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Fracture | Carina

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Isaac Wellington

Isaac Wellington


MANGEMORT
L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.

MANGEMORTL'homme n'est libre que de choisir sa servitude.
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| EPOUVANTARD : Moi-même, étant obligé de tuer Carina Hodgens.
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MessageSujet: Fracture | Carina Fracture | Carina EmptyJeu 26 Aoû 2021 - 16:12

Ça ne peut plus durer.
Tant et si bien que ça me bouffe, littéralement de l’intérieur. J’ai voulu côtoyer les Dieux, mais, je ne m’y suis que brûlé les ailes. J’ai pensé être heureux, mais ça été un doux songe dont je me suis persuadé. Pendant quelques mois, du moins. L’étincelle, elle a répondu au doux nom de Carina Hodgens. Une ancienne camarade de Serpentard, qui a partagé la même Maison que ma personne, durant sept années. Et dont, bien malgré moi, j’en ai ressenti des puissants sentiments. De l’Amour, probablement. De l’affection ? Sûrement. Ça me semble plausible. Même si pour aimer, je suis cassé. Et, que je ne sais pas le faire proprement. Pas comme lorsque je balance un Cognard, dans la mâchoire de mes adversaires. C’est propre ça. Du moins, j’essaye. Or, mes sentiments, ce n’est pas la même chose. On ne m’a pas appris correctement à aimer mon prochain. Et, je ne suis pas la bonne personne pour cela. Car, on ne me l’a jamais dit. Je ne l’ai jamais ressenti comme tel. Et, maintenant, à l’heure d’aujourd’hui, ça m’empoisonne.

Ça s’est insinué, tel un Poison. Ça a gangréné, mon âme et mon cœur, pour laisser quelque chose qui possède un goût de métal et de cendres. De suie. J’en ai recouvert mon palpitant, jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’un amas informe de ténèbres et de froideur. Il vaut mieux qu’on arrête là. Qu’on ne poursuive pas la route ensemble. Qu’on ne s’arrête pas à la même gare. Qu’on emprunte plus le même train vers une même destination. Il y a un moment donné, où je récupère mes valises et j’attends sur un autre quai. Seul. Sans personne. Sans elle. Quitte, à ce qu’elle se libère elle, de ces entraves que j’ai pu lui imposer. La jolie rousse, elle est libre. Elle est solaire. Et moi, j’ai toujours eu cette impression, d’être la Terre qui dévore le Soleil. Ou la Lune, qui l’a assombri. Je ne peux pas continuer comme ça. Ça ne peut plus durer. Malgré le fait que l’on s’entende et que Deirdre Hodgens, m’apprécie. Tout doit s’arrêter. Avec des larmes, des mots crus et durs, je ne sais pas. On arrive à la fin. C’est aussi simple que ça.

Durant l’entraînement, j’ai été admirablement mauvais. Évitant les Cognards, plus que par habitude que par réel enchantement. Le dernier, en revanche, m’a littéralement coupé le souffle. A la limite, de cracher une gerbe de sang dans l’herbe, tellement mon corps ne l’a pas amorti. On veut me rapatrier à Sainte-Mangouste, il en est hors de question. Pas maintenant. Pas la voir. Pas dans ces conditions. Dans un terrain neutre. Pas chez moi. Dans un café, probablement. Assis, sur le banc des vestiaires, enlevant mes protections de Batteur, je rédige un courrier rapide. Lui stipulant de me retrouver là, où on s’est embrassés. Sur les hauteurs de Londres. C’en est presque romantique, si ce n’est point pour se quitter. Grimaçant, tout en posant ma main dans mes boucles brunes, j’attends avant de signer et de lui envoyer le courrier. Un courrier, où je ne fais pas étalage de mes pensées. Je vais développer ces dernières, quand je la verrais. Quand j’y serais confronté.

Transplanant et m’ayant changé au préalable, je pose mes bras sur la balustrade en fer forgé, qui surplombe une capitale anglaise presque endormie. On est en Septembre, il fait encore jour. Mon regard bleu clair embrasse le panorama, tandis que mon écoute est toute attentive. J’attends d’entendre le « plop » caractéristique qui me signalera que ma petite amie est dans les parages. Et là, et seulement là, je pourrais commencer à être affreux. Comme je l’ai toujours été. Et comme, ça ne changera jamais. Jamais.
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Carina E. Hodgens

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NEUTRE
Le silence est une opinion.

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MessageSujet: Re: Fracture | Carina Fracture | Carina EmptyLun 30 Aoû 2021 - 2:39

La lettre vide de toute émotion d'Isaac roulait en boule sur le sol. Débris d'une relation qui avait rendu la médicomage heureuse, un temps. Les choses changeaient. Carina n'était pas stupide, loin de là d'ailleurs. Elle ressentait la distance qu'Isaac lui imposait, le froid qui s'installait entre sa nièce et lui. Pourtant tout avait si bien commencé. A croire que sa malédiction de ne connaitre que des relations éphémères, qui ne duraient que le temps d'un battement d'ailes de papillon, ne la quitterait jamais. Son indécision avait évidemment repoussé l'échéance au maximum. Mais à présent qu'elle se retrouvait dans cette situation, il ne lui restait plus qu'à suivre les conseils de Yelena et Alba : couper les liens, écouter son cœur et choisir le meilleur pour elle, pour elles. Avec un soupir, elle se résolut à le rejoindre au point de rendez-vous. Autant mettre fin aux choses avant qu'elles ne s'enveniment. Mettre un terme à cette mascarade.

Dernièrement, Carina remettait tout en question : sa neutralité politique, son choix de carrière... Son couple ne faisait que rejoindre une longue liste malheureusement. Elle enfila des chaussures avant tout confortables qui lui permettraient de parcourir de longues distances et une veste moldue qui l'aiderait à se fondre dans le décor d'un Londres non magique. Elle ne se préparait pas pour un rencard. Pas le moins du monde. Mais avant de partir pour la capitale britannique, elle emmena Deirdre à Bristol, chez Esther, la nourrice en or dénichée l'an passé. Après avoir serré sa nièce très fort dans ses bras, Carina transplana sur le chemin de traverse pour prendre un thé au tsarducks à emporter. Elle arriverait sans nul doute en retard, mais cela ne l'inquiétait pas. Si cette relation devait prendre fin, un quart d'heure de plus ou de moins ne changerait aucunement la donne. Et elle avait besoin d'un remontant, aussi minime soit-il. Quand elle fut servie, elle reprit alors sa route vers le parc où quelques mois plus tôt ils s'étaient embrassés pour la première fois. Elle trouvait cela si cruel et si injuste. Pourquoi s'infligeaient-ils cela ? Des ruptures, elle en avait connu, des saines pour la plupart, et quelques unes plus difficiles et destructrices. Elle ne pensait pas réellement à ce qui se passerait, à ce qu'elle dirait. Elle improviserait sans nul doute. Comme elle le faisait si souvent. Comme elle l'avait fait à chaque fois avec Isaac.

Sur le chemin, elle ne regardait pas où elle allait. Ses pieds la conduisaient là où elle devait aller, où elle devait se rendre. Elle avalait quelques gorgées de son thé fumant qui lui réchauffaient l'âme et le coeur. Quelques visages se tournaient vers elle, mais bien vite disparaissaient. Rapidement, elle se retrouva non loin d'Isaac>. On pouvait le repérer facilement dans la foule. Silencieusement, elle vint se placer à côté de lui. Elle ne tenta pas un contact intime. Ce serait inutile. C'était brisé bien qu'elle ne savait pas exactement pourquoi. Il n'y avait pas de besoin de savoir. Ce ne serait que plus douloureux.  “Alors nous finissons là où nous avons commencé ?” Demanda-t-elle en balayant les lieux d'un regard nostalgique. Elle porta ensuite son attention sur lui et lui adressa un sourire faible, presque imperceptible. “Je me doute de ce que tu veux me dire. Mais épargne ta salive, je te prie. Je pense aussi que nous devons rompre. Ça ne fonctionne pas entre nous.” Elle eut un haussement d'épaules. Elle n'était pas offensée. Pas vraiment. Elle préférait mettre les choses à plat dès le début. Pourquoi tourner autour du pot ? Autant arracher le pansement dès maintenant. Elle s'appuya sur la balustrade et se pencha légèrement en avant pour observer le paysage qui s'offrait à elle, à sa vue. L'avenir n'était pas si sombre... “C'est mieux pour nous deux...” Murmura-t-elle en se perdant dans la contemplation du parc. C'était encore verdoyant, mais l'automne approchait à grand pas. Elle le ressentait déjà. Il y avait tellement de choses à penser à déterminer. Elle préférait regarder vers le futur que de se faire du mal à ressasser un passé révolu, qui prenait fin présentement. Quelque part, c'était même poétique.
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