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galaad || la nuit qui irradie

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River H. Dawn

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COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
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MessageSujet: galaad || la nuit qui irradie galaad || la nuit qui irradie EmptySam 21 Aoû 2021 - 3:27

au comptoir d'un bar | mars 1978

So bye, bye, Miss American Pie
Drove my Chevy to the levee but the levee was dry
And them good ole boys were drinking whiskey 'n rye
Singin' this'll be the day that I die
This'll be the day that I die.


J’aime bien venir ici, sûrement parce qu’ils passent ces sons moldus et que tout le monde s’en fout un peu. Mais ça me fait me sentir chez moi, alors qu’en fait, j’y suis un peu partout. Chez moi, c’est pas un lieu, j’ai réalisé ça en partant justement de cette maison qui me rendait malheureux. Chez moi, c’est où je me sens bien, et quand ce bon vieux Don Mc Lean raconte ses histoires d’ado paumé, bizarrement, ça me parle. C’est marrant, parce que le son est pas si triste, mais il y a dans sa voix des accents de mélancolie qui se marient bien avec l’amertume de la énième bière que je m’enfile. Je saurais pas tellement dire à combien j’en suis, c’est que j’ai perdu l’habitude de compter quand je rentre à pied. Mais j’en ai bu assez pour siffloter, ma langue imbibée coincée entre mes dents alors que ma bottine tape le plancher en rythme.

Autour, ça bouillonne. J’étais dans l’effervescence il y a de ça encore un quart d’heure, à refaire le monde autour d’une pinte avec des potes de campus qui ont fini par abandonner. KO technique pour certains, victoire par pick-up lines pour d’autres qui n’ont pas hésité longtemps à me délaisser pour repartir avec une fille au bras. Qui je suis pour juger, d’habitude c’est un peu mon genre. Mais pas ce soir, allez savoir. Oh bien sûr, j’ai bien vu là-bas le groupe de filles qui ont lutté toute la soirée pour savoir laquelle aurait le courage de venir me parler. Même que j’ai hésité à y aller pour jouer la surprise et les désarçonner un peu mais non vraiment, je crois que j’ai envie de dormir tout seul ce soir. Même la serveuse est un peu étonnée, elle m’a offert ma bière en croyant que j’étais le moral à plat, mais c’est pas tellement ça. C’est juste qu’en ce moment, j’ai plus vraiment de temps pour moi. J’veux dire, je pourrais, mais j’ai tellement comblé un vide en remplissant mes journées, mes soirées, la moindre minute que je me suis fatigué tout seul.

Et me voilà, en tête à tête avec moi-même, le houblon qui me picote le nez à chaque fois que j’en prends une gorgée. Au loin, trois types jouent aux fléchettes magiques, ce qui est quand même une idée merdique quand on voit ce qu’ils ont dans le sang. Y’en a un qui vise avec les deux yeux à moitié fermés, l’autre qui fait chaque fois trois pas de côté, et le dernier qui en a pris une à l’envers. Ca les fait marrer, moi aussi un peu avec d’ailleurs. Ca me plait pour une fois d’observer. Reposer ma langue fatiguée de mes propres diatribes. Être énervé contre le monde dans lequel on a choisi de vivre consciemment, en permanence, c’est foutrement épuisant. Je me demande d’ailleurs s’il faudrait pas un peu que je décroche là, que je retourne chez les gens qui partagent avec moi cette banalité qui me rend dingue. Me ressourcer avec les miens, même si j’aime pas penser comme ça. Mais savoir qu’aucun d’entre eux n’aurait le don de clouer mes boots au sol si je les agace, ça serait quand même un peu apaisant pour mes nerfs.

« Tiens James Dean, ça chasse les idées noires. »

Petit temps d’arrêt. Comment ça se fait qu’elle connait le Dean ? Ca me prend bien vingt-sept secondes pour me souvenir qu’en plus de passer des chansons moldues, ils ont des posters de films dans les toilettes, avec ce bon vieux James dessus. Possible aussi que je l’ai soulée avec l’icône décédée un soir où j’avais le coup de trop. La comparaison me fait un peu plaisir, vrai que ce soir j’ai coiffé mes cheveux un peu en arrière parce qu’ils commencent à se faire longs, et que j’ai sorti mon cuir pour prendre l’air, sauf que j’ai oublié de le tomber la dernière fois que je suis rentré.

« Merci, mais je peux le payer tu sais. »
« Mais non. Cadeau de la maison. »
« Si tu continues, ton salaire suffira même plus à me payer des verres. »

Elle rigole alors que c’est presque vrai. Je ne sais même pas si elle a une idée derrière la tête, depuis le temps, ou si elle m’aime juste bien. En tout cas, le shooter qu’elle m’a tendu est tout ce qu’il y a de plus magique. Je ne donne plus trop dans ça, depuis quelques mésaventures qui m’ont mis le corps en vrac, alors je considère la liqueur orangée dans laquelle brûle un petit feu avec un oeil un peu indécis. J’ai pas peur, non. Juste que finir ma nuit à sainte-Mangouste, non merci.

« C’est une version améliorée du Pur-Feu ? »
« Ca pourrait. Mais non. C’est du rhum cannelle, et la flamme, c’est pour faire joli. »
« Joli ? Ou ça va me brûler le gosier ? »
« Tu verras. »

Après tout, pourquoi pas. Je m’enfile le shooter sans ciller. J’étais pas vraiment loin de la vérité, car je sens cette chaleur, pas celle de l’alcool non, une autre, venir me taper le palais avant de glisser lentement le long de mon oesophage. C’est vraiment la sensation la plus étrange qui soit, parce que réaliser comment sont foutus nos organes, c’est quand même pas tellement une habitude. Ni un truc qu’on a envie de connaître. Le petit feu finit sa course dans mon ventre et ne s’éteint pas tout de suite, alors que je la regarde un peu étonné par ce qui vient de se passer.

« T’essayes de m’allumer ? »

Elle rigole d’une façon qui pourrait presque me vexer, avant de me snober pour s’occuper d’autres bouches alcoolisées. Merde, c’était quoi ce truc ? J’ai vraiment une sale envie d’allumer une cigarette, comme si l’incendie avait réveillé l’envie d’y ajouter de la vraie fumée, mais j’ai la trouille qu’après ça, je prenne vraiment feu. Alors je roule juste ma clope, sagement, et je la tapote contre le bar un peu poisse en attendant que le petit feu s’éteigne vraiment. Vu la quantité d’alcool dans ce bar, si je me transforme en Magyar à Pointes, ça risque de devenir chaud.
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Galaad N. Stomby

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MessageSujet: Re: galaad || la nuit qui irradie galaad || la nuit qui irradie EmptyMar 24 Aoû 2021 - 17:49

ft. River Dawn  ▬  mars 1978

now do you believe
in rock 'n' roll

Galaad aimait bien ce bar. Rien d'extraordinaire, me direz-vous, il n'était pas très difficile. Suffisait de voir les endroits louches qu'il fréquentait parfois - le genre où on se demandait si les alcools n'étaient pas coupés à l'essence, ou si les autres clients ne vous imaginaient pas comme un des choix du menu. Mais comparaisons douteuses mises à part, car bar-là était vraiment sympa. Bien inspiré par la culture moldue, il empruntait le meilleur aux deux mondes - du moins, aux yeux de Galaad. Il lui permettait en outre d'enrichir un peu ses connaissances relatives au Londres qui vivait derrière leurs barrières magiques, et qu'il n'avait jamais eu l'occasion de côtoyer en grandissant. État de fait qu'il s'était empressé de changer une fois sorti de Poudlard - mais il en avait, des choses à rattraper ... On ne met pas au placard tout une éducation de sang-pur en un claquement de doigts ; la magie elle-même avait ses limites.
Galaad était venu seul, ce soir. Comme souvent, il comptait sur sa grande sociabilité pour se faire des amis une fois sur place. Et en cas d'échec, il avait toujours sa fidèle guitare, qui pourrait non seulement l'occuper, mais aussi attirer les curieux. En plus, il avait bien besoin d'enrichir son répertoire, car il avait l'impression de tourner en rond sur les mêmes dix musiques ces derniers temps. Il n'avait pas encore eu à sortir son précieux instrument, toutefois. L'alcool et sa tchatche naturelle avaient suffi à ce qu'il s'intègre dans un groupe de sorciers éméchés et blagueurs. Qui avaient en plus eu la gentillesse de lui payer plusieurs verres - et même un peu de poudre de fée - sans rien attendre en retour. Une bonne chose pour les finances de l'irlandais, qui n'étaient vraiment pas au beau fixe.

Mais plus la soirée avançait, et plus son groupe se dispersait, qu'ils soient achevés par le verre de trop ou attirés dans des bras plus cajoleurs. Galaad pour sa part ne cherchait pas particulièrement de conquête - sa récente colocation avec Glinda lui évitait d'avoir à choisir entre trouver des draps qui l'accueilleraient pour la nuit, ou crasher sur le canapé de sa petite sœur. Les derniers sorciers de son groupe avaient décidé de disputer une partie de fléchettes mais Galaad, pas téméraire pour un sou, avait préféré rester en arrière et les regarder. Sans d'abstenir, bien sûr, de commentaires gentiment moqueurs.
- Eh Sylvius, peut-être que si tu ouvrais juste un œil pour tirer, tu toucherais au moins la cible !
Il rigola quand l'objet de sa remarque fit mine de le viser à son tour, avant de se désintéresser un peu de la partie en cours. Ce n'était pas comme si le score allait avoir son importance, à ce stade de la soirée, ça se jouait surtout à qui allait être le moins mauvais. Distrait, Galaad laissait son attention glisser sur le reste du bar, de ce groupe de filles qui minaudaient, au sorcier posé dans un coin qui avait l'air de cuver méchamment ses verres. Son regard s'arrêta sur un type qui devait avoir à peu près son âge, accoudé seul au comptoir, en pleine discussion avec la serveuse. Cette dernière venait d'ailleurs de lui offrir un shooter où flottait une petite flamme. Si ladite flamme pouvait surprendre, Galaad n'était pas étonné que le verre soit gratuit - avec un joli visage comme le sien, ce gars ne devait pas souvent avoir à payer ses consos. A tous les coups, c'était sur lui que les filles minaudaient. Un plan sans doute foireux prenant naissance dans sa petite tête, l'irlandais cala sa guitare dans son dos et fit un signe à la serveuse pour lui commander deux verres.

- Salut beau gosse, attaquait-il trois minutes plus tard en s'installant à côté de l'intéressé. C'était cavalier comme approche, mais Galaad avait dépassé le degré d'alcoolémie lui permettant d'être subtil et délicat - en supposant que ce dernier existât. Sourire enjôleur à l'appui, il poussa vers lui un des verres qu'il venait de commander. A l'aspect, il s'agissait d'un shooter bleu pâle sans rien d'extraordinaire. Sauf peut-être la quasi imperceptible vapeur argenté qui s'en échappait lorsqu'on le laissait immobile assez longtemps.
- Vodka glaciale, expliqua Galaad, le regard brillant. Plutôt indiqué quand on a l'impression qu'on pourrait devenir un dragon juste en soufflant trop fort. Ou qu'on pourrait s'offrir une tête dans la Tamise.
C'était traître, la vodka glaciale, parce que ça vous donnait vite l'impression de décuver, alors que pas du tout. Au contraire. Ce qui en faisait le parfait verre de fin de soirée.
- Je me souviens pas t'avoir vu à Poudlard, reprit-il d'un air pensif. Tu as étudié ailleurs ? Peut-être était-il français ? Mmh, voilà qui lui aurait tout de suite ôté du charme. Mais Galaad ne se rappelait pas que les français étaient particulièrement réputés pour leur grande taille, et Merlin, maintenant qu'ils étaient côte à côte, il se rendait compte que celui-là était presque un géant. Surtout comparé à lui, qui n'était pas bien grand. Ou alors, peut-être qu'il était scandinave ? Un ancien élève de Durmstrang, voilà qui serait bien plus charmant...

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MessageSujet: Re: galaad || la nuit qui irradie galaad || la nuit qui irradie EmptyJeu 26 Aoû 2021 - 22:34

Il fait chaud. Genre vraiment chaud. Je suis sûr que j’ai le front aussi brûlant que pendant une grippe, mais j’ai pas envie de toucher. C’est pas tant pour ma dignité envers la serveuse que pour ne pas augmenter ma parano. Dans mon ventre, la petite flamme semble s’être installée et consumer les restes de ce que j’ai mangé avant de venir. Si c’est censé être agréable à un moment donné, franchement, c‘est raté. Est-ce qu’elle m’aurait filé ça pour que je décampe du bar ? Est-ce que c’est parce que mon estomac anormalement normal ne digère pas cette magie brûlante ? J’en suis clairement à me demander si je cracherai des flammes en vomissant quand une voix me tire de mes pensées pyromanes.

J’ai l’habitude des compliments. Non franchement, c’est pas un excès de vanité ou quoi que ce soit, c’est juste la stricte vérité. Là où la puberté fait mal chez certains, chez moi, ça s’est plutôt bien passé. Et depuis ce temps-là, j’ai bien compris que le physique, c’était ouvert aux commentaires. Ca m’a jamais tellement plu, mais il parait qu’il faut faire avec ce que la nature vous a donné, alors j’ai été jusqu’à en profiter pour en faire mon métier. Quitte à ce qu’on me trouve beau, autant que ça paye. Mais qu’on me réduise à ça, c’est quand même pénible. Enfin bref, beau gosse je suis, beau gosse on m’appelle. J’ai juste moins l’habitude que ça sorte d’une bouche masculine quand même, sauf celles des stylistes et compagnie, pardon pour le raccourci. Mais là, c’est bien un type, mon âge, guitare dans le dos, sourire sympa, qui se tient devant moi et me paye un verre. Belle gueule aussi, mais je m’abstiendrai bien de le dire. Ca pourrait être une approche maladroite et amicale, mais je suis pas assez bourré pour pas comprendre ce que ça sous-entend vraiment.

« Salut mate»

Parfait qualificatif de soirée. Si on commence à tous se dire qu’on est beau, imaginez un peu le bordel. Ca pourrait si le bar entier était sous ecsta, mais c’est pas Woodstock ici. Bref, il me tend un verre bleu iceberg. Ca a l’air frais comme un glaçon, ça en porte même le nom, et j’ai comme envie de me l’enfiler sans trinquer pour essayer d’éteindre ce bordel. Mais à force d’expérience, comment dire… Vacaresco a déjà été assez clair sur le fait qu’il fallait peut-être que j’arrête de ne pas me poser de questions sur les boissons, rapport au fait que mon organisme est pas tout à fait aussi adapté que ceux des gens autour. Alors j’ai un peu la méfiance dans le regard, aussi parce qu’il m’a dit l’exacte même chose que ce que j’étais en train de penser. J’ai suivi des cours sur la Legilimancie, j’ai lu même là-dessus parce que c’est probablement le pouvoir qui me fait le plus flipper. Ou alors c’est peut-être juste que j’ai l’air d’être sur le point de cracher des flammes. Je dois pas être loin des quarante degrés, et j’ai les joues qui me brûlent. Sûr qu’elles doivent être rose vif.

« Ca ne serait pas un coup à attraper une pneumonie ? Ou pire… »

Pourtant, mes doigts sont déjà autour du verre qui effectivement est bien frais. J’ai comme envie de me coller sur le front, et ça ferait sans doute de la vapeur d’ailleurs. Mais je préfère observer mon interlocuteur. Je suis quasi sûr qu’il me drague, même si ça pourrait être une hallucination causée par la fièvre, mais admettons que non. Admettons que je sois en train de me faire draguer par un mec qui pourrait avoir glissé n’importe quelle saloperie magique dans mon verre. Ou juste par un mec qui fait avec moi ce que j’aurais pu faire avec une fille ce soir. Merde, pourquoi j’arrive pas à réfléchir, et pourquoi je me tape une paranoïa ? De toute façon, je sais déjà que je vais le boire. Je le sais parce que j’ai déjà levé le shooter en même temps que l’un de mes sourcils, trinquant en silence après un vague merci avant de m’enquiller ce qui sera peut-être une très mauvaise idée. Et là, c’est comme si j’avais avalé un seau de glaçons. Coup d’extincteur sous mon coeur, la petite flamme meurt en deux deux. Soupir de soulagement alors que je vire du revers de ma main trois ou quatre gouttes de sueur qui ont perlé sur mon front.

« Wow, meilleure idée de la soirée. Merci, genre vraiment. »

Je pourrais lui taper dans le dos si je le connaissais, et puis de toute façon, son dos est déjà occupé. J’ai d’ailleurs bien l’intention d’en savoir un peu plus sur le sujet, sur pourquoi diable un sorcier se trimballe un instrument pareil alors qu’il peut le mettre dans sa poche d’un coup de baguette par exemple. Mais le mec me pose déjà LA question, celle qu’on m’a posé tellement de fois.

C’est vraiment curieux, tout ce truc autour de Poudlard. Cette méga école qui réunit les sorciers de tout le royaume et où tout le monde dit connaître tout le monde. Petit monde hein visiblement, parce que rien que par chez moi, on avait comme quatre écoles. Donc pour le peu que quelqu'un ait ton âge, la mémoire fraîche, et qu'il te croise dans un lieu magique, il assume qu’il doit te connaître. Mais c’est quoi le taux de fécondité sorcier exactement ? Franchement, je comprends pas, je comprendrais jamais. Toujours est-il qu’il faut bien que je réponde un truc. Je pourrais tout de suite mettre les choses au clair, mais méfiance quand même. Toute façon, je peux pas tant mentir puisque non, j’étais pas dans sa promo chez les… les quoi d’ailleurs ?

« Bien vu. J’ai jamais été dans l’une de vos maisons, je suis juste resté dans la mienne. » Rapide vérification pour voir s’il n’a pas un dégoût profond lié à l’incompréhension, comme font des fois les sang-purs. Ca va, je peux garder le sourire. « Si je dis l’école de la vie, tu me prends pour un con ? »

C’est à moitié vrai. Et puis, après le lycée, c’est un peu le chemin que j’ai emprunté. J’ai l’impression en tout cas que ça le perturbe pas plus que ça que je n’ai pas eu de chouette qui ait tapé à ma vitre vers les onze ans, quoique je me rappelle bien la trouille quand j’ai vu la bestiole faire le coup pour Joe. 13 balais et une belle bosse à cause du sursaut qui a causé la rencontre entre mon crâne et une étagère. Joe tiens. Sûrement que le musicien le connait, puisqu’apparemment à Poudlard, on connait tout le monde. Mais je lui demande pas. Ca fait plus de six mois que Joe veut plus me parler. Et un peu vice-versa, même si au fond, ça me fait chier. Des fois, je me surprends à le chercher sur les bancs de la fac, en sachant que je le verrais pas. Pense pas à ça River. N’y pense pas.

« Mais toi alors, t’étais sous un blason, hein ? Hum… Perspicacité de Serdaigle, shooter bleu, mais je dirai quand même griffon. » Petite pause. « J’ai bon ? »

Franchement, c’est possible que non. Toute façon, c’est débile ces histoires de maisons. Mais il y a l’audace, et la guitare qui suggère un peu d’extraversion. Sinon il la baladerait pas dans un bar, où on peut lui demander de gratouiller contre un baiser. Mais il a sûrement un peu des quatre, comme Joe. Joe chez les serpents d’ailleurs, merde. Qu’est-ce qu’il a du en baver. Mais en même temps, qu’est-ce que ce chapeau avait bien cerné ce que moi j’ai vu que tard. Bien trop tard. Putain, il me faut un autre verre…
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MessageSujet: Re: galaad || la nuit qui irradie galaad || la nuit qui irradie EmptyMar 31 Aoû 2021 - 23:28

ft. River Dawn  ▬  mars 1978

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Sa target toute désignée du soir semblait hésiter à accepter le verre. Mince, entre ça et le mate, il ne partait pas du bon pied. Mais il en fallait plus pour décourager Galaad, surtout passé une certaine heure - et un certain degré d'alcoolémie. Dommage pour la belle gueule qu'il soit si réticent à prendre le verre, cela dit, car ses joues devenaient plus rouges à chaque seconde qui passait. S'il craignait que le shooter le rende malade, peut-être devrait-il plutôt s'inquiéter de ce qu'il se passerait s'il ne le buvait pas ...
- Une pneumonie ? répéta l'irlandais, un peu désarçonné par la question. Une bonne gueule de bois, ok, mais une pneumonie, quelle drôle d'idée. Bah euh, pas à ma connaissance.
C'était bien la première fois qu'on lui posait cette question. Mais peut-être était-il aussi surpris parce qu'il ne se demandait jamais si tel ou tel verre pouvait lui faire du mal. Une des raisons pour lesquelles il finissait aussi fréquemment à Sainte-Mangouste, réflexion faite. L'hésitation ne dura pas, cela dit ; bientôt, le type face à lui trinquait et s'enfilait le shooter. Galaad l'imita, grimaçant un peu en sentant l'alcool dégringoler jusqu'à son estomac à la manière d'une cascade glacée. C'était comme plonger sa tête dans une bassine d'eau gelée. Une crampe menaça sa mâchoire, une frisson parcourut son échine. Au moins avait-il l'impression - trompeuse - d'avoir l'esprit plus clair.

Son interlocuteur avait l'air d'avoir apprécié l'expérience plus que lui, à en croire les remerciements sincères qu'il lui offrait. Ok, voilà qu'ils étaient repartis d'un bon pied. Bien joué, Galaad. L'irlandais, en qui on lisait comme dans un livre ouvert - et encore, un livre pour enfants - ne put réprimer un sourire hautement satisfait.
- Ravi d'avoir pu aider, hein. Vaut mieux ça que se transformer en Vert Gallois. Galaad, au fait, se présenta-t-il en tendant une main amicale. Oui, juste amicale. Pour l'instant.
Il accueillit les confidences qu'on lui faisait avec un hochement de tête compréhensif. Alors qu'à vrai dire, il ne comprenait pas grand chose. Il ne fallait pas lui en vouloir, à ce stade de la soirée, ses capacités cognitives n'étaient pas au meilleur de leur forme. Et comme elles ne tutoyaient déjà pas les sommets en temps normal ... Ce qu'il retirait de tout ça, c'était surtout que le gars n'avait pas été à Poudlard - cracmol, moldu, scolarisé à la maison ? Aucune idée, et franchement il s'en fichait un peu. Et en ce qui concernait l'école de la vie ...
- Ah non, pas con du tout. Et puis ce n'était pas comme s'il allait traiter de con un mec aussi canon. L'école de la vie, c'est bien mon style aussi. Surtout si ça consistait à traîner dans des endroits peu recommandables à des heures encore moins recommandables.
Mais voilà que le gars s'essayait à l'exercice délicat de deviner son ancienne maison. Galaad avait l'habitude d'être faussement réparti chez les Poufsouffles, aussi ne s'attendait pas à une trop grosse surpr-

La perspicacité d'un Serdaigle ? Il éclata de rire. Pas un rire moqueur, un rire franc, du style contagieux. La perspicacité d'un Serdaigle. C'était la meilleure. Si Wilda ou Antinea avaient entendu ça ... Ah, elles se seraient étouffé dans leur cocktail, ça c'est sûr. Galaad se promit de le leur raconter à l'occasion - s'il arrivait un jour à les croiser, c'était compliqué avec leurs emplois du temps de ministres ... Quand il parvint enfin à réfréner son rire, il avait encore quelques larmes dans les yeux.
- Ah, désolé, mais le coup de Serdaigle on me l'avait jamais faite. Et je n'étais pas à Gryffondor non plus. Non, j'étais à Serpentard, mais t'inquiète, tu seras pas le premier que ça étonne. A dire vrai, ça avait surpris absolument tout le monde, à part sans doute Selena. Mais sa sœur aînée voulait si fort qu'il la rejoigne parmi les serpents, et avait tant l'habitude de toujours obtenir ce qu'elle désirait ... Bref. Il préférait ne pas penser à elle pour l'instant. Pas face à ce joli minois. Essuyant du doigt une larme de rire qui perlait encore au coin de son œil, Galaad se débarrassa de sa guitare, pour la poser soigneusement contre son tabouret de bar. Pas question de l'abîmer celle-là, elle lui était bien trop précieuse.
- Tu sais quoi, laisse-moi t'offrir un autre verre. Un truc plus classique cette fois ? Tu choisis. Ses finances étaient dans le rouge, mais il s'était fait offrir toutes les autres consos de la soirée, alors il pouvait bien se permettre cette petite folie, non ? Pour te remercier du fou rire, ajouta-t-il avec un clin d’œil. Et vous connaissez l'expression, sorcier qui rit, sorcier à moitié dans ton lit.

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MessageSujet: Re: galaad || la nuit qui irradie galaad || la nuit qui irradie EmptySam 4 Sep 2021 - 23:58

C’est pas tellement dans mes habitudes d’enquiller autant de verres si vite. Non pas que je tienne pas, ça a jamais été trop le problème vu ma morphologie. Mais justement, le sport qui m’a dessiné comme ça et le binge drinking, c’était pas tellement compatible. Quand même, il va falloir un peu ralentir parce que le coup du chaud froid, c’était une expérience intéressante, mais quand je parlais de pneumonie, je rigolais qu’à moitié. C’est qu’à force d’aller tellement à Sainte-Mangouste que je pourrais y avoir une carte de fidélité, j’ai appris à me méfier des effets de ces trucs magiques sur mon corps. En tout cas, le type a eu une belle idée, même si ça a l’air de l’étonner. Le coup du Vert Gallois, on en était vraiment pas loin. Même je suis plutôt un Rose Anglais, si on part de ce principe là. Parce que mes joues n’ont pas encore bien eu le temps de se rafraîchir, je sens bien que mes pommettes donnent encore l’impression que je vais me consumer, ou que je suis atteint d’une timidité maladive. Comme quoi les apparences…

« River. Pas tellement un nom de dragon, hein ? »

Lui, il a un prénom de chevalier. J’ai même failli faire la remarque avant de me résigner. Dans ce monde là, c’est sûrement pas si étonnant, même si à chaque fois ça me surprend. Ah ça, les parents sorciers en ont, de la créativité. Des prénoms mystiques, des prénoms de dieux parfois, ou d’étoiles, ou que sais-je encore. Bon, j’ai pas tellement le droit de me la ramener avec que je porte quand même le nom d’un cours d’eau. J’ai jamais vraiment su pourquoi ma mère avait choisi ça. Tout ce que je sais, c’est que mon père aime pas. À l’époque, il devait juste l’aimer assez pour lui passer le caprice. Toujours est-il que Galaad, ça devait drôlement bien convenir dans les vieilles pierres de Poudlard. Parlons-en d’ailleurs, du nom. Camelot, c’est tout de même un peu plus stylé que ça. Mais je vais peut-être me calmer un peu sur les références au Roi Arthur, parce que je risque de dire quelques conneries, et puis il est un peu tôt pour dévoiler mon côté intello. Surtout que je suis à parler d’école de la vie, et souvent les gens m’imaginent plus barouder que squatter les bancs d’une université. En tout cas, c’est pas tellement un truc qui a l’air de le choquer, que je n’ai pas côtoyé la charmante compagnie de Dumbledore et consorts.

«  Est-ce que c’est pas là qu’on apprend le plus de trucs, finalement ? »

Paradoxal pour un mec qui a tellement soif d’apprendre, et dans des bouquins en plus. Mais je sais bien que c’est surtout avec les gens qu’on découvre des choses. J’en ai moins appris sur les sorciers dans leurs grimoires qu’au comptoir de leurs bars. On pourrait presque dire que je fais de la sociologie ce soir, mais en vrai, mon cerveau avide de connaissances est un peu aux abonnés absents pour le moment. Sûrement à cause du chaud froid et de l’alcool qu’il y avait dedans, et tant mieux. Ca pourrait être un peu mon excuse pour ma plantage sur les maisons, mais le truci, j’ai jamais été bon pour cerner les gens en un coup d’oeil. C’est pour ça que je juge jamais trop au premier abord, et que je préfère la conversation avant de sauter aux conclusions. Ca m’a quand même pas empêché de faire le malin, merci la vodka. Et là, Galaad éclate de rire. Ca pourrait me vexer, si c’était mon genre, mais il a vraiment un foutu rire communicatif. Alors je suis, sans trop bien comprendre comment, mais il y a des choses que même un bouquin bien écrit n’expliquerait pas. Et on est là, comme deux cons, à rigoler sans savoir pourquoi. Enfin si, lui, mais pas moi. Ca met un temps à se calmer, ça aide pas non plus mes joues à retrouver leur teinte, et je vois même que ça l’a fait pleurer.

« Eh bah au moins, j’aurais essayé. »

C’est bien mon genre ça, essayer. Parce que oui, je suis une sorte de mix entre aigle et griffon de mon côté, mais pour la perspicacité, on pouvait repasser. En tout cas, mon cerveau me rappelle bien qu’il était dans la même maison que Joe, et qu’il le connait sûrement. Foutue curiosité qui me pousse à lui demander, mais je m’abstiens. Pourquoi faire ? Ca m’apporterait quoi, hein ? Mais ça m’emmerde un peu, parce que les Serpentard sont quand même pas les mecs les plus tolérants de la planète sorcière. Mais ce gars m’a l’air tellement, mais tellement loin des copains de Joe que j’ai croisé, même de Joe lui-même. Il a l’air… sympa. Un serpent sympa, comme quoi, tout arrive. Tellement sympa qu’après avoir posé sa guitare, il m’offre un autre verre, de mon choix en plus. Non mais est-ce qu’on ressemble à ça, nous les gars, quand on drague les meufs ? Ou je me fais juste une idée ?

« Je savais pas que les Serpentards faisaient dans la générosité. Mais okay… 2 bières alors ! »

Je lui lâche un clin d’oeil alors que ma copine serveuse qui a essayé de me niquer l’oesophage nous sert déjà. Et dire que je voulais ralentir … Bref, c’est pas trop mon genre de donner dans le cliché comme ça, mais j’ai l’impression qu’il s’en fout un peu que je clashe son blason. Ce qui est quand même une belle façon de cerner le personnage. C’est que c’est fier, un Serpentard. Ca n’aime pas qu’on le range dans la mauvaise case, ça n’aime pas non plus trop les moldus. Bien ma veine.

« Donc, Galaad… » Je m’accoude au comptoir, parce que je sens quand même que les 2 shooters me font léger tanguer. « Serpentard, musicien et pas rancunier. Autre chose à confier ? »

Les bières arrivent, bien fraîches, et je me promets que ça sera la dernière. Mais bon, les promesses alcoolisées, on les connait.

« D’ailleurs, toi qui grattes visiblement, tu penses quoi de ces bons vieux T-Rex ? »

Coup de tête vers les enceintes invisibles. Don McLean a cédé la place à un rythme un peu plus joyeux, et ma bottine bat toujours la mesure contre la barre du tabouret. C’est tout ce que je peux faire, pas tellement mon genre que de chanter, ni tenter de produire un son mélodieux. Faux comme la moitié de mon test lors de mon épreuve d’espagnol, c’est pas peu dire.


Soundtrack : Get it On de ces chers dinosaures aux bras courts.
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Galaad N. Stomby

Galaad N. Stomby


NEUTRE
Le silence est une opinion.

NEUTRELe silence est une opinion.
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| SANG : (Presque) pur


Caractéristiques du sorcier
| EPOUVANTARD : une cage menaçant de l'avaler et de l'emprisonner
| PATRONUS : un chat (vaguement)
| POINTS DE COMPÉTENCE :

galaad || la nuit qui irradie Empty
MessageSujet: Re: galaad || la nuit qui irradie galaad || la nuit qui irradie EmptyLun 13 Sep 2021 - 14:03

ft. River Dawn  ▬  mars 1978

now do you believe
in rock 'n' roll

River. Drôle de prénom. Surprenant, mais joli, hein - un peu comme le mec qui le portait. Ça évoquait la campagne, la fraîcheur, les petits oiseaux qui chantaient ... tout l'opposé de leur situation actuelle. Mais peut-être n'était-il pas très objectif. A l'observer avec des yeux amoureux, il s'imaginait rapidement des jolies images champêtres. Sauf que la rivière, ça pouvait aussi être la Tamise, et que tout de suite c'était beaucoup moins bucolique. Mais ça, Galaad n'y pensait pas, tout occupé qu'il était à s'imaginer faire l'école de la vie avec sa nouvelle rencontre. Il ne savait toujours pas trop ce que River entendait par là, mais ça ne pouvait qu'être mieux que l'école qu'il avait fréquenté de son côté.
- Ça c'est clair que c'est pas à Poudlard que j'aurai appris grand chose, soupira-t-il en levant les yeux au ciel. A la décharge de ses professeurs, il avait mis beaucoup d'application à ne pas prendre leurs enseignements au sérieux. La vie n'a vraiment commencé qu'une fois que j'ai été sorti du château. Et ça, il le répétait à qui voulait l'entendre. Alors que ce n'était pas tout à fait vrai, car la nostalgie se faisait souvent sentir de cette période où il était nourri, logé, et n'avait pas à réfléchir au lendemain. Ou alors, juste à comment sécher les cours. Sa tendance à aller traîner à Pré-au-Lard pour discuter avec les élèves qui y étaient encore en disait long.

Il y faisait d'ailleurs la même chose qu'ici : offrir des verres, taper la discut, draguer un petit peu - de moins en moins, cela dit, l'écart d'âge se creusant lentement mais sûrement. Et en effet, il fallait avoir été à Poudlard avec lui pour imaginer qu'il avait un jour arboré fièrement le vert et l'argent.
- Quand je te disais que ça surprenait tout le monde, répliqua-t-il en haussant les épaules. Non, clairement, il n'était pas comme les autres serpents. Mais crois-le ou non, on m'aimait bien même chez les Serpentards, fit-il mine de se vanter, le rire perçant sous sa voix. Ce qui l'avait sauvé, c'était d'être assez sociable pour s'entendre avec toutes les maisons, même la sienne. Serdaigle, à la rigueur, faisait souvent exception à la règle. En même temps, il n'était pas le plus assidu du château, ni le plus silencieux ou rêveur - des traits qui se prêtaient bien aux aigles, non ? Et quand il faisait perdre des points, ce n'était pas si grave ; il avait toujours une bonne blague pour rattraper le coup, ou des bouteilles ramenées sous le manteau. Sans compter que, quand on était sang pur, on vous pardonnait plus facilement - mais ça, il ne le réalisait pas sur le moment. Même maintenant, il n'avait pas encore ce regard critique sur ses anciens camarades.

- J'aurais des tas de choses à confier, mais il nous faudrait au moins toute la soirée. Si le dragueur s'était calmé, voilà qu'il revenait au galop. Galaad aurait bien proposé à River d'aller échanger des confidences ailleurs - chez lui, par exemple - mais non, les deux bières étaient déjà posées devant eux, et ne demandaient qu'à être bues. Et puis, on n'allait pas brûler les étapes, pas vrai ? D'ailleurs, ils avaient encore de quoi discuter ici. La musique, par exemple.
- Oh. Je connais pas ce groupe, avoua-t-il sans rougir. Il ne savait même pas à quelle créature leur nom faisait référence - pourquoi s'intéresser aux dinosaures, quand vous vivez dans le même monde que des dragons ? Mais pas de grande surprise à ce sujet. Il avait assez côtoyé de né-moldus pour réaliser à quel point il avait du retard à rattraper. Au final, il ne s'en excusait même plus, mais sautait sur toutes les occasions d'apprendre - du moins, quand elles concernaient la musique, car pour ce qui était de la culture cinématographique, il faudrait encore attendre un peu. Galaad n'avait pas la patience de rester des heures devant un écran - le monde réel était bien plus intéressant. Ou sa couette, selon l'heure qu'il était. J'ai pas vraiment été éduqué en musique, alors j'ai du retard à rattraper. Mais pour ça, je peux être bon élève, ajouta-t-il avec un clin d’œil outrancier. Et pour illustrer son propos, il attrapa sa guitare, parvint à reproduire à l'oreille quelques accords de la chanson qui se finissait. Son fidèle instrument lui était toujours bien utile pour draguer.

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