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Il joue à l'oublier en sachant que ce n'est pas vrai. ↯ ft. Ares

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Lewis A. Hickmore

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COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

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MessageSujet: Il joue à l'oublier en sachant que ce n'est pas vrai. ↯ ft. Ares Il joue à l'oublier en sachant que ce n'est pas vrai.  ↯ ft. Ares EmptyDim 29 Aoû 2021 - 23:12

Soirée hivernale.
Décembre 1978, Chemin de Traverse, Les élixirs Zabini.

Les effluves diffuses de potions ratées et de produits ménagers flottaient harmonieusement dans l’appartement. Il faisait froid. Pas frais. Un froid mordant. Il détestait l’hiver autant qu’il appréciait la compagnie de ses congénères. Le nez plongé dans son oreiller, Lewis observait les aiguilles de l’horloge se rejoindre et se superposer avec lenteur. Le son monotone de la trotteuse l’invitait à gagner quelques précieuses minutes blottis dans la fraîcheur de ses draps. Il se fit violence et s’étira. Le craquement sourd de ses articulations gelées se perdait en échos dans le vide immense de son logement. De son perchoir, un rapace l’observait envieusement lever sa carcasse avec effort. Ses mollets à demi-nus furent les premiers à embrasser l’atmosphère réfrigérée qui baignait la chambre. Le reste s’y accomodait d’un frisson réprobateur. Il tira un pardessus laineux, dont la résistance lui parut anormale. Et il s’empressa de le poser sur son dos dénudé. Le feulement contestataire de son colocataire à poil lui décrocha un bâillement. Il le gratifia d’une tape amicale sur le sommet de la tête et ronronnant, le félin vola la place qu’il avait occupée une grande partie de sa journée. Il s’empressa de s’enrouler dans les premiers vêtements chauds qui lui tombèrent sous la main et s’enfila un restant de thé de la veille. Il mourrait d’envie de se glisser à nouveau dans ce lit qui l’appelait. Faute de mieux, il s'enivra de la quiétude des lieux, de l’instant en suspens, s’arma de sa baguette et ferma la fenêtre d’un sortilège informulé.

***

Il se serait bien donné un moment pour apprécier la zénitude. Si seulement l’après-midi ne s’était pas évanoui. Le chemin de traverse s’était vêtu d’un léger manteau alpestre. Le crépuscule lui offrait un aspect diamanté. L’air frigide fouettait son visage d’une bise engourdissante. Les quelques badauds présents progressaient dans une marche funèbre et tranquille, seul le bruissement étouffé et répété de leur pas animait la rue commerçante. Emmitouflé dans une couche non négligeable de tissus, le nez prêt à lui en tomber, son ombre solitaire battait le pavé d’un pas pressé et fastidieux. Trouver refuge dans une échoppe raisonnablement chauffée, c’est tout ce qu’il osait espérer. Réchauffer ses membres engourdis par le climat devenait sa priorité. Avec regret, il avait trouvé porte close. L’apothicaire où il prospectait d’ordinaire avait refusé de braver le blizzard annoncé. Il n’avait plus aucune carte à jouer. Éreinté par l’effort de se mouvoir dans cette mélasse collante, il s’était alors accordé une minute de répit à l’enseigne baveuse.

«Ce que vous avez de plus chaud. S’il vous plait.» Les mains de l’homme tremblaient sur le comptoir boisé. Son nez se débattait pour ne pas ouvrir les vannes aux muqueuses. Par Merlin c’était un vrai chaudron et il peinait à réchauffer ses extrémités. «Vous n’auriez pas l’adresse d’un potionniste à tout hasard ?» ajouta-t-il le museau pris tout en glissant quelques pièces argentées sur la console.

L’aubergiste lui tendit un bol fumant, et s’empressa de grapiller la ferraille. Le fumet du bouillon arracha un gargouillis à son estomac vide. Ses paumes s’embrassèrent, mais il ignora les cris énergiques de ses nerfs et sirota son met. «La boutique des élixirs. » Le vieux bougre massa langoureusement sa barbe soignée. «Mais si j’étais dans votre robe, je ne perdrais pas une noise de plus ici. Avec la tempête qu’ils annoncent, les courageux ferment boutique plus vite qu’il ne faut pour tirer une potion. » Le gargotier ruminait quelques mots qu’il ne peut distinctement comprendre. Il lui tourna le dos et déplia un parchemin taché de café. De son doigt boudiné, il pointa sur le canevas un lieu qui lui était inconnu jusque là. Lewis lapa les restes deson potage. Ses papilles échaudées peinèrent à y trouver du réconfort. Et il glissa un écu en guise de pourboire, avant de prendre la poudre d’escampette.

***

Le vent s’était renforcé. La brume floconnait. L’air comprimait ses poumons contre sa cage thoracique, le glaçait intérieurement. Il avançait à pas d’éruptif. Il prit un détour à gauche et fit un crochet à gauche. Le halo de la boutique se dessinait dans le grésil. La devanture flamboyait dans la noirceur de la nuit tombée. Glissant habilement sur la poudreuse, il se laissa porter jusqu’à la bâtisse singulière. Lewis poussa la porte et fut accueilli par un souffle fiévreux. L'odeur entêtante des mixtures lui arracha un raclement nasal. La poussière n’avait pas été faite, mais ajoutait un charme certain au lieu. De hautes étagères faisaient étalage d’une gamme de produits divers et variés. Le sol laminé craquait à chacune de ses foulées. Du coin de l'œil, il aspirait à repérer le propriétaire des lieux. La cloche avait teinté son arrivée, mais la factorerie était désespérément déserte. Pas un quidam à l’horizon, pas âme qui vive pour le servir. Les lèvres craquelées par les assauts saisonniers, il eut du mal à les humecter, tant sa salive l'avait déserté. Les bras tremblants, il les laissa retomber contre ses jambes trempées. Les muscles endoloris par les spasmes l’ayant secoué dans cette traversée sibérique, il agrippa fermement un flacon dont la teinte lui était familière. La tiède empreinte du verre lui arracha un frisson. Il tourna de trois quart et renifla. Il plaqua sa langue contre ses dents et siffla avançant droit sur une silhouette qui se profila devant lui. Il la percuta avec une force relative et leurs fronts s’embrassèrent. Sa main libre frotta l’endroit où une marque rouge, synonyme de leur accolade accidentelle, n’allait pas tarder à colorer sa chair pâlotte.

«Désol...» Il laissait ses paroles inachevées. Il le savait, il le sentait, il le reconnaissait. Pas besoin de lever le menton, de tomber dans son regard, d'admirer son derme ébène, son essence valait mille contemplations. Celui qu'il avait fuit et  pour qui il éprouvait d'honteuses émotions lui faisait face. « Désolé. » reprit-il d'un ton plus assuré. Il lui fallait sauver les apparences, ne montrer aucune fragilité, rester digne et droit.

Si seulement, il avait su dans quelle bouse de dragon il venait de mettre le pied, sans doute aurait-il rebroussé chemin. Mais maintenant que la potion était tirée, qu’elle soit douce ou amer, il allait devoir la boire.  


ft. Ares Zabini
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Ares Zabini

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NEUTRE
Le silence est une opinion.

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MessageSujet: Re: Il joue à l'oublier en sachant que ce n'est pas vrai. ↯ ft. Ares Il joue à l'oublier en sachant que ce n'est pas vrai.  ↯ ft. Ares EmptyVen 3 Sep 2021 - 10:31

De garde, le docteur Zabini avait passé 24 heures mouvementées à l’hôpital pour les maladies et blessures magiques. Sans qu’il n’eut le temps de s’en rendre compte, tant les urgences s’était enchainées en ce week-end hivernal, la nuit avait sauvagement chassé le jour. Puis, tout aussi rapidement la nuit s’était changée en jour. Il était déjà 17h30, l’heure de partir. La relève de garde pour les prochaines 24 heures étant arrivée. Heureusement car la fatigue commençait à se faire sentir et ses muscles lui faisaient un mal de manticore. Pris de sommeil, il avait du mal à se souvenir de l’ordre exact dans lequel il avait soigné ses patients.  Il ne rêvait que d’une chose, pouvoir se glisser dans son lit. Il se souvenait que tout avait commencé par un accouchement hors du commun. De la fumée sortait des oreilles, et de la bouche de la future mère chaque fois qu’elle poussait. Une réaction due à un sortilège qui avait mal tourné. Ne supportant pas la douleur de ses contractions, la sorcière avait tenté de se jeter un sortilège du peynekilleur.  Elle ne maitrisait pas le sortilège qui n’avait pas fonctionné et le résultat était très étrange. Un simple finite incantatem n’était pas suffisant à régler le problème et il avait fallu d’intervention de deux collègues du service de pathologie des sortilèges.  Après avoir mis au monde le petit sorcier et s’être assuré de son parfait état de santé, le médicomage s’était ensuite occupé de plusieurs empoisonnements, avant de s’occuper d’un homme qui avait perdu son nez dans un duel. Ou était-ce l’inverse ? Suivirent une désartibulation suite à un accident de transplanage et toute une série de patients avec de la fièvre, des hallucinations, de la morve violette qui coulait du nez. Une maladie hivernale que personne à l’hôpital n’avait encore jamais vue et qui semblait se propager rapidement dans l’hôpital.  Sans doute un nouveau virus. Heureusement, il semblait bénin.  La journée de l’antidotiste s’était terminée par le confection en urgence d’une potion pousse-os et d’un philtre de paix pour un homme estropié par un hippogriffe qu’il avait eu l’inconscience d’insulter.

Emmitouflé dans une grosse cape, Arès sortit de l’hôpital. Après de telles gardes, il aimait marcher plusieurs kilomètres pour se changer les idées et s’aérer avant de rentrer chez lui.  Il avançait devant l’hôpital en laissant la trace de son passage sur le manteau blanc qui camouflait le sol. Avec ce froid, digne des terres de la famille Vassiliev, qui lui piquait les narines, il ne marcha pas bien longtemps avant de se résoudre à transplanner directement sur le chemin de traverse.  Il ne tenait pas vraiment à tousser, avoir de la fièvre, des hallucinations et de la morve violette qui lui coulait du nez. Il aurait donné tout l’or de son coffre à Gringotts pour se jeter directement dans son lit dont il rêvait. Il ne pouvait pas se le permettre. Il lui fallait encore préparer des potions pour la boutique de sa sœur dont les réserves avaient commencé à s’amoindrir. Depuis son incarcération, il avait repris en main sa boutique. Une tâche qu’il avait pu faire seul lorsqu’il était injustement suspendu de son service. Depuis qu’il avait été réintégré, il avait embauché un vendeur. Il se chargeait cependant toujours, avec l’aide de sa mère, de confectionner les potions. Il savait très bien qu’Ava n’avait confiance dans les compétences en élixirs en personne d’autres que leur mère, Arès ou le professeur Slughorn.  Il monta rapidement dans son appartement, au-dessus de la boutique, pour poser sa grosse cape, avant de passer par la boutique pour descendre à la cave préparer ses potions. Dans la boutique la poussière lui chatouillait le nez « Le ménage fait partie de tes tâches Rufus » dit-il à l’adresse de l’employé.  « Si tu ne connais pas de sortilèges pour faire le ménage, demande à ta mère de t’en apprendre ou je ne sais pas, trouve-toi un elfe de maison ou même fait ça comme un moldu. »   Sans attendre la réponse, de jeune homme, il se dirigea dans la cave qui servait d’atelier à la boutique. Depuis l’escalier, il entendît le dénommé Rufus râler et le traiter de lutin de Cornouailles. Le mulâtre leva les yeux aux ciel. Il n’avait pas le temps d’aller lui demander de lui répéter en face, ce qu’il venait de dire

Durant trois heures, Arès contacta plusieurs potions, philtres, poisons et élixirs en tout genre
Peau de serpent cornu, bave de carpeau racines de mandragore, yeux de tritons, urine d’éruptif, cheveu d’or d’une sirène. Il avait tous les ingrédients pour concocter sa dernière mixture. Il le fît avec soin. Heureusement, celle-ci ne demandait pas plus de trente minutes de préparation. D’un geste soigné de la baguette il remua le contenu de son chaudron doucement, trois fois dans le sens des aiguilles d’une montre puis six fois dans le sens inverse le liquide verdâtre pris finalement une couleur orangée. Sa potion était donc prête. En l’espace de trois heures et trente minutes, il venait de confectionner six potions différentes qu’il versait à présent dans des fioles. D’un geste très gracieux de la baguette, il fît léviter une cinquantaine de fioles et remonta les escaliers.  L’exercice était périlleux et toute son attention était portée sur les fioles qu’il dirigeait avec sa baguette.  Dans le magasin, il sentît quelque chose ou plutôt quelqu’un lui heurter le front de plein fouet. Un choc qui fût suffisant pour lui faire baisser sa garde et surtout sa baguette.  Le bruit du verre des cinquante fioles qui s’écrasèrent sur le sol résonnait en écho dans toute la boutique. Non ! Epuisé, il avait envie d’hurler voire de pleurer « Bouse de dragon » pesta-t-il au même moment où il entendit une voix s’excuser. Il s’apprêtait à insulter  le responsable de ce drame mais lorsqu’il croisa son regard, il fût incapable de dire un mot, pétrifié par sa beauté.  Son visage lui était familier mais il n’arrivait pas à se souvenir d’où il le connaissait. En tout cas, il le trouvait splendide. De quoi oublier sa colère.  « Ça ne fait rien » dit-il en adressant un sourire et une tape dans le dos au beau jeune homme qui lui faisait-face.  Il posa ensuite son regard sur le sol sur lequel il pointa sa baguette pour lancer un sortilège de récurage« Recurvite ». Pendant que petit-à-petit,  les liquides aux couleurs de l’arc-en-ciel qui avaient recouverts le sol s’évaporèrent, il se tourna vers le vendeur qui se trouvait derrière la caisse. «Prends-en de la graine Rufus » lui dit-il avant de lui dire qu’il pouvait rentrer chez lui.  La boutique allait fermer dès que ce charmant client serait parti. L’odeur des potions éclatées commençait à enivrer Arès et lui faire tourner la tête. Ou bien était-ce charmant sorcier maladroit ?


Dernière édition par Ares Zabini le Dim 12 Sep 2021 - 18:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Il joue à l'oublier en sachant que ce n'est pas vrai. ↯ ft. Ares Il joue à l'oublier en sachant que ce n'est pas vrai.  ↯ ft. Ares EmptySam 4 Sep 2021 - 18:29

Soirée hivernale.
Décembre 1978, Chemin de Traverse, Les élixirs Zabini.

D’ordinaire, Lewis préférait s’alléger de toutes empreintes relationnelles, s’enfermer dans une solitude sempiternelle. Dans cette marche solitaire, il était assuré de ne nuire à personne. Plus important encore, il se protégeait émotionnellement des dangers d’une nouvelle rupture. Un traumatisme profondément ancré, la peur d’un vide, la terreur d’un rejet, le vertige de l’abandon. Seul et distant, il préservait ainsi son solde de sanité à l’abri d’une carapace hermétique aux attaques affectives. Et ce mec était apparu. Il avait mis en branle ce cloître qu’il s’était évertué à bâtir. La clarté d’un maléfice de jeunesse et la pureté d’un charme de bouclier lui avait fait naître pour ce caïd une inclination toute particulière. L’arrogance qui rayonnait et la pureté qui inondaient son être, avaient pourtant dressé une frontière infranchissable. Ils n’avaient rien en commun, rien à s’envier, rien à conquérir, mais fatalement il l’attirait. L’apostrophe de l’instant avait marqué ce cœur meurtri et dans le déni, il avait trouvé un allié. Ainsi, il s’était juré de ne plus croiser le chemin de celui qui un temps avait souhaité être son opposé.

***

Les bris de verre le ramenèrent à la raison. Il s’était perdu dans ses songes,  s’était pris à croire que le destin avait aspiré à poser ce décor. Ses excuses à demi bafouillées, le visage de son ancien camarade de scolarité se tordit en un rictus amusé. Le choc de leur rencontre fortuite rosit les oreilles du malhabile. Le juron et le sourire du potionniste se chargèrent de ses pommettes. Quant à sa tape dans le dos, elle le fit redescendre sur le plancher des centaures plus vite qu’un botruc de son arbre enchanté. Lewis tenait en horreur ce genre de familiarité, cette proximité malaisante. Il éconduisit un frisson métissé d'amertume et de désir. Et d’un pas vif, il prit ses distances, manquant de glisser sur l’amas de verre pilé. Sa poigne se referma abruptement sur la fiole bigarrée qu’il avait tenu avec fermeté jusque là.

Le chuchotement de la fissure annonçait la catastrophe à venir et l’ampoule vola en un éclat étouffé par la caresse de géant du sorcier. Les aiguilles de glace s’ancrèrent dans la paume du jeune homme avec la fureur d’un dard de Billywig. Ses lèvres se pincèrent et son faciès accusa le coup. Ce qu’il pouvait avoir une bouse de dragon à la place du cerveau en sa présence, il lui était impossible de penser, d’agir avec discernement.

« Merde ! » beugla-t-il à gorge déployée. Il secoua diligemment sa main empourprée en gémissant d’un râle endiablé. Les milles lames de cristal assiégeaient ses nerfs. Il n’avait pourtant pas souvenir d’avoir été assailli aussi violemment lors de ses multiples tentatives kamikazes. Son rythme cardiaque battait le tempo au son des tambours. Une sueur froide lui parcourait le dos. Il finit par s’accouder in extremis contre une étagère et arracha son écharpe de sa main vigoureuse. J’aurais pas fait mieux... Un courant d’air dans le creux de l’oreille. Il n’était rien d’autre qu’un coup de vent imaginaire, un mirage. « C’est clairement pas le moment ! » ragea-t-il contre lui-même. Cette part aigrie avec laquelle il avait appris à composer, avait la fâcheuse manie de pointer le bout de son bec à chaque emballement émotif, un rempart pro-actif. Il se focalisa sur le filet de sang et prit une inspiration. Il devait calmer ces wagons fiévreux, ces sensations qu’il haïssait et se préoccuper de son membre écharpé. Il leva le menton vers l’ancien Serpentard et le supplia silencieusement de ne pas l'approcher.

Ses doigts poisseux d’hémoglobine bandèrent agilement le creux de sa poigne. Il grinça des dents, sentant les épines strassées épouser ses vaisseaux. Un garrot de fortune, à défaut d’avoir un médicomage sous le coude, qui involontairement le pousserait à agir comme un hippogriffe. « A…h Hum désolé, je suis un peu engourdi par le froid. Je paierais pour… ma maladresse. » Il accompagna son mensonge d’un doigté pointant le désordre ambiant. Décontenancé par sa présence, l’envie de fuir à nouveau lui donnait l’énergie de bouger ce corps étourdi.


ft. Ares Zabini
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MessageSujet: Re: Il joue à l'oublier en sachant que ce n'est pas vrai. ↯ ft. Ares Il joue à l'oublier en sachant que ce n'est pas vrai.  ↯ ft. Ares EmptyDim 5 Sep 2021 - 21:03

Le dénommé Rufus ne se fît pas prier pour disparaitre. Seules quelques pauvres secondes eurent le temps de s’écouler entre l’instant où le gérant intérimaire de la boutique l’avait autorisé à rentrer et celui où il avait transplané loin de la boutique. En disparaissant, il avait laissé les deux anciens camarades de Poudlard seuls dans l’échoppe. Sans toutefois le reconnaître, le mulâtre n’arrivait pas à détourner son regard d’ébène du client dont la beauté ne le laissait pas indifférent. Jamais à cet instant il ne se serait douté que seize ans plus tôt, l’homme qui lui faisait face avait jeté le plus beau charme du bouclier qu’Arès n’ait jamais vu. Un charme d’une splendeur inégalé qui avait gracieusement détourné le maléfice de chauve-furie que le batteur de Serpentard lui avait jeté et l’avait retourné à l’envoyeur à la vitesse d’un vif d’or. Maléfice que le joueur de Quidditch avait esquivé comme un cognard et qui avait fini sa course directement dans la figure d’Apollon Picott, le concierge, qui leur avait filé à tous les deux une semaine de retenue. S’il l’avait reconnu, il aurait pensé que c’était sans doute la raison pour laquelle, lorsqu’il lui donna une tape amicale dans le dos, le sorcier s’écarta de lui avec des enjambées dignes d’un centaure. Il l’observa fuir en fronçant les sourcils. Dans sa hâte, le jeune homme serra si fort une fiole qu’elle se brisa entre ses doigts. Arès s’en rendît compte à l’expression de douleur qui se dessina sur le visage du jeune homme et au bruit de l’éclat de verre qui retentit une nouvelle fois dans la boutique. Visiblement cela allait devenir une habitude. Heureusement qu’Ava n’était pas là. Elle aurait sans doute été beaucoup moins indulgente que lui.
« Merde ! » Cette voix lui était, tout comme ce visage, familière. Il n’arrivait cependant toujours pas à le remettre. Le médicomage laissa son regard glisser du visage du bellâtre à sa main ensanglantée. Il observait les nombreux débris de verre ancrés dans sa chair. Il fallait les enlever avec un sortilège pour être sûr de les enlever entièrement et qu’aucun petit bout ne reste dans la peau et s’infecte. Il fallait ensuite désinfecter la plaie. Il était trop loin pour voir si un bandage allait suffire ou s’il allait falloir faire quelques points. Le sorcier arracha à main nu, les morceaux de verres. Le médicomage hocha frénétiquement la tête de gauche à droite pour signifier son refus. Il entendit le son de la voix du jeune homme mais fût incapable d’entendre ce qu’il venait de dire. Est-ce qu’il s’adressait à lui ? Evidemment, il n’y avait personne d’autres dans la boutique. A qui d’autre pouvait-il donc parler ?
A…h Hum désolé, je suis un peu engourdi par le froid. Je paierais pour… ma maladresse. » lança beaucoup plus distinctement le jeune homme tout en tentant de se bander la bain. Dicté par son instinct de médicomage, Arès s’avança à une allure d’éruptif vers lui en ignorant son regard qui le suppliait de se tenir à l’écart, regard qu’il n’avait pas su déchiffrer. « Ce n’est rien ! Par contre vous devriez me laisser voir votre main » dit-il tout en continuant d’avancer vers l’ancien aigle qui, blotti contre une étagère, ne pouvait pas reculer davantage. « Je suis médicomage.» commença-t-il pour rassurer le jeune homme, ignorant tout des vraies raisons qui paniquaient son ancienne victime. « C’est la boutique de ma sœur. Je lui rends service. » poursuivit-il pour justifier la raison qui pourrait pousser un médicomage à tenir une boutique de potions. Il était inutile de préciser que sa sœur était en détention provisoire à Azkaban. Soit, il le savait déjà, soit cela allait le faire disparaitre comme un deméguise. Il était à présent à quelques centimètres du jeune homme. De près, il était encore plus beau. Il lui adressa un nouveau sourire charmeur tout en tendant sa main pour qu’il lui donne la sienne. Il n’avait pas pour habitude de brusquer ses patients. « Votre visage m’est familier. On se connait ? demanda-t-il avant d’ajouter « Je suis Arès. Arès Zabini »
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Lewis A. Hickmore

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MessageSujet: Re: Il joue à l'oublier en sachant que ce n'est pas vrai. ↯ ft. Ares Il joue à l'oublier en sachant que ce n'est pas vrai.  ↯ ft. Ares EmptyMar 7 Sep 2021 - 18:29

Soirée hivernale.
Décembre 1978, Chemin de Traverse, Les élixirs Zabini.

Lewis s’était laissé surprendre comme peu de fois dans sa vie. Depuis son adolescence et l’éviction de ses parents. Depuis qu’il avait délibérément occulté son passé moldu et déchiré les pages de son histoire, il fuyait l’inconnu, chassait l’imprévu dans le seul but de ne plus se laisser submerger par des émotions fortes. L’effroi. La panique. Le désir. L’attrait. Tous ces sentiments qu’il s’était évertué à exclure de l’équation, se dressaient comme une inconnue. Cloué dans ce piège qu’il avait lui-même fermé, les lèvres pincées par l’incompréhension de ce manège, il se mit à conjecturer, douter de sa propre capacité de discernement, d’analyse.  

Il se sentait à l’étroit dans sa cage aveugle. Dos au mur et mutilé, aucune issue ne se profilait. En d’autres circonstances, Lewis se serait contenté de laisser son esprit divaguer, faire le vide et lâcher la bride au dragon qui le consumait secrètement. En somme, il aurait simplement cherché à s'extirper de ce bourbier par pulsion animale. D’ordinaire il n’était pas de ceux qui se rendait sans opposer la moindre résistance. Mais dans l’instant, il n’avait ni la force, ni l’envie, fatigué par ce marathon perpétuel. Dans un soupir éloquent, il lui avait concédé la victoire, il avait relâché une pression décennale, sans pour autant baisser la garde, les doigts toujours aux aguets prêt à dégainer, l'œil vif en quête d’un mouvement jugé malveillant. Lui donner l’opportunité de rattraper une erreur de jeunesse, voilà tout ce que cela représentait. Et tel un hippogriffe, il s’était agenouillé devant la bienveillance de ses propos.  

Avant qu’il n’ait pu consentir à tolérer une avance minime, le fourbe s’était lancé dans un sprint de tébo. En un battement de paupières, il s’était retrouvé à sa hauteur, une main prévenante aspirait à lui venir en aide. Son pouls s’était emballé, battait à tout rompre dans sa paume meurtrie. Il était là. Près. Bien trop près. Si bien que son corps s’était figé, incapable de répondre à ce geste engageant. Une poignée de centimètres de plus et la bêtise se serait emparé de lui. Le flot d’hémoglobine ruisselant entre ses phalanges témoignait de la tension irriguant ses fibres musculaires. Il l’écoutait sans comprendre. Il percevait les échos de son accent sans les déchiffrer. Seul son nom raisonnait. Il le connaissait. Lui, ne l’avait pas reconnu, bien que son expression trahissait un certain ressouvenir. Le temps avait laissé sa marque et l’ignorance avait remplacé la haine. Lewis ne l’avait pas oublié, lui. Son prénom lui avait fait raser des murs. Ses traits lui avaient donné des désirs d’ailleurs. Et il s’était dévoyé à croire que la distance et les saisons avaient eu raison de son affection.


Tu es conscient que ça ne sert à rien de lutter. Abandonne et j’aurais tantôt fait de nous débarrasser de lui.  D’une poigne qui n’était pas la sienne, il avait instinctivement agrippé sa baguette de chêne blanc encore en holster. Honteusement, il avait tenté de dissimuler son minois rongé par une guerre qu’il menait sur deux fronts. Physiquement, il résistait à l’appel d’Ares. Psychologiquement, il luttait contre son subconscient. « Oh ça va, tais-toi tu veux! »  grinca-t-il dans un sifflement à peine perceptible tout en lâchant prise sur son prolongement boisé. Il leva le menton et, avec force, referma son emprise sur l’avant-bras du médicomage. D’une mine de niffler prit sur le fait, Lewis se releva avec peine et admis silencieusement qu'il avait cruellement besoin d'un coup de pouce. Au contact de leur épiderme, le brasier le consumma intérieurement et son esprit s’apaisa.  « Lewis Hickmore, et ouais ton visage m’est familier aussi! » mentit-il pour couvrir ce secret jalousement gardé. Il ôta l’écharpe faisant office de bandage avec une délicatesse mesurée et lui laissa tout le loisir d’admirer la résultante de sa maladresse. La vue du sang coagulé mixé au calcin lui arracha et une grimace eut vite de blanchir son teint. Il détourna le regard et se perdit dans les mirettes du potionniste.


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Ares Zabini

Ares Zabini


NEUTRE
Le silence est une opinion.

NEUTRELe silence est une opinion.
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| SANG : Pur bien que mélé à un sang africain ce qui dérange


Caractéristiques du sorcier
| EPOUVANTARD : Une attaque de chauve-souris
| PATRONUS : Un crocodile.
| POINTS DE COMPÉTENCE :

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MessageSujet: Re: Il joue à l'oublier en sachant que ce n'est pas vrai. ↯ ft. Ares Il joue à l'oublier en sachant que ce n'est pas vrai.  ↯ ft. Ares EmptyDim 12 Sep 2021 - 20:04

Arès était éperdument troublé par ce jeune homme. Tout chez lui le troublait. A commencer par cette beauté foudroyante qui, à côté, ferait passer Apollon pour un Troll. Ce charme naturel qu’il dégageait et qui exerçait sur le médicomage les effets d’un sortilège d’attraction. Sans oublier cette attitude incompréhensible : cette maladresse qui avait ruiné les heures de travail du médicomage et qui avait blessé la main du fonctionnaire. Cette façon de fuir qui n’avait aucun sens. Cette manière de tenir sa baguette comme si Arès allait l’attaquer et qu’il se préparait à se défendre. Puis, il y avait cette manie de murmurer des choses incompréhensibles et surtout inaudibles, comme s’il se parlait à lui même, ce qui franchement ne pouvait qu’inquiéter un médicomage.
Tandis que le blessé s’appuyait sur le guérisseur pour se redresser, ce dernier sentit un éclair lui traverser le cœur. A croire qu’Arès bien son nom, celui du Dieu de la guerre. Une sensation étrange, celle d’une douleur qui faisait plus de bien que de mal et qu’on voulait prolonger encore et encore. Il sentit également les battements de son cœur s’accélérer et n’avait alors aucun doute sur l’attirance qu’il éprouvait pour cet inconnu. Un inconnu qui ne l’était finalement pas tant que ça. « Lewis Hickmore, et ouais ton visage m’est familier aussi! » . Lorsqu’il entendit son nom, le sang d’Arès se glaça et il ne put s’empêcher de détourner le regard. Son nom résonnait dans sa tête ainsi que la voix de Selwyn qui lui ordonnait d’aller lui casser la figure. Il se rappelait très bien de la façon dont le Serdaigle avait déjoué son maléfice de chauve-furie et de leur semaine de retenue collective. Il se rappelait aussi de la façon dont Isaac avait, quelques jours plus tard, terminé le travail inachevé du mulâtre. Il se rappelait surtout du rire sadique qui était sortit de la bouche de Selwyn avant qu’il ne se mette à cracher au visage mutilé de l’impur en disant « voilà ce que mérite les sangs de bourbe ». Arès avait détourné le visage car il avait honte. Honte d’avoir voulu être ami avec ce genre de sorciers. Honte d’avoir voulu faire du mal à un sorcier qui n’avait rien demandé. Il était désolé. Terriblement désolé. Il voulait s’excuser mais le fallait-il alors que le sorcier ne semblait pas le reconnaître non plus ? Ne fallait-il pas plutôt faire profil-bas ?
Heureusement, le maladroit retira son bandage ce qui donna au médicomage tout le loisir d’observer sa blessure plutôt que de se replonger dans les fantômes du passé. D’un geste délicat, le médicomage posa sa main gauche sur la main droite écorchée du sorcier en resserrant ses doigts sur le côté de ses paumes. Un contact qui ne laissait pas indifférent et une fois de plus accéléra les battements de son cœur. Il rapprocha la main de son visage pour l’observer. Cela n’était pas très beau à voir mais ce n’était rien de grave. Il sentit le regard du jeune homme se poser sur lui et le rouge lui monter aux oreilles mais préféra faire comme si de rien n’était. « Je te préviens ça risque de piquer un petit peu, mais ça ne durera pas longtemps » dit-il d’une voix douce et rassurante en plongeant son regard d’ébène dans le sien. Puis sans prononcer le moindre mot, il pointa sa baguette sur la peau du jeune homme pour retirer les quelques morceaux de verre qui restaient prisonniers dans et surtout sous sa peau. Plusieurs morceaux de verres volèrent dans les airs avant d’aller se poser dans un petit récipient sur une étagère. Le hasard faisait visiblement bien les choses, puisque le jeune homme s’était réfugié à quelques centimètres de plusieurs fioles d’essence de dictame. Il était donc inutile de recourir à un sortilège d’attraction pour en attraper une. Le potioniste se contenta de tendre le bras pour attraper une fiole au dessus de la tête du jeune homme. Il versa quelques goutes sur les plaies du jeune homme qui se refermèrent aussi tôt. Sa peau était comme neuve. Arès laissa glisser son doigt sur sa peau douce pour vérifier que tout était rentré dans l’ordre. « C’est mieux comme ça non ?» dit-il en lui adressant un sourire avant de retirer sa main qui supportait la main blessée. Il avait envie de serrer cette main dans la sienne et d’unir ses lèvres aux siennes mais ce n’était pas approprié. Il ne savait même pas si ce jeune homme était sensible au charme des hommes. Et puis, même si tel était le cas, voudrait-il vraiment embrasser un homme qui l’avait attaqué sans raison ? Un homme qui avait regardé sans rien dire son meilleur ami lui casser la figure ? Un homme qui avait regardé sans sourciller, l’un de ceux dont il voulait être ami l’humilier en lui crachant au visage et en l’insultant. Non certainement pas. « Je suis désolé.» murmura-t-il en baissant les yeux à nouveau, sans dire pourquoi il était désolé. L’essentiel c’est qu’il l’était, et sincèrement. Arès était comme ça, guidé par ses émotions et avec le besoin inconditionnel de laisser parler son cœur. En ce moment dans son cœur, c’était la tempête. Un peu à l’image de celle de neige qui s’abattait sur le village et qu’il n’avait pas remarquée.
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Lewis A. Hickmore

Lewis A. Hickmore


COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
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Caractéristiques du sorcier
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MessageSujet: Re: Il joue à l'oublier en sachant que ce n'est pas vrai. ↯ ft. Ares Il joue à l'oublier en sachant que ce n'est pas vrai.  ↯ ft. Ares EmptyMer 15 Sep 2021 - 23:00

Soirée hivernale.
Décembre 1978, Chemin de Traverse, Les élixirs Zabini.

Des années durant, il avait essayé de le haïr. Pas pour ce qu’il était, mais pour ce qu’il tentait de représenter. Une caste magique supérieure dans laquelle il s’efforçait de trouver sa place. Une classe qui méprisait tout ce que le jeune argent et bleu était. Une société où la pureté écrasait l'indécence et la souillure. Et dans la bassesse d'un sortilège à dos tourné, il avait voulu asseoir cette hiérarchie endogamique. Et pourtant, il avait vu en lui cette part d'innocence et de bienveillance. Cela lui avait fait naitre pour le Serpentard, une curiosité qui avait eu vite de se travestir en un sentiment qu'il réprouvait plus que tout. Ce fut pour cela, qu’au gré des heures passées en retenue, il s’était évertué à la maudire. Qu’au fil des rendez-vous hospitaliers, il s’était interdit de le croiser. Qu’au cours de ses voyages à l’étranger, il s’était acharné à l’oublier. Pour au final renoncer. Sa modeste stature ne faisant pas le poids face à cette géante destinée, qui le poussait toujours plus en avant, toujours plus proche d'un précipice émotionnel.    

***


La bouche de travers, un sourcil arqué, il avait vainement cherché à réguler sa fréquence cardiaque. Ne pas se trahir, ne pas se dévoiler, ne pas faillir devant celui qu’il avait secrètement et honteusement désiré. Mais à chaque inspiration prise, à chaque centimètre grignoté, à chaque œillade volée, Lewis sentait son palpitant atteindre des sommets. Il se devait de faire front, ne pas avouer cette faiblesse. Il n’était pas prêt à affronter la réalité, pas prêt à lui montrer et lui avouer ce qu’il ressentait. Et il n’était pas certains de l’être un jour. Et pourtant il n’arrivait pas à décrocher son regard de ce visage. Si proche, il put percevoir les pigments d’ébènes se rosirent, empourprer ces traits et tâcher son teint.

La main du médicomage caressa le dos de la sienne et un nouveau frison lui parcouru l’échine. Il ressentait le besoin de la serrer avec force, mais l'élancement du calcin épousant son derme lui arracha une grimace douloureuse. Il avait beau y mettre toute la délicatesse du monde, la torture physique et psychologique était insoutenable. Si bien qu’il crevait d’envie de se jeter dans le creux de ses bras, tandis qu’une partie de lui mourrait d’impatience de parfaire ce minois angélique d’une droite bien méritée.  Fais quelque chose, ne reste pas là comme un demiguise prit au dépourvu. Il devait garder le contrôle et ne pas laisser libre court à son subconscient dévastateur. Immobile, accroché à ses pupilles, il avait trouvé un refuge dans lequel il pouvait se perdre en toute imprudence.

L'avertissement de l’apollon avait apaisé la tension un court instant avant qu’une brûlure ne vienne à crisper ses muscles encore transis par le froid. Le magizoologiste détourna le regard de ce spectacle cuisant. Ainsi, les lèvres pincées, il admirait le balai du verre volant en ordre serré, tout en émettant de temps à autre un soupir anxieux. Les minutes insoutenablement longues mirent fin au calvaire et déjà la fournaise faiblissait en intensité. Avec dextérité, le sang-pur agrippa une fiole dans une demi accolade. Cette proximité nouvelle charriait son lot d’ivresse et de fièvre mêlées d’anxiété et d’épouvante. La tiédeur de la décoction pacifia ses fibres nerveuses et le doigt du clinicien effleura sa paume dans un picotement agréable sur sa chair fraichement soignée. Un simple coup d’œil et Lewis pu admirer la perfection d’une cicatrice en pointillées se dessiner sur sa peau aseptisée. Il lui rendit son sourire et sentit le vide s’emparé de lui à l’instant où son bienfaiteur rompit son étreinte. « Mieux en effet, merci... » lui répondit-il en dégourdissant ses phalanges ankylosées. Ses joues s’étaient laissées prendre au dépourvu par un brasier généreusement rosé.  

Comme un besoin de ressentir à nouveau son contact, il passa son index sur la ligne de vie écharpée qu’Ares venait de reconstruire, suivant l’empreinte tactile laissée par le majeur du jeune homme. Les paroles murmurées par Zabini le sortir de son observation rêveuse. Il leva le menton et put constater le regard fuyant du sorcier. Candidement, Lewis se méprit et cru innocemment, qu’il faisait référence à ce souvenir gravé dans sa paume. Il n’était pas expert en la matière, mais à en juger par la coloration, le travail semblait être à la hauteur de la réputation du médecin sorcier. Et cette nouvelle addition ne jurait pas avec celle qu'il avait déjà collectionné. « Pas de quoi en faire tout un chaudron, ça m’apprendra à vouloir passer la charrue avant les hippogriffes. » ironisait-il pour détendre un peu l’atmosphère. « Et puis si quelqu’un doit réellement présenter des excuses, je crois plutôt que c’est à mon tour. » ajoutait-il tout en se raclant la gorge et s’approchant de son interlocuteur.  


ft. Ares Zabini
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Il joue à l'oublier en sachant que ce n'est pas vrai. ↯ ft. Ares

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