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L'Espagne, enfin ▬ Luzia, Garance & Gideon [flashback été 1978]

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MessageSujet: L'Espagne, enfin ▬ Luzia, Garance & Gideon [flashback été 1978] Lun 9 Sep - 15:43

Que coño es eso? jura Deidre. Qu'est-ce que c'est que ce bins ? Debout dans sa chambre, les mains sur les hanches, la jeune femme lançait un regard de tueur à l'énorme sac à dos allongé sur son lit et qu'elle tentait de bourrer le plus possible. L'amas de tissu venait de régurgiter une pile de tee-shirt et une paire de baskets. Lo voy a matar! cria-t-elle en levant les mains au ciel avant de fondre telle une harpie sur son lit. Qui vas-tu donc tuer ? s'enquit sa mère en entrant dans la pièce, un tablier ceint sur ses hanches et battant des blancs en neige dans un saladier à l'effigie des Beatles. Deidre lui montra son sac, maugréant toutes les insultes espagnoles qu'elle connaissait jusqu'à ce que sa mère exige sa présence à ses côtés dans la cuisine. Tandis qu'elles rejoignaient le rez-de-chaussée, Deidre lança un regard à l'horloge qui se dressait dans le salon des Velazquez. Midi moins vingt. Ils n'allaient pas tarder. On est d'accord, hein, maman ? Tu vas manger chez papi et mamie, ce midi ? demanda la jeune femme en s'accoudant à l’îlot central de la cuisine. Solveig Velazquez posa sur sa fille aînée un regard amusé puis tendit la main pour lui caresser tendrement la joue. Ne t'inquiètes pas, je comprends que tu aies besoin que ton père soit là aussi pour nous présenter Gideon. Mais n'attends pas trop longtemps, quand même. J'ai hâte de le voir ! Deidre lui sourit, puis la mère et la fille changèrent de sujet de discussion, jusqu'à ce que midi sonne.

Je te laisse ! N'oublie pas de vérifier la cuisson du cake, il ne sera pas bon s'il est trop cuit. Et embrasse ta cousine pour moi. Et Gary et Gideon aussi ! Et... AU REVOIR MAMAN ! Solveig embrassa sa fille et battit en retraite, transplanant chez ses parents. Deidre remonta quatre à quatre dans sa chambre, attaquant son énorme sac à dos à grands coups de ruban adhésif. Alors que le sac s'avouait, enfin, vaincu, un CRAC sonore déchira l'air. Deidre releva la tête, craignant que le cake n'ait explosé. Elle dévala l'escalier et s'arrêta aussi sec, avant de fondre sur sa meilleure amie et la serrer dans ses bras. Gary ! Je suis trop heureuse que tu sois là ! Ça va être de la bombe, ces vacances en Espagne ! Il ne manquait plus que Luzia et Gideon, et le quatuor pourrait déjeuner avant de transplaner pour l'Espagne, où les cousines espagnoles retournaient ensemble. Deidre avait déjà rendu visite à leurs cousins madrilènes, mais elle n'était jamais allée dans le cœur de l'Andalousie, où était le village d'enfance d'Adalrick et Thelma Velazquez. C'était donc une grande première, qu'elles avaient choisi de partager avec Gideon et Garance.  

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Dernière édition par Deidre H. Velazquez le Sam 5 Avr - 23:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'Espagne, enfin ▬ Luzia, Garance & Gideon [flashback été 1978] Lun 9 Sep - 16:12

En théorie, les affaires de Garance étaient prêtes depuis deux semaines déjà, tellement la jeune fille avait hâte de découvrir l'Espagne. En théorie seulement, car matins et soirs, c'était le même cirque : il lui fallait tout vérifier, et donc tout vider, afin d'être sûre qu'elle avait bien pensé à prendre le dernier short qu'elle s'était offert et qui lui allait tellement bien, avant de réaliser consternée qu'avant de tout remettre en place dans son sac magiquement agrandi pour l'occasion elle avait oublié de vérifier si sa paire de sandales préférée se trouvait bien dans la poche interne gauche, et non pas la droite car celle-ci abritait ses lotions de beauté, à moins que cela ne soit l'inverse...

C'est l'heure Maman, j'y vais ! trancha-t-elle d'une voix surexcitée à sa mère en dévalant les escaliers de chez elle, son énorme sac rebondissant magiquement sur les marches derrière elle. Tant pis s'il lui manquait quelque chose, après tout elle n'avait fait que vider son armoire pour tout mettre dans son sac, et comptait bien dévaliser les boutiques avec Deidre et Luzia dès qu'elle poserait un pied sur la péninsule ibérique. Et Gideon n'avait qu'à aller se récurer le chaudron, il n'y échapperait pas !

Tu n'as rien oublié ? lui demanda malicieusement sa mère tandis que Garance entrait dans la cuisine comme une tornade. Malicieusement bien sûr, car la mère était à l'image de la fille, ou plutôt l'inverse. S'il y avait bien une âme sur cette terre qui fût pire que Garance, c'était bien, et en toute logique, sa mère adorée, de qui elle tenait.

Ne me pose pas cette question ! râla faussement sa fille, avant de serrer Judith contre elle. Tu feras un bisou à Papa pour moi, vous allez me manquer, assura-t-elle en posant un baiser sur la joue de sa mère. Deidre va m'attendre, je vais y aller. Faut que j'arrive avant Gideon, sinon il va prétendre que je suis en retard, railla-t-elle en attrapant sa baguette magique, qu'elle avait laissée sur le comptoir de la cuisine. A bientôt ! claironna-t-elle joyeusement avant de transplaner.

Une seconde et demi plus tard, Garance se retrouvait au beau milieu du salon des Velazquez, son sac posé en équilibre précaire sur une console qui n'était pas préparée à supporter pareil poids et commençait à geindre avant que la jeune fille, alerte, ne renverse son sac sur le sol avant de faire une bêtise. Grand bien lui en pris, car à peine son sac gisait-il sur le sol que déjà Deidre lui avait fondu dessus et l'entourait de ses bras : folle de joie de revoir sa meilleure amie, un couinement joyeux échappa à la jeune Garance, qui lui rendit son étreinte avant de la relâcher.

Je te préviens, je suis au moins aussi motivée que toi, lui annonça-t-elle avec tout le sérieux du monde, et Gideon m'a envoyé un hibou hier soir pour me prévenir qu'il avait une surprise pour nous, alors laisse-moi te dire que ça va envoyer du steak de sombral, cette histoire !

Sur ces entrefaites, Garance tourna sur elle-même d'un air sérieux, inspectant d'un oeil d'aigle les alentours et devinant qu'elle était la première :

Alors, tu leur as présenté Gideon, à tes parents ? demanda-t-elle à sa meilleure amie d'un ton conspirateur. Deidre toutefois fut plus ou moins sauvée par le gong, car c'est cet instant précis que choisit le troisième voyageur de l'équipée pour rejoindre le point de départ de ce qui s'annonçait être un voyage inoubliable !




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MessageSujet: Re: L'Espagne, enfin ▬ Luzia, Garance & Gideon [flashback été 1978] Mar 10 Sep - 12:50

Luzia n'en revenait toujours pas : ses parents lui avaient - enfin - donné leur accord pour qu'elle parte en Espagne avec sa cousine, Garance et Gidéon. Son frère, Ugo avait lui aussi été convié à l'expédition, mais avait préféré décliner. Au fond, se disait Luzia, ce n'était pas plus mal ; il aurait été mal-à-l'aise, entouré de sorciers.
Et pourtant, ce n'était pas gagné ! Gomez et Thelma ne s'étaient jamais montrés très favorables à un éventuel voyage en Espagne. Mais ça, c'était avant que Solveig et Adalrick ne prennent le taureau par les cornes. El tío (l'oncle) avait assuré que tout se passerait bien, et qu'il était plus que temps pour Luzia de découvrir son pays d'origine. D'autant plus qu'elle serait accompagnée de trois personnes majeures capables de réagir correctement en cas de problèmes.

- Pues, soupira la jeune fille, creo que estoy lista. (*)

Ugo, assis sur la chaise de bureau, hocha simplement de la tête et continua de jouer avec une des plumes de sa sœur. Il regardait l'énorme valise de la jeune fille avec un sourire amusé. En fait, il avait passé la veille à dire à Luzia qu'en Espagne il faisait chaud et que quelques robes lui suffirait. Mais, têtue, Luzia avait voulu emmener quelques pulls chauds, des chaussures à talons - au cas où - et plusieurs maillots de bain, dont une des lanières dépassait de la valise, pourtant fermée.

Promenant son regard sur la pièce, Luzia se disait qu'elle n'avait probablement rien oublié. Sa baguette était dans son sac à main, avec sa bourse pleine de galions, une carte de l'Espagne et ses lunettes de soleil. Bon Dieu, ce qu'elle avait hâte ! Et avec ça, elle devait attendre le retour de sa mère avant d'avoir le feu vert pour partir.

- Je te ramènerai plein de cadeaux ! s'écria la jeune fille à son frère.

Elle avait déjà une petite idée en tête : Ugo aimait beaucoup la bièraubeurre et elle essayerait d'en trouver en Espagne. Sinon, elle improviserait : ce voyage lui semblait plein de promesses. Garance avait exigé qu'elles fassent des magasins, Gid' voulait absolument manger des churros tandis que Luzia comptait bien allumer le feu dans les boites de nuits. Un bon programme en perspective.

- Estoy aqui, () claironna la voix de sa mère dans l'entrée de l'appartement.

Ni d'une ni de deux, Luzia attrappa son sac et l'anse de la valise et courut dans le salon en traînant le tout derrière elle. Sa mère posait son sac sur un des fauteuils bariolés et ne put s'empêcher de sourire en voyant l'enthousiasme de sa fille.

- Tu feras bien attention, n'est-ce pas ? Tu nous écris et tu restes bien avec Deidre.

Thelma avait une confiance aveugle en Deidre, d'ailleurs, elle l'appellait toujours "mi querida sobrina". (ma nièce chérie)

- Oui, Mama, je ne ferais pas de bêtise.

Après tout, ce voyage, c'était un peu un test. Si tout ce passait bien, elle aurait le droit de repartir.

- Mais surtout, reprit Thelma en la serra dans ses bras, amuse-toi bien.

Luzia lui rendit son étreinte avant de coller une bise affectueuse sur la joue de son frère. Enfin, elle se dirigea vers la cheminée, y casa sa valise en laissant une petite place pour elle-même. Un sourire radieux et une poignée de poudre de cheminette plus tard, la voilà chez sa cousine.

- ¡ Holà queridas ! cria-t-elle en voyant que Deidre et Garance étaient déjà dans le salon.

Elle s'extirpa de la cheminée et se moqua de Garance qui avait un sac encore plus gros que sa valise. Une odeur de gâteau lui chatouilla les narines et la ravit au plus haut point car c'était un gâteau de Solveig avait l'habitude de faire et que Luzia adorait.

- Tiens, Gid est en retard, remarqua Luzia.

Elle qui pensait qu'elle serait la dernière !




(*) Bon, je crois que je suis prête.
() Je suis là.

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MessageSujet: Re: L'Espagne, enfin ▬ Luzia, Garance & Gideon [flashback été 1978] Mer 11 Sep - 23:41



Avant que les vacances débutent vraiment, Gideon avait du remplir quelques obligations. Pour commencer, il devait remettre un rapport à Kingsley, en main propre avait-il précisé. Sauf que depuis le matin, il avait fait au moins trois fois le tour du ministère et n'avait pas trouvé le grand noir. Il avait finalement renoncé et était passé à l'école supérieure de la magie où il avait oublié de donner un document officiel quand il s'était réinscrit pour sa deuxième année. Puis il était retourné chez lui pour remplir son sac, chose qu'il n'avait pas pris le temps de faire plus tôt car trop débordé. Non, décidément, il bénissait les prochains jours qu'il allait vivre : plus de cours, plus d'examen, plus d'entraînement, plus d'enquête ou de rapport pour le ministère ou de mission pour l'Ordre. Ces vacances, il les méritait alors elles avaient intérêt à être reposante ! Bref, conscient d'être déjà en retard - alors qu'il ne manquait pas de faire remarquer quand quelqu'un l'était d'habitude - il fourra un maximum de vêtements pour l'été dans son sac et compléta son bagage avec quelques autres choses pris dans sa salle de bain et sur ses étagères. Son sac sur le dos, il transplana à nouveau au ministère, pesta contre l'ascenseur qui se faisait désirer et débarqua au milieu du bureau de son mentor qui, Merlin soit loué, était présent.

« Voici le rapport. S'il y a un soucis, débrouille-toi, j'ai dit que je partais en vacances aujourd'hui alors si quelqu'un s'amuse à me déranger parce qu'on a signalé un nuage d'une forme suspecte, qu'il aille se faire cuir un œuf ! »

Ça avait été toute une histoire de réussir à partir en vacances : en été mais surtout en période de guerre, partir en vacances était assez inimaginable. Le ministère et l'Ordre avaient besoin de tous ses effectifs alors si tout le monde s'amusait à quitter le pays, ce serait vite problématique. Et puis avec la coupe du monde de Quidditch en France, il fallait garder un œil sur l'île de Ste Boullu tout en continuant de s'occuper du Royaume Uni. Mais Gid avait réussi l'impossible et même s'il gardait un lien avec l'Ordre qui pouvait le contacter grâce au pendentif en cas d'urgence, il était débarrassé de toutes contraintes ministérielles.

« Maman, je paaaars ! »

Et voilà la dernière chose qu'il avait à faire. Dire au revoir à ses parents, puis à son frère et enfin à sa sœur. Merope voulut jeter un œil à son sac, il refusa catégoriquement. Son père lui conseilla de faire attention, à lui mais aussi aux trois filles, surtout à Luzia parce qu'elle était encore mineure. Fabian lui donna une grande frappe dans le dos en lui disant qu'il serait bien entouré mais qu'il devait aussi s'intéresser aux espagnoles, ce à quoi Gid répondit qu'il l'avait déjà trouvé, son espagnole, et qu'en plus, cerise sur le gâteau, elle était aussi irlandaise. Il embrassa tout le monde et transplana pour le Terrier. Assailli par les têtes rousses de ses neveux, il crut ne plus pouvoir partir et ne put être libéré qu'après avoir juré trois fois qu'il ramènerait des cadeaux à tout le monde. Après avoir embrassé sa sœur sur les deux joues, il transplana à nouveau, cette fois pour la demeure Velazquez.
Il avait prévu d'arriver dans l'entrée mais autant de transplanages à la suite lui avait un peu fait perdre ses repères spatiaux et il se retrouva dans la chambre de Deidre.

« Je ne suis PAS en retard. » s'exclama-t-il en descendant les escaliers alors que Luzia faisait justement remarquer qu'il l'était. « J'ai juste eu quelques contre-temps. Mais j'ai la surprise ! »

Il la gardait néanmoins pour un peu plus tard et rejoignit les filles. Son sac qu'il posa à côté de celui de Gary semblait être une blague. Il fit la bise à Luzia et à Garance et, gardant la meilleure pour la fin, s'approcha de Deidre pour l'embrasser.


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MessageSujet: Re: L'Espagne, enfin ▬ Luzia, Garance & Gideon [flashback été 1978] Jeu 12 Sep - 20:54

Excitée comme un lutin de Cornouailles, Deidre en était presque à sautiller comme une enfant devant un magasin de poupées. L'Irlandaise ne releva pas la mention d'une surprise, trop à son bonheur de partir en Espagne avec ceux qu'elle aimait le plus. Alors que Garance abordait le sujet épineux de la rencontre parent-petit ami, l'arrivée de Luzia offrit quelques minutes de répit à la jolie brune qui prit sa cousine dans ses bras. Tu sais que la dernière fois où tu es arrivée en cheminée, Eliel a eu tellement peur qu'il a fait des cauchemars ? mentionna Deidre avec amusement. Vous faîtes le concours du plus gros sac les filles, c'est pas possible ! T'avais vraiment besoin de prendre tous tes produits de beauté, Gary ? lança-t-elle à sa meilleure amie en voyant un tube de crème exfoliante aux écailles de carapace de crabe de feu dépasser d'une des poches latérales de son sac. Quoique, si on veut te trouver un bel Espagnol, t'en auras peut-être besoin, dit-elle avec espièglerie.

Luzia remarqua alors que Gideon était en retard, aussitôt infirmée par la voix grave du jeune homme provenant de l'étage. Deidre leva les yeux, s'étonnant de le voir sortir de sa chambre et les rejoindre en descendant l'escalier. La brunette espéra qu'il n'avait rien remarqué du bazar qui régnait en maître des lieux, ni du tas de linge sale lâchement abandonné entre son lit et son bureau. Elle se demanda alors si elle avait bien refermé le tiroir où elle entassait ses culottes... Un doute existentiel l'envahit aussitôt, que le baiser de son amoureux fit s'envoler. Après tout, ce n'étaient que des sous-vêtements.

Tu m'as manqué, mon cœur, lui murmura-t-elle en passant ses bras autour de ses hanches, posant sa tête sur son épaule. C'est quoi cette fichue histoire de surprise? demanda-t-elle en posant un regard interrogateur sur ses amis avant d'enchaîner. Au fait, maman Velazquez a fait un cake. Il vaut mieux pour nous qu'on l'ait mangé avant de partir, sinon on risque de se faire taper sur les doigts ! Maman m'a encore fait la remarque que vous étiez trop fluettes, queridas, s'amusa-t-elle. En même temps, Solveig Velazquez était l'incarnation même du contraire. La matriarche irlandaise avait des formes voluptueuses, un de ses meilleurs arguments de vente pour ses livres, d'ailleurs. Avec sa chevelure flamboyante et son corps de madone callipyge, la mère de Deidre était l'antithèse de sa fille brune et presque maigre. Mais après tout, Deidre avait tout de son père - et le caractère de sa mère. Un savant mélange entre l'Irlande et l'Espagne, explosif et débordant de vie.

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MessageSujet: Re: L'Espagne, enfin ▬ Luzia, Garance & Gideon [flashback été 1978] Lun 16 Sep - 21:57

Deidre s'en sortait pour cette fois, elle avait de la chance la petite, que sa cousine ait débarqué pile à l'instant où sa meilleure amie comptait lui tirer les veracrasses du nez, elle avait de la chance oui, mais cela se produirait une fois, pas deux, la jeune Folkhart s'en fit la promesse. Depuis qu'elle avait réussi à accepter de ne pas avoir été prévenue à la minute où ses deux meilleurs amis se mettaient en couple, Garance prenait très à coeur leur relation, peut-être trop à coeur... Comme le souligna la remarque railleuse mais fort claire de Deidre, lorsque cette dernière lui rappela sans aucun égard son statut de célibataire endurcie. Sortir avec un Espagnol, pourquoi pas... Cela lui changerait les idées, après tout. Elle n'avait embrassé personne depuis... Depuis... Le Nouvel An, bien sûr, et le fameux Raphaël Febvre. Mais cela ne se reproduirait plus, la jeune fille le savait, car depuis cet épisode ahurissant les deux jeunes gens ne s'étaient pas adressé une seule fois la parole, alors qu'ils étudiaient encore tous deux à Poudlard. Tout espoir de construire une relation avec lui étant voué à l'échec, Garance n'en avait même pas parlé avec Deidre. De toute façon, maintenant qu'elle avait ses ASPICS, elle n'aurait plus jamais à voir le beau Serpentard. Bon débarras ?

Un gâteau de Solveig ! s'exclama-t-elle gaiement en frappant dans ses mains, avant de prendre une mine rusée digne du plus roublard des Serpentards, mais a-t-elle spécifié qu'il fallait le manger ici, ou bien qu'on pouvait l'emmener là-bas ?

De toute façon, le gâteau allait y passer, c'était certain.

Allez on l'embarque, on le mangera là-bas, on y va, j'ai trop hâte ! trépigna la jeune fille en offrant à ses amis son plus beau regard de boursoufflet battu.
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MessageSujet: Re: L'Espagne, enfin ▬ Luzia, Garance & Gideon [flashback été 1978] Mar 17 Sep - 16:10

Luzia se mit à rire lorsque Deidre fit allusion à la fois où, tard le soir, elle avait débarqué dans le salon de son oncle et de sa tante, en empruntant le réseau de cheminée. Luzia avait dû mettre trop de poudre de cheminette et son arrivée avait été quelque peu tumultueuse, ce qui avait fait peur à Eliel. Elle revoyait encore son air catastrophé et livide, qui avait mis quelques secondes avant de reprendre des couleurs. Son hilarité redoubla lorsque les trois filles entendirent une voix qui leur parvenait de la cage d'escalier.

- Je ne suis PAS en retard, clama Gideon. J'ai juste eu quelques contre-temps. Mais j'ai la surprise !

- Una sorpresa ? répéta Luzia, intriguée, tandis que Gideon lui faisait une bise.

S'ensuivit les minauderies des amoureux durant lesquelle Luzia fit remarquer à Garance que la crème exfoliante aux écailles de crabe de feu n'était guère plus efficace que celle aux graines de Murlap. Cette dernière n'avait pas la sensation de brûlure des écailles.

- Au fait, maman Velazquez a fait un cake, martela Deidre. Il vaut mieux pour nous qu'on l'ait mangé avant de partir, sinon on risque de se faire taper sur les doigts ! Maman m'a encore fait la remarque que vous étiez trop fluettes, queridas.

Trop fluette ? Cela n'était pas pour déplaire à Luzia, d'autant plus que la pratique du quidditch avait sculpté son corps. Encore une année, et Nolan n'aurait jamais la tentation de la quitter ! Il fallait faire confiance à Solveig pour s'assurer que l'on ne manquait de rien niveau culinaire. Tous les piques-nique que Luzia avait eu l'occasion de faire avec sa tante ressemblait davantage à un banquet qu'à un repas bucolique. Le fumet du cake était si alléchant que la jeune fille était prête à n'en faire qu'une bouchée, en dépit de son soi-disant corps de sportive. Ce fut Garance qui eu le dernier mot :

- Allez on l'embarque, on le mangera là-bas, on y va, j'ai trop hâte !

- C'est envoyé, fit Luzia en se dirigeant vers la cuisine.

Elle sortit le cake du four, le découpa en plusieurs parts, se saisit d'un rouleau de papier hygiénique et revient avec le tout dans le salon, le plat chaud lui brûlant tout de même les doigts. Deidre était allée chercher un panier en osier et y déposa le gâteau à l'intérieur. Chacun se saisit de ses affaires et se regroupa.

-¡ Vamos ! lança Luzia, la voix tremblante sous le coup de l'émotion.

Dans quelques secondes, tous seraient en Espagne, dans son pays.
Chez elle.

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MessageSujet: Re: L'Espagne, enfin ▬ Luzia, Garance & Gideon [flashback été 1978] Dim 29 Sep - 10:40


« Toi aussi, mon amour. » répondit-il à Deidre en la serrant dans ses bras. « La surprise, je vous la réserve pour plus tard ! Le cake, c'est plus important ! »

Il n'avait pas pris le temps de déjeuner et déjà son estomac s'en plaignait. Ravi à l'idée de pouvoir manger un morceau du délicieux gâteau de madame Velazquez, il fut vite déçu quand Gary proposa qu'ils l'emmènent en Espagne plutôt que de le manger immédiatement. Il n'eut même le temps de s'en plaindre et de réclamer sa part que Luzia partait déjà dans la cuisine l'emballer pour le voyage.

« Je voulais en manger maintenant, moi... » fit-il avec une moue boudeuse mais personne ne l'écouta.

On ne s'inquiétait pas de le voir trop fluet, lui, bien sur. Il pouvait bien crever de faim, on ne lui donnerait même pas un dragée surprise goût vomi. Le gâteau dans le panier, ils récupérèrent leurs affaires. Son sac sur le dos, Gideon pouffa en voyant que ceux des trois filles étaient presque plus gros qu'elles et qu'il suffisait qu'il les pousse à peine pour qu'elles tombent toutes sur les fesses, façon domino. Il attrapa la main de Gary et de Luzia, les deux plus proches de lui et jeta un œil à Deidre pour s'assurer qu'elle complétait bien le cercle. Avec tous leurs bagages et sachant qu'il ne connaissait pas du tout l'endroit où ils allaient, le transplanage de groupe était presque obligé. Dans le cas contraire, ils risquaient d’atterrir aux quatre coin de l'Espagne et mettre leurs vacances à se retrouver.

« Deidre, tu nous guides. On ne se lâche pas tant qu'on n'est pas arrivés. »

Il interrogea du regard les trois filles pour savoir si elles étaient prêtes mais elles semblaient plus qu'impatientes à l'idée de partir. Prenant une grande inspiration – il commençait à en avoir marre de transplaner, ça devenait presque une chance de n'avoir pas pris de petit-déjeuner en fait – il commença un bref compte à rebours.

« Un... Deux... Trois ! »

Et ils transplanèrent.

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MessageSujet: Re: L'Espagne, enfin ▬ Luzia, Garance & Gideon [flashback été 1978] Dim 29 Sep - 18:25

Avant que Deidre ait pu répondre à Garance, celle-ci semblait avoir décidé du sort qu'ils feraient au cake de sa mère. Tu es IM-PO-SSIBLE ! Comment tu veux qu'on dise non quand tu fais cette tête-là ?! lança Deidre en levant les yeux au ciel avant d'éclater de rire. Elle empaqueta le cake et hésita à le mettre dans son sac, voyant qu'il semblait sur le point de régurgiter son contenu. Préférant un panier en osier, elle le posa sur la table du salon pour pouvoir passer son sac à dos. Elle manqua perdre l'équilibre, se rattrapant à la rambarde de l'escalier. Elle attrapa sa baguette et d'un sortilège, en allégea le poids.

Resserrant les sangles, elle s'approcha du petit groupe et glissa la hanse du panier sur son bras. Elle passa ses mains dans celles de Luzia et de Garance et leva la tête vers Gideon, opinant du chef. Elle connaissait leur destination, puisque sa mère avait transplané avec elle la veille, en pleine nuit, pour ne pas briser la découverte qu'ils devaient faire tous les quatre. Gideon fit le décompte et Deidre hésita à fermer les yeux. Trois.

La poussière que leur arrivée avait soulevée retomba, leur dégageant la vue. Les oliviers poussaient autour d'eux, les entourant de leur feuillage vert. Au bas de la colline se dessinaient les toits rouges des petites maisons andalouses. Benitagla, enfin. Deidre avait tant entendu son père, sa tante et ses grands-parents vanter la beauté de ce village où ils avaient grandi. La maison des Velazquez avait été détruite par les troupes franquistes - la jolie brune savait donc qu'il serait inutile de la chercher. Mais se retrouver au-dessus du village où étaient ses racines la transporta de joie.

Elle se tourna vers Luzia et prit sa main. On vient d'ici, murmura-t-elle. Puis elle se tourna vers son petit ami et sa meilleure amie et sortit un appareil photo moldu de sa poche. Allez, mettez-vous tous les trois devant les oliviers, que je prenne la première photo de nos vacances !
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MessageSujet: Re: L'Espagne, enfin ▬ Luzia, Garance & Gideon [flashback été 1978] Ven 21 Mar - 23:01

Même après deux ans de permis, Garance ne parvenait pas à s'habituer à ce que son estomac fasse des bonds à chaque fois qu'elle devait transplaner. Mais dans le cas présent, c'était encore différent car l'excitation en rajoutait une couche, et lui donnait déjà l'impression d'avoir des papillons dans le ventre. Alors vous pensez bien, des papillons qui font des bonds...

Soudain, l'air se trouva plus sec, plus chaud, et Garance sentit un sol poussiéreux se matérialiser sous ses pieds. La jeune fille ouvrit les yeux pour les refermer immédiatement, éblouie par le soleil éclatant qui leur faisait face à tous les quatre : mettant sa main en visière, elle retenta l'expérience, et en resta bouche bée. Ils se trouvaient au milieu d'un hameau d'oliviers surplombant un charmant village, multitude de petits points rouges au milieu du vert des feuilles et de l'ocre de la terre. Garance était sans voix, et sursauta franchement lorsque Deidre, déjà remise de ses émotions, leur ordonna soudainement de prendre la pose.

Allez venez les enfants, la madame a dit qu'on devait prendre une photo ! s'exclama-t-elle joyeusement en attrapant Luzia et Gideon par un bras pour les mener vers un olivier de belle taille auprès duquel ils s'arrêtèrent, et vous avez fichtrement intérêt à être beaux !

Garance s'immobilisa, un bras sur les épaules de Luzia, faisant le V de la victoire, et l'autre autour de la taille de Gideon, et dédia à la photographe son plus beau sourire. Pour la postérité !
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MessageSujet: Re: L'Espagne, enfin ▬ Luzia, Garance & Gideon [flashback été 1978] Ven 4 Avr - 22:46

Luzia tenait les mains de Deidre et de Garance, impatiente à l'idée de décoller et en même temps légèrement anxieuse à l'idée de transplaner d'une telle manière. Elle l'avait déjà fait, avec son père ; mais jusqu'à présent, c'était pour de courts trajets. Comme elle n'était pas encore majeure, elle devait s'en remettre complètement aux trois autres, en priant pour ne pas finir désartibulée.

La désagréable sensation qu'un crochet la tirait par le nombril eut tôt fait de se faire sentir. Ils étaient partis... et à peine les voilà arrivés ! Le temps de recouvrer ses esprits, de se débarasser du vertige qui avait pris possession d'elle ainsi que son énorme sac qu'elle posa par terre, et Luzia se perdait déjà dans la contemplation du paysage méditerranéen qui s'offrait à elle. Maravilloso. Deidre, à ses côtés, lui murmura un émouvant :

- On vient d'ici.

C'était vrai. Luzia n'était pas née en Espagne, mais elle sentait chaque fibre de son corps réagir à au contact de cette terre qui était celle de ses ancêtres. Depuis tant d'années qu'elle attendait ça ! Maintenant que Franco était mort, plus de risque. La République s'installait, et tous les souvenirs de la dictature allaient peu à peu s'estomper. En tout cas, la jeune fille était fermement décidée à profiter de chaque bons côtés que possédait ce pays qui retrouvait la liberté et la joie de vivre.

- Allez, mettez-vous tous les trois devant les oliviers, que je prenne la première photo de nos vacances, s'exclama l'Hispano-Irlandaise à ses côtés.

Luzia alla rejoindre Garance et Gideon qui prenaient déjà la pose devant un bel olivier qui les abritaient du soleil. Deidre allait immortaliser l'instant lorsque...

- STOP, hurla Luzia.

Sans crier gare, elle se précipita vers son sac à main, qu'elle ouvrit précipitamment pour y extraire... sa paire de lunettes de soleil. En un geste étudié, elle les posa sur sa tête avant de revenir vers les deux anciens Gryffondors.

- Disculpad (*), s'excusa la jeune fille, mais je ne peux pas être en Espagne sans mes lunettes.

Le temps de prendre leur première photo de vacances, et de s'être assuré que l'on voyait les dents de tout le monde et les quatre jeunes se demandaient qu'elle était la prochaine étape.

- ¡ La sorpresa ! s'exclama alors Luzia à l'adresse de Gideon, ne tenant visiblement pas en place.



(*) : Excuse-moi.

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MessageSujet: Re: L'Espagne, enfin ▬ Luzia, Garance & Gideon [flashback été 1978] Sam 5 Avr - 23:17

C'est bon, Luzia t'as tes lunettes ? Je veux voir vos dents ! clama Deidre avant d'appuyer sur le bouton. Clic, clac, kodak ! Une fois leur premier souvenir imprimé sur la pellicule, l'Irlandaise décidément très espagnole fourra l'appareil dans la poche de son short et remonta les bretelles de son sac d'où elle tira un chapeau et ses lunettes de soleil. An Spáinn teacht orainn, lança-t-elle en irlandais (Espagne nous voilà). Tout était magnifiquement radieux autour d'eux.

Le regard de la jeune femme découvrit un chemin de terre qui descendait vers le village, quittant les hauteurs de la colline aux oliviers où ils avaient transplané. C'est quoi cette histoire de surprise ? demanda Deidre en arquant un sourcil. T'as rétréci Fabian et tu l'as fait entrer dans ton sac ? pouffa-t-elle en pensant que le frère de Gideon, tout comme le sien, devait envier leurs vacances au soleil.

Les mains sur les hanches, Deidre profita de la vue. La colline où ils se tenaient surplombait les toits rouges de Benotigla. Ces rues où roulait la poussière avaient abrité les jeux d'enfant d'Adalrick et Thelma Velazquez. Les troupes franquistes avaient-elles vraiment pu détruire la sérénité qui se dégageait de ce paisible petit village andalous qui, d'ailleurs, semblait bien vide. Deidre ne s'en inquiéta pas et se retourna vers ses amis.
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MessageSujet: Re: L'Espagne, enfin ▬ Luzia, Garance & Gideon [flashback été 1978] Ven 18 Avr - 16:57

Avant de s'intéresser au nouveau décor qui entouraient les quatre jeunes, Gideon jeta un coup d'oeil sur chacun d'eux pour s'assurer que tout le monde était bien arrivé avec autant de membres que lorsqu'ils étaient partis. Huit jambes, huit bras, huit yeux, quatre têtes. Tout semblait en place, même les bagages étaient encore là. Content de voir que le voyage s'était déroulé sans problème, il s'intéressa enfin au nouvel environnement qui l'entourait. Les yeux plissés par la luminosité un peu trop puissante, il observa le magnifique paysage espagnol où il allait passer ses vacances. C'était incroyable et il était ravi.
Aussitôt, les filles s'agitèrent, Deidre tenant à prendre une première photo, Garance préparant déjà son beau sourire et Luzia voulant absolument avoir ses lunettes de soleil dessus.
Gideon patientait calmement, totalement serein pour la première fois depuis plusieurs semaines, oubliant déjà tous les problèmes et toutes les obligations qu'il avait momentanément abandonnés à Londres. Il espérait simplement qu'il n'y aurait pas d'urgences et qu'il serait enfin tranquille pour quelques jours. La seule remarque inquiète qu'il se fit, c'est que s'il restait planté comme ça longtemps avant que Deidre prenne la photo, il ne tarderait pas à avoir un coup de soleil sur le visage...

« Je ne promets pas d'être encore beau quand je serais tout rouge... »

Clic ! Enfin, le moment était immortalisé. La prochaine photo de groupes, ce sera lui qui la prendra, ce serait bien moins compliqué et il faudra bien prendre une photo des trois filles ensemble à un moment : après tout, Deidre n'allait pas être la photographe attitrée de tout le voyage, sinon elle n’apparaîtrait sur aucune photo...
Luzia réclama la surprise que leur avait promis Gideon.

« Beaucoup moins encombrant que Fabian ! » répondit-il à Deidre.

Fouillant dans son sac à dos pour y trouver sa surprise, il constata qu'elle n'était pas là où il pensait l'avoir mise, c'est-à-dire juste en dessus de ses affaires. Il plongea le bras un peu plus profondément, celui-ci disparaissant à presque entièrement dans le sac magiquement agrandi. Il espérait ne pas l'avoir oublié en partant, même s'il était persuadé de l'avoir emmenée. Finalement, il ouvrit grand les yeux en trouvant enfin la surprise.

« Ahah ! »

Il brandit quatre paquets qu'il distribua entre les filles et en garda un pour lui. Ce n'était presque rien, juste des casquettes aux couleurs des maisons d'où ils provenaient : jaune et noire avec un blaireau pour Deidre et Luzia, et rouge et doré avec un lion pour Gary et Gideon. Pour des moldus, elles pouvaient très bien passées pour des casquettes de n'importe quelles équipes de baskets. Garance et Deidre n'auraient plus grande occasion de porter les couleurs de leur maison maintenant qu'elles avaient leurs ASPICS.

« Ne les perdez pas même si vous ne les mettez pas. On ne sait jamais si le soleil tape trop fort ! »  s'exclama-t-il avec un air détaché bien qu'il tienne vraiment à ce qu'elles les gardent toujours sur elles : il avait secrètement posé un sortilège de localisation temporaire sur chacune pour s'assurer de retrouver les filles en cas de problème pendant leurs vacances.


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MessageSujet: Re: L'Espagne, enfin ▬ Luzia, Garance & Gideon [flashback été 1978] Mer 13 Aoû - 20:54

Gideon fit un large sourire lorsque Luzia lui rappela qu'il avait des surprises pour chacun d'entre eux. Son bras disparut presque entièrement dans son sac et l'Espagnole songea un instant qu'il les avait peut-être oubliées à Londres... Mais il n'en fut rien car il extirpa, victorieux, quatre casquettes aux couleurs des maisons. Les deux cousines héritèrent des couvre-chefs noirs et jaunes tandis que les ancien Gryffondors se coiffaient fièrement des couleurs Rouges et Or. Luzia remercia Gideon avec chaleur. C'était trop la classe ! Peut-être qu'ainsi, ils rencontreraient des sorciers espagnoles. En tout cas, Luzia était ravie d'une telle casquette. Elle était fière d'être à Poufsouffle. C'est alors qu'elle songea avec dépit qu'il ne lui restait plus qu'une année à effectuer à Poudlard...

Mais enfin, le moment n'était pas venu de penser à cela. Luzia remit son gros sac à dos sur l'épaule et claironna gaiement que c'était l'endroit le plus beau qu'elle avait jamais vu. Dès demain, ils avaient prévu de se balader dans la rue où se situait l'ancienne maison de sa mère et de son oncle, Aldarick. Le reste de la troupe suivit son mouvement et ils eurent tôt fait de trouver la maisonnée louée pour ces quelques jours. Elle possédait un petit jardinet, avec terrasse couverte, une kitchenette et une petite salle de bain - mais qui comprenait un miroir plein pied - un salon plutôt spacieux et deux chambres. Si Gideon et Deidre s'installèrent dans l'une, Garance et Luzia prirent celle avec deux lits jumeaux.

- Caramba, s'était exclamée Luzia, Gaga, il faut que tu vois la taille de notre dressing !


Le soir, alors que le jour laissait peu à peu place à la nuit, que la chaleur devenait moins dense, les quatre amis se baladèrent dans un des square du village, qui offrait éclairage, et dont les sentiers étaient bordés d'orangers. Luzia, qui digérait ses tapas, tentait d'immortaliser dans sa mémoire le paysage qu'elle découvrait dans des tons pourpres et or que révélait la fin du jour. Elle était émue et pensait beaucoup à ses parents - elle regrettait qu'ils ne soient pas là, ainsi qu'Ugo, pour découvrir tout cela ensemble. Mais en compagnie de Deidre et des deux autres, c'était tout aussi bien. Au moins, elle savait qu'elle passerait quelques soirées à faire la fête. Après tout, l'Espagne, c'était bien le pays de la Sangria, non ?

Et tandis qu'elle expliquait à Gideon ce qu'était une vraie tortilla, la jeune fille eut un frisson. La température, en quelques secondes, avait considérablement baissée. Elle n'avait qu'un débardeur, et regretta soudain de n'avoir pas pris de gilet. Luzia glissa ses mains dans les poches de son short, rencontrant au passage sa baguette. C'était l'apprenti auror lui-même qui avait insisté pour que tout le monde aie la sienne constamment avec soi. C'était plus prudent. Aussi Luzia l'avait-elle rangée dans sa poche, en prenant garde de recouvrir de son haut le manche qui dépassait.

- Ouah, fit-elle quand un autre frisson la secoua de nouveau, c'est moi ou il fait vraiment froid ?

Ce n'était pas elle, à en juger par la buée qui s'échappait d'entre ses lèvres.

Spoiler:
 

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Dernière édition par Luzia Ozores le Jeu 30 Oct - 13:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'Espagne, enfin ▬ Luzia, Garance & Gideon [flashback été 1978] Mar 2 Sep - 14:54

Garance n'avait pas assez de superlatifs pour s'extasier de tout ce qu'elle voyait : d'un naturel prompt à l'admiration, la jeune femme était, vous pouvez l'imaginer, particulièrement comblée. Le moindre arbre sur leur route jusqu'au pittoresque village dans lequel ils allaient passer leur séjour était le prétexte à un nouvel éloge, et Garance en arrivant devant leur logis n'avait pu s'empêcher de laisser tomber toutes ses affaires sur le sol aride du chemin pour porter ses mains sur son visage :

C'est trop adoraaaable ! s'était-elle écriée avec des étoiles plein les yeux, avant d'abandonner ses bagages au beau milieu de la rue pour poursuivre Luzia à l'intérieur comme une gamine de onze ans qui venait de découvrir Poudlard. La maisonnette était simple mais commode, avec de grandes ouvertures masquées par de beaux volets verts aux heures les plus chaudes de la journée, un charmant petit jardin, et une belle terrasse qui promettait bien des soirées d'allégresse.

Quelques heures plus tard, l'enthousiasme de Garance avait à peine baissé d'un cran : avec Luzia, elles s'étaient dépêchées de laisser un peu les amoureux tranquilles pour prendre possession de leur chambre (et surtout de cet impressionnant dressing dont Luzia avait fait la découverte), et avaient passé une bonne partie de leur après-midi à déballer leurs affaires et découvrir le moindre centimètre carré de la maison. Deidre avait terminé par les rejoindre pour leur annoncer qu'ils allaient commencer à préparer leur premier dîner, et c'est tous les quatre qu'ils avaient confectionné de délicieuses tapas pour leur premier repas en Espagne (cliché, quand tu nous tiens !). La température était telle qu'ils avaient pu dîner dehors, ce qui changeait agréablement Garance de l'Angleterre, où passé 20h, il lui fallait enfiler un pull. Ici, quand Gideon leur proposa d'aller faire un tour digestif au village pour voir s'il y avait de l'animation, Garance n'enfila pas même un gilet, et c'est simplement vêtue de sa petite robe d'été qu'elle les suivit vers le bourg, discutant avec animation avec sa meilleure amie tandis que Luzia expliquait avec un grand sérieux quelle était la différence entre les tapas et les tortillas.

Ouah, s'interrompit soudain la Poufsouffle en se retournant vers ses compagnes, interrompant sa discussion avec Gideon, c'est moi ou il fait vraiment froid ?

C'est à cet instant que Garance réalisa en effet que, tout en papotant avec Deidre, elle avait machinalement entouré sa poitrine de ses bras, et qu'elle avait la chair de poule. La température avait en effet comme subitement baissé de plusieurs degrés, sans que cela ne paraisse le moins du monde normal. Garance sentit son rythme cardiaque s'accélérer, et chercha fébrilement des doigts sa baguette magique, bien coincée comme à son habitude dans son épaisse chevelure. Le contact de l'élégante baguette de bois la rassura à moitié. Mais les quatre amis s'arrêtèrent un instant, désarçonnés.

Tu as raison, c'est étrange, s'étonna la jeune femme en observant ses doigts tremblants, ce qui lui donnait étrangement envie de pleurer, qu'est-ce que... ?

La jeune fille s'interrompit soudain, les yeux agrandis par la terreur : ils n'étaient pas seul. Rien n'était normal. Ils étaient en danger.


PAIR : Entre deux maisons, à une trentaine de mètres d'eux, surgit soudain une forme cauchemardesque, entièrement vêtue de noir, qui remarque les quatre jeunes gens figés sur place et se dirige alors vers eux en poussant un râle à vous glacer les os.
IMPAIR : Un regard en contrebas, vers le village, lui révèle une dizaine de formes spectrales qui glissent dans les rues désertes à la recherche d'une âme qui vive.


Spoiler:
 


Dernière édition par Garance L. Folkhart le Mar 2 Sep - 15:03, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: L'Espagne, enfin ▬ Luzia, Garance & Gideon [flashback été 1978]

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L'Espagne, enfin ▬ Luzia, Garance & Gideon [flashback été 1978]

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