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NOLLAN | Les mystères de Hyde Park (flashback)

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Clare Delarco

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MessageSujet: NOLLAN | Les mystères de Hyde Park (flashback) NOLLAN | Les mystères de Hyde Park (flashback) EmptyMer 18 Aoû 2021 - 19:47

1977    


Alors à bientôt sur le sol britannique, Nollan.


Le pied de Clare tapait le sol terreux de Hyde Park. Posée sur un banc, à l'heure où le jour était bien haut à l'horizon, l'anglaise attendait son rendez-vous. Pensive, elle tournait la bague qu'elle avait à son doigt, son alliance, comme si elle pouvait lui donner des indications sur le déroulement de son rendez-vous. En réalité, elle avait prévenu son mari qu'elle allait rencontrer quelqu'un, un ami lointain qu'elle n'avait jamais vu en vrai. Un Auror, américain, arrivé tout droit d'outre-atlantique. L'instant était bizarre, comme suspendu dans le ciel, aussi d'une certaine façon. La jeune femme leva d'ailleurs ses yeux vers le dôme bleu, sans que jamais un seul instant, son pied ne s'arrête de battre la cadence de son cœur. En fait, Clare avait toujours entretenu cette relation épistolaire sans se dire qu'à un moment eh bien, elle pourrait rencontrer réellement Nollan. Et elle ressentait donc une espèce de gène, de celles que l'on a du mal à nommer. C'était bizarre non, que de rencontrer quelqu'un à qui on a parlé pendant une dizaine d'années par courrier ? Leurs hiboux qui avaient traversé l'Atlantique, leurs réponses qui mettaient deux semaines au moins à arriver. Et là, ils allaient quoi ? Discuter ? Mais de quoi, au juste ? Ne s'étaient-ils pas tout dit par courrier...?

La britannique n'irait pas jusqu'à dire qu'elle regrettait qu'ils aient convenu de se voir - surtout qu'elle ne savait plus très bien qui l'avait proposé en premier. Elle gageait que c'était elle, dans un sursaut social et de bonhomie naturelle, cela lui ressemblait bien. Car si Clare pouvait parfois donner l'impression d'être blasée, d'autant plus depuis quelques années après avoir vécu des expériences qui l'avaient changé, elle n'était pas quelqu'un de méchant, au contraire. Elle cachait en elle une naturelle douceur que certains lui enviaient parfois et qui faisait d'elle quelqu'un d'apprécié de son entourage. Peut-être que c'était cette douceur qui lui avait permis d'entretenir une si vieille amitié à travers les pages noircies d'encre pendant tant d'années. Finalement, elle entendit des pas sur le gravier blanc non loin d'elle et elle tourna son visage un peu brusquement, réalisant qu'elle devait finalement faire face à quelqu'un qu'elle n'avait vu qu'en images. Clare avait bien fini par lui envoyer une photo d'elle pour qu'il voit à quoi elle ressemble. Nollan avait fait de même parce que c'était au moins ce que la politesse commandait. « Eh bien Nollan, tu es plus grand que je ne me le figurais » fit-elle de son humour tout britannique en lui balançant un sourire gentil qui dévoilait ses dents blanches et alignées, « j'ai tendance à imaginer mes interlocuteurs plus petits qu'ils ne le sont. Sans doute que je les mets à mon échelle ». Ne sachant pas très bien si elle devait lui faire une accolade, une bise ou lui serrer la main, Clare prit la décision de garder ses pieds ancrés dans le sol, les mains sur son petit sac aux teintes bleues pastelles. Les Américains n'avaient pas les mêmes coutumes que les britanniques et elle était quelqu'un de conciliant et de flexible. Elle était consciente, plus que jamais, que ce n'était pas le cas de tout le monde.


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Nollan B. Emerson

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MessageSujet: Re: NOLLAN | Les mystères de Hyde Park (flashback) NOLLAN | Les mystères de Hyde Park (flashback) EmptyLun 30 Aoû 2021 - 14:51

Y’avait des choses qui s’expliquaient pas vraiment. Comme le fait, d’avoir correspondu durant des années avec une ‘inconnue’ sans réellement la voir. Avoir noirci des kilomètres de parchemin, alors que j’étais pas doué en proses pour tenter des réponses à la douce Clare Moore. Elle, c’était une tête, une Serdaigle. Qui trouvait toujours des belles tournures de phrases, alors que moi, au tout début de notre relation épistolaire : j’étais moyennement moyen. Puis, faut croire que ça a évolué avec le temps et les années. Que moi, celui qui avait la place chez les Womatou, il savait trouver finalement les mots. Ceux-là même, qui pouvaient impacter. Mais, j’avais jamais entretenu une telle amitié. Une de celles, qui pouvait durer des années. Et, peut-être encore plus importante que celles que j’avais occasionnées à New-York. Clare, elle était différente. Y’avait cette bienveillance qui émanait d’elle, à chaque phrasé que je pouvais lire. J’avais d’ailleurs, gardé précieusement ses courriers et j’étais certain que j’allais les emporter avec moi. Parce que, c’était prévu que je quitte New-York pour le sol britannique.

Avec grand plaisir, Clare. Tu sais bien.

C’était ce que j’avais répondu, alors que préparais à entamer mon dernier voyage. Pas vers la Mort, j’étais encore loin du compte, quand même. Mais celui, qui me conduirait vers des racines familiales que je comptais peut-être exploiter. C’était plus fort que moi, je devais ‘savoir’. Je savais ma mère réticente au départ, mais qu’est-ce qu’elle pouvait y faire ? Quand j’étais décidé, j’étais aussi tête de pioche que mon père, et le fait d’être Auror légitimait les choses dans mon esprit. Du moins, ça aidait comme point d’appui. Sauf que là, j’avais plus les missives pour me cacher. J’avais plus ce léger rempart fait de papier, pour m’occulter à la sagesse de Clare. Car, Clare, c’était un peu ça pour moi. Cet aspect éthéré et magnanime ourlé d’une saveur de gentillesse. C’était du moins, ce qu’il pouvait ressortir de la photographie que j’avais reçue, un jour. Et là, j’avais pu enfin mettre un visage sur ma correspondante du temps d’Ilvermorny. Ses traits étaient fins, et son visage à l’apparente apparence de poupée de porcelaine. Je l’ai trouvée encore plus belle à ce moment-là, mais je lui dirais jamais.

C’était mieux ainsi. En retour, je lui avais envoyé ma trombine. Pour qu’elle voit, à quoi je pouvais ressembler. Et la conclusion de tout ceci, ça avait été qu’on se voit. Face à face. Or, de quoi, on allait bien pouvoir causer ? Sur quels sujets, on allait bien pouvoir dériver ? J’allais pas lui parler de mon travail d’Auror du MACUSA, la pauvre. J’avais clairement pas envie de la faire fuir, pour la première fois qu’on se voyait dans la vraie vie. Puis, y’avait ce petit goût de découverte qui était excitant, mais y’avait la peur aussi. Et si au final, elle allait pas apprécier, ce qu’elle allait contempler ? Grimaçant, une main posée sur ma nuque et l’autre sur ma montre, je regardais l’heure sur celle-ci. Il était temps de me rendre sur notre lieu de rendez-vous. Hyde Park. Une dernière gorgée de café noir avant de filer vers un salon de thé, pour aller prendre des boissons à emporter. Un autre café noir pour moi, un thé si anglais, pour elle.

Avec mes deux boissons en main, je remontais allègrement le sentir de graviers blancs, priant pour ne pas recouvrir mon blouson de cuir, de thé ou de café brûlant. Mon regard ambré avait rapidement déniché la silhouette féminine, qui s’est retournée directement à l’entente de mes pas crissant sur les petites pierres. Avec un large sourire, où il n’y avait plus une once d’anxiété, je percevais enfin Clare Moore. Je la voyais en chair et en os. Et la photographie eut le loisir de démentir une chose : elle était bien plus jolie en vrai. Lui, tendant la boisson à emporter, j’eus un léger rire en entendant son petit laïus. Ainsi donc, je paraissais plus grand ? Vraiment ?

- Merci, pour le compliment. Commentais-je en souriant. Pensais-tu, que je faisais la taille d’un gnome de jardin ? La questionnais-je en riant doucement. Je vais être honnête, la photographie ne te rendait pas justice.

Et, parce qu’il était de bon ton de saluer, son interlocutrice, et que c’était dans mes habitudes de le faire, je décidais de faire la bise à Clare Moore. Avec un large sourire, tout en buvant une gorgée de mon café sombre. Lui désignant un banc pour que l’on y prenne place ou marcher un peu, ça me dérangeait pas non plus.

- T’as pas attendu là, depuis longtemps, j’espère ? Je m’en voudrais sinon. Une pause. Je tenais à te dire que ça me fait extrêmement plaisir de te voir, telle que tu es. Non pas cachée derrière des mots. Tu comprends ce que je veux dire ?

Là, je devais l’avouer, j’étais un peu stressé.
Un tout petit peu.
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Clare Delarco

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MessageSujet: Re: NOLLAN | Les mystères de Hyde Park (flashback) NOLLAN | Les mystères de Hyde Park (flashback) EmptyLun 30 Aoû 2021 - 17:37

Clare n'avait pas donné rendez-vous à Nollan n'importe quel jour, parce qu'elle n'était pas folle. A une heure où le parc était fréquenté, où les choses ne risquaient pas de virer trop bizarre. Ça l'était déjà assez, après tout, de se rencontrer après avoir passé dix années à se parler. Elle ne connaissait l'Américain qu'au travers de ses mots. C'était beaucoup, il est vrai, pour connaître une personne. Mais on ne pouvait jamais la connaître vraiment sans jamais ne l'avoir rencontrée. On ne connait pas ses tocs corporels, ses habitudes, la force des sourires et les sentiments dans les yeux. On ne connait tout cela que dans l'habitude d'utiliser certains mots, la courbe des "o", la longueur des courriers. Cela n'a rien à voir. C'est une connaissance, certes. Mais une connaissance différente. Aussi eut-elle un premier aperçu de la démarche de Nollan. De sa façon de se tenir, de regarder les autres... Et de la façon dont il tenait ses boissons. Elle comprit vite que l'une d'elles lui était destinée et elle se sentit un peu bête de n'avoir rien apporté. Où étaient ses manières anglaises ? Etait-elle trop stressée pour agir correctement ? Malgré tout, elle s'était relevée d'un geste aérien pour s'adresser à lui, tout sourire. « Merci pour la boisson, Nollan » fit-elle d'abord avant d'ajouter « pas d'un gnome de jardin... A moins que je n'en sois un moi-même ? ». Clare venait de s'exprimer avec tout son naturel. C'est qu'elle était beaucoup plus petite que Nollan tout de même. Mais n'avait-elle pas l'habitude de l'être ? En Angleterre, elle se situait tout de même dans la fourchette basse de la taille féminine, mais elle avait fini par accepter les choses. En devenant plus renfermée, en étouffant sa nature flamboyante, Clare avait fini par trouver pratique d'être petite. Et puis, c'était tout de même plus agréable pour elle lorsque Cosme la prenait dans ses bras. La franchise avec laquelle il lui répondit la souffla et elle expira son oxygène dans un rire. « Je jure t'avoir envoyé la moins pire » répondit la petite sorcière. C'est qu'elle avait passé deux heures à hésiter devant trois photographies et elle avait finalement donné le dernier mot à son mari. La pauvre se prenait un compliment légèrement déguisé qu'elle ne comprit pas, pourtant. La petite anglaise n'avait sans doute pas assez de confiance en elle pour saisir les compliments pareils. Ce n'était pas faute de travailler sur ce vilain défaut, mais chassez le naturel, il revient au galop.

Nollan lui fit finalement une bise tout européenne et la sorcière se contenta de sourire tranquillement pour se diriger vers le banc qu'elle venait de quitter. Elle décapsula le haut de son verre en carton et respira l'odeur qui émanait de la tasse dans une attitude toute britannique. « J'adore l'earl grey » confia-t-elle parce que c'était exactement ce qu'il avait choisi, « un classique ». Elle ne doutait pas que lui était plus porté sur le café. Comme tous les américains, sans vouloir entrer dans le cliché ? Nollan lui avoua être très content de la voir et Clare sourit en prenant une gorgée de son thé bien chaud. « Je suis toujours un peu en avance, c'est voulu » lui dit-elle pour le rassurer. Elle fit une pause en détaillant ses traits quelques instants. Ainsi donc, l'Américain avait partagé des sentiments qui étaient les siens ? Ce n'était pas étonnant car c'était bien normal de s'angoisser de rencontrer quelqu'un. Elle répondit calmement : « Oh, moi aussi tu sais » - elle fit une pause qui avait l'allure d'une virgule - « j'étais très stressée de te rencontrer ». L'aveu avait au moins cela de bon de détendre l'atmosphère : « Je veux dire, on se parle depuis dix ans quand même » continua-t-elle en posant ses yeux sur le lac devant elle, « c'est énorme quand on y songe ! ». Énorme, oui, dix ans à envoyer des hiboux pour qu'ils traversent un océan, tout de même. « On ne connait jamais réellement une personne par des pages noircies, non ? Il y a des choses qui peuvent s'écrire et d'autres non ». Clare n'ajouta rien de plus. Elle en avait caché des choses, par écrit. Par exemple sur le pourquoi des trois semaines de délais. Anthony ne supportait pas de savoir qu'elle avait des amis. Le début de son travail de sape, ça avait été de la forcer vers la solitude. Aux deux semaines traditionnelles donc pour que le courrier soit acheminé en Angleterre, il fallait en rajouter une pour qu'elle trouve l'occasion de lui répondre. A la boutique, elle préférait ne pas le faire. Monsieur Wright l'appréciait et elle ne désirait pas recevoir de réflexion - qui serait bienvenue en plus cela. La jeune femme aurait été mortifiée d'être prise la main dans le sac à répondre à ses correspondances. Aussi tardait-elle parfois. Depuis qu'elle lui avait mis un coup de pied de sa vie, Clare était plus assidue. Heureusement pour Nollan...


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Nollan B. Emerson

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MessageSujet: Re: NOLLAN | Les mystères de Hyde Park (flashback) NOLLAN | Les mystères de Hyde Park (flashback) EmptyLun 30 Aoû 2021 - 18:25

Passé les vingt premières seconds d’anxiété, à la découverte de la véritable Clare, je me sentais bien. Il y avait ce lien, qui s’était pas vraiment rompu. Ce quelque chose, qui transparaissait par les mots, on le vivait en vrai, là. Plus ou moins une dizaine d’années en prétendant se connaître. Parce que les mots, eux, pouvaient révéler la personne. Mais moi, j’étais pas un grand fanatique des lettres dessinées sur le papier, moi, je préférais le terrain. Celui où, il fallait se jeter à l’eau. Celui de la Vie. Clare, c’était simple. Je la connaissais, bien malgré moi. Malgré que je pouvais dire que je la connaissais que par ses courriers, c’était faux. Y’avait ceux des anniversaires. Eux, ils avaient bien plus de profondeur que tous les autres. Parce qu’à l’adolescence, recevoir de telles missives, d’une inconnue, -qui ne le fut plus vraiment au fur et à mesure des échanges-, ça avait toute son importance. J’étais pas assez à l’aise pour lui envoyer des cadeaux. Et, les cadeaux, ça faisait un peu trop intrusif. Ce dont, j’avais nulle envie.

Mon regard ambré, l’observait. Et mes lèvres souriaient. Tout comme l’étaient ses mots, elle était légère Clare. Quelque chose de vaporeux se dégageait d’elle. Elle était là, sans vraiment être là. Et ça, si elle me posait la question, j’aurais pas trop d’arguments pour le lui expliquer. C’était juste, qu’elle avait sa manière d’être. Mon interlocutrice semblait flotter et ses gestes appuyaient cette impression que j’avais d’elle. J’eus d’ailleurs un hochement de tête à son remerciement et un large sourire pour le reste. Y’avait pas à me remercier. J’avais pas fait plus cliché, niveau boisson typiquement anglaise. J’espère juste, qu’elle m’en tiendra pas rigueur, d’avoir pas été inventif pour notre première rencontre. Et, d’être resté focalisé sur du thé. Bêtement, du thé.

- De rien Clare. C’est avec plaisir. Une gorgée de café. Là, est peut-être toute la vérité. La seule et unique vérité. Tentais-je avec une note d’humour, assortie d’un clin d’œil. N’empêche, cela aurait été assez drôle. Une rencontre de ce genre, dans Hyde Park ? La questionnais-je avec un rire.

En parlant de la photographie, Clare m’avoua qu’elle m’avait envoyé la moins pire selon elle. J’eus un éclat de rire, parce que moi, je la trouvais jolie sa photo. Même si, la petite sorcière était bien plus rayonnante en vérité. En vraie. Après tout, les clichés, c’étaient juste les instants d’une vie. Saisis à la volée. Et, j’étais certain qu’en ne posant pas pour un objectif, ça la rendait encore plus réelle. Ma mère, j’avais bien remarqué qu’elle brillait quand elle était prise sur le fait. Comme lorsque j’offris une bise de salutation à ma vis-à-vis, peut-être qu’elle serait surprise. Parce que les manières britanniques, elles étaient tellement rigides et protocolaires. J’avais été élevé avec le sens des contacts. Aussi, fugaces soient-ils. Mais, pour toute réponse, j’eus un sourire et une assise sur un banc en fer forgé.

- J’avoue que j’ai suivi mon intuition. Je suis pas un grand buveur de thé, mais c’était celui qui me paraissait le plus logique. Si j’avais pas pris de café, j’aurais pris celui-là. Un silence. Un classique, t’as raison. Et, j’ai pas pensé mais la nana m’a donné du sucre et du lait, si t’en voulais. Lui demandais-je en lui tendant les petites dosettes de sucres et de lait. Etre en avance, te donne toujours plus de crédit. Mais, j’étais vraiment anxieux.

D’où le fait d’avoir peut-être un peu trop traîné dans la boutique de boissons à emporter. Pour retarder une forme d’échéance, alors que j’étais vraiment très heureux de la rencontrer ? C’était ma foi, ce qu’il ressortirait d’une analyse chez un ou une psychomage. Que j’avais reculé pour mieux sauter ? Probablement. Mais, ce fut un soupir de soulagement glissé entre mes lèvres qui accueillit l’aveu de Clare. J’étais pas seul à être angoissé, comme lorsque j’avais attendu le verdict des statues de mon ancienne école. Or, le fait qu’elle partage les mêmes angoisses, ça nous rapprochait. Encore un peu. Du moins, j’osais le croire.

- Y’a des rencontres qui font cet effet, je crois. Y’a toujours cette forme d’appréhension qui fait qu’on a un peu peur de la réalité. Qu’on s’est imaginé quelqu’un d’autre … durant tant d’années. Un sourire, lorsque je venais à poser mon regard ambré sur sa petite silhouette. Dix années, que j’ai pas vraiment vu passer. Parce qu’à chaque fois, c’était chouette de recevoir une de tes lettres. Ça égayait la journée, tu vois. Puis, moi, je me suis retrouvé à écrire plus de trois phrases sur un parchemin et ça m’a plu. Un nouveau rire et une gorgée de café, toujours aussi noir.

Clare, elle avait foutrement raison.
On connaissait jamais réellement une personne par des pages noircies. Comme le fait, que j’avais bien remarqué, l’absence de réponse à mes hiboux. L’espace grandissant. Elle avait ses raisons, sûrement des bonnes. Mais, ça m’avait inquiété. Malgré, que j’étais juste l’Américain de papier. Celui qui, lorsqu’il écrivait un peu trop vite, tâchait les parchemins et faisait s’étaler de l’encre sur les points des i. Ou grossir la barre des t.

- Y’a des choses qui se disent et qui s’écrivent pas. C’est le propre de se voir vraiment. Une inspiration et une expiration. Comment tu vas Clare ? Maintenant, que je peux te le demander, en vrai ? Je lui posais la question avec un sourire en coin, faisant s’entrechoquer nos petits réceptacles de carton entre eux.
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Clare Delarco

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MessageSujet: Re: NOLLAN | Les mystères de Hyde Park (flashback) NOLLAN | Les mystères de Hyde Park (flashback) EmptyLun 30 Aoû 2021 - 20:26

« Je crois qu'il y a plus de gnomes de jardin dans Hyde Park qu'on ne l'imagine » fit Clare en désignant un buisson qui bougeait de façon suspicieuse avec la main qui tenait son thé. Son air mutin se désintéressa bien vite de ce morceau de verdure. Après tout, les moldus ne pouvaient pas voir les gnomes. Ils ne risquaient pas de briser la sacro-sainte loi du secret magique. Et puis... Ce n'était pas comme si elle en avait quelque chose à faire, de toute façon. La famille plurielle de l'anglaise l'avait conduit à vivre autant avec des moldus que des sorciers. Elle n'avait rien contre eux. C'était une chance toutefois que ses congénères soient visibles à eux. Que serait la vie s'ils ne l'étaient pas ? Comment feraient les enfants nés-moldus ? Et que dire des sang-mêlés ? Ils auraient presque disparu... Ils allèrent s'asseoir tranquillement, là où ce n'était pas bizarre de ne pas se regarder. Son thé chaud entre ses doigts la rassurait davantage. Passé la taille et le premier contact, Nollan n'était pas si impressionnant que cela. Mais il faudrait sans doute un peu plus de temps à la jeune femme pour être totalement à l'aise. La remarque de son ami la fit sourire et elle hocha la tête : « Je veux bien ton lait » fit-elle se saisissant de la dosette, « je te remercie ». Clare buvait à peu près tout ce qui se faisait en matière de thé. Avec sucre, sans sucre, avec lait, sans lait. Mais elle préférait avec tout de même.

Elle l'ouvrit et fit glisser son contenu dans son verre de carton avant de lui confier, avec tout le naturel qui était le sien, qu'elle avait été stressée avant de venir. Maintenant que son cœur s'était allégé, elle osait ce genre de confidences qu'elle n'avait pas osé coucher sur le papier. Le rendez-vous avait été donné dans la plus grande sobriété et l'aveu sortait de la même manière. C'était curieux comme les choses marchaient simplement avec certaines personnes et semblaient impossibles avec d'autres. Nollan mit finalement fort justement les mots sur la chose qui l'avait angoissée. Elle avait un peu peur de l'avoir idéalisé. De l'avoir projeté dans quelque chose qui n'était pas lui. Et si elle ne doutait pas qu'il saurait la surprendre, parfois, là pour l'instant, ça allait. Recevoir de lui une photographie avait aidé les choses. Curieusement, elle l'avait imaginé totalement différent. Aussi, avoir la photo sous les yeux avait eu le don de la surprendre. « C'est vrai que ces dix dernières années sont vite passées » acquiesça-t-elle en reprenant une gorgée de l'eau bénite anglaise, « je suis contente de t'avoir rendu bavard ! J'ai toujours eu tendance à trop noircir le papier et à parfois trop parler. Il ne faut pas hésiter à me couper ». Elle accompagna sa plaisanterie d'un léger rire. Pendant quatre longues années, pourtant, elle avait été moins assidue. C'était une chance qu'il ne l'ait pas dégagée de sa vie, finalement. Il aurait pu. Elle ne lui en aurait pas voulu de toute manière. Anthony aurait pu réussir ce qu'il avait si désespérément essayé de faire. La couper de sa famille et de ses amis, pour n'avoir d'elle qu'une poupée avec laquelle il pourrait jouer à sa guise. Clare ne détestait pas grand monde, mais pour cet homme, elle ressentait une animosité teintée de peur sans pareille. La jeune femme hocha donc simplement la tête. Se voir était unique et remplaçait définitivement le papier. A sa question, la petite apothicaire prit une grande inspiration et regarda le paysage, son regard se leva un peu vers le ciel qui avait la même couleur que ses yeux. « Ma foi, moi je vais bien. Je suis toujours apothicaire. Je suis mariée » - elle eut un rire en lui montrant son doigt orné d'une alliance fine, « tout va bien dans le meilleur des mondes, on dirait ». Elle reprit brièvement une gorgée de thé et continua : « Et toi ? Pour combien de temps es-tu en Angleterre ? Je ne crois pas que tu en aies fait mention dans tes lettres ! ».


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