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Seul survit le cœur secret | Gauwain

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Meredith Hawthorne

Meredith Hawthorne


COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

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MessageSujet: Seul survit le cœur secret | Gauwain Seul survit le cœur secret | Gauwain EmptyDim 11 Juil - 16:24

Dimanche 15 Juillet 1979 – Demeure de Fenella de Vermandois
Sud de la France




C’était aujourd’hui.
Au vu de la missive envoyée, il y a quelques mois de cela, le couple d’amants ne pouvait nullement passer à côté de cette date importante. Bien que l’âge, pour celle qui célébrait son anniversaire en ce jour n’était pas un compte rond, la grande blonde daignait à ce que sa fille unique Meredith Hawthorne et celui qu’elle a toujours du mal à qualifier de gendre, Gauwain Robards, soient tous deux présents à cet évènement. La Comtesse de Vermandois avait fait parvenir des invitations au quatre coins de la France et en Angleterre pour fêter sa quarante-et-unième année en ce monde. Bien loin de ce que sa propre mère avait orchestré en Avril. Mais, le faste y serait. Dans la grande demeure française à la pâleur virginale.

- Esteban, Rodrigue et Mircella, faites preuve d’initiative ! Bon sang ! Je ne vous paye pas à arroser seulement des plantes vertes ! Cet évènement doit égaler celui de Mère, bien que l’âge soit moins important. Avait claqué la langue réprobatrice de Fenella de Vermandois à ses employés qui étaient repartis à leur dur labeur tandis qu’elle-même, était en train de se préparer.

Rien n’était formel. Or, tous les invités devaient être apprêtés à la perfection, sous peine d’un refus. La grande blonde comptait sur sa descendance pour que celle-ci soit présentable. Ainsi que celui qui semble être accroché à elle, comme une sangsue profiteuse. Malgré les dires de Fiona de Vermandois, sa propre fille restait sur la défensive concernant celui qu’elle considérait être comme un paysan notoire. Au vu de cette ascendance qui n’était pas noble et qui ne souffrait d’aucune particule. Là encore, si mariage il y avait, Meredith Hawthorne abandonnerait sciemment ce titre de noblesse qui coulait dans ses veines. Quitte à le renier, pour ce cuistre ! Fenella de Vermandois en profiterait pour avoir une discussion avec ce dernier, comme elle l’avait promis dans cette missive.

- Activez-vous. J’aimerais que ma chère fille, soit fière de sa Mère.
- Oui, Madame de Vermandois.
- J’aurais dû employer des Elfes de Maison, ces derniers ne rechignent pas devant le travail qui leur est assigné. Un nouveau pincement de lèvres clair, avant de se retrancher dans ses quartiers, pour n’en sortir que quand ils arriveraient.

En ce qui concernait la demi-Vélane, cette dernière terminait d’empaqueter à la manière moldue, l’offrande pour sa Mère. Enveloppée dans sa sortie de bain en éponge rouge bordeaux, la belle blonde souriait tout en enveloppant le boîtier contenant une montre féminine et fine qui ornerait le poignet aristocratique de sa génitrice. Montre qui fut choisie, bien évidemment, conjointement avec le petit ami que la Présidente du BDE de l’EMS n’allait pas tarder à rejoindre dans leur chambre avant de se vêtir d’une tenue que la matriarche considérerait comme plaisante et à son goût. Il en était de même pour le beau brun, et surtout pour lui. Vu comment Fenella de Vermandois pouvait être abjecte avec Gauwain Robards. Reposant son paquet rouge assorti d’un bolduc doré, Meredith Hawthorne rejoignit son tutoré et vint s’asseoir souplement sur le lit, avant de s’y coucher.

- Tu as déjà choisi ce que tu allais porter ? Ou tu ne sais pas encore ? Parce que dans l’invitation de Mère, c’est spécifié que ce n’est pas un gala. Que ce ne sera pas trop guindé. Mais, je connais Mère. Elle s’attend à quelque chose qui puisse nous mettre en valeur. Surtout, la concernant elle. Un soupir, envers l’Ours qui n’était pas si loin et qui venait de se rapprocher de son Hermine. Je ne lui ai rien dit, à propos de ce qu’il s’est passé en Finlande. Elle en aura la ‘surprise’. Et, je sais déjà, qu’elle se montrera désobligeante. Un nouveau soupir las, et bien plus long. Mais, si on arrive en retard … elle nous assassine.

Et, c’était peu de le dire.
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MessageSujet: Re: Seul survit le cœur secret | Gauwain Seul survit le cœur secret | Gauwain EmptyLun 12 Juil - 21:06

Bien loin de la France, l’ambiance à Londres était à une effervescence moindre, dans la demeure Hawthorne, où se préparait un couple d’amoureux.

L’enthousiasme était mesuré, du côté de Gauwain Robards. Prudent, dirons-nous.

Le jeune Gallois avait été surpris d’être convié à la fête d’anniversaire de Fenella de Vermandois. Cette dernière l’avait habituée à souhaiter profiter de la présence de sa fille sans l’envahissant parasite qui vivait avec elle (d’accord, il extrapolait, les mots n’avaient pas été prononcés tels quels, mais il ne se faisait strictement aucune illusion : il devait être TRES proche de la vérité, concernant la vision que la mère de Meredith avait de lui). Qu’il soit convié à un événement organisé chez cette femme était une anomalie en soit.

Pourtant, il y avait plus étonnant encore : elle avait exprimé le souhait de lui parler. A lui seul. Hmhm. Le message de Meredith à ce sujet, relayant cette requête, quelques semaines plus tôt, avait été presque inquiétant. On la sentait préoccupée et perplexe, et il partageait ce sentiment. Parce qu’honnêtement, à part pour le menacer ou essayer de l’assassiner discrètement, il n’était pas trop sûr de ce qui pouvait pousser Fenella de Vermandois à souhaiter s’entretenir avec lui.

……mais quelque part, ça tombait bien.

Il tenta de ne plus réfléchir à ça, se rappelant qu’elle n’oserait pas, et qu’il était entraîné pour ce genre de choses. Il se concentra sur autre chose : en l’occurrence, sa compagne, divine, ainsi enveloppée dans ce tissu éponge moelleux. Elle voulait donnait envie de la renverser sur le lit, de partager avec des éclats de rire, surtout lorsqu’elle se laissait ainsi aller sur le matelas.

Avec un sourire amoureux, il vînt la rejoindre, faisant mine de réfléchir :

« J’envisageais un costume d’elfe de maison, pour lui faire plaisir, mais s’il faut qu’on ait l’air présentables… Qu’est-ce que tu dirais de mon costume noir ? Ou uh…. Le gris ? »

En réalité, il n’avait pas cinquante costumes, et les trois quarts avaient été choisis avec l’œil avisé de la belle blonde. Lui-même jugeait surtout de savoir s’il pouvait bouger à son aise, s’il avait de quoi placer confortablement son holster à baguette et s’il y avait des poches. Malgré la plaisanterie initiale, le regard brun se chargea donc rapidement d’un appel au secours muet.

« Les dieux du bon goût français me feraient-ils l’honneur de m’envoyer leur émissaire aux yeux verts et à la chute de reins sexy, pour me guider dans ce défi redoutable ? »

Cela, néanmoins, c’était l’aspect facile. Au pire, il allait choisir au hasard un des costumes sur les cintres lui appartenant. Peut-être pas un des costumes étiquetés « pro » dans son esprit, qu’il réservait au travail et aux convocations éventuelles au Ministère.

Le reste était plus délicat. Il grimaça, lorsqu’elle confia ses craintes. Il aurait aimé pouvoir l’apaiser, pouvoir lui promettre que tout irait bien et que sa mère réagirait de la meilleure des façons. Néanmoins, il connaissait la Comtesse depuis suffisamment de temps pour savoir que ça risquait d’être plus compliqué que ça. …..Beaucoup plus compliqué.

Cependant, il restait dans sa besace, un petit peu d’espoir, qu’il comptait bien partager avec elle. Il lui sourit, caressant tendrement sa joue :

« Ca va aller : on reste ensemble, et on fera face. On ne sera pas en retard, comme ça, on commence du bon pied, et… on ne discute pas avec elle avant qu’une bonne douzaine de bouteilles de champagne n’aient été débouchées. Qu’est-ce que tu dis de ce plan d’attaque ? »

Rester calme, et stratégique. Mais d’abord… s’habiller ?
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MessageSujet: Re: Seul survit le cœur secret | Gauwain Seul survit le cœur secret | Gauwain EmptyMar 13 Juil - 10:28

Meredith Hawthorne percevait aisément le peu d’entrain que pouvait avoir Gauwain Robards.
Même si ce dernier ne l’exprimait pas verbalement, la belle blonde tendait à connaître certaines expressions de son petit ami. Ce dernier, connaissait sa Mère, la Comtesse de Vermandois. L’ayant vue à l’occasion de quelques évènements familiaux. La grande blonde étant toujours acerbe et octroyant quelques palabres qui n’étaient nullement mesurées face à celui qu’elle espérait ne pas voir apparaitre, un jour prochain comme étant un gendre potentiel. Sa fille unique, était bien capable de lui faire pareil affront. Quitte à ce qu’elle s’évanouisse. La cause étant seulement du fait de ce paysan, qui n’avait pas une once de manières. Aussi minimes, soient-elles. Or, Fiona de Vermandois, lui avait fait entendre quelque peu raison, lors de sa fête d’anniversaire. Lui montrant, combien sa petite-fille était heureuse avec ce jeune homme. Et, ô combien, il pouvait la combler.

C’était pourquoi, lors d’un courrier rédigé et envoyé à la hâte, que la Comtesse de Vermandois avait stipulé son intérêt de converser avec ce garçon. Son anniversaire et l’invitation qui en découlait, en serait la parfaite couverture. Car, la grande blonde souhaitait avoir cette discussion, pour être sûre. Qu’il ne fût pas qu’un rustre parasite, comme elle le pensait si souvent. Qu’il n’allait pas laisser tomber sa fille unique, après s’être servi d’elle, jusqu’à la fin. Et surtout, qu’il en était digne. Parce que la Mère, restait une Mère et que cette dernière serait toujours inquiète pour sa descendance. Même si sa descendance avait l’air de se débrouiller parfaitement. Ce qui était une grande fierté de Fenella de Vermandois, même si là encore, elle ne l’avait jamais exprimée. Parce qu’elle était connue comme étant froide, polaire et glaciale et que ses sentiments n’étaient pas facilement identifiables. Mais rien, n’était aussi important que l’amour de cette Mère pour son sang. Aussi volcanique et bouillonnant soit-il.

Allongée sur le lit, et rappelant avec son vêtement rougeâtre ce même sang, la demi-Vélane attendit que son grand Gallois la rejoigne pour se blottir contre lui. Contre son corps. Être rassurée par sa présence, même si, foncièrement elle n’en avait pas vraiment besoin. Or, garder ce contact était la chose la plus importante qui liait le couple d’amants. Même sans avoir recours à la Fièvre qui les consumait souvent, des simples effleurements sur des morceaux de derme nu, contribuait à renforcer ce Lien qui avait toujours besoin d’être renouvelé. Où qu’ils puissent être. Où qu’ils soient. A ces palabres, un immense sourire rouge grenat, suivi d’un rire s’échappa de Meredith Hawthorne qui contemplait Gauwain Robards, l’imaginant avec un certain costume d’Elfe de Maison.

- Alors, j’avoue que pour le coup, Mère serait flattée de ton implication. Mais, je te vois difficilement en Elfe … Je te vois plutôt en … Un murmure quelque peu obscène à son oreille suivi d’un ronronnement et d’un hochement de tête blonde. On a un peu de temps devant nous, avant de rejoindre sa fête. On pourrait faire un tour rapidement dans une boutique ? Si cela te sied ? Le regard vert absinthe acéré avait bien vu l’appel à l’aide silencieux et touchant. Qu’offrirais-tu à ces charmants dieux, s’ils te permettent d’avoir recourir à leur émissaire le plus efficace ? Le questionna la belle blonde avec un froncement de nez taquin, avant de venir l’embrasser.

Néanmoins la grande Ombre du Dragon de Vermandois planait dans les pensées de sa fille unique. Cette dernière n’appréciait pas que sa propre Mère, en vienne à juger leurs tenues qui ne seraient de toute façon à son regard polaire, jamais acceptables. Ou, qu’elle donne son avis sur ce qui était arrivé à Midsummer. Parce qu’elle n’en avait pas été informée au préalable. En amont. Et n’avait pas pu y mettre son véto ferme et définitif. Fenella de Vermandois pouvait être implacable quand il s’agissait de défendre ses convictions. Et, qui était à mille lieues de savoir de quoi il en retournait avec sa descendance et avec celui qui allait l’accompagner. Quelque chose, -sûrement son intuition féminine-, lui disait de se préparer à toute éventualité. Même les plus inacceptables et les plus sordides.

- Tant qu’on est ensemble, tout ira bien non ? Non, si on est en retard, elle nous le fera payer tout le restant de notre vie sur cette terre. Je te dis, si elle s’associe un jour avec ton père, ça sentira le roussi pour nous. Et on sera très mal lotis. Un léger rire en pensant à cette idée qui n’était réellement pas merveilleuse. Monsieur Robards, l’aspirant Auror, ce plan d’attaque me parait bien travaillé et réfléchi. Mère n’est pas vite saoule, c’est un conseil que je peux te donner. Même après une bonne douzaine de bouteilles de champagne. Un autre rire flûté, car quand sa Mère avait une idée en tête, elle ne l’avait clairement pas ailleurs.

Même si les verres de champagne pouvaient l’en détourner, Fenella de Vermandois restait claire dans ses principes et dans ses intentions.
A l’image de sa fille unique.
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MessageSujet: Re: Seul survit le cœur secret | Gauwain Seul survit le cœur secret | Gauwain EmptyMar 13 Juil - 20:44

Les deux jeunes amoureux avaient triomphé ensemble de dragons, mais on sentait bien, ce jour-là, que ni l’un ni l’autre n’était enthousiaste à l’idée de cette nouvelle confrontation, dans ce cadre-ci, et avec l’annonce qu’ils devaient se préparer à partager. Ils exorcisaient cette appréhension par le rire et le désir. Les meilleures armes du monde, selon certains.

Meredith les maniait aussi bien que lui, avec son petit murmure glissé l’air de rien, sans la moindre pudeur et sans le moindre regret, au vu de la petite moue de défi coquin qui suivit. Oh que oui, elle était créative, dans l’expression de désirs…. Originaux. Il eut un rire amusé et émoustillé à la fois :

« Je note cette idée pour un jour…. Spécial. Ou en guise de célébration, si ta mère ne me fait pas assassiner. »

Parce que dans l’immédiat, il ne fallait pas penser aux explorations mais raisonner stratégique. Et Meredith marquait un point. Fenella saurait avoir LE mot qui tue, et sans doute ne pardonnerait-elle ni un costume qu’elle avait déjà porté, ni des vêtements sortant d’une boutique galloise, et probablement même pas d’un ensemble acheté chez Madame Guipure (trop bas-de-gamme ! trop paysan, voyons). Gauwain n’avait pas une infinité de costumes, on l’avait dit, et aucun d’entre eux ne passerait le crash test. De fait, le jeune homme hocha la tête, tout en faisant mentalement un petit point finance.

« Okay, va pour un quart d’heure shopping. J’ai- Je dois avoir suffisamment de côté si tu m’emmènes pas dans des trucs de créateur. »


Cela dit, il y avait apparemment d’autres frais à acquitter, bien plus plaisants, ceux-là. Il eut un sourire, quand elle l’embrassa, laissant ses mains explorer les fesses parfaitement modelées, l’attirer plus près, pour unir leurs reins.

« Que pourrais-je leur offrir, hm… ? Ca dépend ; tu l’as dit toi-même, on a un peu de temps ? Je pourrais m’assurer que leur talentueuse et noble émissaire bénéficie d’un moment agréable… J’entrevois un massage relaxant, qui pourrait déboucher sur un petit moment de retrouvailles sympathiques avant le grand saut… ? »


Le grand saut, c’était de ça qu’il s’agissait. Car malgré leurs armes faites de rires et d’amour, ils étaient tous les deux conscients que Fenella de Vermandois n’allaient pas bien prendre cette nouvelle. Et ça, c’était à supposer que le message qu’elle comptait donner à Gauwain ne serait pas une fin de non recevoir définitive.

Avec une caresse tendre, il essaya de la rassurer, et de se conforter également dans l’idée que ça ne pourrait pas être si grave que ça. Au final.

« Oui. Tant qu’on reste ensemble, rien d’autre n’a d’importance. Et on s’en sortira. »


Un sourire tendre. Et puis, avec un pétillement d’humour dans les yeux couleur de chocolat :

« Mais on va quand même éviter d’arriver en retard, on suit le plan Belle-Mère-Pompette, et surtout, on installera ta mère et mon père à des tables séparées au moment du mariage. Et voilà. Problèmes résolus. »

Il lui offrit un air confiant, digne des meilleurs bonimenteurs du Chemin de Traverse, qui s’effondra quand il se mit à rire, de bon cœur. Partageant avec elle un nouveau baiser, tant qu’ils le pouvaient encore. Dans un instant, il faudrait s’habiller convenablement, faire un saut dans une boutique de vêtements, jouer aux mannequins d’essayage, et revenir à l’heure pour attraper leurs bagages et le Portoloin qui les conduirait sur les lieux de la réception. L’antre personnelle du dragon.

A contre coeur, il se releva, et, s'étant préparé, lui tendit la main.
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MessageSujet: Re: Seul survit le cœur secret | Gauwain Seul survit le cœur secret | Gauwain EmptyMer 14 Juil - 10:14

Les pires Dragons métaphoriques étaient ceux qui avaient pour traits avérés, Fenella de Vermandois.
Bien que Trystan Robards n’avait pas été en reste lors du séjour des deux amants à Saint-Davids. Il avait fait gronder son Ire destructrice mais n’avait point réussi à faire ployer la demi-Vélane. C’était plutôt la belle blonde qui l’avait fait flancher et il s’était montré obligé de succomber au Don de cette dernière. Or, l’ancienne Serpentard et son ancien camarade de maisonnée avaient un autre monstre à combattre. A nouveau. La grande blonde, Gauwain Robards avait eu l’honneur de la rencontrer, lors de ce premier jour de l’année 1979 qui s’entamait. Et qui, n’était pas foncièrement sous de meilleurs auspices. Cependant, il avait résisté aux flammes glaciales, se parant d’une armure pour le moins solide. Et, il l’avait revue, lors d’un autre anniversaire. Celui de Fiona de Vermandois. Où l’aïeule l’avait fait entrer dans la famille, en l’adoubant. Parce qu’elle avait compris, ce Lien qui unissait sa petite-fille et ce grand Gallois.

Un Lien puissant qui s’illustrait à nouveau, lors de taquineries joyeuses et de chamailleries amoureuses. Les murmures quelque peu brûlants, qui s’échappaient d’une bouche rouge et pleine et qui suscitaient un fort intérêt chez celui qui en était le destinataire. Avec un ronronnement pour le moins plaisant, et un nouveau baiser, pour le moins appuyé celui-ci, Meredith Hawthorne se lova contre Gauwain Robards, jouant avec ses mèches brunes, l’invitant par des baisers. Des nouveaux chuchotements. Quelque chose qui puisse à la fois le tenter et réveiller toujours cette flamme que l’aspirante Auror lui offrait. Aspirante Auror, qui avait plein d’idées le concernant. Surtout, quand cela impliquait, un futur confrère idéalement nu.

- Je compte conserver cette idée pour la mettre en pratique de nombreuses fois. Parce que je suis persuadée que Mère ne te fera pas assassiner. Un index peint en rouge bordeaux, posé autoritairement sur le nez d’un petit ami, à l’écoute aisée. Et, je me dresserais contre elle, comme je me suis dressée contre ton père. C’est une évidence. D’une logique implacable.

Même si la belle blonde serait une armure efficace contre une Mère acerbe et volontairement polaire, la perspective de l’achat d’un nouveau costume n’était pas à exclure. Le temps, était avec eux et faire un tour rapide dans quelques boutiques serait pour le moins engageant et rapporterait des points positifs au futur gendre. Avec un nouveau sourire grenat bien plus éclatant, la jeune femme serra cette grande silhouette contre elle. Un petit rire flûté s’échappant des lèvres charnues, un regard vert absinthe pétillant, lorsque ce dernier venait contempler amoureusement ce jeune homme qui avait accepté de partager sa vie. Et d’évoluer à ses côtés.

- Un quart d’heure, montre en main, adjudant Robards ! S’exclama la Présidente du BDE de l’EMS en octroyant à son tutoré, un salut militaire moldu. Une main fine posée sur une tempe blonde. Si jamais, on trouve quelque chose de beau chez un créateur, je peux avancer l’argent. Tu trouveras bien le moyen de me rembourser. Alors qu’il n’y en a pas besoin. Tu le sais bien. Un nouveau baiser. Débordant de passion et d’amour. Tapotant sur le bout du nez de son compagnon de vie avec un petit rire, la belle blonde eut un air enchanté au déroulé d’une situation future. Et ô combien parfaite. Un moment agréable … tu commences bien ton plaidoyer, jeune homme. Un massage avant quelque chose de plus charnel ? Cela me va totalement. Tout en lui collant un baiser sonore sur le front et en s’activant devant son dressing, pour se changer.

La tenue adéquate pour l’anniversaire de sa matriarche, Meredith Hawthorne ne la revêtirait qu’au dernier moment. Quand Gauwain Robards, aura la sienne. Et, qu’il l’arborera fièrement. Occupée à retirer son peignoir en éponge rouge, et onduler son corps aux formes glorieuses entièrement nu, la Franco-Galloise était en train de choisir un ensemble de sous-vêtements sombres et un habit prompt à enfiler. Parce qu’ils étaient chronométrés et qu’arriver en retard était une aberration pour la grande blonde. Son anniversaire était une célébration, la sienne. Et la gâcher ainsi, par de stupides manquements, était à proscrire. Hors de question que sa propre descendance vienne à arriver en retard avec son paysan de petit ami. L’affront serait infernal.

- Rien d’autre n’a d’importance. On s’en sortira toujours. Un nouveau froncement de nez, alors que la jeune femme blonde avait rejoint son petit ami, vêtue d’une combinaison entièrement en jean. Hochant sa tête blonde, aux dires précédents de ce grand brun qu’elle aimait tant. Non, arriver en retard signerait notre arrêt de mort. Et, personnellement, il en est hors de question. Je compte encore vivre quelques années en ta compagnie. Et tout ce qui implique, une vie à deux. Un petit rire, l’observant alors qu’il était en train de se préparer. Détaillant le grand Gallois avec un sourire rêveur avant de prendre sa main tendue.

Pour transplaner.
Dans les boutiques, où il ne fallait pas s’attarder. Où une perspective de massage attendait la descendante de Fenella de Vermandois, qui avait envie de profiter avant le grand saut. S’affairant à observer son petit ami dans des essayages pour le moins parfaits, Meredith Hawthorne opta pour un costume violine ainsi qu’une chemise noire. Mettant en valeur la silhouette de son petit ami, car le vêtement était très bien taillé mais aussi parce que cette couleur foncée parvenait à réhausser les iris chocolat qui pouvaient se teinter de caramel. Et qui donnaient des nuances chaudes, comme c’était le cas présentement. Lorsqu’il lui jetait un regard à la dérobée en sortant de la boutique londonienne.

- On peut rentrer et je compte bien avoir mon petit massage relaxant avant de partir de nouveau en croisade et en terre française ! S’exclama la jeune femme, prenant son bras afin d’arriver dans la demeure Hawthorne. Tout en posant les sacs d’achats et en se précipitant en riant jusque dans la salle de bain.
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MessageSujet: Re: Seul survit le cœur secret | Gauwain Seul survit le cœur secret | Gauwain EmptyJeu 15 Juil - 12:00

Malgré les temps qui s’annonçaient, pour l’instant, ce qui comptait, c’était ce moment de paix. Pouvoir la garder contre son torse, alors qu’elle se pressait contre lui, caresser paresseusement sa peau, du bout du pouce. Ils étaient bien, en cet instant. Plaisantant et se titillant mutuellement, Meredith oeuvrant d’une créativité tout à fait bienvenue quant aux activités en chambre (ou ailleurs) :

« Très bien, si tu me sauves du Dragon, Mademoiselle mon Hermine, je serai ton obligé, et on reparlera de cette idée. Et de toutes les autres. »

Avec un rire, il secoua la tête, amusé. Il ne rechignait pas à ce qu’elle lui vienne en aide durant un combat (d’autant plus qu’elle était terriblement sexy quand elle se faisait impitoyable). Pour les dépenses, en revanche, il voulait mettre quelques limites. Parce qu’il savait la valeur de l’argent et que… qu’il ne voulait pas être un profiteur. De fait, malgré son adorable salut militaire exécuté à la perfection, qui lui donna envie de la ravir ici et maintenant, il lui offrit un baiser plus doux, de remerciement et d’excuse, avant de répondre :

« Je sais, que tu peux payer, et je sais que tu le ferais de bon cœur…. Mais, bon, traite-moi de rétrograde, seulement je ne veux pas être un homme entretenu. »

C’était ironique : on lui avait répété toute sa vie que c’était à l’homme du foyer d’assurer les revenus principaux du couple, et il se retrouvait plus limité que sa compagne. Elle n’en faisait pas étalage, prenait les choses de façon assez naturelle, et de fait, il n’en concevait pas de complexe, sans doute aussi parce qu’il savait qu’au terme de leurs études, ils gagneraient la même chose, peu ou prou, et cet état égalitaire lui convenait. Pour le reste… Eh bien…. Il avait goûté aux charmes de la petite chambre louée avec des moyens limités, et, s’il se demandait par intermittences ce que devenait Acke, il ne regrettait certes pas la petite pièce.

« Tu assumes déjà beaucoup. Grâce à toi, on vit ici, on a les services d’un véritable maître d’hôtel…. Je vais pas te demander de payer mes fringues par là-dessus. »


Certes, il lui reversait un loyer, participait à l’achat des produits de base… Mais il était tout à fait conscient que sa contribution était symbolique. Avec cette somme, il n’aurait même pas pu louer un placard dans un manoir du même style.

Il appréciait, cependant, les largesses dont elle lui faisait bénéficier : d’une part, parce qu’elle ne se privait pas pour cela, d’autre part, parce qu’il avait envie de découvrir son monde, et qu’il avait l’impression qu’elle lui permettait de devenir une meilleure version de lui-même. Et s’il pouvait compenser cela, d’une façon ou d’une autre, il sauterait sur l’occasion. Surtout au vu du ronronnement qu’il venait d’obtenir à l’évocation d’un massage et plus si affinités.

Tout d’abord, cela dit, il fallait s’assurer de débarquer dans une tenue correcte. Il fut héroïque : en la regardant s’habiller, dansant sensuellement sans même y penser, il ne fit qu’offrir des baisers et des coups de dents, mains sur ses hanches, sans chercher à pousser plus loin le moment (alors que très honnêtement, elle lui donnait envie, sciemment ou non). Il la laissa l’entraîner dans l’effervescence londonienne, persuadé qu’ils en auraient pour bien plus qu’un quart d’heure. Mais elle avait le regard sûr, exercé, et elle connaissait son homme. Le dit Gallois joua les mannequins, défilant en jouant les Italiens, roulant des mécaniques, comme dans certains de ses films moldus, pour la faire rire. L’ambiance détendue ne les empêcha pas de toucher rapidement au but. Sur les trois costumes qu’elle avait pré-sélectionnés, il devint rapidement clair que le violet convenait. C’était surprenant, parce qu’il n’allait pas spontanément sur de telles couleurs ; son camaïeu habituel en était à l’opposé, déclinaisons de vert ou teintes plus basiques et contrastées, du blanc au noir. Mais…. Oui, le violet lui allait. Réchauffant les mèches brunes et les yeux couleur chocolat. Il s’observa dans le grand miroir en pied, impressionné :

« Ecoute, si le violet –pardon, le violine- n’est pas un signe d’affront chez les matrones françaises, je crois qu’on tient un gagnant ! »

Bon, par contre, sur l’étiquette du violine, il y avait un chiffre de trop.

Elle fit disparaître cette difficulté, et, malgré ce qu’il avait dit plus tôt, il ne l’arrêta pas, même s’il offrit un sourire faussement réprobateur, en réalité soulagé et reconnaissant.

Cette gratitude, il la mit dans chaque baiser, quand, revenus chez eux, il vînt lui souffler à l’oreille un sensuel :

« Merci, Seren…. T’étais pas obligée, mais…. Merci. »

Pour tout, en réalité. Ce n’était pas uniquement une histoire de costumes et de loyer. C’était un remerciement général. Parce qu’elle existait. Et qu’elle était là, avec lui. Et puis pour ses sourires et sa joie, alors qu’elle lui échappait, avec un rire, heureuse. Il se lança à sa poursuite, chasseur cherchant à rejoindre une biche ou plutôt une Amazone. Non pour l’abattre de ses traits, mais pour lui offrir des baisers brûlants, pour s’attaquer aux tensions dans ses muscles. La déshabiller avec amour, et l’amener à s’étendre, pour pétrir et réchauffer et presser les zones de tension, la faire gémir d’une façon bien différente de l’ordinaire. Lui amener une félicité, avant une autre, bien plus charnelle.

Finalement, lorsque le réveil sonna, pour indiquer le départ du Portoloin d’ici dix minutes exactement, il jura, encore au lit avec elle. Ce fut une folle cavalcade, pour s’habiller et attraper les sacs, partager un dernier baiser, avant de se laisser entraîner vers la France. Le stress de rater le départ leur évitant de réfléchir à ce qui allait suivre.
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MessageSujet: Re: Seul survit le cœur secret | Gauwain Seul survit le cœur secret | Gauwain EmptyJeu 15 Juil - 17:48

Meredith Hawthorne remettrait son armure pour terrasser les plus odieux Dragons.
Même quand il s’agissait de sa Mère, Fenella de Vermandois. A qui était destinée cette journée, en grande pompe. Que la grande blonde voulait à la fois sobre mais relativement habillée. Que sa seule et unique descendance brille, car la Comtesse de Vermandois était fière de cette dernière. Même si, celui qui se trouverait à son bras, ne l’enchantait guère. Cependant, il lui serait peut-être aisé de changer d’avis sur ce dernier, au cours de ses festivités. Et, peut-être que la demi-Vélane n’aura pas à porter de nouveau, une cuirasse blindée pour résister aux flammes glaciales et brûlantes de certains Dragons parentaux.

- Alors, si cela se trouve être ma récompense, je te sauverais du Dragon. A chaque fois ! Afin que l’on puisse mettre à profit mes quelques idées … Les mettre en pratique, rapidement. Sourit la belle blonde, tout en retroussant son fin nez. Venant mordiller la mâchoire bien dessinée, tout en remontant vers le lobe d’une oreille odieusement offerte, avant de s’arrêter, sous les palabres de son compagnon. La fille unique de la Comtesse de Vermandois savait, que Gauwain Robards paraissait toujours gêné lors des dépenses. Si tu le souhaites, je te traite de rétrograde … Murmura la jeune femme avant d’éclater de rire, redevenant plus sérieuse, soudain.

Cela n’avait rien à avoir avec l’argent et les dépenses, du couple. La jeune femme blonde avait rêvé de nombreuses fois de ces instants, où, elle ne serait plus seule. Et, qu’il serait enfin là. Avec elle. L’ancienne Serpentard était à mille lieues de penser à chaque Gallions ou Mornilles dépensés, ou chaque livre sterling ou pence engagés. Tout ce qu’elle voulait, ne valait pas tout l’or qu’il pouvait y avoir à Gringotts. Ne le comprenait-il pas ? Un regard couleur de fée verte bienveillant et une caresse douce sur ce visage tant aimé, avant de déposer un baiser solennel dans les mèches brunes et foncées. Les larmes étaient à la lisière du regard vert et la bouche rouge se mettait à trembler et à se faire pincer doucement. Devait-elle lui expliquer pour que le grand Gallois puisse comprendre ? Ou du moins, tenter d’essayer ? Avec une longue et profonde inspiration, l’aspirante Auror déclama son laïus, qu’elle ne lui avait jamais dit, tout en le regardant. Le contemplant. Lui. Qui après des années de douleur et de souffrance, était enfin à la place qui lui était réservée.

- Gauwain … Un souffle. Je me contrefous de l’argent. Si tu dois payer ou non, être rétrograde ou non. Tout ce dont j’ai toujours rêvé, c’est que tu sois là, dans cette demeure. Que je ne sois plus seule. Il est là, le plus beau cadeau que tu pouvais me faire. Le reste n’a aucune importance. Surtout, pas cet aspect financier qui peut te tracasser. Alors, ne te pose plus de questions, d’accord ? Un baiser, doux. Aimant. Je t’aime grand idiot. Pour toujours, tu le sais bien.

S’étant redressée, tout en continuant de l’embrasser. Pour ne pas se séparer de ces lèvres tant désirées trop vite, Meredith Hawthorne en était venue néanmoins à se vêtir. Sous la protection rapprochée de Gauwain Robards qui ne ménageait pas ses petites attaques. A renfort de baisers, et de mordillements constants sur la peau claire et douce. Néanmoins, être raisonnable, serait plutôt bénéfique, en ce qui concernait les deux amants. Ces derniers trouvèrent les artifices adéquats sur Londres et un certain grand Gallois, se mit à jouer les mannequins modèles. Ce qui fit rire indéniablement la jeune et belle blonde, aux éclats. S’attirant quelques regards en coin, des autres membres masculins venus s’enquérir d’un costume avec leur compagne.

Jaugeant ses choix, la demi-Vélane opta sciemment pour celui qui mettrait en valeur son petit ami. Impeccablement bien taillé, et rehaussant de par sa couleur singulière, les belles mèches brunes et le regard chocolat tant désiré. S’il n’y avait pas autant de monde dans cette boutique anglaise et que le temps était compté, cela aurait fait belle lurette qu’une certaine Franco-Galloise se serait laissé aller à quelques gémissements dans la cabine d’essayage, la plus proche. Avec l’aide de son serviteur, elle en était sûre et certaine. Cependant, une chose était à retenir : ainsi vêtu, il était magnifique et resplendissant.

- Le violine, oui. Et, je crois que Mère va te trouver à son goût. Enfin, elle n’en fera pas étalage, mais il suffira de déchiffrer son regard. Un large sourire, avant de l’entrainer au-dehors et chez eux, parce qu’il y avait une promesse de récompense et que cette dernière était à la hauteur des espérances de la belle blonde. Et cette sensualité suave dans la voix de son amant, n’en fut qu’un des prémices les plus délicieux. Ne t’en fais pas …

Un rire, ponctué de baisers et de gémissements. Et, d’une certaine dose de massage aussi. Pour délier les tensions relatives à la future rencontre avec une Comtesse de Vermandois inchangée et toujours autant polaire. Dans les bras de son petit ami, les massages furent bientôt plus appuyés et eurent d’autres effets, qui laissèrent fourbus les deux corps enlacés. Qui s’octroyaient alors, un repos juste et mérité. Avant que le glas sonne et que le retard se fasse irrémédiablement sentir. Moins de dix minutes, pour terminer de se préparer et de prendre en main le Portoloin, destination le Sud de la France. Affichant une coiffure et une tenue que sa Mère, validera aisément, Meredith Hawthorne était prête, avec son cadeau. Et, avec Gauwain Robards.

Fenella de Vermandois, quant à elle, remettait en place les quelques ouvrages présents sur son bureau, qui avaient été quelque peu chamboulés, quelques instants auparavant. Ainsi que les attaches de ses rideaux qui avaient été destinées à bien d’autres choses en ce lieu. Un baiser sauvage pour cet amant improbable et mystérieux, qui grogna un ‘au-revoir’ avant de disparaitre et de laisser la place à la descendance la plus proche de la grande blonde et Comtesse de surcroît. Le regard polaire, ne l’était plus réellement, redevenu d’un bleu océan plus soutenu. S’étant modifié quelque peu au contact de ce grand homme au regard d’un gris perçant et qui sait à son grand dam, quelque peu la dompter. Elle, qui ne laisse aucun homme s’approcher d’elle, ordinairement. Revêtant sa longue robe couleur saumon, l’hôtesse était prête à recevoir sa fille et … le Gallois, en premier lieu.

- Meredith, Gauwain ! Vous êtes enfin là ! Entrez, par Lilith, entrez ! S’exclama, celle qui fêtait son anniversaire ce jour-là, avec un sourire présent sur les lèvres et un baiser sur chacune des joues des deux amants. Je peux noter l’effort vestimentaire. Ma fille, tu es divine. Monsieur Robards, vous n’avez pas à pâlir.

Était-ce, un compliment ?
Oui, cela en était irrémédiablement un.
Et qui était pour le coup, très intriguant.
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MessageSujet: Re: Seul survit le cœur secret | Gauwain Seul survit le cœur secret | Gauwain EmptyDim 18 Juil - 16:37

Comment faire justice à ces mots ? A cette déclaration ? Là où il s’inquiétait du matériel et du pratique, d’une égalité de forme, elle lui offrait un amour détaché de tout, sans aucune contrepartie. Là où il avait approché le problème de façon purement terre-à-terre, piégé dans des conceptions qu’on lui avait transmises depuis sa naissance, elle lui rappelait qu’il y avait bien plus important. Bien plus précieux. Lui. Eux. Qu’elle puisse ainsi l’aimer, avec une telle force, un tel absolu qui se foutait bien des convenances traditionnelles et des différences le saisit avec une intensité indescriptible.

Et pourtant, s’il avait réfléchi un peu… Il aurait réalisé que de la même façon, il ne l’aimait pas en raison d’une fortune ou d’un statut mais pour un caractère, une alchimie qui ne se faisait qu’avec elle. Un Destin, qui ne se préoccupait pas du reste.

Il n’y avait qu’une seule façon de répondre à cela : par un baiser, une connexion physique qui balaierait tout, et lorsque leurs lèvres se séparèrent, un murmure essoufflé, comme s’il craignait de briser ce moment.

« Merci… Meredith. Merci. Pas pour la baraque et le reste, enfin si, merci pour ça aussi. Mais…. Surtout… Merci d’être toi. Merci pour nous. Merci de m’offrir ça. Je t’aime, tellement ! »

Le lecteur, alors, comprendra mieux pourquoi à l’issue du shopping express qui s’ensuivit, le jeune homme n’eut aucune protestation lorsque la belle Franco-galloise se chargea de la note Et ce même si ça faisait de lui un homme entretenu, qualificatif dont on s’abstiendrait d’informer son paternel. Il s’assura de la remercier, de la plus sensuelle des façons, jusqu’à ce que soit venue l’heure du départ, précipité, terriblement tôt, pour des amants qui auraient aisément pu se perdre plus longtemps dans la compagnie l’un de l’autre.

Ainsi, après ce préambule, le jeune couple se présenta au domicile de la Comtesse de Vermandois, main dans la main, alors que s’entrouvrait la porte de l’antre…

Le jeune Gallois s’était attendu à tout. Le désormais habituel regard glacial. Des insultes voilées d’entrée de jeu. Se faire claquer la porte au nez (parce que c’était ‘l’anniversaire de cette femme, et qu’elle pouvait bien s’octroyer un petit plaisir). Ou toute autre humiliation créative et distinguée. Bref, tout… sauf ça.

Un sourire qui n’était pas feint ; un compliment…. Un baiser sur la joue ??

Ecarquillant les yeux, il fut tenté de demander à l’inconnue qui lui faisait face de révéler son identité réelles et les raisons qui l’avaient poussée à user de Polynectar pour remplacer Fenella de Vermandois. Il s’abstint parce que si ça se trouvait, le plan Belle-Mère Pompette avait été déclenché sans eux et elle était joyeusement éméchée (remettant en cause l’assertion selon laquelle elle tenait bien le champagne).

Avec un imperceptible mouvement de recul, il répondit prudemment, tout en interrogeant Meredith du regard (ça te parait autant surnaturel qu’à moi ?) :

« Euh… Je vous retourne le compliment, Madame. Et hm- Joyeux Anniversaire ? »

Il ajouta à la liste des possibles un plan diabolique de sa belle-mère visant à le mettre en confiance pour mieux le poignarder ultérieurement. Un sorcier averti en vaut deux.

« Merci de nous avoir invités. »

D’ailleurs, il y avait réellement du monde, là-dedans ? Des témoins réduisaient drastiquement le rythme d’assassinat public, c’était bon signe (à moins qu’ils ne soient tous complices). Malheureusement, d’après ce qu’il apercevait derrière la matriarche, il ne voyait que des domestiques en tenue (a priori très masculins). ...Colin Hawthorne serait-il là? Et Samuel? ....Fiona? Si Fiona était là, ce serait un sauf-conduit.

Il laissa la mère et la fille se saluer, avant qu’elle ne s’efface pour les laisser pénétrer, avec son air radieux. ….Air radieux qui sembla s’émousser rapidement, pour laisser place à autre chose. Mais bon sang, qu’est-ce qui se passait ici ??

Reprenant la main de Meredith, il lui transmit deux signaux silencieux, haussant un sourcil en désignant sa mère. Vérifiant si elle comprenait quelque chose à tout ça. Histoire de rassembler plus d’éléments, il lança à tout hasard :

« Vous attendez combien d’invités, au juste ? »

Tout en posant cette question, il détaillait le décor raffiné, qu’il découvrait pour la première fois. Il n’avait pas imaginé Fenella de Vermandois vivre dans un tel cadre. Il avait imaginé un lieu sombre, orné d’œuvres glorifiant l’asservissement de tout ce qui avait un pénis. Sans doute une armoire à trophées et une collection de poisons. Mais il n’y avait rien de tout cela ici.
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MessageSujet: Re: Seul survit le cœur secret | Gauwain Seul survit le cœur secret | Gauwain EmptyDim 18 Juil - 19:34

Meredith Hawthorne aimait sans demi-mesure Gauwain Robards.
Parce que c’était comme cela et pas autrement. Et que sa nature de demi-Vélane lui autorisait pareille sensation, pareil sentiment. Et aussi, parce qu’il était son âme sœur tant aimée et retrouvée, après des années et que le laisser partir, serait de nouveau une souffrance qui ne trouverait de repos que dans la finitude. La belle blonde l’aimait. Fortement. A s’en déchirer l’âme et le cœur. Remerciant le grand Gallois pour ces instants de grâce et d’acceptation, et ces échanges. Ces échanges, que la fille unique de la Comtesse de Vermandois ne troquerait pour rien au monde. Sauf, pour en avoir d’autres. Bénéficier d’autres instants similaires, qui lui octroierait toute cette félicité, que la jeune femme blonde ne possédait qu’avec lui. Alors, au diable les Trystan Robards bien trop rétrogrades et obtus ! Les patriarches de ce genre, n’étaient rien face au regard couleur de fée verte de la Franco-Galloise, qui trouvait en sa moitié, une complémentarité parfaite.

- Je sais Gauwain. Mais … arrête de me remercier pour ça. C’est si normal de t’accueillir chez moi. Ça me parait si évident. Un rosissement sur les joues pâles à la suite des propos de son amant. Et des baisers échangés, aussi. Je ne te le redirais jamais assez, mais c’est toi. C’est toi qui as accepté ces sentiments bruts que je t’ai offert et qui ne les as pas refusés. Tout ceci, tous ces mois merveilleux passés à tes côtés, c’est grâce à toi. Merci, Gauwain Robards. Pour tout. Un nouveau baiser, plus profond. Plus puissant. Et, toujours plus amoureux.

La Franco-Galloise aurait aimé passer plus de temps dans les boutiques londoniennes, essayant l’insonorisation des cabines d’essayage de ces dernières avec une certaine application. L’aide aurait été sûrement assurée par un grand Gallois, qui ne s’en serait nullement privé. Bien au contraire. Et, qui aurait validé certains endroits, la demi-Vélane en était sûre et certaine. Or, le temps était irrémédiablement compté, même lors de cette sieste improvisée, où, s’habiller prestement avait été préférable plutôt qu’un retard conséquent qui n’aurait nullement plu à Fenella de Vermandois. La Mère était connue pour son état implacable, ne souffrant d’aucun atermoiement quant à de potentielles excuses. C’était ainsi, que la grande blonde se faisait respecter par ses serviteurs, -tous masculins-, et qui alors, ne se plaignaient jamais. Sous peine de craindre le courroux de la Comtesse de Vermandois. Celle qui les employait. Et on le savait odieux, à l’image des prunelles bleutées et glaciales.

Cependant, la donne avait quelque peu changé. S’étant modifiée avec l’Inconnu dans une équation quelque peu complexe. Et dont, la principale intéressée ne s’en plaignait pas. Offrant alors à son couple de premiers invités, des œillades et des sourires sincères, qui eurent tôt fait de faire tiquer le grand jeune homme brun, peu habitué à ce genre d’effusions, émanant de sa belle-mère. L’apothéose survint avec la démonstration d’affection, sur une joue masculine. Un rapprochement qui n’était pas simulé et qui semblait totalement adéquat avec la situation future qui se présentait. Tout comme venait de le faire Gauwain Robards avant elle, Meredith Hawthorne écarquilla son regard vert sous la surprise en voyant sa génitrice, ‘radieuse’. Chose extrêmement rare. Car depuis sa naissance, les orbes polaires étaient gelés ainsi que la Comtesse de Vermandois dans son entièreté.

- Il ne pouvait en être autrement cher Gauwain, voyons. Si j’invite ma chère et tendre fille, je dois vous inviter aussi. Sinon, je serais une bien mauvaise hôtesse. Un rire délicat, caché derrière une main ornée de bagues outrageusement onéreuses. Avant de se départir de ce sourire, pour afficher un regard bleuté quelque peu mélancolique. Aussi rapidement qu’il était apparu, ce dernier disparut suite au questionnement de cet invité que la grande blonde tolérait en sa demeure. Vous ne serez pas les seules âmes jeunes, ne vous inquiétez pas. Un sourire tout en venant prendre deux coupelles de champagne sur un plateau d’argent. Mère, ne devrait plus tarder. Ainsi que Colin et Samuel. Ces derniers devraient arriver en même temps ou simultanément. Venez dans le grand salon, le temps qu’ils arrivent afin que nous puissions converser à notre aise. Sans être dérangés.

Fenella de Vermandois les conduisit jusqu’à ce grand espace, qu’elle nommait son grand salon et qui pouvait prétendre à recevoir de nombreux invités. Ces derniers étaient triés sur le volet et étaient aux alentours d’une vingtaine. La plupart étant des investisseurs renommés que la grande blonde avait sélectionné pour leur portefeuille conséquent et la propension à savoir lui parler. Et lui faire confiance en tant que représentante haut placée de la gente féminine et de la noblesse sorcière. Alors qu’elle prenait place sur son fauteuil de velours bleu canard, tout en croisant ses longues jambes occultées par sa robe couleur saumon, son verre de champagne à la main, la Comtesse de Vermandois observait les deux amants qui se tenaient toujours par la main. Ou du moins, qui gardaient un contact fugace, leurs doigts s’effleurant.

- Pour vous répondre Gauwain, une vingtaine d’invités en plus de vous et de ceux que je vous ai cités préalablement, sont attendus. Une pause tout en scrutant un bijou ornant l’annulaire de sa descendante la plus proche mais n’y faisant nullement allusion. Et vous, du nouveau avec vos cours ? Vos partiels ont été brillamment réussis, c’est bien ce que tu m’as spécifié dans ta missive, Meredith ?
- Oui Mère, Gauwain et moi avons terminé l’année sans souci. Et cela a fait en sorte d’apporter une saveur idyllique aux vacances.
- Des vacances ? Une interrogation doucereuse, orchestrée par la matriarche, à l’attention de celui qu’elle jauge comme étant un rustre doublé d’un paysan. Intéressant.
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MessageSujet: Re: Seul survit le cœur secret | Gauwain Seul survit le cœur secret | Gauwain EmptyMar 20 Juil - 8:45

La Comtesse avait lu entre les lignes de la question une inquiétude différente de celle qui avait animé Gauwain. Le Gallois souhaitait connaître le profil des forces en présence, et le volume potentiel de présents ; la mère de Meredith avait pris ça comme une critique sous-jacente de l’âge moyen des participants et de l’ambiance qui en découlerait, durant cette petite sauterie. Si apprendre que Samuel et Colin seraient présents d’ici peu était effectivement un soulagement, sachant qu’ils se serreraient les coudes, de même qu’avoir la confirmation de la venue de Fiona, qui n’avait eu pour eux que de la bienveillance, il grimaça intérieurement, lançant un regard d’excuse à sa compagne.

« Ce n’était pas ce que je voulais dire, pardonnez-moi. Je- voulais seulement savoir si vous préfériez les petites fêtes intimes ou… les grands chambardements. »

Car, en réalité, il connaissait assez peu cette femme. Il n’en avait vu que les froideurs, mais peut-être savait-elle se montrer amicale ? Une véritable boute-en-train, avec ses amis et ses proches ? Ceci étant, Meredith avait l’air aussi surprise que lui par l’attitude que sa mère avait adoptée à leur arrivée. Donc…. Bon, il avait sans doute une vision de leur hôtesse plutôt fidèle à la réalité. Autre chose l’amenait à le penser.

Fenella les guidait dans les pièces, et à chaque pas, c’était comme si un peu de ce qui l’avait transportée s’éloignait. Les sourires devenaient moins extatiques, les commentaires plus détachés. Jusqu’à ce que, finalement, alors qu’elle prenait place en majesté sur un fauteuil d’un bleu soutenu, elle pose sur Gauwain un regard beaucoup plus conforme à ce qu’on pouvait ordinairement attendre d’elle. Le mépris était revenu dans les yeux clairs.

Hm. Elle n’était pas éméchée, donc (ou effectivement, son organisme métabolisait le champagne vitesse grand V). Euh…. Est-ce que Fenella de Vermandois se droguait ? Avait-elle pris un shot de Péteuforik juste avant d’ouvrir la porte, pour réussir à accueillir avec le sourire le compagnon de sa fille unique et chérie ? Gauwain n’avait jamais consommé ce genre de cochonneries, et n’avait pas l’intention de commencer. L’alcool occasionnel (et en quantités modérées), c’était déjà bien assez. Les remontants alchimiques, c’était la porte ouverte à une commission de discipline (et à une discussion musclée avec Isaac, qui avait ce genre de trucs en horreur, sans compter le propre père de Gauwain, qui le déshériterait pour de bon). Il ne savait donc pas de façon personnelle les effets que cela pouvait avoir sur un individu. Pour autant, il n’était pas totalement désinformé et naïf ; la descente était-elle censée se produire si rapidement ? Il avait du mal à y croire. Ou bien face à l’horreur de voir sa fille au bras d’un paysan gallois mâle, avait-elle épuisé toute particule de bonheur artificiel précédemment ingérée ? C’était pas gagné pour la Révélation.

Ils l’imitèrent, attrapant une coupette de champagne, avant de s’installer sur les chaises voisines, et Gauwain avait l’impression de marcher sur des coquilles d’œuf de dragon. Il lança un regard à sa compagne qui signifiait ‘attendons’. Attendre de tester la température de l’eau. Attendre que la cavalerie soit là, que Colin et Fiona puissent offrir un soutien clair. Restons stratégiques, puisque le plan Pompette était mal parti.

Et donc…. Faire la conversation. En prenant l’air très intéressé et absorbé.

Il vit le regard qu’elle lançait aux mains de sa fille, bien moins outrageusement chargées que les siennes, mais ornées d’un bijou très symbolique, et cependant, comme elle n’attira pas la conversation dessus, il lui sembla plus judicieux d’attendre encore un peu avant d’aborder le sujet (peut-être quand la cavalerie serait là ?).

Meredith répondait aux questions de sa mère, et il opinait du chef, de temps à autres, voyant changer d’instant en instant la posture de celle qui les accueillait. A la fin, on était revenu à une élégance froide et à un regard méprisant, malgré le dernier qualificatif employé. Il se força à répondre.

« Oui, nous sommes partis dans le Nord, pour assister aux fêtes de Midsummer. Une pension propose une découverte des différentes traditions scandinaves liées à ce moment de l'année, ça nous a paru… approprié. »


Une pause, et puis :

« Vous connaissez un peu l’Europe du Nord ? »

Curieusement, il imaginait Fenella bien plus à son aise sous les fraîches contrées que dans les chaleurs du sud de la France, mais c’était sans doute leurs rapports un rien compliqués qui l’amenait à penser ainsi, par associations de pensées et de concepts.
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MessageSujet: Re: Seul survit le cœur secret | Gauwain Seul survit le cœur secret | Gauwain EmptyJeu 22 Juil - 10:59

Fenella de Vermandois avait invité ce jeune homme à cet anniversaire -le sien-, parce qu'elle le savait important pour sa fille unique.
Bien que la grande blonde le considèrera toujours inégal envers sa propre descendance, il fallait néanmoins qu'ils discutent. La Comtesse de Vermandois serait implacable et intransigeante avec lui, malgré qu'il mette tout en œuvre pour rendre Meredith Hawthorne heureuse. Ramenant un sourire grenat éclatant sur les lèvres pleines et un regard, d'un vert absinthe obsédant dans les belles prunelles. Fiona de Vermandois, avait eu à cœur de défendre ce jeune homme, qui, selon l'ancienne actrice de cinéma sorcier muet méritait une chance. Et que sa fille devait lui accorder. Car, l'aïeule avait bien vu ce sentiment puissant qui unissait le jeune couple, à son propre anniversaire. Cette complicité qui était source d'exactitude. Parce qu'ils s'étaient trouvés, pour ne plus jamais se relâcher. Pour ne plus souffrir de la solitude et de ce que celle-ci pouvait entraîner. Que la Douleur était bien partie, remplacée par cet Amour qui révolutionnait et transcendait tout. Et, Fenella de Vermandois l'avait compris. Malgré elle. Et cette froideur, qu'elle témoignait de nouveau à l'égard de ce rustre qui n'avait aucune manière en société.

- Vous êtes pardonné. Commença la Comtesse de Vermandois avec un léger sourire, presque doucereux. Si vous étiez venu à mes quarante ans, Gauwain, vous auriez compris ce qu'une grande fête voulait dire. Une petite pique destinée à cette 'absence'. Vous verrez cet évènement à mes quarante-cinq ans. Ici, c'est du domaine du privé. Les plus proches sont invités. Je laisse les tous grands chambardements, comme vous le dites, à ma Mère. Ou à ma fille. Un regard bleuté et polaire vers la belle blonde qui levait, depuis quelques secondes, ses iris verts vers le plafond, agrémenté d'un léger soupir.

Sa Mère avait été somme toute différente, dès leur arrivée. Enjouée et d'humeur étrangement égale et néanmoins singulière. Avant de se draper de nouveau dans cette forteresse de glace, que l'aspirante Auror avait toujours connu et qui lui donnait cette impression que sa propre génitrice ne l'aimait nullement. Ou qu'à moitié. Pas comme une mère devait le faire. Ou le démontrer. La Franco-Galloise, bien qu'attachée à cette matriarche qui ne voyait la société qu'avec un regard dur et féminin, était une énigme à part entière et à résoudre. Complexe, comme la jeune et belle blonde pouvait être par moments. Son caractère volcanique et incendiaire, venait bien de quelque part. Que ce dernier n'était pas là, par hasard. Qu'il y avait une instigatrice à cela. Et que cette dernière ne tarderait pas à être la belle-mère dans cette histoire, chose qu'elle préférait éluder jusqu'au dernier moment. Car, la grande blonde, l'avait vu ce joyau vert ornant l'annulaire de sa descendance comme une crainte. Qu'elle lui 'échappe' et avec ce grand dadais, qui plus était. Assise élégamment dans l'un de ses fauteuils de velours bleu et sombre, la noble sorcière contemplait les deux amants. Non, sans leur avoir distillé un peu de sa glaciosité durant le périple que constituait le trajet, jusqu'au Grand Salon. Encore vide, d'invités. A part eux.

- Hm. Persiffla Fenella de Vermandois, en se pinçant les lèvres, ne regardant que le jeune homme brun qui lui répondait. Dans le Nord ? Plutôt que de venir faire un séjour dans le Sud de la France ? Me voir ? Parce que quitter la grisaille londonienne est un privilège en soi. Une pause. Pour venir vous mettre dans les frimas du Nord, pour quelle fête ... Midsummer ? Et, qu'avez-vous découvert de ces festivités ? Qu'est-ce qui vous a plu ? Des questionnements moins vipérins mais qui paraissaient intéressés. Car ils l'étaient. Et, dites-moi, cher Gauwain, qu'est-ce qui vous a semblé plus approprié ? La Curiosité était à son paroxysme alors que la grande blonde et Comtesse par ascendance buvait une gorgée de champagne. Attendant cette réponse, qu'elle jugerait adéquate. Ou non. Bien évidemment.

Le grand Gallois et petit ami de sa fille venait de poser une interrogation pour le moins intéressante. Avec un rire, qui n'était pas feint mais qui restait enjoué avec des notes de ce fait assez fraîches, Fenella de Vermandois répondit. Non sans avoir pris une nouvelle gorgée de cette liqueur dorée, ô combien savoureuse. Qui coulerait à flots pour sa quarante-et-unième année en ce monde et qui pourtant, n'était pas un chiffre rond. Chose que comme sa fille, elle partageait. Elles détestaient, toutes les deux, les chiffres qui n'étaient pas ronds. Surtout lorsque la matriarche écopait d'une année en plus, la séparant encore de sa seule descendance.

- Colin, m'a déjà fait visiter les fjords. Pour l'écriture de l'un de ses articles. Mais, je ne me suis pas faite à la température un peu trop extrême. Je suis habituée à ma France. Et à son soleil du Sud. Ce n'est pas pour abîmer ma peau, sous des contrées septentrionales et gelées. Au contraire. Encore que je commence à me faire à Londres et à son temps qui n'est pas parfait. Mais, je m'y suis faite. Une pause. Je suis heureuse de vous revoir, en tout les cas. Votre venue m'importe.

Des pas pressés se firent entendre, l'un des domestiques de la Comtesse de Vermandois venait d'apparaître doucement, s'inclinant poliment devant les deux premiers invités et devant sa patronne. Esteban Oliveira, mains dans le dos, venait d'interrompre celle qui était sévère et juste dans son importante discussion. Pour signaler d'autres invités en sa demeure.

- Madame de Vermandois, excusez mon intrusion. Cependant, je me permets de vous faire part de deux nouveaux invités. Monsieur Samuel Shepherd et sa petite amie, Erin Sharpe.
- Faites-les encore un peu patienter Esteban. Présentez-leur à boire ou à manger, faites votre travail. Je n'ai pas à vous dire, ce que vous devez faire, bon sang.
- Bien Madame de Vermandois. Je m'en occupe. Et de repartir en sens inverse, pour aller trouver les nouveaux invités.
- Ah, ces employés ! S'il faut leur dire, ce qu'ils doivent faire ... Où va le monde ? J'espère, ma fille, que ton Cole n'est pas ainsi.

Meredith Hawthorne ne répondit pas à sa Mère, trop occupée à être restée focalisée sur le terme 'petite amie' et 'Samuel Shepherd' associés ensemble. Et, qui lui offrait alors, une sensation saugrenue et singulière, qu'elle ne connaissait pas. Et, que la belle blonde n'avait pas envie de connaître.
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Gauwain Robards

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MessageSujet: Re: Seul survit le cœur secret | Gauwain Seul survit le cœur secret | Gauwain EmptyMar 27 Juil - 21:29

Fenella de Vermandois était à nouveau elle-même, c'était avéré. Cette étrange joie de vivre l'avait quittée et elle avait à nouveau adopté le masque du dragon ; la Comtesse était détachée, offrait des sourires faussement élégants et n'était pas avare en coups de griffes. Cependant, lui semblait-il, elle retenait ses coups, par rapport aux dernières rencontres. Les reproches tenaient à du moins personnel, encore que, s'il la connaissait suffisamment, il devinait qu'il y avait différentes couches, dissimulées derrière ses mots. Ne pas avoir été là lors de la fête qui avait marqué ses quarante ans était un subtil éclat d'ego, mais c'était aussi l'évocation en toile de fonds des souffrances et de la solitude imposée à sa fille. Il pouvait mordre à l'hameçon et protester qu'il ne savait pas, alors... ou il pouvait se forcer à sourire et faire semblant d'ignorer la pique. Il choisit la plus sage solution, pour l'instant du moins.

« Eh bien j'ai hâte de voir ce qui aura été préparé pour vos quarante-cinq ans, alors... »

A n'en pas douter, il y aurait des éphèbes (d'origine galloise contrôlée) rôtis à la broche, servis au cocktail. Hauts les cœurs, il avait encore quelques années pour devenir végétarien et avoir une dispense légale de se joindre au festin.

« ...et j'aiderai Meredith dans les prochains chambardements. A l'EMS ou ailleurs. Elle est plutôt douée, pour ça, on a que des félicitations. »

Il lui adressa un sourire, franc, cette fois-ci, et un baiser amoureux. Et tant pis si ça coupait l'appétit de la matrone. Matrone qui avait de toute façon d'autres interrogations à leur soumettre.

Qu’avaient-ils appris d’intéressant en Finlande, et sur Midsummer ? Les souvenirs affluèrent en flots riches d’émotions : des instants partagés, dans une citadelle, au chalet, dans les bois ; des sourires, des chants, des applaudissements ; les fleurs, les victuailles, le soleil doux qui ne prenait jamais fin. Et dans tout cela, le sourire resplendissant de Meredith. Et… bien sûr…

Une déferlante de bonheur le submergea. Un sentiment comparable à nul autre, à l'intensité que rien n'égalait. Comme si les couleurs environnantes se faisaient plus riches, plus chaudes. Comme si tout leur souriait.

Il eut un petit rire, partageant un regard complice avec sa compagne : est-ce que ces festivités leur avaient plu ? A n’en pas douter.

« Eh bien, Midsummer a été l’occasion de goûter les saveurs finlandaises et… C’est une fête de fertilité et d’amour. Je crois- corrige-moi si je me trompe, Seren- je crois qu’on y était à notre place. C’était très, très approprié. »

Sans réfléchir à la présence de la Comtesse, il porta la main gracieuse à ses lèvres, pour y déposer un baiser amoureux. Un petit sourire fier, imperceptible. Il réalisa qu’il avait créé une bonne ouverture, pour l’Annonce, qui aurait eu sa place ici, thématiquement parlant. Mais il tînt sa langue pour des raisons stratégiques : les défenses de l’adversaire étaient parfaitement en place. Mieux valait attendre le prochain shoot de péteuforik (ou autre substance manifestement très efficace). Pour l’instant…. Gagner du temps, limiter la casse.

Elle ne leur facilitait pas la tâche, en comparant avec un dédain affiché la Scandinavie et les séjours dans le sud de la France, qui auraient été motivés par un désir impérieux de lui rendre visite (définitivement du péteuforik). Il fut à ça de commenter qu’il l’aurait crue plus portée sur les plaines de Sibérie, à en juger par la froidure avec laquelle elle observait le monde, mais réussit à se contenir : ils n’étaient pas là pour jouer la provoc, mais pour bien plus important.

« Comme en amour, il en faut pour tous les goûts, et c’est heureux : on a le choix. Vous trouvez votre bonheur à vous laisser réchauffer sur les plages de galet… »

…ce qui était digne d’un animal à sang-froid. Les Verts Gallois avaient des comportements comparables.

« …tandis que d’autres goûtent des douceurs plus tempérées. »

Voilà. C’était une réponse diplomate, ça, non ? Il adressa un coup d’œil à sa belle pour s’assurer qu’il avait opté pour la bonne approche.

Fenella de Vermandois fut-elle frustrée de n’avoir pas pu refermer sur le jeune homme ses crocs, pour le déchiqueter ? Un autre fit les frais de sa colère, un domestique qui ne tressaillis pas sous les remarques sèches, se contentant de hocher docilement la tête, sans doute par habitude. Eb bah… Le pauvre zig devait en voir des certes et des pas mûres. De fait, Gauwain voyait les parallèles que Meredith faisait entre leurs deux géniteurs, même si c’était dans des styles légèrement différents.

Heureusement, le domestique qui avait payé pour tout le monde avait réussi à annoncer une chose : la cavalerie arrivait, en la personne de Samuel, accompagné, manifestement. A nouveau, il s'autorisa un sourire, avant de réaliser que cette nouvelle n'avait pas eu un effet comparable chez sa compagne.Difficile de rater le froncement de sourcils léger, lorsqu'on connaissait bien la belle. Et Gauwain connaissait TRES BIEN Meredith. Il offrit une caresse tendre, du bout du pouce, sur sa main, et lui glissa à l'oreille :

« Eh.... ça va ? Reddy... ? »

Elle ne se lancerait sans doute pas dans une explication, vu le contexte, mais ce n'était pas la raison qui le poussait à l'interroger. Non, s'il lui avait murmuré cette question, c'était plutôt pour lui exprimer qu'il était là. Pour elle. Surtout s'il y avait un souci potentiel. Même s'il se doutait un peu de la cause.
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MessageSujet: Re: Seul survit le cœur secret | Gauwain Seul survit le cœur secret | Gauwain EmptyAujourd'hui à 11:08

Comment sa fille unique pouvait-elle aimer un énergumène pareil ?
La question était toujours sous-jacente, chez Fenella de Vermandois, qui ne comprendrait décidément jamais, l'affection de Meredith Hawthorne envers Gauwain Robards. Le jeune homme, n'était pas bien né. N'était pas de bonne famille, ou du moins, une seule partie valait un intéressement certain de la part de la grande blonde. Le reste n'étant qu'accessoire. Ce dont, la noble sorcière se serait bien gardé. Mais, l'invitation à son anniversaire avait été envoyée, aux deux jeunes amants et l'un n'allait pas sans l'autre, malheureusement. Le grand Gallois, suivrait sa progéniture jusqu'au bout du monde, si cette dernière le lui demandait. Là encore, la Comtesse de Vermandois, y voyait une allégeance propre à celui dont l'Ours était le Patronus. Parce qu'on le lui avait appris et que ça correspondait au personnage présent en face d'elle et qui se permettait des piques exécrables. Chose, qui, bien évidemment, n'allait pas tarder à la mettre hors d'elle. Et pousser la grande blonde, dans une Ire froide et glaciale. La même que sa fille, quand cette dernière était contrariée et courroucée.

- Si vous êtes encore présent, au bras de ma fille. Et que votre insolence à mon encontre, ne vous a pas coûté votre couple. Lâcha la noble et ancienne Mannequin de mode sorcière, buvant une gorgée de sa flûte de champagne, ignorant le regard noir que lui dédiait l'aspirante Auror. L'Autre, s'enfonçait, toujours plus profondément. Parce qu'il n'était pas capable de produire des idées par lui-même et qu'il devait suivre sa compagne, pour cela. Hum. Vous n'êtes bon qu'à cela, jeune Robards. Aider ma fille et rester dans son ombre. Cela est fort dommageable ... Alors, que la grande blonde allait dispenser son charmant venin, elle fut interrompue par un geste amoureux qui lui prodigua, un frisson de dégoût.

Cependant, le regard bleuté et toujours glacial avait vu bien pire, à l'aube de la nouvelle année 1979. Le corps entièrement nu, -vision dont elle se serait bien gardé-, de ce grand idiot qui partageait des fluides salivaires et autres, avec sa tendre petite fille. Néanmoins, il leur fallait faire la conversation, étant donné que le couple d'amoureux était parti en vacances dans l'Europe du Nord, n'ayant pas pris la peine de venir la saluer sous des latitudes plus chaudes et plus tempérées. Afin de se baigner dans la mer Méditerranée, bronzer sur les plages au sable qui crissait sous les pieds nus. Gauwain Robards et Meredith Hawthorne, s'étaient entiché de Midsummer et de ses festivités placées sous le signe de l'Amour et de la Fertilité. Si par malheur, Fenella de Vermandois apprend que c'était pour concevoir une descendance et être grand-mère si jeune, il lui faudrait des sels puissants pour la réveiller.

- Des saveurs finlandaises ? Du poisson fumé et séché et de la salade de pommes de terre à l'aneth ? J'aurais demandé à mon cuisinier personnel de s'atteler à la tâche, et il vous aurait préparé cela. Sans sourciller. Commença la Comtesse de Vermandois en fronçant les sourcils, et en se pinçant les lèvres. Fertilité ? Ne me dites pas que ... Si ...
- Non Mère, je ne suis pas encore enceinte ! S'exclama la Présidente du BDE de l'EMS, en coupant la logorrhée verbale de sa Mère.
- Encore ? Mais enfin ! La Tempête prenait place doucement et insidieusement dans les iris bleutés de la grande blonde, qui n'allait pas tarder à imploser copieusement.
- Oui Gauwain. C'était très approprié. Ronronna la jeune femme blonde, tout en caressant la joue de son Ours adoré.

Décidément, celle qui était à l'honneur pour cette journée, allait de surprises en surprises. Le conjoint de sa fille unique, était d'humeur bravache et n'hésitait nullement à contrer certaines attaques froides, liées au Dragon de Vermandois. Pire, son 'gendre' s'illustrait par des faits d'armes, qui firent se pincer les labiales fines de la grande blonde, sous la Colère. Comment osait-il ? Comment sa fille pouvait-elle prétendre être heureuse avec ce rustre lourdaud qui prenait plaisir à lui répondre ? Certifiant que sa belle France, n'était pas à la hauteur de ses aspirations ? Et, qu'il y en avait pour tous les goûts ? Quelle était cette réponse d'une stupidité sans pareille ? En même temps, n'était-elle pas à l'image de celui qui l'avait produite ?

- Il en faut pour tous les goûts. Malheureusement. Le sous-entendu était bien entendu, destiné à la belle blonde, qui s'était raidie à l'annonce du domestique de sa génitrice. Son meilleur ami était accompagné et sa Mère, l'avait invité ?

La Franco-Galloise, ne regarda ni son petit ami qui s'était empressé d'avoir un geste tendre avec elle, ni sa Mère. Bien trop occupée à associer des termes antinomiques, qui n'allaient décidément pas ensemble. Se relevant prestement, Meredith Hawthorne n'en dit rien, se dirigeant vers une salle de bain à l'étage pour se rafraîchir les idées et rencontrer cette mystérieuse Erin Sharpe, pendue au bras de Samuel Shepherd. Toutefois, la Comtesse de Vermandois s'empressa de lever la paume de sa main libre, anticipant un mouvement du Gallois, qui, elle en était sûre et certaine s'empresserait de s'enquérir de l'état émotionnel de la belle blonde. Un claquement de langue désapprobateur, occultant une invective silencieuse. Il n'avait pas à se lever. Pas à se redresser.

- Ne la suivez pas tel, le toutou bien dressé que vous êtes. C'est prodigieusement agaçant. Entama Fenella de Vermandois sur un ton abrupt, avant de se radoucir progressivement. Meredith, est assez grande. Il faut qu'elle comprenne. Et, elle n'a pas besoin de votre aide. Pas besoin de votre soutien. Même, si vous ne vous empêchez pas de le donner et cela, est tout à votre honneur. Or, elle doit 'digérer' cette nouvelle seule. Faire le deuil, que Samuel n'est plus seul. Une pause. Vous êtes un petit ami attentionné, mais laissez la revenir. Elle ne s’enfuira pas de toute manière, si j'en crois l'anneau présent à son doigt.
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