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"Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT

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MessageSujet: "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT 129196351Dim 4 Juin 2017 - 18:55

Accoudé à la fenêtre d’une chambre qui n’était pas la sienne, Basilius Carrow observait le monde qui s’agitait derrière celle-ci. Un monde qui n’était assurément pas britannique, puisqu’il se trouvait en Allemagne pour le travail. Ce n’était absolument pas une corvée pour lui. Le bureaucrate adorait l’Allemagne, qui faisait partie de son secteur de commerce avec l’Espagne et bientôt il l’espérait, avec la France. Il s’améliorait de plus en plus en français et il espérait que ses efforts considérables allaient être récompensés lorsque son collègue allait aller à la retraite. Une retraite méritée que Basil attendait avec impatience.
Mais pour l’heure, il patientait chez les Rozen. Hans, le chef de famille devait l’introduire chez quelqu’un de très intéressant pour ses affaires. Habituellement, Basil n’avait pas besoin qu’on l’introduise quelque part, il se faisait sa place tout seul et était généralement accueillis naturellement partout où il allait. Mais l’homme avait, dit-on un caractère épouvantable et c’était quelqu’un qu’il n’avait pas encore rencontré, puisque son homologue habituel avait eu un petit accident. Rien de bien grave. Du moins, cela l’était suffisamment pour l’éloigner des terrains de la négociation pendant quelques temps.
Les Rozen étaient des gens tout à fait serviables, assez en tout cas pour l’égo de Basil. Ils étaient de bons hôtes et le diplomate se plaisait à passer du temps chez eux, malgré le nuage qui planait au -dessus de leur maison. Le grand-père en effet, ne finira sans doute pas l’année et il l’avait bien vu lorsqu’il avait été le saluer. Pour ce qui était des autres membres de la famille, certains étaient bavards, d’autres moins, mais globalement, Basillius s’entendait bien avec tout le monde, même avec le plus jeune de la maison.

Il finit par sortir de la chambre qu’on lui avait attribué pour descendre au salon. Il ne savait pas trop ce qui avait motivé son envie de descendre, mais généralement, Carrow écoutait la petite voix qui parlait dans sa tête brune. Habillé toujours avec sa délicatesse habituelle, il faisait honneur à sa famille. Il avait une bonne allure. Une posture droite, qui forçait le respect. Respect dont il avait constamment besoin dans son travail. Mais le salon de la famille qui l’hébergeait pour quelques jours n’était absolument pas vide de vie, puisque se trouvait là le plus jeune fils de la famille. Basil n’avait rien contre lui. C’était un garçon plutôt agréable, qui faisait ses études à Poudlard, qui plus est. Le bureaucrate avait commencé à observer ce jeune homme. Il trouvait qu’il détonait assez par rapport au reste de sa famille, par rapport au ton de sa voix ainsi que ses mimiques. Peut-être se trompait-il. Mais il avait la vague impression qu’il n’avait pas tort. Avec un métier comme le sien, il devait être attentif à tous les signaux que le corps humain pouvait envoyer. Et il était sensible à ceux qu’envoyait Alexandre Rozen. « Bonjour » lui dit-il de sa voix polie en se demandant finalement ce qu’il pourrait lui répondre s’il lui demandait ce qu’il faisait là. Il posa ses mains sur une chaise en face du jeune homme, comme s’il s’agissait d’une question muette. Rien ne devait être laissé au hasard. Absolument rien.


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Dernière édition par Basil Carrow le Dim 18 Juin 2017 - 0:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT 129196351Dim 4 Juin 2017 - 22:20

Je connais par coeur cette maison. Enfin, maison... Manoir serait un terme un peu plus exact. Je ne sais pas pourquoi, mais le mot manoir renvoie à l'image d'une grande habitation un peu glauque comme si Dracula y vivait. Ce n'est pas le cas pour la demeure familiale. Déjà, elle ne date pas du siècle dernier, mais du XVIème. L'architecture est dans un style baroque allemand. Je précise bien allemand. Ce n'est pas comme l'architecture baroque italienne, c'est beaucoup plus simpliste. La devanture est en briques rouges avec des espèces de colonnes et des "bas de murs" en grès blanc je crois. Et l'intérieur a beaucoup évolué au fil des siècles. Aujourd'hui, la décoration a su s'adapter à notre époque en ayant gardé quelques éléments anciens. Comme par exemple, le lustre art nouveau accroché au plafond du salon.
Je passe tout mes étés, au mois de juillet, chez mes grands-parents. L'air de la campagne allemande est agréable et ça me change de la proche banlieue londonienne. A défaut d'avoir la mer, il y a un petit lac pas loin avec un ponton. L'été on s'y baigne, l'hiver on y patine. Des fois, je descends jusqu'à la petite ville pas loin. Avant d'aller à Poudlard, mon père était scolarisé et ma mère aussi. Ça ne m'aurait pas déplu d'habiter ici. -Londres te manquerait quand même.-
A priori, cet été n'est pas comme les autres. Vous ne pouvez pas à savoir à quel point je les attendais ces vacances pour m'éloigner de Poudlard le plus possible. Mon grand-père est plus malade que jamais, il ne lui reste plus longtemps à vivre. Je redoute le moment de sa mort. On essaye de faire comme si c'était normal, mais ça ne l'est pas. Un ami de mon père loge ici pour quelques jours également pour son travail. Basil Carrow. On l'a installé dans une chambre d'amie à l'étage. Moi, je dors dans la chambre qui m'est en quelque sorte attitrée depuis toujours dans les combles aménagées. J'aime dormir sous le toit.

Ce matin, ma grand-mère et mon père sont partis aux pompes funèbres. J'aurais voulu venir avec eux mais ils m'ont dit de rester avec ma mère au cas où il y aurait un problème avec mon grand-père. Et aussi au cas où l'invité aurait besoin de quelque chose. Il pleut aujourd'hui, il n'y a rien à faire. En me levant, j'ai enfilé un jogging histoire de ne pas avoir à faire face à Mr. Carrow en caleçon. Être en caleçon face à mon père ou à ma grand-mère, je m'en bats les cognards. Mais devant un casi-inconnu, je préfère faire preuve d'un peu plus de pudeur. -A défaut d'élégance.-
Je suis allé me poser dans un des canapés du salon avec mon bol de céréales. Pour tuer l'ennui, je progresse lentement dans ma lecture d'un livre que je me suis procuré chez Fleury & Botts avant de partir pour l'Allemagne: Les Secrets de l'occlumancie: l'art de fermer son esprit. Ça a beaucoup surpris mon père que j'aie ce genre de lecture. Que je lise tout court, d'ailleurs. Mais il n'a fait aucun commentaire. Il trouve ça cool que je m'intéresse à d'autres formes de magie.
Je ne tarde pas à sentir une présence dans la pièce et je vois Basil Carrow se poster en face de moi en me saluant poliment. Je lève mes yeux de mon livre pour les poser sur le nouvel arrivant qui pose sa main sur une chaise en face moi. « Bonjour, vous avez bien dormi ? » lui réponds-je en retour dans ma langue maternelle en posant mon bol de céréale à moitié vide sur la table basse. J'essaye d'être poli. Je le regarde discrètement de la tête aux pieds. Il est vêtu élégamment et une odeur de parfum parvient à mes narines. « Vous voulez déjeuner quelque chose ? »
Cet homme me fait assez bonne impression. Toujours propre sur lui, assez aimable. En plus, il a un bon allemand avec un bon accent. Néanmoins, je me demande s'il pourrait vraiment comprendre un accent atypique.

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MessageSujet: Re: "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT 129196351Lun 5 Juin 2017 - 20:36

Basilius Carrow était, mine de rien, un homme d’action.

Son métier ne l’envoyait peut-être pas se battre sur le terrain comme le répétait si souvent Raven Fawkes, mais il était constamment en mouvement, en train de faire quelque chose. Lire une lettre, y répondre, travailler un dossier, prendre des rendez-vous, aller se chercher un café… La liste des activités de l’ancien Gryffondor sur une seule journée était bien longue. À tel point qu’il en arrivait à un stade où quelques heures à peine de sommeil lui suffisaient largement.
Cependant, chez les Rozen, il n’avait pas grand-chose à faire. Il ne lui servait à rien de relire son dossier sur le commerce de botruc allemand, puisqu’il le connaissait déjà par cœur, à la virgule près. Il était tout aussi inutile de réfléchir à ce qu’il allait dire au diplomate qu’il allait rencontrer, puisqu’il savait ce qu’il allait lui servir. Non, il devait attendre que son ami, Hans Rozen, rentre chez lui. Il avait dû s’absenter pour aller aux pompes funèbres et honnêtement, Basil avait beau être de mauvaise foi, il comprenait et il ne lui en voulait pas. Tout cela, avait conditionné sa descente au salon. Il avait besoin de bouger un peu, et changer de pièce pouvait au moins lui faire du bien. Il n’était pas consigné chez les Rozen, mais il préférait être là lorsque Hans rentrera, histoire de partir directement. Il ne voulait pas abuser de leur hospitalité bienveillante.

Basil aperçut le jeune fils Rozen assit dans un fauteuil, absorbé par une lecture sans doute passionnante qu’il s’en voulait de déranger par sa présence. Mais le jeune homme le salua en retour en allemand, et cela eut le don de faire sourire le bureaucrate. Heureusement qu’il était bilingue depuis longtemps. « Je ne prendrai rien, je te remercie » répondit-il dans la langue du garçon, avec un accent parfait. Il s’assit sur le siège qu’il avait tout d’abord avisé. Ses mains glissèrent sur les accoudoirs et il la recula pour s’assoir en desserrant sa chemise. Ça lui donnait un air moins guindé. À peine avait-il vu l’ouvrage que le jeune homme lisait qu’il avait glissé ses yeux bruns sur la couverture. Un livre sur l’occlumencie, voyez-vous cela ? Le diplomate dû batailler ferme contre son envie de fouiner délicatement dans la tête du jeune Alexandre Rozen. Il était le fils de son hôte et pis encore, celui de son ami. Un peu de politesse, Basil. « Je vois que vous lisez un ouvrage fort intéressant » commença-t-il comme s’il posait les bases de la future conversation, « mais n’est-il pas un peu trop avancé pour vous ? ». Un jeune homme de quinze ans qui s’essayait à l’occlumencie, Basil voulait bien voir ça. Mais tout était possible. Lui, il s’y était mis beaucoup plus tard, vers ses vingt-trois, ou vingt-quatre ans. Il avait la très vague impression que son directeur d’alors, Monsieur Ian Talbott, fouinait de temps en temps dans sa tête. Sans doute lorsqu’il s’ennuyait. C’est environs un ans avant la mort de celui-ci qu’il avait commencé son apprentissage. Mais de qui, Monsieur Alexandre Rozen voulait cacher ses souvenirs ?



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MessageSujet: Re: "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT 129196351Lun 5 Juin 2017 - 22:11

Je le regarde prendre place sur le fauteuil en me répondant. Il desserre sa chemise, se met à l'aise. Classe. Son regard descend sur le livre posé entre mes jambes (je suis assis en tailleur) que je tiens levé avec le soutien de mes poignets. Je n'en suis qu'à un tiers, environ. Je n'avance pas très vite, malheureusement. Basil Carrow commente mon choix de lecture positivement. C'est vrai que c'est intéressant. Sinon j'aurais déjà lâché l'affaire. Il me demande ensuite si ce n'est pas trop compliqué pour moi. Qu'est-ce qu'il entend par là ? « Euhm... »
C'est vrai que ce livre me donne du fil à retordre. Que ce soit pour le côté technique, l'action de lire, que le côté théorique, ce que j'apprends. Je ne comprends pas tout, certaines notions me paraissent floues. Est y'a des phrases qui sont formulées bizarrement. J'hausse les épaules en regardant mon livre. Pourquoi il me pose cette question déjà ? C'est si choquant que je m'intéresse à l'occlumancie ? Je ne pense pas qu'il pense que je suis débile. Je crois qu'il pense surtout que je n'ai pas encore les capacités intellectuelles. En d'autres termes, que je suis trop jeune. « Il y a vraiment un âge pour s'informer sur le sujet ? Je ne pense pas que ça soit trop avancé... » réponds-je.

Je lève mon regard vers mon interlocuteur. J'aime m'intéresser à pleins de sujets différents. Comme la magie noire, l'art, l'occlumancie, l'histoire, la mort... Je n'arrête pas de me dire que cet été là me permettra de mieux savoir ce que je veux faire de ma vie. J'avais déjà des idées, mais elles se confirment. L'occlumancie n'est pas seulement une compétence que j'estime utile dans la vie de tout les jours et dans la profession que j'envisage. Pouvoir être maître des barrières de notre esprit. C'est complètement génial.
« Et je trouve que tout ce qui touche à l'esprit est assez passionnant. » rajouté-je en acquiesçant, l'air convaincu. La mort m'intéresse bien plus que le cerveau, certes. Mais cette notion est loin d'être dénuée d'intérêt. Je n'ai pas vraiment envie de dire que je veux devenir un occlumens. Ce gars là, je ne le connais à peine. Il va sûrement me demander pourquoi et le pourquoi... Je n'ai dit à mon père aucun de mes projets de carrière parce que je sens qu'il va déjà tirer une tronche de dix kilomètres. Ce ne sont pas des projets qui font rêver les adolescents, habituellement. La mort, ça ne fait pas rêver grand monde.
Avant d'en parler, je préfère concrétiser le projet. Il se laissera plus convaincre si je lui expose toutes mes avancées dans cette direction. Et mon plan A passe par l'apprentissage de l'occlumancie qui me donnera un avantage certain, ainsi que des bases théoriques solides concernant d'autres sujets.

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MessageSujet: Re: "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT 129196351Mar 6 Juin 2017 - 20:50

Basil était un homme débrouillard, charmeur.

Il connaissait les codes de la société, il les avait intégrés et n’hésitait pas à les réutiliser lorsqu’il le fallait. Il savait que certains gestes, qui était pourtant banaux, marquaient plus que d’autre. Souvent, s’il était à l’aise, les autres l’étaient aussi. C’était un homme agréable. Souriant, plaisantin. Il était de bonne compagnie, il fallait bien le dire. S’il était de bonne humeur. Mais heureusement pour Alexandre, il était de merveilleuse humeur.
Le fauteuil était tout à fait confortable, de surcroît. Mais toute l’attention du bureaucrate était portée sur le jeune homme, qui s’intéressait vraisemblablement à l’art merveilleux de l’occlumencie. Il se demandait comment ce gosse pouvait s’en sortir sans personne pour lui expliquer les phrases qu’il lisait. Parce que l’occlumencie était un art particulièrement difficile, et compliqué à saisir. C’était un déclic à faire dans la tête. Certains y arrivaient vite et d’autres, jamais. C’était comme ça. Sa remarque visiblement avait piqué Alexandre. Basil observa sa réaction attentivement. S’il avait eu des lunettes, peut-être aurait-il mieux dissimulé ce regard un peu scrutateur. Un peu déboussolé sans doute, il lui répondit qu’il n’y avait pas d’âge pour s’y intéresser. S’y intéresser ou s’entraîner ? Il y avait là une grande différence dans le sens de la phrase, juste pour un changement de mot. C’était surtout une question de maturité. Alexandre était-il assez mature pour tout saisir ? Basil pourtant, ne lui posa pas la question, elle pourrait être insultante et la dernière chose qu’il voulait c’était de mettre un terme sitôt à cette conversation. « A vous de juger. Vous comprenez tout ce qui est écrit ? » demanda-t-il en sachant pertinemment la réponse.

En fait, Basil demandait pour voir si le jeune homme allait lui mentir ou non. Alexandre se mit à regarder le bureaucrate qui n’avait, quant à lui, jamais détourné les yeux du jeune homme. Il était question de voir ce qu’il allait répondre pour le cerner un peu mieux. C’était de la psychologie de base. La psychologie, dans les affaires, on en avait grand besoin. Il fallait apprendre comment aborder tout type d’interlocuteur, comme s’adresser à tout type de personnes, de tout type d’âge. C’était parfois délicat. Mais un garçon de quinze ans pouvait difficilement, selon le bureaucrate, lui poser des soucis. Il lui dit ensuite que tout ce qui touchait l’esprit était assez passionnant et Basil acquiesça. C’était vrai, et cela montrait qu’il y accordait une grande importance. Cela avait-il un lien avec la carrière qu’il voulait avoir ou pas du tout ? Ou voulait-il vraiment se protéger de quelqu’un ? Ou… Y accordait-il juste un peu de curiosité ? Pour la dernière idée, Basilius n’était pas très convaincu. « En effet, mais l’esprit est très complexe aussi. Je suppose que c’est ce qui fait son charme, puisque chacun a un esprit différent » compléta-t-il en hochant la tête.

Il s’enfonça dans le fauteuil et croisa les jambes, de la même manière qu’il l’aurait fait dans son propre bureau en face d’un intermédiaire. Le diplomate décida d’y aller de sa petite confidence : « Pour avoir moi-même étudié l’occlumencie je peux vous dire qu’on ne finit jamais d’apprendre des choses sur l’esprit humain ». Son détachement total en posant la question masquait la sournoiserie de l'interrogation et l’insinuation qu’il faisait. Il laissait là ouverte une porte pour le jeune homme. Une porte qu’il était libre d’ouvrir ou non.



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J'ai l'impression que Mr. Carrow me scrute. C'est déstabilisant. J'ai l'impression de revivre l'expérience du potionniste. Je n'arrive pas à me faire à l'idée qu'on me regarde fixement comme ça. Je trouve ça plus que déstabilisant. Le pire, c'est que ce sont toujours des personnes qui ne sont pas dans ma tranche d'âge qui me font ça. C'est d'autant plus stressant. On dirait qu'ils scrutent chaque détail de mon visage. Comme si derrière mon visage d'adolescent, ils pouvaient voir quelque chose de spécial. Mesdames et Messieurs les adultes, arrêtez de faire ça. C'est très perturbant. J'essaye toujours de ne pas laisser paraître ma gêne d'être observé. -Ah bon ?-
Il me demande alors si j'arrive à comprendre tout ce que je lis. Pas vraiment. Le libraire m'avait dit que ce livre était difficile à comprendre pour quelqu'un de mon âge. Je ne pense pas qu'il y ai de honte à avoir de ne pas tout comprendre, si le libraire lui-même dit que c'est compliqué. « Il y a certaines choses qui m'échappent... » réponds-je en parlant un peu dans ma barbe inexistante et en fermant mon livre après y avoir mis un marque page. Mr. Carrow est un homme agréable, si on oublie mon sentiment d'être observé. Ça ne me dérange pas d'entamer une conversation.

Je suis d'accord avec lui quand il dit que l'esprit est une chose complexe. Aujourd'hui, Freud est un célèbre personnage pour avoir été le père de la psychanalyse alors qu'en fait, une bonne partie de ce qu'il disait était certainement bidon. -C'est toi qui le dit.- Mais il a eu le mérite de s'y être intéressé le premier. Si l'esprit n'était pas une chose aussi compliquée, les recherches auraient évolué beaucoup plus vite, je suppose. On en sait au final pas beaucoup plus que Freud. Et comme le dit Mr. Carrow, c'est ce qui fait son charme. Tout ce qui est mystérieux est attirant pour l'être humain. Je pense que c'est le mystère qui a fait que les Humains ont pensé au concept de Dieu. -Tu es sur une pente glissante...- Théorie à développer. « J'en viens à me demander si on peut faire de la psychologie une science exacte. » commenté-je. Si personne n'a le même esprit, si tout le monde ne pense pas de la même façon, il est difficile d'établir des normes. La neurologie, c'est une science exacte puisque ça décrit le fonctionnement. Je vais finir par m'embrouiller.

Mr. Carrow s'enfonce dans le fauteuil et croise les jambes. Je trouve que cette posture fait très classe mais en même temps, ça fait détendu. Je devrais m'asseoir plus souvent comme ça. J'aurais l'air distingué. « Pour avoir moi-même étudié l’occlumancie je peux vous dire qu’on ne finit jamais d’apprendre des choses sur l’esprit humain. » me confie mon interlocuteur. Il a étudié l'occlumancie ? Ma curiosité est piquée à vif. Un tas de question se bouscule dans ma tête dans un ordre peu cohérent. J'essaye d'ordonner tout ça mais j'ai du mal à dissimuler mon intérêt. Je crois que je me suis un peu penché vers Mr. Carrow. « Vous avez étudié l'occlumancie ? » demandé-je sans vraiment attendre de réponse. J'écarquille les yeux avant de les rediriger vers l'invité. Par où commencer ? J'entrouvre la bouche et la referme à plusieurs reprises avant de vraiment parler. « Comment vous avez appris ? Qu'est-ce que vous avez appris ? » demandé-je. Mon intérêt me semble tellement flagrant. -Tu t'es amélioré néanmoins.-

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MessageSujet: Re: "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT 129196351Mer 7 Juin 2017 - 21:56

Basil avait toujours cet air intéressé sur le visage lorsqu’il s’adressait à un homologue diplomate, ou à quelqu’un à qui il voulait soutirer quelque chose. C’était sa manière de faire, de flatter au fond, l’égo des gens. Les gens, dans leur grande majorité (car il y avait toujours des exceptions), aimaient se sentir écouté lorsqu’ils parlaient, captiver l’attention, même pour dire quelques mots. Il y avait une grande gloire à captiver son interlocuteur. On arrivait à éclipser chacune des pensées d’un autre pour le faire se concentrer sur ce qu’on disait, ces simples mots qui reflétaient notre pensée. Il y avait ceux qui se cachaient, ne voulaient pas parler. Mais sans doute au fond d’eux désiraient-ils qu’on les admire d’une manière ou d’une autre, en omettant tous leurs défauts. Ceux qui étaient en vue avaient le pouvoir sur les foules. Ils avaient le pouvoir de la plèbe et ils pouvaient tout simplement diriger le monde. Même sans être intelligent. Certains, uniquement avec leur verbe, avaient fait de grandes choses. Savoir si ces choses étaient morales ou non était une autre histoire.
Alors forcément, le bureaucrate regardait toujours avec une attention profonde certaines personnes. C’était peut-être de la manipulation au fond. Mais au point où il en était…
Alexandre finit par lui avouer qu’il y avait des choses qu’il ne saisissait pas très bien. Basil acquiesça. Cela ne l’étonnait pas outre mesure. Bien sûr qu’il y avait des choses qu’il ne saisissait pas. « L’occlumencie est quelque chose d’abstrait, c’est un schéma à intégrer que certains n’intègrent jamais » dit-il en jouant avec ses pouces. Comment Alexandre allait-il réagir à sa phrase ? Par de la peur ? la peur d’échouer dans son entreprise ? Ou avec dédain parce qu’il ne s’entraînait de toute manière pas ?

Les propos du britannique sur l’esprit semblèrent intéresser le jeune Rozen et Basil pouvait presque voir dans ses yeux les rouages de son cerveau s’activer. Sa réponse allait dans ce sens, parce qu’il avait dû arriver à une certaine réflexion pour lui répondre ce qu’il lui avait répondu. En effet, chaque esprit étant différent, il était difficile de faire des règles. Mais peut-être que chaque esprit entrait dans un schéma particulier ? « Peut-être que dans leurs différences, les esprits se ressemblent » répondit Basil sans plus s’épancher sur le sujet pour ne pas lancer un débat philosophique sur quelque chose qu’il ne maîtrisait pas.

Carrow avait décidé de jouer un peu avec Rozen fils 2. Et le jeune homme avait rattrapé la balle rouge que lui avait jeté Basil. Son intérêt pour la matière dépassait la curiosité simple. Il voulait que le bureaucrate partage avec lui des choses, ses connaissances peut-être. Il lui demanda s’il avait étudié l’occlumencie et pour pousser un peu plus loin le garçon, le diplomate ne fit qu’acquiescer silencieusement. Plusieurs fois, le garçon ouvrait et fermait sa bouche et un instant, Basil le prit pour un poisson. Néanmoins, il ne laissa aucun sourire se balader sur son visage et il attendit la suite. Qui ne tarda pas à venir. « J’ai tout apprit » répondit simplement Basil pour préserver un semblant de suspens. « J’ai tout apprit grâce à un mentor » finit-il simplement. Seul, il n’aurait jamais réussi, jamais.



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Ce qu'il dit sur l'occlumancie n'est pas forcément très encourageant. Il y aurait des gens qui ne seraient pas prédisposés à apprendre cette forme de magie. Où se situe la majorité ? Est-ce que je dois partir optimiste ou pessimiste ? J'aime penser qu'un jour, je réussirais à "intégrer" ce "schéma". Je ne me vois pas échouer. Je n'ai presque aucune raison d'échouer. « Certains. Il y en a quand même qui y arrive. » Et je ferais parti de ceux là parce que je le veux. D'autant plus que rien n'est impossible. J'ai foi en mes capacités d'apprentissage. Je veux être optimiste. -Pour une fois que j'ai rien à redire.- L'espoir fait vivre, comme on dit.
Le seul point commun universel à l'esprit, c'est leur différence. Je plussoie Mr. Carrow en acquiesçant. « Je ne pense pas me tromper en disant que c'est peut-être leur seul point commun à tous. » J'ai l'impression que la psychologie et la philosophie sont deux domaines très liés. J'adore me poser des questions d'ordre philosophique. Si je pouvais un jour entamer un débat philosophique, je pense que cela me plairait énormément. Mais je sens que mon interlocuteur n'est pas d'état ou d'humeur à en commencer un dès maintenant. Ce n'est pas grave. Le reste de la conversation sera d'autant plus intéressante. Mr. Carrow entre dans le vif du sujet. Le sujet qui m'intéresse et qui l'intéresse depuis le début.

Basil Carrow a bel et bien appris l'occlumancie. Il a tout appris. Je le regarde dans les yeux. Je suis partagé entre la fascination et l'excitation. Mes doigts s'agitent sans que je puisse vraiment y exercer un contrôle. « J’ai tout apprit grâce à un mentor. » complète-t-il. Il ne m'en faut pas plus pour que l'idée qui se préparait sûrement depuis quelques minutes déjà germe dans mon cerveau. Il est presque impossible d'apprendre l'occlumancie seul. « Ça veut dire que vous êtes occlumens ? Legilimens ? » Je ne suis pas né de la dernière pluie. Les chances que je réussisse seul sont proches de zéro. -En voilà un optimiste réaliste !- Je ne me faisais pas d'illusion. Mais j'ai juste en face de moi la personne qui réglera ce problème. C'est une chance qui se présente à moi. Il faut que je la saisisse. Je serais stupide de passer à côté. « Vous m'apprendriez ? » demandé-je sans passer par quatre chemins en le regardant droit dans les yeux. L'idée angoissante qu'il puisse en ce moment même lire dans mon esprit me traverse mais je ne détourne pas mon regard. Il faudra de toute façon que je m'y prépare. Un long frisson me parcourt la colonne vertébrale. Cette idée me terrifie plus que l'idée d'un éventuel refus de la part de Mr. Carrow. Il ne peut pas me faire ça. Il n'a pas mené la conversation jusqu'à ce point là seulement pour me narguer ou se vanter. J'en suis persuadé.

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MessageSujet: Re: "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT 129196351Jeu 8 Juin 2017 - 20:53

Basilius avait l’impression que ses paroles traversaient les oreilles d’Alexandre sans s’arrêter par la case cerveau. Entendez par là que ses phrases concernant la difficulté de l’apprentissage étaient là pour lui rappeler qu’il pouvait très bien ne jamais y arriver. Parce que oui, il avait compris ce qui se tramait dans la tête du jeune homme rien qu’à voir la lueur dans ses yeux lorsqu’il parlait de l’occlumencie. Au fond cela montrait un optimisme débordant. Basil lui y voyait un verre à ras bord de confiance en soi. Lui-même était un homme qui avait toujours eut confiance en lui sur le plan intellectuel, mais il n’aimait pourtant pas forcément ce trait de caractère chez les autres. C’était affreusement paradoxal, du coup, le bureaucrate préférait se dire « objectif quant à ses propres capacités ». Il ne répondit donc rien. A l’heure actuelle, Alexandre était le seul à savoir où étaient ses capacités, le bureaucrate ne pouvait que juger d’un œil extérieur, et il n’aimait pas le faire. Il lui faisait donc confiance sur ce point-là.  

La question de l’esprit semblait plus emballer Rozen que Carrow lui-même qui avait pourtant lancé la discussion dessus. Aussi, il ne répondit une fois de plus pas au jeune homme. Il se taisait depuis un moment, au final. Jusqu’il lâche sa fameuse bombe : celle où il informait Alexandre qu’il maîtrisait l’occlumencie. Le pilier de la conversation et de ce qui allait suivre. La plaque tournante de leur futur proche. Basil ne sous-estimait pas le poids de ses paroles et le sens de ses mots qui devaient toucher le garçon. Les étoiles qu’il avait réussi à entrevoir dans ses yeux bruns revinrent au-devant de ses pupilles. Basil observait avec la précision d’un médecin ses doigts bouger, signe d’une excitation que lui n’avait plus depuis des années. Le bureaucrate était calme, posé, menant la discussion jusqu’au point qu’il désirait. Alexandre était un bien triste poisson suivant les graines flottantes à la surface de l’eau. Il acquiesça à ses interrogations, ne pipant toujours aucun mot. Les mains croisées sur son ventre, il ne détournait toujours pas les yeux.
Lui, il n’allait lui faire aucune proposition. Ce devait être à Alexandre de sauter dans le bon wagon lorsque celui-ci passait. C’est lorsque Basil se dit qu’en fait le jeune homme n’était pas assez opportuniste qu’il décida d’esquisser un mouvement pour se lever et laisser le jeune homme, frustré à sa lecture. Mais justement, Rozen réagit, enfin : « Vous m'apprendriez ? ». Cette demande, implorée, fit se rasseoir Basil confortablement, comme s’il était prêt à la négoce. Le pauvre garçon le regardait dans les yeux et s’il était vraiment vicieux, le diplomate lui aurait déjà sondé la tête depuis un moment. « Pourquoi vouloir un tel apprentissage ? » demanda-t-il sans lui répondre, ignorant salement sa question.

Basil voulait faire mijoter Alexandre, voir jusqu’où il pouvait aller. Voir s’il gardait son sang-froid et s’il était patient. Des qualités indéniables pour apprendre l’occlumencie. Lui-même était un homme impulsif qui avait dû apprendre à maîtriser ses colères avec son mentor. Tout était pour son bien, et l’élève devait toujours le garder en tête, avoir une foi inébranlable en celui qui le formait. Alexandre Rozen était-il prêt à cela ?



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MessageSujet: Re: "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT 129196351Ven 9 Juin 2017 - 0:42

Je réussis à captiver son attention de nouveau avec ma demande. Il s'était apprêté à partir. Maintenant il se rassoit. Mais au lieu de répondre à ma question, il m'en pose une autre. Vieux con ! -T'as la rage, hein ?- Oh je suis frustré ! Je serre la mâchoire l'espace d'une micro-seconde. Quoi ? J'ai pourtant fait ce qu'il attendait non ? Maintenant il a besoin de mes motivations ? J'ai l'impression de passer un entretien d'embauche. Je n'ai jamais passé d'entretien d'embauche. Il me met à l'épreuve ? Il veut voir comment je réagis ? Sa question en soi est tout à fait légitime. Pourquoi je veux apprendre l'occlumancie. Pour me sentir en sécurité dans ma tête. C'est très stupide dit comme ça, mais c'est pour mon confort psychologique. Et surtout pour la profession que je vise. Un bon langue-de-plomb se doit de savoir non pas seulement comment garder un secret mais aussi comment le protéger. « Vous n'êtes pas sensé pouvoir lire dans mes pensées ? » demandé-je avec un micro-rictus en posant mon livre sur la table basse au côté de mes céréales sans attendre de réponse. -Provocation ?- Je change de position en prenant mon temps en détendant mes jambes, en appuyant mon dos contre le dossier du canapé et en croisant les jambes et les bras. Je regarde encore Mr. Carrow dans les yeux en ayant perdu mon rictus. « Je veux devenir langue-de-plomb. » annoncé-je une fois mis à l'aise.

Je ne lui parle pas de mon plan B. Ce n'est pas le sujet. Si je lui disais, il penserait sûrement que la situation dans laquelle ma famille se trouve actuellement me monte à la tête. Je pourrais lui garantir que non. Ce n'est pas plus repoussant que chirurgien, j'ai envie de dire. Dans un métier comme ça, je pense que ce serait plus la légilimancie qui serait utile. Je reste un long moment silencieux, me contentant de le fixer.  « Je n'en ai pas encore parlé à mon père. Il a encore de l'espoir pour que je devienne auror. Mais ce n'est pas ce qui m'intéresse. J'espère que le fait d'avoir avancer dans la voie professionnelle que je veux, il me laissera plus facilement faire. » expliqué-je en décroisant mes bras pour pouvoir bouger mes mains tout en expliquant. Je suis on ne peut plus sérieux. Je sais ce que je veux et je lui fais clairement comprendre. J'ai confiance en mon projet qui n'est pas exempt d'échouer. -Ça pue déjà le vécu.- D'où la nécessité d'un plan B. Dans deux ans, je ne serais plus étudiant à Poudlard. Il faut sérieusement que je pense à mon avenir. Et j'ai peur de ne pas y parvenir quand je retournerais au château, à cause de tout les problèmes que j'ai laissé là-bas qui vont m'accaparer l'esprit un petit moment.

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MessageSujet: Re: "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT 129196351Ven 9 Juin 2017 - 23:15

Comme l’avait prédit Basil, Alexandre semblait satisfait de l’avoir captivé. Il était vrai cependant que le bureaucrate jouait un peu avec les nerfs du garçon, comme de la comédie. Ça l’amusait de modeler un tempérament si jeune. Si imparfait. Répondre à sa question par une autre était extrêmement satisfaisant pour le diplomate. Il voyait les pupilles de son interlocuteur se dilater, sa mâchoire se serrer. Serait-on agacé ? Alexandre décida d’opter pour la réflexion moqueuse, la raillerie qui agaçait par contre profondément Basil. Le prenait-il pour un vicieux ? Cette phrase si simplement lâchée était l’exemple flagrant de la vision que le jeune homme avait du britannique, ami de son père. Ce n’était pas très glorieux. Le diplomate était un homme de morale, mine de rien. C’était extrêmement impoli de fouiner dans la tête des gens chez eux. Pourtant, avant de lui faire la morale, il préférait jouer jusqu’au bout. : « Qui vous dit que je ne le fais pas déjà, et que je vous pose la question pour voir si vous êtes honnête avec vous-même ? » fit-il, avec l’ombre d’un demi-sourire sur son visage. « Vous ne me sentiriez pas si j’entrais dans votre tête, j’ai un peu plus de dix années d’expérience en la matière » commenta-t-il quand même pour lui faire comprendre qu’il n’avait aucune chance contre lui.

Néanmoins, il fallait qu’il mette quand même les points sur les i avec le garçon. Basil ne fouillait pas la tête des gens chez qui il était invité, le fils de son ami encore moins. Du moins, pas s’il n’était pas au courant. Alors certes, ça lui était déjà arrivé, dans le cadre de son travail de se promener dans la tête d’un individu, juste pour voir son orientation quand à un dossier. Mais c’était tout et il ne le faisait que lorsqu’il était sûr et certains que l’interlocuteur en question n’était pas Occlumens. « Mais pour qui me prenez-vous ? » demanda-t-il aussi calmement qu’il le pu, « je ne suis pas un rustre, il est absolument malpoli de fouiller dans la tête du fils d’un ami sans qu’il me l’ai demandé, dans sa propre maison. Je ne m’y risquerai pas ». Finalement, le garçon finit par lui donner une raison. Il voulait devenir langue-de-plomb, d’accord. C’était ambitieux. Mais n’y avait-il vraiment pas autre chose ? N’était-ce pas un peu tôt pour s’y mettre ? L’occlumencie de toute manière était au programme de l’apprentissage. « N’y a-t-il rien d’autre ? Vous savez que l’occlumencie est au programme pour devenir langue-de-plomb, pourquoi vous y prendre si tôt ? Etes-vous honnête avec vous-même, tout d’abord ? » demanda-t-il, persuadé d’avoir appuyé là où ça piquait.

Basil avait remarqué que cela différait de ce que Hans voulait pour son fiston. Il ne lui avait sans doute pas dit pour ses ambitions. Le bureaucrate découvrait, en quelque phrase, un garçon cachotier et peut-être un brin manipulateur. Vraiment un brin. Mais c’était un bon début. Les langues-de-plomb étaient, pour ainsi dire, des virtuoses en tout. Il avait lui-même faillit choisir ce cursus, sur la volonté de son cher père. Mais il avait réussi à opter pour le commerce après avoir retourné le cerveau de son paternel. A la grande surprise de Basil, Alexandre lui confirma ses pensées. Il n’avait rien dit à Hans. C’était son choix, le bureaucrate le respectait parfaitement. Il savait ce que c’était d’avoir un avenir tracé par un homme qui ne voyait que ses propres motivations. Même si Hans était en tout point différent d’Ollender, le principe restait le même. « C’est votre choix » acquiesça Basil d’une voix sage, « votre père s’y fera, que cela lui plaise ou non. Vous ne devez pas laisser votre vie être contrôlée par certains qui ne comprennent pas vos pensées ». Les paroles laissaient entrevoir beaucoup de choses et il n’avait rien fait pour les cacher. Après tout, il parlait d’expérience.



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MessageSujet: Re: "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT 129196351Sam 10 Juin 2017 - 23:51

Mr. Carrow n'apprécie pas vraiment pas petite boutade. Je me retiens de lever les yeux au ciel quand il me fait la morale. Il me fait clairement comprendre qu'il est meilleur que moi en occlumencie parce qu'il la pratique depuis 10 ans. Il n'est pas un peu entrain de s'auto cirer la baguette ? Je me retiens de lui rappeler que nous n'avons pas le même âge. Si j'avais eu 10 ans d'expérience aujourd'hui, ça voudrait dire que j'aurais commencé à 6 ans. C'est un peu normal que je n'ai aucune expérience dans le domaine de l'occlumancie. Puis il commence à dire qu'il n'est pas un rustre tout ça tout ça. Je l'écoute sans sourciller. Ses raisons sont tout à fait louables et respectable. Même si je pense qu'il s'excite pour un rien. Pourquoi il prend une provocation au sérieux le gars ?
Quand je lui explique que je veux devenir langue-de-plomb, il a l'air perplexe. Je sais que l'occlumancie est au programme, mais il n'est jamais trop tôt pour s'y mettre. Il insinue que je ne suis pas totalement honnête. Bah si. Y'a aussi le confort psychologique, mais ce n'est pas la principale raison. « Ce n'est jamais mauvais de s'y prendre à l'avance. Et puis certaines personnes cherchent à devenir animagi alors qu'elles ont à peu près le même âge que moi. Pourquoi moi je ne pourrais pas essayer de devenir occlumens ? » J'ai appris y'a peu que pas mal d'élève à Poudlard s'essayait à l'art de se transformer en animal. Cela ne m'a jamais intéressé, peut-être parce que je suis un dindon en métamorphose. -On dit pas une quiche normalement ?- Ça n'a pas beaucoup plus de sens.

Je lui explique je n'ai encore rien dit à mon père. Mr. Carrow semble respecter mon choix. De toute façon, il n'y a pas grand à dire là dessus. « Votre père s’y fera, que cela lui plaise ou non. Vous ne devez pas laisser votre vie être contrôlée par certains qui ne comprennent pas vos pensées. » C'est bien ce qu'il dit. Sauf que le "certains" inclue aussi mon père. L'homme qui a un peu contribué à me concevoir et qui m'a élevé, éduqué. Je n'ai pas spécialement envie de le décevoir. Encore. Je ne sais pas quelle relation entretient Mr. Carrow avec son propre père mais cela ne doit pas être très chaleureux. Et puis si quelqu'un essaye de dicter mes choix, je l'envois balader. Fin de l'histoire. « De toute façon, il n'a pas vraiment le choix. Je n'ai pas le niveau pour devenir auror. Il faut qu'il se fasse une raison. Je ne vais pas rester chez papa maman toute ma vie, il faut bien que je travaille. Même si je ne suis pas auror. » Je n'ai pas eu assez de BUSEs pour prétendre devenir auror. Pourtant, j'ai largement le niveau en défense contre les forces du mal. Et puis, risquer mon cul pour les autres... Voilà quoi. Je préfère faire un travail assez solitaire et qui assouvirait ma soif de connaissance et de découverte dans un domaine ciblé. J'ai ouïe dire qu'il n'y avait pas de profil type pour être langue-de-plomb, et que le Département des Mystères accordait une moins grande importance aux résultats scolaires que le Département de la Justice Magique. « Honnêtement, il y a un an, je n'aurais jamais pensé à envisager une profession qui ne soit pas... physique on va dire. Ou autant intellectuel, en fait. » confié-je à Mr. Carrow en cherchant un peu mes mots en bougeant automatiquement mes mains. Je suis plus quelqu'un qui a tendance à bouger qu'à rester sagement assis sur un bureau. Mais le côté expérience des langue-de-plombs m'intéresse vivement aussi.

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MessageSujet: Re: "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT 129196351Dim 11 Juin 2017 - 22:54

Il y avait des choses sur lesquelles Basilius Carrow acceptait difficilement de s’amuser. C’était pour cela qu’il avait répondu peut-être un peu sèchement au garçon. La légilimencie n’était pas un sujet de plaisanterie. C’était littéralement violer l’intimité d’un individu, et même si c’était indolore et que souvent la personne ne s’en rendait pas compte, moralement, c’était mal. Si on prenait cela comme une plaisanterie, on aurait aucun scrupule à l’utiliser à tout bout de champs et ce n’était pas le but de ce don. C’était tout sauf ce but. Alexandre devait en prendre conscience, que cela lui plaise ou non. Par ailleurs, il devait savoir accepter une critique.
Le garçon continuait d’affirmer que c’était pour s’y prendre plus tôt parce que cela ne faisait pas de mal. Basil devait bien louer l’exemple pertinent que le jeune homme utilisa. Néanmoins, il passa une main dans ses cheveux bruns, un air convaincu sur le visage, avant de lancer : « Je vois, ce n’est donc absolument pas une crainte que quelqu’un fouille dans votre tête, si je dois bien comprendre. Vos motivations n’ont rien à voir avec le confort psychologique » affirma-t-il en hochant la tête. Bien sûr que cela avait tout à voir avec le confort psychologique. Au fond, le diplomate était un peu déçu qu’Alexandre n’en ai pas parlé plus tôt. Il avait compris où il voulait en venir, sans doute, sans oser l’admettre. Il fallait prendre les devants nom d’un gobelin ! « L’occlumencie n’a absolument rien à voir avec la faculté de se transformer en animal » tempéra le bureaucrate, « c’est beaucoup plus abstrait, mais bien évidemment, ce n’est pas infaisable, du moment que l’on a un bon professeur ». Sans aucun doute, Basil allait en être un bon.

Alexandre continuait calmement en expliquant à Basil que son père de toute façon n’avait pas le choix. Devant son impertinence, l’ancien Gryffondor leva un sourcil un peu perplexe. Sans doute ne comprenait-il pas trop cette façon de voir à cause de son propre paternel. Hans n’était pas pareil. Mais il n’était pourtant pas vraiment d’accord avec les dires du Serpentard : « J’ai entendu dire que vous aviez un excellent niveau en Défense Contre les Forces du Mal » répondit-il sans ajouter que lui-même à l’époque était un des meilleurs éléments de sa promotion, « mais les Langues-De-Plombs sont aussi recrutés très tôt et sur des résultats qui frôlent l’excellence. Le principal au fond, ce sont les ASPICs. Mais je ne doute pas que vous rattraperez les wagons que vous avez peut-être loupé ». N’est-pas langue-de-plomb qui veut. Certains entraient aussi au piston. Mais bon. « On s’étonne parfois de l’endroit où on finit » commenta Basil d’un air serein, « mais le principal c’est qu’on s’y plaise » finit-il. Lui-même s’était toujours plut au commerce. Il aurait pu avoir une carrière plus brillante. Au Magenmagot, au Département des Mystères, en tant qu’Auror… Basil avait le niveau pour tout cela. Il avait validé toutes ses BUSEs et ASPICs, avec des résultats presque parfaits. Il aurait pu, mais il ne l’avait pas voulu.  



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Mr. Carrow passe une main dans ses cheveux. Il a l'air convaincu mais ce qu'il me dit ensuite me pousse à penser le contraire. Et il n'a pas tort le bougre ! Il ne doit pas être naïf au point de penser que je veux apprendre juste pour prendre de l'avance. On se sent toujours mieux lorsque l'on se sent en sécurité. Je n'ai pas inventé la poudre. C'est un fait connu. « C'est peut-être un peu vrai. » concédé-je. Je ne suis pas d'accord quand il dit que l'occlumancie n'a rien à voir avec la faculté de se transformer en animal. Déjà, un premier point commun: ce sont des formes de magie. Et la magie demande du mental. Et en plus, ce sont des compétences difficiles à maîtriser autant l'une que l'autre. Rien que pour ces deux raisons, elles n'ont pas rien à voir. « Je ne suis pas d'accord. » le contredis-je. Je ne sais pas où j'ai été pêcher ce je ne sais quoi qui m'a permis de dire ça. « Rien que le fait que ça soit toutes deux une forme de magie fait qu'elles n'ont pas rien à voir. » justifié-je avec froideur. Effectivement, je chipote sur des détails. Pourquoi le fait qu'il insiste sur le fait d'avoir un bon professeur ne m'étonne pas venant de lui ? Il ne doit pas beaucoup connaître la modestie. Un peu de modestie vous scierait mieux, Monsieur Mozart Carrow.

Quand je lui explique ma situation problématique vis-à-vis de mon orientation professionnelle, il semble assez perplexe. Comme s'il ne comprenait pas. Il n'y a pas grand chose à comprendre. Je n'ai pas les résultats adéquats, point. Il me parle de mon niveau en Défense contre les Forces du mal. D'où est-ce qu'il sait ça lui ? Peu importe. C'est vrai que je suis très bon en la matière. « Sauf que je veux pas risquer mon cul pour des gens que je connais pas. » On sait ce que ça donne chez les Rozen de risquer son cul. Pourquoi se sent-il obligé de me décourager en me disant tout ça sur les langues-de-plomb ? Mes résultats ne frôlent pas l'excellence. -Ils pourraient si t'y mettais un peu du tien.- J'y ai mis du mien ! Pour de la merde ! Je ne peux pas compter sur mes résultats pour être recruté. Alors je compte sur mes compétences. Maîtriser l'occlumancie et tout le savoir que j'ai accumulé en matière de magie noire m'aidera. Je l'espère. Mais je suis bien décidé à taffer pour mes ASPICs. Avoir les meilleurs résultats possibles. « J'ai beaucoup de wagons à rattraper... » commenté-je sans cacher ma situation scolaire alarmante.

On ne sait jamais ce que la vie nous réserve. Cela m'effraie un peu, d'ailleurs. Est-ce que savoir où chaque choix me mènerait m'effraierait moins ? Je serais plus méfiant, à mon avis. Une option qui se présente à moi peut avoir d'excellentes répercussions. Mais qui me dit qu'après ces excellentes répercussions je n'ai plus que des choix avec des répercussions peu désirables ? Je ne crois pas en l'avenir tout tracé, à part peut-être lorsque l'on parle de prophétie. « Donc tu m'apprendrais l'occlumancie ? Oui ? Non ? Vas te faire foutre ? » demandé-je encore sans aucune gêne. Oui, je le tutoie. Oui, je veux ma réponse.

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MessageSujet: Re: "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT "Comment l'ami d'un père peut devenir le prof particulier de son fils" [Alex & Basou] FINIT 129196351Mar 13 Juin 2017 - 1:28

Basil attendait qu’Alexandre admette la vérité de la chose. Qu’il s’admette peut-être à lui-même qu’il faisait cela avant tout pour avoir un confort psychologique. Un tel avantage n’était pas négligeable dans le triste monde des mages noirs. Et il venait de le faire, à demi-mots. Il l’observa pendant de longues secondes sans rien dire. Comment manier ce jeune homme ? Car il était maintenant question de savoir de qui il avait peur. « C’est par sécurité ou parce que vous avez peur de quelqu’un ? » demanda-t-il finalement de but en blanc.
Alexandre était vraisemblablement persuadé que c’était l’équivalent de l’apprentissage en métamorphose avancé. Qu’elle utopie ! Cela n’avait rien à voir. Pas au niveau de la difficulté parce qu’au fond, les deux étaient extrêmement difficiles à maîtriser, mais plus dans la compréhension de cette forme de magie. La compréhension de l’occlumencie était plus délicate. « Alors à vous écouter, faire s’élever un objet et l’occlumencie est similaire, puisqu’il s’agit d’une forme de magie » contredit-il avec calme. Le jeune homme n’était pas assez précis dans ses phrases. Trop immature encore.  « Saisir l’occlumencie n’a rien à voir avec saisir la métamorphose avancée » dit-il en faisant de grands gestes avec ses mains pour l’imprimer dans l’esprit du garçon, « Les deux sont extrêmements difficiles à maîtriser et pour avoir essayé les deux ça n’a rien de comparable » continua-t-il en mettant encore à profit sa propre expérience personnelle.

Basil avait en effet cru judicieux d’essayer de devenir un Animagus. Il a abandonné au bout de six mois devant le manque de résultats. Mais à cet instant, c’était ceux d’Alexandre qui intéressaient le bureaucrate, qui connaissait son niveau en défense contre les forces du mal par le biais de son père. Il considérait qu’il avait plus le niveau pour devenir Auror que langue-de-plomb mais il préférait ne pas révéler le fond de sa pensée pour ne pas le vexer. Ce qui semblait loupé vu la tête que tirait le garçon à l’entente de ses paroles. Mais il lui dit la vrai raison de son refus d'être Auror… Qui étonna beaucoup le cœur Gryffondorien de Basilius. Il avait du mal à comprendre cet état d’esprit, lui qui louait au contraire ceux qui défendaient les autres (sauf Raven). Il lui dit qu’il avait beaucoup de wagon à rattraper et le diplomate balaya ses doute d’un revers de main : « Cela ne veut rien dire. Les résultats aux BUSEs sont souvent plus bas que ceux des ASPICs, mine de rien. Les Langues-de-plomb sont les élites de la société, au même titre que les Auror, il me semble que vous avez toutes les dispositions pour en faire partie » affirma-t-il dans l’espoir de rassurer le jeune homme.

Finalement, il lui demanda s’il va être son prof en utilisant un jargon familier qui déplaît fortement aux oreilles sensibles du diplomate. Il fronçait d’ailleurs les sourcils, en prenant tout son temps pour répondre, comme pour imposer par la seule force de sa pensée, sa présence écrasante sur les épaules du garçon. « La dernière option est tentante, Monsieur Rozen » répondit-il avec son flegme habituel. Il aurait bien ajouté qu’il n’avait sans doute aucun endroit où « aller se faire foutre » mais Basilius était un homme sachant se tenir, un homme maîtrisant les codes et tout ce qui devait être utilisé dans la société pour passer pour un gentilhomme honnête et bon. « Au fond, toutes mes questions ont été pour me conforter dans ma décision » dit-il en ménageant un suspens presque insolant. « Bien sûr que j’accepte ».
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Année 1974-1975
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