureau ? Me demanda Maisie Ross, une petite sorcière dactylograhe à lunettes et replète. Toute de rose vêtue, jusqu’aux dite lunettes en forme de papillon. Connaissant Meredith, ta petite protégée, il n’arrivera pas en retard. Mais, qu’est-ce que je fais ?
- Fais-le attendre. Un peu. Pas beaucoup, mais juste assez. Tu vois ?
- Je vois. Et de disparaitre en coulisses ou côté cour, histoire que je termine d’enfumer mes poumons à loisir.

Dix heures. Qui sonnent à la grande horloge murale de mon bureau. Si j’en crois les bruissements d’étoffes diffus et les talons de Maisie, la petite rousse va chercher Gauwain Robards. Avec un petit sourire, je pressentais qu’elle s’était approchée. Et que, comme convenu, elle le faisait attendre. Un peu. Comme je l’ai voulu. Écrasant ma cigarette dans mon cendrier auto-nettoyant, je me préparais à accueillir le jeune homme Gallois qui ne savait pas encore de quoi il allait en retourner. Maisie Ross se mit à passer sa petite tête ronde et rousse, à travers la porte entrouverte de mon bureau. Indiquant par un signe de tête, que mon rendez-vous était bien présent. Et que le retard, il connaissait pas. Ça, c’était parfait.

- Entrez, Monsieur Robards. Monsieur Emerson, est disposé à vous recevoir. Encouragea la petite sorcière aux joues rondes, dans un geste de bonhomie doux. Comme l’aurait fait une mère ou une tante. Ou une grand-mère qui aimait pincer des joues de môme.
- Tu nous apporteras, deux cafés. Noir ? Un regard ambré, direction mon interlocuteur. Ouais noir. Et, deux parts de gâteau à la carotte.
- Entendu.

Puis, reportant mon attention sur mon vis-à-vis, qui me parassait prêt à exploser, je lui décochais un sourire engageant, appuyé négligemment contre mon bureau. Mon accent d’Amérique, toujours ressortant intensément par moments. C’était l’indication de mes racines, et du quartier de Brooklyn où j’avais grandi. Où les pâtisseries d’Henry Mistry étaient les meilleures du monde. Du moins, pour un gosse de quinze ans.

- C’est la seule sucrerie que je tolère par ici. Sinon, vous avez de ces trucs immangeables, vous les Britanniques. Faudrait m’expliquer le concept de votre ‘Jelly’, là. On dirait un truc, qui vient d’une autre planète. Un léger rire, pour détendre l’atmosphère avant de venir tapoter une épaule affaissée, signe d’un stress conséquent. Je suis pas encore cannibale. Sois tranquille, Gauwain, je vais pas te bouffer. Un sourire sur mes lèvres et dans mon regard ambré.

Et, une pause.
Pour le regarder.
Voyant sans difficulté aucune, les similarités et les différences.

- Sinon, pour commencer sans se prendre la tête. Ça va bien ? Toi, tu vas bien ? Et Meredith, ça va ? Ronan, ne la maltraite pas trop ? Ah. Ronan.
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MessageSujet: Re: [Mai 1979] Nollan Emerson - Repeupler le vide [Mai 1979] Nollan Emerson - Repeupler le vide EmptySam 10 Juil - 13:10

La secrétaire était une femme ronde au sourire chaleureux et plein d’empathie. Ca n’apaisa pas les doutes du Gallois quant à ce qui motivait cette convocation. Pas plus que l’attitude débonnaire et sympathique de l’Auror.

Lors de l’incident à la Gallérie, Gauwain n’avait pas pris le temps d’observer. De regarder, véritablement. A présent, tous ses sens pouvaient se dédier à cette mission.

L’homme avait un visage jeune, sans rapport avec son âge réel, qu’il savait par Meredith. Ca n’était qu’une surface, une apparence, que venait démentir son attitude. Pas de naïveté ou de candeur, pas de timidité ou d’enthousiasme enfantin. Il émanait de lui quelque chose de posé, ainsi qu’une sorte de sérieux qui pouvait confiner à la dureté. Et pourtant, son langage corporel était détendu, informel : il ne siégeait pas mais se tenait appuyé contre son bureau. Pas d’entrée en matière protocolaire, pas de déroulé officiel d’entretien : il s’assura qu’ils aient des cafés et de quoi manger, et, souriant, continua sur sa lancée, parlant douceurs plutôt qu’enquête.

Gauwain haussa un sourcil incertain. Meredith ne le lui avait pas présenté l’homme sous ce jour, mais elle savait apprécier les pâtisseries, peut-être considérait-elle que ça faisait partie des atouts de son tuteur. Il tenta bon gré mal gré de se mettre au diapason, même si c’était déstabilisant (était-ce le but ? S’agissait-il d’un test ?)

« C’est pas forcément mon dessert préféré, je dois l’avouer. Mais…. On n’a pas que ça, vous avez goûté les scones ? »

Ou leur variante galloise, plus savoureuse. Mais il ne sentait pas de rentrer dans un débat culinaire, alors qu’il avait l’impression d’être sur le grill.

L’Auror américain n’eut que peu de mal à saisir la tension du jeune homme ; dans une démonstration amicale, il vînt tapoter son épaule (dans un geste qui trahissait des codes culturels américains et non britannique), et ajouta une plaisanterie. En retour, le Gallois finit par se détendre (un peu), et hocher la tête. D’accord, il n’allait pas se faire bouffer, pas littéralement du moins. Mais il commencerait à y croire lorsqu’il saurait de quoi il retournait réellement. Or, son interlocuteur semblait vouloir prendre des chemins détournés. Il haussa un sourcil :

« Ca va. Si je peux aider sur une enquête, ça ira encore mieux. »

Il préférait clairement aider plutôt que se faire remonter les bretelles, c’était donc la stricte vérité. En plus d’une façon de rappeler son sérieux. Cela dit, l’Auror l’avait aussi interrogé sur sa petite amie et… Ronan ? ……Le peintre ?

« Les journées de Meredith sont toujours chargées, mais on a des jours de vacances à venir, ça va faire du bien. »

Une pause, et puis, sans chercher à masquer une dose de surprise :

« Vous connaissez Monsieur Malone ? »


C’était une question prudente ; s’ils étaient intimes, il n’allait certes pas partage tout ce qu’il pensait du peintre. Déjà qu’il n’était pas certain de ce qui avait motivé sa convocation, il n’allait pas s’étendre sur les états d’âme de cet homme pétri d’émotions sombres et auto-centré, qui prenait son métier comme excuse pour se défouler sur les autres. Pour une raison mystérieuse, Meredith continuait de travailler pour lui, même si elle ressortait souvent de ses quelques heures de secrétariat les lèvres pincées, agacée. Au moins Gauwain réussissait-il à la faire rire en se moquant de la drama queen aux tubes de gouache. Et il l'aidait à faire passer sa tension de bien des façons, ce dont il ne se plaignait pas. Mais il restait convaincu qu’elle se porterait bien mieux chez un autre employeur, même en étant mue par l’amour de l’art.
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MessageSujet: Re: [Mai 1979] Nollan Emerson - Repeupler le vide [Mai 1979] Nollan Emerson - Repeupler le vide EmptyLun 19 Juil - 16:35

Maisie Ross avait eu l’air de faire son petit effet chez mon futur interlocuteur. En effet, la petite sorcière dactylographe était de ce genre. A mettre les gens à l’aise, leur parler, faire en sorte qu’ils soient comme chez eux. Ou qu’ils essaient. Même si je le savais, c’était toujours difficile. Pour Blondie, qui s’était pointée un jour de rentrée, elle n’était pas passée par la rondelette sorcière rousse. Elle avait voulu me voir directement. Alors que j’étais occupé par toute cette paperasse protocolaire que je peux détester. Mais, dans mon métier, j’ai pas vraiment le choix de produire rapports sur rapports et certains membres hauts placés me l’ont bien fait comprendre. Jetant un œil au petit ami de ma protégée, je pouvais sentir qu’il se détend. Parce que j’ai amorcé mon plan d’attaque sur des pâtisseries, plutôt que de rentrer dans le vif de sujet. Mollo l’asticot, ça, ce qui nous intéresse tous les deux, c’est pas pour tout de suite. Chaque chose en son temps. Fallait être un peu patient et j’avais envie de discuter. J’ai du temps.

- Ah ? T’aimes pas le gâteau à la carotte ? Maisie peut t’apporter autre chose. Il suffit de demander ! M’exclamais-je en riant, tout en butant sur le terme ‘scone’. Autant dire, que je faisais pas confiance aux Britanniques et leur nourriture pas franchement ragoûtante. Y’a mieux. Mais s’il me propose des ‘scones’, autant essayer. Pour pas mourir con. Des scones ? C’est quoi ça ? C’est pas un truc, avec un goût bizarre ? Je te dis, je vous fais pas confiance, à vous les Britanniques. Un nouvel éclat de rire, qui était là pour détendre cette atmosphère pour le moins tendue.

Même si mon vis-à-vis paraissait moins sur le fil ou sur la défensive, mon instinct de Limier, me criait tout l’inverse. Gauwain Robards, de sa petite identité, se pensait être là pour une enquête. Aider à résoudre certaines zones d’ombres ou des énigmes. Mais, je l’avais pas convoqué pour ça, qu’il se rassure. C’était pour ce quelque chose de plus personnel qui m’avait pris aux tripes quand je l’avais su et qui, soyons honnête, m’avait littéralement laissé sur le cul. Or, je faisais exprès de tirer en longueur, prétextant des desserts que je n’aimais pas et parler de sa petite amie. La jolie blonde, qui parvenait toujours à faire tourner les têtes. Têtes, qu’elle remettait rapidement à leur juste place. Là aussi, il avait pas à s’inquiéter.

- Je me doute. Mais t’en fais pas pour ça. Ça viendra bien assez vite. Une enquête de moralité, où tu devras témoigner. Chaque chose en son temps. Meredith te mettra bien un jour, sur une affaire. Parce que … Une murmure de confidence à son oreille. Elle vous imagine en binôme et vous allez tout exploser. Selon elle, j’en serais soufflé ! J’attends de voir, moi. Un éclat d’intérêt dans mon regard ambré avant un sourire, parce que Blondie, elle les méritait ses vacances. Surtout après l’incident. Celui à la Galerie d’Art. Ah, des vacances. C’est chouette, ça. Elle en a bien besoin. Tout comme toi.

J’étais clairement pas né de la dernière pluie, parce que je l’avais vue, cette surprise. Chez le grand brun qui en était presque à me reluquer avec des yeux ronds. Si je connaissais Monsieur Malone ? Je pouvais dire que ‘oui’. Et ça, ça stupéfixait toujours les gens qui me le demandaient. Surtout quand je rajoutais que le Peintre égocentrique et autocentré, c’était mon meilleur ami. Le gars que j’appréciais vraiment. Sincèrement et sans fausses notes. Même lui, il doit pas savoir ce que je peux lui trouver. A vrai dire, moi non plus.

- Ronan, je le connais très bien. C’est mon meilleur ami. On est sortis tous deux d’Ilvermorny. Lui, chez Serpent-Cornu. Moi, chez Womatou. Après, il a son caractère et si on creuse un peu, on l’aime bien. Peut-être que Meredith a su creuser la couche d’égocentrisme qui entoure le grand Artiste ? Un nouveau rire, avant un léger « toc » contre la porte de mon bureau. Maisie, entre.
- Deux cafés noirs et deux parts de gâteau à la carotte, comme tu me l’as demandé.
- Remballe une part, je crois qu’il aime pas le gâteau à la carotte. Cet affront, je te jure.
- Monsieur Robards ? Qu’est-ce qui vous tente ? Demanda ma petite secrétaire dactylographe préférée à mon invité, tandis que, restant debout, je plantais ma fourchette dans la part de gâteau. Un sourire présent sur mes lèvres, avant une gorgée de café entièrement noir.
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MessageSujet: Re: [Mai 1979] Nollan Emerson - Repeupler le vide [Mai 1979] Nollan Emerson - Repeupler le vide EmptyMar 27 Juil - 21:30

« Non, non, vous embêtez pas, j’ai pas super faim. Boire quelque chose, ça sera suffisant. Et à l’occasion, goûtez les scones, ouais. C’est plus sec, plus compact, ça accompagne bien le thé ou le café, avec un peu de crème. Vous verrez. »

Pas sûr que Nollan Emerson s’émerveille autant sur les petits gâteaux, s’il ne jurait que par des gâteaux plus moelleux et sucrés. Le Gallois lui offrit néanmoins un sourire encourageant, propre à inspirer confiance dans ses affirmations de ‘gastronome’ averti. La secrétaire de l’Auror était douée pour faire se détendre des interlocuteurs… ….l’Américain un peu moins. Du moins, peut-être pas autant. Car si une discussion sur les desserts britanniques et la pâtisserie anglaise avait de quoi faire sourire le jeune homme, Gauwain était parfaitement conscient d’une chose : son interlocuteur entretenait le suspens à dessein, semblait-il, et ça, ça maintenait le Gallois en état de vigilance. Il fronça un sourcil en apprenant qu’il n’avait pas été appelé pour témoigner. Mais alors…. Pourquoi ?

Mais déjà l’Auror était parti sur un autre sujet de conversation, rebondissant sur un autre sujet léger avec un air débonnaire, partageant des confidences sur Meredith ; était-ce une manière d’endormir sa méfiance ? Quel était réellement le but de cette entrevue ? L’homme finirait bien par dévoiler son jeu, d’ici là, autant suivre le tempo du mieux possible, car, après tout, Gauwain n’avait rien à se reprocher. Il s’efforçait de respecter les lois, et il ne croyait pas qu’on puisse lui reprocher quoi que ce soit (….à part l’incident avec cet abruti de sang-pur, mais cela remontait à des mois, alors, à moins que le type aux cheveux pâles ait aimé déguster froides ses vengeances…). Malgré un juron intérieur en repensant à cet incident, il se força à sourire, restant confiant :

« On fonctionne bien, tous les deux. Alors ouais, je crois qu’elle a raison : on sera bons, sur le terrain. Si on nous met en binôme. Elle m’amène à me dépasser. »

Si jamais l’Auror Emerson était consulté sur le sujet, ça ne coûtait rien de lui glisser quelques mots à ce sujet. Ca restait à voir. Se trouver avec pour partenaire votre moitié pouvait être considéré comme un avantage autant qu’un inconvénient. Avantage, car il ne serait que plus motivé à être alerte, à devancer les attaques, à agir avant que la situation ne leur échappe, pour éviter de la mettre en danger ; avantage aussi, parce qu’ils se connaissaient par cœur, pouvaient travailler avec des communications non-verbales subtiles, deviner instinctivement les intentions de l’autre ; avantage, enfin, parce que dans un affrontement, ils se battraient avec une rage infinie, pour repousser mutuellement un danger. Et inconvénient parce que…. Eh bien… Il pouvait être difficile de penser stratégiquement, rationnellement, lorsque votre partenaire de vie était menacé ou torturé (ou si on leur demandait de recourir à certaines couvertures, certains stratagèmes qui risquaient d’aviver leurs jalousies respectives) ; mais si Gauwain avait son mot à dire, cet état de fait existerait qu’ils soient ou non en binôme, alors… Quitte à avoir de toute façon un inconvénient, le Ministère serait stupide de se passer des avantages conséquents, non ?

Il hocha la tête, lorsque l’Auror émit une approbation quant aux congés. Et cette fois, lui-même laissa son attention être captée par ce sujet plus informel (ce qui lui faudrait peut-être une pénalité, si tout ceci était un exercice pratique) :

« Meredith a un emploi du temps incroyablement chargé, et… on a choisi une filière exigeante. On savait que ces trois ans ne seraient pas de tout repos, et on ne se plaint pas : c’est pour ça qu’on est là. Pour être formés en accéléré et être opérationnels le plus tôt possible. Pour montrer qu’on peut tenir la pression malgré des journées chargées. Mais… Oui, les vacances vont faire du bien. »

Et allaient sans doute changer beaucoup de choses dans leurs vies, mais ça, l’Auror n’était pas obligé de le savoir.

Diplomatiquement, il s’abstint de tout commentaire concernant l’artiste qui laissait régulièrement sa petite amie dans un état de colère froide, que Gauwain se chargeait d’apaiser. Il se contenta d’un rire forcé, et pas vraiment convaincu, parce qu’il était à peu près persuadé que la drama queen aux pinceaux était au-delà d’un simple petit égocentrisme gentillet : il avait besoin que le monde le remette à sa place, et encore, à son âge, on ne changeait plus, donc sans doute se contenterait-il de se défouler sur les autres, plutôt que de gagner en humilité. Le fait qu’Emerson, qui paraissait enjoué, sérieux, équilibré et compétent, apprécie le monstre d’ego était un de ces petits mystères insolubles de la vie.

La secrétaire à l’air maternelle revînt, avec tout ce qu’il fallait pour une pause-café, agrémentée de gourmandises. Il grimaça, se massant l’arrière du crâne, comme l’Américain dénonçait son peu d’intérêt pour cette pâtisserie :

« Non, non, vous embêtez pas, ce sera très bien comme ça… ! »

Il n’avait pas dit ça pour créer de l’embêtement à cette femme. Elle avait l’air sympa, et il n’allait pas lui faire faire des allers et venues parfaitement dispensables (comme quoi, ça commençait à lui mettre du plomb dans le crâne, d’être en couple).

D'un coup, alors qu'il était en train de protester, il eut un flash. L'incident avec Isaac, il y avait des mois de cela, à la Red House. Est-ce que... c'était pour ça ? Il grogna : était-ce pour finir d'incriminer le gars qu'ils avaient neutralisé ou celui-ci avait-il d'excellents avocats qui leur reprochaient leur action ? Avec cette épiphanie, il craqua.

Lorsque la secrétaire pourvoyeuse de douceurs fut sortie, il demanda, de but en blanc :

« Je suis là pour quoi, en fait ? S'il vous plaît, je préférerais savoir. Si c'est pour avoir une recette que Meredith vous a fait goûter, vous vous trompez de gars. C'est son majordome qui cuisine tous ses déjeuners. Mais... j'ai pas l'impression que je sois là pour ça, n'est-ce pas ? »
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Nollan B. Emerson

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MessageSujet: Re: [Mai 1979] Nollan Emerson - Repeupler le vide [Mai 1979] Nollan Emerson - Repeupler le vide EmptyMer 28 Juil - 15:19

- Ça m'embête pas du tout. Je l'aurais pas proposé sinon. Commençais-je avec un petit rire, voyant qu'il était buté pour rester sur une seule boisson alors que certaines douceurs présentes à la cafétéria du Ministère de la Magie méritaient qu'on s'y attarde. Je serais bien un mauvais conseiller, si je te proposais qu'un café noir. Mais vu que tu m'as l'air d'être une sacré tête de pioche. Qu'est-ce que je peux y dire ? Le questionnais-je avec un rire bien plus franc. Alors que ces fichus 'scones' parvenaient à capter mon intérêt. Bon, je goûterais. Et je te dirais.

Assez parlé des 'scones' britanniques qu'on pouvait manger avec de la crème et boire avec du thé ou du café. On était pas là pour ça. Je l'avais convoqué pour cette autre chose qui nous concernait tous les deux. Bien que parler de Blondie détendait l'atmosphère facilement. La belle blonde avait ce pouvoir, en plus de celui de faire tourner des têtes. Les masculines, n'étaient pas en reste à mon étage et j'avais dû quelques fois recadrer certains types. Mais, ma protégée n'avait pas été en reste et s'était empressée de me dire qu'elle se débrouillerait bien seule avec tous ces mâles en rut, et j'avais bien fait de la croire. Efficace à coup sûr, ce qui me certifiait que j'avais bien fait d'accepter de la prendre sous ma juridiction alors que j'étais fraîchement débarqué d'Amérique. Elle m'avait tapé dans l’œil. Au sens propre comme au figuré. S'accordant parfaitement, avec mon interlocuteur. Ce qui les conduirait à faire des 'miracles' sur le terrain. La jolie demoiselle me l'avait déjà stipulé et son gars avait l'air de cet avis. Si, j'en croyais son aveu.

- Y'a l'air, oui. Et c'est tant mieux. Entamais-je avec un large sourire, mon regard ambré devenant acéré et soudainement plus sérieux. En revanche, je peux prévenir d'une chose : en couple, c'est bien. Ça a ses avantages, tout comme ses inconvénients. Il suffit d'une fois, où l'un ou l'autre se fasse capturer et malmener pour que celui survivant, ne parvienne pas à se contrôler. Une pause courte. Je préconiserais, peut-être, un autre binôme sur le terrain. Bien que Blondie, te pousse à te dépasser. Je suis heureux pour toi, tu sais. Et pour elle, aussi. Mais, faut réfléchir à ce que je t'ai dit. Et, sachez, que j'appuierais votre candidature si vous voulez vous illustrer tous les deux à la pratique. Un nouveau sourire. Je te le promets.

Meredith Hawthorne, en plus de ses études prenantes d'Auror et de mon tutorat avait voulu s'essayer à l'art de dompter un animal sauvage en la personne de mon meilleur ami, Ronan Malone. L'exercice était somme toute difficile, même pour un type aguerri comme moi, qui connaissait le loustic depuis des années. L'Artiste, il fallait le brosser dans le sens du poil, sinon on obtenait rien de lui, à part des remarques acerbes au goût acide de fiel. Autant dire, que j'avais vu la jeune femme dans mon bureau avec sa tête des mauvais jours, quand celle-ci, s'était confrontée au Génie. Heureusement, que Gauwain Robards était là, pour changer les idées noires de sa belle. Parce que moi, j'étais pas là pour consoler les états d'âme. J'étais là, pour montrer le réel et ce qu'il allait advenir à ma disciple, si elle s'engageait sur cette voie. Disciple, qui, avait clairement besoin de vacances. Comme je l'avais spécifié dans un court rapport à Miss McKallister, devenue sa psychomage.

- Ah ça. J'avoue, j'ai pas choisi pour vous. Vous l'avez fait en toute connaissance de cause. Je suis d'accord, pour s'autoriser des moments de répit. Avant le trop plein. Avant que ça déborde. Parce qu'après, on peut plus rien faire et on se trouve acculé. Alors, vous faites bien. Mais, ne l'oubliez pas. C'est tout ce que je demande. J'avais conclu ma tirade pleine de sagesse avec un sourire et une gorgée de café noir. Lançant par ailleurs, un clin d’œil à Maisie Ross qui était réapparue aussi prompte qu'un serpent, déposant des assiettes remplies de victuailles sucrées avant que mon vis-à-vis, ne daigne lui répondre. C'est bon, Maisie. On va s'en sortir. Tu peux nous laisser.

Avec un petit sourire, la sorcière replète et ultra sympathique prit congé, nous laissant seuls. Pour entrer dans le vif du sujet, parce que je sentais que le gonze présent dans mon bureau était à deux doigts de me faire une syncope ou un évanouissement en règle. A choisir, j'optais pour l'évanouissement. Seulement, après ce que j'avais à lui dire. Plaçant une mèche de mes cheveux couleur auburn en arrière, j'eus un toussotement qui était à la limite d'un rire nerveux. Bien que Cole Bronson était un cuisinier émérite, et que j'étais pas contre pour tester certains de ses plats inventifs, Gauwain Robards était pas là pour ça et le faire encore languir aurait été bien trop sadique de ma part. Toujours silencieux, je fis une pirouette, relâchant assiette à mignardises et tasse de café, pour me diriger derrière mon bureau, donnant un coup de baguette souple pour déverrouiller le premier tiroir et en sortir une lettre. Que j'avais lu, de nombreuses fois. Trois fois, pour être exact.

- Lis ça. Et tu comprendras. Du moins, j'espère que tu sauras connecter les wagons de ton Poudlard Express entre eux. Murmurais-je en m'adossant contre mon bureau, bras croisés, attendant qu'il lise la lettre de ma mère.

~*~

Mon cher fils,

Je me permets de t'écrire ces quelques lignes, à l'occasion de ton trentième anniversaire. J'aurais pu le faire bien avant, mais je pense que cette période où tu te trouves en Angleterre, est propice à le faire. A t'avouer certaines choses, qui te concernent. Parce que tu as décidé de quitter ton Amérique natale, à cause de cette fiancée qui ne t'a pas apporté un dénouement heureux. Je croyais en l'amour d'Eden Shane, tout comme toi, j'ai osé espérer. Que tu puisses fonder une famille avec elle, or, elle en a décidé autrement.

Cependant, cela a été le déclic pour renouer avec ta famille maternelle. Je me rappelle, quand, petit, tu venais me demander après les réunions de famille, pourquoi on ne voyait jamais celle de mon côté. Pourquoi, les chaises étaient vides. Pourquoi, l'absence de ces oncles, qui pourtant, existent bel et bien. Tu dois savoir, qu'à dix-sept ans, être enceinte de toi dans cette famille n'a pas été bien vu. Et, dénouer des liens qui pourtant n'étaient pas excellents était de bien meilleur aloi. De toute manière, ma carrière d'artiste n'a pas été comprise par mes frères et encore moins par nos parents. Tu te demandes sûrement, où je veux en venir et ce que je veux te dire entre ces lignes.

C'est parce que tu t'es installé en Angleterre, à Londres, que tu dois savoir que tu n'es pas seul. Et, qu'il existe ce pan de famille que tu n'as jamais vraiment connu. Je te joindrais, une photographie plus tard, dans un autre courrier. Une photographie où je suis représentée avec tes oncles, juste avant notre entrée à Poudlard. Tu le verras, bien assez vite, Trystan et Owain étaient de mauvaise humeur. Mason, ton père, trouve cette entreprise absurde à vouloir déterrer des ombres du passé. A vouloir resserrer des liens rompus. Or, tu es assez grand et je crois qu'à trente ans, tu sais encore ce que tu fais.

Je n'en suis pas certaine, mais Trystan possède un jeune fils.
Je ne sais pas son prénom. Tu le découvriras par toi même.

Ta mère qui t'aime,
Ethel Emerson Robards


~*~

J'attendais qu'il finisse de lire la prose de ma mère, dont l'écriture d'ordinaire si appliquée était cette fois bien sommaire. La faute à ce secret, trop longtemps gardé.

- Je crois que Meredith, n'est pas la seule chose qu'on a en commun. Avais-je dit sur un ton où perçait une légère pointe d'humour, mon regard ambré rivé à mon interlocuteur et à toutes ses réactions. Qu'elles soient positives ou non.
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Gauwain Robards

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MessageSujet: Re: [Mai 1979] Nollan Emerson - Repeupler le vide [Mai 1979] Nollan Emerson - Repeupler le vide EmptyHier à 9:11

Il savait bien, que faire équipe avec Meredith aurait ses inconvénients, ses difficultés ; bien qu’il soit convaincu que celles-ci n’auraient rien de commun avec les avantages, les atouts d’une telle situation, il était conscient que d’autres ne partageraient pas ce point de vue. Et entendre que Nollan Emerson, le tuteur idéal aux yeux de Meredith, était de ceux-là, ça donnait le ton. Le ton d’une déception à venir, à laquelle il ferait sans doute mieux de s’habituer dès à présent. Pour autant, l’Américain laissait la porte ouverte : il émettait un avis, sans que celui-ci soit péremptoire, et soutiendrait le choix des deux jeunes gens. Le Gallois hocha la tête, avec gratitude (parce qu’il n’était pas un expert en legilimensie et qu’il n’avait aucunement connaissance du fait que sa petite amie avait tapé dans l’œil de l’Américain, dans tous les sens du terme).

« Merci. Je-  J’entends ce que vous nous conseillez, je suis conscient de ces dangers ; mais qu’on soit ou pas en binômes, si quelqu’un touche à un seul de ses cheveux, et il jouera avec sa vie. Cela dit, je vous promets en retour qu’on va en discuter, peser le pour et le contre, avant de déposer une demande. De toute façon, la décision finale ne nous appartiendra pas.  C’est le monde du travail, non ? On ne choisit pas. »

Il miserait sa stratégie sur le fait que le Ministère souhaiterait sans doute minimiser les pertes d’agents qualifiés. On verrait si ça passait.

Nollan Emerson s’avérait être un puits de sagesse et son sourire amusé mettait en confiance. Mais sous ses airs détendus, il décrivait un risque, une réalité bien sombre et bien réelle. Se retrouver submergé, par la pression, par les horreurs, par l’incertitude de savoir si on vivrait un jour de plus, si vos proches seraient encore avec vous le lendemain matin. Laisser tout cela grandir, jusqu’à ce que les sentiments débordent, jusqu’à une explosion. Et l’Auror Emerson parlait à n’en pas douter en connaissance de cause. A nouveau, il eut un signe d’approbation, face à ces conseils, mais cette fois-ci, il y avait un respect exacerbé dans les yeux bruns.

« Je veillerai au grain, Monsieur. Qu’on n’atteigne pas le point de rupture, ni elle, ni moi. »

Une pause, et puis…

« Vous faites quoi, vous, pour ne pas exploser ? »

Quant à ce qui suivit… Ce fut un soulagement ; non seulement, de se voir dispensé de carrot cake, mais aussi, et surtout, d’enfin toucher du doigt ce pourquoi il était convoqué ce jour. Convoqué dans une ambiance sympathique, mais convoqué quand même. Le fait de ne pas savoir, d’élaborer des scénarios, était en train de le rendre dingue. Il se trouvait au bord d’un précipice, qui pouvait l’entraîner vers la lumière, autant que vers les ténèbres.

La réponse, la chute définitive, ou l’ascension, dépendrait d’une simple feuille de papier. Une lettre.

La lettre d’une mère à un fils, qui avait abandonné l’Amérique pour gagner l’Angleterre, parce que lui-même avait été abandonné par une femme. Il était aisé de comprendre que cette lettre avait été adressée à l’Auror, même si son prénom n’était pas explicitement cité ; Meredith avait confié quelques mots sur sa situation maritale. Il leva les yeux vers l’Auror, parce que hm- S’était-il trompé de missive, en lui partageant ainsi un document aussi intime ? Mais l’homme restait impassible, attendant que Gauwain poursuive sa lecture.

Cette lettre était adressée par une mère qui avait été mère-fille, qui avait coupé les ponts avec sa famille – s’agissait-il d’un avertissement ? Par rapport à Meredith et à leurs familles respectives ? Il faillit lui dire de ne pas s’inquiéter, quand ses yeux tombèrent sur un prénom. Trystan.

Le temps s’arrêta, lui bourdonna aux oreilles.

Il faillit en lâcher la feuille. Parce que les pièces s’emboîtaient, pour peindre un tableau qui n’avait aucun sens.

Il fronça les sourcils, leva les yeux en entendant le commentaire de l’Auror, amusé, tranquille. Lorsqu’il ouvrit la bouche pour répondre, ce fut avec incrédulité :

« Non- Mon père n’a qu’un frère, il- il n’a jamais été question de sœurs. »

Côté Robards, que des fils. Côté Jernigan que des filles. C’était d’une simplicité sans pareille.

Et pourtant, lorsqu’il levait les yeux vers l’autre homme, à présent…. C’était comme si une autre lumière avait été jetée sur ses traits. Les sourcils étaient familiers, la mâchoire, la stature, tout était un écho, de son père, de son oncle, de vieilles photos de son grand-père. Un écho déformé, mêlé d’autres influences, mais que l’on identifiait malgré tout. Comme si un voile avait été déchiré pour révéler la vérité derrière le théâtre d’ombres.

Il accusa le coup. Des informations se réactivèrent, de façon aléatoire, une phrase rieuse de Meredith sur le fait qu’elle avait un type, une photo déchirée sur un album familial, une enveloppe de documents scellée, qui avait fait pleurer sa grand-mère, des remarques cryptiques échangées entre adultes, alors qu’il n’était qu’un tout jeune garçon.

Il n’était pas convoqué pour une enquête. Loin de là. Il se passa une main sur le visage, et but d’une traite son café noir.

« J’en veux bien un deuxième. Et un troisième. »

Il n’était pas contre non plus le couper de whisky ou de toute autre substance alcoolisée qui traînerait dans le coin, quitte à aller la piocher dans le dépôt de pièces à conviction.

« Alors vous- On est- ? Comment c’est possible ? On m’a jamais parlé d’une tante.  »

Cousins. Avec un Auror assermenté américain ; peut-être que c’était familial, concernant ce point. Mais…. Cousins ?! Cousins. Il allait avoir 20 ans, et il se découvrait un cousin, une tante, un oncle…. ….d’autres cousins ? Des cousines ?

« Et tes parents sont restés aux Etats-Unis ? Ils font quoi ? Et euh- t’as des frères et sœurs ? »
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Nollan B. Emerson

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MessageSujet: Re: [Mai 1979] Nollan Emerson - Repeupler le vide [Mai 1979] Nollan Emerson - Repeupler le vide EmptyAujourd'hui à 12:45

J'avais été en binôme avec Blane Mantiss. Peut-être pas le meilleur choix, au vu de ce qu'il s'était passé par la suite. Mais, je pouvais dire au moins une chose à son sujet : il était foutrement efficace. On s'entendait comme deux frères sur le terrain, avec ce petit truc où y'avait pas besoin de se parler pour comprendre l'autre. Pour que l'association soit parfaite et qu'on brille par la pratique. Or, y'avait ma fiancée entre nous deux. Et, à croire, qu'Eden Shane avait un type de gars tout tracé dans ses veines, parce que je l'avais trouvée dans les bras de ce dernier. Quitte, à ce qu'elle en vienne à me tromper, après une rude journée. Autant dire, que ce que j'avais vu, m'avait pas franchement fait plaisir. Pire, j'avais foutu une droite à mon coéquipier de toujours et j'avais porté un blâme sur mes épaules. Blâme, donné par mon daron, le Sous-Chef des Aurors du MACUSA. Cette honte, quand j'ai dû garder mon calme devant la commission de discipline dirigée par Mason Emerson, mon père. Avec, à ma droite, le nez pété de Blane Mantiss et mes envies sourdes de meurtres.

Des envies que Blondie aurait certainement, si par le plus grand des malheurs, elle était pas affectée avec Gauwain Robards. Étant donné, qu'elle pouvait foutre autant les boules qu'un Nundu quand elle était agacée, -et Merlin savait que j'adorais les Nundus-, j'avais pas envie de me faire bouffer par elle. Parce qu'on lui avait mis dans les pattes, un autre binôme avec celui, qu'elle avait dans le privé. J'avais jamais vraiment assisté aux colères de la belle blonde, mais je savais que ces dernières étaient à la fois sourdes de glace et explosives de feu. Alors non, j'allais appuyer ce désir d'être avec le Gallois, parce qu'affronter une demoiselle, ivre de Colère, c'étaient pas dans mes projets futurs. Loin de là.

- Personnellement, j'ai pas envie que Meredith me tombe sur le dos, si j'ai pas appuyé votre candidature. Elle est encore plus féroce quand elle est énervée et si, elle apprend qu'elle est pas mise avec toi, je vais en entendre parler durant des jours, des semaines et des mois. La contrarier, est une très mauvaise idée. Et, j'ai pas envie de tenter le diable. C'est pas dans mon intention. Tentais-je en riant, mon regard ambré, ultra sérieux, en revanche.

J'avais distillé mes conseils avisés et remplis à la fois de sagesse et d'expérience. Même, si j'étais encore jeune, au vu des faits d'armes de mon cher père, j'en connaissais déjà un lourd rayon quand il s'agissait d'affronter les Ténèbres. Qu'il y avait une carapace solide à se faire, pour pallier aux Ombres, qui parfois, vous dévoraient en entier. Alors, je parlais par connaissance de cause, qu'il fallait pas attendre que tout déborde et vous pète à la gueule. Que vous fassiez une dépression parce que vous avez pas réussi à vous prémunir des Enfers, et que les flammes vous ont dévoré l'âme et les tripes. J'avais pas envie de 'ça' pour Blondie et encore moins pour lui. Il devait surveiller. La surveiller. Être vigilant pour deux.

- Parfait ! M'exclamais-je avec un sourire, convaincu qu'il tiendrait parole. Parce qu'il avait foncièrement pas le choix. Et qu'en couple, surtout vu ce qui les attendait, ils avaient pas d'autre échappatoire. Moi ? Pour pas exploser ? Répétais-je, incrédule. Avant, y'avait elle, Eden Shane. Qui, m'apportait un peu de légèreté dans ce monde fait de brutes épaisses et de toile opaque. Maintenant, y'a mon père ou mon 'caractère', parce qu'il s'est forgé avec les horreurs. Y'avait l'avant, mais y'a plus. Y'a mon père parfois. Ou y'a ce que j'écris dans un journal. Pour vider le trop plein et pour pas péter les plombs. Parce que, généralement, ça va vite. Il suffit d'une seule et unique fois, pour que tout dérape. Pour que tout te saute à la tronche et que tu peux rien faire. Parce que c'est trop tard. Parce que t'as pas su. Combien de collègues, pourtant excellents, étaient tombés 'au front', parce qu'ils avaient pas 'su' ?

Puis, je lui avais passé cette lettre. Celle de ma mère. Qui avait déterré, des secrets que je pensais pas avoir dans une famille aussi propre que la mienne. J'avais appris que j'avais deux oncles, que je n'avais jamais vus, pour cause de brouille familiale. Brouille, liée à ma mère, visiblement. Quoique, j'en étais pas certain. Je savais pas en fait. Cependant, je voyais que mon interlocuteur hésitait à poursuivre sa lecture, d'un geste encourageant de la main, je l'invitais à continuer. C'était pas ma rupture qui importait, c'était le reste. Assorti d'un petit commentaire de mon cru, lorsqu'il riva de nouveau ses iris bruns aux miens.

- Bah apparemment, je suis pas né de l'opération du Saint-Esprit, à ce que je sache. Répliquais-je en riant, lui laissant le temps de digérer. Parce que, j'avais fait la même gueule, à la première lecture de la lettre. Je pensais que ma mère, était fille unique et je me découvrais deux oncles. Visiblement plus âgés qu'elle. Ça avait de quoi perturber. Attends ... Commençais-je en me penchant à nouveau sur mon bureau pour y déloger deux verres à shots et une bouteille de whisky, dont une seule goutte parvenait à faire décoller l'âme. Je garde ça, lorsqu'on résout des affaires ou pour accepter ce genre de nouvelles. Je souriais, tout en lui versant une larmichette d'alcool ambré. Tiens. Cadeau.

Ouais, on était cousins.
J'en revenais toujours pas, lorsque je posais mon regard ambré sur lui, sur Gauwain Robards. Qui, en plus, était le petit ami de celle qui était ma disciple. Le microcosme sorcier était décidément bien petit, au vu de ce qui se passait. M'asseyant sur le rebord de mon bureau, jambes pendantes et verre d'alcool à la main, j’acquiesçais à son interrogation. Assurément, qu'on était cousins.

- Note qu'on est à égalité. J'ai jamais su pour mes oncles. Un léger rire, avant une gorgée d'alcool fort. Alors, pour t'expliquer. Ma mère, est une artiste. Un peu touche-à-tout. Une chanteuse de cabaret sorcier et une actrice de théâtre aussi sorcier, qui a brillé sur les planches à sa venue en Amérique. Et, qui a endossé plusieurs rôles, tous réellement convaincants. Un sourire. Elle m'a toujours dit, que je chantais bien. Que j'aurais pu faire comme elle. Mais moi, j'ai toujours voulu faire comme mon père. Lui, c'est le Chef des Aurors au MACUSA. Il l'est devenu, quand j'ai quitté l'Amérique. Une nouvelle pause. Et toi ? Meredith, m'a pas tout dit. Et puis, je préfère demander des détails au principal concerné, maintenant. Une nouvelle gorgée d'alcool avant un sourire, à la fois dans mon regard ambré et sur mes lèvres. Enchanté. Cousin Robards.
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