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Il faut savoir insister dans la vie [Basil]

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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Il faut savoir insister dans la vie [Basil] - Page 2 129196351Mar 24 Jan 2017 - 17:21

Basil avait légèrement gloussé en l’entendant parler de sa bonté d’âme. L’ancien Gryffondor n’était pas forcément réputé pour cela, mais c’était vrai qu’il était très doux avec ses amis. Ils les chérissaient et les considérait comme sa première famille. Cela n’empêchait pas des disputes avec ses amis, c’était déjà arrivé que tout pète avec Aaron et Carolyn. Mais bon, ce n’était pas non plus fréquent. Le bureaucrate s’imaginait mal se disputer avec la rouquine qu’il tenait dans ses bras. En même temps toutes les conditions étaient réunies pour qu’il soit dans un état paisible. Il était bien mis, et la professeure semblait être toute aussi à l’aise, au point en tout cas, d’utiliser un ton légèrement détaillé, peut-être y avait-il un peu d’ironie.
Soyle se laissait complètement aller vers lui, et s’il était un tant soit peu fatigué, il se serait endormi sur le champ. Mais tous ses sens étaient en éveil. Lorsqu’elle lui confia qu’avec lui, elle pouvait très bien ne pas retourner à l’école, Basil souri. Oui, il pourrait rester comme ça un bon moment aussi.

Le bureaucrate se sentait envahi d’un bien-être qu’il n’avait jamais vraiment ressenti. Les marques d’affections, de calme n’étaient pas monnaie courante chez lui. Pas du tout. Sa mère n’était pas très tactile et il avait peut-être plus d’affection pour l’elfe de la famille. Quant à son père, ce serait bien illusoire de penser qu’il avait bien joué son rôle. Basilius avait toujours eut peur de son patriarche. Peur qui s’était prolongé et qu’il n’avait jamais pu oublier. Aussi, c’était devenu un homme assez taquin et cherchant souvent de l’affection s’il voyait qu’il pouvait en obtenir. Sans dire qu’il était tactile avec son meilleur ami, il pouvait l’être un peu plus avec Carolyn. Avec Aaron c’était différent, parce que bon, virilité masculine. Mais avec les femmes, le cadet était plus ouvert. Alors forcément, maintenant qu’il était avec Soyle, l’avoir près de lui, lui plaisait énormément. Il était bien, affectionnait de la sentir contre lui. C’était pour cela qu’il aurait pu ne pas bouger.
Mais la rouquine semblait bavarde et ne voulait pas se complaire dans un silence peut-être un peu monotone. Elle lui demanda ce qu’il faisait à son travail. Question courte, réponse longue. La tête toujours posé sur celle de la rouquine, Basil souri. Oui, il connaissait des choses sur son métier à elle, ils en avaient longuement parlés. Mais lui était resté plutôt vague sur ses activités et il comprenait tout à fait qu’elle veuille en savoir plus.

- Je suis commercial commença-t-il. A la sortie de Poudlard je suis parti à l’Ecole supérieure de Magie où je me suis orienté vers les affaires. Je ne voulais pas finir au Magenmagot avec mon père ou mon frère. Je voulais quelque chose de différent, quelque chose de plus ouvert qui ne nécessite pas que je passe tout mon temps au Ministère. J’y ai appris l’espagnol et l’allemand que je parle couramment et grâce à mon père, j’ai rapidement intégré le bureau dans lequel je suis maintenant.

Basil marqua une pause. Il avait été pistonné il le savait et ne s’en cachait sûrement pas. Le Ministère ne serait pas passé à côté de ses remarquables capacités, mais il aurait sans doute dû attendre un peu avant de trouver du travail. En tout cas, il ne serait pas passé prioritaire vu la situation de sa famille. Le bureaucrate n’en avait pas honte, ce devait être une des rares bonnes choses qu’Ollender avait fait pour son fils. S’il avait eu du mal à accepter que son cadet ne suive pas ses traces aux Magenmagot, il s’était dit que commercial était un mal pour un bien.

- Vu les langues que je parle, je suis surtout envoyé en Espagne ou en Allemagne mais il peut y avoir des exceptions puisque tu m’as rencontré en Pologne. C’était exceptionnel, remplacement d’un collègue, j’étais pas loin, fin bref. J’espère ne pas avoir à le refaire. Je dois négocier des traités, des arrangements entre nos deux états, essayer de tirer le meilleur prix d’une vente je sais pas moi… Plein de trucs comme ça. Je dois proposer l’arrangement le plus intéressant pour le Ministère Anglais sans pourtant négliger mon prochain et autant te dire que les négociations peuvent être longues. D’ailleurs parfois, elles n’aboutissent pas…

Basil se remémora ses échecs lamentables à négocier avec les dragonniers russes. Lui qui était d’habitude si bon vendeur, se heurtait à un mur à l’accent slave. Il avait d’ailleurs perdu son dossier, avec une bonne dose de reproches de la part de Selwyn.

- Tout ce qui se trouve en Angleterre, tout ce qui provient de l’étranger j’entends, à préalablement fait partie d’un dossier que moi-même ou un de mes collègue a négocié. Les dragons par exemple, j’étais chargé de négocier la venue d’un dragon d’un clan russe, mais malgré ma charmante intermédiaire, ils n’ont jamais accepté les offres que j’ai proposé. Donc bon, à la fin, Selwyn m’a retiré le dossier.

Carrow avait dit cela avec une pointe d’amertume parce qu’il n’aimait pas les échecs. Et s’en était un beau. Il avait de la peine pour celui qui allait devoir négocier à sa place. Yelena était gentille quand elle connaissait la personne mais surtout quand on était accueillant avec elle. Basil étant très ouvert il n’avait pas été difficile de les faire s’entendre tous les deux.

- J’aime mon métier parce que je peux voyager continua-t-il d’un ton rêveur. Je rencontre des centaines de personnes par ans, j’élargie mon réseau de connaissances à travers le continent, il y a des gens que je revois de suite, avec qui je garde contact, d’autre que je revois quelques années plus tard et qui ont bien changés. Mais c’est vrai que commercial n’est peut-être pas le métier le plus courant au Ministère. Les gens nous connaissent moins, préfèrent les juristes ou encore les Aurors. Moi, je suis plus satisfait de ma condition, en fait. J’arrive souvent très tôt le matin pour éviter de croiser des gens indésirables…

Fawkes par exemple. Parfois ça loupait, mais c’était rare.

- Et je pars souvent tard parce que je n’aime pas laisser un dossier en plan. Ca m’est déjà arrivé d’écrire une lettre en espagnol à deux heures du matin… Autant te dire qu’en la relisant le lendemain j’ai fait une crise cardiaque devant certaines fautes.

Il avait fini sa phrase en riant. Basil aimait le Ministère pour tout ce qu’il représentait. Alors forcément y passer beaucoup de temps lui plaisait, surtout qu’il estimait beaucoup son travail. Aucune raison donc, que Soyle s’inquiète s’il venait à rentrer tard…

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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Il faut savoir insister dans la vie [Basil] - Page 2 129196351Sam 28 Jan 2017 - 23:42

Soyle était quelqu’un de très facile à vivre. Elle se laissait majoritairement porter par les évènements. Elle avait des plaisirs très simples et pouvait trouver son compte dans la plupart des situations. Son côté optimiste avait raison de la plupart des coups durs. Par exemple, avec cette horrible attaque, elle pouvait dire être traumatisée, encore blessée à la fois physiquement et moralement. Et elle n’aurait pas tellement tort. Pourtant ce n’était pas du tout à cela qu’elle pensait actuellement. Bien loin de là. En ce moment, elle se sentait parfaitement bien, légère, et heureuse. Oui, elle avait beau marcher avec une canne et sa hanche être toujours douloureuse, elle était heureuse et envahie d’un bien être assez peu commun. Il était possible qu’elle ne l’ait même jamais réellement ressenti. Envahie d’un sentiment de paix et d’amour. Le tout apporté par le délicieux et charmant jeune homme qui la tenait dans ses bras. Avec cette histoire, elle avait permis à leurs sentiments de sortir. Pas forcément volontairement non plus, il faut le dire. Mais depuis cette visite qu’il lui avait faite à l’hôpital, elle avait senti les choses changer. Et pour le mieux. Bien qu’elle n’avait pas vu venir son premier baiser (dans tous les sens du terme). Mais elle se rendait compte à quel point elle pouvait l’apprécier. Et visiblement lui aussi.

Basil la tenait contre lui et semblait réellement apprécier la situation. Au moins autant qu’elle en tout cas. Il y mettait beaucoup de douceur et de bonne volonté. Ce qu’elle lui rendait largement bien entendu. C’était donc cela un couple ? Quelle tristesse d’être passé à côté aussi longtemps. Mais en même temps, elle en profitait un peu plus maintenant. Le plaisir de la découverte tout en appréciant ce geste. Un geste simple, juste une étreinte. Mais c’était tellement apaisant. Oui, elle était définitivement sous son charme. Et à le voir, c’était aussi son cas. L’un dans les bras de l’autre, ils profitaient, tout simplement. Soyle avait tenté de leur donner une excuse, même totalement bidon. Il en avait juste un peu pouffé. Et elle s’en moquait totalement. Il n’avait pas bougé et la tenait toujours contre lui. visiblement il s’en moquait aussi et savait se contenter de ce qu’il avait. Enfin, elle avait fini par lancer une nouvelle conversation, une occasion d’en apprendre un peu plus sur celui qui la rendait si heureuse actuellement.

- Je suis commercial. A la sortie de Poudlard je suis parti à l’Ecole supérieure de Magie où je me suis orienté vers les affaires. Je ne voulais pas finir au Magenmagot avec mon père ou mon frère. Je voulais quelque chose de différent, quelque chose de plus ouvert qui ne nécessite pas que je passe tout mon temps au Ministère. J’y ai appris l’espagnol et l’allemand que je parle couramment et grâce à mon père, j’ai rapidement intégré le bureau dans lequel je suis maintenant.

Un commercial, c’était intéressant. Non, franchement, ça l’intéressait. Peut-être parce que c’était quelqu’un de tout à fait particulier à ses yeux. C’est possible. Mais elle  l’écoutait réellement, lui et le battement de son cœur alors qu’elle était toujours contre lui. Bon, elle restait très peu fan du Ministère en règle générale, mais le travail qu’il exerçait semblait avoir une certaine importance tout de même. Et puis il était plus ouvert ce service quand même, Basil pouvait voyager et voir tellement de choses.

- Vu les langues que je parle, je suis surtout envoyé en Espagne ou en Allemagne mais il peut y avoir des exceptions puisque tu m’as rencontré en Pologne. C’était exceptionnel, remplacement d’un collègue, j’étais pas loin, fin bref. J’espère ne pas avoir à le refaire. Je dois négocier des traités, des arrangements entre nos deux états, essayer de tirer le meilleur prix d’une vente je sais pas moi… Plein de trucs comme ça. Je dois proposer l’arrangement le plus intéressant pour le Ministère Anglais sans pourtant négliger mon prochain et autant te dire que les négociations peuvent être longues. D’ailleurs parfois, elles n’aboutissent pas…


Ah oui, la Pologne, leur première rencontre. Soyle eut un sourire en y repensant. Qu’il n’y soit pas renvoyé n’était pas grave maintenant. Il y retournerait peut-être avec elle directement ? Ils verraient bien, tant qu’elle le gardait encore un peu avec elle, en Pologne ou ici, elle serait bien. Mais il fallait avouer que son travail avait l’air assez compliqué. La négociation ce n’était pas tellement son truc à elle alors elle préférait ne pas imaginer être à sa place…

- Tout ce qui se trouve en Angleterre, tout ce qui provient de l’étranger j’entends, à préalablement fait partie d’un dossier que moi-même ou un de mes collègue a négocié. Les dragons par exemple, j’étais chargé de négocier la venue d’un dragon d’un clan russe, mais malgré ma charmante intermédiaire, ils n’ont jamais accepté les offres que j’ai proposé. Donc bon, à la fin, Selwyn m’a retiré le dossier.

Les dragons ? Un clan russe ? Une « charmante intermédiaire » ? Un sourire lui vint aux lèvres alors qu’elle se redressait un peu pour le regarder dans les yeux. Des clans de dragonniers russes il n’y en avait pas des dizaines, ou en tout cas à sa connaissance. Le tout croisé avec les informations qu’elle avait de son amie, il n’était pas difficile de trouver de qui il s’agissait. Et bien tout simplement de cette amie en question. Yelena Dratsena lui avait dit avoir parfois eu à rencontrer un employé du Ministère pour le clan. Oui, il devait s’agir d’elle. Et cette coïncidence était tout à fait amusante.

- Alors c’était toi qui voyais Yelena ? Tu n’avais aucune chance mon pauvre, ils sont trop têtus pour accepter… Mais elle t’aime bien tu sais, elle n’est pas toujours d’aussi bonne humeur pour ses rendez-vous.

Oui, Yelena lui avait parlé de lui, sans pour autant lui donner de nom, empêchant Soyle de faire le moindre lien. Et maintenant que c’était fait, Basil avait perdu le dossier. Dommage. Enfin, elle pourrait toujours dire à son amie qu’elle avait découvert l’identité de son interlocuteur. Cela l’amuserait sans doute. Il était moins sûr qu’elle lui parle de leur relation, mais ce n’était pas très grave de dire qu’ils se connaissaient. Soyle n’était pas retourné poser sa tête contre lui et continuait de lui sourire. Sans pour autant quitter complètement ses bras et gardant les siens sur lui.

- J’aime mon métier parce que je peux voyager. Je rencontre des centaines de personnes par ans, j’élargie mon réseau de connaissances à travers le continent, il y a des gens que je revois de suite, avec qui je garde contact, d’autre que je revois quelques années plus tard et qui ont bien changés. Mais c’est vrai que commercial n’est peut-être pas le métier le plus courant au Ministère. Les gens nous connaissent moins, préfèrent les juristes ou encore les Aurors. Moi, je suis plus satisfait de ma condition, en fait. J’arrive souvent très tôt le matin pour éviter de croiser des gens indésirables…

Soyle aussi aimait bien le voyage, la nouveauté, la découverte, et surtout les rencontres. Mais elle n’enviait pas sa place pour autant. Elle préférait faire ses voyages par elle-même. Il est vrai que le métier de commercial était bien moins prestigieux et faisait moins rêver les jeunes sorciers, mais elle pouvait comprendre ce que Basil trouvait à ce métier qui avait l’air très intéressant malgré tout. La belle était ravie qu’il se plaise dans son travail, elle trouvait cela tellement important. En revanche, elle commençait à s’interroger pour ce qui était de ses horaires. Très tôt le matin, d’accord, mais du coup il devait sans doute pouvoir partir un peu plus tôt… non ?..

- Et je pars souvent tard parce que je n’aime pas laisser un dossier en plan. Ca m’est déjà arrivé d’écrire une lettre en espagnol à deux heures du matin… Autant te dire qu’en la relisant le lendemain j’ai fait une crise cardiaque devant certaines fautes.

A ce point ?! Ah oui non mais là par contre elle n’était pas franchement rassurée. Et il arrivait à dormir avec des horaires pareils ? Soyle se voyait assez mal revenir de l’école pour le voir… en pleine nuit. Déjà qu’elle risquait de ne pas pouvoir revenir très souvent, si en plus il n’était là qu’en pleine nuit c’était assez embêtant. Surtout que si elle venait pour le voir en pleine nuit alors qu’il devait dormir, cela serait encore moins intéressant. Alors le regard faussement déçu, presque comme pour un jeu, elle fit une moue un peu boudeuse en jouant avec ses doigts sur sa chemise.

- Je suis ravie que tu sois si passionné par ton travail, c’est important… mais tu trouveras un peu de place pour moi dans tout ça ?

Puis elle releva son regard vers lui, l’air un peu plus sérieux, ou peut-être un peu taquin tout de même. Soyle avait bien dans l’idée de pouvoir quitter l’école de temps en temps pour le rejoindre, leur donner le temps de se retrouver un peu. Elle avait vraiment envie de donner une chance sérieuse à cette relation.

- Si jamais je dois quitter l’école pour t’attendre, tu penses pouvoir me retrouver avant deux heures du matin ? Je suis patiente mais il va falloir m’aider un peu tout de même…

Petit à petit elle s’était approché de lui, finissant par dire la fin de sa phrase très doucement, avant de poser ses lèvre sur celles de son homme une nouvelle fois.

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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Il faut savoir insister dans la vie [Basil] - Page 2 129196351Dim 29 Jan 2017 - 14:55

Lorsque Basil était mis en confiance, il pouvait devenir un moulin à parole, il le savait il était comme ça. Il était assez dur à apprivoiser, froid pendant longtemps, distant pendant un moment. Puis après, une fois qu’il avait vraiment confiance il ne doutait plus de la personne. Enfin, il se demandait quand même s’il avait un jour douté de la bonté d’âme de Soyle. Son sourire l’avait de suite mit en confiance, même si le bureaucrate était moins à l’aise avec elle. Ce n’était pas si grave, puisque maintenant c’était passé. Il se sentait mieux, il se sentait bien et ne voulait plus bouger.

Alors Basil avait décidé d’y aller sans secret. Elle lui avait posé une question sur son métier et il avait fait de sa réponse une dissertation. La professeure voulait une réponse, il lui en fournissait une vraie. Pas de secrets, pas de mensonges, juste la vérité. Autant être honnête maintenant. Lorsqu’il arriva au passage du clan russe, il fut un peu désarçonné de voir que Soyle savait à qui il faisait référence. Puis en réfléchissant il se traita d’idiot de ne pas avoir fait le rapprochement plus tôt. "Ah mais oui c’est vrai, elle est prof tu la connaît forcément. J’avais oublié".
Mais sinon, il était plutôt content de savoir qu’elle l’appréciait. Bon, leurs rendez-vous n’étaient pas formels aussi, peut-être que s’ils étaient bloqués dans son bureau au Ministère ce ne serait pas vraiment pareil. Puis il fallait dire que Basil était un commercial plutôt cool. Il comprenait qu’il y avait des intérêts à préserver des deux côtés, là où certains de ses collègues étaient plus durs et moins ouverts. Plus intolérants. C’était d’ailleurs ce trait de personnalité qui favorisait souvent le cadet dans ses négociations. Et c’était ce qui faisait de lui un commercial de qualité. Oui mais voilà, certains intermédiaires n’y mettaient pas du leur et refusaient toutes les offres. Comme le clan de Yelena. Alors oui, elle, elle était tout à fait charmante. Mais apparemment ceux qui lui donnaient les ordres l’étaient un peu moins. D’ailleurs en parlant de ça… "Et tu sais pas quoi ? Yelena m’a proposé d’aller en Russie avec elle, pour voir un peu ses bestioles que j’ai essayé d’acheter".
Le Carrow était vraiment heureux de cette proposition de son ancienne intermédiaire. Ça l’intriguait beaucoup ces animaux. C’était de sacrée bêtes et il trouvait ça assez fabuleux que des hommes soient suffisamment fous pour s’en occuper. Ce ne serait bien sûr que l’affaire d’une journée. Mais une journée qu’il espérait enrichissante. Puis il verrait d’où venait Yelena, aussi. Il avait hâte, vraiment. Pourtant Basil ne partit pas dans un délire où il expliquait qu’il avait hâte, non. Il préférait continuer de parler de son travail. Et vînt la très dure question des horaires. Les horaires de Basil c’était toute une histoire. Et visiblement, cette histoire préoccupait Soyle. Elle fit une moue boudeuse et le bureaucrate ne put s’empêcher de sourire devant son expression.

Oh bien sûr qu’il allait trouver de la place pour elle. Évidement. Comment pourrait-il la laisser de côté ? L’ancien Gryffondor n’était peut-être pas un modèle de romantisme et de gentillesse, ce n’était pas pour autant un goujat. Ses horaires outrageusement restreints, c’était lui qui les choisissait. Ses véritables horaires, étaient beaucoup plus appréciables. Ce qu’il faisait, ce n’était ni plus ni moins des heures supplémentaires. Il adorait en faire, parce qu’il était un peu maniaque et que le travail bien fait lui tenait à cœur… mais pour Soyle, il voudrait bien sortir du bureau à l’heure prévue. "Tu ne penses quand même pas que je vais t’abandonner à ton triste sort …" lança-t-il d'un air sérieux.
Elle reprit la parole et Basil souri un peu plus. La rouquine plaisantait, mais il était quand même amusé de son comportement presque enfantin. Comme si elle faisait un caprice et qu’elle savait qu’il allait céder. D’un air légèrement sadique il lui lança d’un air moitié sérieux moitié neutre :"Je ne laisse pas derrière moi un travail non finit… "
Basil était quelqu’un de très taquin aussi quand elle l’embrassa il souri en même temps. Il répondit à son baiser. Non, il ne pouvait pas se résoudre à la laisser derrière. "Ces horaires que je fais sont des heures supplémentaires en fait. Mes véritables horaires sont neuf heure dix-huit heures, avec une pause de onze heure à treize heure. Alors ne t’en fait pas pour l’attente, je devrais pouvoir te rejoindre à l’heure…" Il marqua une pause avant de reprendre. "En fait je ne dors pas beaucoup, donc je me couche tard et me lève assez tôt. Quelques heures me suffisent assortie d’un café". Il lui lança un sourire taquin. Basil n’était peut-être pas toujours facile à vivre connaissant son caractère et son train de vie. Mas Soyle semblait l’accepter. Et ce n’était pas pour déplaire au bureaucrate.
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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Il faut savoir insister dans la vie [Basil] - Page 2 129196351Ven 3 Fév 2017 - 21:24

Il y avait plusieurs moments où Soyle aurait pu se sentir perdue. Elle l’avait d’ailleurs un peu été, à certains moments. La belle avait toujours trouvé les choses assez simples, assez pour se laisser simplement porter par les évènements, les émotions et les personnes qu’elle pouvait croiser. Loin d’être passive, elle acceptait ce qui se présentait et essayait d’en tirer des choses positives. Un maximum en tout cas.  Mais là ça dépassait d’assez loin ce qu’elle avait pu s’imaginer. Ou en tout cas pas pour si rapidement. Oui elle appréciait Basil. On pouvait même plutôt dire qu’il lui plaisait à ce niveau. Ce qui ne signifiait pas qu’elle avait prévu ne serait-ce que pouvoir d’imaginer en couple avec. Parce que c’est un peu ce qui se passait au final. C’était tout frais mais c’était bien cela. Quelques jours avant, voire même quelques semaines avant, à aucun moment elle n’aurait imaginé pouvoir se dire en couple, encore moins avec Basil. Même si elle lui avait toujours trouvé un certain charme et qu’il s’était toujours conduit de façon très agréable avec elle. Alors maintenant qu’ils s’approchaient, qu’ils s’embrassaient, se tenaient dans les bras l’un de l’autre, c’était un peu surprenant et peut-être un peu perturbant. Mais elle se sentait tellement bien. Aussi perturbant que cela puisse être, elle était sûre de pouvoir très vite s’y faire !

D’ailleurs elle se sentait déjà plus à l’aise avec lui. Au creux de ses bras, elle voulait simplement y rester, profiter de sa présence, de sa chaleur, et de ce qu’il pouvait lui dire. Il pouvait lui parler de n’importe quoi, elle aurait été réceptive. Et c’était finalement assez intéressant, puisqu’il s’agissait de son travail. C’était très intimiste comme situation, ce qui lui convenait parfaitement. Ça lui allait bien tout ça, un peu de douceur, de tendresse. Sans pour autant délaisser l’intérêt qu’elle avait pour lui et ce qu’il pouvait lui dire. Une curiosité ravivée alors qu’ils en étaient arrivés à parler d’un fameux clan russe. Ou plutôt de celle qui avait été chargée de les représenter auprès de Basil. Soyle et Yelena se connaissaient bien. Elles travaillaient ensemble. Et elles passaient pas mal de temps ensemble avec Minerva, une autre collègue. Depuis quatre ans que Soyle était au château, elles avaient souvent échangé et en étaient venu à très bien s’entendre toutes les trois. Alors forcément, la rouquine avait rapidement fait le lien.

- Ah mais oui c’est vrai, elle est prof tu la connaît forcément. J’avais oublié

En fait, pour ce qu’elle en savait, Yelena avait l’air d’être quelqu’un de très actif, semblait pas pouvoir se contenter de son emploi de professeur. Il y avait son clan bien sûr, mais bien d’autres projets dont Soyle ne savait pas tout non plus. Alors elle s’était redressé un peu amusée par la situation.

- Yely est beaucoup de choses je crois, mais prof entre autres, oui.

Yely, Soso’ et Min’ c’était un trio de choc. C’était assez connu au château. Trois caractères très différents, des âges différents, des origines différentes même. Mais elles s’entendaient à merveille. Il était donc amusant que Basil connaisse aussi Yelena. C’était au moins une personne qu’ils avaient en commun.

- Et tu sais pas quoi ? Yelena m’a proposé d’aller en Russie avec elle, pour voir un peu ses bestioles que j’ai essayé d’acheter

En Russie ? Dans son clan ? Avec les dragons ? Alors là c’était assez spécial tout de même. Un peu interrogative, Soyle ne pouvait pas nier éprouver une certaine inquiétude. Bon, elle avait complètement confiance en sa collègue et amie. Par contre elle se méfiait très franchement de ses bestioles. Elle les trouvait magnifiques ces animaux, mais elle n’irait pas forcément les voir de trop près. Peut-être qu’un jour Yelena lui proposerait. Pour le moment elle n’avait pas tellement demandé non plus. Mais visiblement Basil avait l’air très content qu’elle lui ait proposé.

- Tu as de la chance, elle n’y fait pas entrer n’importe qui. Ils ont l’air très organisés et assez renfermés… Mais c’est sûr que tu pourras en apprendre pas mal, dans le genre spécialiste elle est bien… Enfin tu feras attention quand même, n’est-ce pas ?

Yelena lui avait souvent parlé de ses dragons, c’était un peu ses enfants à sa façon de les présenter. Qu’elle invite Basil, Soyle le prenait comme une réelle marque d’affection et de confiance. C’était sans doute tout à fait vrai en plus. Enfin, même si elle serait sans doute inquiète toute la journée. Mais bon, elle verrait bien. Cela serait sans doute sympathique pour Basil que de voir ces animaux pour lesquels il s’était battu. Sans succès mais tout de même.

La conversation avait ensuite totalement changé de ton. Ils étaient partis des horaires difficiles de Basil pour entrer dans un autre registre. Soyle espérait pouvoir libérer un peu de temps pour lui, pour venir le retrouver après les cours, sans toujours attendre les vacances. Oui, elle trichait un peu par rapport aux élèves. L’un des avantages à être majeure et professeur d’une matière optionnelle. Elle ne viendrait pas tous les jours, pas même toutes les semaines. Mais elle ne se voyait pas non plus rester plus de trois mois sans le voir, plus maintenant en tout cas. C’était sans doute assez égoïste, oui, mais pour une fois elle avait envie de penser à ce qu’elle avait envie elle. Sans compter qu’elle espérait qu’il aurait envie lui aussi de la revoir de temps en temps.

- Tu ne penses quand même pas que je vais t’abandonner à ton triste sort …

L’abandonner, c’était le mot. Oh oui, elle espérait qu’il ne le ferait pas. Elle était tellement bien contre lui actuellement. Il était certain que cette sensation lui manquerait assez rapidement. Pour le moment il avait simplement l’air de rentrer dans son jeu. Ce qui l’amusait un peu aussi, il était mignon quand même.

- Je ne laisse pas derrière moi un travail non finit…

Et bien elle n’avait plus qu’à espérer qu’il soit assez efficace pour finir ses dossiers dans la journée. Il était bien sérieux cet homme. Même si elle trouvait cela tout à fait appréciable et même admirable, pour le coup, ça ne l’arrangeait pas du tout. En réponse elle l’avait embrassé, ce à quoi il avait été particulièrement réceptif. Il avait l’air d’apprécier et plus le temps passait, plus elle appréciait. Décidément, elle était bien accro à son bureaucrate.

- Ces horaires que je fais sont des heures supplémentaires en fait. Mes véritables horaires sont neuf heure dix-huit heures, avec une pause de onze heure à treize heure. Alors ne t’en fait pas pour l’attente, je devrais pouvoir te rejoindre à l’heure…

Voilà qui était tout de suite bien plus agréable à entendre. Il lui arrivait même d’être au travail plus tôt que ce qui lui était demandé à lui. Même si du coup il semblait y être bien avant. En tout cas cela serait toujours plus agréable avec cette option ! Alors elle eut un sourire rassuré. Et puis touché aussi, parce qu’il semblait avoir envie de pouvoir la retrouver « à l’heure ».

- En fait je ne dors pas beaucoup, donc je me couche tard et me lève assez tôt. Quelques heures me suffisent assortie d’un café

Il était du genre résistant donc. La rouquine avait tout de même besoin d’une dose de sommeil plus grande, normale, mais plus grande. Mais bon, ils ne devraient pas être dérangés par un si petit détail. Soyle était confiante et ils savaient qu’ils sauraient être satisfait du peu qu’ils pourraient gratter. Et il est vrai que quelques heures de sommeil qui devenaient des heures passés ensemble, cela comptait !

- C’est bon à savoir, j’en prend bonne note.

Pour le coup elle en riait presque. Mais il était évident qu’elle saurait profiter de ce temps supplémentaire. Rien que là elle préférait ne pas regarder l’heure pour simplement profiter. Retournant se blottir contre lui, elle posa sa tête sur son épaule, le visage dans son cou, le sourire aux lèvres.

- J’essayerai de sortir de l’école certains week-ends, si ça te va. Mais je ne suis pas sûre de pouvoir faire beaucoup mieux. A part pour les vacances bien sûr. Les prochaines sont dans un moment…

Soyle était très déçue de devoir repartir soudainement. Elle adorait l’école et ses élèves, mais là tout de suite, elle aimait encore mieux être avec Basil. Même sa douleur se faisait bien moins forte entre ses bras.

- J’aimerais pouvoir te ramener avec moi…


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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Il faut savoir insister dans la vie [Basil] - Page 2 129196351Ven 3 Fév 2017 - 22:37

Basil passait un excellent moment. Non seulement il se sentait très bien avec Soyle, mais en plus, cette conversation que tous les deux avaient lui permettait d’en savoir plus sur la rouquine et elle, d’en savoir plus sur lui. C’était surtout elle qui apprenait des choses. Mais là, il avait percuté que Yelena, son intermédiaire pendant si longtemps avec le clan russe était aussi une collègue de sa nouvelle conquête. Il était parfois un peu long à la détente, surtout que cette information sautait aux yeux. Il savait qu’elle était prof grâce aux conversations qu’ils avaient échangé, après avoir parlé affaires. « Vous vous entendez bien ? Yelena est parfois un peu froide… ».

C’était le moins que l’on puisse dire. Mais vu le surnom affectueux que lui donna Soyle en parlant d’elle, le cadet en conclue qu’elles s’entendaient plutôt bien. Peut-être même étaient-elles proches ? Oui c’était probable à tout bien y réfléchir. La professeure ajouta qu’il avait de la chance, en y rajoutant cependant un brin d’inquiétude à la fin de sa phrase. Autant d’attention sur sa personne lui plaisait. C’était même plus que ça, il adorait qu’on s’occupe de lui, qu’on s’inquiète pour sa santé. Lui, il n’avait pas peur de s’aventurer chez les dragonniers. Les gens l’inquiétaient plus que les bestioles, en fait. Yelena serait là, et il savait qu’elle n’allait pas l’utiliser comme appât. Aucune raison dès lors, de s’inquiéter. « Oui j’ai la très vague impression qu’ils sont particuliers mais bon… Je ne parle pas un mot de russe donc au pire je ne comprendrai rien à leurs paroles. Mais oui, je ferai attention, et écouterai Yelena encore plus que si elle était ma mère ». Oui bon, la référence n’était pas fameuse, connaissant la mère du bureaucrate. Basil, bien qu’obéissant avait eu ses travers avec elle, et il préférait encore la russe. mais encore une fois, c'était une chose que la jeune femme dans ses bras ignorait. Elle ignorait bien des choses.

La question de l’emploi du temps restait une question épineuse. Le Carrow avait fait promettre à Soyle d’évoquer sa relation avec lui qu’en comité fermé. Là était encore un problème. Il fallait qu’ils puissent se voir, sans pourtant être vu. De plus, avec le métier prenant de la rouquine, ils ne se verraient pas souvent. La perspective d’être d’une certaine manière encore seul et abandonné à son sort agaçait Basil. Mais ce n’était certainement pas la faute à Soyle et d’ailleurs, il ne lui en voulait absolument pas. Le problème c’était que toute l’attention qu’il essayait de trouver était un jour ou l’autre freinée. Voire déplacée, de manière à ce que l’attention soit détournée. Il le voyait bien avec Aaron et Caro. Depuis qu’ils étaient ensemble, ce n’était plus tout à fait pareil, ou en tout cas lui, le voyait comme tel. Il était heureux pour eux, et il souhaitait réellement que tout se passe pour le mieux. Mais il restait le troisième, à sa place, à l’écart. « J’espère bien que tu sauras te libérer pour moi… Mes papiers peuvent me tenir éveillés ». Et pas que. Mais bon, autant ne pas évoquer la chose dès le premier jour. Elle ajouta qu’elle aimerait le ramener avec elle et cela étira un sourire à Basil. Oui, si elle voulait le ramener, lui ne voulait pas partir en la laissant derrière. C’était sans doute l’affection forte des premiers jours. C’était forcément cela. Sinon, il entrerait dans une sphère qu’il ne connaissait pas très bien. « C’est n’est pas grave » ajouta-t-il d’un air doux, « on trouvera bien un moyen de se voir fréquemment… ».

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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Il faut savoir insister dans la vie [Basil] - Page 2 129196351Dim 12 Fév 2017 - 20:24

Les débuts de relations avaient ce petit côté un peu magique. On en avait toujours plus à apprendre, et on voulait toujours en savoir plus d’ailleurs. Soyle ne savait déjà pas grand-chose de Basil au final. Mais ce qu’elle savait était réellement suffisant pour elle. Il était charmant, vraiment, avait un sens de l’humour particulier mais adorable et elle découvrait là encore une tendresse qu’elle n’avait pas encore essayé d’imaginer jusqu’à maintenant. Là encore, ce n’était pas une découverte qu’elle pourrait regretter, loin de là. La belle rousse restait blottie dans ses bras pour son plus grand plaisir. Parfaitement détendue, elle pourrait rester là des heures. Ils discutaient doucement tous les deux, baissant le reste des barrières qui pouvaient encore exister entre eux.

Basil avait commencé à parler de Yelena. Une collègue que Soyle fréquentait beaucoup et appréciait même. Pas depuis très très longtemps non plus, elle n’était professeur que depuis quatre ans. Mais Basil connaissait Yelena, ce qui était une information amusante. Le hasard faisait qu’ils fréquentaient les mêmes personnes. Au moins une en tout cas, mais peut-être finiraient-ils par en trouver de nouvelles.

- Vous vous entendez bien ? Yelena est parfois un peu froide…


Yelena, elle était assez particulière, même pour Soyle. Si la rousse n’avait pas fait le premier pas vers elle, il était possible qu’elles ne se soient jamais vraiment fréquentées. Mais c’était dans sa nature et Yelena était une femme réellement seule, ou en tout cas solitaire. Ce qui l’avait un peu toujours attiré. Elle voulait donner le sourire, atteindre les autres et les amener sur une pente plus douce et peuplée. Alors elle était allé vers sa collègue russe et depuis elles passaient pas mal de temps ensemble.

- Oui plutôt. Yely est quelqu’un de très stressé et c’est souvent ce qui lui donne ce côté un peu … froid… distant… ou autres. Elle n’est pas toujours très avenante, c’est sûr, mais c’est quelqu’un de très bien quand on sait s’y prendre. Pour ce que je sais, je crois que tu sais y faire, autrement elle n’aurait pas pris la peine de me parler de toi.

Et en bien. Soyle faisait maintenant le lien avec le charmant bureaucrate que sa collègue lui avait décrit. Elles avaient parlé de leurs conversations et du fait que Basil avait été tout à fait agréable et courtois malgré ses refus successifs. Et décidément, Basil avait tout pour plaire à la rouquine. Mais très vite, ils en étaient venu à parler du voyage en Russie de Basil. Forcément, savoir qu’il irait là-bas l’inquiétait un peu notre Soyle. Parce qu’elle savait très bien que Yelena ne s’occupait pas de nifleurs là-bas. Il s’agissait de dragons, des plus grands même. Et heureusement que sa collègue y serait autrement elle aurait été encore bien plus inquiète pour Basil.

- Oui j’ai la très vague impression qu’ils sont particuliers mais bon… Je ne parle pas un mot de russe donc au pire je ne comprendrai rien à leurs paroles. Mais oui, je ferai attention, et écouterai Yelena encore plus que si elle était ma mère


Et il ne parlait pas le russe en plus… Avec le polonais, Soyle pourrait à la limite comprendre certains mots qui pouvaient se ressembler. Elle l’avait déjà constaté en parlant avec sa collègue. Mais lui, elle avait pu constater également qu’il ne parlait pas un mot de polonais non plus… Vraiment, heureusement que Yelena serait là. Et il avait intérêt à l’écouter oui ! Soyle lui faisait confiance pour qu’il ne lui arrive rien. Chose qu’elle préciserait peut-être à sa collègue… elle verrait, juste au cas où… En attendant elle sourit à Basil, un peu rassurée.

Ils étaient ensuite arrivés à la question des horaires du jeune Carrow. Mieux valait ne pas parler du temps que la belle passerait à l’école. Pour le coup, en période scolaire, elle vivait réellement sur place. Mais elle voulait tout de même en apprendre plus sur le temps de travail de Basil, juste pour savoir un peu si ils avaient une petite chance de pouvoir se retrouver un peu tous les deux. Elle ne pouvait pas le faire venir à l’école, tout comme elle ne pouvait pas aller passer du temps au Ministère comme ça. Il faudrait donc trouver un moment où ils seraient libres tous les deux. Et ce n’était pas si simple visiblement.

- J’espère bien que tu sauras te libérer pour moi… Mes papiers peuvent me tenir éveillés


Se libérer pour lui ? Oui, elle ferait de son mieux pour en tout cas. Il faut dire qu’il était une sacré motivation. Dans un sourire, elle pensait déjà à la satisfaction que cela pourrait être de revenir vers lui après être retournée à l’école. Pour un week-end sans doute, pas plus. Et encore, peut-être moins. Mais elle reviendrait, pour lui, c’était certain. Elle ne savait pas trop quand, ne sachant que très vaguement quand elle pourrait même reprendre ses cours. Mais elle reviendrait.

- Je trouverais toujours un moment pour toi.


Soyle leva le regard vers lui, les yeux un peu brillants. Elle trouverait toujours. Elle était bien trop motivée pour ne pas le voir. La belle avait de l’espoir pour cette relation, l’espoir qu’elle soit bénéfique, agréable, et définitivement plaisante. La belle passa une main douce sur sa joue, se disant que définitivement il avait un certain charme. Ce qui lui avait fait dire qu’elle était bien déçue de ne pas pouvoir le ramener avec elle à l’école. Elle aimerait pouvoir le garder près d’elle, encore un peu. Mais pas le choix, ils devraient faire avec, l’un comme l’autre.

- C’est n’est pas grave. On trouvera bien un moyen de se voir fréquemment…

Se voir certes, mais fréquemment ? Il le pensait vraiment ? Oh elle en serait pas contre, loin de là. Mais pas sûr que ce soit bien réalisable. Elle savait déjà qu’il risquait d’être compliqué pour elle de quitter l’école très facilement. Même si elle y mettrait toute la bonne volonté possible et imaginable. Alors tout aussi doucement en continuant de profiter de leur proximité, elle lui répondit dans un léger sourire.

- Je l’espère. Autrement il faudra que je fasse le mur. Pas très sérieux pour un professeur…


Soyle en plaisantait un peu mais au fond elle était un peu attristée à l’idée de rester loin de lui trop longtemps. Mais bon, ce n’était pas comme si ils avaient réellement le choix…
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