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Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow]

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MessageSujet: Re: Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] - Page 2 129196351Mar 20 Sep 2016 - 19:31

Je voyais les rouages du cerveau de Sorane marcher dans ses yeux. C'était là une bien désagréable sensation que de voir toutes ses paroles, mimiques, regards étudiés pour savoir si on disait bel et bien la vérité. Ma réponse ne semblait pas la satisfaire du tout. Et elle me le fit savoir en insistant. Je ne voulais pas lui en parler. Pas à elle. Elle était trop proche des idéaux de ma famille pour que je lui confie quoi que ce soit sur mes idéaux à moi. Je ne pouvais pas me compromettre auprès d'elle. Qui sait ce qui pourrait m'arriver ? Si elle en parlait ? Un jour, et uniquement lorsque je l'aurai décidé, je ferai savoir à ma famille ce que je pense d'eux mais pas encore, pas pour l'instant, c'était trop tôt. J'avais un peu peur c'est vrai de la réaction de mon père, que je craignais malgré moi. J'avais encore en souvenir des corrections monumentales, dont notamment celle qui m'avait vallu une cicatrice dans le dos. Bizarrement, dès lors qu'il fallait utiliser des techniques moldus pour punir, Ollender semblait les soutenir.  

Comprenant que je ne m'en sortirai pas si je ne livrais rien, je décidais d'opter pour une réponse à demi-vrai. Je ne lui parlerai pas d'Aaron et Carolyn, c'était hors de question. Par contre pour ma famille...  

-      Tu veux la vérité entière ou celle tronquée ?  

Lui dire cela lui donnerait l'impression que je serai honnête dans tous les cas, alors que ma réponse serait exactement la même dans les deux cas. Mais en même temps, cette question ne se posait pas et pouvait seulement détendre un peu l'atmosphère.  

-     La vérité c'est que je déteste ma famille. Je hais mon père et sa violence. Je déteste cette éducation que j'ai reçu, ces railleries par rapport à ma répartition à Poudlard. Ollender a toujours été plus strict avec moi qu'avec mes frères et le fait que j'ai été un Gryffondor y a grandement contribué. A ton avis, pourquoi m'avoir fiancé moi à toi, Rowle alors que Merrick aurait été tout aussi indiqué pour remplir le rôle de patriarche ? A deux ans d'écart, mon père n'aurait pas fait d'histoires. Il a toujours voulu avoir un œil sur moi et ma répartition à Gryffondor a bouleversé ses plans alors, il a décidé de contrôler ma vie, et me marier à une sang-pur dont la famille en valait la peine était la meilleure chose à faire. Qu'il ai annulé ne fait que souligner un peu plus encore les plans qu'il a prévu pour moi. Il était pire avec moi. Plus violent, plus menaçant qu'avec Merrick et Morfin.  

Je marquais une pause en posant violemment la chope sur la table. Je ne lui dirai rien sur mes convictions personnelles mais je trouvais que je m'exposais déjà suffisamment avec ces paroles.  

-     Ollender aime punir et faire du mal c'est un homme violent. Quand à mes frères... Je les déteste tout autant que mon père. Il est de coutume qu'un frère se fasse punir à la place d'un autre ça arrive souvent. Ce n'est pas foncièrement dérangeant lorsqu'il s'agit d'une punition classique. Mais avec mon père ce n'était jamais classique et mes frères s'arrangeaient toujours pour éviter les sanctions alors que moi j'y étais exposé. Littéralement, ils sauvaient leurs peaux, pas la mienne.  

Je m'arrêtais, guettant les expressions sur le visage de Sorane. J'en avais assez dit. S'il s'avérait qu'elle était une personne de confiance, alors peut-être qu'un jour, elle sera au courant de mes positions personnelles et politiques. Mais pas encore. C'était trop tôt, beaucoup trop tôt.



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MessageSujet: Re: Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] - Page 2 129196351Mer 21 Sep 2016 - 1:16

Sorane se leva d'un bond et repoussa sa chaise violemment. Elle devait se détourner, s'enfuir, s'effacer. La sorcière se dirigea vers le bar en faisant claquer ses talons sur le sol. Peu lui importait d'attirer l'attention de tout le pub. Elle attirait toujours les regards de toute façon; par son rang, par sa hargne, par son comportement erratique. Sorane se pencha au dessus du comptoir et tendit le bras pour agripper une bouteille pleine de Whisky Pur-Feu pendant que Tom regardait ailleurs, à l'opposé de la pièce. Elle revint à sa table et attrapa la chope que son ami avait abandonnée avant d'en vider le contenu sur le plancher poussiéreux comme si son geste était parfaitement naturel. Sorane y versa finalement une quantité généreuse de liquide ambré en gardant obstinément les yeux baissés. Elle avait lu la souffrance dans ceux de Carrow et elle cherchait toujours une réponse appropriée.

Bois, ordonna-t'elle d'un ton qui ne tolérerait aucune réplique tout en faisant glisser la chope vers lui.

Elle savait pertinemment qu'il ne buvait pas d'alcool et qu'elle lui en avait beaucoup trop versé, mais elle s'en fichait. Si ils devaient s'aventurer du côté de leurs vies personnelles, ils en auraient grandement besoin. Sorane se rassit prestement et bu une longue rasade à même la bouteille. Peut-être que la chaleur du whisky réussira à faire fondre la glace qui emprisonne son coeur, qui sait? Elle devait dire quelque chose. Maintenant. Sorane se mordilla la lèvre: elle ne savait même pas par où commencer. La jeune femme se lança d'une voix hésitante.

Tu n'es pas le seul à détester ta famille, tu sais. J'ai été traitée comme une marchandise dont mon père pouvait disposer à sa guise et selon ses plans. Encore heureux qu'ils se soient entendus pour te choisir. J'aurais préféré me jeter en bas d'un pont plutôt que d'épouser Merrick...Et je l'aurais fait, crois-moi, ajouta-t'elle en un murmure. Tu avais vingt-cinq ans, toi. Tu étais un homme. J'étais une gamine.

Elle détourna le regard et fixa le feu un moment. Elle frissonna en repensant à sa première rencontre avec le patriarche de son ancien fiancé. Bien sûr, leurs familles étaient amies depuis très longtemps, mais elle n'avait jamais vraiment eu à s'approcher de Carrow père et de ses autres fils auparavant. Sorane avait immédiatement ressenti une vive antipathie qu'elle avait caché de son mieux, son père lui ayant fortement recommandé de ne pas faire de vagues. Elle ne doutait pas qu'un Carrow à Gryffondor avait fortement déplu, voir même dégoûté sa famille. Il était vrai qu'il était étrange qu'il ait atterri dans cette maison, les gens de leur prestance étant habituellement envoyé à Serpentard ou encore à Serdaigle, mais Basil différait tellement de leur carcan habituel...

Je suis désolée que tu aies tant souffert à cause d'eux,
reprit-elle. Mais, Carrow...Ils ne peuvent plus te faire de mal, non ? Rien ne t'empêches de partir et de ne plus jamais les revoir.



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MessageSujet: Re: Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] - Page 2 129196351Mer 21 Sep 2016 - 20:52

Lorsqu'elle se leva, je cru un instant qu'elle était en colère et qu'elle me plantait là, tout seul à ma table. Ce qui, en soit ne m'aurait pas étonné. Mais elle revînt avec une bouteille et elle m'ordonna de boire. Je n'aimais pas cela, mais si cette conversation devait se poursuivre, j'en aurait peut-être besoin. Et puis, son ton ne me permettait pas de refuser. Je bu une gorgée en grimaçant tandis qu'elle vidait son verre quasiment d'un coup. Elle finit par reprendre, en me parlant d'elle.  
Je n'étais pas étonné qu'elle déteste sa famille aussi. Mais était-ce pour autant de la haine comme moi ? Avec une volonté tenace de se venger et de faire souffrir ces gens à mon tour ? Elle se serait jeté d'un pont si ça avait été Merrick ? Je pouvais comprendre. Un air amusé dans les yeux, je lançais :  

-     Pourquoi moi et pas Merrick ?  

Je me tu en la regardant avant de reprendre :  

-     Je comprends ton point de vue, quand on nous a dit que nous étions fiancé, la première chose à laquelle j'ai pensé, c'est que tu n'étais qu'une gamine ! Imagine comme j'étais mal-à-l'aise. Mais... Les femmes dans notre sociétés sont mal-considérées, tu le sais, je ne soutiens pas cela bien évidemment mais, c'est de coutume chez les Sangs-Purs, hélas.

C'était normal qu'elle soit considéré comme de la marchandise chez les Rowle, comme chez les Carrow. Mais au fond, j'en avais été une, moi aussi. Une marchandise dont on choisit la destiné pour être sûr qu'elle resterait dans les rails. Puis elle me dit qu'ils ne pouvaient plus me faire de mal, que je pouvais fuir, si je le désirais.  

-     Je ne fuirai jamais. Je ne suis pas un lâche. Et même si je le faisais, comment crois-tu que Morfin ou Merrick réagirait en me croisant au Ministère ? Penses-tu réellement qu'ils me laisseraient tranquille ? Mais toi, est-ce que tu les déteste jusqu'à la haine ? Jusqu'à vouloir te venger d'eux Rowle et les faire souffrir autant que ce qu'ils ont pu te faire ? Es-tu rancunière jusqu'à ce point ?

Parler de mes sentiments sans les nommer me remettait en question. Était-ce digne de moi, de la maison que j'avais représenté à Poudlard ? Je ne partirai pas pour cette raison non plus. Hors de question que je m'en aille avant d'avoir vu la déception et la désillusion dans leurs yeux. Une fois parti, je ne serai plus obligé de les revoir. Au Ministère, je pourrai être fier de les avoir quitté. Peut m'importait d'être déshérité. Je m'en fichais totalement, au fond. Cela avait tellement peut d'importance à mes yeux.
J'avais mes amis, et c'était largement suffisant.


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MessageSujet: Re: Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] - Page 2 129196351Jeu 22 Sep 2016 - 2:44

Merrick est un déchet répugnant et Morfin est encore pire. Ça te suffit, comme raison ?

Sorane jouait à présent avec un sous-verre tout en écoutant son ami. Elle figea quand il lui demanda si elle serait capable de faire souffrir sa famille. La sorcière respira un bon coup. Elle comprenait le raisonnement derrière l'union forcée qu'avaient planifié leurs familles respectives et la jeune femme ne vouait pas réellement de haine à son paternel. Elle ne l'aimait pas, point. Quant à sa dernière question....Sorane savait qu'elle serait capable de faire souffrir n'importe qui, si elle y mettait assez de volonté. Et, peut-être, de tuer... Par contre, il serait peut-être plus prudent de ne pas mentionner ce fait à voix haute et ce, même si elle s'adressait à un vieil ami. Elle n'était pas certaine qu'il comprendrait et n'avait pas du tout envie de finir enfermée. Les gens pensaient encore pour la plupart qu'elle était une médicomage normale et empathique. Sorane savait qu'elle n'avait pas l'air menaçante au premier abord: petite et menue, des yeux d'un bleu étourdissant, un visage d'ange dissimulant une âme glacée. Son apparence lui était la plupart du temps fort utile, mais quand la fureur s'emparait de son être, impossible de dissimuler sa nature chaotique. Oh, Basil avait bien remarqué qu'elle était légèrement instable, mais c'était habituellement le cas des rares personnes qu'elle admettait dans son cercle social. Un sourire venimeux s'étira sur ses lèvres; ainsi donc, ce cher Carrow avait soif de vengeance. Voilà qui était plus qu'intéressant! Il faut toujours se méfier d'une eau trop calme.

Je suis capable de bien des choses,
éluda-t'elle d'une voix neutre.

Ce qui était véridique. Elle ne mentait pas et avait réussi à esquiver sa question qui la menait sur une pente trop glissante à son goût. La sorcière but une autre rasade de whisky,  légèrement étourdie par la quantité d'alcool ingurgitée en peu de temps. Carrow, pour sa part, n'avait que trempé ses lèvres dans son verre en grimaçant. Elle se retint pour ne pas pouffer. Ses manières laissait vraiment à désirer pour une jeune femme de la haute société. Décidément, elle était tout à fait incapable de se comporter de façon normale. Cela lui était égal, mais elle ne devait pas choquer son interlocuteur. Elle poussa la bouteille de côté de sa main gauche et se redressa sur sa chaise. C'était un peu mieux. Elle ne voulait quand même pas ressembler à ses rustres qui chantaient d'une voix grinçante près du bar, ni à ces sorcières piaillant gaiement près des toilettes! La jeune femme leva les yeux et s’aperçut qu'il la regardait toujours. Sorane se pencha légèrement au-dessus de la table en lui faisant signe d'approcher.

Et toi ? murmura-t'elle. Tu veux leur faire du mal?


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MessageSujet: Re: Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] - Page 2 129196351Jeu 22 Sep 2016 - 17:55

Sa réponse sur mes frères me fit éclater de rire. Elle n'avait pas forcément tord. Alors j'acquiesçais sans cesser de sourire. Si Merrick entendait parler de lui ainsi, nul doute qu'il entrerait dans une colère noire et qu'il ferait regretter à Sorane d'avoir tenu de tels propos. Quand à Morfin... C'était le même genre, mais mieux valait ne pas trop l'imaginer. Je n'arrivais pas à déterminer lequel de mes deux frères était le pire. Merrick était comme le disait si bien Sorane, absolument répugnant, abject et mauvais. Mais Morfin avait quelque chose de plus froid encore, une sorte de sadisme qui m'avait longtemps effrayé lorsque j'étais gosse, alors même qu'il ne levait jamais la main sur moi.  

-     Alors je dois être un déchet, mais pas répugnant, non ?

Un sourire léger au coin des lèvres comme si nous parlions depuis maintenant une heure de Noël, j'attendais patiemment sa réponse. Je la scrutais attentivement, en essayant de déceler chez elle une part de mensonge par rapport à ce qu'elle allait me dire. Un tic, un frémissement qui m'indiquerait qu'elle allait mentir. Mais je ne remarquais rien, et pour cause, elle me répondit d'une manière si énigmatique que j'en étais immédiatement complètement frustré. Sorane était très instable et je savais que sous un coup de colère elle pouvait faire des choses terribles, je le voyais et peut-être même que je le sentais. Comme un avertissement en me disant de ne pas trop m'approcher d'elle. Estimant qu'elle n'avait pas envie d'en parler je remarquais qu'elle poussait la bouteille et ça me rappelait immédiatement le liquide que j'avais dans le verre. J'y trempais à nouveau mes lèvres sous son regard amusé, et je retins une grimace de dégoût. Certains sorcier en buvaient des bouteilles mais je trouvais vraiment ça ignoble. Voir mon interlocutrice boire ne me choquait pas, je fréquentais suffisamment de gens qui n'étaient pas du même niveau social pour ne plus être choqué de ces manières que mes pairs jugeraient de répugnantes.  

Elle se penchait légèrement par-dessus la table pour me parler à voix basse.  

En étais-je capable ? De leur faire du mal ? Oui. Mais il y avait plusieurs sorte de mal. Je n'étais pas violent, j'étais souvent animé d'une colère sourde, froide et désagréable. Je n'avais pas besoin de blesser physiquement quelqu'un pour être satisfait et ce n'était pas ce que je désirais. Je ne voulais pas tuer le patriarche de la famille Carrow, je ne voulais pas non plus m'en prendre à mes frères.  

-     Je suis subtil. Je ne pense pas que blesser physiquement serve à quelque chose.  

Elle comprendrait ce qu'elle voudrait. Moi je voulais juste le voir déçu, et savoir qu'il serait hanté à jamais avec l'idée qu'il avait échoué à élever au moins un de ses fils. Cette perspective me comblait de bonheur et j'avais hâte d'en arriver-là.
Mais il était toujours trop tôt, bien trop tôt.


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MessageSujet: Re: Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] - Page 2 129196351Ven 23 Sep 2016 - 7:22

Sa réponse parut égayer l'humeur de son ami. Un sourire insolent vint effleurer les lèvres de la sorcière; pouvait-elle se permettre de le charrier un peu? Elle en avait bien envie, elle devait l'admettre. Sans doute l'effet de l'alcool...Non, ce ne serait pas raisonnable. Sorane ravala sa réponse sarcastique et se contenta de déclarer d'une voix amusée:

Tu sais bien que non. Je ne vois absolument aucun point commun entre toi et tes frères.

La jeune femme promena son regard pensivement sur la salle qui commençait à se vider lentement. Tom était à présent affairé à discuter avec un homme d'une taille surprenante et une vieille femme avait sorti son tricot. Elle savait que sa réponse n'avait pas satisfait la curiosité de son interlocuteur, mais il ne revint pas à la charge. C'était peut-être mieux ainsi. Elle l'observa en silence en attendant qu'il lui réponde.

Je suis subtil. Je ne pense pas que blesser physiquement serve à quelque chose.

Une lueur cruelle passa dans les yeux de Sorane. Elle n'aimait pas du tout voir souffrir ses patients, mais elle était d'avis que la douleur pouvait grandement augmenter le pouvoir de persuasion et aidait souvent à faire passer un message. La jeune femme secoua la tête en se demandant ce qu'elle pouvait bien répondre à pareille déclaration. Le mot utilisé pour le décrire était fort bien choisi; subtil. Oui, cela collait parfaitement à sa personnalité, mais qu'entendait-il par là? Elle était confuse. Elle jeta un rapide coup d'oeil à la bouteille. Pourtant, elle n'avait pas tant bu que ça...Il semblait jouer au même jeu qu'elle. Le jeu des demies-vérités. Elle accusa le coup. Finalement, ils ne seront jamais tout à fait honnêtes l'un envers l'autre. Elle ne savait pas si elle devait en être déçue ou soulagée.

C'est-à-dire?


Sorane ne s'attendait pas à ce qu'il élabore davantage sa réponse, mais elle tenta tout de même sa chance. La médicomage était curieuse de voir ce qui se passait derrière cette façade tranquille. Elle-même cachait bien un monstre de façon plutôt adroite...


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MessageSujet: Re: Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] - Page 2 129196351Ven 23 Sep 2016 - 16:50

J'avais l'étrange impression que Sorane retenait sa langue. La voir tenter une plaisanterie sur moi serait assez drôle, et unique. Je ne me souvenais pas qu'elle ait déjà essayer de me charrier un jour. Il devait bien y avoir des ressemblances entre moi et mes frères, quoi que je puisse dire et quoi que je puisse espérer. Je ne voulais pas leur ressembler mais certain traits de caractère nous liaient. Des traits familiaux, auquel aucun membre de la famille Carrow n'échappait, tel que l'hypocrisie et le côté manipulateur. J'utilisais cette part sombre de mon caractère pour me venger d'eux, et je n'en avais même pas honte. Je profitais de mon talent d'acteur, volontairement, ce côté hypocrite que beaucoup m'avaient déjà reprochés.  
Je me rendis bien compte de ce qui se passa dans les yeux de Sorane, mais je fis comme si je n'avais rien et vu et détournais les yeux. Bien sûr qu'elle n'était pas d'accord avec moi, je ne l'espérais même pas d'ailleurs. Elle m'avait déjà dit qu'elle n'aimait voir ses patients souffrir, mais peut-être qu'elle trouvait que certaines pratiques valaient la peine d'être utilisées.  

Bien évidemment qu'elle voulait en savoir plus. J'étais très énigmatique, et elle se rendait bien compte qu'il y avait quelque chose derrière mon masque. Je lui fit un demi-sourire.  

-     Tu verras le moment venu.  

Une telle réponse allait la frustrer au plus haut point. C'était un peu le but. Si elle ne me disait pas entièrement la vérité, pourquoi la lui donnerais-je ?Je décidais de ne plus du tout toucher à cet alcool et j'appuyais ma tête sur ma main. Nous n'étions pas sincère. Notre relation l'était-elle alors ? Alors que ne nous disions jamais la vérité, que nous avions une relation purement basique.  C'était très particulier et je n'avais pas de relation comme ça avec personne d'autre. J'étais au contraire très sincère avec les gens, mais il y avait toujours une barrière entre nous, quelque chose qui m'empêchait d'avoir complètement confiance en elle. Son coté Sang-Pur, sans doute. Mais bizarrement, même si j'avais envie de faire durer le suspens à ne rien dire, je lâchais quand même :  

-     Je préfère blesser moralement que physiquement. Tu me connais je suis calme, mais calme ne veut pas dire que je laisse tout passer et que je n'ai pas de ressentiments.  

Je ne pensais pas que c'était pire que les blessures physiques, mais en tout cas, ça les valait facilement. La torture mentale était tout aussi douloureuse que celle physique mais était, comme je l'avais dis, plus subtile.
C'était tout à fait mon genre d'utiliser ce genre d'arme.

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MessageSujet: Re: Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] - Page 2 129196351Sam 24 Sep 2016 - 5:58

Ce n'était pas une réponse, ça. C'était une banalité vide de sens destinée à la faire taire. Par contre, c'était plutôt amusant de voir cette conversation mener nulle part. Comme si elle et Carrow se défiaient de mentir encore un peu plus, de maquiller la vérité jusqu'à ne plus du tout la reconnaître. Ils étaient passés maîtres dans l'art d'éviter tout ce qui touchait de près ou de loin à leur vies personnelles. Elle décida de jouer le jeu, et elle était bien déterminée à faire flancher Basil un jour. Il finirait bien par s'ouvrir à elle. Pour pimenter un peu sa soirée autant que pour secouer son interlocuteur, Sorane tendit le bras vers lui et saisit le verre qu'il avait abandonné sur la table pour le boire d'un trait. Au point où elle en était... Tout sourire, elle enchaîna d'une voix mielleuse tout en gardant ses prunelles fixées sur l'homme assit en face d'elle:

J'ai menti. Tu es aussi têtu que tes frères...Et aussi féroce. Mais ça, j'imagine que tu le sais déjà. Simplement, contrairement à eux, tu choisis de ne pas le montrer. Quant aux blessures physiques ou morales...L'une comme l'autre peuvent causer autant de dommages, mais c'est la douleur aiguë, insoutenable qui obtient des résultats.


Si il doutait de sa santé mentale, il était maintenant fixé. Elle avait presque envie de rire et croisa les doigts sous la table pour ne pas l'avoir trop effrayé. Le pauvre, elle n'aimerait pas être à sa place. Basil, si droit et si doux parfois, devait en avoir plus qu'assez de ses humeurs dévastatrices. Pourquoi continuait-il à entretenir cette étrange amitié ? Il ne semblait pas y gagner quoi que ce soit d'intéressant. Sorane l'observa à la dérobée. Ils n'en avaient jamais vraiment parlé. Ils avaient bien effleuré le sujet, évidemment, mais elle ne connaissait pas le fond de sa pensée. Peut-être était-ce une idée qu'elle se faisait, mais il semblait parfois mépriser leur mode de vie.


Basil...Pourquoi as-tu continué de me voir malgré l'annulation du mariage? Personne ne peut t'imposer ma présence, maintenant.



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MessageSujet: Re: Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] - Page 2 129196351Sam 24 Sep 2016 - 20:50

Mon sourire s'élargit lorsqu'elle lança d'une voix mielleuse que j'étais têtu et féroce. Nier serait être de mauvaise foi, et même si je l'étais la plupart du temps, je préférais ne rien dire. Elle avait raison. Je choisissais de ne pas le montrer et cela entrait dans mon rôle. J'étais un hypocrite, je l'étais devenu avec l'éducation que j'avais reçu et maintenant je l'utilisais à foison. Et je n'en avais rien à faire. Donc bien sûr que je choisissais de le cacher. Je passais pour le frère doux, compréhensif toujours prêt à aider ses frères. Alors qu'en réalité, j'avais certains de leurs travers. Puis elle dit qu'il n'y a que la douleur qui permet d'obtenir des résultat. Je me grattais la tête d'un air absent en réfléchissant à la question. Et j'avais beau la retourner dans tous les sens je n'étais pas d'accord du tout. Enfin, si on menaçait sa famille, elle pourrait plier. C'était un supplice mental, pas physique. Les jugeait-elle comme faible ?  

-     Mais, lorsque sa famille est menacé, tu imagines bien que je ne parle pas de mon cas mais d'un cas général, les gens se plient aux volontés, bien souvent. Alors, c'est un supplice mental qui porte ses fruits. Et inutile de te torturer, tu vois ce que je veux dire ?  

Je lui jetais un regard amusé lorsqu'elle vida cul sec mon verre. Elle était vraiment incorrigible. Alors la suite de ce qu'elle me dit correspondait parfaitement à tout ce que je me disais.  

-     Bonne question. La seule bonne chose de ce mariage ça a été de me faire devenir ami avec toi. Au début, je ne voulais pas te parler, c'était mes frères qui me forçaient à venir discuter. Mais justement, je pense que ce qui m'a plu, c'est le fait que tu sois si différente de moi. J'ai des amis qui ont quelques points communs, qui me connaissent un peu mieux aussi, sans doute. Mais ils ne sont pas à l'opposé de moi comme tu l'es. Et d'ailleurs, tu aurais pu me refouler, toi aussi, or tu m'as toléré.  

Je sortis mon porte feuille et laissais quelques pièces pour nous deux. Je ne comptais rien reprendre, et il y avait là largement assez pour payer un verre supplémentaire si besoin. Mais en réalité, c'était le pourboire de ce pauvre Barman qui avait subit les foudres de mon interlocutrice.


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MessageSujet: Re: Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] Par une froide nuit d'automne [Basil Carrow] - Page 2 129196351Sam 24 Sep 2016 - 21:43

Lorsque la famille est menacée...Non, elle non plus ne pleurerait pas si sa famille était en danger. Mais pour les autres, pour ces gens qui étaient encore présents dans le pub, pour tous ces sorciers de Londres, pour tous ces êtres faibles et sentimentaux, la famille était la chose la plus précieuse qu'ils possédaient. Alors, peut-être, effectivement, que cette torture mentale s'avérerait utile. Mais pas besoin d'en arriver là; très souvent, le corps plie avant l'esprit. Elle perdit contact avec la réalité un moment, plongée dans ses pensées. L'esprit...quelle chose fantastique! Manipuler, façonner l'esprit de quelqu'un d'autre, voilà qui devait être fascinant. Si l'on possédait l'esprit, on possédait également l'âme. Le coeur. La vie.

Le raclement d'un tabouret métallique sur le sol la fit revenir sur terre. La jeune femme ne put s'empêcher de sourire quand Basil admit que la seule bonne chose résultant de ce mariage avorté était nulle autre qu'elle-même. Oui, elle était son exacte opposée. C'était d'ailleurs curieux qu'ils ne se soient pas déjà battus. La sorcière avait une opinion différente de la sienne sur chaque sujet et pourtant, elle réussissait la plupart du temps à respecter son point de vue. Sorane tiqua pourtant quand il lui dit qu'elle aurait aussi pu refuser de le revoir. Elle l'aurait pu, bien sûr, et c'était bien ce qu'elle avait pensé faire pendant un moment. On l'avait forcée à le côtoyer, et elle aurait bien pu le détester, mais c'était plutôt le contraire qui était arrivé. Elle avait développé une sorte d'affection, disons-le comme cela à défaut d'un terme plus approprié à la froideur de Sorane, pour Carrow.

J'y ai pensé...Mais quelque chose chez toi pique ma curiosité.

Il se faisait tard. Elle observa l'homme poser l'argent sur la table et échappa un sourire quand elle s'aperçut qu'il payait également pour elle. Sa galanterie le perdra. Le montant était tout de même assez élevé...Oh. Il paie pour excuser mon comportement. se dit-elle. C'était assez drôle, en fait. Il n'était pas du tout responsable d'elle.




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Année 1974-1975
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