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Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis

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Athos Greyson

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Le silence est une opinion.

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MessageSujet: Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis EmptyLun 9 Aoû 2021 - 0:46

Le vent de Londres venait frapper la peau nue de son torse, pâle comme la lune, alors qu’il n’avait d’yeux que pour cette ville morne qui le détruisait à petit feu. Pourquoi rester ? Pourquoi s’acharner ? Londres n’avait eu de cesse de lui prouver qu’elle ne voulait pas de lui et pourtant, comme un amoureux obstiné s’accrocherait à une amante toxique, il restait là, incapable de transplaner au loin pour ne plus jamais revenir. La capitale était sa ville de coeur, de corps et loin d’elle il se sentait dépérir. Pourtant, les événements estivaux ne faisaient que lui confirmer qu’il fallait fuir, partir le plus loin possible sans plus se retourner et pourtant… Mais c’était bien dans les rues de la reine d’Albion qu’Athos était venu déambuler ce soir-là, dans des quartiers moldus qui étonnamment lui apportaient une sérénité qu’il ne trouvait plus dans son propre monde. Baguette planquée dans la poche intérieure de sa veste aviateur, se fondant dans la masse comme il savait si bien faire, Athos s’était laissé aller aux affres de la facilité alors que l’arche de Soho s’était dressée devant lui. Quartier du vice, si plein de vie et de couleur quand lui se sentait si fade. Mais c’était bien moins pour les devantures aguicheuses et les femmes qui les habitaient pour la nuit qu’il y traîna ce soir là ces impeccables bottes, que pour rejoindre des bras qui lui apporteraient ce dont il avait le plus besoin.

L’affection, le réconfort. Mais aussi et surtout la simple présence d’un autre être près de lui. Si les cris de Tobias lui manquaient, et la voix aux accents d’Europe de Magda tout autant, au moins avait-il parfois la compagnie nerveuse de Shannon pour le distraire un peu. Mais désormais, plus rien, si ce n’était l’angoisse de penser à n’importe quelle âme, sorcière ou moldue, qui avait partagé cet appartement avec lui. Etait-il putain de maudit ? Était-ce lui qui apportait tant de désespoir sur les gens qui avaient le malheur de partager sa vie ? Ce soir-là, lorsqu’Alexis ouvrit la porte, Athos zappa les politesses usuelles et happa ses lèvres avant même qu’elle n’ait le loisir de poser la moindre question. Pourquoi faire ? Pourquoi parler quand les corps pouvaient le faire ? Le sorcier n’eut pas la patience de l’entraîner jusqu’au lit et crevant de solitude, ne cherchait qu’à sentir une autre peau que la sienne sous ses doigts. Attrapant la minuscule artiste pour l’amener à sa hauteur, l’amener à lui et faciliter le moindre effort, Athos se laissa embarquer par le plaisir qui prenait peu à peu le pas sur le reste. Parenthèse agréable dans sa vie misérable, où son cerveau enfin se mettait en pause et ses instincts prenaient le contrôle. Enfin. Profiter de ce qu’ils n’étaient que des animaux, car être un homme en ces temps troublés était une situation fort peu enviable.

Athos n’avait pas encore totalement renoué avec sa façon d’être d’autrefois. Amant d’un soir qu’il était, désormais il appréciait revoir quelques conquêtes, triées sur le volet. Séduire lui demandait une énergie qu’il n’était pas prêt à déployer, pas tous les soirs de tristesse tout du moins. Aussi oscillait-il entre Sinistra et Alexis, selon son humeur et ses envies. Chacune lui apportait quelque chose de différent, qu’en son for intérieur il pressentait avant de savoir à quelle porte il allait frapper. Allongé près d’Alexis, sur le canapé qui avait achevé de les accueillir, Athos déposa un baiser sur son front moite avant de se détacher d’elle sans un mot, enfilant son boxer afin d’éviter aux voisins la vision de sa nudité tandis qu’il ouvrait une fenêtre pour fumer la sacro-sainte cigarette d’après l’effort. Il n’avait pas envie de partir. Pas encore, lui qui pourtant se faisait autrefois une joie de disparaître sitôt le délicieux méfait commis. Sous son regard, les moldus poursuivaient leur vie, avec l’insouciance qui les caractérisait, et Athos les enviait plus que jamais.  Mais le monde extérieur le raccrochait à ses tourments, et la voix aux intonations étrangères en contrebas lui rappela son frère de coeur bloqué, cet imbécile de Shannon toujours au mauvais endroit, au mauvais moment. Aussi détourna-t-il le regard pour le poser sur la silhouette alanguie d’Alexis qu’il décelait dans la lumière des néons de la façade d’en face. La couleur rouge criarde agressait sa rétine. Aussi, dans un geste, il se baissa pour attraper sa baguette et pointa le neon sans même le regarder. « Vexillum. » Le rouge vira au bleu, un bleu électrique qui nimba son amante toute entière. « Le bleu te va mieux. » souffla-t-il en même temps qu’une bouffée de sa cigarette, sans pour autant qu’un sourire ne s’invite sur les lèvres. C’était que les sourires, chez Athos, se faisaient désormais bien rares…
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Alexis R. Calloway

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MessageSujet: Re: Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis EmptyLun 9 Aoû 2021 - 12:47

Elle avait délaissé son Atelier sur le Chemin de Traverse. Son précieux sanctuaire, qui, la reliait sans conteste à Ronan Lenny Malone. D'ailleurs, qu'en était-il advenu de lui ? Avait-il, lui aussi, subi le courroux de ces êtres encapuchonnés et masqués, que la petite Peintre griffonnait sans cesse sur un carnet ? Leur offrant, des Ténèbres au goût de mine de graphite, alors qu'ils étaient dévorés par les leurs. Plutôt que d'écrire des mots, qui ne se formaient pas aisément sur des parchemins froissés, la petite Peintre dessinait. Et dessinait encore. Tentant d'endiguer un mal, dont elle savait la provenance. La minuscule Artiste était dévorée par la Peur. Et si, son ancien amant et ami, s'était fait capturer ? Avait subi des dommages irréversibles ? Qu'il soit tout simplement mort, étendu devant ses créations, comme le Génie maudit, qu'il pouvait être à la face du monde. Délaissant, ses crayons ou fusains qui rapetissaient à vue d’œil, au fur et à mesure que le papier les absorbait, Alexis Rose Calloway consentit à commencer à rédiger un courrier. Destiné à un destinateur, qui, peut-être, ne le recevrait probablement jamais. Au bout d'une vingtaine de minutes, à former des paragraphes stériles et avortés, la sorcière lilliputienne américaine abandonna le combat. Incendiant par dépit, ou jetant simplement les missives froissées à la corbeille. Histoire, que l'Américain d'Ilvermorny ne puisse lire jamais cette angoisse corrosive qui lui dévorait les entrailles et lui comprimait la gorge.

Jetant un œil sur une rue animée en contrebas, l'américano-irlandaise posa ses avant-bras tatoués sur son balcon, imaginant des histoires saugrenues aux passants qui suscitaient son intérêt manifeste. Il fallait des couleurs pour en faire un monde, rempli de contrastes et de beauté. Quelque chose, qui méritait une saveur sucrée, salé, amère ou âpre. Acide même. Alexis, en ce moment, se sentait d'humeur acide. Et aurait besoin d'un être sucré à la fragrance sauvage. Depuis, une certaine soirée, où son regard gris était resté captivé sur un costume turquoise rehaussant des ombres magnifiques, l'ancienne Serpent-Cornu côtoyait Athos Greyson. D'ailleurs, où était-il ? Qu'advenait-il de lui ? Était-il, lui aussi, bloqué sur le Chemin de Traverse ? Avec aucune possibilité de faire signe, qu'il était blessé ou encore en vie ? En y pensant, les iris argentés furent parés d'obscures teintes. Que seule la vision du sorcier pourrait calmer et rassurer. Alors, qu'elle était occupée à offrir à un couple de personnes âgées, une ancienne vie de dresseurs de dragons en Roumanie, la petite sorcière entendit un coup porté à sa porte d'entrée. Refermant la fenêtre, plus par précaution du bruit qui pouvait emplir l'appartement, Alexis se dirigea vers l'inconnue ou l'inconnu qui lui rendait visite à cette heure tardive. Et, ce fut un Athos Greyson bien vivant qui se trouvait derrière la porte.

Les lèvres claires de la microscopique sorcière n'eurent pas le temps de former des syllabes, qu'elles se firent alpaguer par des lèvres masculines. Des mains fiévreuses, qui parcouraient son petit corps. Avec une envie d'abandon et de ferveur. Ne pas parler, ne pas penser. Juste partager, une promiscuité. Une peau contre une autre. Des murmures dans des instants de pause suspendue. Des prénoms lâchés du bout des lèvres, avant que ces mêmes lèvres, ne se rejoignent. Une nouvelle fois. Et, de laisser une sorcière avalée dans son canapé, fourbue et rassurée. Parce qu'il s'est montré 'vivant'. Animal. Et, un merveilleux amant. L'observant, tout en restant silencieuse, les prunelles argentées détaillaient chaque muscle. Chaque souffle, que pouvait avoir le torse qui se relevait après l'effort. Et dont, le cœur et le corps, méritaient un booste de nicotine mérité. Un petit sourire, alors que scruter le plafond était bien moins plaisant que faire courir ses fines mains sur la silhouette musculeuse de son amant. Sporadique.

- Tu as un œil expert qui sait sublimer ce qu'il peut voir. Un petit rire, alors qu'elle se redresse et s'empare d'une couverture grise, présente sur le canapé. Pour envelopper sa nudité et ne pas l'offrir à la vue de passants curieux, tandis qu'Alexis rejoint Athos. Lui dérobant avec un sourire sa cigarette, pour en aspirer la fumée et la recracher vers l'extérieur. Avant de la lui rendre, de la lui remettre où était sa place première. Bel oiseau de nuit, comment te portes-tu ? Lui demanda-t-elle, en se tournant vers lui, quitte à octroyer une vue succincte de sa chute de reins, plutôt que de sa poitrine, aux promeneurs tardifs.


Dernière édition par Alexis R. Calloway le Mar 10 Aoû 2021 - 14:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis EmptyLun 9 Aoû 2021 - 21:15

Les sens avaient toujours dicté sa vie, depuis sa plus tendre jeunesse déjà où la musique rythmait ses journées. Le piano d’abord, parce qu’on l’y forçait, puis la guitare, parce que c’était ce son là qu’il aimait. Plus le temps avait passé, et plus les sens avaient pris une grande place dans sa façon d’être et de réagir au monde. Observer et écouter pour mieux comprendre, toucher et manipuler pour mieux berner les autres, sentir et goûter pour profiter de la vie. Son regard qui se promenait quand celui des autres ne l’apercevait même pas, ses oreilles qui trainaient dans des conversations qui a priori ne le concernaient pas, ses doigts qui trichaient avec les cartes ou délestaient les passants trop bien nés de bourses durement gagnées - ou pas. Alors oui, Athos avait un oeil qu’on pouvait qualifier d’expert, avide de belles choses, sensible même au détail que certains n’auraient jamais remarqué dans une vie. Ses yeux noisette cartographiaient les visages des cibles de ses filatures, ou les corps de ses amantes. Formidable chance que d’avoir une mémoire photographique comme la sienne. Déjà les tatouages qui parsemaient la peau d’Alexis avaient commencé à imprégner sa mémoire alors qu’il masquait toujours soigneusement le sien, ne serait-ce que parce que parce que le nom qui y était inscrit hantait déjà son esprit.

Alors peut-être était-ce l’univers foisonnant de couleurs de la jeune peintre, ces dessins sur son corps, son monde si créatif… toujours était-il qu’enfin, Athos se reconnectait un peu avec le beau. Lui qui si longtemps avait pris un tel soin de son apparence se surprenait à retrouver plaisir à choisir ses tenues, associer les teintes. Se regarder, même, et trouver du charme là où il n’avait plus vu qu’un fantôme des mois durant. Il avait conservé la pâleur, qui sans nul doute ne le quitterait jamais, mais retrouvé un peu de vie, ne serait-ce que dans son regard. Sentir qu’il plaisait à un oeil esthétiquement exigent était tout de même flatteur et inconsciemment peut-être faisait-il un effort, disciplinant ses cheveux qu’il avait fait couper pour dire à nouveau adieu à ses boucles qu’il détestait tant. Et là, sous la lumière bleutée, Athos y passa d’ailleurs les doigts pour tâcher d’y remettre un peu d’ordre, l’effort ayant désordonné ses mèches qui se faisaient rebelles sous l’effet de la moiteur ambiante. « Un oeil seulement ? » souffla-t-il dans un ersatz de rire alors qu’il recrachait une nouvelle bouffée, ne sachant comment rebondir autrement, trop épuisé psychologiquement pour s’enfoncer dans sa vantardise habituelle. Mais la beauté dont ses deux yeux se délectaient le priva bientôt du spectacle de sa peau nue et il retrouva à nouveau le théâtre de la vie quelques étages plus bas alors qu’il la laissait lui chipper sa cigarette sans broncher, calant machinalement sa main dans le creux de ses reins découverts. Des gens s’engueulaient en contrebas, pour une broutille sans doute et dans les hauteurs, ils semblaient si loin de tout ça. Alors qu’elle lui rendait sa clope comme s’ils avaient fait ça toute leur vie, Athos tira dessus avec avidité, songeant à la métaphore qu’elle avait employé pour le désigner. Oiseau de nuit… Est-ce que ça lui allait vraiment ? Alexis était du genre perché, à parler en images et pour une fois, elle n’était pas si loin de la vérité. La nuit avait toujours été son royaume et ces derniers temps, c’était à peine s’il voyait encore la lumière du jour. Athos vivait dans un monde fait d’artifices et de factice, comme ce néon bleuté qui créait une nuit américaine tout à fait particulière. Le faux avait cet avantage de blesser bien moins que la réalité. De pouvoir être façonné. La nuit, il était tellement plus facile de prétendre, sans doute parce que les ombres y étaient moins visibles. « Mieux. » répondit-il, laconique, à sa question indiscrète dont il ne s’offusqua même pas. Et parce que les actes valaient mieux que les mots, il l’attira tout à coup à lui pour lui délivrer un baiser qui voulait tout dire, à la fois merci, encore, silence. Et de se détacher tout aussi subitement après de longues secondes pour tirer une dernière taffe et écraser sa cigarette dans un cendrier, du moins il espérait que ça n’était pas une oeuvre d’art. « Comment ça pourrait ne pas aller mieux après ça, hein ? » poursuivit-il alors qu’une ébauche de sourire s’invitait au coin de ses lèvres tandis qu’il posait ses fesses sur le rebord de la fenêtre, appréciant la sensation du froid contre son dos sec et nimbé de sueur encore chaude, alors que ses mains réclamaient presque de toucher sa peau dont il s’était détaché mais non. Surtout, ne pas s’habituer à la sensation. « Qu'est-ce que tu vois ? » demanda-t-il tout à coup, alors qu'il glissait à nouveau une clope entre ses lèvres. « Quand tu me regardes. » C'était une étrange question, mais elle était après tout une étrange fille. Qui ignorait tout ou presque de lui, alors c'était une question qui se posait. Autrefois, il ne l'aurait pas fait. Autrefois, il aurait deviné.
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MessageSujet: Re: Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis EmptyMar 10 Aoû 2021 - 14:44

Athos Greyson était différent. A l'inverse de la microscopique sorcière. Là où le sorcier était pragmatique, la petite brune américano-irlandaise brillait par une spontanéité à toute épreuve. Combien de fois, sa 'folie' ou sa propension à être différente des autres, lui avait valu des remarques ? Depuis toute petite, en définitive. Où, haute comme trois pommes -ça n'avait pas vraiment changé à l'âge adulte de toute manière-, Alexis Calloway marchait pieds nus sur n'importe quel terrain et à n'importe quelle saison. Pour communier avec la Nature, tenter de déceler l'essence même des choses. Voir, où les autres ne voyaient pas. Sentir, où les autres ne ressentaient qu'à moitié. Et surtout, vivre pleinement quand les autres s'en privaient. Éduquée par des parents, qui avaient une sainte horreur de toutes les règles sociétales en vigueur, la lilliputienne sorcière s'est construite par ce biais. Évoluant parfois entre deux mondes, deux atmosphères où, elle ne se privait nullement de virevolter.

Virevolter, c'était l'effet qu'avait produit son amant, lorsqu'il était apparu à sa porte. Fusionnant avec celle qui se faisait surnommer Rosa, parce qu'il en avait besoin. Cependant, elle ne pouvait en être mécontente. Se rendant compte, que de telles pulsions de vie étaient importantes. Étaient cruciales pour la suite et pour exister. Pour justement, s'ancrer dans cette Réalité tangible. Plutôt que dans l'autre, qui n'était faite que d'intangibilité. Le bel inconnu, qui ne l'était plus réellement à l'heure actuelle, était cet ancrage silencieux. Qui amenait à la petite sorcière, un semblant d'existence. Les mains avaient ressenti les muscles qui s'étaient tendus sous l'effort moite, l'esprit quant à lui, avait enregistré chaque parcelle de peau nue et chaque nuance présente dans le regard noisette. Pour le garder en mémoire. Le privatiser. Qu'elle seule, y ait accès. Et, il y avait aussi ce désir esthétique. Il avait un corps modelé pour l'Art, avec un grand A. Celui que l'ancienne d'Ilvermorny transcendait parfois avec son Don.

En parlant de regard, les prunelles argentées étaient concentrées sur un seul point. Avant que les lèvres douces, ne s'entrouvrent sur un rire à la saveur sucré. Observant son interlocuteur recracher une fumée blanchâtre qui englobait son visage et qui disparaissait aussi rapidement qu'elle était apparue. Un éclair taquin dans les iris argent et une petite pause de quelques secondes avant de répondre avec la plus belle simplicité du monde. A quoi bon mentir ? A quoi bon d'avoir des faux-semblants dans ce monde ? C'était bien plus aisé, sans s'occulter. En s'acceptant. Haussant les épaules, avec un petit rire flûté, la micro sorcière se mit sur la pointe des pieds pour lui offrir un baiser fugace sur la joue et répondre à son interrogation.

- Peut-être ? J'avoue qu'il est bien plus facile de peindre avec nos deux yeux, ce monde. Les tiens sont remplis de nuances charmantes. Le bleu électrique du néon leur offre des teintes sombres. Ça les rend 'mystiques'. Un rire. J'imprime cette nuance dans mon esprit, pour la reproduire. Plus tard. Peut-être, vais-je y arriver du premier coup ? Peut-être pas ? On verra. Murmura-t-elle, avant d'avoir la réponse à son propre questionnement.

Il allait mieux. Et, visiblement, ses lèvres à lui voulaient le concrétiser sur ses lèvres à elle. Souriant dans le baiser, la jeune femme brune vint effleurer les joues quelques secondes, de son amant avant de retirer ses doigts. Toujours avec un sourire éthéré. Et un regard argenté plus appuyé. Parce qu'il y avait l’œil de la Peintre et de l'Artiste. Qui voyait en son vis-à-vis, une sculpture du siècle passé. Un David précieux, d'un Michel-Ange. Un Jason à la Toison d'Or de Thorvaldsen. Un amant éperdu d'une toile du Néo-clacissisme ou du Clacissisme. Or, il était Athos Greyson. Seulement Athos Greyson. Et, Alexis Rose Calloway aimait cela.

- Je ne peux dire le contraire, Athos. Au prénom à la fois si doux et dur quand on l'entend et qu'on le prononce. Un nouveau sourire. Et une pause. Alors que la microscopique ex Serpent-Cornu vint se placer à son côté. Lui reprenant une cigarette pour la porter à ses lèvres et l'allumer. Pensive. Ce que je vois ? Quand je te regarde ? Eh bien, je ne vois plus l'aura turquoise qui t'entourait lors de notre première rencontre. J'y vois un mélange d'un bleu plus franc et d'une teinte plus soutenue. Un camaïeu de bleu et de brun. Ce que je t'ai dit avec ton regard toute à l'heure, s'applique à ce que je suis en train de te dire. Une pause. Une bouffée de cigarette. Je vois un bel homme. Dans le sens le plus esthétique du terme. Tu es beau Athos Greyson, même avec tes cheveux désordonnés et en bataille. Ça te rend plus 'réel'.

Un silence. Plus long. Alors que les fines lèvres tirent de nouveau sur la cigarette, avant un rire. Un fragment de pensée qui vient de survenir dans l’encéphale gris de la Peintre. Claquant des doigts, elle garde sa dose de nicotine en bouche, mais lui, elle le prend par la main. L'attirant pour un nouveau baiser, son drap protecteur glissant sur le sol. Après tout, il l'avait déjà vue nue, n'est-ce pas ?

- Tu veux voir, ce que je vois ? Voir un peu mon monde ? A travers un autre prisme ? Et avec un peu d'aide ? Sous-entendu, quelque chose qui n'est pas alcoolisé mais qui est bien plus fort qu'une cigarette.
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MessageSujet: Re: Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis EmptyMar 10 Aoû 2021 - 23:40

Lentement, Athos se reconnectait à la vie. Après avoir erré tant de temps dans les limbes, crever la frontière intangible entre les deux mondes n’était pas une chose facile, s’acclimater à la lumière de la surface lui brûlait un peu la rétine. Là où il s’était donné pour règle d’être toujours en mouvement, insaisissable et imprévisible, Athos avait la sensation d’être bloqué, comme emprisonné par ses propres émotions, ses peurs qui le paralysaient alors qu’elles avaient toujours été un moteur. C’était la première fois de sa vie qu’il stagnait comme ça, comme embourbé dans un quotidien sans surprise parce qu’eh bien les surprises, il avait eu son lot. Et peut-être que ça avait été le lot de trop justement. Alors ses moments de joie - rares, car Athos n’était plus un homme joyeux depuis de bien nombreuses années - s’étaient évaporés pour laisser placer à une angoisse sourde qui le clouait dans son appartement, dans ce casino, loin du terrain et de ses ambitions d’autrefois. Sortir était pour lui une épreuve, parler avec quelqu’un presque plus encore, car les mots avaient cette faculté parfois de faire plus mal qu’une droite de roumain. Il le savait pour l’avoir vécu, d’un côté comme de l’autre d’ailleurs. Autrefois bourreau par ses phrases cinglantes et dévastatrices, dont Alexis avait été victime lors de cette rencontre dont il n’avait gardé aucun souvenir, Athos avait également subi des assauts  nichés dans des mots dits avec le sourire. Mais il était sans doute trop tôt pour qu’il s’en rende compte, tout comme il avait mis du temps à comprendre que ce que son père lui avait fait subir n’était pas ce que faisait un père aimant.

Toujours était-il que les mots d’Alexis avaient cette faculté à le perdre sans pour autant l’épuiser. Peut-être parce qu’il s’était résigné, depuis les quelques semaines qu’il la fréquentait, à essayer de comprendre son cheminement de pensées. La petite sorcière était bavarde, et comblait souvent le silence par ses réflexions métaphysiques qu’un Athos au meilleur de sa forme aurait pris un malin plaisir à détruire par son cynisme. Il avait suffi qu’il évoque le regard pour qu’elle monologue sur le propos, parlant du sien et des couleurs, ce monde qui était le sien empli de teintes plus violentes que celles qu’Athos pouvait réellement supporter, à part ce bleu qui apparemment nuançait ses yeux pourtant sombres. Et il y avait aussi une chose qui lui plaisait chez Alexis, une qualité rare que bon nombre de ses anciennes conquêtes n’avait jamais possédé : sa capacité à poser des questions qui n’étaient adressées qu’à elle, et pas à lui. Allergique depuis sa majorité à toute forme de curiosité, le sang-pur avait toujours su trouver des parades pour éviter d’y répondre mais étant donné sa fatigue actuelle, il appréciait qu’elle ne cherche pas à creuser plus que ça. Relation de surface, peut-être, qui ne gagnait un peu de profondeur que lorsque leurs corps se mélangeaient… et ? Quel mal y avait-il à ça après tout ? « Peut-être qu’il y a des couleurs qu’on ne peut pas reproduire. » lâcha-t-il en même qu’un peu de fumée, alors qu’il se fit la réflexion qu’à la lueur de la lumière artificielle, il n’avait jamais réellement vu la vraie couleur de ses yeux à elle.

Ce fut donc Athos qui posa une question, étonnamment. Depuis quand faisait-il à nouveau un pas vers les autres ? Certes, le questionnement reposait sur lui - ce qui était doublement étonnant - mais au moins y avait-il un peu de mieux. Elle lui rappela d’ailleurs à quel point son prénom l’intriguait. Si doux et dur à la fois, hein ? N’était-ce pas le pur reflet de ce qu’il était, un homme qui s’était forgé un tempérament dur et froid, une carapace presque impossible à fissurer parce que derrière, oh derrière… Ca n’était que fragilité et besoin de tendresse. Sauf qu’admettre ça, c’était laisser aux autres la possibilité de vous blesser et ça, plus jamais. En plus, elle le prononçait avec son accent des Amériques, ce qui aurait pu réveiller de vieux souvenirs pas fort agréables mais rien dans sa voix ne lui rappelait cet enfoiré de géniteur et ses intonations sèches comme un fouet qui aurait claqué sur sa joue. Et alors que l’américaine lui volait une cigarette qu’il lui alluma avant de faire de même, Athos se perdit dans la contemplation d’un de ses tableaux, sans vraiment le regarder, plus qu’attentif à ce qu’elle disait. Mais c’était encore un imbroglio de pensées étrange et coloré. Le turquoise qu’il portait il y avait de ça quelques mois lui avait visiblement tapé dans l’oeil, mais elle divagua sur d’autres teintes. Athos se fit la réflexion qu’il avait justement un costume qui mélangeait ces deux teintes là, un bleu franc aux motifs de velours ambré. Le bleu lui allait bien, matchait avec sa peau d’albâtre qui ne bronzait jamais, lui l’animal qui détestait tant la chaleur et l’oisiveté, ne comprenant pas ceux qui s’allongeaient sur une plage pour se tanner le cuir à s’en rendre craquelés.

Silencieux en l’écoutant, Athos ne s’était pas attendu à un tel compliment, pas si direct du moins. Sa fierté en fut ravie bien sûr, mais il haussa simplement les épaules en passant justement la main dans ses cheveux froissés qu’il sentait onduler légèrement. Elle lui parlait de réalité, et il eut envie de lui demander ce que c’était que ce truc là, parce qu’il avait l’impression de ne plus en faire partie depuis longtemps. « C’est toi qui les désordonnes. » répondit-il dans un sourire presque taquin en posant à nouveau son regard sur elle. De là à dire que c’était elle qui le rendait beau, il ne fallait pas exagérer. Mais au moins lui redonnait-elle suffisamment de confiance pour qu’il le pense un peu, parce qu’Athos et son image en ce moment, ça n'était pas trop ça. Mais il n’eut pas plus le temps que ça de réagir, car déjà elle l’emmenait loin de la fenêtre où s’envolaient leurs pensées nocturnes et étranges. Au passage, il attrapa sa veste aviateur posée qui avait été balancée négligemment sur le canapé et lui jeta sur les épaules. Non pas que sa nudité le gênait, mais Athos avait souvent avec les femmes cette attitude légèrement protectrice qu’il ne s’expliquait pas, comme s’il avait peur qu’elle n'attrape froid, ou comme s’il ne voulait pas partager une telle vue avec ses voisins. Réalisant la portée de son geste, il aurait pu regretter. Magda aussi l’avait porté, ce blouson, et sa taille mini avait donné cette exacte impression que le cuir vieilli allait la dévorer. Secouant un peu la tête, il dégagea le souvenir de la néerlandaise de son esprit et se laissa embarquer par Alexis sans plus réfléchir. « Je te suis où tu veux. » répondit-il à sa rafale de questions, se doutant bien qu’elle parlait plus d’un monde immatériel qu’autre chose. Des années qu’il n’avait pas pris de drogue - sauf à Amsterdam, et on avait vu ce que ça avait donné - mais après tout, ça ne pouvait pas être pire que l'alcool qu’il ingurgitait en quantité astronomique en ce moment. « Quelque chose me dit que la première couleur de ton monde que je verrai, ce sera du violet. » dit-il dans une ébauche de sourire avant de tirer une latte de sa cigarette, drogue douce s'il en était. « Non laisse-moi deviner. » enchaîna-t-il en frôlant ses lèvres sans les embrasser. « Du bleu. »
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MessageSujet: Re: Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis EmptyMer 11 Aoû 2021 - 15:30

Il y avait toute une forme d'expression artistique qui pouvait faire sens chez la microscopique sorcière. En plus de ses toiles, immenses ou non, cela dépendait de l'attente des clients ou de la Peintre elle-même, Alexis Rose Calloway avait choisi le medium corporel pour exprimer une autre forme d'art. Faire en sorte, que son petit corps devienne le réceptacle de moments passés, présents et futurs. En y encrant, des parties de vie. Des moments précieux. Des rencontres qui avaient animé l'esprit et aiguisé le regard argenté de l'ex Serpent-Cornu qui devait les célébrer. Où ? Sur la toile vivante qui était sa silhouette minuscule, aspirée dans des instants de liesse, de création pure mais aussi de désintéressement et de ténèbres. Comme tout Génie créatif qui se respectait, l'Artiste avait des périodes de doutes, de sentiments mauvais, qui pouvaient à eux seuls, noircir sa Création. Lui octroyer une autre facette. Un autre revers de médaille que la petite brune n'appréciait que moyennement. En tant que Peintre, l'insatisfaction coulait dans ses veines. Combien de toiles, n'avait-elle pas fini ? Ou à moitié ? Une pléthore. Un nombre incalculable de cadavres blanchâtres à demi-noircis qui n'avaient pas de finitude. Pas de sépulture décente sur laquelle se recueillir.

Dans le couple que Rosa formait avec Lenny, il y avait cette compréhension mutuelle liée à cette forme d'art, qu'ils pratiquaient tous deux et qui les reliait. Sans pour autant se parler, ils parvenaient à s'entendre. Sachant imperceptiblement ce que l'autre pensait au moment même, où le pinceau retombait souplement sur une toile virginale exempte de couleurs. Qu'elles soient sombres ou criardes. Le monde d'Alexis, la petite sorcière brune américano-irlandaise, décelait des couleurs. Voyait des ombres. Et, la couleur qu'elle associait à Ronan Malone était sans conteste le rouge. Incarnat. Qui se rapprochait de la teinte de la chair. Parce qu'ensemble, en plus de l'art, ils avaient partagé bien plus. Et là, ouvrir une fenêtre sur ce monde si singulier à Athos Greyson, la remplissait de joie. Il lui serait difficile de l'initier à la peinture ou même au croquis simple, sur papier. Mais, on apprenait non ? Et, ce grand brun, aussi géant fut-il était intelligent. Avait une autre forme de pensée. Bien moins vaporeuse que la petite brune. Or, c'était merveilleux, l'échange de contrastes. Ça bousculait les dogmes établis.

- J'ai envie de te dire, qu'à un moment donné, on ne peut plus reproduire les couleurs que l'on peut voir. Alors seulement, on peut se les imaginer. Comme les peintres fauvistes Non-Maj' qui peignaient le monde. Leur monde. Avec des couleurs fortes. Un sourire. Doux. Tu connais Henri Matisse, André Derain et Maurice de Vlaminck, Athos ? Non, comment pouvait-il connaitre l'un de ces seuls noms ? Ou alors, celui qui portait un prénom à la consonance de guerrier antique, cachait bien son jeu. Je te montrerais. Toi, que je situe à la fois dans du bleu et du brun. Et que ça te correspond. Un nouveau sourire, alors qu'elle se faisait voleuse d'une dose de nicotine.

Dose qu'il alluma et dont elle lui rendit un sourire éthéré en retour. Avant de relâcher une nouvelle salve de fumée, dont la bouche claire en fit des ronds, dirigés vers le plafond. Avant un rire timoré. Sous les quelques mots coquins qui comprenaient des jolies mèches foncés et un petit désordre lié à la Fièvre survenue quelques instants auparavant. Si c'était la lilliputienne sorcière qui provoquait un tel chambardement dans la chevelure de son amant, elle en éprouvait une certaine fierté. Il était plus 'beau' ainsi. Bien plus beau. Moins policé. Plus lui, peut-être. Bien qu'elle ne le connaissait que depuis quelques semaines, néanmoins. Or, ce petit aspect le rendait encore plus agréable à contempler. Vraiment.

- Oh. Un simple mot qui sous-entendait une kyrielle d'instants autres qui pourraient survenir. Une nouvelle chorégraphie peau contre peau, dans un endroit de l'appartement ? Son interlocuteur n'en serait peut-être pas contraire, vu que ses paroles plaisaient à la petite brune. Habillée de la veste d'aviateur, posée sur ses épaules. Occultant, une partie de la nudité et offrant une protection salutaire. Merci, pour ta veste. Murmura la jeune femme brune avant d'hausser un sourcil. Curieux.

Qu'allait-il bien pouvoir voir comme nuances ? Quand il aura testé ? Quand il aura senti ? Elle, elle ne le voit que dans des camaïeux bleutés. Peut-être avec du gris cependant. Mais, du gris qui était coloré. Le gris étant la couleur préféré de la micro-sorcière, en accord avec ses prunelles. Ce qui pouvait contraster, avec son monde haut en couleurs. Mais, pour elle, c'était le gris. Et ses teintes, qui étaient dans le cœur et dans l'âme de l'artiste peintre. Nulle autre couleur.

- Du violet ? Du bleu ? Le questionna-t-elle, ses lèvres, à quelques millimètres des siennes. Sans les capturer. Sans s'en saisir. Juste les effleurer. Avant de se laisser souplement tomber sur le sol, en tailleur. Pour récupérer, dans un interstice de la table en bois sombre du salon, un petit nécessaire pour s'évader. Loin. Un regard argenté vers le jeune homme, pour qu'il la rejoigne. Tandis que les mains colorées de l'Artiste préparaient leur évasion commune.

De la Magicweed, importée de son pays natal. Couplée à de la Non-Maj', pour d'autres effets. Plus libérateurs et plus salvateurs. Comme si elle préparait une nouvelle toile, Alexis s'appliquait. Or, elle mettait un point d'honneur à ne jamais se libérer de cette façon, quand elle devait peindre. Jamais. Parce que sa perception ne devait être jamais altérée. Un sourire complice, alors qu'elle en venait à allumer, cette drogue qui était bien moins douce que la précédente. Mettant de côté sa dose de nicotine, pour la reprendre. Ensuite. Une première inspiration. Suivie d'une expiration. Alors, que la petite brune tendit à son amant, l'objet de leur perdition.

- A toi, de me dire les couleurs que tu voies. Murmura-t-elle, en le regardant. Attendant, qu'il s'imprègne de la drogue pour revenir vers elle. Tu me parais encore plus bleu. C'est si doux. Et de rire, avant de venir poser sa petite tête brune, sur ses genoux à lui. Avant ses doigts, vers quelque chose d'intangible.

Ou qu'elle seule pouvait voir dans sa Réalité colorée.
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MessageSujet: Re: Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis EmptyVen 13 Aoû 2021 - 0:07

Il était bien rare qu’Athos soit le moins bavard des deux. Pourtant, il semblait que la moindre phrase prononcée à l’intention d’Alexis soit pour elle l’occasion de rebondir et de l’embarquer un peu plus dans son monde tout artistique. Athos se foutait de l’art, c’était le moins que l’on puisse dire. Sa dernière incursion dans le milieu avait été un souvenir, disons, pour le moins pénible. Et les tableaux avaient alors eu bien moins d’intérêt que la personne avait qui il avait prévu de les admirer, avant que… C’était cet élément-là qui avait achevé de le rendre paranoïaque, surprotecteur. Alors écouter Alexis lui énoncer des noms de peintres, ça n’évoquait rien pour lui, rien si ce n’était cette galerie froide où il avait encore failli perdre Magda. Pour toute réponse, elle eut donc droit à un visage perplexe qui valait toutes les négations devant la débâcle de noms étrangers, dans tous les sens du terme. Qu’elle veuille lui montrer, c’était là une curieuse idée puisqu’après tout, leur relation s’arrêtait quand le jour se levait. C’était un accord tacite, c’était ainsi. Athos ne voulait bien découvrir qu’une partie du monde d’Alexis, celui dans lequel elle évoluait la nuit.

Autant dire que l’expérience qu’elle lui proposait était bien plus dans ses goûts excessifs qu’une visite studieuse dans il ne savait quel musée. À la voir là, sourire dans ce blouson accroché aux souvenirs d’une autre, Athos se demanda si la drogue serait assez forte pour se sortir tout ça de la tête. Magda revenait tout le temps, comme une mélodie qu’on ne parvenait pas à se sortir de la tête et son obstination à se balader avec son vieux cuir n’aidait pas à faire passer les amères notes du passé. Mais les lèvres d’Alexis toutefois, auxquelles il était plus souvent pendu physiquement que métaphoriquement, faisaient une distraction bien suffisante. Il hésita un instant à céder à ce que ses pulsions lui susurraient mais déjà elle s’était échappée un peu plus bas - ce qui aurait pu être intéressant pour un tout autre programme. Inspirant une nouvelle bouffée, Athos la rejoignit finalement en silence, penché en arrière alors qu'il s'appuya sur le plat de sa main posée contre le sol froid qui contrastait fort avec la fièvre qui le parcourait un peu, comme un écho de l’instant passé plus tôt contre ce mur, dans ce canapé. D’un oeil attentif, il observait la peintre s’affairer à rouler ce qui bientôt les feraient décoller pour un monde dont ses angoisses seraient absentes du moins l’espérait-il. Ecrasant sa cigarette, il glissa sa main désormais libre sous sa propre veste, frôlant sa colonne vertébrale dans une caresse alors qu’il sentait son inspiration profonde contre sa paume. Il admira ses lèvres laisser s’échapper une fumée loin de la violette qu’il connaissait bien, du temps où il s’intoxiquait régulièrement au péteuforik. Comme si la vapeur lui indiquait le chemin à suivre, mais plutôt que céder, encore, Athos détacha sa main de sa peau et attrapa ce qu’elle lui tendit et sans même considérer que c’était peut-être une connerie quand on était dans un état tel que le sien, il inspira une longue bouffée. La fumée emplissait ses poumons délicieusement et un instant, il ferma les yeux pour apprécier le goût différent de tout ce qu’il avait connu avant, tendant le joint à Alexis du bout des doigts. La drogue monta vite, plus vite même qu’il n’aurait cru, et Athos n’eut même pas à ouvrir les yeux pour avoir la réponse à la question qu’Alexis lui posait.

Derrière ses paupières closes avait éclos un fushia vibrant, presque électrique, qui pulsait au rythme d’une mélodie qu’il lui semblait connaître par coeur. Car plus que les couleurs, c’était cette musique là qui l’assaillit, comme si son cerveau reconnectait avec quelque chose d’oublié. D’enfoui. Aucun instrument ne semblait jouer, rien d’identifiable du moins et alors qu’Alexis se perdait dans le bleu en se posant contre lui, son dos se déroula contre le sol sur lequel il s’allongea, sa main venant se perdre sur le ventre de son amante. Il ouvrit finalement les yeux, et le filtre neon colora tout le reste, se mêlant au bleu du vrai monde pour donner un ultraviolet violent alors que les doigts d’Alexis dansaient dans les airs. Ceux d’Athos courraient contre sa peau, pianotant la mélodie qu’il n’arrivait pas à identifier alors que son corps semblait se rappeler des mouvements qu’il n’avait plus reproduit depuis des lunes. « Des notes. » Que lui seul entendait d’ailleurs. « Je vois des notes. » C’était en tout cas comme ça que son cerveau fucké par la drogue interprétait l’étrange sensation qui l’envahissait. « Ca a le goût de mélopée. » continua-t-il alors que sa bouche était tout à coup asséchée et avide elle aussi de suivre le rythme qu’il entendait. La musique, après tout, avait été un temps l’un des amours de sa vie, jusqu’à ce qu’il ne la bannisse. « Une mélopée violacée. » acheva-t-il avant de tendre son bras pour attraper le joint et tirer une nouvelle bouffée qui intensifia encore plus la mélodie. C’était comme s’il sentait chaque note, chaque vibration jusqu’au plus profond de ses os, de ses organes. Comme si un sort avait amplifié le son d’un instrument qui n’existait pas encore, qui n’existerait peut-être jamais d’ailleurs à part dans sa tête. Ou dans son coeur, allez savoir. Une mélodie du passé, du présent, et du futur tout à la fois.
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MessageSujet: Re: Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis EmptySam 14 Aoû 2021 - 13:57

Initier son amant à son monde, avait quelque chose d'intriguant et d'excitant à la fois. Malgré, qu'ils ne se reconnectent et ne 's'aiment' qu'à la nuit tombée, Alexis avait envie de lui faire parvenir un peu de ces couleurs qu'elle voyait quotidiennement à travers ses iris gris. Son ouverture sur cet univers, la micro sorcière la savait différente du commun des mortels. Que peu de gens appréciaient cet état perpétuel dans lequel, l'américano-irlandaise pouvait se trouver. Certains ou même certaines, associaient la petite Peintre à toutes formes de drogues. Qu'elles soient dures ou douces, justement. Cependant, cela était proscrit lorsque l'Artiste microscopique devait créer. S'adonner à l'Art, le plus brut. Le plus intense. Car, si la petite brune employait ce moyen pour s'évader de la Réalité, comment son génie créatif, s'en porterait-il ? Sûrement moins lumineux et moins vif, et cela, il en était hors de question pour elle et pour ses clients.

Rosa, était connue à travers l'Amérique, ayant un réseau qui glorifiait son Art que certains trouvaient mystique. En effet, en plus d'avoir une propension à peindre un réalisme qui pouvait inquiéter ou donner une sensation de malaise, Alexis Calloway avait un Don. Ce qui faisait que Ronan Malone, lui témoignait un respect sûr et certain. Alors, que pour elle, l'ancien Serpent-Cornu tout comme elle, méritait son talent. Talent, qu'elle adorait admirer, en silence. Durant des heures. S'imprégnant de l'essence même de ce que produisait son ancien amant sur des toiles qui méritaient une composition parfaite. C'était cet aspect-là, que la belle petite brune voulait faire découvrir à celui qu'elle surnommait son bel oiseau de nuit. Ce dernier, suite à un compromis établi entre les deux, ne la rejoignait que quand tombait la nuit. Il ne la voyait jamais au matin, parce qu'aux premières lueurs de l'aube, Athos Greyson s'évanouissait. Ce fut d'ailleurs un rire flûté qui accompagna un lever de sourcil perplexe, quand des noms de peintres fauvistes apparurent dans la conversation. C'était comme, lorsqu'il lui parlait de cartes à jouer et de la valeur que ces dernières pouvaient avoir. Ou valoir. Deux mondes ô combien différents, mais qui, dès lors que le soir englobait Londres, se retrouvaient. Plus intimement.

Bien que la petite sorcière américaine, voulait encore retrouver son amant de la plus charnelle des façons, non sans avoir une idée peu chaste concernant le seul rempart de tissu qu'il pouvait arborer, Alexis décida qu'il était temps de lui offrir un peu de bonheur factice. Ce dernier durera le temps qu'il faudra, lui apportant une garantie de liesse sommaire, à la saveur d'Amérique. Plus chargée qu'une vulgaire cigarette ou un audacieux péteuforik, la première inspiration fut pour la petite brune un moment d'extase. Différent de la Fièvre, survenue plus tôt, lorsque le Sang-Pur était arrivé. Mais ô combien rassurante et rassérénante. La drogue contenue dans ce petit contenant de félicité, donnait à la Peintre lilliputienne des sensations excessives. Quand son amant la touchait d'ordinaire, elle le ressentait. Offrant tout un panel d'émotions extrêmes que la petite brune n'occultait jamais. A quoi bon, de toute manière ? Ici, la main d'Athos contre sa colonne vertébrale lui octroya un frisson démesuré avant que ce ne soit lui, qui prit la relève. Savourant la béatitude, qu'Alexis lui promettait.

Couchée sur son amant, et jouant avec des doigts agiles qui d'ordinaire étaient colorés de notes de peinture franche, la petite brune entendit dans la brume de son esprit morcelé par la drogue, ce que son interlocuteur ressentait. Un rire, puis un sourire naquit sur les lèvres claires de l'Artiste qui fut enchantée de la confession sincère de son vis-à-vis. Ainsi donc, lui percevait des notes. La preuve en était, la rythmique qui se jouait sur le petit corps nu étendu qui frissonnait sous des doigts quelque peu aventureux. Heureuse, parce qu'il semblait avoir largué cette ancre métaphorique qui le retenait prisonnier, la minuscule américano-irlandaise était en proie à une hilarité constante. Son regard argenté, accrochant le corps de ce jeune homme auréolé de turquoise. Il était beau comme ça, lorsqu'il se laissait aller. C'était mieux. Bien mieux. Comme lorsque ses mèches foncées étaient désordonnées. Alors que les lèvres de son amant s'entrouvrirent sur cet aveu de couleur, si réjouissant, la petite Artiste se redressa doucement. Pour l'observer. Il voyait du violet.

Caressant le visage aux contours si doux et qu'elle trouvait parfaits pour recréer sur une toile vierge, et tout en passant ses doigts dans la chevelure sombre, Alexis vit cette couleur qui lui brûla presque la rétine. Athos Greyson, c'était le bleu. Définitivement, le bleu. Avec du brun, mais pas plus. Ce n'était pas cette fragrance colorée qui prédominait. C'était l'autre. Et, ça lui correspondait. Dans cette nuit étoilée à la Van Gogh, c'était parfait.

- Toi, tu es définitivement bleu. Commença la petite brune tout en venant s'asseoir à califourchon sur lui. Continuant son exploration, en ressentant toutes ces sensations avec une extrême plénitude. Là, ça résonne. Il n'y a pas de musique mais ça résonne. Je suis triste de ne pas entendre ta musique. Triste de ne pas la percevoir. Mais dis-moi, elle est comment ? A part, qu'elle soit violacée ... Elle est douce comme le serait un violon ? Où elle tonitrue comme un orage d'été ? Un petit rire, alors que les lèvres de la Peintre s'approchent de celles de son amant, et que les iris couleur d'argent contemplent les prunelles couleur noisette, obscurcies par la drogue. On dirait deux jolies Mornilles, deux grosses Mornilles ! Et d'embrasser copieusement sous fond de mélodie et de couleurs chatoyantes, un Athos Greyson consentant.

Du moins, la petite voix intérieure de l'Artiste, le lui avait soufflé.
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MessageSujet: Re: Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis Dans le bleu le plus fiévreux w/Alexis EmptyDim 5 Sep 2021 - 2:38

La musique l’enveloppait, lui pourtant presque nu sur ce plancher. Comme une sensation physique étrange, alors que son esprit cartésien désormais endormi par la drogue lui aurait rappelé que c’était impossible. Les notes s’infiltraient dans son esprit, il reconnut là un do, un mi. Ses doigts dansaient avec fureur et délicatesse à la fois, alors que le piano pourtant n’aurait jamais su produire ces sons qu’il ressentait. Comme un hymne de ce qu’il ressentait là, tout de suite, un écho de sa mélancolie profonde et dévastatrice. Le rythme était lent et tout à la fois parcouru de pics plus intenses qui enivraient tous ses sens. Il les voyait, les ressentait. Les goûtait presque désormais alors que le joint se posait sur sa bouche une nouvelle fois. C’était l’expérience la plus folle qu’il ait connue depuis longtemps. Un lâcher-prise infini alors que ses muscles se délassaient contre le parquet. La musique l’emmenait quelque part où Alexis ne pouvait le suivre, comme un secret. Chaque bouffée rajoutait de la nuance, de nouvelles notes aux intonations différentes et Athos eut envie de savoir les jouer. Eut envie de savoir produire du beau, à tel point qu’une larme s’arracha de la barrière de ses paupières alors qu’un sourire se dessinait sur ses lèvres. Un sourire triste mais sincère alors que ses lèvres entrouvertes relâchaient une chape de fumée.

Au-dessus des notes lui parvint la voix d’Alexis. Mélodieuse, joyeuse, comme deux univers qui n’allaient pas ensemble et qui se retrouvaient. Comme une chanteuse de métal aurait crevé l’harmonie d’un air d’opéra. Elle lui confia sa peine de ne pas ressentir la même chose, et l’égoïsme profond d’Athos ressurgit violemment alors qu’il se réjouissait de garder cette sensation pour lui seul. Elle l’interrogeait, et il eut envie de ne rien dire. Comment le dire de toute façon, alors que c’était quelque chose d'indescriptible ? Alexis violacée sur lui, frôlant son corps à fleur de peau qui réagissait aux notes qu’elle n’entendait pas. Sous ses doigts, il frissonna un peu alors qu’il crevait d’envie de l’avoir pour lui et tout à la fois de la voir s’éloigner pour qu’il profite de l’instant. Elle le ramenait à lui alors qu’il cherchait à s’échapper. Sa bouche embrassa sa main qui passait à proximité avant de finalement lâcher une part de son secret. « Elle pleure, je crois. » Sa larme s’écrasa sur le plancher dans un timing magnifique. « Comme moi je ne sais pas faire. » C’était qu’Athos n’était même plus conscient de ce que son corps faisait vraiment, alors que ses mains à lui partaient en exploration sous son blouson qu’il ne portait pas. Il n’entendit même pas son propre rire avant qu’il ne s’arrête parce qu’elle avait décidé de l’embrasser après avoir tenté une nouvelle métaphore qu’il ne comprit pas. Sa langue dansa avec la sienne au rythme de cette musique folle qui le transcendait, au point qu’il avait l’impression de flotter tant le bois sous son dos n’existait plus.

Ses mains glissèrent dans ses cheveux, en attrapa une poignée pour l’arracher à lui avec un mélange de douceur et de brutalité certaine. « Putain, j’ai jamais joué ça. De ma vie, jamais. J’ai… » Sa main chercha le joint, redonnant sa liberté à Alexis alors qu’il se redressait un peu. Nouvelle bouffée qui tapa violemment son palais alors que le rythme de la musique s’emballait en même temps que son coeur. « T’es incroyable. » lâcha-t-il dans un élan de sincérité incontrôlé alors que ses lèvres venaient dévorer la peau de son cou. Le col du blouson était empreint d’une odeur qui n’était pas la sienne, et la mélodie devint sombre, s’accéléra tout à coup. « Enlève ça. » C’était un ordre, et Athos n’était pas du genre à en donner mais déjà, le cuir rejoignit le sol. Pas elle, pas maintenant, pas comme ça. La mélancolie revint, plus heureuse toutefois alors qu’il nichait son nez dans la chevelure d’Alexis. Ses doigts longèrent sa colonne, pianotant encore en s’efforçant de ne pas la brûler, et alors qu’il prenait une nouvelle taffe, Athos prit bien soin de ne pas l’expirer. Pas tout de suite. Ses lèvres retrouvèrent les siennes et alors qu’il lui délivrait un nouveau baiser, la fumée s’invita au milieu. Peut-être que comme ça, elle entendrait la musique. Ou pas d’ailleurs, qu’est-ce que ça pouvait faire ? Athos après tout ne se révélait pas si facilement aux gens. Et cette musique était incontestablement une part de lui-même.
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